Avatar Lyon Marathon 2007Bis repetita. Un marathon de plus. Toujours le même plaisir dans l’effort. La cerise sur le gâteau après 9 semaines d’entrainements.

La préparation, plus c’est long plus c’est bon :

J’avais prévu initialement de suivre un plan foncier puis un plan marathon. L’envie d’améliorer mon chrono sur 10km et le plaisir de courir avec ce cher Taz aux foulées San Priote m’a fait changer d’avis. J’ai donc choisi de suivre un plan 10km 303 ce qui m’a permis de retrouver un peu de vitesse après mon périple nocturne entre Saint-Etienne et Lyon.

Après 1 semaine de repos, j’ai rangé le VTT à la cave pour passer aux 4 séances du plan 604bis.
La première semaine m’a remis tout de suite dans l’ambiance de la préparation de la Saintélyon. J’ai retrouvé les sorties longues du week-end au parc de Lacroix Laval habituellement réservé à mes ballades VTT.

J’ai suivi scrupuleusement le contenu des séances du plan. Par contre, j’ai arrangé à ma sauce les vitesses du plan en me basant sur mes allures de course auxquelles j’ai enlevé 10s au kilo.
Pour la VMA, je me suis basé sur un test de 4′ fait … il y a longtemps. 😳

%VMAVitesseAllure
10017,03’31
9515,93’46
9014,74’04
8513,54’26
8012,54’48
7511,75’07

J’ai terminé le plan avec beaucoup moins de fatigue qu’en 2006. J’ai eu quand même une petite baisse de forme à la fin de la semaine 7 mais je n’ai pas hésité à faire sauter une séance longue pour bien récupérer.
Mis à part un torticolis cette dernière semaine, ma préparation s’est bien déroulée.
J’ai évité les quelques déboires du dernier marathon … crème solaire histoire de ne pas cramer, sparadrap pour les bouts de sein et la crème anti-frottements classique pour les pieds, la casquette élément indispensable vu le cagnard.

Côté ravitaillement, j’ai opté pour les gels, je commence à m’y habituer … Un tout les 5 km … Comme je ne supporte pas les ceintures ventrales, j’ai bourré la poche du short et j’ai pris le reste à la main … moins gênant qu’il n’y paraît.

Le jour J, pas blessé, pas malade :

Ben voilà, on y est, pas de blessure, pas de crève, tout va bien, y a plus qu’a …
Réveil à 5h30, histoire d’être au top côté digestion. Je pars assez tôt histoire de trouver une place facilement. Le parking devant le palais des sports de Gerland est relativement grand mais les départs du 10km et du marathon ont lieu sur le même site cette année.
Après quelques détours dus aux routes barrées j’arrive enfin au parking. Un p’tit coup de turlu à Taz.
Il en met du temps pour décrocher pourtant je sais qu’il est déjà arrivé, il m’a envoyé un sms alors que j’étais encore sur la route. Aie c’est une voix féminine qui décroche … glups j’ai appelé sur sa ligne fixe … je suis grillé … je vais me faire massacrer …

Je finis par rejoindre mes acolytes d’athlète endurance :

Taz le diable psychopathe du bitume, définitivement contaminé par le virus fab étoilés.
Hervé03, l’homme aux deux visages est là également, conforme à la description sympathique de miaou, accompagné de son inséparable et charmante blanche colombe.

On se prépare tranquillement chacun de son côté avant de se rendre à la ligne de départ.
Il y a un sas pour les licenciés comme l’année dernière. J’ai un peu de remord d’abandonner mes compagnons devant leur compartiment à sardines. Mais pas trop longtemps quand même.
Je rejoins donc mon sas après un échauffement strictement minimum … juste de quoi vérifier l’ajustement des chaussures. Sympa le sas, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont prévu large.
Par contre juste derrière nous c’est une masse compact de coureurs qui s’est formée au fur et à mesure que le moment du départ approche. Impossible d’apercevoir mes acolytes.

J’ai pris le polar avec des piles neuves histoire de ne pas me faire chambrer comme au semi de lyon.
Je compte sur lui pour me donner la cadence.

Gerland on tournicote mais c’est cool …

Ca y est, c’est le départ des handisports. J’avale un premier gel, pas terrible j’ai oublié de prendre ma bouteille d’eau. Ils ouvrent l’accès à notre sas, le départ est imminent, je laisse passer les coureurs qui veulent être aux premières lignes. Ca y est … non … faux départ … les rangs se resserrent … C’est parti …

Je suis tout de suite dans le rythme, pile dans l’allure … il faut dire que j’ai l’oeil fixé sur le polar. Les ballons 3h30 sont devant moi. Je fais un peu le yoyo avec le meneur d’allure. Il faut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle aux ravitaillements … c’est simple il ne ralentit même pas. Moi je marche juste le temps d’avaler quelques gorgées pour faire passer le gel.
De temps en temps je renseigne un coureur … ouais pas de problème on fait du 5′ au kilo.
Je me sens en forme. Coté température 24° pas trop chaud.

Passage au 5ième en 25’05
Passage au 10ième en 49’50

J’ai passé le 10ième km, je suis sur la boucle de l’avenue Leclerc, j’essaye de voir Taz et Hervé parmi les coureurs. Pas évident dans la masse … ça y est ils sont là tout les deux. Hé Ho réveil les gars … je suis là. Ca met un petit coup de peps de voir des têtes connues.

La presqu’ile, 4 ponts pour le prix de 2 …

Premier passage de pont direction le quartier de Perrache.
Un nouveau point d’épongeage, je trempe ma casquette dans le bac d’eau et je la remets sur la tête en faisant un grand moulinet du bras sans faire trop attention … la bénévole en face de moi en aura été quitte pour une bonne douche aux frais de la princesse.

Les ballons m’ont lâché peu à peu entre le 10 et le 15ième km … pourtant je ne comprends : pas je suis dans les temps. Il y a pas mal de spectateurs, je longe la place Bellecour, les gens applaudissent, j’ai la super patate, des vraies giclées d’adrénaline, j’en frissonne.
Petit détour classique pour les habitués du semi sur l’autre rive histoire de faire le tour de la piscine du Rhône. Là c’est vraiment pour le plaisir de traverser des ponts histoire d’arriver au dénivelé positif faramineux de 60m. Bonjour le nuage de poussière en remontant le quai Claude Bernard.
La longue remontée vers le parc de la tête d’or se poursuit.

Passage au 15ième en 1h15’00
Passage au 20ième en 1h40’05
Le semi en 1h45’15

Parc de la tête d’or, Biscotte t’es où …

Il y a foule au parc de la tête d’or surtout au niveau de l’entrée. T’es où Biscotte ? Tu sais que j’ai passé tout le trajet dans le parc a te chercher toi et tes bambins ? Du coup j’ai eu l’esprit bien occupé … Pas vu ? … Pas là ? C’était pas mal du reste car je n’aime pas trop ce parcours dans le parc. Les rares fois où je viens courir en footing ici j’ai toujours l’impression d’être à la ramasse par rapport à la vitesse des autres coureurs.

Passage au 25ième en 2h05’20

Le moment où je me ramasse … ben oui forcément.

Sortie du parc … hé non ce n’est pas encore le moment de reprendre la direction de Gerland … pas loin de 4km à faire dans l’autre sens pour atteindre au 30ième le point le plus éloigné à vol d’oiseau de l’arrivée. Je ne me rappelais plus tellement du plan du parcours … je m’imaginais faire demi-tour beaucoup plutôt … la claque … les jambes vont encore pas mal mais la tête ne suit pas.
Je suis un couple avec difficulté … l’armoire à glace abreuve de conseils et d’encouragements sa partenaire féminine … « retiens-toi, du calme, patience jusqu’au 35ième » Ouais ben moi c’est me trainer qu’il faut à ce moment … pas me retenir. Mon allure tombe à 5’20 sur cette partie du parcours.
Un peu avant le 30ième j’aperçois Fred. une connaissance à moi, elle ne participe pas au marathon mais accompagne sa soeur a priori pour la fin du parcours. Sa soeur a un record à moins de 3h30 au marathon de paris.
Je fais enfin demi-tour, le moral revient même si je sais que je ne serai pas dans les temps … déjà 2′ de retard.
Je regarde la file de coureur en face … en principe je devrais y voir des têtes connues. Rien, je finis par zapper … Et c’est moi qui me prend le coup de klaxon ce coup-là, ils sont là tous les deux, frais comme des gardons … bonne chance les gars … vous avez un sacré détour à vous coltiner … plutôt content d’être de ce côté de la barrière.

Après un bon moment à longer les quais, grosse surprise, les deux soeurs sont justes devant moi.
J’arrive dessus à un bon rythme en les interpellant pas leur nom. « Salut les …. ». Un petit coucou et je poursuis mon chemin remonté à bloc.

Passage au 30ième en 2h32’00
Passage au 35ième en 2h57’55

La longue remontée des quais … doubler c’est pas terrible.

J’ai du mal à trouver des coureurs ayant la même allure que moi. Je double pas mal du monde. C’est bon pour le moral mais j’ai tendance à me laisser prendre par l’allure des autres coureurs. A chaque fois que je regarde ma montre je suis en dessous de l’allure prévue et il faut que je me force à relancer. Je commence à avoir vraiment chaud … 29° enregistré par le polar à ce moment de la course. J’ai les mollets très durs, je me force à avoir une foulée tout en douceur … j’ai peur de prendre une crampe.

Marathon de Lyon 2007. Les quais du Rhône.
Les quais du Rhône.

J’ai bien failli faire la même connerie que toi hervé03 … dur de résister à la tentation du bassin … le reflet de l’eau … d’autant que je suis passé devant un poste de secours … un des secouristes distribuait des bouteilles … et j’ai loupé le coche …

Les organisateurs ont eu la riche idée de placer un ravitaillement au 40ième …

Passage au 40ième en 3h24’15

C’est bientôt la fin … de la course.

Quelle horreur le tour de la plaine des jeux … tu sais qu’il te reste pas grand chose … mais 10′ c’est vraiment long … trois bonnes grosses lignes droites pour t’achever. C’est le dernier virage … mon père et ma soeur sont là pour m’encourager … encore 100m … ca y est … le pied.

3h35’34.

L’après … on savoure.

J’ai les jambes très dures … je me force à marcher pour que les muscles ne se rétractent pas trop. Pas d’étirement … impossible … vraiment pas le courage. Très content d’être arrivée.
Ma femme et mes 3 filles arrivent à ce moment … un chouia à la bourre on va dire …
J’ai bien dû rester une demi-heure dans le sas à savourer ce moment.

Marathon de Lyon 2007. Le sas d’arrivée.
Le sas d’arrivée.

Un petit coup de fil à Biscotte pour le tenir au courant. Je lui dois bien ça, c’est lui qui m’a donné l’envie de m’inscrire sur Athlète-endurance.

Taz est arrivé entre temps. Déjà en pleine forme le bougre. Nous avons le plaisir de rencontrer Nours venu s’imprégner de l’ambiance de la course. Après avoir récupéré hervé03 et blanche colombe nous avons dégusté le machon lyonnais sur la pelouse du parc de gerland tout en regardant les courses enfants. Je me demandais s’il y aurait quelques étincelles entre nours et hervé03 … mais non … c’est quand même plus sympa de se voir de visu … au lieu de bannir les gens il faudrait les obliger à se rencontrer à l’occasion d’une course.

Je n’ai pas eu le droit à ma bière, je ne l’ai pas mérité. Taz a été intraitable. Je vais devoir m’entraîner dur pour la mériter au prochain … Ce sera quand même dans plus de 15 jours pour ma part …
Je suis quand même en bien meilleure forme que l’année dernière. Je suis persuadé qu’il ne me manquait pas grand chose pour passer la barre des 3h30 … Ce sera pour le prochain …

Récapitulatif :

3h35’34
Rang Gen. 770/2442 Rang Cat. 312/863 VH1

Cadeau Marathon de Lyon 2007
Le t-shirt …

Le site : Lyon Marathon

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