Comme quoi, en se forçant un peu …

J’avais décidé de consacrer ce début d’année à un travail de vitesse.
Une vitesse que je pensais bien malmenée par les longues séances de préparations aux ultra estivaux et autres trails longs qui ont jalonné toute ma saison 2009.

Avant même d’avoir entamé la LyonSaintéLyon, je ressentais à nouveau ce besoin de diversifier ma pratique. Besoin que j’avais déjà ressenti fin 2008 mais auquel je n’avais pas répondu du fait de ma participation à la Piste des Seigneurs fin février. J’avais envie de séances plus courtes et plus rythmées. J’allais enfin pouvoir retravailler des pourcentages de VMA presque totalement absents de mes plans d’entrainement depuis fort longtemps. J’en avais un peu soupé de l’allure marathon … A moi les fractions de 200m, 300m à 100% VMA, les 800m et les 1000m à l’allure 10 km. J’allais reprendre le chemin du stade de la Rhodia trois fois par semaine en soirée pour un travail de l’ombre studieux et solitaire. I am a poor lonesome cowboy … 😆

Une façon comme une autre de se ressourcer pour repartir frais comme un gardon à l’assaut des gros morceaux inscrits à mon planning. Je suis persuadé que la diversité est la condition sine qua non me permettant de garder une pleine motivation tout au long d’une saison.

Et puis ce petit travail de vitesse de début de saison m’aura donné l’occasion de découvrir le cross plus activement. Je veux dire en tant que participant et plus seulement en tant que supporter de ma fille ainée. Et franchement, je ne regrette pas d’y avoir gouté !

A tout travail doit être associé un objectif ne serait-ce que pour savoir s’il a porté ses fruits. J’en avais un tout trouvé. Ce serait les Foulées Tassilunoises. Un 10km avec le label régional FFA organisé par le club où est licencié Claire (ma fille ainée). M’inscrire sur ce format de course pour faire un footing pépère et me contenter de regarder le paysage et les mouches voler ? Ce serait mal me connaître. Un défi s’imposait à moi : retrouver le niveau que j’avais en 2008 et si possible l’améliorer. Un défi à relever comme je les aime, difficile mais que l’on espère pouvoir surmonter. De quoi me motiver, quand je tournerai en rond sur la piste bitumée du stade de la Rhodia.

Mine de rien, je me suis quand même entrainé un peu …

J’ai commencé ce travail hivernal par un plan foncier de 4 semaines adapté à ma sauce. J’ai remplacé les sorties avec des fractions à allure marathon par des sorties sur terrain très vallonné (comprenez les pentes de Fourvière) pour me préparer un minimum au Lyon Urban Trail.

Je m’étais mis dans l’ambiance une semaine avant en participant à mon premier cross : le cross des Papillotes. De quoi se rendre compte, s’il en était besoin, de l’ampleur de la tâche ! J’ai terminé cette première phase en participant au Pilat Winter Raidlight Trail (un petit accroc à cette phase studieuse mais je n’allais quand même pas me refuser ce p’tit plaisir avec les potes) et par le cross de la Feyssine. J’ai eu la surprise de constater à cette occasion que ma vitesse n’était finalement pas si catastrophique. Les 4’03 au kilomètre de moyenne tenus pendant les 5150 m de ce cross était de bon augure. Restait à tenir le choc pendant 10 km, une toute autre affaire !

Le plan spécifique sur 5 semaines que j’ai entamé par la suite devait y contribuer. Un plan du site Athlète Endurance à 5 séances par semaine (308) histoire de compenser le manque de volume inhérent à ce type de plan. J’ai bien peur que ça ne suffise pas pour effectuer confortablement les 40 km et les 2000 m de D+ du trail des Cabornis mais c’est une autre histoire … un probable remake de l’année 2008.

Ma préparation a été régulièrement perturbée par les chutes de neige à répétition que nous avons subies cette année. Malgré l’efficacité sans faille des Yaktrax, j’ai dû me rendre à l’évidence : les trottoirs lyonnais verglacés n’offraient pas le terrain idéal pour faire des fractionnés au max de sa VMA !

Autre source de perturbation : la fermeture du stade pendant les vacances scolaires. Enfin, ça m’a permis de trouver une alternative intéressante au stade. J’ai effectué une partie de mes séances de VMA longue sur les quais de Saône. Une bonne partie du quai Jean-Jacques Rousseau est fermé à la circulation suite à un éboulement de terrain. Imaginez une longue bande de bitume dominé par les escarpements de la colline de Sainte-Foy d’un côté et par les eaux sombres de la Saône de l’autre. Aucune habitation sur cette rive, pas même une péniche, le lieu est désert mais permet de découvrir avec tout le recul nécessaire les nouvelles constructions illuminées du quartier de la Confluence sur l’autre rive. De ce côté de la Saône l’éclairage offert par les quelques lampes de rue se fait plus discret mais largement suffisant pour surveiller mon allure sur le cadran ma montre.


Le quai Jean-Jacques Rousseau fermé à la circulation. Il est pas beau mon stade ?

Ce n’était pas désagréable de changer de lieu, en observant ce nouvel environnement les séances me semblaient plus facile. Il fallait juste ne pas trop penser au retour et au 135 m de dénivelé qu’il me faudrait gravir pour retrouver mon lit douillet. Après avoir effectué des fractions de 1000m, ça calme !

Parlons un peu de cette course …

Les Foulées Tassilunoises sont organisées par l’Athlétic Club de Tassin, avec le concours de la Mairie de Tassin-la-Demi-Lune. C’est une compétition de 10 km ouvertes aux catégories cadets à vétérans avec le label régional FFA. Elle est qualificative pour le championnat de France 2010 et classante pour les licenciés FFA.

C’est la quatrième édition de cette course. Cette année le parcours a été modifié. Il s’étend désormais jusqu’au centre ville et a nécessité la fermeture à la circulation de l’avenue Charles de Gaulle qui est pourtant un axe principal de Tassin ! Je pensais que seul un couloir serait réservé aux coureurs et qu’il nous faudrait supporter la cohabitation avec les véhicules et leurs rejets nauséabonds, mais non, c’est bien la totalité de l’avenue qui nous est réservée. C’est tout à fait représentatif de la montée en puissance de cette course et de l’implication de la mairie pour que l’événement soit une réussite.

Le parcours forme un huit. Après le départ situé à proximité de l’Hôtel de Ville et de l’Horloge de Tassin, on enchaine une première petite boucle puis la totalité du huit avant de finir par une seconde petite boucle et un finish sur le stade René Dubot. Un beau stade rénové en 2006 avec une piste d’athlétisme aux normes. Une belle piste en tartan … ça me changerait de la piste en bitume du stade de la Rhodia.

La veille c’était bière avec l’ami Tazounet …

Nous sommes allés retirer nos dossards la veille avec Tazounet. L’occasion de nous voir un moment et d’éviter le petit stress d’avant course préjudiciable à nos futures performances. Vous savez le genre : « on ne trouve pas trace de votre inscription ». Ne rigolez pas, ça m’est déjà arrivé une fois !
Pas véritablement stressé le bonhomme mais j’avais le trac. Oui, j’imagine que c’est cela, une forme de trac. L’envie d’y être rapidement et en même temps cette petite crainte de ne pas y arriver, de ne pas réussir le challenge fixé. En fait, j’étais nettement plus inquiet que la veille de la LyonSaintéLyon. Quelle idée de se mettre la pression. Bon, tout est relatif, ça ne m’a pas empêché de dormir !

Tazounet m’a emmené faire une reconnaissance rapide du parcours en voiture puis nous avons terminé l’après-midi dans un troquet pour papoter et peaufiner notre hydratation. Bon je sais, ce n’est pas le top comme boisson une veille de course mais c’était comme dans les pubs : avec modération. Hé, on sait se tenir ! On a même hésité un court instant avec un Vittel chose ! C’est dire avec quel sérieux nous abordions cette course. On finit pas se séparer, moi pour rentrée dans mes pénates et Tazounet pour se mettre en quête du Graal sous les ordres de madame … une histoire délicate de pichet à acheter de toute urgence …

Pffft, vivement la LyonSaintéLyon …

Pour me réveiller en douceur sans être bousculé, j’ai préparé mes petites affaires la veille allant même jusqu’à épingler mon dossard sur le t-shirt technique offert par les organisateurs. Vue la température au lever, je me suis empressé de le ranger et de sortir le t-shirt avé les manches ! Quelle bonne idée ce maillot Adidas offert aux finishers des Templiers. Avoir les poumons et les guiboles en feu, oui, mais avec un minimum de confort. Bien que mes cuisses soient assorties à la couleur de mon t-shirt, je renonce également au short préférant le corsaire. Des gants, mes fidèles Skylon et je suis prêt physiquement à en découdre.

Prêt physiquement mais la tête est nettement moins prête … Je n’ai pas envie de me rentrer dedans, de forcer, de souffrir. J’ai eu du mal sur la dernière séance spécifique et j’ai de gros doutes sur ma capacité à tenir une allure qui me permette d’approcher mon précédent record. Je préférerais de loin être au départ de la LyonSaintéLyon avec ma Biscotte.

J’arrive devant le stade avant que le quartier ne soit fermé à la circulation. Il y a déjà beaucoup de monde mais je trouve tout de même rapidement une petite place pour ma titine. Tazounet arrive peu après accompagné d’un compère à lui.

Il faut se préparer et se résoudre à quitter vestes et polaires chaudes et douillettes. La température est négative, le froid est vif. J’ai tout juste chaud avec ma micropolaire pendant l’échauffement surtout quand ce petit vent glacial se fait sentir lors des passages à découvert.
Un petit inconvénient du nouveau tracé est cet éloignement entre les points de départ et d’arrivée. Environ 1300 m nous séparent du départ. Rien de bien méchant côté distance mais il va falloir abandonner la micropolaire et affronter la température négative vêtu du seul t-shirt ! Brrrr !


Un nouveau parcours plus rapide avec moins de relance.

Nous sommes 350 sur l’aire de départ à sautiller sur place pour garder le peu de chaleur emmagasinée lors de l’échauffement. Je l’aurai particulièrement soigné cette mise en bouche. Un long footing en endurance suivi de nombreuses longueurs à l’allure prévue.
Encore quelques minutes à patienter avant le lâcher des fauves. La longue ligne droite de l’avenue du Général de Gaulle s’étire sur plus de 1400 m devant nous qu’il faudra parcourir complètement lors de la seconde boucle.
J’essaye de repérer Anaïs, une « amie facebook » licencié à l’ASVEL que je n’ai jamais vue de visu. C’est peine perdue. Je suis en troisième ligne ce qui devrait m’éviter le piétinement tout en m’assurant un départ correct. Tazounet vient de me quitter pour se positionner plus à l’avant.

Un des organisateurs nous explique le déroulement de l’épreuve tandis que deux retardataires se pressent pour rejoindre la ligne de départ. Il me semble comprendre que le départ va être décalé de deux ou trois minutes et puis tout se met à basculer subitement en avant … c’est parti !

C’est parti !

Je laisse partir l’ami Tazounet, tenter de le suivre ne serait-ce qu’une borne équivaudrait à un suicide sportif. Le peloton est encore relativement dense mais l’avenue est assez large pour éviter toute bousculade et ne pas transformer le début de course en gymkhana comme c’est souvent le cas.

Premier kilomètre. Ah oui, penser à prendre les temps intermédiaires. 4’05. Impeccable, l’allure est bonne. Reste plus qu’à tenir … Cette première boucle de 1722 m est vite avalée. Un tour de chauffe. Je passe le deuxième kilomètre en 4’02 alors que l’on attaque la boucle principale de 4727 m.

Le 1er kilomètre en 4'05.
Le 2eme kilomètre en 4'02.

J’ai doublé pas mal de monde jusque là, des coureurs probablement partis sur une allure trop rapide et qui ont été rappelés à la raison plus ou moins vigoureusement. Mon allure est maintenant plus ou moins en phase avec les coureurs qui m’entourent. Je double encore quelques coureurs mais il me faut plus de temps pour faire la jonction et j’essaye de rester à l’abri un maximum dans les groupes de coureurs qui se forment au gré de la course pour m’économiser.

Dans la longue ligne droite de l’avenue du Général de Gaulle, je me retrouve côte à côte avec l’homme à la cagoule. En fait, c’est une capuche qui le protégeait du vent mais sur le moment, avec l’intensité de l’effort, c’est le seul mot qui me soit venu à l’esprit. L’homme a une foulée particulière par à-coups. Elle donne l’impression d’être la résultante d’un multitude de micro accélération. Un peu comme un moteur de voiture qui ne serait pas alimenté en carburant en continu et qui brouterait. Cela ne l’empêche pas d’être efficace, bien au contraire.

D’ailleurs, je me ferai peu à peu distancer dans la montée de la rue Depéret. Ce n’est pas que ça grimpe beaucoup, il y a à peine 30 m de dénivelé positif sur la totalité du parcours, mais à cette vitesse on sent dans les jambes la moindre bosselette. Les choses ne vont pas s’améliorer dans la descente. Je n’ai jamais été bien à l’aise dans les descentes rapides sur bitume, je trouve que ça tabasse un peu trop. Peut-être un manque de gainage ? J’ai accéléré mais c’est insuffisant. L’homme à la cagoule s’éloigne inexorablement avec un groupe de quelques coureurs.

J’ai oublié de prendre mes temps de passage au 3eme et 4eme kilomètre. Je passe au 5eme en 20’27 (4’07 de moyenne sur les 3 derniers kilomètres). Pas mal. C’est fascinant comme l’on peut se transcender pendant une compétition. Ce qui semble impossible à l’entrainement ou tout du moins très dur mentalement se réalise. C’est fou comme la caboche joue un rôle primordial dans la performance. Je découvre au fur et à mesure des compétitions les leviers qui me stimulent et les points négatifs qui se tapissent dans l’ombre, prêts à me plomber au moindre relâchement.

Les 3, 4 et 5eme kilomètres en 4'07 de moyenne.

De ce côté, je n’ai pas à me plaindre. La tête a été sympa jusqu’à présent. Je n’ai pas pensé à l’arrivée, ni au temps qu’il me restait à serrer les dents pour tenir mon allure. C’est rarement bon signe quand je me projette dans le temps et que la lassitude pointe son nez. Pour le moment, je me sens fort … et tant que j’en suis persuadé, j’avance : le groupe de la cagoule n’a qu’à bien se tenir …

Il y a un ravitaillement sur le parking de la mairie. J’hésite un court instant à prendre un gobelet d’eau pour abandonner l’idée aussitôt. Il va falloir que je ralentisse pour boire histoire de ne pas m’étouffer (c’est que ventile quand même pas mal) et il faudra en plus que je relance la machine. Laisse tomber, ce sera sans eau, avec cette température je n’ai même pas la gorge sèche.

Le 6eme kilomètre en 4'12.

J’attaque la dernière boucle de 3475m. C’est reparti pour la longue ligne droite de l’avenue principale. Je rattrape le coureur qui me précède pour courir avec lui histoire de se motiver et de se tirer mutuellement. Je me demande s’il faisait partie du groupe de la cagoule ? Je ferai une bonne partie de l’avenue au coude à coude avec lui avant de le sentir lâcher prise. Alors j’ai accéléré un peu … histoire de satisfaire mon côté sombre. Ben quoi, j’allais pas fléchir avec lui, c’est une compétition, je ne suis pas là pour jouer au bon samaritain ! L’avait qu’à pas ralentir …

[youtube NspVWf_JT2w nolink]La course des enfants.

Le 7eme kilomètre en 4'08.

J’essaye de remonter maintenant sur le groupe qui me précède mais c’est difficile, l’écart est important.

Je tourne sur ma droite au niveau du 8eme kilomètres quand une moto déboule devant moi … m’a foutu la trouille le con. Qu’est-ce qu’il fout sur mon chemin celui là ! Je l’aurais bien gratifié de quelques noms d’oiseaux exotiques mais ce n’est pas trop dans mon caractère et d’autres s’en sont chargés à ma place. J’avais mieux à faire de toute façon, courir par exemple et économiser mon souffle assurément.

Le 8eme kilomètre en 4'06.

L’événement m’a coupé la chique, j’ai du mal à relancer dans ce léger (mais alors très léger) faux plat montant. Un petit coup d’œil à ma montre pour constater que mon allure a chuté aux alentours de 4’30 au kilo … Hou là ! Va falloir se réveiller. On quitte l’avenue Misery pour poursuivre cette ultime boucle autour du cimetière. Je reprends un peu de vitesse, mais ça ne devrait pas durer il faut passer à nouveau le petit coup de cul en haut de la rue Depéret avant de redescendre en direction du stade.

Le 9eme kilomètre en 4'20. Il a fait mal le 9eme !

Tiens mais c’est le voisin du compère de l’ami Tazounet … Ca va ? Vous suivez ? Oui je sais, l’ami de l’ami de l’ami, il faut être réveillé et en pleine possession de ses facultés intellectuelles pour suivre. Le coureur en question a une corpulence de bucheron, surtout en comparaison de la mienne qui s’apparente plus à un trombone vu de profil. Sa foulée semble puissante et ferait probablement merveille aux Cabornis. Petite technique habituelle et ô combien efficace. Je fais l’effort pour faire la jonction avec lui et je me cale dans sa foulée le temps de récupérer. L’homme est plus aux aguets qu’un Jean-Yves au cross de La Feyssine, il sent ma présence et tourne la tête. Je suis repéré. Dès lors, il faut agir sans attendre et enfoncer le clou : j’accélère franchement en me retenant de crier un « coucou mon poulet ! » qui pourrait être mal perçu.

La descente … il était temps. Elle passe mieux qu’au premier tour, malgré la fatigue je suis curieusement plus relâché. Je laisse aller. Je suis en roue libre autour de 3’50 au kilomètres, j’hésite à forcer, j’ai peur que ça ne passe pas …
Voilà la petite portion de plat pour rejoindre l’entrée du stade. J’aperçois l’entraineur de ma fille … Oups, le regard loin en avant, je rentre le ventre, bombe le torse, déploie la voilure (il répète inlassablement qu’il faut se servir de ses bras) et passe en trombe devant lui.

Je dévale la rampe d’accès du stade. La descente est un peu raide, il faut se méfier, ce n’est pas le moment de se faire une cheville. Après une traversée rapide du parking, je pénètre dans l’enceinte de la piste d’athlétisme. Vite mais sans plus, je passe un mec dans la première centaine de mètre de la piste quand j’aperçois Tazounet à l’opposé du stade un peu avant l’arche d’arrivée. Il est déjà arrivé, bien entendu, mais quand je vois un Tazounet, ça me donne automatiquement des envies de sprint. Un réflexe quoi. Je tire sur les bras et j’accélère comme un barge. 14,9 km/h à l’entrée du stade et une pointe à 20 km/h au final histoire de se finir en beauté.

Le 10eme kilomètre en 3'52.

Et après …

Je cherche du regard un afficheur au passage de l’arche … rien. Je n’ai même pas regardé ma montre. Diane, une minime de l’AC Tassin enregistre mon dossard. Je suis vidé, sans force, je m’allonge pour récupérer. Quel pied. C’est dur mais on a envie que ça recommence dès la ligne d’arrivée passée ! Enfin, presque …
Quelqu’un me félicite pour ma remontée sur le final mais je suis dans le coltard et ma bouche n’émet qu’un vague grognement d’acquiescement. Je suis désolé.
Tazounet m’aide à me relever un moment plus tard. « J’ai fait combien ma poule ? » « Je ne sais pas exactement, environ 41’30. » « Ah, bon, ben j’ai retrouvé mon niveau de 2008 alors … ».

Je découvrirai avec étonnement que j’ai nettement amélioré ma marque en consultant l’affichage des résultats un peu plus tard. Ouais ! Je ne rêve pas, je ne me suis pas planté de ligne, je ne me découvre pas un coureur homonyme meilleur que moi. J’ai bien un chrono de 41’04 » !
J’espérais secrètement être descendu de quelques secondes en dessous de mon meilleur chrono qui était de 41’29 » mais je ne pensais pas que je pourrais l’améliorer de 25″. YES, ça me va …

Tazounet, lui, a réalisé un beau chrono à 38’31 », ce n’est pas tout à fait ce qu’il espérait mais il aurait vraiment tort de s’en plaindre d’autant qu’il pourra à nouveau tenter sa chance 2 semaines plus tard à Villeurbanne.


Et un podium, un !

Au tour de mademoiselle maintenant …

On ne papote pas bien longtemps à l’arrivée, la chaleur produit par l’effort s’estompe, le froid commence à se faire sentir. De toute façon, j’ai juste le temps de me changer avant de me rendre au départ de la course des enfants. Il n’y a pas foule, il faut dire qu’a lieu en début d’après-midi le dernier triathlon en salle (qualificatif pour la finale régionale). Les 29 participants à la course appartiennent tous au club de Tassin à l’exception de 3 coureuses de St Fons.

Claire est arrivée première féminine. Elle remonte sur la première marche du podium comme en 2008. Et hop une coupe de plus. Ca lui réussi bien les courses sur route. C’est vrai que la concurrence n’était pas des plus rudes mais bon on s’en fout, les absentes n’avaient qu’à venir !

Je ne vous commenterai pas la course de Claire, je n’en ai vu que le départ et l’arrivée.

Voilà, un dimanche comme je les aime, une coupe pour la miss et un chrono pour le papou.
Allez, dans un an on remet ça en essayant de faire un peu plus de cross en amont pour améliorer ma résistance. Place au long maintenant. Rendez-vous dès la semaine suivante pour une balade de 40 bornes et 2000 m de D+ dans les Monts d’Or à l’occasion du trail des Cabornis. Hum, ça promet d’être dur mais ce sera dans la joie et la bonne humeur.

Que demande le peuple ?

@rthurbaldur. 🙂

Récapitulatif :
Temps : 41’04 »
Distance : 10 km
D+ : 30m

Classement général : 119/351
Classement Catégorie : 33/88

Le site du club organisateur : AC Tassin
Les résultats complets : Les Foulées Tassilunoises


Le t-shirt …

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