Arthurbaldur

Le songe d’une nuit d’hiver
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Archive for the ‘Compétitions’

Les Foulées Tassilunoises, le 7 mars 2010

mars 17, 2010 By: Arthurbaldur Category: 10Km, Compétitions, Course à pied

Comme quoi, en se forçant un peu …

J’avais décidé de consacrer ce début d’année à un travail de vitesse.
Une vitesse que je pensais bien malmenée par les longues séances de préparations aux ultra estivaux et autres trails longs qui ont jalonné toute ma saison 2009.

Avant même d’avoir entamé la LyonSaintéLyon, je ressentais à nouveau ce besoin de diversifier ma pratique. Besoin que j’avais déjà ressenti fin 2008 mais auquel je n’avais pas répondu du fait de ma participation à la Piste des Seigneurs fin février. J’avais envie de séances plus courtes et plus rythmées. J’allais enfin pouvoir retravailler des pourcentages de VMA presque totalement absents de mes plans d’entrainement depuis fort longtemps. J’en avais un peu soupé de l’allure marathon … A moi les fractions de 200m, 300m à 100% VMA, les 800m et les 1000m à l’allure 10 km. J’allais reprendre le chemin du stade de la Rhodia trois fois par semaine en soirée pour un travail de l’ombre studieux et solitaire. I am a poor lonesome cowboy … :lol:

Une façon comme une autre de se ressourcer pour repartir frais comme un gardon à l’assaut des gros morceaux inscrits à mon planning. Je suis persuadé que la diversité est la condition sine qua non me permettant de garder une pleine motivation tout au long d’une saison.

Et puis ce petit travail de vitesse de début de saison m’aura donné l’occasion de découvrir le cross plus activement. Je veux dire en tant que participant et plus seulement en tant que supporter de ma fille ainée. Et franchement, je ne regrette pas d’y avoir gouté !
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Le Cross de la Feyssine, le 31 janvier 2010

février 09, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Cross

Maravage et fumage sont les deux mamelles du cross …

Après ma balade de 33km dans le Pilat à l’occasion du Pilat Winter Raidlight Trail, me voici de retour sur un cross. Ma deuxième participation dans cette discipline après le Cross des Papillotes. C’est qu’on y prend vite goût à ces petites plaisanteries. Ca fait mal aux cannes, les poumons sont en feu mais purée qu’est-ce que c’est bon de se défouler tous en cœur dans la joie et la bonne humeur. J’ai l’impression de retrouver la cours de récré quand j’étais gamin. Il n’y a rien de plus ludique qu’un cross. C’est quand même surprenant qu’il y ait si peu de non licenciés dans les pelotons.

J’ai tendance à me transformer en diesel depuis que j’ai toqué à la porte de l’ultra. J’essaye de travailler un peu ma vitesse ce début d’année pour limiter les dégâts. Participer à quelques cross, c’est du tout bon.

N’étant pas licencié, je n’étais pas sûr de pouvoir participer à une épreuve ce dimanche. J’ai bien envoyé un mail à l’Office des Sports de Villeurbanne pour en savoir plus mais il est resté lettre morte. Pas la moindre petite réponse de l’osvilleurbanne. Allo, il y a quelqu’un ? L’ASVEL a été nettement plus efficace sur le coup. Je remercie Julien Langlet (Coach Athlé Santé à l’ASVEL) pour toutes ses précisions. L’épreuve n°5 est un cross populaire de 2300m non chronométré et sans classement, c’est bien ce que je craignais. Mais je découvre avec soulagement que l’épreuve n°1 est ouverte aux non licenciés. C’est une épreuve d’une longueur de 5150m ouverte aux catégories de junior à vétéran.

Claire, ma fille aînée, sera également de la partie en catégorie minimes pour une épreuve de 2650m. Elle va pouvoir venir supporter son papou pour une fois. Quand je dis supporter, c’est à sa façon. « Papa, on dirait que tu vas vite en te regardant mais quand on voit les résultats, t’es plutôt lent … ». Merci pour ma pomme. Bon, dans le fond, elle n’a pas tort mais pour ce qui est du tact, elle a une belle marge de progression.

J’ai fait des misères à mon cochon rose la veille pour m’offrir les indispensables chaussures de cross. Depuis le temps que j’avais envie de labourer le terrain avec des pointes … Je les ai. Les mêmes que Tazounet. Des Adidas RLH Cross assorties à mon maillot finisher des templiers. Une chaussure blanche qui ne devrait pas le rester longtemps et une noire comme le grand blond sauf que je suis brun. J’inaugure mes pointes de 15mm flambant neuves parce que je le vaux bien et que Tazounet me les a conseillées.
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Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010

février 06, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Trail

Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s’appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent :

Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier 2010
Bugeat-Corrèze Raidlight Trail – 4 avril 2010
2 Alpes Raidlight Trail – 4 juillet 2010
Pilat Night Raidlight Trail – 18 septembre 2010

L’année dernière, la course faisait partie du Trail Tour National. La FFA avait demandé que les 33km habituellement proposés pour le grand format soient portés à 42km. Distance qui avait été finalement raccourcie le jour de la course au vu des conditions exceptionnelles d’enneigement. Cette année, point de FFA pour imposer ses critères, le parcours offre un classique 33km pour 1000 m de dénivelé positif. Je peux vous garantir que c’est largement suffisant pour rentrer fourbu dès lors que la neige est au rendez-vous … et de la neige il semble qu’il y en ait encore cette année même si la quantité est moindre par rapport à l’année précédente.

Quand je pense que j’avais crapahuté pendant près de 5h00 dans la poudreuse l’année dernière (4h46 exactement) avant de franchir la ligne d’arrivée. Je ne ressens pas vraiment de l’appréhension en y pensant mais j’ai parfaitement conscience de ce qui m’attend à Marlhes. Je sais que je vais le sentir passer compte tenu de mon entraînement et de mon niveau de forme du moment. Elle est bien loin la LyonSaintéLyon … Depuis mon épopée dans les Monts du Lyonnais, ma plus longue sortie a plafonné à 70 petites minutes, avec des séances d’une durée moyenne de 45 minutes. Je m’efforce de reprendre un peu de vitesse en ce début d’année et j’ai déserté les pentes de Fourvière pour retrouver la piste du stade de la Rhodia. Enfin théoriquement, car l’épisode neigeux de ce début d’année m’a obligé à tailler à la serpette dans les séances de qualité. J’ai bien essayé de faire du fractionné sur les trottoirs lyonnais avec mes yaktrax mais ça reste anecdotique. Bref, on a fait mieux comme préparation.


Il y a bien un peu moins de neige et le soleil est plutôt timide mais nous sommes loin d’être à plaindre.

Le physique du bonhomme est à l’image de sa préparation … J’ai survécu au fractionné sur trottoir verglacé grâce au yaktrax pour mieux succomber en descendant quelques marches d’escaliers sur le dos en quittant le boulot. Mon dos me fait la gueule, comme si j’étais responsable du climat et j’ai même réussi à me fâcher avec la clavicule de mon épaule droite. Advienne que pourra …

J’oublie rapidement ces quelques réflexions précompétitives en arrivant à Saint-Etienne. On ne change par une organisation au top. Je me suis invité à nouveau chez ma belle-sœur la veille de la course histoire de grappiller une petite heure de sommeil supplémentaire. Faut pas déconner et respecter les quotas de couettes hebdomadaires. La récupération fait partie de l’entraînement. En plus il y avait une soupe de courge aux châtaignes au menu du soir … Faut reconnaître qu’ils savent accueillir les stéphanois ! Bercé par le clignotement hypnotique de la livebox, je m’endors rapidement pour une longue nuit paisible.

Adieu la couette :

Adieu la couette, après un trajet sans histoire (il n’y avait pas de neige sur la route cette année) j’arrive au centre de Marlhes au moment même où l’un des bénévoles condamne la route qui mène au gymnase avec une barrière de sécurité. Un poil plus tôt et une tartine beurrée en moins et j’aurais pu me garer sur le parking à proximité du gymnase, celui-là même où Tazounet a posé son camping-car et sa petite famille pour passer la nuit. Je me rabats sur le parking de l’église encore désert deux rues plus loin.

Le gymnase est déjà bien rempli mais les couloirs mis en place pour le retrait des dossards sont vides. J’aperçois l’ami Oslo près des barrières de sécurité accompagné de beau papa. Beau papa a un bonnet SaintéLyon sur la tête. Un bonnet en feutrine violet, édition 2005 donc. Argh, je ne l’ai pas à ma collection celui-là. Peut-être bien que s’il tournait un peu la tête …
J’abandonne les deux compères pour retirer mon dossard. C’est marrant, il y a une file spéciale pour les coureurs ayant téléchargé leur certificat médical ou leur licence sportive lors de leur inscription en ligne. Bien pratique cette histoire. Aie, j’ai oublié de chercher mon numéro de dossard sur les listes à l’entrée de la salle ce qui oblige la charmante bénévole à parcourir toute la liste des coureurs inscrits sur le grand format. Pour compenser ce long et intense surcroît de travail, je lui présente mon plus beau sourire de quadra aux tempes grisonnantes. What else ? Je peux me permettre depuis quelque temps, mon orthodontiste a enfin terminé son travail de sape dans les faibles fondations de mon budget.
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