De mieux en mieux …

Alors là franchement, je peux vous dire qu’aux Coursières, ils savent accueillir. Ils ne font pas les choses à moitié chez ATOS. J’avais été plus qu’enchanté par mon expérience de l’Hivernale des Coursières en 2009 et tout autant satisfait par la version ultra l’année dernière mais ce dimanche mon curseur satisfaction a pulvérisé le mur du son dans sa progression vers les sommets … l’a même fait une grosse tache au plafond le bougre.


Jean-Yves, Nathalie et Oslo.

D’autant que cette journée était l’occasion de retrouver mes compères Oslo et Jean-Yves ainsi que Nathalie (madame Jean-Yves). Et puis que de monde rencontré sur cette course ! J’ai eu la surprise de revoir Patrovite qui effectuait sa reprise post LyonSaintéLyon sur le grand format. J’ai vu également Artich avec qui j’avais gambadé il y a presque deux ans déjà pour découvrir les terres de Mamanpat (Le Mont Luisandre et le Château des Allymes) et puis Martinev qu’on ne présente plus. J’ai fais un bon bout de chemin avec l’indispensable Arclusaz dernier garant en ce monde de la bonne orthographe du mot rubalise (il est hautement spécialisé cet homme-là). J’ai papoté également avec Stéphane, un coureur rencontré au ravitaillement de Saint-Symphorien-sur-Coise lors de l’Ultra des Coursières. Et puis ce fut l’occasion de nouvelles rencontres que ce soit pendant la course ou plus tard à l’arrivée. Des lecteurs du blog et même un candidat à la LyonSaintéLyon. C’est fort sympathique à vous de venir me saluer. Partager des moments conviviaux avec d’autres coureurs c’est bien là finalement le plus important dans notre pratique. Un grand merci à vous.

L’Hivernale des Coursières c’est un parcours ludique et varié. Un dosage subtil de chemins plus ou moins larges, de monotraces attrayantes et même de quelques portions de bitumes sur de petites routes de campagne bien agréables parce qu’il en faut pour tous les goûts. Ca grimpe et ça descend avec un pourcentage de pente raisonnable (nous sommes dans les Monts du Lyonnais) mais si le tracé est globalement roulant il y a quand même quelques bons coups de cul pour faire grimper le palpitant et chauffer les cuissots.

Non contents de nous offrir un parcours gratiné aux petits oignons, les organisateurs ont mis le paquet sur les ravitaillements. Rien de tel avant l’effort (au moins pour la tête) que de déguster tranquillement un petit café ou un thé bien chaud. C’est convivial, ça trompe l’attente, nourrit le corps et contribue à réveiller les coureurs fâchés avec leur réveil (le départ de la course était pourtant à une heure raisonnable).

Je mets immédiatement la holà sur d’éventuels commentaires ironiques. Non, je n’ai pas spécialement trainé au ravitaillement (un ravitaillement unique pour le petit format) proposé en cours de route. J’ai juste pris le temps de déguster une tartine de vache qui rit en discutant avec Stéphane et avec Patrovite. J’ai été on ne peut plus raisonnable.


Petite portion de route après la Bruyère.

Je me suis par contre rattrapé à l’arrivée où nous attendait un ravitaillement gargantuesque ! Une soupe chaude et épaisse pour reprendre rapidement des forces, quelques aliments sucrés somme toute classiques : madeleines, chocolat, et du salé : saucisson, cacahuètes, mélanges apéritifs, tranches de pains. Il y avait même des quartiers d’oranges et des morceaux de bananes histoire de respecter les fameux 5 portions de fruits et légumes par jour. Et bien sûr il y avait de quoi abreuver un régiment en vin chaud. Histoire de se donner bonne conscience, nous avons commencé par boire une petite soupe avec Jean-Yves (quoique j’ai un doute, je ne suis pas sûr qu’il ait commencé par la soupe) avant de passer aux choses sérieuses. Après l’effort, le réconfort comme on dit. Que nenni, notre objectif était avant tout de vérifier la qualité gustative du ravitaillement liquide proposé pour vous en faire une critique tout à fait objective. Il faut croire que nous manquons d’expérience, plusieurs tentatives auront été nécessaires pour goûter à sa juste mesure le breuvage en question. Vous voudrez bien noter notre dévouement. Conclusion : un petit goût de reviens-y très prononcé encore accentué par les p’tites rondelles de saucisson qui vont bien.

Pour bien finir cette après course gastronomique, une petite douceur (délicieux ce gâteau) était offerte aux coureurs pour fêter le 10eme anniversaire de la course. Un ticket remis avec les dossards était par contre requis pour obtenir cette petit gâterie. C’est une délicate attention des organisateurs : ils pensent même à notre ligne … 😆


P’tit coup de chaud sous le bonnet. Faut dire qu’il fait beau …

Côté météo on ne pouvait guère faire mieux : grand soleil, ciel bleu immaculé. Un remake de la LyonSaintéLyon avec une température nettement plus clémente. Quoique ce n’était pas les grosses chaleurs lorsque je suis arrivé à Saint-Martin en Haut ce dimanche matin. Le sol avait givré et j’ai bien failli me gaufrer en passant sur les bandes peintes d’un passage pour piéton !

Quelques mots sur la course en elle-même. Nous sommes partis plutôt en fin de peloton avec Nathalie, Jean-Yves et Oslo. Les choses ont été vite réglées. Oslo nous a très rapidement lâché. Même pas le temps de dire ouf que cet affreux jojo disparaissait au loin. Avoir 13 bornes de plus à faire que ses compères ne l’a pas freiné le moins du monde. Jean-Yves a joué au mufle en abandonnant rapidement sa compagne pour me suivre. Bon ça semblait être prévu et il s’est rattrapé en partant à la rencontre de madame après son arrivée. Je dis pour me suivre mais c’est vite dit, c’était un espoir de ma part bien vite dissipé …

Un Jean-Yves ça trotte vachement vite dans les descentes, un peu comme une Biscotte quand il est en forme. Ca tombe bien pour lui, il y a bien une petite grimpounette au départ que l’on a faite quasi entièrement en courant mais ensuite le début de tracé est plutôt en pente négative.
Me voilà fatigué à le suivre avant même le premier coup de cul sérieux. Il faut dire que je n’ai pas diminué mon entrainement du moment et que je dois avoir quelques traces des 7x800m effectués jeudi soir. Autre effet de ce départ un poil trop rapide à mon goût : j’ai chaud ! J’ai même très chaud. Cette sensation de fraicheur matinale qui m’a incité à enfiler deux t-shirts l’un sur l’autre a totalement disparu. Il y a urgence. Je suis en train de virer au rouge vif et je vais péter une durit à trop laisser monter la température.


L’unique ravitaillement du 17 km. Stéphane au premier plan avec la casquette.

Je laisse filer l’ami Jean-Yves dès le début de la côte. Je ne reverrai plus cette canaille avant l’arrivée. Et que je t’enlève tout le barda pour enlever mon t-shirt, forcément celui de dessous car le dossard est accroché sur l’autre. Bien sûr mon sac se casse la gueule alors que je tentais de m’extraire tant bien que mal de ce t-shirt un poil trop serré. Après avoir exhibé mes pectoraux musclés (faut pas avoir honte d’écrire ça), il me restait encore à refaire l’opération inverse histoire d’être à nouveau présentable. Voilà comment on se fait maraver sans espoir de retour sur son petit camarade. Ca m’apprendra de jouer aux Oslo frileux (quoique pour une fois, il était un poil moins habillé que moi).


Une petite photo pour attendre Arclusaz (et pour récupérer …)

Cela dit, je me suis vengé sur Arclusaz. On a fait un bout de chemin ensemble en papotant mais à force qu’il me répète : vas-y, vas-y ben j’ai fini par y aller. Faut quand même pas tenter le diable, enfin l’Arthur, trop longtemps. Et puis c’était bien pour lui faire plaisir parce que faut pas croire, je n’avais pas tant de réserves que cela … A jouer au couillon dans la pente, il a même fallu que j’utilise le prétexte classiquement éhonté de la prise de photo pour récupérer un semblant de fraicheur, l’air de rien.

Bon avant cela, j’aurai fait un bout de chemin avec Stéphane, puis avec Patrovite que j’aurai accompagné jusqu’à la séparation des parcours puis avec d’autres coureurs encore inconnus cette fois. Ce n’était plus une course, mais un salon de thé … Je soupçonne Jean-Yves d’avoir soudoyé quelques coureurs pour ralentir ma progression … Meuh non, je déconne. J’étais très content de pouvoir papoter.


Après quelques verres de vin chaud, la récupération est bien entamée … 😉

J’aurai fait la fin de la course à un rythme un peu plus élevé, je me serais presque attendu à revoir l’ami Jean-Yves, l’occasion pour un finish éclatant digne d’un Arthur en forme. Je l’ai bien vu le bougre mais il était déjà arrivé et était ressorti dehors pour m’encourager. Si c’est pas une crème cet homme-là ! Enfin, ça beau être une crème, je ne me retiendrai pas pour le fumer grave la prochaine fois. Enfin, j’essaierai …

Voilà, ce sera tout pour cette fois, je n’ai plus qu’à me replonger dans mon roman saintélyonnais. Cette matinée à Saint-Martin en Haut fut fort sympathique en partie grâce à la météo mais surtout grâce à l’efficacité des organisateurs et au dévouement des bénévoles. Un grand merci à vous. Vous êtes au top.

Arthurbaldur. :)

Récapitulatif :
Temps : 1h39’13 »
Distance : 17 km
D+ : 560 m

Classement général : 173/330
Classement Catégorie : 53/95


Un bonnet en cadeau

Le site : L’Hivernale des Coursières

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