Arthurbaldur

Le songe d’une nuit d’hiver
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Archive for the ‘Compétitions’

Le Cross de la Feyssine, le 31 janvier 2010

février 09, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Cross

Maravage et fumage sont les deux mamelles du cross …

Après ma balade de 33km dans le Pilat à l’occasion du Pilat Winter Raidlight Trail, me voici de retour sur un cross. Ma deuxième participation dans cette discipline après le Cross des Papillotes. C’est qu’on y prend vite goût à ces petites plaisanteries. Ca fait mal aux cannes, les poumons sont en feu mais purée qu’est-ce que c’est bon de se défouler tous en cœur dans la joie et la bonne humeur. J’ai l’impression de retrouver la cours de récré quand j’étais gamin. Il n’y a rien de plus ludique qu’un cross. C’est quand même surprenant qu’il y ait si peu de non licenciés dans les pelotons.

J’ai tendance à me transformer en diesel depuis que j’ai toqué à la porte de l’ultra. J’essaye de travailler un peu ma vitesse ce début d’année pour limiter les dégâts. Participer à quelques cross, c’est du tout bon.

N’étant pas licencié, je n’étais pas sûr de pouvoir participer à une épreuve ce dimanche. J’ai bien envoyé un mail à l’Office des Sports de Villeurbanne pour en savoir plus mais il est resté lettre morte. Pas la moindre petite réponse de l’osvilleurbanne. Allo, il y a quelqu’un ? L’ASVEL a été nettement plus efficace sur le coup. Je remercie Julien Langlet (Coach Athlé Santé à l’ASVEL) pour toutes ses précisions. L’épreuve n°5 est un cross populaire de 2300m non chronométré et sans classement, c’est bien ce que je craignais. Mais je découvre avec soulagement que l’épreuve n°1 est ouverte aux non licenciés. C’est une épreuve d’une longueur de 5150m ouverte aux catégories de junior à vétéran.

Claire, ma fille aînée, sera également de la partie en catégorie minimes pour une épreuve de 2650m. Elle va pouvoir venir supporter son papou pour une fois. Quand je dis supporter, c’est à sa façon. « Papa, on dirait que tu vas vite en te regardant mais quand on voit les résultats, t’es plutôt lent … ». Merci pour ma pomme. Bon, dans le fond, elle n’a pas tort mais pour ce qui est du tact, elle a une belle marge de progression.

J’ai fait des misères à mon cochon rose la veille pour m’offrir les indispensables chaussures de cross. Depuis le temps que j’avais envie de labourer le terrain avec des pointes … Je les ai. Les mêmes que Tazounet. Des Adidas RLH Cross assorties à mon maillot finisher des templiers. Une chaussure blanche qui ne devrait pas le rester longtemps et une noire comme le grand blond sauf que je suis brun. J’inaugure mes pointes de 15mm flambant neuves parce que je le vaux bien et que Tazounet me les a conseillées.
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Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010

février 06, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Trail

Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s’appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent :

Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier 2010
Bugeat-Corrèze Raidlight Trail – 4 avril 2010
2 Alpes Raidlight Trail – 4 juillet 2010
Pilat Night Raidlight Trail – 18 septembre 2010

L’année dernière, la course faisait partie du Trail Tour National. La FFA avait demandé que les 33km habituellement proposés pour le grand format soient portés à 42km. Distance qui avait été finalement raccourcie le jour de la course au vu des conditions exceptionnelles d’enneigement. Cette année, point de FFA pour imposer ses critères, le parcours offre un classique 33km pour 1000 m de dénivelé positif. Je peux vous garantir que c’est largement suffisant pour rentrer fourbu dès lors que la neige est au rendez-vous … et de la neige il semble qu’il y en ait encore cette année même si la quantité est moindre par rapport à l’année précédente.

Quand je pense que j’avais crapahuté pendant près de 5h00 dans la poudreuse l’année dernière (4h46 exactement) avant de franchir la ligne d’arrivée. Je ne ressens pas vraiment de l’appréhension en y pensant mais j’ai parfaitement conscience de ce qui m’attend à Marlhes. Je sais que je vais le sentir passer compte tenu de mon entraînement et de mon niveau de forme du moment. Elle est bien loin la LyonSaintéLyon … Depuis mon épopée dans les Monts du Lyonnais, ma plus longue sortie a plafonné à 70 petites minutes, avec des séances d’une durée moyenne de 45 minutes. Je m’efforce de reprendre un peu de vitesse en ce début d’année et j’ai déserté les pentes de Fourvière pour retrouver la piste du stade de la Rhodia. Enfin théoriquement, car l’épisode neigeux de ce début d’année m’a obligé à tailler à la serpette dans les séances de qualité. J’ai bien essayé de faire du fractionné sur les trottoirs lyonnais avec mes yaktrax mais ça reste anecdotique. Bref, on a fait mieux comme préparation.


Il y a bien un peu moins de neige et le soleil est plutôt timide mais nous sommes loin d’être à plaindre.

Le physique du bonhomme est à l’image de sa préparation … J’ai survécu au fractionné sur trottoir verglacé grâce au yaktrax pour mieux succomber en descendant quelques marches d’escaliers sur le dos en quittant le boulot. Mon dos me fait la gueule, comme si j’étais responsable du climat et j’ai même réussi à me fâcher avec la clavicule de mon épaule droite. Advienne que pourra …

J’oublie rapidement ces quelques réflexions précompétitives en arrivant à Saint-Etienne. On ne change par une organisation au top. Je me suis invité à nouveau chez ma belle-sœur la veille de la course histoire de grappiller une petite heure de sommeil supplémentaire. Faut pas déconner et respecter les quotas de couettes hebdomadaires. La récupération fait partie de l’entraînement. En plus il y avait une soupe de courge aux châtaignes au menu du soir … Faut reconnaître qu’ils savent accueillir les stéphanois ! Bercé par le clignotement hypnotique de la livebox, je m’endors rapidement pour une longue nuit paisible.

Adieu la couette :

Adieu la couette, après un trajet sans histoire (il n’y avait pas de neige sur la route cette année) j’arrive au centre de Marlhes au moment même où l’un des bénévoles condamne la route qui mène au gymnase avec une barrière de sécurité. Un poil plus tôt et une tartine beurrée en moins et j’aurais pu me garer sur le parking à proximité du gymnase, celui-là même où Tazounet a posé son camping-car et sa petite famille pour passer la nuit. Je me rabats sur le parking de l’église encore désert deux rues plus loin.

Le gymnase est déjà bien rempli mais les couloirs mis en place pour le retrait des dossards sont vides. J’aperçois l’ami Oslo près des barrières de sécurité accompagné de beau papa. Beau papa a un bonnet SaintéLyon sur la tête. Un bonnet en feutrine violet, édition 2005 donc. Argh, je ne l’ai pas à ma collection celui-là. Peut-être bien que s’il tournait un peu la tête …
J’abandonne les deux compères pour retirer mon dossard. C’est marrant, il y a une file spéciale pour les coureurs ayant téléchargé leur certificat médical ou leur licence sportive lors de leur inscription en ligne. Bien pratique cette histoire. Aie, j’ai oublié de chercher mon numéro de dossard sur les listes à l’entrée de la salle ce qui oblige la charmante bénévole à parcourir toute la liste des coureurs inscrits sur le grand format. Pour compenser ce long et intense surcroît de travail, je lui présente mon plus beau sourire de quadra aux tempes grisonnantes. What else ? Je peux me permettre depuis quelque temps, mon orthodontiste a enfin terminé son travail de sape dans les faibles fondations de mon budget.
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La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : le retour

janvier 07, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Raid Nocturne

La Lyon-SaintéLyon 2009

Episode 2 : C’est quand même plus court en navette …

Je reprends mon récit interrompu à la fin de l’épisode 1. Nous en avons terminé, Biscotte et moi, avec la phase aller de la LyonSaintéLyon. Nous avons franchis, il y a quelques instants seulement, l’arche de départ (enfin d’arrivée), nous sommes à mi course à Saint-Etienne après avoir parcouru 70km et 1700m de D+. Le moral est excellent et la forme semble bonne …

Episode 1 : Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour économiser le prix des navettes …

Saint-Etienne – la mi course :

Nous avions convenu de retrouver la Taz force immédiatement sur le parking mais je suis totalement euphorique, dopé aux endorphines jusqu’aux oreilles, j’ai envie de partager avec tous mes semblables cette émotion qui m’étreint. Je passe même un petit coup de fil à Michel pour lui dire que nous sommes arrivés, oubliant l’espace d’un instant qu’il devait être fort occupé actuellement. Quelques coureurs nous dévisagent ou se retournent à notre passage en nous voyant passer dans nos tenues toutes crôtées mais il faut bien avouer que nous passons globalement inaperçus. Malgré ses quelques protestations, j’entraine Biscotte à ma suite dans le Hall d’Exposition à la recherche de quelques têtes connues. Impossible de repérer qui que ce soit. L’euphorie redescend vite de quelques échelons pour retomber à un niveau plus classique. Je me range à l’avis de Biscotte. Allons donc nous remplir l’estomac et nous changer, nous reviendrons ensuite d’autant que nous n’avons même pas à retirer nos dossards, la Taz Force s’en est chargé. C’est vraiment cool d’avoir une assistance aux petits oignons avec nous.


Arthurbaldur, Biscotte et Line. L’a des p’tits yeux fatigués Arthur !

Nous retrouvons la Taz Mobile un peu à l’écart au fin fond du parking. Miaou et Olivier ont rejoint la Taz Force avant notre arrivée. Lamiricoré et DenisB passeront également nous dire bonjour un peu plus tard et auront la gentillesse de nous récupérer nos étiquettes pour la dépose des sacs. Si c’est pas une équipe de choc ça !

Ces quelques moments de convivialité passés dans le camping-car entre personnes de bonne compagnie et les quelques pâtes de maitre Tazounet finissent par me requinquer. Je me suis changé de la tête au pied et c’est un homme presque neuf qui refait surface petit à petit dans le cocon de la Taz mobile.

L’heure tourne, il est grand temps de se diriger vers le hall d’exposition, les sacs coureurs doivent être déposés avant 23h en principe. Et puis j’ai envie de me fondre un moment dans cette foule, coureur parmi les coureurs. J’aime cette ambiance particulière, ce mélange des genres, quiétude pour les uns, effervescence pour les autres, certains sont concentrés sur leur course, peut-être un peu anxieux, à moins qu’ils ne se reposent tout simplement, tandis que d’autres conversent sur l’air du temps, la boue, le chaud, le froid et le dernier exploit d’Arthur. Comment ça, non ? :shock:
Et puis l’atmosphère devient de plus en plus électrique au fur et à mesure que le temps s’écoule. A l’approche du départ, il règne même alors une certaine fébrilité. Mais une fébrilité de coureur de fond toute en retenue comme pour mieux préserver cette énergie qui sera si précieuse dans les quelques heures à venir.

Je descends les quelques marches du camping-car et me retrouve dans la fraîcheur et l’humidité de la nuit stéphanoise. Il bruine encore un peu mais ce n’est pas bien méchant. J’ai une petite poussée d’adrénaline en traversant le parking du hall d’exposition. Je ne ressens pas la fatigue, les jambes vont bien. Pas de douleurs musculaires, ni articulaires, je me vois presque déjà égaler mon chrono de l’année dernière ou tout du moins celui de ma première participation en 2006. A euphorie quant tu nous tiens !

Je me faufile dans le car correspondant à mon numéro de dossard. C’est un empilement indescriptible de sacs entassés sur les sièges de part et d’autre de l’allée centrale jusqu’à former une muraille qui masque la totalité des vitres du car. Cet édifice plus ou moins branlant menace même de s’écrouler par endroit. Je ferai d’ailleurs l’effort de courber mon auguste personne pour ramasser deux sacs mis à mal par de multiples pieds après leur chute malencontreuse au milieu du passage. A la décharge des pieds fautifs, la luminosité ne permettait pas de distinguer pleinement les pièges disposés ça et là encore qu’il suffisait d’allumer sa loupiote pour s’apercevoir du désastre.
Pour plus de sécurité, je décide comme par le passé de placer mon sac à l’arrière du car. Au moins, il évite le plus gros du passage entre la porte avant et celle centrale du car.

Bon. Une bonne chose de faite ! DenisB et Lamiricoré ont déjà déposé leur sac. Reste à attendre le reste de la troupe. Biscotte et Line doivent être coincés quelque part dans leur car respectif. Il semble que ce soit également le cas pour Jeanmik. Je ne l’aurai pas vu longtemps l’ami Jeanmik. Un petit bonjour et il s’est empressé de rejoindre le sas de départ. Il a raison, un départ en queue de peloton est un facteur plutôt limitant pour qui veut titiller le chrono.

Voilà, toute la petite troupe est là. Nous allons enfin pouvoir rentrer dans le hall ! C’est que j’ai du monde à voir et puis il faut que nous allions dire un petit coucou au micro, il paraît qu’Eric Garcia, le speaker de la SaintéLyon, nous a appelé tout à l’heure alors que nous dégustions nos pâtes.

Biscotte semble être en forme. Line et Miaou. Miaou doit regretter un peu son dossard. Aller, il y en aura plein d’autres.

Histoire de ne pas frustrer définitivement le bon millier de fans encore présents (beaucoup de coureurs ont d’ores et déjà rejoint le sas de départ), nous nous empressons d’aller déverser quelques banalités très à propos dans le micro. Je laisse Biscotte épuiser son stock de salive avant de prendre la parole à mon tour. Je comptais en profiter pour remercier publiquement les organisateurs pour cette belle épreuve mais le speaker est accroché à son micro comme un jeune enfant à sa mère et après un chassé croisé rapide de questions-réponses, je renonce à lui arracher son outil de travail. Je ne suis pas de taille à lutter. Et puis, cela m’arrange, je suis d’un naturel réservé.

Pour la peine je me rattrape maintenant : Merci. Merci à toute l’équipe organisatrice pour cette belle épreuve préparée chaque année avec brio. Je ne m’en lasse pas.

Un petit groupe de kikous est là juste à côté. Je ne reconnais personne … Ah si, Martine Volay est dans le groupe. « Hello Martine. » Badgone est déjà parti se positionner dans le sas de départ. Martine, elle, peut profiter un peu plus de la chaleur du hall. C’est l’avantage d’être rapide et d’avoir accès au sas « vip ». J’en profite pour dire un p’tit bonjour aux autres kikous.

C’est convivial une SaintéLyon, il y a toujours de multiples occasions de serrer des mains, de distribuer et de recevoir quelques bises puis de papoter. J’aurai encore réussi à tomber sur Iade38 par le plus grand des hasards. Etonnant, n’est-ce pas l’ami ? Et puis j’aurai également découvert « chéri », le chéri de Mamanpat, accompagné de madame bien entendu et des Brut de Fleurs. Il semble que ce soit la première et la dernière pour monsieur. Pas étonnant Pat ! Franchement, tu le maraves, tu le fumes grave et tu voudrais que la SaintéLyon lui laisse un souvenir impérissable ? Bon, j’espère qu’il changera d’avis en 2010 et qu’il tentera de prendre sa revanche. Quant à toi, Pat, je ne désespère pas de te faire gouter à l’aller-retour, c’est fou ce que l’on peut vite y prendre goût !
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