Les Foulées Tassilunoises
Après les Foulées San Priotes au mois de Février, j’avais prévu initialement un plan d’entraînement sur 4 semaines pour me préparer au Trail des Cabornis. Une augmentation progressive du volume d’entraînement avec quelques séances longues bien placées devait me permettre de ne pas trop subir le parcours de fou concocté par les organisateurs.

C’était sans compter avec les Foulées Tassilunoises … Difficile de refuser de participer à cette course organisée par l’AC Tassin dans la mesure où mes filles sont licenciées dans ce club. Jusque là pas de problème, j’aurais très bien pu intégrer cette compétition dans ma séance longue du week-end … mais je n’ai vraiment pas pu me résoudre à participer en dilettante à cette course et l’envie de retenter ma chance à 15 jours d’intervalle a été la plus forte … j’espérais grignoter encore quelques secondes à mon record et me rapprocher de la barre des 41′.

Je suis donc reparti sur les deux dernières séances du plan de préparation des Foulées San Priotes histoire d’en remettre une couche … advienne que voudra pour le Trail des Cabornis. Pas raisonnable ? Probablement pas. Mais du moment que j’y trouve mon plaisir c’est bien là l’important. 😛

J’ai préparé mes petites affaires la veille comme d’habitude … la prévision météo du lendemain m’a fait hésité un bon moment. 15° de prévu en début d’après-midi certes mais nous ne sommes quand même que le 2 mars et les matinées sont quand même fraîches ! Je me décide pour le débardeur histoire d’exhiber la blancheur de mes petits bras musclés de marathonien. Pour le bas pas d’hésitation ce sera un short comme d’habitude. J’ai rarement froid aux cuisses. Je prends les gants au cas où et un gel en guise de petite gâterie. Je n’espère pas un miracle de cette petite sucrerie mais c’est une façon d’occuper mon esprit à autre chose que mes cuisses quand les jambes commencent à être lourdes. Il doit bien passer 1km entre la décision d’avaler le gel et le moment de jeter l’emballage au ravitaillement du 5ième kilomètre … Ouverture du tube, absorption par petite quantité en alternance avec une petite gorgée d’eau, ne pas s’étouffer, maîtriser sa respiration après la déglutition et tout ça doit être synchronisé avec mon passage au ravitaillement. Du grand art. 😉

Le départ n’est pas trop matinal (9h45) mais j’ai quand même mis le réveil à 6h30 histoire d’avoir bien le temps de digérer et puis je préfère me rendre sur place suffisamment tôt. Je ne veux pas me prendre la tête à chercher une place pour me garer et je ne sais pas à quelle heure la rue va être fermée. J’arrive sur place vers 8h45. Pas de problème côté place, c’est déjà ça de pris.

J’ai un peu de temps à tuer avant de m’échauffer. Je vais faire un petit tour au stade histoire de m’imprégner de l’atmosphère du lieu et de faire ma traditionnelle pause pipi d’avant course. Je repère quelque personnes connues du club bien accaparées par l’organisation.

Bon il va falloir penser à s’échauffer. D’abord il faut se changer. Il va falloir assumer le choix du débardeur, ce n’est pas encore les grosses chaleurs et les coureurs que je vois sont un peu plus couverts que moi. Je fais un petit tour du pâté de maison. Mon footing est un peu laborieux. Il me semble que j’étais plus en forme il y a 15 jours. Peut-être cette gastro à la fin de mes vacances y est pour quelque chose … 😐

Les Foulees Tassilunoises 2008
Un départ rapide sur une pente descendante …

Le départ est dans une rue perpendiculaire à celle passant devant le stade. Le stade ce sera pour tout à l’heure, le dernier effort avant l’arrivée. Le départ est sur une pente descendante. Le piège ! Je me remémore les conseils de l’ami Biscotte … ne va pas trop vite au départ sinon … Je sens que ça ne vas pas être facile à gérer. J’ai repéré l’entraîneur des filles qui participe également à la course. C’est sympa de discuter un moment en attendant le départ.

Que dire du parcours ? Il est composé d’une boucle à effectuer deux fois avec un finish sur le stade Dubot. Côté dénivelé on est loin des 80m des foulées San Priotes mais on totalise quand même un dénivelé positif impressionnant de 25m similaire au 10km de Caluire … 😆
Ca semble plat, ça l’est forcément au regard des Cabornis … mais pourtant on les sent dans les guiboles ces quelques mètres quand on court à la limite de ses possibilités.

Parcours

Revenons au départ. Un grand laïus et quelques petites consignes des officiels le tout malheureusement inaudible, une pression qui monte subitement et c’est le lâché des fauves. Ca piétine un peu comme toujours mais pas très longtemps. C’est parti rapidement en un peloton très compact. Ce n’est pas le moment de tomber … un truc à se faire piétiner !

Bon je vais vite, pas vite ? Je jette un oeil sur la Polar. Une allure de 4’07, ça me semble pas mal … enfin je ne sais pas … on verra.

Comme d’habitude, les trois premiers kilomètres se passent relativement bien. Enfin, je veux dire bien au niveau de l’allure parce que côté carcasse c’est toujours un peu laborieux au départ pour atteindre le bon rythme. Je me demande si je ne devrais pas me faire 2 bornes à allure 10km pendant l’échauffement pour être tout de suite dans le vif du sujet … non je ne déconne pas, je me pose vraiment la question.

Après, hé bien, c’est une lente et progressive mais néanmoins bien présente diminution de l’allure … Ho il y a bien quelques sursauts. L’amour propre du coureur dans son fief, l’esprit de compétition, la petite sucrerie du 5ième, la jolie féminine en point de mire … mais il faut bien le dire globalement ça baisse !

Cherchons quelques bonnes excuses. Si vous en avez d’autres je suis tout ouïe. Bien sûr, mes capacités physiques ne peuvent pas être mises en cause. :mrgreen:

Ce n’est donc pas la peine de me dire que je suis parti trop vite … 😉

1) On peut difficilement faire moins roulant comme parcours. Je pense à la seconde partie de la boucle. Ca tournicote sans arrêt et pas du virage bien large genre piste d’athlétisme, non, du petit virage sournois avec un angle aigu bien fermé. Il faut noter aussi l’aller retour dans le parking à proximité de la médiathèque. Pas très bon pour le mental cette partie. Pour compléter on pourrait également parler des ralentisseurs, des passages sur trottoir presque indispensables pour couper les angles …

2) La chaleur ! Ca c’est l’excuse imparable du coureur. Près de 17° à l’arrivée. Température certifiée par Taz. J’ai eu chaud. Pas autant, il est vrai, que lors de l’inénarrable 10km de Bron mais suffisamment pour devoir m’asperger la tête …

3) 15 jours après les 10km de Saint Priest il ne fallait pas s’attendre à des merveilles.

4) A vous :
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Méthode éprouvée, pendant une grande partie de la course, je suis passé d’un groupe de coureur à l’autre. C’est sympa d’avoir toujours un coureur en point de mire pour se motiver. J’ai fini par tomber sur un coureur réfractaire à cette technique … Un peu trop rapide. J’ai dû me contenter de le suivre jusqu’au 9ième kilomètre en faisant le yoyo avec lui au gré des sensations.

Au fait, vous utilisez vos bras pour courir ? Vous « tirez » dessus ? Moi pratiquement pas. Ou alors un petit peu quand même pour les fractions courtes à l’entraînement. J’ai cette idée subite au 8ième kilomètre. C’est efficace. On a l’impression d’aller plus vite. Une nette accélération. Mais c’est beaucoup plus fatiguant. Je laisse tomber. Le 9ième kilomètre est passé.

L’accès au stade est là. 100 mètres de descente sur le parking avec une grosse prise de vitesse et j’accède à la piste d’athlétisme. Allez c’est le moment de les utiliser tes bras. Merde il m’en reste bien du jus, j’aurais pu me bouger plus tôt ! 20km/h pour le sprint final, un vrai régal. Ben voilà une arrivée de plus au compteur. Le pied. Je pense à arrêter le polar. Il faut décrocher son dossard rapidement, j’ai les guiboles qui flageolent un peu. J’entends le speaker annoncer un temps de 42′ … Bof, moyen mais pas catastrophique.

Les Foulees Tassilunoises 2008
Une petite pause pour récupérer … mer.. ! Je suis le seul à souffrir ?

Je vais me poser un moment sur la pelouse du terrain de foot pour récupérer un peu. Je ne supporte pas des masses la chaleur. Marie-Hélène et les filles arrivent à ce moment … encore loupé pour me voir arriver ! C’est maintenant le tour des minettes de courir pour la course des enfants. Mais ça c’est une autre histoire par ICI.

J’ai l’agréable surprise d’apprendre que Taz vient nous rejoindre avec toute sa petite famille. Je ne m’y attendais pas du tout. Nous assisterons tous ensemble à la course des enfants et à la remise des récompenses qui clôturera ces 2ième Foulées Tassilunoises. Bref, une très bonne journée ensoleillée que nous avons finie à la maison autour d’un café.

Et mon temps dans tout ça … hé bien c’est une agréable surprise : 41’30

Une petite seconde de plus que pour les Foulées San Priotes. On peut dire que je confirme mon récent chrono sur la distance. C’est clairement mon niveau actuel … Il reste du boulot pour titiller les 40′ ! Je suis content d’avoir tenté l’expérience de ces deux 10km rapprochés. Une première pour moi que je referai certainement.

Pour ce qui est de la course elle-même je la déconseille pour faire un temps … Mais c’est une course très agréable. Le parcours est varié, suffisamment pour ne pas risquer une lassitude comme on peut l’avoir sur la longue ligne droite de la voie verte du 10km de Caluire. Et puis j’adore ces arrivées sur stade. Ca me donne des ailes …

Récapitulatif :

41’30
Rang Gen. 110/306 Rang Cat. 36/91 VH1

Cadeau Les Foulées Tassilunoises 2008
Le t-shirt …

Les résultat complets : ICI
Le site : Les Foulées Tassilunoises

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