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	<title>Arthurbaldur &#187; Compétitions</title>
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	<description>Le songe d'une nuit d'hiver</description>
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		<title>La LyonSaintéLyon, les 3 &amp; 4 décembre 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 08:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Raid Nocturne]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/lyonsaintelyon-2011.jpg" alt="" title="LyonSaintéLyon 2011" width="510" height="81" class="alignnone size-full wp-image-4125" /><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-01.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5337" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
Une nouvelle édition de la LyonSaintéLyon s&#8217;achève. L&#8217;aboutissement d&#8217;une quasi année de préparation. La préparation du bonhomme bien sûr (ce n&#8217;est quand même pas rien de faire 136 km et 3000 m de dénivelé) mais également la préparation du Off lui-même qui requiert un minimum d&#8217;organisation même si le nombre de participants est faible.</p>
<p>La LyonSaintéLyon est une expérience unique en son genre à la croisée du off et de la compétition officielle. La plupart des coureurs connaissent la SaintéLyon au moins de nom et un grand nombre ont déjà participé à cette course mythique qu&#8217;est la doyenne de l&#8217;ultra.</p>
<p>Avec la LyonSaintéLyon, les participants découvrent le parcours de jour en petit groupe avec un maximum de convivialité. Tout a été pensé pour leur facilité la vie : sacs d&#8217;allègements pris en charge le matin au départ du Off, retrait des dossards effectué par Michel Sorine en personne (directeur associé d&#8217;Extra-Sports), ravitaillements basés sur le partage que l&#8217;on pouvait qualifier de gastronomique cette année. Chaque participant devait apporter quelques victuailles en privilégiant si possible des produits de sa région d&#8217;origine. Jambon cru, saucisson, plateau de fromages particulièrement fourni, nombreux gâteaux, fruits frais et secs, nougat … Je ne vous ferai pas le décompte exact pour ne pas vous faire saliver et puis la liste est bien trop longue. Je vais devoir ouvrir de toute urgence une épicerie fine !</p>
<p><span id="more-5325"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-02.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5338" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>L&#8217;ambiance est du genre humide mais les sentiers ne sont pas spécialement boueux pour le moment.</em></p>
<p>Je profite de l&#8217;occasion pour remercier le CT Lyon (club organisateur et créateur de la SaintéLyon) qui nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse sous les tentes mises en place pour les ravitaillements officiels de Sainte-Catherine et Saint-Christo. Ces quelques instants de répit à l&#8217;abri des éléments ont été particulièrement appréciés d&#8217;autant que le responsable du ravitaillement de Sainte-Catherine avait allumé spécialement le chauffage à notre attention pour la durée de notre halte. De quoi apprécier encore plus le bouillon de vermicelles préparé avec amour par le staff de bénévole de la LyonSaintéLyon : mon père, ma soeur et ma femme. Une affaire de famille … D&#8217;ailleurs, Tidgi (un des participants) me surnomme Arthur Poletti. Toute proportion gardée, c&#8217;est flatteur, non ?</p>
<p>Pas de neige cette année pour recouvrir les paysages vallonnés des Monts du Lyonnais. La blancheur immaculée de l&#8217;édition 2010 n&#8217;a pas été au rendez-vous. Le soleil non plus du reste, enfin si, un soleil timide qui avait bien du mal à percer les brumes matinales. Pas de vue sur la chaîne des Alpes cette année, bien que nous avons tout de même aperçu quelques sommets enneigés entre deux nuages. Pas de coucher de soleil sur les hauteurs en basculant sur le versant Stéphanois du parcours.<br />
Par contre la pluie était bien là pour tester notre vaillance entre Sainte-Catherine et Sorbiers. Une petite bruine poussée par le vent du sud qui nous cinglait le visage et qui s&#8217;est accentuée fortement par moments.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-05.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5332" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le bois d&#8217;Arfeuille &#8230; nettement plus accessible qu&#8217;en 2010 sans la neige et la glace !</em></p>
<p>Cela dit, la bonne ambiance dans le groupe nous a permis de faire abstraction des éléments et de faire contre mauvaise fortune bon coeur. L&#8217;équipe était relativement homogène. Dès lors que le parcours nous le permettait, c&#8217;était papotage à tous les étages. Parfois, de courtes échappées se formaient mais les erreurs d&#8217;aiguillages ramenaient bien vite dans le peloton ces brebis égarées.</p>
<p>Et puis j&#8217;avais quelques atouts en réserve pour faire plaisir à mes ouailles. Chaque participant avait reçu au départ un buff jaune étoilé spécial LyonSaintéLyon, grâce à mon partenariat avec la chaîne de magasins Running Conseil. Un collector assurément …<br />
Mais ma carte maîtresse, c&#8217;était l&#8217;organisation d&#8217;un tirage au sort proposé aux participants pendant le ravitaillement de Sainte-Catherine. En guise de lot, des dossards et pas des moindres : 4 dossards pour <a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank">le Trail Verbier St-Bernard</a> rien de moins que le premier trail de plus de 100 km en suisse, 4 dossards pour <a href="http://www.trailsaintjacques.com/grand-trail-saint-jacques/" target="_blank">le Grand Trail du St-Jacques</a>, une nouvelle course organisée par Extra-Sports sur les chemins de St-Jacques de Compostelle mais également 2 dossards pour <a href="http://www.lyonurbantrail.com/course-trail-lyon/" target="_blank">le Lyon Urban Trail</a>, la course aux 6000 marches d&#8217;escalier qui vous fait découvrir une facette insolite de Lyon et 10 dossards pour <a href="http://www.gones-evenements.fr/trail-des-cabornis/" target="_blank">le trail des Cabornis</a>, un trail exigeant qui exploite au maximum les Monts d&#8217;Or, un petit massif à la porte de Lyon. Chaque personne a eu donc droit à un lot gagnant, effet de surprise garantie. Vous n&#8217;imaginez pas comme j&#8217;ai eu du mal à tenir ma langue toute cette fin d&#8217;année ! Je remercie vivement les organisateurs du trail Verbier St-Bernard, l&#8217;agence <a href="http://www.extralagence.com/" target="_blank">Extra-Sports</a> et <a href="http://www.running-conseil.com/#/lyon" target="_blank">Running Conseil</a> pour les lots offerts, les participants ont apprécié. J&#8217;en connais même qui ont été scotchés !</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td align="left"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-04.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-medium wp-image-5331" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-04-300x225.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-03.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-medium wp-image-5339" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-03-300x225.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>Sainte-Catherine : ravitaillement gargantuesque et tirage au sort &#8230; Il n&#8217;y a pas de mal à se faire du bien.</em></p>
<p>Bon, il ne faudrait pas croire avec ces quelques lignes que nous avons passé notre temps à manger … L&#8217;objectif principal était de courir à travers les Monts du Lyonnais. Petites routes de campagne, chemins agricoles, sentiers : le parcours emprunte en grande partie le GR7, une des multiples branches du chemin de St-Jacques de Compostelle. Quel plaisir de revoir ces paysages vallonnés ! La vue porte loin sur la plaine Lyonnaise. Et puis il y a les hauts lieux de la course comme le bois d&#8217;Arfeuille ou le passage au point haut du parcours, à proximité de Moreau. Une multitude d&#8217;instantanés, de flashs accumulés au cours de mes dernières participations.</p>
<p>Et puis une fois la nuit tombée, la LyonSaintéLyon revêt ses habits de soirée, comme pour nous préparer au retour quelques heures plus tard. C&#8217;est fou comme nous formions déjà un chouette serpent lumineux à une vingtaine de coureurs. Imaginez celui de la doyenne forte de ses milliers de participants plus tard dans la nuit !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-06.jpg" rel="lightbox[5325]" title="LyonSaintéLyon 2011"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-06.jpg" alt="" title="LyonSaintéLyon 2011" width="510" class="alignnone size-full wp-image-5333" /></a><br />
<em>Petite visite aux organisateurs du Trail Verbier Saint-Bernard qui tenaient un stand au village de la SaintéLyon.</em></p>
<p>Nous avons mis 11h31 pour parcourir les 68 km du off, ce qui correspondait parfaitement à mes prévisions. Une bonne allure finalement si on prend en compte les temps de pause aux 3 ravitaillements. Pas de gros bobos physiques à déplorer même si Bruno Ladet nous a fait une grosse frayeur quand sa cheville s&#8217;est brusquement vrillée. Une bombe de froid, quelques granules d&#8217;arnica et l&#8217;homme était de nouveau sur pied. Il faut dire que le personnage était particulièrement motivé puisqu&#8217;il participait à l&#8217;épreuve pour récolter des fonds pour son association « Courir pour le Népal ».</p>
<p>Personnellement, après un échec à l&#8217;UTMB par manque d&#8217;entrainement (c&#8217;est difficile de se préparer efficacement en participant chaque mois à des courses longues), j&#8217;avais décidé de préparer sérieusement mon rendez-vous de fin d&#8217;année. Jean-Pierre Monciaux a eu la gentillesse de créer toute une série de plans d&#8217;entrainement pour la SaintExpress, la SaintéLyon et bien entendu la LyonSaintéLyon disponible sur notre site (www.lyonsaintelyon.com). Après un break et une reprise progressive, j&#8217;ai suivi un des plans LyonSaintéLyon d&#8217;une durée de 8 semaines (5 séances par semaine).<br />
Une préparation d&#8217;une redoutable efficacité puisque j&#8217;ai réussi à améliorer mon chrono sur le retour de près de 2 heures ! (12h44 en 2009, 11h51 en 2010 et 9h52 cette année). Un grand merci à Jean-Pierre et tout de même un peu à mes guiboles qui m&#8217;auront porté fidèlement tout au long de ses 136 km.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-07.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5334" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-07.jpg" alt="" width="570" /></a><br />
<em>A l&#8217;arrivée à Gerland : pas frais le père Arthur ! Libellule et Mamanpat sont nettement plus en forme. Un signe qui ne trompe pas : elles papotent.</em></p>
<p>Nous avions un petit challenge avec mon compère Biscotte (3eme participation à la LyonSaintéLyon). Faire moins de 10h sur le retour et devant son petit camarade de préférence.</p>
<p>J&#8217;ai rarement été aussi en forme pendant une course. Je crois même que ça ne m&#8217;étais pas arrivé depuis février 2009 à l&#8217;occasion de la défunte Piste des Seigneurs entre Rodez et Millau. Après avoir cheminé ensemble jusqu&#8217;à Sorbiers, j&#8217;ai senti que Biscotte était légèrement en retrait dans le premier coup de cul à la Croix Rouge. J&#8217;en ai profité pour accélérer et poser une mine. Qui aime bien châtie bien. Simple et efficace, j&#8217;en fus le premier surpris, les rôles étaient plutôt inversés depuis le début de la saison.</p>
<p>J&#8217;ai baigné dans une douce euphorie jusqu&#8217;au ravitaillement de Saint-Genoux avant d&#8217;être rattrapé par la fatigue. Je somnolais ayant bien du mal à me concentrer sur ma course. Suffisamment pour qu&#8217;un coureur s&#8217;en inquiète et me conseille d&#8217;abandonner au prochain poste. D&#8217;après lui je zigzaguait tout en courant !</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;ami Biscotte qui m&#8217;a tiré de ma torpeur en me doublant une première fois dans la longue descente sur Soucieu. Un électrochoc, une vrai décharge d&#8217;adrénaline. Pas question de laisser s&#8217;échapper l&#8217;oiseau. Le bougre était loin d&#8217;être au ralenti mais je suis parvenu malgré tout en tête au ravitaillement de Soucieu.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-08.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5335" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Biscotte, Gilles, Daloan et Arthurbaldur.</em></p>
<p>J&#8217;ai posé une deuxième mine en descendant sur le Garron, je m&#8217;attendais à être rattrapé sur le versant opposé mais c&#8217;est bien plus tard dans la fameuse côte de Beaunant (la dernière) que j&#8217;ai vu à nouveau la silhouette de mon compère se profiler. Je peux vous dire qu&#8217;il est du genre tenace l&#8217;ami. Pas le genre de garçon à lâcher le morceau. Mais là il n&#8217;y pouvait pas grand chose. J&#8217;avais une pêche incroyable et un mental au zénith ! J&#8217;ai déboulé dans les rues de Sainte-Foy comme un chien fou. vous m&#8217;auriez vu dévaler les marches d&#8217;escaliers deux par deux comme une gazelle. Un vrai bargeot ! L&#8217;arrivée était si proche, j&#8217;étais si bien.</p>
<p>J&#8217;adore la compétition, la gagne, me sentir fort et jouer à Pacman avec les autres concurrents mais la LyonSaintéLyon est avant tout basée sur le partage. Alors sur les quais de Saône, un peu avant le quartier de la Confluence, j&#8217;ai attendu mon compagnon. Nous avons été bien vite rattrapé par Tidgi et c&#8217;est ensemble que nous avons parcourus les derniers kilomètres et franchis la ligne d&#8217;arrivée. Cette fabuleuse arrivée à trois dans le Palais des Sports de Gerland après un mano à mano de 68 km représente tout ce que j&#8217;aime dans notre sport et fut un ultime cadeau pour clore cette édition de la LyonSaintéLyon.</p>
<p>Bon sang, qu&#8217;est ce que j&#8217;aime courir !</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2012/01/23/la-lyonsaintelyon-2011/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<blockquote><p><strong>Saint-Christo en Jarez</strong><br />
Temps de course : 2:07:07<br />
Classement général : 4073/4625, Classement VH1 : 1367/1491</p>
<p><strong>Moreau</strong><br />
Temps de course : 3:08:21<br />
Classement général : 3772/4588, Classement VH1 : 1281/1480</p>
<p><strong>Sainte-Catherine</strong><br />
Temps de course : 3:56:25<br />
Classement général : 3679/4563, Classement VH1 : 1258/1474</p>
<p><strong>Saint-Genoux</strong><br />
Temps de course : 5:34:04<br />
Classement général : 3562/4374, Classement VH1 : 1233/1422</p>
<p><strong>Soucieu en Jarrest</strong><br />
Temps de course : 6:54:31<br />
Classement général : 3442/4281, Classement VH1 : 1199/1398</p>
<p><strong>Beaunant</strong><br />
Temps de course : 8:29:23<br />
Classement général : 2974/4080, Classement VH1 : 1052/1343</p>
<p><strong>Arrivée Palais des Sports</strong><br />
Temps de course : 09:52:02<br />
Classement général : 2736/4093, Classement VH1 : 978/1343</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-cadeau.jpg" rel="lightbox[5325]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5336" title="LyonSaintéLyon 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/01/lyonsaintelyon-2011-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt Finisher en cadeau.</em></p>
<p>Le site de la course : <a href="http://www.saintelyon.com/" target="_blank">La SaintéLyon</a>.<br />
Le site du off : <a href="http://www.lyonsaintelyon.com/" target="_blank">La LyonSaintéLyon</a>.</p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url('https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif') no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/117353089215271082079/LaLyonSainteLyon2011Arthurbaldur?authuser=0&amp;authkey=Gv1sRgCMXmr8rK3--2aQ&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh5.googleusercontent.com/-HYelXS1Iu30/Tw4Fuqn9IgE/AAAAAAAAAoE/ajAwH_Bc3d0/s160-c/LaLyonSainteLyon2011Arthurbaldur.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/117353089215271082079/LaLyonSainteLyon2011Arthurbaldur?authuser=0&amp;authkey=Gv1sRgCMXmr8rK3--2aQ&amp;feat=embedwebsite">La LyonSaintéLyon 2011 &#8211; Arthurbaldur</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-5325"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2012%2F01%2F23%2Fla-lyonsaintelyon-2011%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+les+3+%26+4+d%C3%A9cembre+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2012%2F01%2F23%2Fla-lyonsaintelyon-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2012%2F01%2F23%2Fla-lyonsaintelyon-2011%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+les+3+%26+4+d%C3%A9cembre+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2012%2F01%2F23%2Fla-lyonsaintelyon-2011%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+les+3+%26+4+d%C3%A9cembre+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Le Trail du Lison, le 23 octobre 2011</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/11/13/l-trail-du-lison-2011/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/11/13/l-trail-du-lison-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 20:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Trail du Lison]]></category>
		<category><![CDATA[TrailIsOn]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;entrainement et la préparation de la LyonSaintéLyon me laissent peu de temps à consacrer à la rédaction d&#8217;un récit de course mais je vais tout de même faire l&#8217;effort d&#8217;écrire une petite bafouille sur le trail du Lison car les organisateurs méritent bien quelques louanges. Le Lison est une rivière française qui prend sa source [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-01.png" rel="lightbox[5229]" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5238" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-01.png" alt="" width="510" height="85" /></a><br />
L&#8217;entrainement et la préparation de la LyonSaintéLyon me laissent peu de temps à consacrer à la rédaction d&#8217;un récit de course mais je vais tout de même faire l&#8217;effort d&#8217;écrire une petite bafouille sur le trail du Lison car les organisateurs méritent bien quelques louanges.</p>
<p>Le Lison est une rivière française qui prend sa source dans la commune de Nans-sous-Sainte-Anne dans le département du Doubs. J&#8217;affectionne particulièrement la région. En partie du fait de mes origines (mes parents sont originaires du Hauts-Doubs) mais également parce que c&#8217;est un formidable terrain de jeu pour les amoureux des sports nature de tout poil.</p>
<p>On peut dire sans exagérer que les organisateurs ont su exploiter à fond les ressources offertes par la nature environnante pour nous offrir un parcours varié et ludique où se sont succédés portions roulantes et passages techniques. Des chemins plus ou moins larges, des singles tracks étroits et sinueux, des traversées de lapiaz périlleuses pour les chevilles et quelques passages nécessitant l&#8217;usage des mains et l&#8217;aide des cordes à nœuds mises en place par l&#8217;organisation. D&#8217;ailleurs, parfois il n&#8217;y avait pas de chemin du tout !</p>
<p>Nous avons fait la route la veille avec Biscotte. Nous sommes hébergés pour la nuit par mes parents aux Longevilles Mt d&#8217;Or, petit village du Hauts-Doubs à une heure de route de Nans-sous-Sainte-Anne. Il fait nuit quand nous arrivons. Le ciel est très lumineux, une véritable débauche d&#8217;étoiles qui s&#8217;offrent à nous. On devine très clairement la bande plus claire de la Voie Lactée. La pollution lumineuse est quasi nulle, nous sommes à une vingtaine de bornes de Pontarlier, la ville la plus proche. Voilà qui confirme en tout cas la météo prévue pour le lendemain : une belle journée ensoleillée. Par contre, on ne devrait pas souffrir de la chaleur loin s&#8217;en faut …</p>
<p>Je n&#8217;ai quasiment pas coupé l&#8217;entrainement cette semaine, je risque de manquer de fraicheur demain. Pour rééquilibrer mes chances face à Biscotte, j&#8217;avoue avoir tenté de l&#8217;alourdir à grand renfort de Comté et de Boite Mt d&#8217;Or, mais mon compère a su rester raisonnable. Je ne devrai compter que sur mes guiboles.<br />
<span id="more-5229"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-03.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5240" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Bleu SaintéLyon, orange Quechua, noir Sigvaris, vert Kalenji, et rouge Salomon &#8230; migraine ophtalmique garantie.</em></p>
<p><strong>Dimanche matin :</strong></p>
<p>La nuit est courte (4h30) mais le réveil facile avec la motivation. Il a gelé. Les -6°C nous picotent gentiment les bronches. Pas de quoi en faire un fromage, nous ne sommes qu&#8217;à quelques kilomètres de Mouthe surnommé la petite Sibérie depuis que les températures de la commune ont tâté des -41°C une nuit de janvier 85.</p>
<p>Le trajet pour Nans-sous-Sainte-Anne s&#8217;effectue rapidement. La route est bonne et l&#8217;absence de brouillard et de brume matinale facilite bien les choses. Nous sommes invités à nous garer sur le parking de la Taillanderie où l&#8217;on fabriquait autrefois des outils taillants (logique) et des faux. Le trail du Lison est une course en ligne. Les organisateurs ont prévu des navettes pour nous conduire à Amancey, lieu de départ de la course. Nous n&#8217;aurons pas à attendre : elles sont déjà là.</p>
<p>Nous sommes accueillis très agréablement à Amancey dans une petite salle attenante au gymnase. Un petit café, la dégustation d&#8217;un gâteau typique de la région, le retrait des dossards, nous voilà occupés en attendant l&#8217;heure du départ. Nous papotons un moment avec Nicolas (Boucolas), l&#8217;un des organisateurs avec qui nous avons eu l&#8217;occasion de gambader plusieurs fois dans le passé et serrons la pince à Luc qui participera à notre périple dans les Monts du Lyonnais pour la LyonSaintéLyon.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_67"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_67" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=67" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>L&#8217;heure du départ approche. La nécessité de s&#8217;échauffer un minimum nous décide à affronter les températures extérieures. Finalement, il ne fait pas si froid, un peu au-dessus de zéro. Un t-shirt manches longues et un t-shirt manches courtes par-dessus devraient faire l&#8217;affaire.</p>
<p>Après un petit briefing, c&#8217;est le départ. Plutôt rapide le démarrage, il y a un paquet de fous furieux dans le peloton. Au vu de mon classement final, j&#8217;imagine qu&#8217;ils ont été nombreux à partir en sur régime.</p>
<p>J&#8217;ai du mal à trouver mon rythme au début. Nous empruntons le chemin du Tacot, une ancienne voie ferrée transformée en GR. Je ne suis pas à l&#8217;aise sur ce chemin caillouteux où les appuis sont fuyants. D&#8217;ailleurs, mon pied gauche lâche subitement et ma cheville se vrille vers l&#8217;intérieur. Ca va, je l&#8217;ai senti venir, même pas mal mais je ne suis pas passé loin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-02.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignleft size-full wp-image-5239" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-02.jpg" alt="" width="250" /></a>Changement de paysage en entrant dans Amondans, un joli village tout en pierres. Nous pénétrons dans la cour du Château d&#8217;Amondans avant de traverser ses jardins. Je prends le temps de faire une photo de la façade du château et une autre du photographe qui nous mitraille au passage. Biscotte poursuit son chemin et en profite pour creuser un petit écart que je mettrai longtemps à combler. Difficile de concilier compétition et balade touristique !</p>
<p>Le tracé prend des allures de vrai trail. Le terrain est varié, on traverse des champs, on foule une piste forestière, on se donne une petite suée dans un coup de cul. Ca ne dure jamais bien longtemps et ça évite toute lassitude. Il y a pas à dire, c&#8217;est ludique. Je m&#8217;amuse comme un petit fou. J&#8217;en oublierais presque que je suis parti pour plusieurs heures de course. Advienne que voudra, je me lâche. Je suis revenu sur l&#8217;ami Biscotte en me faisant un peu violence. Le temps de récupérer un moment et je prends les commandes pour lui faire admirer mes mollets … Il n&#8217;aime pas ça la Biscotte. Ca le perturbe toujours un peu de se retrouver derrière moi. Surtout quand ça dure.</p>
<p>Cette petite démonstration de force a fait monter la température. Je suis obligé de m&#8217;arrêter au stand au premier ravitaillement et pour une fois, ce n&#8217;est même pas par gourmandise. Je tombe le t-shirt manches longues du trail Verbier St-Bernard pour le remiser soigneusement dans mon sac sous le regard attentif des secouristes sans doute impressionnés par mes abdominaux. On peut toujours rêver … C&#8217;est qu&#8217;il est précieux ce t-shirt, il m&#8217;aura tout de même coûté 29h de chauffe-cuisse sur les sentiers du Valais pour l&#8217;obtenir ! Ce bougre de Biscotte en a profité pour mettre les voiles. Si c&#8217;est pas petit ça … On lui propose un combat loyal entre frères d&#8217;armes et ce mécréant de Biscotte taille la route pour échapper à son destin.<br />
Profiter d&#8217;une petite faiblesse logistique pour prendre les devants, m&#8217;enfin, l&#8217;emportera pas au paradis.</p>
<p>Mine de rien, le traitre a pris une belle avance. La faute à la ceinture de mon sac, il y a tellement de choses accrochées à la sangle ventrale (pochette supplémentaire, sacoche pour le gobelet pliable, GPS) que je n&#8217;arrivais plus à la fermer.</p>
<p>Il y a quelques passages étonnants sur ce trail comme cette fente entre deux rochers où nous devons nous glisser à tour de rôle. Un petit ralentissement s&#8217;est formé pour franchir cet obstacle, rien de pénible, à peine cinq ou six personnes, juste ce qu&#8217;il faut pour reprendre son souffle et se refaire une santé. Je me saisis de la corde, rentre les épaules, baisse la tête et je m&#8217;engage dans l&#8217;étroit boyau. Fait pas bon être trop grand par ici.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-04.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5241" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Bon faut pas croire, il y avait tout de même de grandes portions roulantes. Sympa les passages sur les plateaux.</em></p>
<p>J&#8217;ai pris en chasse un jeune coureur sans trop y croire. Peut-être un militaire si j&#8217;en crois la couleur de son sac. Il est plus régulier que moi dans son effort et semble plus puissant que moi dans les montées qu&#8217;il aborde en trottinant tranquillement. Il prend alors un peu d&#8217;avance que je récupère plus ou moins facilement quand la pente s&#8217;inverse. Mettez un Arthur sur une pente légèrement descendante où il pourra laisser dérouler ses grandes guiboles et il vous fera des merveilles.</p>
<p>Le deuxième ravitaillement est installé sur des tables de pique-nique devant un chalet perdu dans les bois à proximité d&#8217;Eternoz. Je prends le temps de refaire le plein d&#8217;eau car mon sac me semble un peu léger. Je grignote, plus pour le plaisir que par réelle nécessité car je me suis alimenté régulièrement depuis le départ avec quelques gâteries de mon ravitaillement personnel.</p>
<p>A défaut de s&#8217;arracher ma vertu, une fan me propose de me prendre en photo pour la postérité. Je ne sais pas si je dois vraiment la remercier. Je m&#8217;aperçois en regardant la photo que j&#8217;étais fagoté comme l&#8217;as de pique. Vachement tendance d&#8217;associer le bleu Sainté et le vert pomme Kalenji. Tu rajoutes une touche de noir Sigvaris, de l&#8217;orange Quechua et du rouge Salomon et tu te choppes illico une migraine ophtalmique des familles.</p>
<p>Il y a des descentes au trail du Lison mais finalement ce qui vous marque le plus ce sont les grimpettes. Des murs pas bien longs mais qui vous calment un coureur aussi sec qu&#8217;un bon saucisson lyonnais. Me voilà scotché sur le sentier du treuil. Je n&#8217;ai pas vu le treuil providentiel qui aurait pu m&#8217;extraire de cette petite plaisanterie géologique mais mes cuisses ont apprécié à sa juste valeur le pourcentage de la pente et j&#8217;ai eu tout le loisir d&#8217;observer et de tâter les rochers moussus et quelques arbres vermoulus.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/11/13/l-trail-du-lison-2011/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Je pensais pouvoir récupérer un peu en traversant cette route à mi-pente. C&#8217;était sans compter sur cette charmante diablesse, quoique un poil piquante, qui nous encourageait à rejoindre rapidement le bon dieu un poil plus haut en nous menaçant avec sa fourche. Apparition étonnante pouvant s&#8217;expliquer pas la proximité du pont du diable à Crouzet-Migette.</p>
<p>Me revoilà dans la pente après une courte accalmie à traverser un champ. Je me traine à nouveau. Il va vraiment falloir que je retourne au charbon pour m&#8217;avaler les fractions en côte qui vont bien et tutti quanti. Remarquez, j&#8217;ai tout de même réussi à creuser l&#8217;écart avec mes proches poursuivants.</p>
<p>C&#8217;était la dernière grimpette avant de revenir sur Nans-sous-Sainte-Anne. Un petit crochet pour prendre une photo au belvédère et c&#8217;est la longue descente plutôt roulante jusqu&#8217;au 3eme ravitaillement.</p>
<p>Je ne traine pas devant les victuailles offertes à mes yeux, ben non. Je m&#8217;empresse d&#8217;attaquer la seconde section : une petite bouclette de 18 bornes environ sur les hauteurs autour du site d&#8217;arrivée.</p>
<p>Le tracé ne fait pas dans la dentelle : un petit crochet pour passer sous les falaises aménagées en via ferrata et puis on attaque droit dans la pente. Un truc raide de chez raide. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est le retour de la corde à nœuds, pas forcément nécessaire car le terrain est sec mais je n&#8217;ose pas imaginer ce que ça pourrait donner sous une pluie battante.</p>
<p>Nous nous éloignons du village, le bruit de la sono de l&#8217;arrivée s&#8217;estompe peu à peu.</p>
<p>C&#8217;est fou ce que j&#8217;ai la patate aujourd&#8217;hui. Je relance dès que la pente me le permet, je ne ménage pas mes forces en descente, pour tout dire je m&#8217;attends à me prendre un retour de bâton d&#8217;un instant à l&#8217;autre. Mais non, rien si ce n&#8217;est des jambes un poil paresseuses dans les montées. Quand le moral va tout va et ce dernier est excellent. Je double régulièrement quelques coureurs et il n&#8217;y a rien de tel qu&#8217;un peu de maravage pour vous mettre de bonne humeur et vous donner du cœur à l&#8217;ouvrage.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-05.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5242" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La croix de Monmahoux.</em></p>
<p>En arrivant à la croix de Monmahoux, on croise les coureurs qui viennent de quitter le ravitaillement. Je repère mes prochaines victimes, enfin de potentielles victimes tout du moins.<br />
Je prends un peu plus mon temps ici. L&#8217;ambiance est bonne, les bénévoles rigolent, ça déconne gentiment et puis il fait bon, le ciel est bleu, le soleil radieux. On se poserait bien dans l&#8217;herbe pour partager, avec les quelques randonneurs présents, une tranche de jambon cru et un p&#8217;tit verre de vin rouge. Il sera bien temps de flâner à l&#8217;arrivée.</p>
<p>La suite est plutôt roulante jusqu&#8217;à Crouzet Migette. Le tracé est trompeur. On se dirige vers Nans, on se réjouirait presque d&#8217;une arrivée prochaine et puis on tourne subitement casaque pour s&#8217;en éloigner dans la direction opposée. Le profil m&#8217;est favorable. Je double encore quelques coureurs mais en donnant tout de même un poil de ma personne.</p>
<p>Il y a pas mal de monde à Crouzet Migette. Un ravitaillement express pour les coureurs et, un peu à l&#8217;écart, un ravitaillement pour les randonneurs avec un attroupement plus conséquent.</p>
<p>Il reste une belle grimpette au programme (200m de D+ environ) avec un passage plutôt raide sous les sapins. J&#8217;ai l&#8217;impression de me retrouver dans les Bauges. J&#8217;ai dans l&#8217;idée que le baliseur doit être bauju. Cette complète méconnaissance de la notion de lacets, une trace droit dans la pente, au plus court, nous sommes très certainement en présence d&#8217;un des innombrables cousins d&#8217;Arclusaz.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-06.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5243" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Nans-sous-Sainte-Anne. On était sur le versant opposé tout à l&#8217;heure.</em></p>
<p>Le sentier étroit longe le pied d&#8217;un mur rocheux avant de s&#8217;engouffrer dans une faille qui permet de franchir l&#8217;obstacle. C&#8217;est la porte de Couloux. Enfin, c&#8217;est ce qui est marqué judicieusement sur une petite pancarte. Délicate attention pour les touristes trailers que nous sommes. Le Lion Comtois nous accueille sur le pas de la porte : « Là où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois tu es chez toi ».</p>
<p>C&#8217;est curieux, je n&#8217;ai toujours pas eu de coup de fil de la Biscotte. Le bougre ne va pas se priver. Il va encore me demander s&#8217;il a le temps de prendre sa douche avant que j&#8217;arrive …</p>
<p>Bon, je ne serai tout de même pas fâché d&#8217;arriver moi, l&#8217;appel de la mousse se fait sentir. Point positif, la pente s&#8217;est inversée, ça descend. Ca descend même plutôt rapidement, sans doute encore quelques accointances bauju. Cela me convient tout à fait, nous serons plus vite en bas.</p>
<p>La suite du tracé consiste en un long aller-retour pour admirer la source du Lison dont les eaux émergent d&#8217;un vaste porche. Le détour en vaut la chandelle assurément. On traverse le Lison sur une petite passerelle et c&#8217;est le retour vers Nans en longeant la rivière. 1.5 km (une misère) avant d&#8217;apercevoir l&#8217;arche d&#8217;arrivée. Je m&#8217;attendais à ce qu&#8217;elle soit un peu plus loin au niveau de l&#8217;église, j&#8217;ai eu comme un doute un instant. Je la franchis tranquillement après 6 heures et 30 petites secondes d&#8217;effort. Ben zut alors 30 secondes ! Si j&#8217;avais su, je serai allé les chercher &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-07.jpg" rel="lightbox[5229]" target="_blank" title="Trail du Lison 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-5244" title="Trail du Lison 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/trail-du-lison-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le site d&#8217;arrivée en bordure du Lison.</em></p>
<p>Compère Biscotte est là, assis sur un talus. Rien d&#8217;étonnant jusque là mais ô surprise, la Biscotte est encore toute rouge et transpirante, un poil flapi si j&#8217;ose dire. Monsieur est arrivé il y a moins de 6 minutes ! Hé, l&#8217;a eu chaud aux fesses la Biscotte. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Mes parents ont également fait le déplacement pour nous féliciter et profiter de l&#8217;ambiance.</p>
<p>Cool, on va pouvoir enfin la boire cette mousse …</p>
<p>Un grand merci aux organisateurs et aux bénévoles pour cette belle journée. Un sans faute assurément surtout quand on pense que c&#8217;était une première édition. Un sans faute pour le parcours en lui-même bien sûr, pour le balisage (fallait vraiment vouloir en faire plus inconsciemment pour se planter) et pour les panneaux d&#8217;informations (un peu de géographie et d&#8217;histoire) mais également pour la logistique parfaitement huilée (toujours plus difficile de surcroit avec une course en ligne). Le repas à base de produits locaux, les douches écolos (les eaux usées sont récupérées), les cadeaux originaux (des œufs, une plante et un calendrier).</p>
<p>Longue vie au TrailIsOn …</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 06h00&#8217;30&#8243;<br />
Classement : 64/122.<br />
Classement VH1 : 24/44<br />
Distance : 45 km<br />
D+ : 1845 m</p></blockquote>
<p>Le site : <a href="http://www.trailison.fr/" target="_blank">Le Trail du Lison</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url('https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif') no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailDuLison?authuser=0&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh4.googleusercontent.com/-avJCrbYnIko/Tr2DZbx2jWE/AAAAAAAAJEQ/bKqsTDzGiCo/s160-c/TrailDuLison.jpg?gl=FR" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailDuLison?authuser=0&amp;feat=embedwebsite">Trail du Lison</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-5229"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F11%2F13%2Fl-trail-du-lison-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+du+Lison%2C+le+23+octobre+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F11%2F13%2Fl-trail-du-lison-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F11%2F13%2Fl-trail-du-lison-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+du+Lison%2C+le+23+octobre+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F11%2F13%2Fl-trail-du-lison-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+du+Lison%2C+le+23+octobre+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Grand Duc, le 26 juin 2011</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/08/07/le-grand-duc-2011/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/08/07/le-grand-duc-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 09:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Grand Duc]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinq semaines après le Grand Raid 73, je remets le couvert ce weekend dans le massif de la Chartreuse pour une balade toute aussi longue. Au programme, la 22eme édition du Grand Duc. Une course réputée difficile. Le parcours du millésime 2011 (il change chaque année) est annoncé pour une distance de 75 km et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4121" title="Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/grand-duc-de-chartreuse-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Cinq semaines après le Grand Raid 73, je remets le couvert ce weekend dans le massif de la Chartreuse pour une balade toute aussi longue. Au programme, la 22eme édition du Grand Duc. Une course réputée difficile. Le parcours du millésime 2011 (il change chaque année) est annoncé pour une distance de 75 km et un dénivelé positif de 4 780 m. Voilà qui devrait m&#8217;occuper l&#8217;esprit et les gambettes quelques heures …</p>
<p>J&#8217;ai déjà eu l&#8217;occasion de me frotter au volatile en 2008 avec un résultat malheureux (<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/07/03/le-grand-duc-le-29-juin-2008/">Le Grand Duc 2008</a>). Des déboires intestinaux avant même le départ de la course m&#8217;avaient amené à compléter le balisage de la course à intervalle régulier, le buste plié en deux par la douleur des spasmes. La mort dans l&#8217;âme, j&#8217;avais été contraint d&#8217;abandonner à Saint-Pierre d&#8217;Entremont (relais 1). Trois ans après, l&#8217;occasion de laver cet affront se présente. Je vais me le farcir ce Grand Duc.</p>
<p>Ou plutôt nous allons nous le farcir, car je serai accompagné comme en 2008 par compère Biscotte et compère Tazounet. La perspective de passer un weekend avec mes deux amis réunis ne peut que me réjouir. Cela présage de bons moments à déconner ensemble dans la joie et la bonne humeur.</p>
<p>Et puis la météo s&#8217;annonce excellente. Soleil, soleil, soleil … Au programme : casquette, crème solaire et vue dégagée sur les sommets Alpins.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas eu le loisir de m&#8217;entrainer beaucoup entre ces deux courses. Accumuler les trails longs est une pratique fort sympathique mais elle ne facilite pas un entrainement optimale. Une semaine de repos total pour me réconcilier avec mes cuisses après mon séjour dans les Bauges suivie d&#8217;une semaine de reprise légère (voir très légère), deux semaines pur jus avant le Grand Duc et il ne me restait qu&#8217;une malheureuse petite semaine pour réveiller le coureur (profondément) endormi qui est en moi.<br />
<span id="more-4883"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-01.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4893" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>06h06</strong> : Le Pas de Rocheplane. On commence fort ! 900 m de D+ sur 3 km.</em></p>
<h2>Samedi 25 juin</h2>
<p>Il y a un avantage indéniable à participer à une compétition avec l&#8217;ami Tazounet. Pas besoin de dénicher un hébergement ou de se lever aux aurores pour se rendre sur le lieu de la course : nous trouverons refuge pour la nuit dans la tazmobile, un camping-car de la marque Chausson avec tout le confort dont peuvent avoir besoin nos corps de sportifs à la veille d&#8217;une épreuve de longue durée.</p>
<p>Nous sommes arrivées sur Saint-hilaire en début de soirée car Tazounet avait quelques obligations familiales dans l&#8217;après-midi. Ah ! les incontournables fêtes d&#8217;écoles en fin d&#8217;année scolaire … Nous avons raté le briefing des organisateurs, mais quelques membres de l&#8217;organisation étaient encore présents à l&#8217;office du tourisme et nous avons pu retirer nos dossards et gagner du même coup une bonne heure de sommeil en plus.</p>
<p>La falaise des Rochers de Bellefont domine la commune de Saint-hilaire. Demain, nous partirons à l&#8217;assaut de ses pentes abruptes dès le début de la course pour atteindre les hauts plateaux par le pas de Rocheplane. Une bénévole nous a indiqué son emplacement dans le flanc de la falaise tout à l&#8217;heure. Je ne suis pas très à l&#8217;aise dans les passages aériens, je souffre du vertige et j&#8217;appréhende un peu les petites plaisanteries dès lors qu&#8217;elles s&#8217;appellent « sangles », « vires », « pas » ou autres réjouissances du même genre. Une appréhension curieusement doublée d&#8217;une certaine attirance.</p>
<p>Après avoir préparé nos affaires pour le lendemain et ingurgité quelques pâtes, nous avons gagné chacun nos couchettes pour quelques heures de sommeil.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-02.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4894" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>06h12</strong> : Pas de Rocheplane. Va bientôt falloir utiliser les mains.</em></p>
<h2>Dimanche 26 juin</h2>
<p>J&#8217;ai plutôt bien dormi malgré l&#8217;exiguïté du couchage. J&#8217;ai bien été réveillé dans la nuit par une bande d&#8217;hurluberlus qui avaient confondu le parking avec une piste de dance floor mais le silence est retombé rapidement comme une chape de plomb et j&#8217;ai replongé avec délice dans les limbes.</p>
<p>Le réveil à sonné à 4h00 pour un départ à 5h00. Une décision collégiale. Nous ne sommes pas du genre à subir la pression d&#8217;avant course mais là c&#8217;était quand même abusé ! Une petite marge d&#8217;un quart d&#8217;heure n&#8217;aurait pas été de trop. Le temps d&#8217;émerger de la couchette et 10 minutes précieuses avaient déjà basculé irrémédiablement dans le passé, s&#8217;en est suivi une préparation un poil trop fébrile à mon goût. Je suis le premier du trio à pénétrer dans le sas après que mon matériel ait été contrôlé. Biscotte me suit de près. Il est 4h58 ! Quant au Tazounet, il est encore dans le camping-car, son corsaire roulé en boule à ses pieds, les fesses posées sur le trône, en pleine concentration, tel le penseur de Rodin. Le départ sera déjà donné au moment où il nous rejoindra dans le sas. Autant vous dire que nous sommes partis en fin de peloton. Plus à la fin, ce n&#8217;était pas possible!</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-14.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4930" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-14.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<h2>Saint-hilaire – Col de la Saulce</h2>
<h3>Saint-Hilaire : 05h02</h3>
<p>La courte portion de plat est vite avalée et nous débutons la première bosse de la journée. Et quelle bosse, plus de 900m de dénivelé en 3km ! Il y a pas à dire, ça commence fort. Le début de la montée est effectuée dans les bois. Il fait encore nuit mais on y voit suffisamment clair pour que je regrette d&#8217;avoir pris la frontale.</p>
<p>J&#8217;avance d&#8217;un bon pas dans la côte malgré le pourcentage de la pente. Les sensations sont bonnes. Elles sont même excellentes pour un début de course. Le palpitant reste calme, la respiration sereine, les cuisses reposées ne demandent qu&#8217;à durcir la cadence. Je ne m&#8217;en prive pas du reste.<br />
Tant et si bien que nous lâchons peu à peu un Tazounet qui doit regretter de ne pas avoir fait plus de dénivelé depuis le début d&#8217;année. Oh, il tentera bien de chercher une excuse une fois la course terminée : « Je faisais pipi, en m&#8217;arrêtant je me suis refroidi et il a fallu que je sorte ma veste … » mais personne ne sera dupe de ses histoires à dormir debout.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;esprit très joueur quand je suis en forme. Je dois bien l&#8217;avouer, cueillir un Tazounet bien mûr lors de <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/11/13/la-grande-course-des-templiers-2009/">la Grande Course des Templiers</a> (je vous invite vivement à relire ce récit et en particulier la partie entre Trèves et Cantobre) avait été un péché tout à fait délectable. Une véritable boucherie. Dieu s&#8217;est bien gardé de me donner les capacités sportives d&#8217;un Jornet par égard pour mes petits camarades. Alors quand l&#8217;occasion se présente de maraver et d&#8217;enfumer dans la joie et la bonne humeur, je me garde bien de résister à la tentation. C&#8217;est si rare &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-03.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4895" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>09h52</strong> : Le Vallon de Marcieu, au fond le dôme et le col de Bellefont. Sur la droite, les Crêtes des Lances de Malissard.</em></p>
<p>Il faut battre le fer quand il est chaud, il faut enfoncer le clou, il faut creuser l&#8217;écart et achever psychologiquement la bête … J&#8217;accélère à nouveau et je me faufile sur les côtés pour passer un groupe de coureurs. Je suis surpris, Biscotte ne suit pas. Ben merde alors, me voilà devant la Biscotte. Il faut croire que j&#8217;ai vraiment la forme aujourd&#8217;hui ! Bon, je ne me fais pas trop d&#8217;illusion, c&#8217;est en grande partie grâce au sentier devenu étroit que je conserve une avance de l&#8217;ordre d&#8217;une quinzaine de coureurs sur mon compère.</p>
<p>Nous sommes sortis des bois. La trace progresse en virages serrés à l&#8217;assaut de la pente en serpentant entre les roches. Les falaises encore à l&#8217;ombre, s&#8217;éclairent peu à peu sous le feu des rayons du soleil levant. Quelques passages délicats requièrent l&#8217;usage des mains. Curieusement, il n&#8217;y a pas de bouchons, tout juste de courts ralentissements plutôt bien accueillis car ils nous offrent l&#8217;occasion de lever le nez pour deviner notre route ou de nous retourner pour admirer la vue sur la Chaine de Belledonne.</p>
<p>Plutôt gentil ce « pas ». Je m&#8217;attendais à plus aérien. Il y a bien eu un court passage sécurisé par des câbles mais vraiment pas de quoi fouetter un chat ni même une miaou.</p>
<p>Arrivé au sommet, je prends le temps de faire quelques photos notamment de ce curieux monolithe qui marque la fin du pas et d&#8217;enregistrer une nouvelle séquence vidéo. Je ne traine pas trop, la Biscotte ne va pas tarder à montrer le bout de son nez et le peu d&#8217;avance dont je dispose va fondre comme neige au soleil dans la descente. Je connais mon loustic, c&#8217;est un vrai cabri.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-04.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4896" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>10h34</strong> : L&#8217;Aulp du Seuil. La plaine s&#8217;étale à nos pieds quelques 1500 m plus bas et au-delà c&#8217;est toute la chaîne de Belledonne que l&#8217;on découvre dans un large panoramique. Au nord-est, le Mont Blanc rompt brusquement la ligne d&#8217;horizon et se détache très nettement, impressionnante masse blanche sur un aplat de ciel bleu.</em></p>
<p>Il y a une portion de descente assez raide avant de rejoindre un chemin de grande randonnée (GR9), 150 m plus bas. Je me retourne à mi pente. Biscotte a entamé la descente et vue son allure il va très vite me rattraper. J&#8217;ai beau accélérer, le bougre fond sur moi comme le Grand Duc sur sa proie avant même que j&#8217;ai atteint le GR. Pffft, l&#8217;aurait quand même pu me laisser un peu d&#8217;espoir.</p>
<p>Je ne compte pas me faire lâcher pour autant et c&#8217;est ensemble que nous poursuivons notre chemin en direction de la cabane de Bellefont. Cette partie du tracé est très agréable. Je me suis promis de revenir sur les lieux à l&#8217;occasion d&#8217;une randonnée familiale pour gravir le col de Bellefont et musarder dans les prairies du vallon de Marcieu. Nous courons au sein d&#8217;un groupe d&#8217;une demi douzaine de coureurs qui progressent à bonne allure. Enfin, il me semblait que l&#8217;allure était bonne avant que Biscotte ne soupire en annonçant qu&#8217;il s&#8217;endort ! Je prends cela comme une vaine tentative pour me déstabiliser ou tout du moins me tester.</p>
<p>C&#8217;est qu&#8217;il doit s&#8217;interroger sur sa forme l&#8217;ami Biscotte à moins que ce ne soit sur la mienne. Il me le dira d&#8217;ailleurs : « Ca m&#8217;embête de voir encore tes mollets gigoter devant moi ! ».</p>
<p>Nous arrivons à la cabane de Bellefont où a été installé un ravitaillement en eau. Au jugé, j&#8217;estime que mon sac est encore suffisamment lourd pour poursuivre mon chemin sans hésitation. Je connais assez mon compère pour savoir qu&#8217;il fera de même. Pas besoin de mots.</p>
<p>Nous passons le pointage du Col de la Saulce à 6h45.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-05.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4897" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>10h37</strong> : L&#8217;Aulp du Seuil. Après avoir contourné un éperon rocheux, une traversée horizontale nous amène au sommet d&#8217;un vaste cirque rocheux particulièrement escarpé, dominé par de hautes falaises.</em></p>
<h2>Col de la Saulce &#8211; Saint-Pierre d&#8217;Entremont</h2>
<h3>Col de la Saulce : 06h45</h3>
<p>La forme est toujours là dans la descente sur Saint-Philibert. Je m&#8217;autorise quelques belles accélérations. C&#8217;est tout ce qu&#8217;il y a de plus déraisonnable mais c&#8217;est particulièrement satisfaisant pour l&#8217;esprit de se lâcher ainsi dans la joie et la bonne humeur. Ce n&#8217;est pas pour déplaire à Biscotte qui apprécie le retour de mon côté chien fou quelque peu émoussé au fil des années en acquérant de l&#8217;expérience.</p>
<p>Curieusement nous arrivons à un ravitaillement. Il n&#8217;était pas annoncé celui-là, à moins qu&#8217;il ne s&#8217;agisse déjà du ravitaillement de Saint-Philibert ? Nous n&#8217;avons pas trainé, le temps de faire le plein d&#8217;eau, de boire un verre de coca, de manger un morceau de pain et une tranche de pain d&#8217;épice avant de reprendre notre route à bonne allure sur le bitume d&#8217;une route forestière. Une bonne tranche de goudron de 2 km toujours en descente histoire de tester l&#8217;amorti de mes Trabuco. Je ne m&#8217;attendais pas à autant de bitume sur le Grand Duc.</p>
<p>J&#8217;ai un peu moins d&#8217;allant après Saint-Philibert. Je fais moins le fou. J&#8217;ai tendance à être en retrait derrière mon compère. Des signes qui ne trompent pas. Ca sent la baisse de forme à plein nez. Il faudra repasser pour le maravage en gros que j&#8217;avais espéré.</p>
<p>Je fais malgré tout illusion jusqu&#8217;au ravitaillement de Saint-Pierre d&#8217;Entremont que nous atteignons à 7h42. Biscotte m&#8217;annonce qu&#8217;il a déjà 5 minutes de retard sur son plan de course. « Lequel ? Celui en 14 h ou en 15 h ? » « Celui en 15 h ! ». Super, ce n&#8217;est guère rassurant quand on pense que la course est ouverte sur 16h &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-06.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4898" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>10h37</strong> : Le passage de l&#8217;Aulp du Seuil est un choc visuel.</em></p>
<h2>Saint-Pierre d&#8217;Entremont &#8211; Saint-hilaire</h2>
<h3>Saint-Pierre d&#8217;Entremont : 07h42</h3>
<p>Ma baisse de forme se confirme. Il est probable que Biscotte ait également accéléré la cadence pour combler son retard. Quoi qu&#8217;il en soit, quelques coureurs s&#8217;intercalent rapidement entre nous peu après avoir quitté le ravitaillement. J&#8217;arrive tout de même à me maintenir plus ou moins à distance.</p>
<p>Nous foulons à nouveau une longue portion de route. A un moment, je pense rattraper mon compère et lui lance même un : « J&#8217;arrive ! » conquérant mais mes paroles resteront vaines. Impossible de revenir sur la Biscotte. Y a pas à tortiller, l&#8217;est trop fort pour moi.</p>
<p>Nous quittons la route pour un chemin que je ferai en partie en compagnie … d&#8217;un camion 4&#215;4 ! Ce nouveau compagnon de route m&#8217;a rattrapé dans la pente. Tandis qu&#8217;il grignotait peu à peu du terrain sur moi et que je voyais sa calandre se rapprocher inéluctablement, je ne pouvais m&#8217;empêcher de revoir quelques scènes de « Duel » (un film de suspense réalisé en 1971 par Steven Spielberg). Peu enclin à jouer le rôle du poursuivi, je me suis rangé sur le côté pour le laisser passer. Le chemin n&#8217;était pas assez large pour passer de front.</p>
<p>Je ne resterai pas longtemps derrière. Je le rattraperai dès lors que la pente s&#8217;adoucira. Le conducteur aura la sympathique idée de s&#8217;arrêter pour me laisser passer. Au diable Spielberg, précéder ce compagnon sur quatre roues a au moins l&#8217;avantage de me soustraire à ses gaz d&#8217;échappements.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/08/07/le-grand-duc-2011/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Après avoir longuement cheminé dans les bois, l&#8217;espace se dégage en pénétrant dans le Vallon de Marcieu. L&#8217;endroit est de toute beauté. C&#8217;est un alpage suspendu étiré en longueur, fermé par le Col de Bellefont à son extrémité sud (quand je pense que nous étions de l&#8217;autre côté du col il y a quelques heures !) et encadré par les crêtes des Lances de Malissard et de l&#8217;Alpette. Il faudra vraiment que je fasse découvrir l&#8217;endroit à ma petite famille. Cheminer en ces lieux est incroyablement apaisant.</p>
<p>Si cet espace dégagé est un régal pour les yeux, il l&#8217;est beaucoup moins pour se protéger de l&#8217;ardeur du soleil. Il fait chaud et cette chaleur semble encore accentuée par les masses rocheuses qui bordent l&#8217;alpage. Je remonte lentement le vallon en marchant. Quelques coureurs sont disséminés au loin devant moi et matérialisent ce qui sera bientôt mon passage. D&#8217;autres me suivent encore loin derrière. Un sursaut d&#8217;orgueil me pousse à trottiner par moment pour garder ma position mais j&#8217;ai bien du mal à trouver la motivation nécessaire pour le faire.</p>
<p>Le ravitaillement est vraiment le bienvenu. Je prends le temps de me tartiner les pieds avec de la Nok. Je commençais à avoir un poil chaud au niveau de la plante des pieds et j&#8217;avais peur de découvrir un début d&#8217;ampoule. Et bien non, rien … pas le moindre petit échauffement. Une vraie peau de bébé, la crasse en plus. Biscotte m&#8217;ayant à nouveau abandonné, je me console comme je peux en tombant dans la réserve de fromage. Elle se laisse bien manger la production locale. Je ne traine quand même pas trop pour éviter les railleries de mes petits camarades. Ils connaissent mon point faible les bougres et puis je ne voudrais quand même pas me faire rattraper par le troisième larron.</p>
<p>En quittant le ravitaillement, je m&#8217;attendais vraiment à voir apparaitre la bouille de l&#8217;ami Tazounet, mais non, pas de « Coucou mon poulet ! » en vue. Il doit en chier grave pour ne pas m&#8217;avoir encore rattrapé.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-07.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4899" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h34</strong> : La Dent de Crolles. Sympa pour faire de la luge.</em></p>
<p>Je remonte la bordure Est du vallon le long d&#8217;une sente herbeuse. Arrivé au sommet quelques spectateurs nous encouragent. Je jette un dernier regard sur le Vallon de Marcieu avant de quitter les lieux à regret et de basculer côté vallée.</p>
<p>Des regrets bien vite oubliés car la vue qui s&#8217;offre maintenant à nous est saisissante. La plaine s&#8217;étale à nos pieds quelques 1500 m plus bas et au-delà c&#8217;est toute la chaine de Belledonne que l&#8217;on découvre dans un large panoramique. Au nord-est, le Mont Blanc rompt brusquement la ligne d&#8217;horizon et se détache très nettement, impressionnante masse blanche sur un aplat de ciel bleu.</p>
<p>Après avoir contourné un éperon rocheux, une traversée horizontale nous amène au sommet d&#8217;un vaste cirque rocheux particulièrement escarpé, dominé par de hautes falaises. Le passage de l&#8217;Aulp du Seuil est un choc visuel, une claque à laquelle je n&#8217;étais pas préparé. Voir l&#8217;Aulp et mourir. Ouais, bon, c&#8217;est façon de parler, il n&#8217;y a pas urgence. Du haut du promontoire sur lequel je chemine, je peux suivre facilement du regard le sentier qui dévale en lacets en contrebas. Purée, ça c&#8217;est de la descente !</p>
<p>Un coureur me tire de ma contemplation. J&#8217;ai la surprise de découvrir Louis. J&#8217;avais fait un bon bout de chemin avec lui au Grand Raid 73. Le monde est petit. Une dernière photo et je m&#8217;élance à sa suite histoire d&#8217;échanger quelques mots.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-08.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4900" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h53</strong> : La chaine de Belledonne depuis le Bec Charvet. Vue imprenable, faut dire qu&#8217;il y a un beau trou de 700m juste devant.</em></p>
<p>La descente est du genre raide et le sentier caillouteux. On pourrait même le qualifier de poussiéreux par endroit. Ambiance chaude à souhait : peu d&#8217;ombre, soleil généreux, il ne manque plus que le chant des cigales. Ce n&#8217;est pas le lieu idéal pour dérouler tranquillement ses longues guiboles. Je suis obligé de me retenir dans la pente et mes quadriceps renâclent à la tâche. Quelques randonneurs progressent lentement dans le sens de la montée. Ils ont mal choisi leur jour s&#8217;ils souhaitaient se balader tranquillement ! La plupart s&#8217;immobilisent sur le côté pour nous laisser passer avec un petit mot d&#8217;encouragement, d&#8217;autres poursuivent leur route, les yeux rivés sur leurs chaussures. La conséquence probable de la fatigue accumulée dans cette montée exigeante à moins que ce ne soit tout simplement la lassitude devant un tel défilé de coureurs.</p>
<p>Après la beauté majestueuse du cirque rocheux de l&#8217;Aulp du Seuil, le retour à Saint-hilaire sur un chemin blanc parait bien fade pourtant ce long cheminement parallèle à la la ligne de crêtes, en contrebas des Rochers de Bellefont n&#8217;est pas désagréable et il nous offre par moment de beaux points de vue. La chaleur par contre se fait de plus en plus présente, écrasante, devrais-je dire, et je dois négocier âprement avec moi-même pour continuer à courir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-09.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4901" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h53</strong> : Chamechaude depuis le Bec Charvet.</em></p>
<p>Je ne suis pas fâché d&#8217;arriver à Saint-hilaire. Il y a pas mal de monde sur le site d&#8217;arrivée. Le passage de relais maintient une certaine effervescence. Des spectateurs sont allongés dans l&#8217;herbe sur la petite butte qui jouxte le bâtiment de l&#8217;office du tourisme et l&#8217;arche d&#8217;arrivée. Je m&#8217;efforce de courir sur la dernière centaine de mètres mais c&#8217;est vraiment pour faire bonne figure. La chaleur me fait perdre tout mes moyens.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas la grande euphorie devant la table du ravitaillement, il n&#8217;y a pas grand chose à manger ou tout du moins rien qui ne me fasse vraiment envie mais bon il faudra faire avec et se forcer un peu. J&#8217;avale quelques trucs sans conviction. Qu&#8217;est-ce que je pourrais bien mettre sur ma tranche de pain ? Et puis je me réfugie bien vite sous le barnum installé à proximité pour le repas de fin de course. Au moins, j&#8217;échapperai à la morsure du soleil le temps de me tartiner abondamment les petons.</p>
<p>De retour à la table de ravitaillement, je tombe nez à nez avec un lecteur assidu de mon blog en la personne de Cyrion, un coureur rencontré il y a quelques semaines sur le parcours du Lyon Urban Trail. Monsieur est accompagné de madame, également lectrice de mes récits, dont je retiendrai facilement le prénom, Céline, puisque c&#8217;est également celui de ma sœur. Les deux tourtereaux s&#8217;essaient au trail long dans la joie et la bonne humeur. Je ne suis pas sûr qu&#8217;ils aient effectué le meilleur choix pour une première dans le genre vue la réputation du Grand Duc mais il faut reconnaître que ce serait tout de même dommage de ne pas participer à la balade quand on habite en Chartreuse. Chacun son rythme, Cyrion quitte en premier le ravitaillement, je partirai avec Céline quelques instants plus tard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-16.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4931" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h47</strong> : L&#8217;Emeindras.</em></p>
<h2>Saint-hilaire – Le Sappey-en-Chartreuse</h2>
<h3>Saint-hilaire : 11h49</h3>
<p>Les choses s&#8217;avèrent difficiles pour moi dès la première pente. Je n&#8217;ai rien dans les jambes mais alors rien de rien à croire que j&#8217;ai du plomb dans les chaussures ! Céline est dans mes pas, juste derrière moi. De toute évidence elle ronge son frein et ne serait pas contre une allure un poil plus rapide. Elle a la délicatesse de ménager mon orgueil de mâle compétiteur jusqu&#8217;à un petit replat puis elle prend la tête des opérations. « Bon, ben on se retrouve plus tard &#8230; ». Après avoir marmonné la réponse la plus intelligente que mon esprit fatigué puisse concevoir à ce moment clé : « Ben ouais &#8230; », nous avons poursuivi notre chemin chacun à notre rythme. Vu l&#8217;écart qui s&#8217;est rapidement creusé entre nous, il est clair qu&#8217;elle m&#8217;avait sacrément ménagé !</p>
<p>Je m&#8217;imaginais déjà gravir le Bec Charvet, prochaine difficulté du jour. C&#8217;était loin d&#8217;être aussi simple, il nous fallait déjà redescendre sur la commune de Saint-Pancrasse et franchir le ravin de la Gorgette avant de débuter l&#8217;ascension à proprement parlé. Je ne suis pas loin d&#8217;être cuit à point mais d&#8217;autres le sont tout autant. J&#8217;ai rattrapé Cyrion en route. Il est fâché avec son genou et c&#8217;est d&#8217;autant plus frustrant pour lui qu&#8217;il est loin d&#8217;avoir atteint mon degré de cuisson. J&#8217;ai beau compatir sur son sort, je ne peux pas grand chose pour lui sinon l&#8217;encourager et espérer que la douleur ne soit que passagère. « Bon, ben on se retrouve plus tard &#8230; ».</p>
<p>Après quelques bons coups de culs dans les bois, le sentier rejoint la départementale. C&#8217;est par la route que nous rejoindrons le Col du Coq. Je pense avoir laissé mes dernière forces sur ces quelques centaines de mètres de bitume surchauffé. Il y a beaucoup de voitures garées par ici. Ce n&#8217;est pas étonnant, l&#8217;endroit semble être une base de départ idéale pour partir en balade au pied de la Dent de Crolles. Je me retournerai plusieurs fois pour admirer sa masse imposante. Finalement, en cherchant bien, elle a quand même du bon cette portion de route.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-17.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4932" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h52</strong> : Chamechaude.</em></p>
<p>Il y a un ravitaillement peu après avoir quitté la route en haut du col routier. C&#8217;est la bérézina. Les quelques aliments pré-coupés mis à la disposition des coureurs ont un peu transpiré sous l&#8217;ardeur du soleil. Je jette mon dévolu sur une pomme encore épargnée d&#8217;un découpage en règle. C&#8217;est bien la première fois que j&#8217;avale la totalité d&#8217;une pomme à un ravitaillement !</p>
<p>De toute évidence, le Col du Coq est également un point de départ pour les promenades dominicales au Bec Charvet. Ils étaient toute une tribu à me coller aux basquettes dans la montée. Les bougres, ils n&#8217;allaient pas bien vite mais c&#8217;était encore trop pour moi. J&#8217;en ai laissé passer une partie l&#8217;air résigné. Je ne devais pas avoir l&#8217;air très frais, tant et si bien que l&#8217;un deux s&#8217;est excusé de devoir me passer devant. La loose. Comment voulez-vous que mon égo s&#8217;en remette ?</p>
<p>Je suis arrivé au Bec Charvet sans trop savoir comment, en marchant probablement, mais j&#8217;aurais pu tout aussi bien rampé. Un bénévole m&#8217;accueille au sommet et m&#8217;invite à ne pas trop m&#8217;approcher du bord. Il n&#8217;a pas tort, la descente a l&#8217;air plutôt rapide de ce côté ! 700 m d&#8217;à pic, ça vous calme un homme. Je préfère la version longue en suivant la crête comme le prévoit la suite du programme. La vue est magnifique d&#8217;ici. La chaine de Belledonne est toujours au programme bien entendu mais également une vue imprenable sur Chamechaude, le plus haut sommet du massif. Il est 14h53.</p>
<p>D&#8217;après le bénévole, il faut compter 1h30 pour arriver au Sappey et la barrière horaire est à 16h30. En ne trainant pas en route, je devrais pouvoir arriver avant la limite fatidique mais je serai arrêté à coup sûr à la suivante calculée au plus juste. J&#8217;en avais parlé avec Céline à Saint-Hilaire : pour avoir une chance de passer, c&#8217;est à 16h qu&#8217;il faudrait arriver au Sappey. Autant dire que c&#8217;est mort de chez mort …</p>
<p>Dès lors, j&#8217;avoue avoir bien du mal à me motiver. A quoi bon se déchirer, se mettre en vrac pour être à coup sûr stoppé avant la fin de la course ? Autant se ménager pour l&#8217;UTMB, mon véritable objectif de l&#8217;année avec la LyonSaintéLyon.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-10.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4902" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h55</strong> : Le Grand Som.</em></p>
<p>La descente du Bec Charvet se fait dans les bois en longeant le bord de la falaise. Le sentier relativement pentu par endroit, serpente entre les arbres ce qui lui confère un aspect ludique certain. Cela me désole de ne pouvoir l&#8217;apprécier physiquement à sa juste valeur. Je suis cuit de chez cuit sur les deux faces, à la limite du coup de chaud. Tant et si bien que je suis contraint de m&#8217;arrêter à mi-pente sur le bord du sentier pour reprendre des forces.</p>
<p>Assis confortablement, le dos appuyé contre un arbre, je profite de l&#8217;occasion pour déguster pour la première fois une barre Mulebar dans sa version maxi coupe faim de 65g ! Depuis le temps que j&#8217;en entend parlé par Guillaume sur Facebook. Voyons voir … Parfum Mango Tango. Quelques images sensuelles de Tango argentin me viennent à l&#8217;esprit. Alléchant. L&#8217;aspect, une fois l&#8217;emballage enlevé, l&#8217;est un peu moins mais je m&#8217;en fous, je ne compte pas l&#8217;exposer dans mon salon. La consistance est plutôt moelleuse mais vue la chaleur, le contraire serait étonnant. Première bouchée. Une explosion de saveurs réveille mes papilles. Et bien purée, ça décoiffe ! Pour être honnête, ça ne restera pas comme ma meilleure expérience gustative … Le goût est un peu trop prononcé pour moi. Vous allez me dire, les goûts et les coureurs … Mais pourquoi avoir fait une barre si grosse ? J&#8217;ai mis un de ces temps pour l&#8217;avaler ! Allez, la prochaine fois, j&#8217;essaie la Hunza Nut.</p>
<p>J&#8217;ai repris la route à peine requinqué. Le passage de l&#8217;Emeindras est à nouveau un régal avec la vue sur Chamechaude et sur le Grand Som au loin. La suite est moins enthousiasmante. La fatigue se fait sentir à nouveau et je marche longuement sur un large chemin blanc jusqu&#8217;à ce qu&#8217;un coureur me double en m&#8217;invitant à le suivre. Je lui emboite le pas. Hello Gérald, c&#8217;était sympa d&#8217;avoir fait un bout de chemin ensemble en papotant. Le temps a passé plus vite grâce à toi.</p>
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<h2>Péripétie Post-Course</h2>
<h3>Sappey en Chartreuse : 16h52</h3>
<p>Après un petit détour (nous avons loupé un embranchement), nous arrivons au ravitaillement du Sappey avec 20 minutes de retard sur la barrière horaire. La balade s&#8217;arrête là. Ce n&#8217;est pas encore cette année que je viendrai à bout du Grand Duc. Je ne vais pas en perdre le sourire pour autant. L&#8217;objectif était de faire un peu de volume pour l&#8217;UTMB et de ce côté-là ce n&#8217;est pas si mal : 53 km et 3250 m de D+. Et pour le reste, le weekend est une pleine réussite.</p>
<p>Deux autres coureurs ont également été arrêtés à la barrière horaire et nous serons bientôt rejoints par Cyrion. J&#8217;ai la surprise de découvrir qu&#8217;aucune navette n&#8217;a été prévue par l&#8217;organisation pour le rapatriement des coureurs. « Faites du stop, il y a beaucoup de relais qui retourne à Saint-Hilaire &#8230; ». Ouais, un peu léger de leur part tout de même. Mais je ne suis pas rancunier car nous n&#8217;avons pas eu à pâtir de ce manque. Nous avons de la chance, Cyrion habite au Sappey et il s&#8217;est proposé gentiment pour nous ramener à Saint-Hilaire. Bien sympa ce trajet avec des copains d&#8217;infortune qui ont su garder toute leur bonne humeur.</p>
<p>Nous retrouvons Tazounet à Saint-Hilaire. Le bougre, il m&#8217;a envoyé un sms dans l&#8217;après-midi pour m&#8217;annoncer qu&#8217;il s&#8217;apprêtait à faire une petite sieste ! Il s&#8217;est arrêté à Saint-Hilaire à l&#8217;issue de la première boucle. Ah la la ! ils sont pas bien résistants ces p&#8217;tits jeunes … La fin de l&#8217;après-midi se terminera avec les copains à papoter, boire des bières et manger. Bref, nous entamons une saine récupération.</p>
<p>Notre héros du jour, Biscotte, arrivera dans la soirée après 16h26 de course. Un grand bravo à lui, il a assuré comme un chef et pour le deuxième fois sur les terres du Grand Duc.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-11.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4903" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>18h19</strong> : Petite pause devant le stand Running Conseil pour tailler la bavette avec Arnaud.</em></p>
<p>L&#8217;histoire pourrait s&#8217;arrêter là, avec le retour paisible de trois coureurs dans leur foyer respectif. Il en sera bien autrement. Alors que Biscotte sort de la douche torse nu, nous découvrons avec stupeur que son dos est couvert en grande partie de cloques qui suintent. L&#8217;animal s&#8217;est brulé au deuxième degré sur une bonne partie du dos par le simple frottement du sac ! Le plus étonnant, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;a pas mal, tout juste une sensation de démangeaison. Je l&#8217;invite malgré tout à prendre conseil auprès des secouristes.</p>
<p>La brûlure peut être considérée comme grave dès lors que son étendue dépasse la taille de la paume. Un risque d&#8217;infection est toujours à craindre. Les secouristes préfèrent ne pas prendre de risque : Biscotte doit se rendre à l&#8217;Hôpital pour y être examiné. Les pompiers seront là dans peu de temps pour le prendre en charge. Habituellement, monsieur fait appel à mes services pour que je lui colle des bandes d&#8217;Elastoplaste préventives dans le dos mais forcément en se levant au dernier moment … En attendant, monsieur est puni, pas le droit de manger, c&#8217;est le protocole et dieu sait qu&#8217;il a faim après cette longue balade dominicale.</p>
<p>Les pompiers sont arrivés. Efficacité, professionnalisme, chacun son rôle. Biscotte est soumis à un petit quizz pour évaluer son niveau de conscience … « Quel jour sommes-nous ? », « Vous voyez combien de doigts ? ». Des trucs vachement durs quand on vient de se taper un Grand Duc. Mais il est fort la Biscotte, il n&#8217;a pas fait sa loose, du tout bon à chaque question. Du 100 % de réussite. Mention très bien. Vous pensez, il n&#8217;est pas encore né le volatile qui entamera ses capacités. D&#8217;ailleurs, ses constantes vitales sont excellentes (tension artérielle, température, fréquence cardiaque …) et il ne souffre pas le moins du monde si ce n&#8217;est de la faim et d&#8217;être privé d&#8217;une bonne bière. Mais, la prudence est de mise … Biscotte est placé sur le ventre sur un brancard dans une coquille gonflable pour son transfert à l&#8217;Hôpital Nord.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td align="left"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-12.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4904" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-12.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-13.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4905" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="left">Tazounet.</td>
<td align="right">Biscotte.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous suivrons le véhicule des secours dans le Tazmobile. Ce n&#8217;était pas gagné car ils sont autorisés à prendre quelques libertés avec le code de la route. A mi parcours, le véhicule s&#8217;arrête sur le bas côté. Rien ne se passe durant un long moment. Nous ne sommes pas vraiment inquiets mais bon sang qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils peuvent bien foutre ! La porte latérale s&#8217;ouvre, deux personnes descendent dans la nuit. Un des pompiers s&#8217;approche de nous … « Rien de grave, simple pause pipi ! ». Un truc est sûr, il ne souffre pas de déshydratation la Biscotte …</p>
<p>Il règne une effervescence tranquille aux urgences de l&#8217;Hôpital Nord. De toute évidence, certains cas sont beaucoup plus inquiétants que le dos de notre Biscotte. Il y a en particulier un cycliste encore en tenue étendu sur une civière. Il transpire à grosses gouttes et ne semble vraiment pas dans son assiette mais ce qui m&#8217;interpelle vraiment, c&#8217;est qu&#8217;il continue à mouliner inlassablement avec les jambes sur un pédalier imaginaire comme si sa vie en dépendait … Purée, ça fait peur !</p>
<p>C&#8217;est le tour de Biscotte d&#8217;être pris en charge. Rien de grave, c&#8217;est confirmé. Monsieur s&#8217;en tire avec un gros pansement et l&#8217;interdiction de s&#8217;exposer au soleil pendant une année. Ce n&#8217;est pas le truc qui a dû bien le gêner au TOE qu&#8217;il vient également de boucler avec succès. Je vous jure, il nous les fera toutes la Biscotte !</p>
<p>Après ce petit intermède hospitalier, nous allons enfin pouvoir rentrer dans nos pénates. Tazounet et Biscotte à l&#8217;avant du Camping-car et moi affalé une bonne partie du trajet sur une couchette. Je tombais de sommeil. Je suis probablement en train de rêver. Un jour, moi aussi, je franchirai la ligne d&#8217;arrivée du Grand Duc.</p>
<p>Merci pour ce bon weekend.</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 11h50&#8217;35&#8243;<br />
Distance : 53 km (arrêt à la barrière horaire du Sappey)<br />
D+ : 3250 m</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-15.jpg" rel="lightbox[4883]" target="_blank" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4907" title="Le Grand Duc de Chartreuse 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/le-grand-duc-2011-15.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le T-Shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.grandduc.fr/" target="_blank">Le Grand Duc de Chartreuse</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url('https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif') no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/GrandDucDeChartreuse2011?authuser=0&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh6.googleusercontent.com/-YP6ZHNoghfs/TjCA3-ZHYaE/AAAAAAAAIjU/DlDO6aGsK9s/s160-c/GrandDucDeChartreuse2011.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/GrandDucDeChartreuse2011?authuser=0&amp;feat=embedwebsite">Grand Duc de Chartreuse 2011</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-4883"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F08%2F07%2Fle-grand-duc-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Duc%2C+le+26+juin+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F08%2F07%2Fle-grand-duc-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F08%2F07%2Fle-grand-duc-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Duc%2C+le+26+juin+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F08%2F07%2Fle-grand-duc-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Duc%2C+le+26+juin+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Le Grand Raid 73, le 21 mai 2011</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 16:09:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Raid 73]]></category>

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		<description><![CDATA[Hé bien, elle m&#8217;aura fait mal aux guiboles celle-ci ! J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être passé dans un concasseur. J&#8217;ai une pensée toute particulière pour mes cuisses et mes mollets meurtris. Mes bras ont également soufferts et se rappellent régulièrement à mon bon souvenir, l&#8217;effet bâtons sans doute à moins que ce ne soit le port du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4122" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/grand-raid-73-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Hé bien, elle m&#8217;aura fait mal aux guiboles celle-ci ! J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être passé dans un concasseur. J&#8217;ai une pensée toute particulière pour mes cuisses et mes mollets meurtris. Mes bras ont également soufferts et se rappellent régulièrement à mon bon souvenir, l&#8217;effet bâtons sans doute à moins que ce ne soit le port du sac à dos tout simplement. Rien de bien méchant, de simples courbatures, la résultante d&#8217;une multitude de fibres musculaires malmenées, un souvenir des Bauges parmi tant d&#8217;autres.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-01.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4754" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>6:35</strong> : La Roche du Guet.</em></p>
<p>C&#8217;est quoi le Grand Raid 73 ? C&#8217;est un trail long qui se déroule chaque année dans le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges. 73 km à parcourir et 5000 m de dénivelé positif annoncé. Autrement dit ça monte beaucoup, ça descend tout autant et les quelques portions plates du parcours sont à ranger aux rayons des raretés incongrues. Sans atteindre le ratio distance/dénivelé d&#8217;une Montagn&#8217;Hard (un must en la matière), le Grand Raid 73 est à classer sans aucun doute dans la rubrique des trails montagnards. Certains argueront que cela reste de la montagne à vaches. Vu de mon œil de citadin, elles sont rudement grosses les vaches dans les Bauges !</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;ami Biscotte qui m&#8217;a fait découvrir cette sympathique balade. Il avait participé à l&#8217;édition 2009 pour se préparer à la Montagn&#8217;Hard (ça ne s&#8217;invente pas). Faut croire que l&#8217;idée ne fut pas mauvaise puisqu&#8217;il termina cette dernière avec succès tandis que votre serviteur se ramassait joyeusement la gueule en pliant bagage à la Balme après avoir tout de même avalé la bagatelle de 69 km et 6600 m de D+. Sont pas humains les organisateurs d&#8217;ultra, je vous le dis moi.</p>
<p>Je ne me sens pas vraiment prêt à affronter cette débauche de dénivelé. Les 24h de Saint-Fons ont été bien difficiles à caser dans mon agenda et n&#8217;ont pas facilité ma préparation mais bon, l&#8217;envie était plus forte que la raison. Et puis il y a eu ces douleurs dans le genou droit qui m&#8217;ont contraint à un moindre volume et à des séances de footing tranquilles. Aucune séance de qualité ou presque. Séances en côte, relance, seuil … rien nada. Mes seules sorties réellement longues furent une randonnée VTT de 4h20 avec compère Tazounet et une séance de rando course à la Dent de Vaulion chez nos voisins Suisses (5h40). Pour le reste il faut bien l&#8217;avouer, ce fut un peu la misère.</p>
<p><span id="more-4741"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-profil.gif" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011 Le profil"><img class="alignnone size-full wp-image-4797" title="Grand Raid 73 2011 Le profil" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-profil.gif" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le profil de la course.</em></p>
<p>Cruet n&#8217;est pas bien loin de Lyon. Histoire de faire quelques économies, nous n&#8217;avons pas réservé d&#8217;hébergement sur place. De prime abord, l&#8217;idée semblait bonne mais j&#8217;ai eu quelques doutes sur le choix retenu quand mon réveil a sonné vers 1h30 ! Me voilà souffrant. J&#8217;ai tous les symptômes d&#8217;une bonne endorectocéphalie. Tout cela reste bien sûr très imaginaire, je n&#8217;ai pas la souplesse ni la capacité d&#8217;intromission requise. Biscotte sera notre chauffeur du jour et Sanggi le second passager. Ce dernier semble le plus réveillé du trio, il s&#8217;est échauffé les synapses en venant au point de rendez-vous en vélo&#8217;v.</p>
<p>Nous arrivons à Cruet à l&#8217;heure prévue malgré une petite hésitation. Un poil trop tôt selon Biscotte, un poil trop tard selon moi car je n&#8217;aime pas être bousculé et j&#8217;aurais aimé pouvoir profiter du café offert par l&#8217;organisateur pour lutter contre les symptômes précités. Le retrait des dossards est effectué à vitesse grand V. Je récupère le t-shirt Craft sans manche offert en cadeau et nous retournons sur le parking pour nous préparer. Il s&#8217;agit ne pas traîner, l&#8217;homme au micro se fait pressant et nous invite à nous rendre au plus vite dans le sas de départ. Il fait plutôt doux, un t-shirt suffira amplement à mon bonheur, pas besoin des manchons.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_60"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_60" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=60" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_60"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.2,FFFFFF,0.2&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|17.8 km|35.5 km|53.3 km|71 km|1:|0 m|400 m|800 m|1200 m|1600 m|2000 m&#038;chd=s:LMMPYgjhlkffabefdlnmtvmjlslfdddiow51wqoqrtorvlZPML&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /></p>
<p>L&#8217;attente dans le sas sera de courte durée. Il fait encore nuit (le départ est à 5h). Des fumigènes ont été allumés de part et d&#8217;autre de l&#8217;arche de départ. Des reflets rougeoyants éclairent le visage blafard des coureurs qui m&#8217;entourent. La musique s&#8217;est tue,  remplacée par nos applaudissements le temps d&#8217;un hommage à Werner Schweizer récemment décédé. Des suites d&#8217;une longue maladie comme ils disent. Quand je pense que nous l&#8217;avons croisé il y a peu au trail des 3 Châteaux &#8230;<br />
Et puis la musique retentit à nouveau et c&#8217;est le décompte avant le lâché des fauves.</p>
<h2>Cruet &#8211; La Thuile.</h2>
<h3>19,5 km,  D+ 1621 m, D- 1116 m<br />
Temps de pause au ravitaillement : 14 minutes</h3>
<p>On commence tranquillement sur un chemin large à travers les vignes. C&#8217;est plat ou presque (ça ne l&#8217;est jamais totalement dans le coin), ce qui nous permet un échauffement tout en douceur.</p>
<p>Bibi Fricotin fait du trail. Probablement par masochisme, j&#8217;ai fait l&#8217;acquisition d&#8217;un RS800 avec tout plein de capteurs pour me rappeler en permanence que je n&#8217;ai pas le moindre gène commun avec un Killian. Pour une fois, j&#8217;ai pensé à allumer le GPS avant le départ mais j&#8217;ai oublié de déclencher la montre. Facile, suffit d&#8217;appuyer sur le bouton rouge &#8230; Biiiip ! Voulez-vous calibrer l&#8217;altitude ? Heu, ben non, vu ton prix, je te laisse faire, faut pas déconner. Biiiip ! Vérifiez capteur Wearlink. Humm &#8230; ça ne va pas être facile, il est chez moi dans les profondeurs d&#8217;un tiroir. Biiiip ! Vérifiez capteur S3. A ben zut, j&#8217;ai dû me tromper d&#8217;exercice. Je voulais utiliser celui avec le GPS G3 … Et c&#8217;est reparti pour une salve de bips, la tête dans le guidon, enfin le nez sur la montre pour y voir quelque chose dans la pénombre jusqu&#8217;à ce que Biscotte s&#8217;inquiète pour ses oreilles délicates et se tourne vers moi. « Mais c&#8217;est toi qui bipe ? ».</p>
<p>Ce petit exercice mental terminé, je peux me consacrer pleinement à mon environnement. Hum, c&#8217;est curieux ces loupiotes qui progressent en parallèle dans les vignes un peu plus haut. Purée, j&#8217;hallucine. Les mecs sont en train de couper tout droit pour éviter un petit crochet dans le pentu. Ben merde alors, quand y a de la gêne y&#8217;a pas d&#8217;plaisir ! C&#8217;est pas possible, ils sont miros de chez miros pour avoir loupé la trace … Remarquez, avec le recul, je me demande si ce n&#8217;est pas la grosse majorité du troupeau qui s&#8217;est gaufré. L&#8217;effet moutons de Panurge a vite fait de vous jouer un tour. Passons.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-02.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4755" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h35</strong> : Le Pic de la Sauge. Enfin, il me semble &#8230;</em></p>
<p>Je suis content, les sensations sont bonnes, les jambes répondent bien. Pour Biscotte c&#8217;est un peu moins le cas. Il a fait des folies de son corps la semaine dernière, de sombres histoires de haies à tailler, de flexions trop répétées. Résultat : une petite contracture qui se fait un peu sentir dans les descentes. « Je ne sais pas ce que ça va donner. Pas sûr que je finisse. On verra bien &#8230; ». Je commençais presque à entrevoir la possibilité d&#8217;un petit maravage des familles dans les rues de Cruet en fin de journée ou tout du moins une inversion des rôles habituels : Biscotte qui galope devant et Arthur qui pédale dans la semoule derrière. Attention, que les choses soient claires, je ne me réjouirai jamais de la blessure ou de l&#8217;abandon de mon compère. Mais une petite défaillance par-ci par-là pour équilibrer les niveaux … ça je dis pas.</p>
<p>Tu parles, l&#8217;aura pas duré longtemps la contracture. Dès les premiers lacets pour monter à la Roche du Guet, elle s&#8217;est évaporée comme par miracle et la Biscotte aussi. Oh, j&#8217;ai bien remarqué que monsieur trépignait depuis un moment. Le groupe qui nous devançait ne montrait pas beaucoup de velléité à raccrocher aux wagons précédents et la longue colonne de coureurs s&#8217;était quelque peu étirée devant nous. Jusqu&#8217;alors, la monotrace étroite interdisait tout dépassement, mais à la première occasion, Biscotte s&#8217;est empressé de doubler tout ce petit monde. J&#8217;ai loupé le coche, il faut dire que je trépignais beaucoup moins.</p>
<p>Parlons-en des lacets. Dré dans le pentu qu&#8217;ils disaient … On m&#8217;aurait menti ? En fait, les lacets Baujus existent bel et bien. Notre sentier s&#8217;accroche à la pente et trace une ligne étroite et sinueuse à travers la végétation dense. Cela dit, lacet ou pas, ça grimpe quand même pas mal : une bonne mise en jambe de 840m de D+ pour absorber la première bosse. La pente s&#8217;est adoucie, mes pieds quittent le sentier en terre battue et je progresse maintenant sur le sol torturé d&#8217;un lapiaz. Une brèche dans la végétation me dévoile la vue sur la vallée de Montmélian. Au-delà, les sommets enneigés s&#8217;illuminent sous la lumière du soleil levant. Le ciel est bleu, seul un ou deux longs filaments laiteux  témoignent du transit aérien. Je suis à la Roche du Guet et purée je ne regrette pas d&#8217;être là.</p>
<p>J&#8217;ai oublié de me tartiner de crème solaire ce matin. J&#8217;ai de la chance, une grande partie du parcours s&#8217;effectue en sous-bois, à l&#8217;abri de l&#8217;ardeur du soleil. Avec un peu de chance, je ne cousinerai pas avec les écrevisses ce soir. Dans la descente du Montgelas, des portions du chemins sont recouvertes en abondance par les feuilles. Elles masquent les pièges du terrain et je glisse un peu par moment. Malgré un soupçon de retenue, cela passe plutôt bien et je laisse aller mes grandes guiboles dans la pente.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-03.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4756" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h56</strong> : Ravitaillement de la Thuile.</em></p>
<p>Je n&#8217;avais guère étudié le parcours, m&#8217;étant surtout concentré sur le nombre de « bosses » apparaissant sur le profil. J&#8217;aime bien compter les bosses. En traversant les quelques maisons de Necuidet, je m&#8217;attendais à arriver au ravitaillement mais il me faudra trottiner encore 2 km pour l&#8217;atteindre.</p>
<p>Je retrouve avec surprise l&#8217;ami Biscotte au ravitaillement. Monsieur se passe de la pommade. Ce n&#8217;est pas tant pour flatter son ego que pour se prémunir des frottements, il est sujet aux ampoules. En camarade exemplaire, il me propose de m&#8217;attendre pour que nous reprenions la route ensemble mais je décline son invitation. Si c&#8217;est pour me maraver dès la sortie du ravitaillement autant ne pas perdre son temps et poursuivre chacun à son rythme. Ce n&#8217;est pas bon pour mon mental de winner de voir s&#8217;éloigner au loin ses petits mollets musclés. De toute façon j&#8217;ai fait une belle croix rouge sur mes espérances de sprint en fin de journée.</p>
<p>Je me tartine à mon tour, je fais le plein de la poche à eau et j&#8217;engloutis suffisamment de nourriture pour tenir jusqu&#8217;au prochain ravitaillement solide. Il ne faut pas mégoter, il est situé au 42ème kilomètre autrement dit à des années lumière de ma position actuelle en durée de course. Je n&#8217;ai même pas encore passé le 20ème kilomètre !</p>
<h2>La Thuile &#8211; Côtes Gueulets.</h2>
<h3>34,5 km,  D+ 2959 m, D- 2282 m<br />
Temps de pause au ravitaillement : 4 minutes</h3>
<p>On quitte le ravitaillement en longeant les eaux paisibles du lac de Thuile. Trois bosses nous attendent pour arriver au sommet de la Gallopaz. La première est une bosselette que l&#8217;on avale sans même sans apercevoir mais la seconde est nettement plus piquée des hannetons. On attaque les réjouissances après avoir traversé la route au col de Marocaz. Quelques spectateurs venus soutenir leur champion nous encouragent chaleureusement. Certains d&#8217;entre eux ont probablement repéré les lieux et compatissent … Les « Allez courage les gars, ça va aller &#8230; » semblent alors raisonner comme des « Oh purée les gars, vous allez en chier grave ! ».</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-04.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4757" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h16</strong> : Au Col de la Buffaz.</em></p>
<p>Force est de constater que la notion de « sentier en lacets » n&#8217;a pas atteint cette zone reculée des Bauges. Pourquoi diable s&#8217;emmerder à faire des zig zag quand on peut tracer tout droit ? Quelques passages sont particulièrement velus et je suis littéralement scotché à la pente. Vu l&#8217;insignifiance de cette seconde bosse sur le profil de la course, je n&#8217;ose penser à ce qui m&#8217;attend dans les pentes de la Gallopaz ou du Colombier.</p>
<p>Finalement, nous retrouverons nos amis les lacets dans la montée au Col de la Buffaz en attaquant la troisième bosse. L&#8217;arrivée au col marque notre sortie des bois. Emerger de cet océan de verdure en prenant un peu de hauteur n&#8217;est pas pour me déplaire, je n&#8217;ai rien contre les sous-bois mais il faut reconnaitre que la vue ne porte pas bien loin. Et côté vue, il y a de quoi se griller les pupilles de bonheur dans le coin. La longue montée à découvert qui m&#8217;attend va me donner tout le loisir d&#8217;en profiter.</p>
<p>Une dizaine de coureurs sont dispersés dans la pente au-dessus de moi. Les plus lointains ne sont guère plus gros qu&#8217;une tête d&#8217;épingle. Il fait chaud, le soleil se fait plus présent mais la chaleur n&#8217;est pas étouffante. Je progresse dans la pente à mon rythme, sans forcer mon allure. Le moral est bon, cette portion est tout sauf monotone. Dans mon dos, la vue est la réplique parfaite (enfin l&#8217;original) de la photo affichée sur le site de la course. En contrebas, le Col de la Buffaz est facilement identifiable à sa trouée de verdure. En face, le Grand Roc s&#8217;élève dans la continuité de la ligne de crête. Plus loin, au Nord Est, la masse imposante du Mont Colombier s&#8217;impose au regard. Ignare que je suis quant à la typologie des lieux, je ne l&#8217;ai pas identifié immédiatement et c&#8217;est très bien comme cela. Il me paraissait fort éloigné et je n&#8217;aurais pas aimé lui tourner le dos pour m&#8217;en éloigner davantage.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-05.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4758" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-06.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4759" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>11h17</strong> : La Dent d&#8217;Arclusaz. C&#8217;est vrai qu&#8217;elle a de la gueule.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>11h25</strong> : La montée à la Petite Pointe de la Galoppaz.</em></td>
</tr>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-07.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4760" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-07.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-08.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4761" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>11h40</strong> : Le Mont Margériaz, le Mont de la Buffaz et le Mont Colombier un poil à droite.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>11h40</strong> : C&#8217;est le compère Arclusaz qui va être content &#8230;</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un autre sommet, plus à l&#8217;est, est le sujet de toute mon attention : la dent d&#8217;Arclusaz dont la vue m&#8217;a été chaudement recommandée (avec raison) par Arclusaz lui-même, ça ne s&#8217;invente pas.  C&#8217;est beau, bon sang ce que c&#8217;est beau. J&#8217;atteins le point haut en une heure, ce n&#8217;est guère plus finalement que le temps mis sur la seconde bosse pour arriver à proximité du Chalet Ducrey. Je m&#8217;attendais à plus long en regardant le profil.</p>
<p>La descente par la face sud de la Gallopaz est à classer a la  rubrique « rapide » et « fait mal aux cuisses » ! Encore une fois, la trace ne fait pas dans le chichi, c&#8217;est simple, droit, direct. Comment voulez-vous courir là-dedans sans vous fâcher définitivement avec vos cuisses ? Je m&#8217;efforce de trottiner sans me crisper, en me freinant le moins possible. Les bâtons sont une aide plutôt appréciable. Pour limiter ma prise de vitesse, je réduis un maximum l&#8217;amplitude de mes pas, quitte à augmenter un peu la cadence. Vue du bas, cette pente herbeuse est tout simplement impressionnante, un véritable mur.</p>
<p>Et puis, nous replongeons à nouveau dans les bois … Une portion finalement assez plaisante ou tout du moins reposante avec de bonnes portions courues. Il était grand temps que j&#8217;arrive au ravitaillement des Côtes Gueulets, mon sac me semblait bien léger. Je n&#8217;étais pas loin d&#8217;être à sec. Il m&#8217;aura bien frustré ce ravitaillement. Pensez-vous, un ravitaillement exclusivement en eau. Pas le moindre petit bout de fromage à grignoter. Bon, je sais, c&#8217;était prévu comme cela mais je commençais à avoir vraiment la dalle : il n&#8217;était pas loin d&#8217;être 12h30. Sacré boulot effectué par les deux bénévoles en charge de l&#8217;eau. Ils remplissaient eux-mêmes les poches à eau de chaque coureur …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-09.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4762" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h49</strong> : Descente velue depuis la Pointe de la Galoppaz. 220 m de D- droit dans la pente. Un régal pour les quadris.</em></p>
<p>Quelques participants ont décidé de jeter l&#8217;éponge et attendent assis sagement leur rapatriement.. Ca va, ils n&#8217;ont pas l&#8217;air trop abattus. D&#8217;autres sont encore vifs mais subissent quelques déboires avec leur matériel. J&#8217;ai encore vu un pauvre gars pester en découvrant que sa poche à eau était crevée. Une poche récente pourtant suivant ses dires. Le genre de situation galère en pleine course vous en conviendrez. On ne devrait pas mégoter sur le prix de sa poche à eau. Je suis un adepte de la marque Camelbak et franchement, il n&#8217;y a pas photo sur la qualité du produit.</p>
<h2>Côtes Gueulets &#8211; Aillon.</h2>
<h3>42,5 km,  D+ 3369 m, D- 2817 m<br />
Temps de pause au ravitaillement : 20 minutes</h3>
<p>Après une remontée éprouvante au chalet de la Buffaz (quand je pense que nous en étions si proche en passant au col de la Buffaz tout à l&#8217;heure), nous descendons tranquillement sur Aillon. Enfin tranquillement, c&#8217;est vite dit. Il ne faudrait pas croire que je passe mon temps à marcher et à me goinfrer aux ravitaillements. Non, il m&#8217;arrive de courir ! Certes, je marche dans les côtes (quel que soit le pourcentage de la pente je dois bien l&#8217;avouer) et je ne vais guère plus vite dans les descentes techniques mais dans cette portion qui m&#8217;emmène à Aillon, toutes les conditions sont réunies pour que je puisse courir tout à loisir.</p>
<p>Bon, je dois reconnaître que j&#8217;ai tout de même fait une petite pause en marchant à l&#8217;approche des quelques maison de Penon. Faut dire que nous gambadons maintenant sous un soleil de plomb. Un coureur en profite pour me doubler et m&#8217;encourage à reprendre ma course : « Allez, on ne lâche rien, faut pas jouer avec la barrière horaire &#8230; ». Oh lui, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il me raconte ? Quoi la barrière ? Mes neurones fatigués sont à la peine. Elle est à quelle heure la barrière ??? Oh purée, il est 13h50, tu vas pas me dire qu&#8217;elle est à 14h00 cette p&#8230; de barrière horaire ! Ben si, c&#8217;est bien ce que j&#8217;ai noté sur le profil de la course &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-10.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4763" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h43</strong> : Les quelques maisons de Penon.</em></p>
<p>Purée la claque, c&#8217;est bien la première fois que je suis aussi juste. Ce n&#8217;est vraiment pas bon pour mon égo ces conneries. Le pire, c&#8217;est que je n&#8217;ai vraiment pas l&#8217;impression d&#8217;avoir traîné en route. Je ne comprends pas où j&#8217;ai merdé. Il va sans dire que je repasse immédiatement en mode course.<br />
J&#8217;accélère un peu mais sans trop forcer. Je ne vais quand même pas me mettre à sprinter ! Ce serait un truc à se griller et la balade s&#8217;arrêterait alors tout aussi sûrement à Aillon. La suite de la balade s&#8217;annonce consommatrice d&#8217;énergie :  le Mont Colombier se dresse devant moi de toute sa hauteur. Hé ben, c&#8217;est là-haut qu&#8217;on monte ?</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement avec une légère inquiétude, je suis à la bourre de quelques minutes. Un bénévole m&#8217;annonce que la barrière horaire a été allongée de 15 minutes et que nous aurons peut-être encore 15 minutes supplémentaires. Pffft … Ca va, j&#8217;ai un peu de marge. C&#8217;est parti : atelier nok, remplissage de la poche à eau … et subitement j&#8217;ai un bon gros coup de chaud, la tête tourne un peu et je m&#8217;empresse d&#8217;aller m&#8217;asseoir à l&#8217;abri du soleil. Voilà ce que c&#8217;est de s&#8217;agiter sous le cagnard. Hé là, je ne vais quand même pas faire un malaise ! C&#8217;est quoi ce bordel ? Non, fausse alerte. Une bénévole s&#8217;enquiert de mes besoins et m&#8217;apporte de la soupe. C&#8217;est bon de se faire dorloter. Du coup, j&#8217;en reprendrai un bol … Je complète mon repas avec un peu de fromage, des Tucs et des quartiers de pomme. J&#8217;ai le ventre plein, je suis repu.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-11.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4764" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h16</strong> : Le ravitaillement d&#8217;Aillon.</em></p>
<p>Nombreux sont les coureurs à avoir abandonné à Aillon, sans doute la perspective d&#8217;une longue montée au Mont Colombier sous le cagnard. J&#8217;ai échappé à l&#8217;échafaud, ce n&#8217;est pas pour succomber à l&#8217;attrait d&#8217;une sieste. Un bénévole annonce qu&#8217;il reste une place disponible dans le minicar qui s&#8217;apprête à rentrer sur Cruet. Je m&#8217;empresse de quitter les lieux, il y a des tentations auxquelles il ne faut pas être confronté trop longtemps.</p>
<h2>Aillon &#8211; Mont Pelat.</h2>
<h3>60 km,  D+ 4865 m, D- 3744 m<br />
Temps de pause au ravitaillement : 6 minutes</h3>
<p>Biscotte m&#8217;a appelé pour prendre de mes nouvelles. Hé bien, je suis toujours en course, j&#8217;ai encore mes deux jambes et ma tête pour les faire avancer. Ca devrait le faire, non ?</p>
<p>Le parcours longe un moment la route sur un chemin blanc. J&#8217;ai rattrapé un groupe de coureurs (enfin de marcheurs) avec qui je chemine un moment. L&#8217;un deux a rebroussé chemin dans la montée au Colombier pour redescendre au ravitaillement et abandonner. Finalement il a changé d&#8217;avis en rencontrant ses compagnons et il a décidé de poursuivre avec eux. Comme quoi, il suffit de pas grand chose. J&#8217;ai quitté tout ce petit monde, j&#8217;étais un peu inquiet pour la prochaine barrière mais j&#8217;aurai l&#8217;occasion de revoir certains d&#8217;entre eux un peu plus tard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-12.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4765" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h16</strong> : Il ne semble pas bien gros le Mont Colombier depuis sa base mais il y a quand même 1085 m de grimpette au menu.</em></p>
<p>La première partie de l&#8217;ascension est effectuée dans les bois, un classique on va dire. Hormis quelques portions velues, je n&#8217;ai pas souffert dans cette montée. Enfin pas trop … D&#8217;autres ont eu plus de mal que moi en tout cas. J&#8217;ai doublé un peu plus tôt un coureur avec un t-shirt UFO jaune tout pimpant (le t-shirt, pas le coureur). Nous avons échangé quelques mots. Il était cuit de chez cuit en profondeur et sur les deux faces mais il gardait le moral et attendait simplement que ça passe. Cela dit, je n&#8217;étais pas non plus de toute première fraicheur. Je me ferai également doublé par deux ou trois coureurs et notamment, à l&#8217;occasion d&#8217;une pause, par un coureur que je nommerai X faute de mieux.</p>
<p>Il pleut. Je le sentais venir depuis un moment. L&#8217;air était plus frais, légèrement humide. J&#8217;ai peur que ça vire à la grosse averse alors j&#8217;enfile rapidement ma veste de pluie et je protège mon portable dans une pochette imperméable. Tant pis pour les photos. Je n&#8217;ai pas envie d&#8217;être détrempé comme au Col de Fenêtre pendant le trail Verbier St-Bernard.</p>
<p>Je sors du bois et je découvre la pente herbeuse et l&#8217;arête qui mène au sommet. Purée … Ca décoiffe ! Il me reste 500 m de D+ au bas mot à gravir et pas des plus faciles. Deux bénévoles me pointent au chalet et j&#8217;attaque l&#8217;ascension en direction du Col de la Cochette au pied de l&#8217;arête sud. J&#8217;avoue que je ne comprends pas tout sur le moment : il y a des coureurs disséminés un peu partout dans la pente ! Certains progressent lentement sur l&#8217;arête en direction du sommet, d&#8217;autres descendent sur un large chemin en balcon. C&#8217;est un peu dommage du reste cette immense saignée pour faire un malheureux chemin. Je trouve que ça dénature un peu le site. Ah oui, c&#8217;est vrai, nous sommes censés faire une boucle, cela explique le sac de nœud un peu plus haut. Une chose est sûre, tous ces coureurs me semblent bien petits et fort éloignés !</p>
<p>La pluie a cessé de tomber. Forcément j&#8217;ai chaud, c&#8217;est quasi immédiat. Allez courage, il faut tomber le sac, replier le bout de plastique qui me sert de veste. Forcément le truc est toujours bien moins compressible quand on est pressé et fatigué. Il faudra qu&#8217;une tornade me passe sur le corps pour me décider à remettre ce truc !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-13.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4766" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-13.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16h21</strong> : Encore 400 m de D+ et on ne devrait pas être loin du sommet.</em></p>
<p>Je passe le Col de la Cochette rapidement, avec un petit coucou aux bénévoles qui font le pied de grue courageusement en attendant les derniers coureurs. Je progresse lentement sur l&#8217;arête. Biscotte m&#8217;avait prévenu. Il y a plusieurs ressauts à franchir et on a l&#8217;impression de ne jamais arriver au sommet. Forcément, il s&#8217;est remis à pleuvoir et l&#8217;endroit est quelque peu exposé aux vents. Ca caille.  Au diable mes récentes résolutions, je ne vais pas attendre plus longtemps une hypothétique tornade  … Je ressors la veste !</p>
<p>L&#8217;opération me permet de constater qu&#8217;un petit groupe de coureurs vient d&#8217;atteindre le col. Foi d&#8217;Arthur, je ne finirai pas dernier. Oui mais pour cela, il faudrait pouvoir avancer. La pluie a rendu le terrain difficile. Tout semble vouloir glisser en ce bas monde … la terre détrempée, les rochers humides, les semelles de mes Trabucos, le bonhomme tout entier parfois. Monsieur X me précède de peu, une petite centaine de mètres tout au plus. Je lève régulièrement la tête pour vérifier ma progression par rapport à lui. A défaut de gagner du terrain sur lui, je n&#8217;en perds pas, ce n&#8217;est déjà pas si mal. Pourtant, je n&#8217;avance guère. Je suis obligé d&#8217;assurer chaque pose de pied pour rechercher un maximum d&#8217;adhérence.</p>
<p>Après avoir franchi les quelques ressauts décrits par Biscotte, j&#8217;arrive en vue du sommet. Je salue un premier bénévole puis rejoins le second une dizaine de mètres plus haut. C&#8217;est Martine. Elle est assise sur un rocher et se protège des intempéries, recroquevillée sous une épaisse cape de pluie. « Oups, ça doit cailler par ici, je suis navré d&#8217;être un peu à la bourre … » « Pas grave, mais je suis désolé, je n&#8217;ai pas de bière, tout s&#8217;est renversé dans le sac. ». Diantre, de la bière, ma réputation d&#8217;amateur de mousse s&#8217;est donc répandue jusqu&#8217;au sommet des Bauges ?</p>
<p>Lors de cet échange au sommet je m&#8217;enquiers de l&#8217;avance de monsieur X. Martine a une soudaine inquiétude, Monsieur X a disparu derrière un rocher et n&#8217;est pas réapparu depuis. Elle pensait qu&#8217;il s&#8217;était écarté de la trace pour admirer la vue comme de nombreux coureurs avant lui. En fait, dans un moment d&#8217;inattention, X avait loupé le départ du sentier et tentait de poursuivre son chemin plein Nord sur la ligne de crête en direction du Roc de Poyez. Bon, il ne s&#8217;était pas éloigné beaucoup car il était bien en peine pour trouver sa route !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-14.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4767" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16h21</strong> : Le Col de la Cochette est un peu plus haut sur la droite. Ils sont pas gros les deux coureurs sur le sentier à gauche !</em></p>
<p>Après avoir ramené sur le droit chemin notre brebis égarée, je prends congé de Martine et entame la descente qui doit nous ramener au Col de la Cochette. X me précède de quelques mètres. La descente s&#8217;avère bien plus folklorique que la montée. A peu de choses près, j&#8217;ai l&#8217;impression de revivre la descente du Mont Joly lors de la Montagn&#8217;Hard 2009.  Vous savez, ce mélange de boue et d&#8217;herbe mouillée sur une pente à fort pourcentage.</p>
<p>Des rochers disposés fort judicieusement dans la pente ajoutent un surplus de piment à ce qui s&#8217;apparente à une longue glissade. On s&#8217;encourage avec monsieur X. Certains passages sont délicats et la fatigue ne favorise pas l&#8217;agilité. Je me suis retrouvé comme un con à faire le grand écart, la jambe droite fléchie avec le pied coincé latéralement entre deux roches en amont et la jambe gauche pendant lamentablement en aval le long du rocher ! Impossible de dégager ce foutu pied droit et pourtant il y avait urgence, je mettais grandement en danger mes bijoux de familles dans l&#8217;affaire. J&#8217;ai fini par m&#8217;extirper tant bien que mal de ce mauvais pas sous le regard compatissant de monsieur X.</p>
<p>Monsieur X s&#8217;avère meilleur descendeur que moi (les chaussures probablement …). Après ma séance d&#8217;étirements involontaires sur rocher, il prend le large. Je profite de cette solitude retrouvée pour m&#8217;offrir une gamelle de chez gamelle. Un petit plaisir en solitaire dont je me serais bien passé. Sous l&#8217;effet de surprise, le juron que j&#8217;ai émis a dû résonner dans tout le massif ! Pas trop de bobo mais j&#8217;ai l&#8217;amour propre copieusement plâtré à la boue des Bauges !</p>
<p>La pente s&#8217;adoucit enfin et je retrouve l&#8217;usage normal de mes jambes. Une courte pause au chalet de Rossane pour tomber à nouveau la veste et je rejoins le Col de la Cochette par la saignée. Je profite de la présence des secours pour me faire bander la main avec un peu d&#8217;Elastoplast. J&#8217;ai une belle ampoule à la base de l&#8217;index (c&#8217;est bien la première fois) et la peau s&#8217;est arrachée tout à l&#8217;heure en chutant. Ce n&#8217;est guère agréable pour tenir les bâtons.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-19.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4790" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-19.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16:21</strong> : Depuis la &laquo;&nbsp;saignée&nbsp;&raquo; sur les pentes du Colombier. Sauf erreur de ma part, Aillon-le-Jeune doit être dans le fond de la vallée. En face la montagne de Bonvillard et dans son prolongement à droite le Mont de la Croix.</em></p>
<p>Pendant mes soins, des bénévoles montrent à Monsieur Y l&#8217;emplacement du prochain ravitaillement au sommet du Mont Pelat. En gros, c&#8217;est loin, il faudra commencer par descendre tranquillement mais longuement (500 m de D-) et puis ensuite, il faudra bien finir par remonter (340 m de D+ environ) … La barrière horaire est à 19h et il est déjà 17h36 et des poussières. Il aura été couteux en temps le petit crochet au Colombier ! 8 km à parcourir, il ne va pas falloir traîner en route.<br />
J&#8217;oubliais, Y faisait partie du groupe de coureurs rencontrés au pied du Colombier. Le bougre m&#8217;a doublé dans la montée en sous-bois mais j&#8217;ai fini par le rattraper en arrivant au col.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas la grande forme pour Y. Il n&#8217;arrive plus à courir. Il ne peut se résoudre à abandonner, à renoncer mais ne se fait guère d&#8217;illusion quant à sa chance d&#8217;arriver à temps au Mont Pelat. « Allez, vas-y toi, tu peux encore courir &#8230; ». Alors je cours, je cours, oubliant les douleurs musculaires et la raideur de mes jambes. Cette bataille engagée contre le temps focalise toute mon envie, mon attention.</p>
<p>Pour le moment, on ne progresse guère vers l&#8217;objectif, on s&#8217;en éloigne plutôt en contournant le Colombier par le Nord Est et puis on amorce une descente plus franche. Mon allure (un peu plus) soutenue paye. J&#8217;ai rattrapé monsieur X qui ne manque pas de me féliciter pour ce retour de forme inattendue. Ses encouragements ont réveillé mon esprit taquin et je m&#8217;empresse d&#8217;accélérer pour le mettre à l&#8217;épreuve comme il l&#8217;a fait avec moi dans la descente du Colombier. De toute évidence, je suis bien meilleur coureur que descendeur. Je me retrouve bien vite tout seul à gambader entre le Chardonnet et le Mont de la Vierge. J&#8217;ai bien aimé cette portion, tellement que j&#8217;en referai une petite partie deux fois pour le fun … et parce qu&#8217;un affreux doute m&#8217;avait envahi en ne voyant plus de rubalise. L&#8217;occasion de revoir un court moment monsieur X … C&#8217;est ça de mettre son cerveau sur off.</p>
<p>J&#8217;ai rejoint un groupe de coureurs dans la montée au Mont Pelat. Nous cheminons à la queue leu leu. La tête a un peu lâché, je n&#8217;ai pas le courage de relancer la machine. Il pleut à nouveau, j&#8217;ai froid et j&#8217;ai les pieds trempés depuis que nous cheminons dans les herbes hautes &#8230; Il faut bien le dire, j&#8217;en ai un peu ma claque. J&#8217;hallucine quand je vois la tenue du coureur qui me précède. Il porte un short genre course sur route, des chaussures bien sûr, ce n&#8217;est pas un adepte du barefoot, son sac et … et bien rien d&#8217;autre, nada. Monsieur est tout simplement torse nu. Purée, y en a qui sont réchauffés !</p>
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<p>Moi, c&#8217;est tout le contraire, je suis en train de me cailler grave et ce n&#8217;est pas les amoncellements de grêlons au sol qui vont contribuer à réchauffer l&#8217;ambiance. Ils n&#8217;ont pas dû être à la fête dans le coin quand ces machins là sont tombés du ciel. Argh, tant pis, je m&#8217;arrête à nouveau pour enfiler la veste … Forcément dans l&#8217;histoire je me fais quelque peu distancer et monsieur X en profite pour repasser en tête. Il n&#8217;y a plus grand monde derrière moi. Deux coureurs. Je découvrirai un peu plus tard que l&#8217;un deux est le serre-file et que le second n&#8217;est autre que monsieur Y. Ben finalement pour un mourant, il était encore plutôt vif &#8230;</p>
<p>Tout ce petit monde se retrouve au ravitaillement à l&#8217;arrivée des télésièges.. Il est 19h17. Pas géniale la météo dans le coin, ça ne donne pas envie de s&#8217;attarder. Plusieurs coureurs jetteront l&#8217;éponge y compris le coureur torse nu. Cela me surprend, il avait l&#8217;air en pleine forme. J&#8217;aurais tout misé sur lui. Un bénévole les invite à s&#8217;abriter du vent dans une cabane tandis qu&#8217;un autre exhorte les coureurs qui veulent continuer à reprendre la route au plus vite. «Allez, il faut y aller maintenant, la barrière devrait déjà être fermée &#8230; ». Tout en grignotant, j&#8217;annonce à Y que j&#8217;abandonne, j&#8217;arrête, j&#8217;en ai marre … mais mes actes ne reflètent en rien mes pensées. Je suis assis le cul sur une chaise mouillée en train de boire un reste de soupe puis je refais le plein tranquillement de ma poche à eau insensible à toute pression. A 19h25, je me lève, je prends deux barres de céréales (mes réserves sont à sec) et j&#8217;annonce à qui veut bien l&#8217;entendre que je poursuis finalement mon chemin. Comme quoi j&#8217;ai fait vachement de progrès depuis 2009 : avant j&#8217;abandonnais sans trop savoir pourquoi et maintenant c&#8217;est ce qui me pousse à continuer qui me semble un grand mystère … J&#8217;aimerais y voir de la ténacité mais peut-être que je n&#8217;étais pas assez cuit pour m&#8217;arrêter, tout simplement.</p>
<h2>Mont Pelat &#8211; Monlambert.</h2>
<h3>68 km,  D+ 5174 m, D- 4721 m<br />
Temps de pause au ravitaillement : 8 minutes</h3>
<p>Cela dit, j&#8217;ai rudement bien fait de continuer, je me suis fait vraiment plaisir à gambader sur cette fin de parcours. A moins d&#8217;une blessure toujours possible, j&#8217;avais maintenant la quasi certitude d&#8217;être finisher. J&#8217;ai rattrapé à nouveau Monsieur X dans la descente au Col du Pré du Tour. J&#8217;ai fait très fort, il avait enlevé sa veste de pluie et je ne l&#8217;ai pas reconnu en passant devant lui ! J&#8217;ai dû vraiment passer pour le bourrin de service.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas vu grand monde dans la grimpette au Mont Charvet, juste un coureur solitaire, rendu peu bavard par la fatigue. Remarquez, mon stock de salive était également sur le point de se tarir. Après avoir passé le sommet grâce à quelques lacets sur une pente raisonnable, le moment d&#8217;attaquer la descente finale est arrivé. Le sommet du Mont Charvet est à 1572 m et Cruet à 340 m … Vous voyez ce que je veux dire ? J&#8217;ai découvert toute l&#8217;ampleur du problème en traversant le Pré Ravier, une trouée éphémère dans les bois. J&#8217;avais une vue plongeante sur la vallée et les maisons disséminées dans le paysage avaient tout du modèle réduit particulièrement réduit. Mes cuisses allaient être à la fête !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-15.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4768" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-15.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>22h01</strong> : Un p&#8217;tit quart d&#8217;heure après mon arrivée. (Crédit photo : Jean-Michel Touron)</em></p>
<p>Effectivement, la descente est un régal ! C&#8217;est du rapide avec juste ce qu&#8217;il faut de virages pour ne pas s&#8217;endormir et en profiter plus longtemps. J&#8217;ai rattrapé un coureur venu spécialement de Belgique pour découvrir les Bauges et faire le plein de dénivelé. A mon avis, il est comblé !</p>
<p>Ma parole, ils font la nouba en bas ? Ca crie, ça applaudit, ça fait la ola à intervalles réguliers. Je sors du bois, longe un petit muret … une tête, deux … et je déboule au ravitaillement de Montlambert. Je l&#8217;avais complétement zappé celui-là ! Les gens applaudissent, je lève les bras, j&#8217;ai la patate et un sourire jusqu&#8217;aux oreilles. Il y a de la joie et de la bonne humeur ici. Les gens plaisantent, les sourires sont communicatifs, le bonheur quoi. Je suis resté un moment à papoter et à grignoter … ils avaient une réserve en tomme des Bauges encore bien remplie !</p>
<h2>Monlambert &#8211; Cruet.</h2>
<h3>73 km,  D+ 5189 m, D- 5189 m</h3>
<p>Avant de quitter les lieux, j&#8217;appelle l&#8217;ami Biscotte, vous savez le gars qui a une contracture aux ischios et qui va peut-être avoir du mal à terminer la balade. Pffft, je te jure, vaut mieux être sourd que d&#8217;entendre ça … Il a essayé de m&#8217;avoir tout à l&#8217;heure mais je ne pouvais pas décrocher, occupé que j&#8217;étais par un besoins naturel. Compère Biscotte est arrivé depuis un moment. Le bougre avait la forme, il a effectué les 5 km restants à parcourir en 26 minutes et m&#8217;invite à en faire autant. Hum, ça sent le gars qui commence à avoir faim et qui est pressé de manger ! L&#8217;idée me plaît bien. Un peu de vitesse ne peut pas me faire de mal. Tope là, c&#8217;est parti.</p>
<p>Je prends congé des bénévoles et j&#8217;enquille à fond dans la descente à travers le village. L&#8217;affaire se corse rapidement dès lors que je retrouve la pénombre des bois. Je n&#8217;y vois pas grand-chose. Le sentier est plutôt roulant mais les quelques pièges qu&#8217;il recèle sont difficiles à gérer avec la tombée de la nuit. Après un simili gaufrage qui m&#8217;aura causé une belle montée d&#8217;adrénaline, je prends le temps de sortir la frontale. Ce serait dommage de se blesser à quelques kilomètres de l&#8217;arrivée. Humm … Elle n&#8217;éclaire pas des masses ma vieille Tikka, c&#8217;est même le jour et la nuit comparé à ma Myo XP mais bon il faudra bien faire avec.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-16.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4769" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>22h04</strong> : Sourire jusqu&#8217;aux oreilles, l&#8217;est content de vivre Arthur. (Crédit photo : Jean-Michel Touron)</em></p>
<p>Le sentier se termine, je déboule sur la route. Il fait complétement nuit désormais. Je cours à bonne allure sans trop savoir quand se terminera mon périple mais qu&#8217;importe, je sais que c&#8217;est imminent  et je savoure pleinement ces derniers instants. Purée, je vais passer cette p&#8230; de ligne d&#8217;arrivée et je vais me poser sur une chaise comme un sac. Ouais, comme un sac et rien ne pourra me faire bouger tant que je n&#8217;aurai pas une mousse bien fraîche à la main …</p>
<p>Un virage à gauche, yes voilà du monde … Ca sent bon l&#8217;arrivée ! Purée le bonheur. On m&#8217;a repéré, ça applaudit, ça encourage. Je déboule sur la place, l&#8217;arche d&#8217;arrivée est là, juste devant moi, les copains sont là … Une petite accélération pour amuser la galerie et je pousse un « WHOUAAAAH !!!!! » libérateur. Je ne mets pas trop de AAAA, ça fait désordre dans mon cr et puis c&#8217;était peut-être plutôt un « OUAIIIIIIIIIIIIIIS !!!!! », qu&#8217;importe, l&#8217;important c&#8217;était que j&#8217;avais réussi, j&#8217;avais franchi la ligne d&#8217;arrivée (dieu sait que ce n&#8217;était pas gagné) et il y avait les potes pour m&#8217;accueillir et ça c&#8217;est le truc qui fait rudement plaisir.</p>
<p>Je l&#8217;aurai bien mérité mon Opinel finisher !</p>
<h2>Conclusions.</h2>
<p>Cette course est à ranger clairement dans la rubrique « trails difficiles à ne pas aborder à la légère ». La ratio distance/dénivelé+ requiert un minimum de préparation. Je n&#8217;ai pas eu à déplorer de crampes pendant la course mais purée, bonjour les courbatures aux quadriceps la semaine suivante ! On ne monte pas bien en haut en altitude dans les Bauges mais on y monte vite et on en redescend tout aussi rapidement. Si le parcours réserve quelques belles montées, il faut surtout se préparer à souffrir dans des descentes velues à souhait. Une mention spéciale pour la pente herbeuse lors de la descente de la Gallopaz ! Impressionnant ce mur.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-17.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4770" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>22h41</strong> : Sanggi, Biscotte et Arthurbaldur. Après l&#8217;effort &#8230; elle passe plutôt bien la phase réconfort. (Crédit photo : Jean-Michel Touron)</em></p>
<p>Cela dit, l&#8217;effort consenti est récompensé à sa juste valeur. Les paysages sont magnifiques et le parcours ludique. Les montées à la Gallopaz et au Colombier sont bien entendu les points forts de la course mais le tracé offre bien d&#8217;autres intérêts comme le passage à la Roche du Guet ou la découverte des eaux calmes du lac de Thuile. Seul petit reproche (c&#8217;est vraiment pour chercher la petite bête), j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;avoir passé beaucoup de temps dans les sous-bois. Ce n&#8217;est pas que ce soit désagréable mais la vue y est quand même plus limitée vous en conviendrez.</p>
<p>J&#8217;ai été franchement étonné de me retrouver à batailler avec les barrières horaires. Certains me diront que cela n&#8217;a rien d&#8217;étonnant et que je suis loin d&#8217;avoir le profil d&#8217;un cador. Effectivement, cela n&#8217;a rien d&#8217;un scoop mais bon je n&#8217;avais tout de même jamais senti le couperet me passer aussi près des oreilles. Deux possibilités : soit les barrières horaires étaient un poil trop short (notamment par rapport à la durée totale de la course) soit c&#8217;est le bonhomme qui est au ras des pâquerettes. Je remercie en tout cas les organisateurs de m&#8217;avoir permis de continuer ma route avec les quelques autres retardataires.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-18.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4771" title="Grand Raid 73 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-18.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>23h24</strong> : Ils en ont bien bavé et ils en redemandent &#8230; parait que c&#8217;est normal chez les trailers. (Crédit photo : Jean-Michel Touron)</em></p>
<p>Je tenais à remercier par ces quelques lignes l&#8217;ami Biscotte. D&#8217;une part parce qu&#8217;il m&#8217;a fait découvrir une course magnifique et d&#8217;autre part parce qu&#8217;il a été une fois de plus une vraie mère pour moi. Récupération de mon sac dans le coffre de la voiture, plateau repas … compère Biscotte a tout géré, je me suis contenté de me poser sur une chaise et de déguster une mousse comme je l&#8217;avais rêvée. Il me l&#8217;aura même apportée. Moi je vous le dis, ça a du bon d&#8217;arriver à la traîne … et ça a vraiment du bon d&#8217;avoir une biscotte comme potos.</p>
<p>C&#8217;est cool le 26 juin, on remet ça en Chartreuse. Elle est pas belle la vie ?</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 16h45&#8217;29&#8243;<br />
Distance : 73 km<br />
D+ : 5189 m</p>
<p>Classement général : 163/169 (283 inscrits)<br />
Classement Catégorie : 67/71</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-cadeau.jpg" rel="lightbox[4741]" target="_blank" title="Grand Raid 73 2011 Le Cadeau"><img class="alignnone size-full wp-image-4772" title="Grand Raid 73 2011 Le Cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/grand-raid-73-2011-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le T-Shirt Craft en cadeau et le traditionnel Opinel finisher</em></p>
<p>Le site : <a href="http://grandraid73.fr/" target="_blank">Le Grand Raid 73</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/GrandRaid732011?authkey=Gv1sRgCNGWsNSazsD6wwE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh4.googleusercontent.com/-GRU9ZdF4dHA/TdwaVms-ZXE/AAAAAAAAIOc/UrAcq8l19Vc/s160-c/GrandRaid732011.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/GrandRaid732011?authkey=Gv1sRgCNGWsNSazsD6wwE&amp;feat=embedwebsite">Grand Raid 73 2011</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-4741"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F06%2F11%2Fle-grand-raid-73-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Raid+73%2C+le+21+mai+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F06%2F11%2Fle-grand-raid-73-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F06%2F11%2Fle-grand-raid-73-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Raid+73%2C+le+21+mai+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F06%2F11%2Fle-grand-raid-73-2011%2F' data-shr_title='Le+Grand+Raid+73%2C+le+21+mai+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Les 24 h de Saint-Fons, les 9 et 10 avril 2011</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/05/03/les-24h-de-saint-fons-2011/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/05/03/les-24h-de-saint-fons-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 May 2011 17:03:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[24 h]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[24 h de Saint-Fons]]></category>

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		<description><![CDATA[Circadien un jour, circadien toujours &#8230; Courir pendant 24 heures. Pourquoi pas ? Cela ne m&#8217;effraie pas. J&#8217;ai déjà été confronté plusieurs fois à des efforts d&#8217;une telle durée. Avec ma petite cylindrée, le moindre petit ultra montagnard me propulse illico dans le monde du double tour d&#8217;horloge. Ce n&#8217;est peut-être pas la Circadie, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4119" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/24h-de-saint-fons-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-01.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4553" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<h3><em>Circadien un jour, circadien toujours &#8230;</em></h3>
<p>Courir pendant 24 heures. Pourquoi pas ? Cela ne m&#8217;effraie pas. J&#8217;ai déjà été confronté plusieurs fois à des efforts d&#8217;une telle durée. Avec ma petite cylindrée, le moindre petit ultra montagnard me propulse illico dans le monde du double tour d&#8217;horloge. Ce n&#8217;est peut-être pas la Circadie, mais nous n&#8217;en sommes pas si éloignés.</p>
<p>L&#8217;année dernière, j&#8217;avais envisagé de m&#8217;initier à la pratique des courses horaires en participant aux 24 heures d&#8217;Aulnat mais la proximité avec la LyonSaintéLyon m&#8217;avait quelque peu refroidi. Pouvoir faire l&#8217;aller retour dans les Monts du Lyonnais dans de bonnes conditions était mon objectif principal. Je ne voulais pas prendre le risque de planter mes futurs compagnons de route sous le prétexte d&#8217;une blessure ou d&#8217;une fatigue excessive. Pas de baptême à Aulnat donc.</p>
<p>Mais l&#8217;envie est là. Biscotte m&#8217;a proposé de venir avec lui à Saint-Fons. Hum, aller faire du tourisme à Saint-Fons, voilà bien une idée à la con ! Je ne peux m&#8217;empêcher d&#8217;associer cette commune limitrophe de Lyon au couloir de la Chimie. La partie de la ville qui borde le Rhône est occupée en grande partie par les usines des industries chimiques. On a fait mieux comme environnement. Encore qu&#8217;une usine chimique peut avoir un certain charme la nuit quand elle est illuminée par d&#8217;innombrables petites lumières. Mais voilà, les idées à la con de Biscotte, je suis fan ! Je souscris, j&#8217;adhère, je plussois. Impossible de résister à ses tentations. L&#8217;animal le sait bien. Je signe donc pour la balade les yeux fermés, rêvant déjà, avec bonheur, aux innombrables tours de circuits que j&#8217;allais à coup sûr réaliser. Et puis la balade n&#8217;est pas trop éloignée de la maison, c&#8217;est un avantage et non des moindres. Une bonne nouvelle pour mon budget course. Ben oui, moi c&#8217;est Arthur, pas Crésus.<br />
<span id="more-4536"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-02.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4555" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Quelques minutes avant le départ.</em></p>
<h2>Ma préparation :</h2>
<p>Je rigole doucement en écrivant ce titre de chapitre &#8230;</p>
<p>Intégrer les 24h de Saint-Fons dans ma planification n&#8217;a pas été chose facile du fait de sa proximité avec le Grand Raid 73. J&#8217;avais beau retourner le problème dans tous les sens, il m&#8217;était impossible de me préparer sérieusement pour ses deux objectifs pour le moins éloignés dans leurs caractéristiques. Le ratio distance/D+ du Grand Raid 73 a vite fait pencher la balance en sa faveur.  5000 mètres de D+. J&#8217;imagine très bien ce que peut donner cette orgie de dénivelé sur des cuisses non préparées ! Je me préparerai donc pour le Grand Raid 73 et j&#8217;irai à Saint-Fons en touriste …</p>
<p>Et quant à faire le touriste, autant le faire à fond, en puriste. J&#8217;ai commencé par ne pas travailler mon allure spécifique. D&#8217;ailleurs c&#8217;est quoi mon allure spécifique pour ce genre de balade ? J&#8217;imagine qu&#8217;elle ne doit pas être très éloignée de celle pratiquée sur la LyonSaintéLyon. Et puis, je me suis bien gardé de réfléchir à une quelconque stratégie de course. Quelle allure adopter au départ de la course ? A quel moment de la course intégrer des phases de marches ? Quelle ratio course/marche envisager ? Je me suis également totalement désintéressé de mes ravitaillements, un de mes points faibles avérés. A quelle fréquence boire ? Manger ? Faut-il se ravitailler en marchant ? Assis ?</p>
<p>Seule concession à cette préparation exemplaire, le choix d&#8217;un objectif kilométrique tout à fait arbitraire : parcourir 150 km. Cet objectif me semble des plus raisonnables, confortable même. Ce n&#8217;est guère plus que la distance de la LyonSaintéLyon, le dénivelé en moins. Fingers in the nose. Une distance qui devrait me permettre de récupérer rapidement et d&#8217;enchainer sereinement les prochaines compétitions. Il doute de rien le père Arthur !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-03.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4557" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Petite séance de rigolade. Ca fait du bien.</em></p>
<h2>Samedi matin :</h2>
<p>Je me gare donc ce samedi matin sur le parking qui jouxte le stade de la Cressonière. Le départ de la course est à 10h. Il est 8h30. Une marge normale selon moi pour prendre connaissance des lieux, retirer mon dossard et reconnaître tranquillement le parcours. Une confirmation de ma folie latente selon Biscotte. Comment peut-on arriver si tôt sur le lieu d&#8217;une course aux dépens d&#8217;une heure de sommeil ô combien précieuse.</p>
<p>Je m&#8217;attendais à courir entre deux silos chimiques et à slalomer entre les tuyaux d&#8217;une usine classée Seveso. Il n&#8217;en est rien ou presque … Le cadre, sans être idyllique, n&#8217;est pas si désagréable au regard tant que ce dernier ne se porte pas à l&#8217;ouest. Car au-delà des multiples voies ferrées qui bordent le stade, une usine tout ce qu&#8217;il y a de plus usine nous impose sa présence malgré le rideau formé par une double rangée de peupliers. A l&#8217;est, l&#8217;espace est délimité par les hauteurs de Saint-Fons. Deux terrains de foot, quelques terrains de tennis et un gymnase composent l&#8217;essentiel des installations sportives bordées d&#8217;arbres et de pelouses. Il y a même une structure type pyracorde pour occuper les enfants. Le tout fait bonne impression. C&#8217;est vert, les petits oiseaux gazouillent dans les arbres et notre copine l&#8217;usine n&#8217;exhale aucune odeur particulière.</p>
<p>Le gymnase est mis à la disposition des coureurs. Des tapis de gymnastique sont disponibles pour faire un éventuel petit somme en cours d&#8217;épreuve. Ce n&#8217;est pas au programme mais cela pourra toujours servir pour se refaire une petite santé après la course et cela permet d&#8217;étaler ses petites affaires. Je profite de la visite des lieux pour retirer mon dossard et récupérer un t-shirt floqué du nom de la course en guise de cadeau de bienvenue.</p>
<p>Quelques barnums ont été disposés devant le gymnase. A chacun sa fonction, ravitaillement, système de comptage des tours, abris pour les coureurs en relais et les coachs accompagnateurs. Le tout est complété par une arche d&#8217;arrivée et par un panneau électronique judicieusement placé là pour me rappeler ma condition de coureur de seconde zone. Allons donc reconnaître le parcours &#8230;</p>
<h2>Le parcours :</h2>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_55"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_55" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=55" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Le parcours détaillé en photos : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/05/03/les-24-h-de-saint-fons-2011-le-parcours/">Les 24 h de Saint-Fons 2011, le parcours.</a></p>
<h2>Quand faut y aller :</h2>
<p>Le départ de la course est imminent. Il est grand temps de se joindre au peloton. Nous sommes une bonne trentaine à attendre le départ. Pas de têtes connues à part Biscotte et Cocolecyclo. Ah si ! Le commentateur présente le plus jeune coureur du peloton. Franck, 26 ans tout mouillé. Serait-ce pas par hasard LE Franck ? Celui qui écume tous les forums de France et de Navarre. Et bien oui, c&#8217;est lui. Je découvre également quelques UFO dont le Circadien Diabétique. Je ne le connais pas en personne mais il est plutôt facile à identifier : son pseudo est inscrit sur le haut de son t-shirt.</p>
<p>Et c&#8217;est parti pour un premier tour de piste ! Nous sommes à l&#8217;arrière du peloton avec Biscotte. C&#8217;est parti assez vite. Enfin, il me semble … On verra bien ce que ça donne dans quelques heures. On se gêne un peu par endroit, pour franchir les portions du circuit les plus étroites, notamment au retour lors du contournement du gymnase. Mais cela ne provoque pas de ralentissements à proprement parlé. Je franchis pour la première fois l&#8217;arche d&#8217;arrivée. Un bip, la puce fonctionne. Tout roule. A moi le monde de la Circadie.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-04.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4560" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Et c&#8217;est parti pour 24h de footing.</em></p>
<p>Mon père est rentré chez lui. Les tours s&#8217;enchainent. Nous faisons la connaissance de Pierre, un jeune vétéran 4 de 71 ans, avec une expérience longue comme une jambe d&#8217;Arthur et une langue bien pendue. « Tant que j&#8217;ai la forme, je parle &#8230; » Hum, de toute évidence, c&#8217;est la grande forme aujourd&#8217;hui. Je laisse Biscotte faire la conversation. J&#8217;y vois deux avantages : 1) j&#8217;économise ma salive et mes forces. 2) Biscotte dilapide sa salive et ses forces. Et puis de toute façon, je ne sais pas faire deux choses à la fois. Je suis monotâche enfin c&#8217;est ce que me dit madame.</p>
<p>Biscotte est chaud, moi aussi, alors on augmente peu à peu notre vitesse et nous faussons compagnie à Pierre pour mieux tomber quelques tours plus tard dans les griffes de Jeannick, une des rares féminines de l&#8217;épreuve. Jeannick est vétéran 3, une pêche incroyable et une langue qui n&#8217;a rien à envier à celle de Pierre. Des personnages forts sympathiques qui vaudraient à eux seuls le déplacement à Saint-Fons.</p>
<p>Nous sommes classés rapidement dans la rubrique débutants, débutants dans la discipline s&#8217;entend, il faut croire que c&#8217;est tatoué sur notre front à moins que Pierre n&#8217;ait déjà cafté sur notre compte ou que Biscotte n&#8217;ait avoué notre inexpérience sans que j&#8217;y prête attention. Jeannick s&#8217;empresse de nous délivrer quelques conseils en vue d&#8217;économiser un maximum notre énergie le long du parcours. « Regardez les jeunes, il vaut mieux rester sur le trottoir, parce qu&#8217;à la longue, descendre cette marche, ça use … ». C&#8217;est vrai Jeannick, mais cela nous oblige à tourner serré et le coach le dira bien plus tard au micro : il faut tourner large pour économiser ses articulations.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-05.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4561" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On part tranquillement en fin de peloton.</em></p>
<p>Et il vaut mieux l&#8217;écouter le coach parce que des virages, il y en a un sacré paquet et de ceux qui ne détonneraient pas sur une petite route à flanc de montagne. L&#8217;épingle à cheveux est fort bien représentée à Saint-Fons. Pour s&#8217;économiser, il ne faut surtout pas imiter le Tazounet sur deux roues. Il faut ralentir avant la courbe dixit Biscotte. Jusque là, le Tazounet doit pratiquer un peu de la même façon puisqu&#8217;il est toujours de ce monde, mais ensuite on ne se penche surtout pas dans le dit virage. Au contraire, on tourne bien à plat en veillant à ne provoquer aucune rotation du buste, des hanches ou de je ne sais quoi. Il va sans dire que dans les premières heures de course, on se fout bien de ce genre de conseils, les jambes sont de toute première fraicheur, rien ne saurait vous ralentir. On se prendrait volontiers au jeu d&#8217;accélérer à chaque sortie de virage. Avec l&#8217;accumulation des heures à tourner en rond, on finit par adopter naturellement une économie de gestes fortement suggérée par la fatigue. Nous quittons Jeannick avec un peu moins de salive, elle ne veut pas se griller en nous suivant, notre allure est un poil trop élevée pour elle.</p>
<p>Nous avons juste le temps de refaire le stock avant de faire un bout de chemin avec Franck. L&#8217;occasion de parler de la LyonSaintéLyon. Franck est tenté par notre balade annuelle dans les Monts du Lyonnais mais il a quelques inquiétudes quant à son niveau. Sera-t-il suffisant ? Biscotte le rassure, Arthur n&#8217;a jamais abandonné personne dans les bois. Un off, c&#8217;est avant tout un groupe. Tous au départ, tous à l&#8217;arrivée. Et puis, on a une vraie démarche éco responsable à la LyonSaintéLyon, on ne laisse pas trainer de coureurs partout dans la forêt, ça fait désordre. D&#8217;autant<br />
que les coureurs sont loin d&#8217;être totalement bio dégradables avec tout ce qu&#8217;ils portent sur le dos.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-06.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4562" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Séance papotage avec Pierrot, jeune V4 de 71 ans.</em></p>
<p>Quant au niveau de Franck, j&#8217;ai doucement rigolé intérieurement. Oh pas de son niveau, mais surtout de sa soi-disant insuffisance de niveau. Et j&#8217;ai rigolé plutôt jaune car notre jeune senior avait déjà pris une avance confortable sur Biscotte et moi et les résultats finaux de Saint-Fons montrent, s&#8217;il en était besoin, que ses capacités sont largement suffisantes pour effectuer une SaintéLyon ou sa version doublée. Encore faut-il que ça lui plaise. Il nous a avoué ne pas aimer avoir froid et ne pas aimer courir la nuit … Hum, dans ces conditions …</p>
<p>Vous allez forcément penser, à la lecture de ces premiers paragraphes, que nous avons passé la majeure partie de notre temps à papoter. Ce fut effectivement le cas au début. 36 coureurs sur un circuit d&#8217;un kilomètre, ça se traduit par tout un tas de petits groupes de 2 à 3 coureurs qui tchatchent tranquillement de la pluie et du beau temps pour passer le temps avec quand même quelques coureurs solitaires concentrés sur leur course. Avec le temps, le papotage fut bien moins intensif. La conséquence de l&#8217;effort et du soleil qui fait des siennes.</p>
<p>Mon genou droit me cause quelques soucis. Le bougre me fait un peu la gueule depuis l&#8217;Hivernale des Coursières. Ce n&#8217;est pas une douleur forte qui me clouerait sur la piste mais une gêne, une raideur désagréable. Et puis j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir les pieds dans un four, signe avant coureur d&#8217;un échauffement. Pour éviter tout risque d&#8217;ampoules, je décide de faire un arrêt au stand. J&#8217;en profiterai également pour me tartiner à nouveau copieusement avec de l&#8217;écran total. J&#8217;aimerais éviter de virer au rouge vif, ce n&#8217;est pas seyant à la piscine.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-07.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4563" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Un tour de plus &#8230;</em></p>
<p>L&#8217;ami Biscotte en a profité pour me mettre un tour dans la vue. Pour être tout à fait exact, un peu moins d&#8217;un tour. Mais il n&#8217;a eu aucun mal par la suite à « arrondir » son avance en gagnant du terrain sur moi inexorablement. Nous reprenons la route ensemble mais j&#8217;ai de plus en plus de mal à le suivre notamment lors de nos passage au stand. Lorsque nous nous arrêtons pour boire un coup ou manger un morceau, Biscotte repart aussitôt. J&#8217;ai bien du mal à en faire autant. Je suis obligé de marcher un peu, je suis moins réactif et je dois prendre beaucoup sur moi pour le rattraper. Ce genre de situation ne dure jamais très longtemps. A la sortie d&#8217;un ravitaillement, j&#8217;abdique et laisse ma Biscotte s&#8217;envoler au loin, ses lauriers bien calés sur le crâne. Son premier objectif du jour est dès lors sur une très bonne voie : maraver son copain Arthur.</p>
<p>Je me console comme je peux les tours suivants. Je suis là en touriste, tout va bien, je suis là en touriste, tout va bien … Merde, j&#8217;ai bien du mal à m&#8217;en convaincre. Ma motivation est en chute libre. A tourner en rond, j&#8217;ai l&#8217;impression de ne pas avancer. Ce n&#8217;est pas faux du reste. Quelle chaleur. 25° sous abri, 34° en plein cagnard. Le commentateur s&#8217;est amusé avec un thermomètre tout à l&#8217;heure. Un coup à l&#8217;ombre, un coup au soleil et  je t&#8217;annonce le résultat … C&#8217;est comme un coup de massue sur les épaules, une chape de plomb. Chaleur et démotivation, chaque tour est une corvée qui n&#8217;en finit pas de recommencer, le tonneau des danaïdes, un remake moderne du mythe de Sisyphe. Vous savez ce pauvre gars condamné à une séance de dénivelé interminable. Et en poussant un rocher devant lui de surcroît. Ils sont plutôt vicieux les dieux grecques.</p>
<p>Je quitte la phase initiale de papotage pour un long round solitaire. Il y a une foule de choses à observer à chaque tour de circuit comme autant de mini-feuilletons que l&#8217;on retrouve à chaque passage.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-08.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4573" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Compère Biscotte m&#8217;a mis un tour dans la vue à l&#8217;occasion d&#8217;une pause Nok.</em></p>
<p>Il y a l&#8217;homme au transat installé confortablement sur la pelouse en bordure de piste un verre à la main, les orteils en éventail, prêt à capter le moindre petit souffle d&#8217;air. Il contemple d&#8217;un air détaché le défilement incessant des coureurs qui s&#8217;éreintent dans la poussière juste devant lui. Les vaches regardent bien les trains passer. Je l&#8217;observe avec envie. Mon royaume pour un transat et une mousse bien fraîche.</p>
<p>Quelques mètres plus loin, une tente. Dans la tente, un lit de camp. Une autre forme de tentation, assez faible pour le moment mais dont le pouvoir attractif atteindra sa pleine puissance plus tard, dans la nuit. Une femme lit, indifférente à son environnement, installée sur une chaise devant la tente. Pendant ce temps, monsieur court. Parfois, elle se lève, s&#8217;enquiert de la forme de son poulain et lui tend une serviette pour qu&#8217;il s&#8217;éponge le front. Accompagnatrice fidèle, elle ne faiblira à aucun moment de la course et sera toujours présente tard dans la nuit avec son livre à la main. Argh, je n&#8217;ai pas réussi à lire le titre du bouquin. Dommage, il devait être passionnant &#8230;</p>
<p>Indéfectible supporter du coureur de fond, Arclusaz a renoncé à ses séances de jardinage dans les Monts du Lyonnais pour goûter au soleil Sainfoniard avec ses deux enfants. Ceux-ci m&#8217;encouragent avec enthousiasme tandis que leur papa prend des photos. En plus, ils changent régulièrement d&#8217;emplacement ce qui ajoute un peu de diversité à la chose.</p>
<p>Les coureurs eux-mêmes sont une source de distraction. Une petite tape dans la main en croisant Biscotte, un sourire à Cocolecyclo, quelques mots avec Jeannick, autant de petits gestes qui vous motivent à poursuivre votre effort.  Les allers-retours du circuit sont finalement une bonne chose.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-09.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4574" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Biscotte a suffisamment d&#8217;énergie pour faire l&#8217;andouille. L&#8217;est trop fort la Biscotte.</em></p>
<p>Et puis il y a les coureurs rapides. Deux m&#8217;impressionnent particulièrement. Régis Mangeot avec le maillot bleu et noir du team Running Conseil. Il court droit comme un i et semble imperturbable avec ses lunettes noires sur les yeux et sa saharienne vissée sur la tête. Malheureusement pour lui, il sera contraint à l&#8217;abandon dans la nuit après une grosse défaillance. Et puis il y a Marc Etiemble alias le Circadien Diabétique. J&#8217;ai été impressionné par sa détermination et par sa foulée. Souplesse et puissance. Voilà les deux mots qui me venaient à l&#8217;esprit à chaque fois qu&#8217;il me doublait et que je le voyais s&#8217;éloigner au loin tranquillement ! Impressionnant.</p>
<p>La principale source de divertissement est de loin le passage au stand. On franchit la ligne d&#8217;arrivée accompagné par le bip sonore qui confirme l&#8217;enregistrement du tour, un de plus. On lève la tête vers le panneau d&#8217;affichage pour guetter l&#8217;affichage de son nom. Il apparaît une ou deux secondes plus tard avec votre nombre de tour et votre classement. Hum, ça n&#8217;avance pas vite cette histoire. Je suis 24eme pour le moment. Pour meubler, le commentateur annonce d&#8217;ailleurs votre nombre de tour à la sono. M&#8217;enfin, il veut bien se taire celui-là. Pas besoin de crier sur les toits que je me traine !</p>
<p>Et puis après, il y a la récompense : une gorgée de liquide, un petit truc à grignoter. Il y a tout ce qu&#8217;il faut pour tenter un Arthur, sucré ou salé. On peut même commander à tout moment un plat chaud pour le tour suivant. Avec la chaleur, je bois une gorgée de liquide à chaque tour et parfois bien plus. C&#8217;est beaucoup trop. Un truc à se plomber le bide ou bien pire. Je m&#8217;efforcerai dès lors à alterner la prise de boisson et la prise de nourriture et mieux encore à snober purement et simplement la table du ravitaillement. Petite remarque en passant : il serait bon que les personnes présentes sur le parcours et notamment au ravitaillement évitent de fumer sous le nez des coureurs. Sans vouloir en faire tout un plat, j&#8217;ai trouvé ça assez incommodant. Bon, je suis un ancien fumeur, je sais qu&#8217;on ne se rend pas toujours compte de la gêne provoquée quand on est à l&#8217;autre extrémité de la cigarette.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-10.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4575" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Cocolecyclo aussi &#8230;</em></p>
<p>Ca ne s&#8217;arrange pas côté motivation. Mon allure a encore diminué. Mais oui, c&#8217;est possible. Ma femme et ma soeur ont prévu de venir en fin de journée. J&#8217;ai l&#8217;esprit entièrement focalisé sur leur visite. C&#8217;est une étape intermédiaire, une bouée à laquelle se rattacher pour ne pas penser aux heures qui me séparent de la fin de la course. Merde, j&#8217;en ai rarement autant chié. Quand elles sont arrivées, j&#8217;ai été à deux doigts de jeter l&#8217;éponge et de rentrer à la maison avec elles. Un lien ténu m&#8217;a retenu là, la certitude que les regrets seraient là le lendemain. Ma femme est repartie à la maison, je suis resté à Saint-Fons.</p>
<p>J&#8217;ai négocié âprement avec moi-même. Je continuerai à tourner en rond jusqu&#8217;au 75eme tour. Ensuite, je m&#8217;accorderai une longue pause pour prendre un repas consistant et j&#8217;irai m&#8217;allonger un peu. J&#8217;espère que la forme sera ensuite de retour. Un remake de la LyonSaintéLyon en quelque sorte avec sa pause conséquente à Saint-Etienne. C&#8217;était cela ou je pliais bagage prématurément.</p>
<p>Les coureurs du 6h ont terminé leur périple, ceux du 12h prendront le départ plus tard dans la soirée. La course devrait être plus simple pour eux. Ils ne souffriront pas de la chaleur en tout cas, la température a bien chuté.</p>
<p>Dès lors les choses s&#8217;améliorent quelque peu. Mon corps s&#8217;est résigné à son travail de corps en mouvement. Mon cerveau a branché le pilote automatique. J&#8217;entre dans une nouvelle phase de ma course, un voyage intérieur. Mon esprit s&#8217;échappe et dérive au loin. Par intermittence, je reprends conscience de mon environnement pour un court instant, avant de replonger de plus belle dans mes pensées. Je m&#8217;étonne alors de me retrouver à tel ou tel endroit du circuit sans avoir eu conscience du chemin parcouru.</p>
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<p>Je franchis la barre symbolique des 68 km vers 19h20. Et hop une SaintéLyon dans la poche. Je me verrais bien poursuivre par un repas au Flore avec tous les compères. Un bon plat de pâtes, une mousse fraiche. Ce serait parfait. Las, pour le resto, il va falloir patienter encore un peu. Il me reste 7 kilomètres pour atteindre la moitié de mon objectif. Je veux les faire suffisamment vite pour me dégager un max de temps de repos. Le repas attendra encore un peu. Il me faudra une bonne heure pour venir à bout de ces quelques kilomètres, de quoi m&#8217;ouvrir l&#8217;appétit. Je boucle le 75eme tour vers 20h30.</p>
<p>Il n&#8217;est plus question du moindre petit tour de piste. Je passe commande d&#8217;un plat de pâtes et m&#8217;installe le plus confortablement possible sur une chaise à proximité du barnum. J&#8217;attaque de bon cœur le plat de résistance. Deux ou trois fourchettes plus loin et je dois me rendre à l&#8217;évidence : mon estomac désapprouve fortement la consistance de ces quelques pâtes, purée de pâtes devrais-je dire. Là, c&#8217;est sûr, aucun problème de mastication. C&#8217;est du prédigéré cette histoire !<br />
Je me replie sur la soupe en m&#8217;excusant de ce retour inattendu auprès du bénévole. De ce côté, pas de surprise, j&#8217;ai déjà testé. Elle est bonne de chez bonne.</p>
<p>Je rentre dans le gymnase. Tiens mais c&#8217;est la Biscotte ! L&#8217;a des ampoules la Biscotte. Il a beau se protéger du mieux qu&#8217;il peut, rien à faire. Il a toujours des ampoules au talon. Moi je vous le dis, c&#8217;est psychosomatique. Il culpabilise de maraver son petit camarade, c&#8217;est sûr. Et ça pour maraver il marave le bougre. C&#8217;est agréable de papoter un moment avec son compère. Notez bien que je ne reste pas les bras ballants. J&#8217;en profite pour changer de pneus. Mes supernova ont fini leur part de travail. Un bon achat ces chaussures, Christian (Running Conseil) m&#8217;a déniché un truc sympa. Une bonne alternative à mes Vomero. C&#8217;est leur tour d&#8217;ailleurs d&#8217;entrer en piste. Elles sont encore toutes blanches mais ça ne va pas durer. On ramasse une de ces poussières sur la partie du parcours en cendrée. Bonjour, la gueule des chaussettes !</p>
<p>Biscotte est reparti. Il ne m&#8217;aurait pas laissé dormir l&#8217;animal. Je dors très mal en recevant des coups de pieds au cul ! Je m&#8217;accorde 20 minutes de sommeil. Pas besoins de réveil. Je plonge quasi immédiatement dans un demi sommeil avec un niveau de conscience juste suffisant pour égrainer les minutes qui passent. Voilà un truc que je n&#8217;hésiterai pas à faire à l&#8217;UTMB si la fatigue est trop importante. C&#8217;est toujours mieux que de rendre son dossard sur un coup de tête.</p>
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<p>Le réveil est un peu difficile mais à l&#8217;heure prévue en tout cas ! Je suis raide à rendre jaloux le plus piquet des piquets. Ce n&#8217;est pas bien grave, je sais par expérience que ça ne va pas durer bien longtemps. Il fait nuit dehors. Un petit vent m&#8217;accueille sur le pas de la porte, purée mais c&#8217;est qu&#8217;il fait froid ! C&#8217;est pas vrai, je ne vais quand même pas me cailler après les 34° C de l&#8217;après-midi ! Repli stratégique. Je vais enfiler illico presto mon t-shirt manches longues du trail Verbier St-Bernard. Bien pratique les deux dossards fournis par les organisateurs. Ca évite de jouer avec les épingles à nourrice.</p>
<p>Je suis de retour sur la piste à 21h30. Me voilà relégué à la 26eme place. J&#8217;ai perdu deux places en une heure de pause. Je m&#8217;attendais à pire. Biscotte me devance de 14 tours ! Allez, il va falloir se réveiller un peu maintenant. Il me faudra une bonne ligne droite pour retrouver un peu de souplesse dans les guiboles et un tour complet avant de contrôler les tremblements provoqués par la baisse de température. Le passage express du mode sommeil au mode hamster est un peu violent à mon goût. A la fin du deuxième tour, je commence à être chaud et au troisième je suis en nage ! Arrêt obligatoire au stand pour enlever mon t-shirt manches longues. Un des coureurs en relais me propose de le déposer sur mon tapis. Voilà qui est fort sympathique de sa part.</p>
<p>Les coureurs du 12h00 viennent de prendre le départ. Nous sommes à la mi-course. Quand je pense que je vais devoir encore tourner en rond pendant 12 heures. 720 minutes de plaisir qu&#8217;ils disaient … Vaut mieux être sourd que d&#8217;entendre ça ! On ne m&#8217;y reprendra plus. Plus jamais ça.</p>
<p>Cela dit. La pause a été salutaire. J&#8217;ai une pêche incroyable. Mon allure est plus faible qu&#8217;en début de course, quasi du 7&#8242; au kilo mais j&#8217;ai l&#8217;impression de voler sur la piste. En tout cas, j&#8217;ai réussi a adopter un rythme efficace avec un arrêt au stand tous les 3 ou 4 tours seulement. Pour les autres, je m&#8217;autorise une phase de marche dès la passage sous l&#8217;arche et je reprends la course en quittant la zone du ravitaillement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-11.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4576" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ma pause prolongée au 75eme tour m&#8217;a couté deux places au classement.</em></p>
<p>Cet état de grâce va durer très exactement trois heures. Trois heures qui me permettront d&#8217;ajouter 21 km à mon escarcelle et de retrouver ma place déchue à la 24eme place du classement général. A l&#8217;issue du 96eme tour, je m&#8217;effondre à nouveau comme un château de cartes. Le bol de soupe que je déguste lentement est avant tout un prétexte tout trouvé pour rester assis. J&#8217;aurais aimé passer rapidement la barre des 100 km mais non rien à faire. Du tapis ou de l&#8217;homme, qui est le plus fort ? Ben c&#8217;est le tapis, vainqueur par KO ! Ce n&#8217;est pas que j&#8217;ai réellement sommeil mais bon sang qu&#8217;est-ce que la position horizontale est confortable.</p>
<p>La pause a été nettement plus courte. Quarante minutes tout au plus, repas et tartinage de pieds compris. Le tapis est une drogue dure. J&#8217;ai enfilé à nouveau mon t-shirt manches longues pour affronter la température. Un petit 12°C. C&#8217;est  un retour à l&#8217;aire glaciaire comparé au 25° de l&#8217;après-midi. J&#8217;ai nettement moins la pêche qu&#8217;après mon premier arrêt et ma capacité à courir sans m&#8217;arrêter durera également bien moins longtemps. L&#8217;effet d&#8217;accoutumance au tapis sans doute. Il me faudra augmenter considérablement les doses pour finir, j&#8217;en ai peur. Ce n&#8217;est vraiment pas brillant &#8230;</p>
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<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-13.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4586" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-14.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4587" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>Sourire ensommeillée pour Arthur, pour Biscotte c&#8217;est plutôt un rictus, mais pendant 24 h il y a forcément des hauts et des bas.</em></p>
<p>Le commentateur annonce enfin mon passage au 100eme tour vers 1h40. Pas trop tôt. C&#8217;est con, mais j&#8217;avoue être presque gêné par ma piètre performance. Ca fait belle lurette que les coureurs en tête de course ont ajouté le chiffre des centaines à leur compteur, Biscotte compris. Il tourne bien le bougre. Il a bien préparé son coup.</p>
<p>Cocolecyclo vient d&#8217;abandonner. Je l&#8217;ai croisé alors qu&#8217;il s&#8217;en retournait au parking. Je suis déçu, j&#8217;aurais aimé prendre le temps de papoter avec lui mais nous n&#8217;avons jamais été vraiment synchro sur le parcours. J&#8217;avais remarqué que son allure avait baissé et il m&#8217;avait dit à plusieurs reprises que c&#8217;était dur pour lui mais je ne pensais pas qu&#8217;il en bavait au point d&#8217;abandonner. Il aurait peut-être dû m&#8217;écouter. Je lui avait conseillé d&#8217;aller se reposer un moment. Cela aurait peut-être été salvateur.</p>
<p>Les heures passent. Je retrouverai mon copain le tapis encore deux fois dans la nuit. Vers 3h30 après le 112eme kilomètre pour une pause de 36 minutes et plus tard vers 5h50 après le 122eme kilomètre pour une pause de 34 minutes. Entre les deux, je m&#8217;efforce de courir pendant deux ou trois tours sans m&#8217;arrêter au stand et puis je fais une petite pause assis sur les marches d&#8217;escaliers du gymnase le temps de boire un verre avant de repartir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-12.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignleft size-full wp-image-4585" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-12.jpg" alt="" width="254" /></a>Nous avons eu le droit à un peu d&#8217;animation dans la nuit sur les voies ferrées toutes proches. A priori, un chantier RVB (Renouvellement Voies Ballast) de la SNCF. Il permet d’effectuer le remplacement des rails, du ballast et des traverses d’une ligne grâce à un train-usine entièrement mécanisé. Bon, si ce n&#8217;était pas cela, c&#8217;était très ressemblant. En gros, ça ressemble à un train mais très raccord avec sa copine l&#8217;usine (rapport aux loupiotes dans la nuit), c&#8217;est lent et ça fait suffisamment de vacarme pour vous tenir éveillé.</p>
<p>Cocolecyclo n&#8217;est pas le seul à avoir abandonné. J&#8217;ai croisé Régis Mangeot dans le gymnase peu avant son abandon. J&#8217;ai vraiment été étonné de le trouver là. Il donnait une telle impression de facilité sur le circuit cet après-midi. Maintenant, il a surtout l&#8217;air d&#8217;être fourbu. Encore un qui a subi la chaleur de plein fouet.</p>
<p>Le jour s&#8217;est levé accompagné du chant des oiseaux. Curieusement, c&#8217;est presque à regret que j&#8217;ai vu les premières lueurs apparaître. Je redoute le retour de la chaleur et puis j&#8217;aime courir la nuit. Les organisateurs ont prévu de la viennoiserie pour le petit-déjeuner. Ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il y a de mieux comme aliment de l&#8217;effort mais il passe plutôt bien ce croissant alors au diable la diététique, au moins pour aujourd&#8217;hui (pas taper Corinne).</p>
<p>La nuit a laissé des traces sur certains coureurs qui auront bien du mal à courir au cours de la matinée. Moi, j&#8217;ai la chance d&#8217;avoir retrouvé un peu de punch et suffisamment de motivation pour vouloir atteindre la barre des 140 km. Je n&#8217;ai guère de mérite, on ne peut pas dire que je me sois trop épuisé cette nuit ! Cette forme toute relative va me permettre de remonter de cinq places au classement, me voilà en 19ème position.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-15.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4588" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-15.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Dernière tenue du jour, un vrai défilé de mode &#8230;</em></p>
<p>La matinée va passer assez vite grâce à la visite de quelques compères. Xavier (le gone runner) est venu faire son footing dominical avec Biscotte et moi, nous accompagnant à tour de rôle. Purée, j&#8217;avais bien du mal à le suivre et lui à se freiner probablement. Arclusaz est revenu nous voir également. Si c&#8217;est pas un fidèle supporter ça ! Et puis c&#8217;est l&#8217;arrivée de toute ma petite famille. Madame bien sûr mais également mes trois pépettes qui ont renoncé à leur couette pour admirer la foulée gracieuse de leur papou ! Ma sœur et mon père sont également présents. C&#8217;est cool d&#8217;avoir tout ce petit monde pour vous encourager.</p>
<p>Je savoure les derniers instants de la course. Par bravade, j&#8217;ai promis à Arclusaz un sprint d&#8217;anthologie pour clore en beauté ce 24h. Il reste 10 minutes de course quand l&#8217;occasion de dilapider mes dernières forces se présente. Un relayeur de l&#8217;unique équipe présente me double, je lui emboite le pas sans réel espoir de pouvoir le suivre. Ma vitesse est subitement passée de 8 km/h à un 10 bien portant. La première centaine de mètres passe plutôt bien mais mon corps rechigne bientôt à l&#8217;effort. Mes jambes sont lourdes, je me fais légèrement décroché. Et puis les choses s&#8217;améliorent, ma foulée s&#8217;allonge et je gagne peu à peu du terrain sur mon lièvre.</p>
<p>Dans la ligne droite des peupliers, je passe en tête. J&#8217;accélère, persuadé que je vais de toute façon m&#8217;effondrer dès la ligne d&#8217;arrivée passée. J&#8217;ai une bonne marge sur mon poursuivant maintenant. Je passe devant le barnum à 13km/h et sans arrêt au stand. Le commentateur en est tout ébahi et en perd un peu son latin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-16.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4589" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ca sent la fin &#8230;</em></p>
<p>Je ne me suis pas effondré, j&#8217;ai même augmenté très nettement ma vitesse. Je vais effectuer mon dernier tour entre 14 et 16 km/h suivant les circonvolutions du circuit ! Purée ce que ça fait du bien de se dégourdir les jambes. Biscotte m&#8217;a attendu à l&#8217;extrémité Est du circuit et se lance à ma suite pour que nous finissions ensemble. Une ligne droite, un virage, une seconde ligne droite, je tiens à ce rythme encore quelques secondes et puis subitement la tête lâche, je n&#8217;en peux plus, j&#8217;ai tout donné.</p>
<p>Je termine ces 24h de Saint-Fons en marchant tranquillement avec mon ami Biscotte.<br />
5, 4, 3, 2, 1 C&#8217;est terminé ! Nous voilà tout deux Circadiens.</p>
<h2>Conclusions :</h2>
<p>Une fois la distance finale mesurée, je me suis enfin offert ce plaisir simple mais ô combien désiré dans la fournaise du samedi après-midi : déguster une mousse bien fraiche assis confortablement sur une chaise à défaut d&#8217;avoir un transat à ma disposition.</p>
<p>Voilà, j&#8217;ai obtenu une marque modeste à 144 km. Biscotte, quant à lui,  a réussi une belle performance avec 171 km. Ce n&#8217;est que justice, le travail paye. Il n&#8217;est pas passé loin du podium senior. Dommage, seul le premier de chaque catégorie était récompensé. Cette course m&#8217;aura vraiment donné du fil à retordre. Dur dur ce genre d&#8217;épreuve mais très intéressant sur le plan sportif. L&#8217;effort pur. Ce n&#8217;est pas le paysage qui risque de vous distraire de votre ultime but : avaler du km. Le 24h c&#8217;est une histoire entre vous et la piste et quelques sympathiques rencontres il faut bien le dire.</p>
<p>Finalement, ce n&#8217;est pas si mal un 24h … et si je m&#8217;en refaisais un p&#8217;tit à l&#8217;occasion ?</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-17.jpg" rel="lightbox[4536]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4590" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-17.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-cadeau.jpg" rel="lightbox[4536]" title="24 h de Saint-Fons 2011 Cadeau"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-cadeau.jpg" alt="" title="24 h de Saint-Fons 2011 Cadeau" width="300" class="alignnone size-full wp-image-4660" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau.</em></p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Distance : 144.097 km<br />
Rang Gen. 19/31 (4 abandons)<br />
Rang VH1 : 7/11</p></blockquote>
<p>Les résultats : <a href="http://www.running-conseil.com/medias/news_medias/453/Resultats_finaux_24H.pdf" target="_blank">Les 24 h de Saint-Fons 2011.</a><br />
Le site : <a href="http://athlesaintfons.unblog.fr/" target="_blank">Les 24 h  de Saint-Fons 2011</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/24HDeSaintFons2011?authkey=Gv1sRgCKry8b6ZhK6yVg&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh3.googleusercontent.com/_FNicjV1uqsY/Tb_Z0VKjCLE/AAAAAAAAH-o/cwe1dtovzSU/s160-c/24HDeSaintFons2011.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/24HDeSaintFons2011?authkey=Gv1sRgCKry8b6ZhK6yVg&amp;feat=embedwebsite">24 h de Saint-Fons 2011</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-4536"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F05%2F03%2Fles-24h-de-saint-fons-2011%2F' data-shr_title='Les+24+h+de+Saint-Fons%2C+les+9+et+10+avril+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F05%2F03%2Fles-24h-de-saint-fons-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F05%2F03%2Fles-24h-de-saint-fons-2011%2F' data-shr_title='Les+24+h+de+Saint-Fons%2C+les+9+et+10+avril+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F05%2F03%2Fles-24h-de-saint-fons-2011%2F' data-shr_title='Les+24+h+de+Saint-Fons%2C+les+9+et+10+avril+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Les 24 h de Saint-Fons 2011, le parcours</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 11:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[24 h]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[24 h de Saint-Fons]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est votre première participation aux 24 h de Saint-Fons ? Je vous propose une petite reconnaissance du circuit en photos, histoire de vous mettre l&#8217;eau à la bouche. Le tracé du parcours : Le parcours en photos : Devant le gymnase, quelques barnums offrent un abri pour le ravitaillement, le système informatique pour le comptage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4119" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/24h-de-saint-fons-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>C&#8217;est votre première participation aux 24 h de Saint-Fons ? Je vous propose une petite reconnaissance du circuit en photos, histoire de vous mettre l&#8217;eau à la bouche. </p>
<h2>Le tracé du parcours :</h2>
<p style="height: 5px;">
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_57"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_57" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=57" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p style="height: 5px;">
<h2>Le parcours en photos :</h2>
<p style="height: 5px;">
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-18.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4605" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-18.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Devant le gymnase, quelques barnums offrent un abri pour le ravitaillement, le système informatique pour le comptage des tours et un espace pour les coureurs. C&#8217;est le début du parcours.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-19.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4606" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-19.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] En quittant les stands, on tourne une première fois à gauche pour contourner la zone de verdure puis une seconde fois toujours à gauche.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-20.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4607" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-20.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Est] On attaque notre première ligne droite avec un très léger faux plat montant (5m de D+). Les spectateurs profitent du spectacle en s&#8217;abritant de l&#8217;ardeur des rayons du soleil sous les frondaisons. Attention, il est difficile mentalement de voir un spectateur affalé confortablement sur un transat, une mousse bien fraîche à la main et les doigts de pied en éventail !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-21.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4608" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-21.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Est] A la fin de la ligne droite, on tourne à droite derrière le cèdre.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-22.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4609" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-22.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] On attaque une boucle en triangle par la portion la plus abritée du circuit. Le sol n&#8217;est pas très régulier mais ce n&#8217;est vraiment pas gênant.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-23.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4610" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-23.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] A l&#8217;extrémité de la ligne droite, on tourne à droite avec un virage très sec à négocier gentiment.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-24.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4611" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-24.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Nord] On revient sur nos pas en longeant le terrain de foot.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-25.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4612" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-25.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Nord] A la fin de la boucle on tourne à gauche. Vous avez le choix entre deux options : virer large pour préserver vos articulations mais il vous faudra descendre un trottoir ou passer à la corde en restant sur le trottoir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-26.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4613" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-26.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Ouest] Et hop, on repasse devant la zone de verdure et les spectateurs toujours en longeant le terrain de foot. A l&#8217;extrémité, on tourne à nouveau à gauche.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-27.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4614" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-27.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] C&#8217;est parti pour un long aller-retour sur une surface en cendrée fort sympathique pour la couleur de vos chaussettes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-28.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4615" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-28.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] A l&#8217;extrémité, on tourne à droite. Le regard de visite à la fin du virage crée une irrégularité du terrain assez pénible à la longue.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-29.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4616" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-29.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Nord] On remonte au Nord en longeant les voies ferrées et une usine chimique que la double rangée de peupliers a bien du mal à masquer.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-30.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4617" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-30.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Nord] Une portion sur le bitume en revenant sur le gymnase. Le revêtement est assez lisse au départ mais devient peu à peu très irrégulier et se fait sentir au niveau de la plante des pieds. C&#8217;est la partie la plus désagréable à mon sens.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-31.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4618" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-31.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Est] On tourne à droite pour contourner le Gymnase. Les parkings du stade sont juste à gauche. Le revêtement récent est parfaitement lisse.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-32.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4619" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-32.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] Encore un virage à droite et on emprunte un cheminement sur des dalles bétonnées.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-33.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4620" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-33.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Est] Un petit crochet à gauche pour éviter le bâtiment.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-34.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4621" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-34.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] La dernière ligne droite sur bitume. Tiens une Biscotte !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-35.jpg" rel="lightbox[4603]" target="_blank" title="24 h de Saint-Fons 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4622" title="24 h de Saint-Fons 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/24h-de-Saint-Fons-2011-35.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>[Direction Sud] On passe sous l&#8217;arche qui clôt ce parcours de 1000,57 m. Le système informatique pour le comptage est juste devant vous et le panneau d&#8217;affichage, un peu en hauteur sur votre droite, vous informe tour après tour de votre progression. Tiens une Biscotte et un Cocolecyclo !</p>
<p>Bon 24 heures !</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Le Trail des 3 Châteaux, les 5 et 6 mars 2011</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/03/22/le-trail-des-3-chateaux-2011/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/03/22/le-trail-des-3-chateaux-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 13:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Trail des 3 Châteaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah ! Mon beau château, Ma tant&#8217; tire lire lire &#8230; Au programme de ce weekend un trail. Le trail des 3 Châteaux. J&#8217;avais été emballé par cette course au Creusot en 2009. Plusieurs épreuves sont proposées durant le weekend et notamment un combiné avec une course nocturne de 20 km et 600 m de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4127" title="Trail des 3 Châteaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/trail-des-3-chateaux-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h2>Ah ! Mon beau château, Ma tant&#8217; tire lire lire &#8230;</h2>
<p>Au programme de ce weekend un trail. Le trail des 3 Châteaux. J&#8217;avais été emballé par cette course au Creusot en 2009. Plusieurs épreuves sont proposées durant le weekend et notamment un combiné avec une course nocturne de 20 km et 600 m de D+ le samedi et un trail un peu plus long le lendemain avec une balade de 34 km et 1000 m de D+.</p>
<p>J&#8217;ai un petit compte à régler avec les châteaux Creusotins. Il y a deux ans, le releveur de mon pied droit n&#8217;avait pas beaucoup apprécié l’enchainement deux semaines après la Piste des Seigneurs. Le soir, pour la nocturne, j’avais terminé dans un sprint d’anthologie au coude à coude avec Biscotte lui arrachant 1s au classement général mais j’avais été dans l’incapacité de terminer le grand parcours le lendemain matin. La balade s’était terminée en ambulance avec un tendon en feu et un peu d’amertume vite dissipée par la bonne humeur de mes compères.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-01.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4450" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Château de la Verrerie.</em></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Arthur is back. J&#8217;ai bien l&#8217;intention de découvrir le château de Saint-Sernin. Enfin, ce qu&#8217;il en reste. La tour de Saint-Sernin est le seul vestige du château à avoir réussi sa traversée des âges.</p>
<p>J&#8217;ai fait le trajet pour le Creusot avec Biscotte et sa descendance. Le trail des 3 Châteaux, c&#8217;est un incontournable familial chez les Biscottes. Non content de s&#8217;y coller régulièrement, la Biscotte a fini par entrainer à sa suite deux de ses frangins. Joël s&#8217;essaiera à l&#8217;épreuve nocturne et le lendemain Grégory tentera le grand format avec une préparation quasi proche du zéro absolu. Il parait que c&#8217;est normal. Ils sont comme ça les pompiers. Qu&#8217;est-ce que t&#8217;en penses Yin-Yin ?</p>
<p>Joël nous héberge pour le weekend. Nous prenons le temps de récupérer un peu du trajet chez lui et puis on enchaine sur les préparatifs pour la première épreuve. La température est plutôt clémente. Un bon 6°C idéal pour courir. Je n&#8217;ai pas déménagé toute ma garde robe sinon j&#8217;aurais peut-être opté pour le short comme Biscotte. Ce sera corsaire pour moi et mon incontournable t-shirt manche longue finisher du trail Verbier St-Bernard. Je viens de découvrir avec surprise que mon compère Biscotte n&#8217;avait pas eu le droit aux manches longues à Verbier &#8230; Est-ce à dire que les manches étaient réservées aux coureurs les plus méritants ?<br />
<span id="more-4431"></span></p>
<h2>Epreuve du samedi soir : 20 km et 650 m D+</h2>
<p>L&#8217;heure du départ approche. Nous nous rendons au Château de la Verrerie. Quelques tentes ont été installées dans la cour du château. Retrait des dossards, ravitaillement, buvette et lieu de vie pour le repas du soir sont rassemblés ici. Seules les douches mises à la disposition des coureurs sont un peu à l&#8217;écart. Argh, dois-je y voir un sombre présage quant à notre futur classement &#8230; Je me vois attribuer le dossard 53 tandis que la Biscotte est gratifié d&#8217;un numéro 8 du plus bel effet. Remarquez, le frère de Biscotte à un 222 bien tassé qui équilibre un peu la donne.</p>
<p>Nous avons rejoint Rémi, un collègue de Joël. Monsieur est à classer dans la rubrique : coureur rapide. Il découvre les joies du trail et a de jolis rêves plein la tête qui ne demandent qu&#8217;à se concrétiser. En attendant d&#8217;aller gambader autour du Mont Blanc, il va falloir commencer par crapahuter dans les collines Creusotines. Et ce n&#8217;est pas si facile.</p>
<p>Nous partons nous échauffer dans le parc du château. Il y a de quoi faire : 28 hectares de verdure au cœur de la ville. Le tour de l&#8217;étang suffira à faire monter la température. Les sensations sont excellentes, c&#8217;est assez rare pendant la mise en route de la machine pour que je le signale. Par contre  j&#8217;ai oublié de mettre de la crème anti-frottement sur mes petits petons ce qui me vaudra force comparaison avec le compère Tazounet. Il faut dire que j&#8217;étais encore empêtré avec mes chaussettes, assis à même la place de l&#8217;église à 5 minutes du départ.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-02.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4451" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le départ de l&#8217;épreuve nocturne.</em></p>
<p>Bien sûr pour finir de me chauffer le neurone, le GPS de ma polar refuse de papoter avec ses petits copains en orbite. Impossible d&#8217;attendre plus longtemps … Le peloton qui se blottit sous le porche du château de la Verrerie n&#8217;est pas spécialement épais, moins de 200 âmes mais nous sommes obligés de nous faufiler sur les côtés en longeant les barrières de sécurité pour trouver une petite place. La lumière témoin de synchro de mon GPS est toujours désespérément rouge. Bah, au moins elle est raccord avec la couleur des fumigènes. Ambiance féérique garantie. A défaut de cristal,les forges du château vont cracher tout un tas de diablotins.<br />
Les courses, c&#8217;est vraiment no-stress, à quelques secondes du départ, je fais encore tranquillement une p&#8217;tite photo du peloton. Tiens, j&#8217;ai immortalisé Rémi par le plus grand des hasards. Il m&#8217;a l&#8217;air très concentré.</p>
<p>Oups, ca y est, c&#8217;est parti et ça ne lambine pas … Tout occupé que je suis par mes lumières polardesques, je perds de vu l&#8217;ami Biscotte. Ce n&#8217;est pas bon du tout cette histoire, s&#8217;agit de l&#8217;avoir à l&#8217;œil le compère. Non, le voilà, je l&#8217;ai repéré et le voyant est même passé au vert, que demande le peuple ?</p>
<p>Premier sentier, première montée à travers bois, les cuisses sont vites mises dans l&#8217;ambiance au 3 châteaux et le palpitant n&#8217;est pas en reste ! Quand c&#8217;est qu&#8217;on marche ? Ben non on ne marche pas. 20 bornes c&#8217;est trop court pour jouer les économes. Ici faut que ça chauffe, que ça pulse … Alors on court dans cette première montée, comme tout le monde du reste. Et on ne traine pas en chemin je peux vous le garantir ! 5&#8217;45 au kilo en moyenne sur les 2km5 et 118 m  de D+ de cette première montée. Bon ok, rien de bien extraordinaire pour les cadors qui cavalent en tête mais pour les abonnés aux courses au long cours que nous sommes sensés être, ça secoue !</p>
<p>« On ne va pas un chouïa trop vite ? demande la Biscotte.<br />
- Ben j&#8217;en sais rien ma Biscotte, mais faut croire, d&#8217;habitude on marche ! »</p>
<p>Après avoir basculé au sommet de cette première bosse nous relançons la machine sur un long faux plat descendant. J&#8217;ai la forme. Il n&#8217;y a rien que je préfère autant qu&#8217;un profil légèrement descendant pour dérouler mes grandes cannes sans forcer. Notre allure a augmenté. Nous avons gagné une bonne minute au kilo. J&#8217;en remettrais bien une couche histoire de jouer avec les nerfs de la Biscotte mais je ne suis pas certain de tenir sur la durée. C&#8217;est quand même un peu plus long qu&#8217;un cross cette histoire, alors je me contente de petites variations d&#8217;allures en essayant de m&#8217;économiser pour le sprint final …</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_51"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_51" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=51" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>La pente s&#8217;accentue. L&#8217;ami Biscotte prend les devants. Je préfère me retenir un peu. J&#8217;ai peur de trop solliciter mon genou dans cette descente rapide d&#8217;autant qu&#8217;il y a quelques caillasses piégeuses. Il m&#8217;a fait suffisamment de misères ces derniers temps. Le bitume remplace le chemin et nous permet de titiller les 4&#8242; au kilo. Ce ne serait pas raisonnable d&#8217;aller plus vite, je sens que ça tabasse pas mal avec les trabucos même si ce ne sont pas spécialement des sabots.</p>
<p>Après la traversée de la route du bois de Ruault, c&#8217;est reparti pour une nouvelle grimpette. Ca commence gentiment sur un chemin et puis ça se corse rapidement quand le tracé coupe droit dans la pente à travers bois avec un pourcentage qui doit flirter les 15% par moment. Les coureurs de l&#8217;association Dunes d&#8217;Espoir ont bien du mérite de passer ici avec leurs Joëlettes. Nous avons doublé deux équipages presque coup sur coup il y a quelque temps déjà mais il nous aura fallu faire un bon bout de chemin avant de rattraper la troisième équipe, nettement plus véloce.<br />
Je double les coureurs aux maillots jaunes des Dunes en leur prodiguant quelques mots d&#8217;encouragements et je m&#8217;empresse de suivre l&#8217;ami Biscotte.</p>
<p>J&#8217;ai d&#8217;ailleurs bien du mal à le suivre. Biscotte est redoutable dans les pentes dès lors qu&#8217;elles vous obligent à marcher. Il a une capacité à faire de grandes enjambées que je n&#8217;ai pas. Pourtant j&#8217;ai de plus grandes guiboles que lui. J&#8217;en ai essayé des trucs comme se propulser sur les gros orteils à la fin de chaque pas. Ben, faut croire que cette petite impulsion préconisée par Ultrafondus n&#8217;est pas suffisante pour me maintenir dans la foulée de la Biscotte. Ma seule chance était qu&#8217;il ait succombé la semaine précédente à l&#8217;appel d&#8217;un succulent aligot d&#8217;Aubrac ou à des ris d&#8217;agneau des Causses qui n&#8217;auraient pas manqué de le plomber, comme pour la Piste des Seigneurs, mais non, rien, nada. Biscotte s&#8217;est transformé en ascète adepte de la feuille de laitue. Déjà que monsieur a ajouté une séance supplémentaire à son planning d&#8217;entrainement hebdomadaire, s&#8217;il se met à être raisonnable côté diététique comment voulez-vous lutter ? Ben, je n&#8217;en sais rien ma bonne dame. Mes neufs ans d&#8217;écart avec le loustic me semblent peser davantage aujourd&#8217;hui. C&#8217;est crédible comme excuse ?</p>
<p>Bon cela dit, Biscotte n&#8217;a pas réussi à me distancer totalement. Je vais le garder plus ou moins en point de mire pendant une bonne partie de la course. La dernière vision fugitive de mon compère sera une silhouette quittant le ravitaillement de Montcenis. S&#8217;est-il arrêté au ravitaillement ? J&#8217;en doute. Je ferai quant à moi une pause express. Un record personnel ! Le temps de prendre au vol trois pruneaux et de regarder s&#8217;il y avait un peu de coca planqué parmi tous les verres remplis d&#8217;eau posés sur la table de ravitaillement.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/03/22/le-trail-des-3-chateaux-2011/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Cette courte pause a suffi à Biscotte à asseoir sa domination, d&#8217;autant que je perdrai encore un peu de temps dans la dernière ascension en suivant un coureur qui s&#8217;était engagé sur un mauvais chemin. A défaut d&#8217;être un régal pour mes cuisses, cette dernière difficulté l&#8217;est pour les yeux. Les lumières de la ville du Creusot s&#8217;offrent à nous en contrebas. Bourgui a bien raison quand il dit qu&#8217;une ville est toujours belle la nuit. C&#8217;est magnifique. Et puis il y a toutes ces loupiotes déposées par les organisateurs pour matérialiser notre route.</p>
<p>Une arche de lumière rouge se détache dans la nuit au sommet des Hauts de Baudots ajoutant à la féérie du parcours. Encore un effort et je franchis cette porte symbolisant très certainement notre passage au point haut de la course. J&#8217;ai abandonné tout espoir de trouver une quelconque symbolique à l&#8217;arche suivante matérialisée par une guirlande verte. C&#8217;était surprenant en tout cas d&#8217;entendre les gazouillis d&#8217;oiseaux émis par cette guirlande musicale.</p>
<p>Il y aura bien encore un petit coup de cul pour rejoindre la promenade des crêtes à proximité du karting du parc des Combes mais globalement il ne reste qu&#8217;une longue et sympathique descente pour rejoindre le centre ville. Après le passage souterrain, je rejoins l&#8217;avenue de l&#8217;Europe pour une longue ligne droite. Il y a des coureurs au loin, trop loin pour que je puisse espérer les rattraper et personne derrière moi mais je fais tout de même l&#8217;effort pour maintenir une bonne allure sur cette longue zone plate.</p>
<p>Finalement, je rattrape assez rapidement un premier coureur et je quitte l&#8217;avenue à sa suite pour traverser la place de l&#8217;université. Une dernière ligne droite et je passe encore quelques coureurs rendus frileux par le finish dans les fameux escaliers. Surprise, on quitte ceux-ci après quelques paliers pour emprunter un chemin par la droite. Pas le temps d&#8217;être frustré, ce petit détour nous permet de rejoindre une autre série de marches qui débouchent pile-poil en face du porche du château de la Verrerie. Je traverse la rue et j&#8217;accélère pour la forme sur les cinquante derniers mètres.</p>
<p><strong>Et hop et de une en 1H55&#8217;47&#8243;.</strong></p>
<h2>L&#8217;entre deux parce qu&#8217;un coureur ne fait pas que courir.</h2>
<p>Biscotte est là. Pas depuis bien longtemps d&#8217;ailleurs. Moins de 2 minutes. Yin-yin peut bien m&#8217;appeler Papy Arthur s&#8217;il a envie, le papy a encore de beaux restes.</p>
<p>Ben zut, il n&#8217;y a rien à grignoter à l&#8217;arrivée … Il y a eu un loupé quelque part semble-t-il. Bon, je n&#8217;en ferai pas tout un fromage mais j&#8217;aurais bien grignoté un petit quelque chose avant d&#8217;aller me changer. Quand on parle de se changer … Nous n&#8217;aurons pas trop trainer pour aller enfiler quelques couches supplémentaires de vêtements parce qu&#8217;il y avait tout d&#8217;un coup un petit vent frais qui faisait bien sentir sa présence. A notre retour, le ravitaillement avait fait son apparition. Impeccable, voilà qui contribuera à faire patienter mon estomac en attendant Joël.</p>
<p>Biscotte est parti à la rencontre de son frangin. Pendant ce temps, j&#8217;assiste à l&#8217;arrivée d&#8217;une première Joëllette puis d&#8217;une seconde et enfin d&#8217;une troisième &#8230; Hé bien non, c&#8217;est le compère Joël qui arrive à son tour encouragé par son frère ! Il n&#8217;est pas fâché d&#8217;arriver l&#8217;ami Joël mais pour une première sur cette distance il peut être content de lui. Lui qui avait peur de finir dernier a même devancé une bonne dizaine de coureurs.</p>
<p>Bon c&#8217;est bien beau ces histoires mais il est grand temps de passer à table. Au menu de ce souper Creusotin : une soupe à l&#8217;oignon avec de l&#8217;emmental râpé à moins que ce ne soit du fromage à la soupe. C&#8217;est que j&#8217;ai tendance à avoir un (gros) faible pour les produits laitiers. Les traditionnelles pâtes à la sauce tomate et un yaourt. Le tout pour 32 euros. Meuh non, ce n&#8217;est pas le prix du repas, il est compris dans le prix de la course … Pour 32 euros vous participez au combiné, on vous offre un polo floqué et trois tickets repas (repas du samedi soir, petit déjeuner et repas du dimanche). Ca  le fait comme dirait mes filles. Et l&#8217;organisation met même à disposition des coureurs un gymnase pour la nuit. Il paraît que le gardien a oublié d&#8217;éteindre les lumières mais bon tout ne peut pas être parfait ! Le dernier arrivé était sensé payer sa bière … ben j&#8217;avoue qu&#8217;on a pas trop insisté, on devait tous être un peu fatigués. Véronique et Thierry sont venus nous faire un p&#8217;tit coucou pendant le repas. Et hop voilà de nouveaux copains facebook rencontrés physiquement.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-03.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4452" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-03.jpg" alt="" height="243" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-04.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4453" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-04.jpg" alt="" height="243" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Soir ou matin, ça ne prend pas beaucoup de place une Biscotte.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il est temps d&#8217;aller faire un gros dodo et de soigner la récupération pour le lendemain. Le départ est fixé à 10h30. Cool, on va pouvoir trainer sous la couette ! J&#8217;espère que le genou va être sage, j&#8217;ai envoyé pas mal dans la dernière descente …</p>
<p>La nuit a été bonne. Le genou est sagement à sa place de genou, prêt à servir. Les muscles sont un peu raides mais aucune douleur suspecte ne vient gâcher mon réveil. Joël s&#8217;est levé avant nous pour faire quelques emplettes pour le petit déjeuner. Il nous a gâté. Ils savent accueillir chez les Biscottes. Ce matin, Grégory prend le relai de Joël. Il ne s&#8217;est quasiment pas entrainé et n&#8217;a jamais couru une si longue distance en course ni à l&#8217;entrainement d&#8217;ailleurs. Hum, j&#8217;en connais un qui va sentir passer les 34 kilomètres !</p>
<p>Une fois tout ce petit monde préparé, nous nous rendons à nouveau au Château de la Verrerie. L&#8217;échauffement a été bien plus court aujourd&#8217;hui. Un simple aller retour pour se rendre aux toilettes publiques à l&#8217;autre extrémité du parking ! Papa Biscotte est venu encourager sa progéniture, quand je vous disais que les 3 Châteaux c&#8217;était une histoire de famille.</p>
<h2>Epreuve du dimanche : 34 km et 1 000 m D+</h2>
<p>Le départ est à l&#8217;intérieur du Château. La sono trépigne autant que les coureurs. Tut tut tut turlututu tut tut … Elle a même fini par péter un câble cette pauvre sono. La voilà qui part en boucle, qui se crispe, qui ne veut plus rien savoir. La note passe pas, rien à faire. Il n&#8217;y aurait pas une âme charitable pour lui couper définitivement le sifflet ? Bon ce n&#8217;est pas grave, dans un moment nous allons quitter ce tohubohu pour la sérénité d&#8217;une balade de plusieurs heures dans la campagne environnante. La course nous rend délicieusement zen.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-07.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4456" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Trouvez l&#8217;intrus : Grégory, Arthurbaldur, Joël et Biscotte.</em></p>
<p>Malgré une température plus basse que la veille (les vitres des voitures étaient blanches ce matin), je me suis équipé à l&#8217;identique que pour l&#8217;épreuve nocturne : corsaire et t-shirt manche longue. Pour le moment ça pèle un peu (4°c) mais ça devrait se réchauffer en fin de matinée avec ce grand soleil. A quand peut bien remonter la dernière course où je n&#8217;ai pas souffert du froid à un moment donné ? Faut que je me fasse une raison …</p>
<p>Le départ est donné, tout va bien, j&#8217;ai même pensé à mes copains satellites suffisamment tôt cette fois. Histoire de commencer doucement, on débute notre balade par un p&#8217;tit tour dans le parc du Château. Ca permet de s&#8217;échauffer tranquillement, l&#8217;air de rien, et d&#8217;étirer un peu tout ce petit monde (un peu moins de 300 personnes pour les trois épreuves : combiné, 34 et 20 km) avant le seul petit engorgement de l&#8217;épreuve : quelques marches d&#8217;un escalier étroit qui se faufile entre les murs d&#8217;anciennes maisons ouvrières.</p>
<p>Notre allure est un chouïa en-dessous de la veille mais je ne ménage pas ma peine pour autant. Très vite, la course semble être un remake de l&#8217;épreuve nocturne. Dans la montée qui suit le Bas-de-Marais, l&#8217;ami Biscotte prend peu à peu une dizaine de mètres d&#8217;avance sur moi tandis que deux ou trois coureurs nous séparent. Je le rejoins à la faveur d&#8217;une portion de bitume mais l&#8217;effort consenti m&#8217;a coupé les jambes et je n&#8217;arrive pas à me maintenir à son niveau. Voilà l&#8217;ami Biscotte qui s&#8217;éloigne à nouveau.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_52"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_52" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=52" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>La descente dans la forêt au-dessus de l&#8217;étang de Saint-Sernin est vraiment agréable. Un sentier souple chemine dans une plantation de grands arbres, le regard porte loin dans ce sous-bois dégagé, la pente est modérée, c&#8217;est un régal. Le terrain idéal pour tenter de rattraper mon compère. Et bien c&#8217;est loupé le bougre a du également se lâcher dans la pente. Dans la côte qui suit, point de Biscotte. Les seules personnes rattrapées sont les randonneurs partis avant nous ce matin. Mais il ne faut pas désespérer, j&#8217;aperçois à nouveau mon compère à quelques encablures dans la descente dans Bouvier, ce qui me motive pour accélérer un peu.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;efforts pour pas grand-chose. Je perdrai définitivement l&#8217;ami Biscotte dans la longue ligne droite qui mène au Château de Brandon. Me voilà bien obligé de reconnaître que cet affreux jojo est un cran au-dessus de moi. Je rajouterais bien « aujourd&#8217;hui » mais le « aujourd&#8217;hui » dure déjà depuis quelques courses. N&#8217;empêche qu&#8217;il n&#8217;a pas intérêt à relâcher son effort parce que je ne serai pas loin derrière …</p>
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<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-08.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4457" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-08.jpg" alt="" height="243" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-09.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4458" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-09.jpg" alt="" height="243" /></a></td>
</tr>
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<td><em>Le Château de Brandon.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>En attendant j&#8217;abdique un peu et je relève la tête du guidon pour profiter du paysage. Il y a deux ans j&#8217;étais à l&#8217;agonie dans ce chemin à l&#8217;approche du premier ravitaillement. Cette année les voyants sont au vert ou presque et même le genou droit semble s&#8217;être fait une raison et fait sont travail de genou sans rechigner à la tâche.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas spécialement trainé au ravitaillement du Château de Brandon mais c&#8217;est toujours plus sans doute que l&#8217;ami Biscotte. M&#8217;en fous, je suis là pour courir certes mais également pour faire du tourisme. Bon, je n&#8217;aurai pas eu le temps de faire la visite complète du Château (il n&#8217;est d&#8217;ailleurs ouvert qu&#8217;à partir du 15 avril) mais j&#8217;aurai au moins franchi l&#8217;ancien pont levis, traversé sa cour et quitté les lieux par un couloir et une porte dérobée.</p>
<p>Après avoir longé l&#8217;Etang de Brandon et traversé un bois, j&#8217;arrive au croisement avec la D43 lieu de mon ancien abandon. Il va sans dire que je reconnais parfaitement les lieux pour les avoir faits en marchant si ce n&#8217;est en rampant. L&#8217;affront est enfin lavé. Je vais découvrir la fin du parcours et fouler enfin ses sentiers restés vierges de mes pas. Et bien, c&#8217;est globalement plutôt roulant comme sentier et un poil longuet …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-10.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4459" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Une vieille bâtisse après l&#8217;étang de Brandon.</em></p>
<p>J&#8217;ai baissé de régime sur cette portion et c&#8217;est probablement plus la faute à la tête qu&#8217;aux jambes. Quelques coureurs en ont profité pour me doubler mais j&#8217;ai réussi à m&#8217;accrocher à Stéphane, un Grenoblois avec qui j&#8217;	ai fais connaissance. On a fait un bout de chemin ensemble en s&#8217;aidant mutuellement. Tantôt devant, tantôt derrière, j&#8217;ai imaginé un moment que l&#8217;on finirait la balade ensemble car notre niveau sportif semblait équivalent. Bon, j&#8217;avoue avoir tenté de le lâcher dans la descente sur Saint-Sernin mais Stéphane m&#8217;a rattrapé au train en arrivant au niveau du premier étang. Je suis incorrigible mais c&#8217;est tellement bon de jouer.</p>
<p>Un peu calmé, nous longeons le bord du lac tranquillement et une petite grimpette le long du cimetière municipal nous amène devant l&#8217;ancien Prieuré de Saint-Sernin-du-Bois et l&#8217;ancienne tour du château, dernier vestige d&#8217;un passé révolu. A vrai dire, la tour m&#8217;importe peu actuellement, je suis surtout préoccupé par la localisation du ravitaillement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-11.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignleft size-full wp-image-4460" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-11.jpg" alt="" width="254" /></a>Le ravitaillement est abrité dans une cour à l&#8217;intérieur de laquelle on accède en descendant quelques marches. Joël et son papa sont là pour nous encourager et me renseigner par la même occasion sur l&#8217;avancée du fils prodige. Le prodige en question a 10 minutes d&#8217;avance sur moi. Bigre, c&#8217;est un sacré gouffre d&#8217;autant que Joël complète ses informations en m&#8217;annonçant que le frangin est au taquet, dans une forme époustouflante et qu&#8217;il veut tous se les bouffer et en particulier Rémi. Bien oui, c&#8217;est un Rémi perclus de crampes et proche de l&#8217;abandon qui est passé au ravitaillement 7 petites minutes avant la Biscotte. La gentille Biscotte s&#8217;est transformée en cracotte sanguinaire, l&#8217;œil injecté de sang, la bave aux commissures des lèvres (ben oui quoi, on se venge comme on peut de s&#8217;être fait maravé). Le fait est que je ne risque pas de le rattraper, il doit être motivé comme jamais et je n&#8217;aimerais pas être dans la peau du lapin Rémi dont la seule motivation est désormais de finir la course pour ne pas se faire chambrer lundi matin par un Joël revanchard.</p>
<p>Nous reprenons la route avec Stéphane. Lui non plus n&#8217;est pas du genre à trainer aux ravitaillements. J&#8217;ai juste eu le temps de faire le plein de la poche à eau aidé par Joël et de grignoter deux ou trois babioles qui me faisaient de l&#8217;œil et il m&#8217;annonce qu&#8217;il va rependre la route. Bon, ben moi aussi alors. On contourne l&#8217;étang ce qui nous permet d&#8217;admirer la tour sous un autre angle  et puis nous bifurquons pour nous enfoncer dans les bois.</p>
<p>Je ne sais pas quand c&#8217;est apparu. C&#8217;est là depuis un petit moment probablement mais je n&#8217;en ai pris conscience que maintenant. J&#8217;ai la forme. J&#8217;ai une p&#8230; de grosse forme subitement, comme par magie. Tout me semble plus facile, je prends plaisir à jouer avec le terrain, à relancer après les difficultés. La fatigue s&#8217;est envolée (enfin presque faut pas abuser). Peut-être un déclic au plus profond de mon cerveau du genre « Coucou c&#8217;est la fin … faut se réveiller ! » ou alors un brusque retour de forme. Je ne sais pas mais soudainement j&#8217;ai une sacrée patate.</p>
<p>Stéphane s&#8217;en est aperçu lui aussi par la force des choses et il a été le premier a en subir les conséquences. Je suis en train de le lâcher progressivement et ce sera définitivement le cas après le  passage à la fontaine Ricard me semble-t-il. On ne s&#8217;était pas jurés fidélité et il m&#8217;avait même proposé « d&#8217;y aller » … ben j&#8217;y suis aller. C&#8217;était demandé gentiment, difficile de refuser et franchement ç&#8217;aurait été du gâchis de ne pas profiter de se sursaut d&#8217;énergie.</p>
<p>Dans la descente sur les Vanniers, je trouve une candidate au poste de lièvre pour remplacer Stéphane. Bien costaud le lièvre … ou plutôt bien costaude la hase ! Je n&#8217;arriverai jamais à la rejoindre dans la montée pour rejoindre les crêtes, tout juste à la suivre de loin et encore elle me lâchera un peu plus tard en relançant immédiatement dès que la pente redeviendra plus favorable. Je ne me rappelle plus d&#8217;ailleurs si elle a fait partie des coureurs que j&#8217;ai doublés dans la descente finale. Rien n&#8217;est moins sûr.</p>
<p>J&#8217;ai donc doublé quelques coureurs cuits à point dans cette dernière montée. J&#8217;en ai même vu un se laisser tomber à genoux à mi-pente, comme s&#8217;il avait été foudroyé ! Rien de grave, juste un bon coup de fatigue. Hé bien, il va s&#8217;en rappeler de sa promenade celui-là !</p>
<p>Je m&#8217;étais imaginé que l&#8217;on descendrait directement sur la ville, mais non : après avoir ajouté une vingtaine de mètres à notre compteur de D-, voilà que nous remontons sur la crête pour passer à proximité du circuit de karts. On passera d&#8217;ailleurs suffisamment près pour que je puisse apercevoir un court instant un de ces bolides dans les méandres du circuit. Ce petit surplus de dénivelé n&#8217;est pas pour me déplaire, je n&#8217;irais pas jusqu&#8217;à réclamer un tour supplémentaire mais je n&#8217;aurais rien contre un petit bonus en kilomètres supplémentaires tant la journée s&#8217;avère agréable.</p>
<p>Les organisateurs en ont décidé autrement et me revoilà rapidement sur l&#8217;avenue de l&#8217;Europe. Pas un chat devant ni derrière. A la différence d&#8217;hier soir, je ne traverse pas la place de l&#8217;Université et j&#8217;opte pour le contournement du bâtiment. Quel est le bon tracé ? Ca ne change pas grand-chose de toute façon.</p>
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<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-12.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4461" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-12.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-13.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4462" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Donnez-leur quelques marches et ils sont contents !</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>A l&#8217;approche des escaliers, j&#8217;ai démarré une séquence vidéo pour immortaliser mon finish. Des cris d&#8217;encouragements éclatent tout là-haut, auxquels je réponds bien volontiers. J&#8217;entame la première série de marches deux par deux puis une deuxième série. Un spectateur m&#8217;encourage : « Allez, allez. Deux par deux, on y va ! » « Ah ouais trois par trois même. ». Le kéké que je suis sens qu&#8217;il va devoir très vite se calmer s&#8217;il ne veut pas exploser en vol. Je tiens encore une troisième série puis une quatrième à ce rythme pour rejoindre le palier où m&#8217;attend l&#8217;ami Biscotte. J&#8217;aperçois son frère Joël un peu plus haut. Déconnade et papautage avec mes compères oblige, j&#8217;ai ralenti pour les deux séries suivantes que je gravis marche par marche, mais toujours en trottinant. Maintenir le portable à hauteur du buste pour filmer me gène alors je m&#8217;en débarrasse et je confie la fin de la séquence au compère Biscotte.<br />
Les bras libérés, je m&#8217;élance à nouveau pour franchir les deux dernière séries à fond les ballons. Comment ça, tu n&#8217;arrives pas à suivre ma Biscotte ?</p>
<p>Je déboule sur le trottoir et découvre avec surprise deux coureurs juste devant moi. Et là vous pensez forcément : il va nous ressortir une histoire de sprint comme à son habitude. Et bien même pas. J&#8217;ai bien accéléré, c&#8217;est plus fort que moi, mon petit plaisir en fin de course, mais les collègues n&#8217;ont pas eu la force ou l&#8217;envie de suivre … Et ce n&#8217;est pas faute de ne pas avoir été prévenus. Biscotte a fait le nécessaire : « Attention, ça revient vite derrière … ».</p>
<p>Encore quelques secondes d&#8217;effort et je passe sous le porche du château après 3h49 de course. C&#8217;est plus que mes prévisions mais forcément mieux qu&#8217;en 2009 … Voilà qui me convient. J&#8217;aurais aimé vous montrer la vidéo de ce finish sympathique mais de toute évidence Biscotte est plus doué pour courir que pour filmer. C&#8217;est la faute à toutes ces nouvelles technologies. Un portable avec tout plein de boutons et tactile qui plus est, s&#8217;en est trop pour une seule Biscotte et une Biscotte fatiguée de surcroît. Bref, pas de séquence vidéo, pas la moindre image d&#8217;Arthur pulvérisant la ligne d&#8217;arrivée, nada. Dès lors que l&#8217;ami Biscotte a pris l&#8217;appareil en main, mon portable a tout bonnement refusé de coopérer. M&#8217;enfin Biscotte, mais qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a pris de toucher au bouton, il suffisait de le tenir …</p>
<h2>L&#8217;après course.</h2>
<p>Après nous être changés, nous sommes allés attendre Gregory. Monsieur s&#8217;est fait un peu désirer, probablement un peu de fatigue accumulée, la faute au surentrainement sans doute … Bon, il a eu un peu de mal avec les escaliers, il n&#8217;a pas une montée de la Sarra à sa disposition lui mais n&#8217;empêche qu&#8217;il a la santé le frérot ! Va falloir s&#8217;accrocher dans quelques temps, je ne vais plus savoir où donner de la tête avec toutes ces Biscottes … Quant à Rémi, peu habitué au trail, il a connu une fin de course un peu difficile. Il s&#8217;est fait fumer en beauté par une Biscotte en forme mais a résisté au classement du cumulé. L&#8217;honneur est sauf, il peut garder la tête haute mais il a eu sacrément chaud aux fesses.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-14.jpg" rel="lightbox[4431]" target="_blank" title="Trail des 3 Chateaux 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4463" title="Trail des 3 Chateaux 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Traditionnelle bière post-course.</em></p>
<p>Moment capital de la journée : le repas offert par les organisateurs et notre traditionnelle bière post course. Cuisse de poulet et riz sauce tomate. Un peu de féculents pour recharger les batteries. J&#8217;allais en avoir besoin plus vite que prévu. Pour déconner, l&#8217;ami Biscotte m&#8217;avait proposé de rentrer à pied à Lyon et était prêt à me fournir le tracé GPS étudié sur le site OpenRunner. Le truc bien préparé quoi (je dis pour déconner parce qu&#8217;Oslo pourrait le prendre au premier degré). Dans le cas où le trail des 3 Châteaux m&#8217;ait un peu fatigué, il me proposait de rentrer en TGV et m&#8217;avait d&#8217;ailleurs pris un billet. Douce attention de sa part, je me voyais mal me taper 160 km pour rentrer dans mon chez moi.</p>
<h2>Quand il n&#8217;y en a plus, il y en a encore.</h2>
<p>Après avoir pris une douche chez Joël, monsieur et madame Biscotte m&#8217;accompagnent à la gare TGV. Nous sommes partis au dernier moment mais Biscotte m&#8217;a répété plusieurs fois : « Cool, tu vas voir, c&#8217;est à 5 minutes &#8230; ». Hum, ça me fait penser aux spectateurs ou aux bénévoles qui t&#8217;annoncent en toute bonne foi qu&#8217;il te reste 2 km à parcourir alors qu&#8217;il t&#8217;en reste bien le double.</p>
<p>Nous arrivons à proximité de la gare. Oh ben tiens, c&#8217;est bizarre, il y a déjà un train en gare. Et ce bougre de train ressemble à s&#8217;y méprendre à un TGV tout ce qu&#8217;il y a de plus TGV. Biscotte relativise : « Ca va aller, ce n&#8217;est pas encore l&#8217;heure. Il est un peu en avance c&#8217;est tout. ». Les secondes s&#8217;écoulent rapidement tandis que l&#8217;on rentre sur le parking. Forcément, c&#8217;est toujours quand vous êtes pressés qu&#8217;un abruti (oups je m&#8217;emporte) se retrouve planté devant vous avec sa caisse à savon et vous bloque le passage. C&#8217;est marrant mais je sens comme qui dirait une galère pointer le bout de son nez.<br />
Les secondes ont pas mal tourné mine de rien. Pas le temps de se garer, pas même le temps de faire des bisous (enfin si quand même à madame), Biscotte m&#8217;invite même à me booster quelque peu … pourtant c&#8217;est un p&#8217;tit gars posé, pas le genre à s&#8217;affoler.</p>
<p>Je prends mon sac à la main et c&#8217;est parti pour le sprint de l&#8217;année. Je m&#8217;élance vers une des portes automatiques qui s&#8217;ouvre lentement, comme à regret, pour me laisser passer et je pénètre dans le hall de la gare. Un coup d&#8217;œil à travers les parois vitrées. Le train est sur la voie opposée. Vite un passage souterrain, je veuuuuuux un passage souterrain ! Je m&#8217;élance sur la gauche, rien. Ah, le voilà, il est là, à ma droite. Vite poinçonner mon billet. Ok, c&#8217;est fait. Je dévale les escaliers comme je peux au risque de me rompre le cou et je relance aussitôt dans le couloir. Oh purée, je vais droit à la rencontre d&#8217;un mur compact de voyageurs descendus du train. La SNCF devrait organiser des stages de trail dans ses gares. Analyse instantanée du terrain … éviter l&#8217;impact avec le petit gros bedonnant, ménager cette frêle jeune fille, ne pas piétiner le chien-chien à sa mémère. Mes quadriceps durcissent sous la violence de l&#8217;effort, l&#8217;acide lactique me tétanise (oui bon, j&#8217;en rajoute).</p>
<p>Enfin j&#8217;atteins l&#8217;extrémité du tunnel, alors que j&#8217;entame la première marche des escaliers qui doivent me ramener à la hauteur des voies, j&#8217;entends le petit jingle de la SNCF « tin tin tinnnnn » et un « Prenez garde à la fermeture automatique des portes. » guère rassurant et peu compatible avec un retour rapide sur Lyon. Purée, la décharge d&#8217;adrénaline ! Je n&#8217;ai jamais enquillé des marches aussi vite, pourtant je n&#8217;étais pas des plus frais … Je déboule sur le quai comme un fou furieux. Le train est toujours là. La porte du wagon est encore ouverte. Quelques mètres à franchir.  Les frères Wachowski auraient placé un ralenti du plus belle effet pour magnifier la scène.<br />
Yesssssss ! Je suis dedans. Je l&#8217;ai fait !!!!!</p>
<p>Hé ben, ça c&#8217;était du sprint ! Un vrai finish de cross urbain. Il me faudra bien 10 minutes pour m&#8217;en remettre. Le meilleur dans l&#8217;histoire c&#8217;est que je suis rentré directement dans le bon wagon ! Merci Biscotte, je l&#8217;aurai eu mon sprint de fin de course ! Cet épisode imprévu a clôturé un excellent weekend.</p>
<p>Bien sympa ce trail des 3 Châteaux. Il a vraiment un p&#8217;tit goût de reviens-y. Le parcours varié est un régal et l&#8217;organisation est bien rodée. Et puis j&#8217;adore ce finish dans les escaliers. Je n&#8217;y peux rien, j&#8217;ai un faible pour les escaliers. Je vous le conseille vivement.</p>
<p>Un grand merci à la Biscotte Family et félicitations pour votre course les frérots.</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-cadeau.jpg" rel="lightbox[4431]" title="Trai des 3 Chateaux 2011 - Cadeau"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/03/trail-des-3-chateaux-2011-cadeau.jpg" alt="" title="Trai des 3 Chateaux 2011 - Cadeau" width="300" class="alignnone size-full wp-image-4479" /></a><br />
<em>Le polo en cadeau.</em></p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Epreuve nocturne du samedi soir 20 km et 600 m de D+ : 1h55&#8217;47&#8243;<br />
Rang Gen. 46/79<br />
Epreuve du dimanche matin 34 km environ et 1000 m de D+ : 3h49&#8217;12&#8243;<br />
Rang Gen. 48/79<br />
Classement pour le combiné : 43/79</p></blockquote>
<p>Le site : <a href="http://trail3chateaux.free.fr/" target="_blank">Le Trail des 3 Châteaux</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
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<td style="height: 194px; background: url(https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailDes3Chateaux2011?feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh6.googleusercontent.com/_FNicjV1uqsY/TYY5nALAF6E/AAAAAAAAH2g/CpEuWQdwrJA/s160-c/TrailDes3Chateaux2011.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
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<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailDes3Chateaux2011?feat=embedwebsite">Trail des 3 Châteaux 2011</a></td>
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</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-4431"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F22%2Fle-trail-des-3-chateaux-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+des+3+Ch%C3%A2teaux%2C+les+5+et+6+mars+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F22%2Fle-trail-des-3-chateaux-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F22%2Fle-trail-des-3-chateaux-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+des+3+Ch%C3%A2teaux%2C+les+5+et+6+mars+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F22%2Fle-trail-des-3-chateaux-2011%2F' data-shr_title='Le+Trail+des+3+Ch%C3%A2teaux%2C+les+5+et+6+mars+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>La LyonSaintéLyon, le 4 décembre 2010 : le retour</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 19:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Raid Nocturne]]></category>
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		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Walt Disney et les légendes arthuriennes se sont télescopés dans les Monts du Lyonnais ce premier weekend de décembre. Nous retrouvons Blanche Neige et ses 7 chevaliers aux abords du Hall d&#8217;Expositions de Saint-Etienne à l&#8217;issue d&#8217;un off de 68 km qui les a conduits de Lyon à Saint-Etienne pour se rendre au départ de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3090" title="La LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-la-lyonsaintelyon.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-101.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4360" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-101.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Walt Disney et les légendes arthuriennes se sont télescopés dans les Monts du Lyonnais ce premier weekend de décembre. Nous retrouvons Blanche Neige et ses 7 chevaliers aux abords du Hall d&#8217;Expositions de Saint-Etienne à l&#8217;issue d&#8217;un off de 68 km qui les a conduits de Lyon à Saint-Etienne pour se rendre au départ de la doyenne de l&#8217;ultra. La balade s&#8217;est déroulée sous les meilleurs auspices. Un ciel bleu immaculé pour réjouir leurs pupilles et un soleil généreux pour réchauffer leur corps. Le verglas n’était pas encore de la partie ou si peu et c’est une neige tassée qui a soutenu leurs pas pendant une grande partie du tracé au cœur des paysages enneigés des Monts du Lyonnais.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour ceux qui ont loupé le début : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/02/19/lyonsaintelyon-2010-aller/">La LyonSaintéLyon, le 4 décembre 2010 :<br />
l’aller</a></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Petit intermède people</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il n&#8217;y a pas foule dehors du moins de ce côté du hall. Ah si, une personne descend d&#8217;une voiture. Cette silhouette, cette doudoune bleue … mais oui c&#8217;est Michel Sorine en personne ! Bon, il n&#8217;était pas là spécialement pour nous on s&#8217;en doute (ça occupe son homme d&#8217;organiser une SaintéLyon) mais ça fait rudement plaisir de le voir. On papote un moment histoire de lui raconter comment s&#8217;est passé l&#8217;aller, les conditions météo, le terrain et puis il immortalise notre petit groupe en nous prenant en photo sous l&#8217;arche de départ.</p>
<p>On va essayer de ne pas perdre trop de temps. Je sais par expérience que c&#8217;est une denrée rare et précieuse qu&#8217;il ne faut pas gaspiller. Après une rapide concertation, nous optons pour le retrait des dossards. Une fois la partie administrative effectuée, nous aurons l&#8217;esprit serein pour le réconfort.</p>
<p>On rentre dans le hall. Il y a foule, ça brasse dans tous les sens, ça piaille, ça gesticule à tout va … L&#8217;animateur nous met le grappin dessus. Il a du mérite cet homme-là, il faut de la salive pour faire ce métier et des trucs à raconter sinon tu as vite fait de partir en boucle et les répétitions ça lasse son monde à la longue. Notre truc, c&#8217;est du pain béni pour lui, de quoi occuper son micro une bonne dizaine de minutes. Les gens applaudissent. Je ne sais pas si on mérite vraiment tout cela mais il faut bien avouer que c&#8217;est valorisant et puis c&#8217;est toujours plaisant d&#8217;être encouragé. D&#8217;ailleurs ça a le mérite de créer « des vocations » …  Tidgi a découvert la LyonSaintéLyon comme ça en 2009.<br />
<span id="more-4358"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-102.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4361" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-102.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>19h00. Ce n&#8217;est pas encore la grosse bousculade &#8230;</em></p>
<p>Après avoir bafouillé quelques mots, ce sont les flashs qui prennent le relais. Un mitraillage en règle. Par qui ? Pour qui ? Je n&#8217;ai trouvé aucune trace sur la toile des photos prises à ce moment là. Bon tant pis. Pour finir en beauté, Jean-François Loison d&#8217;Extra-Sports m&#8217;invite à participer à une petite sauterie avec FR3. Rendez-vous m&#8217;est donné à 22h en salle de presse. J&#8217;ai mis Biscotte dans le coup, on ne sera pas trop de deux pour raconter des conneries. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il ne faut pas faire quand même pour faire connaître la LyonSaintéLyon !  Je vous le dis, moi, faut donner de sa personne.</p>
<p>Après ce petit intermède people nous constatons bien vite que le retrait des dossards va s&#8217;avérer délicat et particulièrement couteux en temps. Dire qu&#8217;il y a une sacrée queue est un doux euphémisme, adieu repos tant espéré ! Je me vois déjà passer ma soirée dans la file d&#8217;attente à piétiner. C&#8217;est bien la première fois que je vois ça sur une SaintéLyon. Pour libérer mon père de ses obligations, nous allons chercher nos sacs coureurs qui attendent dans le coffre de sa voiture. La file d&#8217;attente est toujours aussi longue à notre retour mais Michel Sorine aura la gentillesse de retirer nos dossards lui-même. On peut dire qu&#8217;il nous aura enlevé une sacrée épine du pied ! Un grand merci à lui pour sa disponibilité. En attendant, nous aurons pu récupérer quelques forces assis tranquillement dans l&#8217;espace d&#8217;un stand resté inoccupé.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Le Flore : un havre de paix</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Après avoir récupéré nos précieux sésames, nous nous rendons au Flore pour manger. L&#8217;appel à boire et à bouffer se fait particulièrement ressentir. C&#8217;est une sacrée bonne idée que s&#8217;être inscrit à l&#8217;AAB Kikourou. Le Flore est un havre de paix comparé à l&#8217;agitation bien compréhensible qui règne dans le hall d&#8217;exposition. Un petit salon ouvert sur le hall d&#8217;accueil a été mis à la disposition des coureurs pour qu&#8217;ils puissent se reposer à même le sol recouvert de moquette. Enfin se reposer, c&#8217;est un grand mot, ils ne sont pas censés être déjà fatigués. D&#8217;ailleurs, si certains semblent des adeptes de la sieste, la plupart des coureurs papotent tranquillement dans une ambiance feutrée.</p>
<p>Nous sommes accueillis par Mamanpat et le Blob, gardiens des clés du sanctuaire Kikourou. Un autocollant nous sert de passe droit pour pénétrer dans la salle du restaurant réservé entièrement pour l&#8217;occasion. M&#8217;en aura fait voir cet autocollant … J&#8217;ai oublié de l&#8217;enlever de mon beau t-shirt finisher des Templiers avant de le passer à la machine à laver. Le papier s&#8217;est fait la malle mais la colle s&#8217;est incrustée irrémédiablement dans le tissu !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-103.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4362" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-103.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Au Flore : Arthurbaldur, Biscotte et Tidgi.</em></p>
<p>Nous sommes à nouveau applaudis chaleureusement par les quelques kikoureurs encore présents lorsque nous pénétrons dans la salle. Merde, c&#8217;est gênant et intimidant à la longue ces conneries. On peut dire qu&#8217;on aura eu notre dose d&#8217;encouragements pour l&#8217;année ! Fulgurex nous a déniché une table tranquille en bordure de salle. Au programme : pâtes, tarte aux pommes et café. J&#8217;ai faim mais je suis toujours patraque niveau transit et les aliments ont du mal à passer. Je me contenterai de quelques pâtes avalées en me forçant. Tant pis pour la tarte.</p>
<p>Bon sang, l&#8217;heure tourne à vitesse grand V, il est déjà presque 22h, c&#8217;est fou ce que le temps passe vite quand on est au chaud à glander. Tout le contraire de cette impression de dilatation du temps ressentie en arrivant sur Saint-Etienne. Chronos a un esprit de contradiction très développé. Il n&#8217;en fait qu&#8217;à sa tête, on voudrait qu&#8217;il traine et le voilà rapide, on voudrait que tout se termine au plus vite et cela devient long, long, très long &#8230;</p>
<p>Nous affrontons le froid à nouveau avec Biscotte pour rejoindre la salle de presse. Pas le moindre représentant de FR3, ni même de Jean-François Loison, pourtant nous sommes de gentils trailers disciplinés et nous avons attendu sagement, patiemment. Et bien, pour le feuilleton télé des aventures de « Biscotte et Arthur se baladent dans les Monts du Lyonnais », faudra repasser une prochaine fois. Ce n&#8217;est peut-être pas plus mal, nous avions des sales gueules avec la fatigue. Ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il y a de mieux pour promouvoir l&#8217;ultrafond chez la ménagère de moins de 50 ans. Bon, à défaut de faire grimper l&#8217;audimat nous aurons eu le plaisir de papoter avec Benjamin Steen, auteur d&#8217;un article fort sympathique sur la LyonSaintéLyon dans Le Progrès (<a href="http://www.leprogres.fr/sports/2010/12/03/double-ration-de-mythe" target="_blank">Double ration de mythe</a>) et qui allait prendre cette année le départ de la doyenne pour le première fois. Tout s&#8217;est bien passé pour lui du reste. Félicitations Benjamin.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Et si on se préparait ?</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>De retour au Flore, il faut penser à se préparer. Et oui déjà. On a profité de ce petit intermède médiatique pour récupérer les compères Miaou et YinYin qui seront mieux installés ici que dans le hall d&#8217;exposition. Je me change de la tête au pied et j&#8217;en profite pour me faire un massage des mollets avec Relax une crème « défatigante » de chez Akiléïne qui efface la sensation de fatigue musculaire. Bon ce n&#8217;est pas miraculeux et ça ne me transformera pas en cabri au retour mais l&#8217;effet sur le muscle n&#8217;est pas désagréable.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-104.png" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4363" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-104.png" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Une bonne idée ces stickers LyonSaintéLyon &#8230;</em></p>
<p>Je vous épargne les détails de ma visite prolongée des toilettes du Flore (fort bien entretenues il faut le souligner). Je n&#8217;avais pas mal au bide pour rien ! Il me reste à installer la chasuble et à coller mes stickers LyonSaintéLyon sur le sac et le dossard. Me voilà paré. Je peux enfin m&#8217;allonger et faire un petit dodo. Mais alors tout petit le dodo … quand je vous disais qu&#8217;on a jamais trop de temps devant soi. Je n&#8217;ai pas dormi la moindre petite seconde mais j&#8217;étais allongé, c&#8217;était divin. Le ciel pouvait bien tomber sur qui il voulait.</p>
<p>Quelques minutes trop courtes plus tard et il était déjà grand temps de rejoindre la ligne de départ. Petit coup de speed au dernier moment, j&#8217;ai oublié de remplir ma poche à eau. Bien sûr plus de bouteilles d&#8217;eau pleines dans les parages, j&#8217;ai du faire le plein avec l&#8217;eau hyper glacée du bar. Voilà qui n&#8217;arrangera certainement pas mes petits problèmes digestifs mais bon pas le choix. Elle m&#8217;a semblé un peu agacée la serveuse, un peu de fatigue sans doute et elle devait commencer à saturer face à ce troupeau de trailers à moins que ce ne soit en fait la frustration de ne pas pouvoir participer à la fête avec nous en étant réquisitionnée pour le service …</p>
<p>J&#8217;ai froid. J&#8217;ai froid parce que je suis fatigué. C&#8217;est un signe qui ne trompe pas. Je ne m&#8217;imagine pas passer une douzaine d&#8217;heures à me cailler comme ce fut le cas tout à l&#8217;heure à l&#8217;aller après que la nuit soit tombée. Je n&#8217;ai pas grand chose à ma disposition. J&#8217;ai enfilé un t-shirt et une micro-polaire propre. L&#8217;état des vêtements que j&#8217;ai utilisés à l&#8217;aller ne m&#8217;inspire guère alors je décide de conserver la doublure polaire de ma veste de ville. Ce n&#8217;est pas très respirant comme matière, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire mais cela devrait me permettre d&#8217;économiser le peu d&#8217;énergie qu&#8217;il me reste pour courir.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Faut faire travailler le haut du corps qu&#8217;ils disaient &#8230;</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La dépose de nos sacs coureurs dans les cars a été quelque peu folklorique ! Du fait de l&#8217;heure avancée, je m&#8217;attendais à ce qu&#8217;il n&#8217;y ait plus grand monde. Et bien c&#8217;est loin d&#8217;être le cas. Quelle cohue. Une masse compacte de coureurs se presse devant la porte du car. Les minutes passent et notre attroupement, loin de se résorber, semble au contraire se renforcer avec l&#8217;arrivée de nouveaux coureurs. Cela dit, il y a du bon en toute chose, cette attente m&#8217;aura permis de faire la connaissance des compères Thomas et Jean-Christophe avec qui j&#8217;ai papoté un moment, et de saluer Yanshkov.</p>
<p>Les choses se sont brusquement décantées lorsque deux coureurs ont décidé de prendre les choses en mains (ou plus exactement les sacs en main) en se chargeant d&#8217;entasser tant bien que mal nos petites affaires dans le car. Il faut dire que ça devenait du grand n&#8217;importe quoi puisque même le siège du conducteur était en passe d&#8217;être submergé. Je participerai moi-même pendant un moment à l&#8217;opération ce qui me vaudra en retour quelques remerciements et plus tard quelques douleurs musculaires dans les bras.</p>
<p>Cette petite plaisanterie m&#8217;aura occupé un bon moment. L&#8217;heure du départ est proche. Je retrouve l&#8217;ami Biscotte, dans le hall à proximité de la salle de presse. Il faut avouer que c&#8217;est bien pratique un portable. Nos autres compagnons de route sont dispersés dans le peloton. C&#8217;est loupé pour la photo de groupe avant le départ. Bon ce n&#8217;est pas bien grave, de toute façon, nous n&#8217;avons pas prévu de faire le retour ensemble. Rendez-vous à l&#8217;arrivée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-105.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4364" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-105.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>23h59. C&#8217;est parti.</em></p>
<p>D&#8217;année en année, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être de plus en plus loin dans le peloton. Cool, ça va en faire des coureurs à doubler ! Nous n&#8217;attendrons pas longtemps. Loin devant, les premières notes de la musique de U2 donnent le signal du départ. Le peloton s&#8217;ébroue et commence à s&#8217;étirer lentement au fur et à mesure que les coureurs franchissent la ligne de départ. A notre niveau rien ne se passe pendant un bon moment et puis nous commençons à marcher. Il y a beaucoup de spectateurs malgré l&#8217;heure tardive, le commentateur exhorte la foule à nous encourager. Ca applaudit, ça crie, ça encourage. Nous sommes au spectacle et nous sommes le spectacle. La ligne de départ est franchie et je me mets à courir. Ca y est, c&#8217;est parti.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Le retour</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Et bien ça ne va pas être du gâteau. Je suis sans force, j&#8217;ai l&#8217;impression de me mouver dans l&#8217;eau. J&#8217;imagine que l&#8217;on doit avoir des sensations très proches en pratiquant l&#8217;aqua running mais en ayant remplacé l&#8217;eau par du gel pour corser la difficulté. Courir mobilise toute mon énergie et je laisserai Biscotte faire le plus gros de la conversation avec Auguste, un lecteur de mon blog que nous croiserons sur les boulevards de St-Etienne.</p>
<p>Les sentiers ont bien changé après le passage de cette multitude de coureurs. La neige est nettement plus tassée maintenant. Cela semble un avantage pour courir mais c&#8217;est en fait moins évident qu&#8217;il n&#8217;y parait. La neige n&#8217;est pas damée de façon uniforme, il y a beaucoup de trous formés par les appuis plus ou moins prononcés des chaussures et les chevilles sont pas mal sollicitées.</p>
<div style="width: 220px; height: 55px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1126826&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1126826&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0"></embed></object></div>
<p>C&#8217;est le retour de meilleures sensations. D&#8217;ailleurs, je commence à avoir chaud. Suffisamment pour entrouvrir un peu ma veste. Nous progressons assez vite pour doubler régulièrement quelques coureurs. C&#8217;est suffisant pour me motiver, il ne faut pas grand chose pour titiller la fibre compétitrice d&#8217;un Arthur. Et puis il y a des têtes connues dans les coureurs dépassés. Xavier par exemple qui accompagne sa femme pour sa première SaintéLyon. Il me semble que nous les avons croisés au niveau du Fayet.</p>
<p>C&#8217;est fou comme une même distance, un même chemin peuvent sembler plus ou moins court selon sa disposition d&#8217;esprit. Vivre le présent, se concentrer sur l&#8217;instant, ne pas se projeter en avant, en tout cas pas trop loin et surtout pas au-delà du prochain ravitaillement, voilà très certainement un point fondamental pour garder un mental au top. Bon c&#8217;est plus facile à dire qu&#8217;à faire sur le terrain. Mais pour le moment la magie opère bien et le ravitaillement de Saint-Christo arrive assez rapidement.</p>
<p><code><strong>Saint-Christo en Jarez</strong><br />
Temps de course :  2:27:19, Temps de Pause :  10 minutes<br />
Classement général : 4407/4530, Classement VH1 : 1397/1416</code></p>
<p>Il s&#8217;agit de ne pas perdre de temps. Avec une Biscotte, il n&#8217;est pas question de s&#8217;éterniser au ravitaillement sauf s&#8217;il est bien cuit et ça ne semble pas être le cas pour le moment. Bon forcément, à ne pas trainer on gagne du temps et cela nous rapproche d&#8217;autant plus vite de l&#8217;arrivée ce qui est somme toute une bonne chose, je suis bien obligé de le reconnaître.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas envie d&#8217;être abandonné sur le bord du chemin par une biscotte sans pitié comme ce fut le cas lors du trail Verbier St-Bernard. Notez l&#8217;habileté de l&#8217;auteur : une simple phrase me permet de dénoncer le comportement indigne de mon compère (bon soit, il m&#8217;est arrivé de commettre pareil acte de félonie par le passé mais ce n&#8217;est pas pareil, le roi c&#8217;est moi) et de faire dans le même temps la promotion du trail Verbier St Bernard, parce qu&#8217;il le vaut (vraiment) bien et que la vice-présidente du comité d&#8217;organisation est fort sympathique.</p>
<p>Mais revenons à nos moutons, en l&#8217;occurrence une tente fort bien garnie en bénévoles dévoués, en coureurs affamés et en aliments de toutes sortes. Je répugne à boire l&#8217;eau de ma poche à eau. Je me force bien un peu mais mon estomac émet des signaux de détresses à chaque déglutition de ce liquide trop froid. Je compense ce manque d&#8217;hydratation en ingurgitant coup sur coup deux verres de thés sucrés bien chaud et je picore à droite et à gauche pour faire le plein de cette indispensable énergie. 8 minutes plus tard seulement et nous quittons l&#8217;abri relatif de la tente pour affronter notre destin, tin tin tin !</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_50"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_50" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=50" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Voyons, quels ont été les événements suffisamment marquants pour être encore présents à mon esprit plus de deux mois (hum presque trois en fait) après la course. A ce rythme d&#8217;écriture, j&#8217;aurai peut-être terminé ce récit avant la fin de l&#8217;année. Je ne suis pas sûr de me rappeler du premier paragraphe. Le quotidien à gérer, l&#8217;entrainement (5 séances mine de rien ça occupe) auquel est venu s&#8217;ajouter le site de la LyonSaintéLyon …tout cela m&#8217;aura bien occupé l&#8217;esprit en ce début d&#8217;année. Heureusement que le Yin-yin assure comme un chef.</p>
<p>Pas de surprise avant Moreau, comme pour l&#8217;aller, nous n&#8217;empruntons pas la nouvelle portion en crête. Normal, la neige ne s&#8217;est pas volatilisée en quelques heures. Je suis par contre étonné de découvrir qu&#8217;un ravitaillement a finalement été installé à Moreau. Un revirement des organisateurs qui s&#8217;explique probablement par les conditions météo. Vous imaginez la Biscotte : déjà qu&#8217;il n&#8217;aime pas trainer aux ravitaillements, alors trainer pour un ravitaillement non prévu … Et bien il a tout de même été obligé d&#8217;attendre un moment. Je n&#8217;allais pas passer à côté de ma principale source d&#8217;hydratation : le thé chaud.</p>
<p><code><strong>Moreau</strong><br />
Temps de course :  3:37:54, Temps de Pause :  4 minutes<br />
Classement général : 3707/3843, Classement VH1 : 1192/1214</code></p>
<p>Un peu après Fontagneux, j&#8217;ai entendu une voix familière émerger des coureurs qui nous précédaient et puis j&#8217;ai distingué une fine silhouette de poupée. Hé mais c&#8217;est Barbie accompagnée du compère Patrovite. On s&#8217;enquiert de la forme de nos compagnons de off, on échange quelques mots et on les double en leur donnant rendez-vous à l&#8217;arrivée. Ben oui quoi, faut profiter de la forme du moment, ce n&#8217;est pas sûr que ça dure.</p>
<p>La descente sur Sainte-Catherine est pour le moins folklorique. La neige a disparu pour laisser place au verglas. Un truc du genre casse gueule voir très casse gueule. Un bon 6/10 sur l&#8217;échelle du ramassage de gueule garanti. Quel con ! Quand je pense que j&#8217;ai laissé mes yaktrax dans mon sac à Saint-Etienne. Je pensais ne pas en avoir besoin, comme à l&#8217;aller. Grosse erreur. Pour éviter un passage particulièrement périlleux je tente de passer sur le côté mais je me retrouve rapidement coincé dans la végétation. Impossible de me frayer un passage dans cet entrelacement de branches, je n&#8217;ai pas trop le choix, va falloir se mettre aux patins ou à la luge.</p>
<p>Forcément, à faire le guignol dans les branches on perd du temps. L&#8217;ami Biscotte qui ne semble pas spécialement gêné par le verglas a pris une belle avance sur son compère. Bon, il ne va quand même pas pourrir son petit camarade de jeu. J&#8217;ai suffisamment payé ma forfaiture de début d&#8217;année au trail des Cabornis. J&#8217;avais profité d&#8217;une petite défaillance de mon compère pour le fumer dans la joie et la bonne humeur. Il faut dire qu&#8217;au jeu du plus crampé, il avait gagné haut la main ce jour-là.</p>
<p>L&#8217;ami Biscotte m&#8217;attend sagement au ravitaillement. « Ben qu&#8217;est-ce tu fous ? » « M&#8217;enfin, je glisse quoi … je suis pas monté sur ventouse moi ! »</p>
<p><code><strong>Sainte-Catherine</strong><br />
Temps de course :  4:27:12, Temps de Pause :  8 minues<br />
Classement général : 4195/4486, Classement VH1 : 1354/1405</code></p>
<p>Si la descente sur Sainte-Catherine fut gentiment technique, nous sommes rentrés dans une toute autre dimension dans celle du bois d&#8217;Arfeuille. Finalement ce qui m&#8217;a fait le plus halluciné c&#8217;est la différence de vitesse et de style entre les coureurs solos et les relais … A croire que certains avaient chaussé des pointes. Je me serai bien fendu la gueule avec mes camarades de jeu du moment. Faire des glissades en pleine nuit dans les bois sur une immense piste de bobsleigh naturelle, ça à un petit côté décalé fort sympathique à mes yeux. Et puis je m&#8217;en suis bien tiré malgré la fatigue, d&#8217;autres ont connu quelques déboires malheureux par ici.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/03/01/la-lyonsaintelyon-2010-le-retour/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p><code><strong>Saint-Genoux</strong><br />
Temps de course :  6:24:00, Temps de Pause :  15 minutes<br />
Classement général : 3971/4304, Classement VH1 : 1281/1350</code></p>
<p>Si j&#8217;ai été plutôt lent dans les parties verglacées, ce n&#8217;est guère mieux dans les montées. Je manque de jus, le mot est faible et j&#8217;ai bien du mal à suivre l&#8217;ami Biscotte dans les pentes dès lors qu&#8217;elles sont positives mais une fois passé le ravitaillement de Saint-Genoux et rejoint la route de Saint-Genou au Boulard, j&#8217;ai l&#8217;occasion de prendre enfin les commandes dans la longue descente vers Soucieu en Jarrest. Me voilà lancé. Il faut croire que ma préparation pour les 100 km de Millau m&#8217;aura servi à quelque chose. Oubliées les petites douleurs dans les jambes ! J&#8217;ai débranché le cerveau et vogue la galère … Je n&#8217;aurai pas marché une seule fois jusqu&#8217;à Soucieu, entrainant à ma suite mon compère. Mon étonnement grandissait au fur et à mesure de notre progression.</p>
<p><code><strong>Soucieu en Jarrest</strong><br />
Temps de course :  7:59:44, Temps de Pause :  12 minutes<br />
Classement général : 2391/2568, Classement VH1 : 748/784</code></p>
<p>Après le ravitaillement de Soucieu, le charme continue à opérer, je suis aux anges mais cet instant de grâce va se terminer brutalement à l&#8217;approche du Garon. Le verglas a repris ses droits dans la descente qui nous conduit à la célèbre passerelle. Biscotte reprend les commandes tandis que votre humble serviteur concentre ses dernières forces pour se maintenir à la verticale. La montée sur Chaponost me laisse sans force. Je suis vidé. Un bon gros coup de bâton qui a toutes les caractéristiques d&#8217;une hypoglycémie. Ca n&#8217;aurait rien d&#8217;étonnant, je n&#8217;ai finalement pas avalé grand chose à part du thé.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-106.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4365" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-106.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-107.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4366" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-107.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Le Garon.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La descente dans les escaliers du chemin du Château est chaotique. Je descends chaque marche en crabe histoire d&#8217;amortir un maximum ma réception. Ce n&#8217;est pas ce qui se fait de mieux pour soigner mon image de coureur au sommet de son art mais que m&#8217;importe à ce moment, l&#8217;important c&#8217;est d&#8217;avancer, de progresser mètre après mètre vers l&#8217;arrivée, tout en ménageant mes guiboles.</p>
<p>L&#8217;ami Tazounet a prévu de faire un bout de chemin avec nous. Nous pensions faire la jonction avec lui après le franchissement du Garon, probablement dans le chemin de Combarembert. Il faut croire que nous sommes plus rapides que prévu ou que l&#8217;ami Tazounet a trainé en route !<br />
Nous tombons nez à nez avec compère Tazounet alors que nous commençons le sentier en contrebas du chemin de Comballat. Purée, ça fait sacrément plaisir de voir la bouille du Tazounet. Les occasions de courir avec mes deux compères réunis sont rares. Bien trop rares. La dernière fois c&#8217;était en juin pour un off un peu plus long que prévu sur les sentiers du Nivolet Revard.</p>
<p><code><strong>Beaunant</strong><br />
Temps de course :  9:57:23, Temps de Pause :  11 minutes<br />
Classement général : 3637/4035, Classement VH1 : 1198/1278</code></p>
<p>Tazounet donne le rythme, Biscotte suit tranquillement et moi je tente de survivre à une allure pourtant paisible ! Le ravitaillement de Beaunant est accueilli avec soulagement. Assis sur un banc, je savoure par petites gorgées un verre de soupe, précieux breuvage s&#8217;il en est. L&#8217;ultra vous apprend à apprécier les plaisirs simples de la vie et met un filtre rose sur vos pensées. C&#8217;est un remède à la morosité, un  pourfendeur de stress, un générateur d&#8217;empathie envers votre prochain. Une simple gorgée de soupe devient un plaisir extatique et quelques mots échangés sur la pluie et le beau temps avec votre voisin de banc vous donne à nouveau espoir dans le genre humain. Que du bonheur. Cela dit, ça fait également mal aux jambes !</p>
<p>Tazounet nous a abandonné pour rejoindre sa petite famille. Après la traversée de la départementale, nous entrons dans mon fief. Le parcours emprunte désormais mes terrains d&#8217;entrainements habituels. La rue de Montray et sa sympathique côte de Beaunant, le centre de Sainte-Foy perché sur les hauteurs Lyonnaises puis l&#8217;interminable chemin de Fontanières avant la descente sur Lyon.</p>
<p>Tout irait pour le mieux en ce bas monde si le verglas ne s&#8217;était pas à nouveau invité à la fête après avoir traversé la Saône. Impossible de courir. La fatigue aidant, je glisse à chaque pas.  Je dois me résoudre à marcher. Il faut avouer que ce prétexte arrange bien les affaires de mon cerveau. Il cherchait désespérément une excuse pour baisser les bras.</p>
<p>On trottine bien un peu quand le terrain le permet mais globalement notre allure a tout du gastéropode asthmatique en période de sécheresse. L&#8217;ami Biscotte est à une bonne trentaine de mètres devant moi, parfois plus. Le brave Biscotte, il aurait pu se lasser et finir par filer, confirmant qu&#8217;il était plus à l&#8217;aise que moi sur cette patinoire mais non, il a patiemment attendu son petit camarade de jeu.</p>
<p>Arrivés à l&#8217;extrémité des quais, la glace disparaît. Je remets immédiatement la machine en marche comme par miracle. Cette longue pause marcher m&#8217;a été salutaire. L&#8217;hypoglycémie débutée à l&#8217;approche du Garon semble terminée. Je rattrape rapidement l&#8217;ami Biscotte et l&#8217;entraine à ma suite. Il est un peu ronchon pour le coup, il s&#8217;est refroidi en m&#8217;attendant et voilà qu&#8217;on le réveille, qu&#8217;on le bouscule. C&#8217;est ingérable un Arthur.</p>
<p>On ne passe pas le long de la darse comme le parcours le prévoyait, on file à l&#8217;extrême pointe de la confluence comme pour ma première participation en 2006. Faire le tour de cette pointe soumise au vent pourrait s&#8217;apparenter à un calvaire si mon moral n&#8217;était pas remonté en flèche avec le retour de meilleures sensations. On aura doublé un paquet de coureurs à la dérive sur cette portion !</p>
<p>Nous pénétrons bientôt dans le parc de Gerland toujours en trottinant. On ne s&#8217;arrêtera plus maintenant, nous sommes si proches de l&#8217;arrivée. On remonte l&#8217;allée principale du parc en évitant quelques promeneurs. On tourne à gauche dans l&#8217;allée qui borde le Skatepark. C&#8217;est la dernière ligne droite. Les panneaux égrènent la distance qu&#8217;il nous reste à parcourir.<br />
Il s&#8217;agit de savourer l&#8217;instant. Après avoir terminé Millau avec compère Tazounet, je vais avoir le plaisir de terminer aujourd&#8217;hui la LyonSaintéLyon avec Biscotte.</p>
<p>On traverse la rue Pierre de Courbertin. Il y a encore pas mal de spectateurs le long des barrières de sécurité mises en place par l&#8217;organisation. Les gens applaudissent, nous encouragent. On se prend par la main avec Biscotte, on lève les bras et on pénètre dans l&#8217;enceinte du Palais des Sports de Gerland en poussant un cri de victoire libérateur. Ca y est, on l&#8217;a fait. Nous sommes finisher de la LyonSaintéLyon. Il nous aura fallu 11h51 pour effectuer le retour sur Lyon.</p>
<p><code><strong>Arrivée Palais des Sports</strong><br />
Temps de course :  11:51:10, Temps de Pause cumulé :  60 minutes.<br />
Classement général : 3639/4030, Classement VH1 : 1195/1278</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-109.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4368" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-109.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Biscotte et Arthurbaldur.</em></p>
<p>Après avoir pris la pose pour la postérité, nous avons récupéré notre t-shirt de finisher (on l&#8217;a bien mérité celui-là) et nous sommes allés nous assoir avec délice à même le sol pour déguster le casse croute offert à l&#8217;arrivée. C&#8217;est le pied de courir et de gambader longtemps mais c&#8217;est également le pied de comater tranquillement à l&#8217;arrivée avec ce sentiment de contentement du coureur satisfait de sa course.</p>
<p>Fulgurex, Tidgi et Jean-Mi sont déjà arrivés. Patrovite arrivera peu après nous. Quant à Barbie et Killian, ils termineront à leur tour un peu plus tard. 8 au départ, 8 à l&#8217;arrivée, 100% de finishers cette année. Franchement, c&#8217;est pas beau ça ?</p>
<p>Vivement la prochaine …</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Conclusions</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je vous invite à lire ou à relire <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/12/06/les-saintenews-de-decembre/">les SaintéNews de décembre</a>. Je complète ici avec quelques remarques plus personnelles.</p>
<p>J&#8217;ai eu le plaisir d&#8217;améliorer mon chrono au retour sur la course officielle. 11H51 cette année contre 12h44 l&#8217;année dernière. 53 minutes de gagnées. Cela semble plutôt positif de prime abord. En fait, je n&#8217;ai guère progressé point de vue allure de course. Le gain réalisé l&#8217;a été essentiellement sur les temps de pause. 60 minutes cette année contre 1h56 l&#8217;année dernière ! Cela dit, compte-tenu des conditions difficiles (neige, verglas) ce n&#8217;est pas si mal. Je dois sans doute en grande partie ce gain à l&#8217;ami Biscotte, spécialiste s&#8217;il en est des ravitaillements express. Merci amigo.</p>
<p>Autre point positif : ma capacité à courir en continu sur la partie bitume entre Saint-Genou et le Garon. L&#8217;entrainement pour Millau y est sans doute pour quelque chose.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-108.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4367" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-108.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Purée le coup de vieux !</em></p>
<p><strong>J&#8217;ai cumulé un maximum d&#8217;erreurs cette année.</strong></p>
<p>Des erreurs d&#8217;alimentation : j&#8217;ai joué aux apprentis sorciers en toute connaissance de cause en testant le jour de la course tout un tas de nouvelles friandises. Des surprises plutôt agréables pour certaines et beaucoup moins pour d&#8217;autres … Des parfums surprenants pour ne pas dire écœurants, des barres quasi immangeables tant elles avaient durci avec le froid. A vrai dire, j&#8217;avais goûté chacune de ces barres au préalable pendant mes entrainements mais il faudrait le faire pendant des sorties suffisamment longues pour se replacer dans les conditions réelles de course. Faire une sortie longue de 2-3h n&#8217;est pas suffisant pour subir une altération du goût (rejet du sucré ou autre) et valider les aliments les mieux supportés.</p>
<p>Des erreurs d&#8217;équipement : il est grand temps que j&#8217;investisse dans des vêtements techniques de qualité. Des trucs qui tiennent chaud quoi. Je commence à en avoir ma claque de me geler les roubignoles dans mes pelures d&#8217;oignons ! C&#8217;est épuisant d&#8217;avoir froid. Ma participation à l&#8217;UTMB va m&#8217;obliger à faire quelques emplettes … J&#8217;hésite entre me faire greffer un brin d&#8217;ADN de Jean-Michel ou de Killian (ils doivent être adaptés au froid pour se balader en short par -8°c) ou m&#8217;acheter une veste avec la membrane goretex qui va bien …</p>
<p>Toujours dans la rubrique équipement, il faut que j&#8217;investisse également dans un kit pour isoler du froid le tuyau de ma poche à eau. Se battre avec un glaçon ne facilite pas l&#8217;hydratation mais c&#8217;est sans aucun doute d&#8217;une efficacité redoutable pour vous mettre l&#8217;estomac en vrac. Peut-être qu&#8217;une ou deux chaufferettes placées judicieusement dans le sac pourraient suffire à maintenir une température agréable à l&#8217;eau ? Hum, pas sûr que l&#8217;énergie dégagée soit suffisante &#8230;</p>
<p>Autre erreur regrettable : avoir laissé mes yaktrax à Saint-Etienne. Il aurait eu chaud aux fesses la Biscotte avec un Arthur monté sur ressort. Avec les chaines, la piste de bobsleigh du Bois d&#8217;Arfeuille n&#8217;avait qu&#8217;à bien se tenir. Bon, on ne va pas refaire le monde avec des si, je ne vais pas me plaindre, je suis arrivé à Lyon en un seul morceau, c&#8217;est déjà pas si mal !</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p><strong>Saint-Christo en Jarez</strong><br />
Temps de course :  2:27:19, Temps de Pause :  10 minutes<br />
Classement général : 4407/4530, Classement VH1 : 1397/1416</p>
<p><strong>Moreau</strong><br />
Temps de course :  3:37:54, Temps de Pause :  4 minutes<br />
Classement général : 3707/3843, Classement VH1 : 1192/1214</p>
<p><strong>Sainte-Catherine</strong><br />
Temps de course :  4:27:12, Temps de Pause :  8 minutes<br />
Classement général : 4195/4486, Classement VH1 : 1354/1405</p>
<p><strong>Saint-Genoux</strong><br />
Temps de course :  6:24:00, Temps de Pause :  15 minutes<br />
Classement général : 3971/4304, Classement VH1 : 1281/1350</p>
<p><strong>Soucieu en Jarrest</strong><br />
Temps de course :  7:59:44, Temps de Pause :  12 minutes<br />
Classement général : 2391/2568, Classement VH1 : 748/784</p>
<p><strong>Beaunant</strong><br />
Temps de course :  9:57:23, Temps de Pause :  11 minutes<br />
Classement général : 3637/4035, Classement VH1 : 1198/1278</p>
<p><strong>Arrivée Palais des Sports</strong><br />
Temps de course :  11:51:10, Temps de Pause cumulé :  60 minutes.<br />
Classement général : 3639/4030, Classement VH1 : 1195/1278</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-cadeau.jpg" rel="lightbox[4358]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010 - Cadeau"><img class="alignnone size-full wp-image-4369" title="LyonSaintéLyon 2010 - Cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt Finisher en cadeau.</em></p>
<p>Le site de la course : <a href="http://www.saintelyon.com/" target="_blank">La SaintéLyon</a>.<br />
Le site du off : <a href="http://www.lyonsaintelyon.com/" target="_blank">La LyonSaintéLyon</a>.</p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(https://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left;" align="center"><a href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaLyonSainteLyon2010?authkey=Gv1sRgCNma3PGK8PLlIA&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="https://lh6.googleusercontent.com/_FNicjV1uqsY/TPyo0XSJyzE/AAAAAAAAHlk/HpL71I7amlw/s160-c/LaLyonSainteLyon2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="https://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaLyonSainteLyon2010?authkey=Gv1sRgCNma3PGK8PLlIA&amp;feat=embedwebsite">La LyonSaintéLyon 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-4358"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F01%2Fla-lyonsaintelyon-2010-le-retour%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+le+retour'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F01%2Fla-lyonsaintelyon-2010-le-retour%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F01%2Fla-lyonsaintelyon-2010-le-retour%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+le+retour'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F03%2F01%2Fla-lyonsaintelyon-2010-le-retour%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+le+retour'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La LyonSaintéLyon, le 4 décembre 2010 : l’aller</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/02/19/lyonsaintelyon-2010-aller/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/02/19/lyonsaintelyon-2010-aller/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 21:23:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Raid Nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[Doyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Christo]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Catherine]]></category>
		<category><![CDATA[SaintéLyon]]></category>
		<category><![CDATA[Soucieu en Jarrest]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[Franchement, c&#8217;est pas le pied ? Mon équilibre est précaire, j&#8217;ai peur de chuter, d&#8217;avoir mal. Je m&#8217;accroupis. Les pieds joints, je me laisse glisser tant bien que mal dans la pente verglacée à la suite d&#8217;un compagnon d&#8217;infortune. Je suis fatigué, peu à l&#8217;aise dans cet exercice casse-gueule. Ooooooooh, je vais trop vite … [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3090" title="La LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-la-lyonsaintelyon.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-01.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4313" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Franchement, c&#8217;est pas le pied ?</em></p>
<p>Mon équilibre est précaire, j&#8217;ai peur de chuter, d&#8217;avoir mal. Je m&#8217;accroupis. Les pieds joints, je me laisse glisser tant bien que mal dans la pente verglacée à la suite d&#8217;un compagnon d&#8217;infortune. Je suis fatigué, peu à l&#8217;aise dans cet exercice casse-gueule. Ooooooooh, je vais trop vite … Une branche providentielle freine ma course. La collision qui semblait inévitable n&#8217;aura pas lieu. Je me relève rapidement,  mes jambes flageolent. Au milieu du chemin, deux coureurs progressent sur les fesses jouant la carte de la prudence. Leur amour-propre n&#8217;est pas leur priorité du moment. D&#8217;autres jouent les Weissmuller et passent d&#8217;arbre en arbre en s&#8217;agrippant aux branches. Deux faisceaux lumineux me dépassent rapidement et déboulent dans la pente en se jouant du terrain. Gauche, gauche … Des relais. Comment font-ils ? Le tableau est surréaliste !</p>
<p>J&#8217;ai une révélation, un éclair de lucidité :  je suis barge ! Tandis que le genre humain est profondément endormi, blotti dans la douce chaleur d&#8217;une couette, je suis là, dans la rigueur d&#8217;une nuit hivernale au plus profond du bois d&#8217;Arfeuille à glisser sur ce chemin pentu transformé en piste de bobsleigh. Et le pire c&#8217;est que j&#8217;aime ça ! Je suis un grand malade et contagieux de surcroît pour avoir entrainé à ma suite sept camarades de jeux dans ce long périple qu&#8217;est la LyonSaintéLyon.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>La genèse</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mais revenons quelques mois en arrière, à la genèse du projet. En 2006, lors de ma première SaintéLyon, j&#8217;ai découvert l&#8217;existence de la LyonSaintéLyon. J&#8217;étais en train de papoter tranquillement, assis sur les gradins dans le hall d&#8217;exposition quand on me révéla l&#8217;existence de ce off. Dès 2003, sous l&#8217;impulsion de Yoyo, des coureurs gentiment fondus du ciboulot avaient effectué l&#8217;aller Lyon-Sainté à pied pour se rendre au départ de la course officielle. Des fondus ou plutôt des ultrafondus puisque tous étaient membres du forum éponyme. Le mythe était né. Ce jour-là, j&#8217;ai tourné la tête à plusieurs reprises en direction des portes du hall en attendant le départ de la course mais rien, pas d&#8217;UFO cette année. Il n&#8217;y a pas eu de LyonSaintéLyon en 2006. Et pourtant, c&#8217;est bien une part de rêve qui m&#8217;a été offerte ce jour-là.</p>
<p>En 2009, Biscotte m&#8217;a suggéré de faire l&#8217;aller-retour avec lui. Je n&#8217;y avais jamais songé ! La LyonSaintéLyon, c&#8217;était une légende, un truc pour faire rêver les grands gamins que nous sommes, une histoire qu&#8217;on se raconte le soir à la veillée autour du feu, tout sauf un truc tangible. Biscotte a entrouvert la porte, je m&#8217;y suis engouffré avec empressement. Ce 4 décembre 2009 fut le passage du rêve à la réalité &#8230; je peux vous dire que je l&#8217;ai senti passé ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Cela dit, j&#8217;ai vraiment apprécié la balade d&#8217;autant que j&#8217;ai eu la fierté d&#8217;être le seul finisher cette année. Premier de la LyonSaintéLyon et quasi dernier de la SaintéLyon !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-02.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4314" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Blanche neige et les 7 nains.</em></p>
<p>En 2010, j&#8217;ai décidé d&#8217;inviter d&#8217;autres personnes à partager la balade en ma compagnie. Les objectifs étaient multiples : l&#8217;envie de partager cette expérience avec d&#8217;autres coureurs connus ou inconnus d&#8217;une part car une passion n&#8217;a de sens que si elle est partagée. Et d&#8217;autre part offrir à mon tour à d&#8217;autres Arthurs en puissance leur part de rêve. Après avoir découvert la doyenne, chacun découvre qu&#8217;il peut s&#8217;offrir une double ration du mythe s&#8217;il le désire, quoi de plus motivant ?<br />
Et puis on ne sait jamais, on murmure que l&#8217;aller-retour pourrait devenir officiel à l&#8217;occasion du 60 eme anniversaire de la course. Si c&#8217;est le cas, je serai prêt !</p>
<p>Rassembler un groupe de 8 personnes n&#8217;a pas été une mince affaire. Les coureurs assez barges pour courir 136 km en plein hiver pour le simple plaisir de l&#8217;effort et la beauté du geste ne sont pas légion. Bon, c&#8217;est vrai que la LyonSaintéLyon est légèrement plus confidentielle que la doyenne malgré mes efforts pour communiquer à son sujet. Le jour où l&#8217;on verra des 4 x 3 pour la LyonSaintéLyon dans les rues de Lyon, j&#8217;aurai du soucis à me faire, il ne faut surtout pas que je dépasse les 500 coureurs ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
<span id="more-4303"></span></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Samedi matin</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>C&#8217;est donc à Aymeric, Barbie, Biscotte, Fulgurex, JM Touron, Patrovite et Tidgi que j&#8217;ai donné rendez-vous ce samedi matin. Je connais la majorité d&#8217;entre eux. Mon compère Biscotte bien entendu, Fulgurex rencontré lors du Off de Mamanpat dans le Bugey et qui aura été le premier à manifester son désir de faire l&#8217;aller-retour, Jean-Michel Touron récent finisher du Tor des Géants avec qui j&#8217;avais discuté du Marathon des Sables au Nivolet Revard 2009, Tidgi rencontré au Lyon Urban Trail et compagnon de route à l&#8217;Ultra des Coursières 2010. J&#8217;aurai le plaisir de découvrir en chair et en os Barbie, chroniqueuse dans Ultrafondu et fondatrice du site www.courir-au-feminin.com, Aymeric jusque là parfait inconnu ainsi que Patrovite dont le père n&#8217;est autre que monsieur SaintéLyon himself. Et bien, papa a peut-être participé à 23 SaintéLyon mais il n&#8217;a aucune LyonSaintéLyon à son actif.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-03.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4315" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Barbie essaye ses chaines toutes neuves.</em></p>
<p>Je découvre tout ce petit monde sur le parking du Palais des Sports de Gerland. Nous papotons tranquillement en nous préparant. Jean-Michel et Aymeric ont opté pour le short ! Bon, ce n&#8217;est pas le petit short de marathonien et leurs mollets sont couverts par des manchons de compression mais tout de même, il y a suffisamment de peau visible pour me filer des frissons rien qu&#8217;en les regardant ! Ils sont réchauffés les compères.</p>
<p>C&#8217;est sympa, quelques personnes chargées de la mise en place du site d&#8217;arrivée sont venues nous saluer. Quelques photos pour immortaliser cet instant et nous nous préparons à prendre le départ, un départ quelque peu reculé pour permettre au Garmin de Biscotte de trouver tous ses petits copains satellites. Quand c&#8217;est pas le Tazounet, c&#8217;est la Biscotte qui traîne (oh la mauvaise langue). Ils sont joueurs ces coureurs d&#8217;ultra ! Nous sommes accroupis le long de la ligne virtuelle du départ comme pour la finale d&#8217;un 100 m aux jeux olympiques. Bon presque tous, je me contente de fléchir un peu les cuisses légèrement en retrait, c&#8217;est qu&#8217;il me faut du temps pour déplier ma longue carcasse. Hop, ca y est c&#8217;est parti &#8230; à fond sur 10m et puis nous prenons notre allure de croisière. Au revoir Gerland, on se reverra dans quelques heures.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Lyon – Soucieu en Jarrest :</strong><br />
Heure : 11h26, Temps de course : 2h59, Pause : 21&#8242;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Les trottoirs sont recouverts de neige mais nous avons de la chance, ça ne glisse pratiquement pas. Nous croisons quelques joggers matinaux dans le parc de Gerland avant de traverser le Rhône pour rejoindre le nouveau quartier de la Confluence. Les bâtiments sont originaux, très designs mais l&#8217;ensemble manque un peu de vie et semble aussi acceuillant que l&#8217;eau froide de la Darse. Il faut dire que ce quartier construit de toute pièce est toujours en chantier. Après avoir franchi la passerelle sur la darse, nous remontons la Saône tranquillement. Le soleil matinal illumine les hauteurs de Sainte-Foy. Les facades des batiments éparpillés sur la colline y gagnent en éclat et se détachent parfaitement d&#8217;une végétation dénudée, un peu grisonnante. La scène baigne dans une luminosité agréable propice à la flânerie et à la contemplation.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-04.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4316" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On attaque la montée sur Sainte-Foy-lès-Lyon par les escaliers qui bordent l&#8217;entrée du tunnel sous Fourvière.</em></p>
<p>Notre première grimpette débute avec les escaliers qui longent l&#8217;entrée du tunnel de Fourvière. Nombreuses sont les personnes qui ne connaissent de Lyon que sont tristement célèbre tunnel et ses bouchons à rallonge sans même parler de la vue offerte plus au sud sur la forêt métallique de tuyaux et de cheminées délétères des usines, quand l&#8217;autoroute traverse le couloir de la pétrochimie. Non, Lyon ce n&#8217;est pas cela, il suffit d&#8217;avoir participé une fois au Lyon Urban Trail pour  s&#8217;en persuader et découvrir de l&#8217;intérieur les richesses et les beautés tapies dans cette ville. En tout cas, elle est particulièrement fournie en escaliers de toutes sortes !</p>
<p>Nous cheminons à flanc de colline entre les murs borgnes de grandes demeures bourgeoises. Par moment, à la faveur d&#8217;une grille ou d&#8217;un portail un peu moins haut que les autres, un point de fuite s&#8217;ouvre à nous et notre regard porte loin sur la plaine lyonnaise et sur le quartier de Perrache et de la Confluence en contrebas. Nous quittons la torpeur de ces rues paisibles par un petit jardin public en pente pour rejoindre le centre de Sainte-Foy, nettement plus animé.</p>
<p>La bonne humeur règne en maitre dans notre petite équipe. Cette petite montée sur la crête de Sainte-Foy nous a réchauffés, nos corps sont désormais prêts à l&#8217;effort. Il fait bon, il fait beau, chacun mesure sans doute la chance qu&#8217;il a de participer à une édition de la LyonSaintéLyon qui s&#8217;annonce exceptionnelle de part les conditions réunies. Neige et soleil, que du bonheur.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-05.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4317" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La côte de Beaunant.</em></p>
<p>Nous quittons mes terrains d&#8217;entrainements habituels par la route de Montray mieux connus dès lors que l&#8217;on évoque la côte de Beaunant (ou de Sainte-Foy). Une ultime grimpette qui marque de manière indélébile les esprits et les cuisses des coureurs de la SaintéLyon, surtout quand ils sont cuits à point. Pour le moment, il s&#8217;agit surtout de se freiner un peu dans la descente en longeant les vestiges des aqueducs gallo-romain. Une première bosse de franchie.</p>
<p>En face de nous, au-delà de la départementale qui court au fond du vallon se dresse une nouvelle colline. Nous passons devant le garage Opel qui accueille le ravitaillement de Beaunant et c&#8217;est le début d&#8217;une grimpette tranquille qui va nous mener à Chaponost.</p>
<p>Une première nouveauté de l&#8217;édition 2010 de la SaintéLyon nous attend à Chaponost. Nous quittons la vieille route pour emprunter le chemin de Comballat. Si on en croit les panonceaux SaintéLyon subitement rencontrés à un croisement, il y a probablement eu quelques changements de dernière minute au niveau du tracé par rapport à la trace gps disponible sur le site de la SaintéLyon.   A moins que les baliseurs n&#8217;aient pris quelques libertés ? Argh, le puriste serait presque tenté de rebrousser chemin pour suivre ce nouveau balisage mais mes cuisses me rappellent que la balade va être longue. J&#8217;aurai bien le temps de découvrir ce petit aménagement du tracé au retour.</p>
<p>Je mets en garde mes compagnons de route. Lors de notre reconnaissance en VTT avec Jean-Mik, nous avons failli être dévorés en un seul morceau par deux molosses surgis comme deux diables hurlants d&#8217;une villa dont le portail était resté ouvert. J&#8217;ai découvert ce jour que Jean-Mik était capable d&#8217;accélérations époustouflantes en vélo et qu&#8217;il méritait de porter sans aucun doute possible le maillot vert du meilleur sprinter ! Le portail est toujours ouvert aujourd&#8217;hui mais les deux molosses ont pris l&#8217;apparence de jeunes épagneuls joueurs. Nous sommes loin des dogs affamés  rendus fous à la vue de nos mollets appétissants. Fulgurex pousse même le vice jusqu&#8217;à distribuer quelques caresses ce qui calme immédiatement les drôles et met fin aux derniers aboiements. Ces représentants de l&#8217;ordre canin m&#8217;avaient semblé plus gros la dernière fois. Le sacrifice des mollets dénudés de Killian et de Jean-Michel Touron a été évité, probablement aux dépens de ma crédibilité, me voilà étiqueté marseillais.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-06.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4318" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-07.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4319" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-07.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Le chemin du Château déjà célèbre sur la toile avant même d&#8217;avoir été emprunté par les coureurs.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Une portion facile puis on attaque un escalier dont les marches sont assez peu adaptées aux 7 nains.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette épisode marque le début du chemin du Château qui a fait quelque peu parlé de lui sur les forums de course à pied. Sa fonction première semble être celle d&#8217;un déversoir pour évacuer le trop plein des eaux des pluie. Il n&#8217;a rien du chemin paisible, propre à accueillir les balades dominicales en famille mais il reste très agréable pour les semelles d&#8217;un trailer en forme. La petite monotrace du départ fait rapidement place à un escalier velu dont la hauteur des marches est plus adaptée à une équipe de basketteurs qu&#8217;à une bande de nains.</p>
<p>Oui, une bande de nains. 7 nains pour être tout à fait précis. Après avoir joué les Sancho Pancha sur les terres Millanaises me voilà contraint d&#8217;endosser le rôle d&#8217;un nain sous la coupe de Blanche-Neige. Je suis contre toute forme de discrimination y compris envers les personnes atteintes de nanisme mais je ne me sens que peu d&#8217;affinités avec la tranquille insouciance de Simplet. Elle s&#8217;est quand même attribuée le bon rôle dans l&#8217;histoire Barbie. Franchement une Blanche-Neige blonde, c&#8217;est pas crédible !</p>
<p>Nous empruntons nos premiers chemins dans les vergers au-dessus du parc du Boulard. Au loin, les sommets des Monts du Lyonnais tracent une ligne de démarcation très nette entre la blancheur de la neige et la palette de bleus du ciel. Au premier plan, les premières végétations du parc renforcent cette séparation. Nous sommes plusieurs à immortaliser ce paysage de carte postale. Les 7 nains font du tourisme. C&#8217;est ça le off. Pas de stress, le simple plaisir de la balade entre personnes de bonne compagnie. Et quel pied ce soleil ! La luminosité est assez forte pour que Tidgi sorte les lunettes de soleil. Ca le fait, non ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-08.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4320" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Nous empruntons nos premiers chemins dans les vergers au dessus du parc du Boulard. Au loin, les sommets des Monts du Lyonnais trace une ligne de démarcation très nette entre la blancheur de la neige et la palette de bleus du ciel.</em></p>
<p>Je remonte en tête le parc du Boulard avec Biscotte. C&#8217;est le moment de faire un point sur notre avancement. Nous avons un petit peu de retard sur notre plan de route de l&#8217;année dernière mais compte tenu de la neige ce n&#8217;est pas si mal. Il y a quelques plaques de verglas par moment ce qui nécessite un minimum de vigilance et ralentit notre progression. Nous traversons le centre de Chaponost. J&#8217;aurai réussi à prendre l&#8217;église dans sa globalité cette année.</p>
<p>C&#8217;était peut-être pour fuir au plus vite les effluves malodorantes du manège de la dame blanche, mais nous nous sommes tous lâchés dans la descente sur le Garron. Certains plus que d&#8217;autres d&#8217;ailleurs mais à chacun sa spécialité du moment qu&#8217;on ait l&#8217;ivresse. La célébrissime passerelle du Garron franchie, nous nous dirigeons à une allure plus tranquille en direction de Soucieu en Jarrest.</p>
<p>Nous arrivons à Soucieu en Jarrest, lieu de notre premier ravitaillement, en fin de matinée. Nous avons très peu bu. On achète tout de même une bouteille d&#8217;eau pour ajuster les niveaux et chacun fait ses petites emplettes personnelles à la boulangerie comme nous l&#8217;avions convenu. Il était temps que nous arrivions, il ne restait plus qu&#8217;une seule part de flan bien vite complétée par une tartelette à la praline. Il faut ce qu&#8217;il faut, il s&#8217;agit de faire le plein d&#8217;énergie pour faire face aux températures négatives. Pour le moment, nous n&#8217;avons pas froid. Nous nous sommes tous rassemblés sur la terrasse ensoleillée de &laquo;&nbsp;la belle étoile&nbsp;&raquo;, une pizzéria située stratégiquement à proximité de la boulangerie. L&#8217;ambiance hivernale, le soleil sur le terrasse, on s&#8217;imaginerait presque en train d&#8217;avaler un sandwich entre deux descentes sur les planches dans une station des Alpes, la foule en moins. J&#8217;ai le plaisir d&#8217;échanger quelques mots avec un participant de la SaintéLyon qui a suivi sur la toile nos préparatifs.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-09.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4321" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Nous arrivons à Soucieu en Jarrest lieu de notre premier ravitaillement en fin de matinée. Nous avons très peu bu. On achète tout de même une bouteille d&#8217;eau pour ajuster les niveaux et chacun fait ses petites emplettes personnelles à la boulangerie comme nous l&#8217;avions convenu.</em></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Soucieu en Jarrest – Sainte-Catherine :</strong><br />
Heure : 14h43, Temps de course : 6h16, Pause : 35&#8242;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Malgré les rayons du soleil, le froid nous contraint rapidement à reprendre la route. Même Jean-Michel commençait à adopter la posture du coureur qui se caille, genoux serrés, bras recroquevillés contre le corps. Pourtant, l&#8217;homme en question est connu pour transpirer en short et t-shirt dans un congélateur quatre étoiles. J&#8217;ai lu récemment cette maxime dans le calendrier Ultrafondus : &laquo;&nbsp;On met cinq minutes à se refroidir, et une heure à se réchauffer.&nbsp;&raquo;. Je suis on ne peut plus d&#8217;accord avec cette affirmation.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-10.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4322" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La route a été dégagée, c&#8217;est une chance. Pour avoir effectué quelques trails blancs dans le Pilat, je nous imaginais mal faire notre trace dans une neige épaisse, nous enfonçant dans la poudreuse jusqu&#8217;aux hanches sur de tel distance.</em></p>
<p>Au fur et à mesure de notre avancée, les paysages sont de plus en plus hivernaux. Nous sommes en rase campagne maintenant. Les grands espaces dénudés, cultivés à la bonne saisons, sont recouverts d&#8217;un épais manteau neigeux. La route a été dégagée, c&#8217;est une chance. Pour avoir effectué quelques trails blancs dans le Pilat, je nous imaginais mal faire notre trace dans une neige épaisse, nous enfonçant dans la poudreuse jusqu&#8217;aux hanches sur de telles distances. Cela risque quand même de se compliquer quand nous quitterons la route. Pour le moment, seul quelques plaques de verglas nous ont rappelés parfois à l&#8217;ordre et nous ont invités à la prudence. Nous avons même le droit à de longues portions de bitume parfaitement mis à nu au-dessus de Rontalon.</p>
<p>Malgré nos différences de niveaux sportifs, le groupe est relativement homogène et nous progressons le plus souvent côte à côte ou à la queue leu leu suivant la largeur de la voie mais que vienne une petite descente technique en sous-bois et chacun s&#8217;autorise alors une petite accélération dans la pente pour se dégourdir les jambes.</p>
<p>Pas d&#8217;hésitation à Saint-Genoux cette année, ni même ailleurs du reste. Le gps de Patrovite s&#8217;avère bien pratique. Nous n&#8217;avons pas besoin de suivre le balisage ou du moins avec une moindre attention. Patrovite est là pour corriger le tir s&#8217;il est besoin. Je ne me rappelle pas avoir vu Biscotte sortir sa carte. Si j&#8217;osais, je dirai que c&#8217;est mieux comme ça &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-11.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4323" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le bois d&#8217;Arfeuille est un peu plus délicat à appréhender du fait de la pente, ça glisse mais je suis loin d&#8217;imaginer dans quel état sera le terrain à notre retour.</em></p>
<p>Le bois d&#8217;Arfeuille est un peu plus délicat à appréhender du fait de la pente, ça glisse mais je suis loin d&#8217;imaginer dans quel état sera le terrain à notre retour. J&#8217;ai un petit coup de mou sur cette portion. Je m&#8217;efforce de ne pas penser aux nombreuses heures qui me séparent de mon canapé et de me concentrer sur le thé chaud qui nous attend en principe à Sainte-Catherine.</p>
<p>Arrivés sur la crête, nous croisons un quad de l&#8217;organisation. Ils nous déconseillent le nouveau passage en crête au-dessus de Moreau. Le vent a formé de grosses congères qui pourraient bien transformer notre sympathique balade en long calvaire. La retraite de Russie, très peu pour moi. Bon, il sera toujours temps d&#8217;aviser sur place, en tant que coureurs un peu trop éclairés nous aurons peut-être une vision différente du terrain.</p>
<p>En tout cas, on ne pourra pas se plaindre de ne pas avoir eu une météo aux petits oignons. Dommage qu&#8217;il y ait cette légère brume au loin. On devine plus qu&#8217;on ne voit les plus hauts sommets de la chaine des Alpes. Leurs pointes émergent à peine de cette bande grise à l&#8217;horizon. La visibilité semble s&#8217;améliorer avec le temps et le Mont Blanc s&#8217;offre bientôt à nous. Un régal pour les yeux. La LyonSaintéLyon franchement ça déchire !</p>
<p>Voilà le nouveau passage de Sainte-Catherine. Nous tournons brusquement sur la gauche et descendons le chemin de la Grotte. Je profite des quelques barres de réseau que veut bien m&#8217;accorder Orange pour passer un petit coup de fil à mon père. Il est déjà sur les lieux, le thé chaud n&#8217;attend plus que nous. Je ne suis pas fâché d&#8217;arriver à Sainte-Catherine. Ce sera la mi-course, enfin de l&#8217;aller seulement. Ca fait tout drôle de penser qu&#8217;il nous reste une centaine de bornes à parcourir. Une balade Millanaise, le dénivelé et la neige en plus. Ca fout le tournis de penser à ça !</p>
<p>Nous avons convenu avec mon père que le ravitaillement serait situé dans le centre du village, un peu en amont du stade, lieu du ravitaillement officiel de la course. Je n&#8217;avais pas la certitude que mon père puisse accéder au stade et puis nous serions plus tranquilles. Le stade serait probablement en pleine effervescence pour préparer le passage de milliers de coureurs quelques heures plus tard. Nous avons d&#8217;ailleurs vu un camion transporter tout un lot de modules de toilettes de chantier. Leur usage est bien souvent une épreuve dans l&#8217;épreuve mais il faut penser aux habitants des villages traversés Ce ne doit pas être agréable de découvrir aux abords de son village les vestiges odorants des visiteurs d&#8217;une nuit.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-12.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4324" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Mon père a installé à côté de sa voiture une petite table de camping sur laquelle sont disposés quelques verres, un thermos de thé bien chaud et un autre avec de l&#8217;eau chaude pour faire du café. On sort de la voiture les quelques provisions misent en commun.</em></p>
<p>Mon père a installé à côté de sa voiture une petite table de camping sur laquelle sont disposés quelques verres, un thermos de thé bien chaud et un autre avec de l&#8217;eau chaude pour faire du café. On sort de la voiture les quelques provisions mises en commun. Tout ce petit monde papote et se restaure en se serrant autour de la table. La température aidant, le thé bien chaud a été particulièrement apprécié. L&#8217;année prochaine, je prévoirai des quantités plus importantes et j&#8217;ajouterai au programme de la soupe. Rien de tel qu&#8217;un bouillon aux vermicelles pour faire le plein d&#8217;énergie et se réchauffer.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #4fb7d0;" width="12"></td>
<td><strong>Sainte-Catherine – Saint-Christo en Jarez :</strong><br />
Heure : 17h22, Temps de course : 8h55, Pause : 12&#8242;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Et se réchauffer, on en a vraiment besoin ! Cette température vivifiante est un allié de taille pour qui veut être performant. Impossible de trainer aux ravitaillements avec ce froid. Il est d&#8217;ailleurs grand temps de reprendre la route. Il nous faudra de longues minutes d&#8217;effort pour retrouver une température corporelle confortable. Fulgurex piquera même un sprint de furieux dans la montée après Sainte-Catherine pour se réchauffer plus rapidement.</p>
<p>L&#8217;épaisseur de neige devient nettement plus conséquente dès lors que nous quittons les chemins carrossables. Nous aurions pu nous éviter quelques peines en suivant la route, certains sentiers assez courts ne faisant que couper un ou deux virages mais cela n&#8217;aurait pas été satisfaisant pour nos esprits puristes. La trace, c&#8217;est la trace, neige ou pas neige. A ce petit jeu du coureur « plus bourrin, tu meures gelé », nous avons gagné le plaisir de progresser lentement dans un sentier avec de la neige jusqu&#8217;aux genoux (voir plus) ! Le vent a formé de belles congères par endroit.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-13.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4325" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-14.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4326" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Dans le Bois du Châtelard, nous avons croisés quelques skieurs venus s&#8217;adonner à la pratique de la glisse en famille. Ils ont été quelque peu surpris de voir tout un groupe de coureurs jouer aux cabris dans les chemins enneigés. Et plus encore d&#8217;apprendre que nous nous rendions à pied au départ de la SaintéLyon. Ben quoi, nous aussi on aime la neige …</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Nous ferons une petite pause photo à la sortie du bois. La brume s&#8217;est levée peu à peu, au fur et à mesure de notre avancée dans la journée. La chaines des Alpes est désormais bien plus visible.</em></td>
</tr>
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</table>
<p>Dans le Bois du Châtelard, nous avons croisé quelques skieurs venus s&#8217;adonner à la pratique de la glisse en famille. Ils ont été quelque peu surpris de voir tout un groupe de coureurs jouer aux cabris dans les chemins enneigés. Et plus encore d&#8217;apprendre que nous nous rendions à pied au départ de la SaintéLyon. Ben quoi, nous aussi on aime la neige …</p>
<p>Nous ferons une petite pause photo à la sortie du bois. La brume s&#8217;est levée peu à peu, au fur et à mesure de notre avancée dans la journée. La chaines des Alpes est désormais bien plus visible. Je suis vraiment content pour mes compagnons, les conditions sont excellentes, un vrai régal.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-15.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4327" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-15.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Je suis vraiment content pour mes compagnons, les conditions sont excellentes, un vrai régal.</em></p>
<p>Les baliseurs avaient effectivement raison. Le sentier qui doit nous conduire sur le passage en crête au-dessus de Moreau paraît difficilement praticable du fait de la hauteur de neige. Nous décidons de continuer par la route en suivant le tracé habituel de la course. Ce ne serait pas raisonnable de faire une séance de brasse dans toute cette poudreuse, la route est encore longue … tant pis pour ce nouveau passage.</p>
<p>Le soleil se couche alors que nous basculons sur le versant stéphanois de la course. Nous sommes sur les hauteurs un peu avant l&#8217;Hôpital, pratiquement au point le plus haut du parcours. En face de nous, l&#8217;horizon s&#8217;est embrasé, déversant sur les collines environnantes ses couleurs rougeoyantes. La neige prend des couleurs bleutées qui tranchent avec les couleurs sombres de la végétation. L&#8217;année dernière, le soleil s&#8217;était couché alors que nous traversions les bois sombres du Châtelard. Nous n&#8217;en avions profité que très peu. Voilà un avantage auquel je n&#8217;avais pas pensé en avançant notre heure de départ. Profiter d&#8217;un somptueux coucher de soleil sur les hauteurs de l&#8217;Hôpital !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-16.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4328" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Un somptueux coucher de soleil sur les hauteurs de l&#8217;Hôpital !</em></p>
<p>Nous décidons d&#8217;une pause pipi générale pour profiter plus longuement du paysage. Alignés en rang d&#8217;oignons, les pieds enfoncés profondément dans la neige, la tête tournée à droite pour capter du regard les derniers rayons du soleil nous voilà tous les sept à communier avec dame nature. Blanche-Neige s&#8217;est abstenue quant à elle, sa dernière communion datait de Sainte-Catherine et il faut bien avouer que c&#8217;est parfois pratique d&#8217;être un mec.</p>
<p>Une fois l&#8217;affaire rondement menée et la vidange terminée me voilà bien embêté. Je m&#8217;aperçois avec stupeur que je n&#8217;ai plus la moindre force dans la main gauche. L&#8217;effet du froid ! Les gants de soie n&#8217;étaient pas suffisants pour me préserver de la température franchement négative. J&#8217;ai beau insisté, je n&#8217;arrive pas à refaire le nœud de mon collant. Impossible de serrer ce p&#8230; de lien avec mes doigts engourdis. Il faudra que je fasse sans, il est temps de repartir, mes compagnons ont tous quitté les lieux depuis un moment.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-17.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4329" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Petite portion de route au niveau de l&#8217;Hôpital.</em></p>
<p>Après avoir emprunté la petite portion au dessus de l&#8217;Hôpital, nous quittons à nouveau le bitume pour gambader dans la neige en direction de Saint-Christo. Avec la nuit qui s&#8217;installe je commence à trouver que le fond de l&#8217;air est un chouïa trop frais pour être confortable … Il faut dire que je suis équipé comme un pinpin. 3 pelures d&#8217;oignon en guise de vêtements, comprenez par là un sous-vêtement manches longues, un t-shirt manches longues et ma micro polaire. Du basique qui a fait ses preuves dans des conditions saintélyonnaises classiques mais qui montre ses limites aujourd&#8217;hui. Je prendrai le temps d&#8217;enfiler mon coupe-vent au prochain ravitaillement, pour le moment le meilleur moyen de se réchauffer est encore de courir.</p>
<p>Je me serai bien caillé en 2010 … L&#8217;Ultra des Coursières et son vent à décoiffer un chauve, le Trail Verbier St Bernard et la traversée orageuse du col de Fenêtre, la fraicheur des nuits millavoises en short échancré de marathonien… ben il n&#8217;y a plus qu&#8217;à ajouter la promenade dans le congélateur quatre étoiles des terres du Jarez. C&#8217;est décidé, il faut que je me trouve un sous-vêtement thermo machin truc pour 2011, enfin quelque chose qui tienne chaud, qui ne soit pas trop épais, ni trop lourd, il y en a marre de se peler.</p>
<p>Je suis sacrément content d&#8217;entamer la descente sur Saint-Christo. Je ne serais pas contre une petite pause mine de rien. Voilà les bons petits coups de cul que j&#8217;avais particulièrement appréciés lors de notre reco vtt avec Jean-Mik. Une montée de 150 m bien velue pour se faire cuire les quadriceps puis une courte traversée de route pour faire redescendre (un tout petit peu) le cardio. Et on remet ça trois fois pour bien s&#8217;en rappeler sans doute. Pour le moment, c&#8217;est facile, on le fait en descendant tout en douceur mais dans quelques heures il faudra remonter tout cela.</p>
<p>Après avoir contourné le stade par le haut, nous arrivons au ravitaillement de Saint-Christo. Une tente a été installée sur le parking du Stade. A l&#8217;intérieur, quelques bénévoles s&#8217;affairent pour finaliser la mise en place du ravitaillement. Ils ne s&#8217;attendaient pas à voir des coureurs à cette heure. Passé l&#8217;effet de surprise, ils nous accueillent avec chaleur. Nous n&#8217;en demandons pas plus du reste, cela fait du bien de pouvoir se reposer un moment au chaud. Ils n&#8217;ont pas encore préparé de boisson chaudes, c&#8217;est un peu tôt, mais ils nous proposent de piocher à notre guise dans les aliments. Après avoir ajouté un peu d&#8217;eau dans ma poche, ce serait quand même con de tomber en rade, je m&#8217;empresse de rajouter une ultime couche de vêtements à ma panoplie en enfilant mon coupe vent Quechua. Le moins qu&#8217;on puisse dire c&#8217;est que ça caille, c&#8217;est bien la première fois que j&#8217;ai froid aux doigts avec des gants de soie. D&#8217;ailleurs, je devrais me résoudre à solliciter l&#8217;aide de Tidgi pour qu&#8217;il refasse le nœud de mon collant …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-18.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4330" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-18.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Saint-Christo. Une tente a été installée sur le parking du Stade. A l&#8217;intérieur, quelques bénévoles s&#8217;affairent pour finaliser la mise en place du ravitaillement. Ils ne s&#8217;attendaient pas à voir des coureurs à cette heure.</em></p>
<p>Cette dernière partie est une longue galère pour moi. Je souffre de douleurs abdominales. L&#8217;eau froide m&#8217;a mis les boyaux en vrac. Enfin, j&#8217;imagine que c&#8217;est cela. J&#8217;ai bien veillé à laisser l&#8217;eau se réchauffer un moment dans ma bouche avant de l&#8217;avaler seulement je ne peux le faire trop longtemps car il faut que je puisse souffler rapidement dans le tuyau de ma poche à eau pour éviter qu&#8217;il ne gèle. Bon forcément, c&#8217;est arrivé deux ou trois fois et il a fallu que je m&#8217;escrime à souffler dedans comme un beau diable tout en réchauffant le tuyau avec mes mains gelées !</p>
<p>J&#8217;avais bien pensé à équiper le tuyau de ma poche avec une gaine de protection thermique et a mettre une chaufferette dans mon sac mais le manque de temps et la flemme ont eu raison de cette bonne idée.</p>
<p>Nous franchissons le col de la Gachet avant de filer sur Albuzy toujours en pataugeant gaiement dans la neige. Le mal de ventre semble passer un peu en arrivant sur Sorbier, il faut dire que je ne bois quasiment plus. Oh ce n&#8217;est pas par volonté de ménager mon estomac mais la simple conséquence du gel.</p>
<p>Après Sorbier, la traversées de la zone industrielle n&#8217;est pas des plus agréables. Les trottoirs sont impraticables et nous sommes obligés de cheminer sur la chaussée au bord du boulevard face à la circulation. Et il y en a encore pas mal à cette heure. Les inserts réfléchissants de nos vêtements et nos lampes frontales semblent suffisants pour assurer notre visibilité auprès des automobilistes mais je n&#8217;aime pas ça. On peut toujours tomber sur un miro ou un excité de la pédale. Ca ferait désordre de se retrouver en bonne place dans une feuille de chou à la rubrique des trailers écrasés. D&#8217;autant qu&#8217;il faut toujours un responsable et que le gentil organisateur est la personne toute trouvée dans ce cas-là, même s&#8217;il n&#8217;y peut pas grand chose.</p>
<p>Et puis quelle caillante. -8°c ! Bon ok ce n&#8217;est pas le pôle sud ni même le Haut Doubs mais en découvrant la température tout à l&#8217;heure sur cet afficheur géant dans la zone industrielle je me suis demandé si j&#8217;aurai à nouveau chaud un jour.</p>
<p>Avec la fatigue, la lassitude s&#8217;installe. J&#8217;en ai ma claque de ce boulevard, je veux me poser au chaud, manger tranquillement, me changer, dormir. Je me traine et je ne suis pas le seul. Le groupe s&#8217;est quelque peu disloqué. Quelques warriors encore en forme caracolent en tête, suivis par votre humble serviteur, largué il faut bien le dire, à une centaine de mètres. Derrière moi, encore un peu plus loin, Barbie semble accuser le coup. Ses récents marathons doivent se rappeler à ses bons souvenirs. Elle a tout de même fait le marathon de la Rochelle une semaine avant ! Cela semble dur pour elle en ce moment. Je voudrais ralentir pour l&#8217;attendre et l&#8217;encourager avec quelques mots mais tout cela reste au stade de la pensée. Je suis incapable de traduire cela en acte. Mon corps poursuit son chemin comme un automate, sourd à mes réflexions. Jean-Michel joue au serre-file. Il nous a dit avoir accumulé de la fatigue depuis le Tor des Géants mais il pourrait tout aussi bien être devant, il a de la réserve. Pas moi. Tout ce petit monde finit par se regrouper à nouveau à l&#8217;approche de l&#8217;arrivée … enfin du départ.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-19.jpg" rel="lightbox[4303]" target="_blank" title="LyonSaintéLyon 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4331" title="LyonSaintéLyon 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/lyonsaintelyon-2010-19.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Toute chose a une fin. Quel soulagement d&#8217;entrevoir enfin le hall d&#8217;exposition. La fatigue disparaît, le moral remonte en flèche. Un virage à droite, un autre à gauche et nous franchissons tous ensemble la ligne de départ après 11h17 de balade. Et hop, un off de 68 km de plus à mon actif, reste à pouvoir profiter du retour dans les meilleures conditions physiques. Un peu de repos devrait y contribuer.</p>
<p>Mais ça, c&#8217;est une autre histoire &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/03/01/la-lyonsaintelyon-2010-le-retour/">La LyonSaintéLyon, le 4 décembre 2010 : le retour</a> </p>
<div class="shr-publisher-4303"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F19%2Flyonsaintelyon-2010-aller%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+l%E2%80%99aller'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F19%2Flyonsaintelyon-2010-aller%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F19%2Flyonsaintelyon-2010-aller%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+l%E2%80%99aller'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F19%2Flyonsaintelyon-2010-aller%2F' data-shr_title='La+LyonSaint%C3%A9Lyon%2C+le+4+d%C3%A9cembre+2010+%3A+l%E2%80%99aller'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Le Cross de la Feyssine, le 6 février 2011</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 21:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Cross]]></category>
		<category><![CDATA[Cross de la Feyssine]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est jour de cross aujourd&#8217;hui, plus exactement celui du 6eme cross de la Feyssine organisé par l&#8217;ASVEL. Ce n&#8217;est pas la grande forme en ce moment. Quelques douleurs au genou droit et dans le bas du dos se disputent ma préférence et ont perturbé quelque peu mon entrainement depuis l&#8217;Hivernale des Coursières. Le cross de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4124" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/le-cross-de-la-feyssine-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>C&#8217;est jour de cross aujourd&#8217;hui, plus exactement celui du 6eme cross de la Feyssine organisé par l&#8217;ASVEL. Ce n&#8217;est pas la grande forme en ce moment. Quelques douleurs au genou droit et dans le bas du dos se disputent ma préférence et ont perturbé quelque peu mon entrainement depuis l&#8217;Hivernale des Coursières.</p>
<p>Le cross de la Feyssine termine un cycle de travail de vitesse de 5 semaines qui à défaut de faire progresser ma vitesse de base a pour objectif de la maintenir ce qui n&#8217;est déjà pas si mal. Les séances s&#8217;enchainaient plutôt bien, je semblais avoir retrouvé de bonnes sensations notamment sur les séances à allure 10 km mais cela n&#8217;a pas duré. Ma dernière séance de 6x1000m s&#8217;est transformée en un 3x1000m poussif et les 6&#8242; effectuées vendredi soir n&#8217;étaient guère concluantes ou du moins pas à la hauteur de mes espérances.</p>
<p>Peut-être quelques restes d&#8217;une année 2010 bien chargée mais probablement aussi que les quelques heures de sommeil qui me font défaut en ce moment n&#8217;ont pas joué en ma faveur. Qu&#8217;à cela ne tienne je ferai de mon mieux.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-02.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4254" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La feyssine prend des allures de camp retranché.</em></p>
<p>Tazounet est passé me prendre en voiture avec Eric son compère de club lui-même accompagné de sa fille qui est en catégorie cadette. Le cross c&#8217;est une affaire de famille.</p>
<p>Nous arrivons à la Feyssine avec une marge de temps confortable. Suffisamment pour retirer nos dossards tranquillement et nous échauffer avec soin. Des marabouts kaki, vestiges militaires d&#8217;un passé révolu, donnent à la Feyssine des allures de camp retranché dans la clarté  blafarde de ce matin brumeux. Ouf elle était longue celle-là. Sur chacun, un panneau nous informe judicieusement du service rendu. Renseignements, inscriptions, buvette … Le panneau inscriptions suffira à notre bonheur pour le moment.</p>
<p>Le marabout vestiaire sera notre seconde étape de la matinée. Il fait encore un peu frais mais le soleil ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez. Un t-shirt manches courtes et un corsaire suffiront à mon bonheur sans oublier mes gants et mon bonnet SaintéLyon pour me préserver des courants d&#8217;air. Papy Arthur fait du cross. Je laisse à moins frileux que moi le port du débardeur.<br />
<span id="more-4250"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-03.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4255" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le soleil n&#8217;a pas encore montré le bout de son nez.</em></p>
<p>Je papote un moment avec Richard licencié à l&#8217;ASVEL, un ami Facebook que j&#8217;ai le plaisir de découvrir en chair et en os à l&#8217;occasion de ce cross. La journée sera remplie en rencontres puisque j&#8217;aurai également l&#8217;occasion de rencontrer Anaïs un peu plus tard et d&#8217;échanger quelques mots avec Cathy. On vous aura bien encouragé les filles.</p>
<p>Allez il est temps de faire un tour de chauffe pour préparer nos gambettes et le palpitant à l&#8217;effort qui s&#8217;annonce. Il sera temps ensuite d&#8217;enfiler les pointes et de tomber une épaisseur.</p>
<p>Le parcours est identique à celui de l&#8217;année dernière. Une petite boucle de 800m et une grande boucle de 2050m auxquelles viennent s’ajouter les 150m du départ et les 100m de l’arrivée.<br />
Les hommes, les vrais, les durs, nous quoi, devrons faire une petite boucle suivie de deux grandes soit une distance de 5150m au total. Non Didier, ce ne sont pas 5150m de D+. Il n&#8217;y a guère qu&#8217;une dizaine de mètres de dénivelé en tout et pour tout. Un cumul atteint difficilement avec le franchissement de quelques buttes disséminées tout au long du parcours. De petites buttes certes mais particulièrement aptes à vous casser les pattes et à faire chuter brusquement votre allure. C&#8217;est le cas notamment lors du franchissement des anciens canaux qui servaient de réserve d&#8217;eau pour la nappe phréatique. Cela dit ce cross est globalement roulant et est effectué en partie sur de grandes allées plates de chez plates.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-01.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4253" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>A chaque S, une petite réjouissance, talus, butte, épingle à cheveux &#8230;</em></p>
<p>En tout cas le parcours est agréable et si le parc naturel de la Feyssine est qualifié d&#8217;urbain il est avant tout un lieu de promenade agréable. Promeneurs, joggers et cyclistes empruntent ses longues allées le weekend et aux beaux jours, il est plaisant de se protéger de l&#8217;ardeur du soleil sous les frondaisons de la peupleraie qui recouvre en grande partie le parc.</p>
<p>Après l&#8217;échauffement, je fais la connaissance de coureurs Ardéchois venus sur Lyon pour se dégourdir les gambettes. Ils viennent d&#8217;Aubenas. Faut être vachement motivé pour s&#8217;enfiler 380 bornes de bagnole dans la journée pour faire un cross de 5150 m ! Bon, il y avait bien des primes pour les gagnants mais ce n&#8217;était pas suffisant pour s&#8217;offrir un plein (100 euros pour le premier). Si encore ils étaient venus à pied …</p>
<p>L&#8217;heure du départ approche. Tout ce petit monde se regroupe derrière la ligne dans le sas de départ. Un bel entonnoir de 150m, délimité par des barrières de sécurité, qui se termine par une petite bosse dans un passage relativement étroit. Dans ces conditions, il vaut mieux éviter de se retrouver en tête de gondole quand on a la cylindrée d&#8217;un Arthur. Ce n&#8217;est pas agréable de se faire piétiner et ce n&#8217;est pas bon du tout pour l&#8217;égo.</p>
<p>PAN ! Et c&#8217;est parti comme une volée de moineaux. Il y a toujours un moment de flottement au départ. On se retrouve en quelques secondes à pleine vitesse, chacun à sa propre allure, il faut prendre ses marques, ne pas tomber, éviter un coureur, en doubler un autre, des flèches vous frôlent et vous dépassent en pleine accélération. 150m, deux enjambées pour passer la petite butte et je m&#8217;extrais du sas de départ. On se calme, ça sent la surchauffe là, faut que je ralentisse un poil sinon je ne tiendrai pas 800m à ce rythme.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-04.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4256" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Tazounet et Eric. Les bougres ils m&#8217;ont fumé tous les deux !</em></p>
<p>L&#8217;allée caillouteuse qui longe le Rhône n&#8217;est pas des plus agréables avec les pointes, des pompes de trail seraient bien plus agréables et tout aussi efficaces. J&#8217;ai bien fait de prendre le temps d&#8217;enlever les pointes de 12 hier soir ! Ca ne dure pas bien longtemps, on coupe rapidement sur la gauche pour revenir au point de départ. 800m même pas mal.</p>
<p>La grande boucle est un régal, enfin on se comprend, tout est relatif parce que sur le moment ça fait surtout mal aux pattes et on est plutôt pressés d&#8217;en finir. Il y a régulièrement une petite bosse, une épingle à cheveux, un fossé à franchir pour vous couper dans votre élan et vous donner une petite leçon d&#8217;humilité. Bien pratique du reste cette épingle à cheveux en début de boucle, idéal pour jeter un coup d&#8217;œil sur ses poursuivants sans tourner la tête … ben merde, il y a pas grand monde derrière !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-05.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4257" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Il a une nouvelle coupe le Tazounet, quelques centièmes de gagnés &#8230;</em></p>
<p>Curieusement, cela passe bien plus rapidement que l&#8217;année dernière. J&#8217;attaque la seconde boucle avec l&#8217;envie de jouer un peu mais à la moindre tentative d&#8217;accélération un petit coup de bâton derrière les oreilles me rappelle discrètement ma condition physique du moment. Pas taper. En tirant un peu sur les bras, j&#8217;arrive tout de même à passer un petit jeune à la faveur d&#8217;une butte. Purée ce que les jambes sont lourdes quand il faut relancer derrière.</p>
<p>Sur le retour je me retrouve au coude à coude avec un coureur de l&#8217;AS Caluire … enfin il me semble, je n&#8217;ai pas trop regardé son maillot ! Je tente de le passer mais rien à faire, impossible de le déposer. Tant pis, je temporise, je me cale à son allure, je vais me refaire une santé, suffit de tenir un peu. Oui mais monsieur a dû sentir que je faiblissais, le voilà qui accélère gentiment, c&#8217;est presque imperceptible. Te laisser filer en douceur comme ça, crois-y mon gars ! J&#8217;accélère à mon tour et j&#8217;en remets même une couche pour la finition histoire de lui montrer que j&#8217;en ai encore dans les guiboles. Le cross c&#8217;est comme le poker : à l&#8217;intox. Bon, ça n&#8217;a pas l&#8217;air de l&#8217;impressionner et le bougre me recolle aussitôt aux basques.</p>
<p>Cette petite plaisanterie a l&#8217;avantage de me booster un peu parce que l&#8217;allure avait bien chuté en début de boucle. Je me suis déporté sur la gauche pour franchir le dernier talus avant de longer le mur en bordure de parc. Ca l&#8217;a avantagé légèrement dans le premier virage sur la droite mais la descente m&#8217;a permis de recoller facilement au bonhomme et j&#8217;ai par contre bien mieux négocié que lui le virage à droite après la butte en passant au plus près à la corde. Je me suis pris quelques branches dans la gueule dans l&#8217;affaire mais je suis passé en tête sur la ligne droite. Bon une toute petite tête.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-06.jpg" rel="lightbox[4250]" target="_blank" title="Cross de la Feyssine 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4258" title="Cross de la Feyssine 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/cross-de-la-feyssine-2011-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Après l&#8217;effort le réconfort.</em></p>
<p>Pas sûr que ce soit une bonne idée du reste, ça va se finir au sprint ces histoires et je ne vais pas le voir démarrer son effort. Un sprint c&#8217;est ni trop tôt ni trop tard, si tu loupes le coche, tu te retrouves fumé comme une belle saucisse derrière ton petit camarade de jeu. J&#8217;aime pas avoir le rôle de la salaison alors BENZAI !!!</p>
<p>Je lâche tout et mine de rien il y en a un peu, je suis le premier surpris. 10m, 20m, rien ne se passe … Ben merde il ne suit pas le compère ! Tant pis, il y a une autre victime toute trouvée quelques mètres devant moi. Je m&#8217;en vais le croquer dans le virage. « Vas-y Arthur, bouffe-le !!! ». C&#8217;est pas ce que t&#8217;as dit mon Tazounet mais ça m&#8217;a fait le même effet … J&#8217;ai tiré sur les bras, j&#8217;ai maintenu mon effort et je me le suis croqué à 30m de l&#8217;arrivée. Bon, faut dire que le mec ne s&#8217;est pas vraiment défendu. Purée, vous êtes pas joueurs les gars. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>20&#8217;34 au chrono cela donne du 3&#8217;59 au kilo. Pas si mal finalement et même un poil mieux que l&#8217;année dernière. Comme quoi faut pas désespérer. Je peux espérer faire un podium en V5 &#8230;</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/02/07/le-cross-de-la-feyssine-2011/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Histoire de se finir en beauté nous sommes allés donner de la voix le long du tracé pour encourager les féminines et j&#8217;ai piqué à nouveau un sprint pour pouvoir filmer l&#8217;arrivée d&#8217;Anaïs et de Cathy. Un peu la pagaille cette course des féminines ! Elles devaient faire 2 petites boucles et terminer par une grande boucle mais elles ont attaqué celle-ci à l&#8217;issue de la première et à l&#8217;envers de surcroît ! Une petite erreur d&#8217;aiguillage. Qui a dit qu&#8217;elles n&#8217;en faisaient qu&#8217;à leur tête ? Pas nous.</p>
<p>Un cross ne serait pas un cross sans la visite d&#8217;un ultime marabout, celui de la buvette. Ben ouais quoi, on l&#8217;a bien mérité notre vin chaud !</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong><br />
<em>Classement : </em>68/88<br />
<em>Classement VH : </em>32/46<br />
<em>Distance : </em>5150 m<br />
<em>Temps : </em>20&#8217;34&#8243;<br />
<em>Vitesse &#8211; Allure : </em>15 km/h &#8211; 3&#8217;59&#8243;</p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=065505" target="_blank">Le Cross de la Feyssine.</a></p></blockquote>
<div class="shr-publisher-4250"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F07%2Fle-cross-de-la-feyssine-2011%2F' data-shr_title='Le+Cross+de+la+Feyssine%2C+le+6+f%C3%A9vrier+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F07%2Fle-cross-de-la-feyssine-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F07%2Fle-cross-de-la-feyssine-2011%2F' data-shr_title='Le+Cross+de+la+Feyssine%2C+le+6+f%C3%A9vrier+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F02%2F07%2Fle-cross-de-la-feyssine-2011%2F' data-shr_title='Le+Cross+de+la+Feyssine%2C+le+6+f%C3%A9vrier+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Hivernale des Coursières, le 16 janvier 2011</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/01/21/hivernale-des-coursieres-2011/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2011/01/21/hivernale-des-coursieres-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 21:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Course nature]]></category>
		<category><![CDATA[Hivernale des Coursières]]></category>

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		<description><![CDATA[De mieux en mieux … Alors là franchement, je peux vous dire qu&#8217;aux Coursières, ils savent accueillir. Ils ne font pas les choses à moitié chez ATOS. J&#8217;avais été plus qu&#8217;enchanté par mon expérience de l&#8217;Hivernale des Coursières en 2009 et tout autant satisfait par la version ultra l&#8217;année dernière mais ce dimanche mon curseur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4123" title="Hivernale des Coursieres 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3><em>De mieux en mieux …</em></h3>
<p>Alors là franchement, je peux vous dire qu&#8217;aux Coursières, ils savent accueillir. Ils ne font pas les choses à moitié chez ATOS. J&#8217;avais été plus qu&#8217;enchanté par mon expérience de l&#8217;Hivernale des Coursières en 2009 et tout autant satisfait par la version ultra l&#8217;année dernière mais ce dimanche mon curseur satisfaction a pulvérisé le mur du son dans sa progression vers les sommets … l&#8217;a même fait une grosse tache au plafond le bougre.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-01.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4192" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Jean-Yves, Nathalie et Oslo.</em></p>
<p>D&#8217;autant que cette journée était l&#8217;occasion de retrouver mes compères Oslo et Jean-Yves ainsi que Nathalie (madame Jean-Yves). Et puis que de monde rencontré sur cette course ! J&#8217;ai eu la surprise de revoir Patrovite qui effectuait sa reprise post LyonSaintéLyon sur le grand format. J&#8217;ai vu également Artich avec qui j&#8217;avais gambadé il y a presque deux ans déjà pour découvrir les terres de Mamanpat (<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/04/04/mont-luisandre-et-chateau-des-allymes/">Le Mont Luisandre et le Château des Allymes</a>) et puis Martinev qu&#8217;on ne présente plus. J&#8217;ai fais un bon bout de chemin avec l&#8217;indispensable Arclusaz dernier garant en ce monde de la bonne orthographe du mot rubalise (il est hautement spécialisé cet homme-là). J&#8217;ai papoté également avec Stéphane, un coureur rencontré au ravitaillement de Saint-Symphorien-sur-Coise lors de l&#8217;Ultra des Coursières. Et puis ce fut l&#8217;occasion de nouvelles rencontres que ce soit pendant la course ou plus tard à l&#8217;arrivée. Des lecteurs du blog et même un candidat à la LyonSaintéLyon. C&#8217;est fort sympathique à vous de venir me saluer. Partager des moments conviviaux avec d&#8217;autres coureurs c&#8217;est bien là finalement le plus important dans notre pratique. Un grand merci à vous.<br />
<span id="more-4171"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-02.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Patrovite ... mais pas trop doucement quand même !"><img class="alignleft size-full wp-image-4180" title="Patrovite ... mais pas trop doucement quand même !" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-02.jpg" alt="" width="250" /></a>L&#8217;Hivernale des Coursières c&#8217;est un parcours ludique et varié. Un dosage subtil de chemins plus ou moins larges, de monotraces attrayantes et même de quelques portions de bitumes sur de petites routes de campagne bien agréables parce qu&#8217;il en faut pour tous les goûts. Ca grimpe et ça descend avec un pourcentage de pente raisonnable (nous sommes dans les Monts du Lyonnais) mais si le tracé est  globalement roulant il y a quand même quelques bons coups de cul pour faire grimper le palpitant et chauffer les cuissots.</p>
<p>Non contents de nous offrir un parcours gratiné aux petits oignons, les organisateurs ont mis le paquet sur les ravitaillements. Rien de tel avant l&#8217;effort (au moins pour la tête) que de déguster tranquillement un petit café ou un thé bien chaud. C&#8217;est convivial, ça trompe l&#8217;attente, nourrit le corps et contribue à réveiller les coureurs fâchés avec leur réveil (le départ de la course était pourtant à une heure raisonnable).</p>
<p>Je mets immédiatement la holà sur d&#8217;éventuels commentaires ironiques. Non, je n&#8217;ai pas spécialement trainé au ravitaillement (un ravitaillement unique pour le petit format) proposé en cours de route. J&#8217;ai juste pris le temps de déguster une tartine de vache qui rit en discutant avec Stéphane et avec Patrovite. J&#8217;ai été on ne peut plus raisonnable.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-03.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4181" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Petite portion de route après la Bruyère.</em></p>
<p>Je me suis par contre rattrapé à l&#8217;arrivée où nous attendait un ravitaillement gargantuesque ! Une soupe chaude et épaisse pour reprendre rapidement des forces, quelques aliments sucrés somme toute classiques : madeleines, chocolat, et du salé : saucisson, cacahuètes, mélanges apéritifs, tranches de pains. Il y avait même des quartiers d&#8217;oranges et des morceaux de bananes histoire de respecter les fameux 5 portions de fruits et légumes par jour. Et bien sûr il y avait de quoi abreuver un régiment en vin chaud. Histoire de se donner bonne conscience, nous avons commencé par boire une petite soupe avec Jean-Yves (quoique j&#8217;ai un doute, je ne suis pas sûr qu&#8217;il ait commencé par la soupe) avant de passer aux choses sérieuses. Après l&#8217;effort, le réconfort comme on dit. Que nenni, notre objectif était avant tout de vérifier la qualité gustative du ravitaillement liquide proposé pour vous en faire une critique tout à fait objective. Il faut croire que nous manquons d&#8217;expérience, plusieurs tentatives auront été nécessaires pour goûter à sa juste mesure le breuvage en question. Vous voudrez bien noter notre dévouement. Conclusion : un petit goût de reviens-y très prononcé encore accentué par les p&#8217;tites rondelles de saucisson qui vont bien.</p>
<p>Pour bien finir cette après course gastronomique, une petite douceur (délicieux ce gâteau) était offerte aux coureurs pour fêter le 10eme anniversaire de la course. Un ticket remis avec les dossards était par contre requis pour obtenir cette petit gâterie. C&#8217;est une délicate attention des organisateurs : ils pensent même à  notre ligne … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-04.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4182" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>P&#8217;tit coup de chaud sous le bonnet. Faut dire qu&#8217;il fait beau &#8230;</em></p>
<p>Côté météo on ne pouvait guère faire mieux : grand soleil, ciel bleu immaculé. Un remake de la LyonSaintéLyon avec une température nettement plus clémente. Quoique ce n&#8217;était pas les grosses chaleurs lorsque je suis arrivé à Saint-Martin en Haut ce dimanche matin. Le sol avait givré et j&#8217;ai bien failli me gaufrer en passant sur les bandes peintes d&#8217;un passage pour piéton !</p>
<p>Quelques mots sur la course en elle-même. Nous sommes partis plutôt en fin de peloton avec Nathalie, Jean-Yves et Oslo. Les choses ont été vite réglées. Oslo nous a très rapidement lâché. Même pas le temps de dire ouf que cet affreux jojo disparaissait au loin. Avoir 13 bornes de plus à faire que ses compères ne l&#8217;a pas freiné le moins du monde. Jean-Yves a joué au mufle en abandonnant rapidement sa compagne pour me suivre. Bon ça semblait être prévu et il s&#8217;est rattrapé en partant à la rencontre de madame après son arrivée. Je dis pour me suivre mais c&#8217;est vite dit, c&#8217;était un espoir de ma part bien vite dissipé …</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_49"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_49" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=49" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Un Jean-Yves ça trotte vachement vite dans les descentes, un peu comme une Biscotte quand il est en forme. Ca tombe bien pour lui, il y a bien une petite grimpounette au départ que l&#8217;on a faite quasi entièrement en courant mais ensuite le début de tracé est plutôt en pente négative.<br />
Me voilà fatigué à le suivre avant même le premier coup de cul sérieux. Il faut dire que je n&#8217;ai pas diminué mon entrainement du moment et que je dois avoir quelques traces des 7x800m effectués jeudi soir. Autre effet de ce départ un poil trop rapide à mon goût : j&#8217;ai chaud ! J&#8217;ai même très chaud. Cette sensation de fraicheur matinale qui m&#8217;a incité à enfiler deux t-shirts l&#8217;un sur l&#8217;autre a totalement disparu. Il y a urgence. Je suis en train de virer au rouge vif et je vais péter une durit à trop laisser monter la température.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-05.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4183" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>L&#8217;unique ravitaillement du 17 km. Stéphane au premier plan avec la casquette.</em></p>
<p>Je laisse filer l&#8217;ami Jean-Yves dès le début de la côte. Je ne reverrai plus cette canaille avant l&#8217;arrivée. Et que je t&#8217;enlève tout le barda pour enlever mon t-shirt, forcément celui de dessous car le dossard est accroché sur l&#8217;autre. Bien sûr mon sac se casse la gueule alors que je tentais de m&#8217;extraire tant bien que mal de ce t-shirt un poil trop serré. Après avoir exhibé mes pectoraux musclés (faut pas avoir honte d&#8217;écrire ça), il me restait encore à refaire l&#8217;opération inverse histoire d&#8217;être à nouveau présentable. Voilà comment on se fait maraver sans espoir de retour sur son petit camarade. Ca m&#8217;apprendra de jouer aux Oslo frileux (quoique pour une fois, il était un poil moins habillé que moi).</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-06.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4184" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Une petite photo pour attendre Arclusaz (et pour récupérer &#8230;)</em></p>
<p>Cela dit, je me suis vengé sur Arclusaz. On a fait un bout de chemin ensemble en papotant mais à force qu&#8217;il me répète : vas-y, vas-y ben j&#8217;ai fini par y aller. Faut quand même pas tenter le diable, enfin l&#8217;Arthur, trop longtemps. Et puis c&#8217;était bien pour lui faire plaisir parce que faut pas croire, je n&#8217;avais pas tant de réserves que cela … A jouer au couillon dans la pente, il a même fallu que j&#8217;utilise le prétexte classiquement éhonté de la prise de photo pour récupérer un semblant de fraicheur, l&#8217;air de rien.</p>
<p>Bon avant cela, j&#8217;aurai fait un bout de chemin avec Stéphane, puis avec Patrovite que j&#8217;aurai accompagné jusqu&#8217;à la séparation des parcours puis avec d&#8217;autres coureurs encore inconnus cette fois. Ce n&#8217;était plus une course, mais un salon de thé … Je soupçonne Jean-Yves d&#8217;avoir soudoyé quelques coureurs pour ralentir ma progression … Meuh non, je déconne. J&#8217;étais très content de pouvoir papoter.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-07.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4185" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-2011-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Après quelques verres de vin chaud, la récupération est bien entamée &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p>J&#8217;aurai fait la fin de la course à un rythme un peu plus élevé, je me serais presque attendu à revoir l&#8217;ami Jean-Yves, l&#8217;occasion pour un finish éclatant digne d&#8217;un Arthur en forme. Je l&#8217;ai bien vu le bougre mais il était déjà arrivé et était ressorti dehors pour m&#8217;encourager. Si c&#8217;est pas une crème cet homme-là ! Enfin, ça beau être une crème, je ne me retiendrai pas pour le fumer grave la prochaine fois. Enfin, j&#8217;essaierai &#8230;</p>
<p>Voilà, ce sera tout pour cette fois, je n&#8217;ai plus qu&#8217;à me replonger dans mon roman saintélyonnais. Cette matinée à Saint-Martin en Haut fut fort sympathique en partie grâce à la météo mais surtout  grâce à l&#8217;efficacité des organisateurs et au dévouement des bénévoles. Un grand merci à vous. Vous êtes au top.</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 1h39&#8217;13&#8243;<br />
Distance : 17 km<br />
D+ : 560 m</p>
<p>Classement général : 173/330<br />
Classement Catégorie : 53/95</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-cadeau.jpg" rel="lightbox[4171]" target="_blank" title="Hivernale des Coursières 2011"><img class="alignnone size-full wp-image-4186" title="Hivernale des Coursières 2011" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/01/hivernale-des-coursieres-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Un bonnet en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.coursieresdeshautsdulyonnais.org/" target="_blank">L&#8217;Hivernale des Coursières</a></p>
<div class="shr-publisher-4171"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F01%2F21%2Fhivernale-des-coursieres-2011%2F' data-shr_title='L%27Hivernale+des+Coursi%C3%A8res%2C+le+16+janvier+2011'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F01%2F21%2Fhivernale-des-coursieres-2011%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F01%2F21%2Fhivernale-des-coursieres-2011%2F' data-shr_title='L%27Hivernale+des+Coursi%C3%A8res%2C+le+16+janvier+2011'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2011%2F01%2F21%2Fhivernale-des-coursieres-2011%2F' data-shr_title='L%27Hivernale+des+Coursi%C3%A8res%2C+le+16+janvier+2011'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Le Cross des Papillotes, le 18 décembre 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 22:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Cross]]></category>
		<category><![CDATA[Cross des Papillotes]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-4024" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-01.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;était jour de reprise. Depuis mon épopée hivernale dans les Monts du Lyonnais je n&#8217;ai rechaussé qu&#8217;une fois mes runnings. C&#8217;était jeudi soir pour une petite séance de 45 minutes histoire de tester l&#8217;état du bonhomme. Bilan :  30 minutes avec d&#8217;excellentes sensations et des jambes de toute première fraicheur. Bon, tout cela a disparu subitement et les 15 dernières minutes ont été un peu moins agréables, mes guiboles m&#8217;ont gentiment rappelé à l&#8217;ordre.</p>
<p>Mais 30 minutes de bonnes sensations, c&#8217;est largement suffisant pour le programme du weekend. Après une LyonSaintéLyon, il n&#8217;y a pas mieux qu&#8217;un petit cross pour se remettre dans le bain. Ca vous décrasse les poumons, ca vous chauffe les cuisses et c&#8217;est sacrément bon pour le moral. Ca tombe bien ce samedi avait lieu le cross des Papillotes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-03.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4026" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le parc de la Sathonette à Saint-Maurice de Beynost.</em></p>
<p>Il se déroule à Saint-Maurice de Beynost dans le parc de la Sathonette. Il propose, entre autres, une épreuve destinée aux catégories masculines de cadets à vétérans d&#8217;une distance de 5190m. Le parcours est composé d&#8217;une boucle de 1330 m à parcourir 3 fois puis d&#8217;une dernière boucle de 1200 m pour conclure en beauté. Deux grimpettes pour atteindre le point haut du parc, une petite bosse entre deux arbres pour ajouter du piquant et beaucoup de virages pour travailler les relances, bref tout ce qu&#8217;il faut pour ventiler à fond et faire crier grâce à vos cuisses !</p>
<p>Je m&#8217;aperçois d&#8217;ailleurs que je m&#8217;étais quelque peu gaufré dans la longueur du tracé l&#8217;année dernière. Je pensais avoir couru 4 boucles de 1200 m … Cool, voilà qui gonfle un peu ma moyenne.<br />
<span id="more-4021"></span><br />
Cette année Tazounet est de la partie. Nous ferons le trajet ensemble et nous rejoindrons compère Jean-Yves sur place. La neige est à nouveau au rendez-vous et recouvre en grande partie le parc. Il fait un peu frais mais le ciel est bleu et le soleil est bien présent.</p>
<p>Le retrait des dossards est abrité sous une grande tente marabout. Elle permet également aux coureurs de se changer et de déposer leur sac. Des bénévoles chaudement habillés se chargent des inscriptions. Les formalités sont rapidement effectuées.<br />
Il y a pas mal de coureurs dans la tente et tout autant de sacs mais nous trouvons une petite place pour déposer les nôtres. C&#8217;est sympa toutes ces générations de coureurs réunis dans une même passion de l&#8217;effort.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-04.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4027" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Mine de rien, il y a quand même pas mal de neige sur le point haut du parcours.</em></p>
<p>Compère Jean-Yves est arrivé entre temps. Une bonne poignée de main, quelques mots échangés et il part rejoindre son club (AC Tassin) pour récupérer son dossard..</p>
<p>Nous avons de la marge avant le départ. Suffisamment pour aller faire une petite reconnaissance du parcours. Je fais découvrir à Tazounet les quelques réjouissances du jour, les petites bosses qui font mal, les virages en dévers, les faux plats où il faudra relancer. Il y a environ 10 m de D+ pour chaque tour et mine de rien c&#8217;est loin d&#8217;être plat. Qui c&#8217;est qui va se régaler ?</p>
<p>L&#8217;heure tourne, il est temps de se changer. J&#8217;ai laissé le débardeur et le short échancré Millanais dans le fond du tiroir préférant le confort d&#8217;un corsaire et d&#8217;un t-shirt manches longues. Des gants de soie et le buff de la SaintéLyon viennent compléter ma tenue. Le look est plus proche du trailer que du crosseur mais ma tenue a le mérite de me protéger un peu plus de la morsure du froid.</p>
<p>Ce qu&#8217;il y a de bien avec les cross, c&#8217;est que les choses sont clairement posées dès le départ : tu es ici pour maraver et fumer ton voisin dans la joie et la bonne humeur. Ici on poignarde, on trucide mais avec respect. On se bat contre soi-même et contre les autres dans un même plaisir de l&#8217;effort. Purée, je suis excité comme une puce à l&#8217;idée de me faire chauffer les cuissots.</p>
<p>Nous peaufinons l&#8217;échauffement en faisant des aller-retours sur la seule ligne droite et plate du parcours après la ligne de départ. Imaginez ce que peut donner la scène : une bonne centaine de coureurs se croisant à bonne vitesse sur une centaine de mètres. Certains font de sacrées accélérations. Je me demande s&#8217;il n&#8217;y pas un peu d&#8217;intox dans tout cela, du genre :  regardez, il va falloir compter sur moi &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-02.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4025" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Le starter nous invite à nous rendre sur la ligne de départ. Jean-Yves est sur ma gauche dans le groupe de l&#8217;AC Tassin. Tazounet est juste devant moi. Je suis en milieu de peloton. Pas trop devant pour éviter de me faire piétiner, pas trop derrière pour bien me positionner avant le premier virage.<br />
J&#8217;enclenche ma Polar alors que le starter lève son pistolet vers le ciel … PAN !</p>
<p>C&#8217;est parti, top chrono … C&#8217;est la bousculade au départ, chacun cherche à se placer, à faire son trou, il faut jouer des coudes, se faufiler. Ca freine devant, j&#8217;évite un coureur et je relance aussitôt. Il faut être concentré un max au départ pour éviter la collision … Il ne doit pas faire bon chuter à ce moment de la course. Avec la vitesse, on aurait le droit à une sacrée mêlée et quelques marques de pointes de 15 sur les mollets !</p>
<p>J&#8217;ai repéré Jean-Yves sur ma gauche, deux ou trois coureurs me séparent de lui. J&#8217;amorce le premier virage en évitant de passer trop à la corde car le terrain a bien travaillé à cet endroit et s&#8217;est transformé en une boue épaisse qui fait ventouse. Première côte : on longe le mur d&#8217;enceinte, les jambes répondent bien. Je rejoins Jean-Yves dans le petit virage à mi-hauteur. Son allure me convient. Je me cale dans ses pas, juste derrière lui, sans manifester ma présence. Il pourrait tenter de me lâcher et il n&#8217;est pas évident que je puisse le suivre. Cela fait une éternité que je n&#8217;ai pas travaillé cette allure de course.</p>
<p>Jean-Yves a un peu accéléré dans la descente, creusant un écart de quelques mètres, il passe un coureur par la droite, je le passerai par la gauche. J&#8217;accélère pour le rejoindre, il y a un rétrécissement pour passer la petite bosse entre les deux troncs d&#8217;arbres, je me faufile, passe en tête la difficulté et me retrouve sans le vouloir devant Jean-Yves. Merde, je n&#8217;avais pas vu les choses comme ça ! Ca ne va pas du tout, comment voulez-vous que je le pourrisse au sprint par surprise comme à la Feyssine en étant devant !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-05.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4028" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La tête de course des Minimes.</em></p>
<p>Je change de stratégie, j&#8217;accélère avec l&#8217;idée de creuser l&#8217;écart. Je passe le virage sous le bosquet d&#8217;arbres, tourne autour du tronc et attaque la seconde grimpette du tracé. Dur la relance en sortie de virage, on la sent direct dans les guiboles mais on se force à bien faire car le public nombreux ne ménage pas ses encouragements.</p>
<p>Dans les quelques mètres de plat sur la partie haute, je veux doubler par la droite mais je me fais piéger et j&#8217;arrive mal positionné dans le virage en dévers. Je le prends trop à la corde, dans la partie la plus en pente. Je voyais cela plus casse-gueule mais non ça passe et c&#8217;est même tout bénef pour moi, je viens de gagner deux places.</p>
<p>Nous basculons pour redescendre à mi-pente le long du bâtiment de la cantine avant de remonter pour contourner le bois. Je profite du changement de direction pour chercher du coin de l&#8217;œil Jean-Yves. Il n&#8217;est pas bien loin, quelques secondes tout au plus et encore en raclant bien les fonds de tiroir. C&#8217;est plutôt mince.</p>
<p>On redescend à nouveau sur la partie basse du parc en passant devant le gros des spectateurs. Allez Tassin, allez l&#8217;Asvel, bon c&#8217;est bien beau ça mais un p&#8217;tit encouragement à Arthur, vous n&#8217;auriez pas ça en stock ?</p>
<p>Je termine le premier tour en 5&#8217;20. Avec l&#8217;expérience de l&#8217;année dernière, je sais que ça ne va pas tarder à être dur et c&#8217;est bien évidemment très vite le cas. J&#8217;ai nettement ralenti dès la première côte. Je manque de puissance dans la pente, les jambes sont flagadas. Malgré la fatigue du premier tour, je négocie beaucoup mieux les petits pièges du parcours. J&#8217;ai laissé le contrôle de la situation à mes jambes ! La petite appréhension de glisser ressentie au premier tour a disparu. Je chasse bien un peu du talon par moment comme la roue arrière d&#8217;une moto dans le sable mais l&#8217;avant pied ne bouge pas d&#8217;un iota avec les pointes. A défaut de courir sur la pointe des pieds, il suffit de courir un peu plus à plat pour s&#8217;assurer une adhérence maximale.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-06.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4029" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Tazounet teste l&#8217;adhérence de ces pointes sur la petite bosse.</em></p>
<p>5&#8217;40 pour venir à bout de cette seconde boucle. Effectivement, j&#8217;ai bien ralenti ! D&#8217;ailleurs l&#8217;ami Jean-Yves en a profité pour revenir peu à peu sur moi. Je m&#8217;attends à tout instant à un maravage en règle. Plusieurs fois, je le sens prêt à me passer mais à chaque fois je fais l&#8217;effort pour relancer la machine. Tout cela est infime, de très légères accélérations, le minimum nécessaire pour rester en tête et le maximum que je puisse faire de toute façon.</p>
<p>Il me faut à nouveau 5&#8217;40 pour en finir avec la troisième boucle. Je pensais m&#8217;être à nouveau effondré et bien non je survis et j&#8217;ai réussi à maintenir mon allure même si je ne me fais pas la moindre illusion pour la suite. On va bientôt sonner l&#8217;hallali et c&#8217;est Arthur qui tiendra le rôle du gibier. Je n&#8217;ai jamais eu les jambes aussi cotonneuses que dans cette relance au début de la seconde côte après le virage en épingle autour de l&#8217;arbre.</p>
<p>Dans la côte, le coach de l&#8217;AC Tassin encourage Jean-Yves et l&#8217;exhorte à relancer la machine, à tout donner. « Je suis cuit Manu, je suis cuit … Je n&#8217;ai plus rien dans les jambes. ». Oh, ça ce n&#8217;est pas tombé dans l&#8217;oreille d&#8217;un sourd. Il est cuit, je suis cuit, nous sommes cuits mais je suis le seul à le savoir. M&#8217;enfin Jean-Yves, c&#8217;est un vrai pousse au crime ce genre d&#8217;aveu.</p>
<p>Moi qui ne donnais pas cher de ma peau, me voilà regonflé à bloc. Tenir, tenir … Dans la dernière descente un spectateur nous hurle « Allez, plus que 400 m &#8230; ». J&#8217;enquille, c&#8217;est le moment ou jamais … J&#8217;accélère même franchement. Purée, j&#8217;ai l&#8217;impression de courir dans la mélasse, de ne pas avancer … Pense à tes bras, bon sang tes bras, tire dessus … Un tournicoti, je relance à fond après le virage, voici la dernière ligne droite. Je ne me retourne pas, j&#8217;accélère encore, un ultime effort pour tenter de reprendre le coureur qui me précède … Non c&#8217;est trop court, je passe la ligne à sa suite. Jean-Yves est juste derrière moi. Yessss !!! Je l&#8217;ai eu …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-07.jpg" rel="lightbox[4021]" target="_blank" title="Le Cross des Papillotes 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4030" title="Le Cross des Papillotes 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/cross-des-papillotes-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ca va, il a l&#8217;air satisfait !</em></p>
<p>Affaire réglée. 4&#8217;47 pour la dernière boucle, 21&#8217;27 pour la totale. Purée, je me suis mis minable. J&#8217;ai les jambes qui flageolent, avec le froid mes poumons sont à vif, je tousse à m&#8217;en arracher les boyaux mais bon sang je suis le plus heureux des hommes. Entre les barrières de sécurité, on se tape sur l&#8217;épaule, on se congratule. On rend notre dossard pour le classement et on nous donne en échange quelques papillotes. On les a bien méritées celles-là. Nous avons même droit à un t-shirt ! Bon il est en coton mais vu que le cross des Papillotes est gratuit, il serait mal venu de faire la fine bouche !</p>
<p>Finalement la seule chose qui soit dommage dans le cross, c&#8217;est que ce soit si court ! Ce fut en tout cas une bonne occasion de papoter avec mes compères, un bon vin chaud à la main. Enfin, ça c&#8217;était pour les hommes, les vrais. Tazounet a préféré siroter un chocolat chaud, vraiment il faut que je refasse toute son éducation &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Le cross c&#8217;est bon, mangez-en et si possible le cross des Papillotes car il est excellent !</p>
<p>Arthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong></p>
<p><em>Classement : </em>103/144<br />
<em>Classement VH : </em>65/93<br />
<em>Distance : </em>5190 m (3x1330m + 1x1200m)<br />
<em>D+ : </em>40m<br />
<em>Temps : </em>21&#8217;27&#8243;<br />
<em>Vitesse &#8211; Allure : </em>14,52 km/h &#8211; 4&#8217;08&#8243;</p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=065495&amp;frmposition=3" target="_blank">Le Cross des Papillotes.</a></p></blockquote>
<div class="shr-publisher-4021"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F28%2Fle-cross-des-papillotes-2010%2F' data-shr_title='Le+Cross+des+Papillotes%2C+le+18+d%C3%A9cembre+2010'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F28%2Fle-cross-des-papillotes-2010%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F28%2Fle-cross-des-papillotes-2010%2F' data-shr_title='Le+Cross+des+Papillotes%2C+le+18+d%C3%A9cembre+2010'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F28%2Fle-cross-des-papillotes-2010%2F' data-shr_title='Le+Cross+des+Papillotes%2C+le+18+d%C3%A9cembre+2010'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>Les 100 km de Millau, le 25 septembre 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/12/18/les-100-km-de-millau-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/12/18/les-100-km-de-millau-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 20:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[100 km]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[100 km de Millau]]></category>

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		<description><![CDATA[La belle et la bête. Le 100 km de Millau est une épreuve de course à pied sur route goudronnée appartenant à la famille du grand-fond. C&#8217;est le plus vieux 100 kilomètres français. Il se dispute à Millau tous les derniers samedis du mois de septembre depuis 1972. Comme chaque année, l’épreuve part de Millau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3089" title="Les 100 km de Millau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-100km-de-millau.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h2>La belle et la bête.</h2>
<p>Le 100 km de Millau est une épreuve de course à pied sur route goudronnée appartenant à la famille du grand-fond. C&#8217;est le plus vieux 100 kilomètres français. Il se dispute à Millau tous les derniers samedis du mois de septembre depuis 1972.</p>
<p>Comme chaque année, l’épreuve part de Millau pour une première boucle de part et d’autre de la rivière Tarn, correspondant à la distance du marathon. Elle conduit les coureurs à l’entrée des Gorges du Tarn avant un retour sur Millau. Puis les concurrents s’élancent vers Saint Affrique pour un aller-retour avec à chaque fois l’ascension de l’incontournable route de Tiergues où se fait souvent la différence. Cette deuxième partie du parcours donne également l’occasion aux concurrents de passer à deux reprises sous le célèbre Viaduc de Millau, le plus haut du monde.</p>
<p>Voilà, ça c&#8217;est pour la petite description qui va bien, issue du site officiel.</p>
<p>Pour être tout à fait honnête, faire un 100 km était loin d&#8217;être en tête de mes priorités sportives. Il y a tant de courses à effectuer en pleine nature, de sentiers à découvrir. Dans ces conditions, pourquoi se décider à franchir le pas ? Et bien par curiosité, parce qu&#8217;il faut croire que je suis définitivement accroc aux trucs à la con et parce que l&#8217;occasion fait le larron.</p>
<p>Mes compères Oslo et Tazounet ont décidé de participer aux 100 km de Millau.<br />
L&#8217;attrait d&#8217;un weekend festif, le plaisir de partager quelques pâtes et de trinquer, une mousse à la main, avec des personnes de bonne compagnie, il ne m&#8217;a pas fallu longtemps pour me décider. Et puis, quant à faire un seul et unique 100 km (ce ne sera certainement pas le cas du reste) autant que ce soit à Millau. Voilà pour le premier effet kiss cool.</p>
<p>Le deuxième effet kiss cool s&#8217;est produit quand l&#8217;ami Jean Mik m&#8217;a annoncé son désir de jouer au suiveur haut de gamme. Autant vous dire que ce n&#8217;est pas tombé dans l&#8217;oreille d&#8217;un sourd. Je me suis empressé de recueillir sa griffe au plus vite avant qu&#8217;il ne change d&#8217;avis. C&#8217;est qu&#8217;il faut être un peu fêlé pour envisager de rester le cul collé sur une selle de vélo pendant … longtemps on va dire. Un truc à rester fâcher définitivement avec son amour propre. Surtout à l&#8217;allure d&#8217;escargot envisagée par votre humble serviteur.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-02.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3960" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le dossard qui va bien sur le t-shirt qui va bien &#8230;</em></p>
<p>Tazounet a réussi à convaincre un deuxième fêlé en la personne de Michaël. J&#8217;imagine bien le truc au téléphone : « Salut Michaël, ça va ? Dis-donc, ça fait un bye qu&#8217;on s&#8217;est pas vus. Ca te dirait de faire une petite balade coolos en vélo histoire de se voir ? » Sûr que pour l&#8217;allure, c&#8217;était coolos, pour la durée de la balade moins sûr.</p>
<p>C&#8217;est à quatre (Tazounet, Michaël, Jean Mik et moi) que nous quittons l&#8217;Arbresle dans la Tazmobile, à savoir le camping-car tout confort de l&#8217;ami Tazounet. Faut avouer que c&#8217;est bien pratique et sans doute la meilleure solution pour limiter l&#8217;inflation du budget sport. Oslo quant à lui jouera au poor lonesome runningboy et descendra à Millau par ses propres moyens.</p>
<p>La météo est une abomination. Nous ferons une partie du trajet sous des trombes d&#8217;eau et le ciel gardera une couleur quelque peu déprimante le reste du temps. Humide et froid voilà un bon résumé de la situation. Ce n&#8217;est guère motivant pour une balade de 100 bornes. Je ne regrette pas d&#8217;avoir pris la veste de pluie … Cela dit, le moral reste bon, la perspective de ce weekend entre potes y est pour beaucoup.</p>
<p>Nous arrivons à Millau vers 17h, ce qui nous laisse largement le temps de retirer les dossards et de papoter avec Oslo, Teraflop et Régine. Des vrais pipelettes ces coureurs !<br />
Ensuite, c&#8217;est l&#8217;apéro d&#8217;avant course et la p&#8217;tite mousse qui va bien accompagnée, pour l&#8217;occasion, d&#8217;une saucisse sèche offerte par Jean Mik. Sympathique la production locale de saucisse, un vrai rayon de soleil pour amateur de bonne chair. Une bonne pasta plus loin et il est temps de faire un gros dodo. Tazounet a fixé le réveil à 6h30, ce qui devrait nous laisser suffisamment de marge pour être au parc de la Victoire à 8h30.</p>
<p>Enfin, c&#8217;est ce que je pensais avant de sombrer dans les bras de Morphée … Il s&#8217;avère que la marge prévue ne sera pas de trop. On ne va pas le changer notre Tazounet, faut toujours qu&#8217;il fasse sont dernier pipi juste avant de partir …<br />
<span id="more-3882"></span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Samedi 25 septembre :</h2>
<p>J&#8217;ai opté pour une tenue légère. Pour le bas, un petit short échancré histoire de faire craquer la gente féminine. Mon père me disais souvent qu&#8217;il avait « les jambes qui ont fait trembler Hollywood », l&#8217;occasion de vérifier s&#8217;il m&#8217;a transmis ce gène.  Pour le haut, je panacherai suivant le besoin du moment deux t-shirts. Un manches courtes et mon t-shirt manches longues de finisher du trail Verbier parce que je l&#8217;vaux bien. Pour compléter ma tenue de jeune coq, la casquette du trail de Verbier (c&#8217;est plus de l&#8217;amour, c&#8217;est de la rage) non pas que je craigne de souffrir d&#8217;un trop plein de soleil mais parce que c&#8217;est bien pratique pour se protéger de la fraicheur en soirée et parce que la visière me protégera les yeux en cas d&#8217;averse. J&#8217;ai confié un coupe-vent sans manche et une veste de pluie à l&#8217;ami Jean Mik : il paraît qu&#8217;il va faire frisquet à la tombée de la nuit.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-01.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3959" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Y sont pas beaux ces deux athlètes ?</em></p>
<p>Côté ciel, c&#8217;est loin d&#8217;être le grand beau mais il ne pleut pas, c&#8217;est toujours ça de gagné.<br />
Nous rejoignons le Parc de la Victoire peu après 8h30. Il faut se faire enregistrer, étape obligatoire avant de retourner à l&#8217;entrée du parc pour se joindre au peloton. Nous avons retrouvé Oslo et Teraflop puis nos suiveurs nous quittent pour rejoindre ensemble Aguessac aux environs du 7ème kilomètre. Nous ne prenons pas le départ ensemble, le peloton est suffisamment dense comme cela pour ne pas ajouter une multitude de vélos. On peut même dire que ça grouille de monde !</p>
<p>L&#8217;heure du départ approche, nous nous dirigeons en procession vers le lieu de départ situé un peu plus loin dans le centre ville. Le son de la fanfare qui nous précède, les cris et les applaudissements des spectateurs qui se pressent de part et d&#8217;autre de la rue, c&#8217;est jour de fête à Millau assurément. Encore quelques minutes à attendre dans le peloton et &#8230;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>La belle &#8230;</h2>
<p>C&#8217;est parti. Enfin, c&#8217;est surtout le cas pour les coureurs en tête de peloton. On distingue difficilement ce qui se passe réellement devant mais je suppose que les cadors de la première ligne ont pris un départ boulet de canon. &laquo;&nbsp;<em>Pensez-vous, ma bonne dame, ce n&#8217;est pas étonnant, on raconte que des marathoniens participeraient chaque année aux 100 km de Millau !</em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;<em>Des marathoniens ? Ici ? A Millau ? Au sein même de la Mecque de l&#8217;Ultra ! Vous n&#8217;y pensez pas voyons, comment résisteraient-ils à l&#8217;appel de la côte de Tiergues ? Impensable !</em>&nbsp;&raquo; A notre niveau, le départ est en tout cas beaucoup moins tonique. Le peloton s&#8217;ébroue lentement. A défaut de courir, nous marchons, nous rapprochant peu à peu de l&#8217;arche de départ. Et puis à peine franchie, la route semble s&#8217;ouvrir subitement devant nous et tout le monde se met à courir. J&#8217;enclenche le chronomètre de ma montre. Ca y est, nous sommes vraiment partis.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-profil-40.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010 Profil 40"><img class="alignnone size-full wp-image-3963" title="100 km de Millau 2010 Profil 40" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-profil-40.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Je surveille mes cocos du coin de l&#8217;œil, l&#8217;air de rien. Tazounet et Oslo sont juste là quant à Teraflop, il s&#8217;éloigne déjà inexorablement. Mon plan de route est simple : se caler le plus longtemps possible à une vitesse de 10 km/h et lâcher du lest au moindre signe de faiblesse. Il faut absolument que je prenne un peu d&#8217;avance sur la première boucle car le profil de la seconde fera chuter inexorablement mon allure sans même parler de la fatigue qui aura largement commencé son travail de sape.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Salut. Arthur ?</em>&nbsp;&raquo; Je suis tiré de mes pensées par <a href="http://arnotraileur.blogspot.com/" target="_blank">Arno</a> avec qui j&#8217;ai échangé récemment quelques commentaires sur mon blog. Depuis le début de l&#8217;année nous avons inscrit quelques courses communes à notre tableau de chasse (Nivolet Revard, Ultra des Coursières) mais c&#8217;est à Millau que nous aurons eu l&#8217;occasion d&#8217;échanger pour la première fois quelques mots de vive voix en trottinant le long de l&#8217;avenue Jean-Jaurès. Sacré coup de chance de tomber l&#8217;un sur l&#8217;autre dans cette masse de coureurs ! L&#8217;échange fut un peu court (je n&#8217;ai même pas eu le temps d&#8217;admirer tes belles Hoka) mais je ne voulais pas perdre de vu l&#8217;ami Tazounet. J&#8217;avoue que l&#8217;idée d&#8217;un petit remake du final des Templiers ici à Millau m&#8217;électrise délicieusement les synapses. Le truc idéal pour flatter un égo bien malmené par l&#8217;ami Biscotte à Verbier. Je fais mes adieux à Arno et je m&#8217;élance dans le sillage de mes deux compères.</p>
<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire c&#8217;est que le peloton est dense mais les trottoirs n&#8217;ont rien à envier à la chaussée. Une foule de spectateurs se presse de chaque côté du flot des coureurs pour regarder passer les barjots que nous sommes. Des bras agités frénétiquement par ici, un prénom scandé par là, beaucoup sont là pour encourager un proche, les autres sont venus assister en simple badaud au spectacle de ces quelques 2000 coureurs partis à l&#8217;assaut des routes millavoises.</p>
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<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_47"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.142857142857,FFFFFF,0.142857142857&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|25.3 km|50.5 km|75.8 km|101 km|1:|320 m|360 m|400 m|440 m|480 m|520 m|560 m|600 m&#038;chd=s:KLNMOPORPRVRTSRTQNKJNKNVmUKOQTo6zgKHey7tUROKUlTNLO&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /></p>
<p>Nos pas nous conduisent rapidement hors de la ville. Après un ultime rond point, nous rejoignons le Tarn que nous allons longer pendant toute la durée de cette première boucle.</p>
<p>J&#8217;ai rarement d&#8217;excellentes sensations en début de course. Il faut que le corps s&#8217;échauffe et que l&#8217;esprit rentre dans la course et pour le moment il a bien du mal à rentrer dans quoi que ce soit. J&#8217;ai mal au bas du dos et mon fascia latta a décidé de jouer de la balayette sur le condyle de mon genou droit. Génial, je n&#8217;ai pas fais 5 bornes et je commence déjà à souffrir. Ca promet d&#8217;être sympa. La douleur est tout à fait gérable pour le moment mais en rajoute une couche côté appréhension. Ben oui, j&#8217;avoue appréhender quelque peu de m&#8217;être lancé dans cette gageure. La distance en elle-même ne m&#8217;effraie pas le moins du monde ni même la durée d&#8217;effort que j&#8217;ai prévu pour la parcourir dans son intégralité, mais j&#8217;ai peur de trouver bien monotone cet effort constant sur le bas côté d&#8217;une route sans fin. Cela me semble bien moins ludique que cheminer le long d&#8217;une monotrace en montagne. Cela dit, je suis venu pour me forger un mental de guerrier prêt à tout. Je ne pense pas être déçu.</p>
<p>Je suis un peu surpris par l&#8217;avance des meneurs d&#8217;allure. Yoyo qui donne le tempo pour un objectif de 14h est toujours devant nous. Ben merde, il est en train de mijoter sa p&#8217;tite troupe façon cabornara ou c&#8217;est nous qui sommes à la ramasse niveau timing ?<br />
Nous finissons tout de même par le rejoindre. Faut quand même pas déconner, nous avons signé pour une balade de 12h et il n&#8217;est pas question de laisser les mousses se réchauffer. Bon, nous ne sommes pas des sauvages non plus alors nous prenons le temps de papoter un moment avec lui. De quoi ça parle un trailer qui trottine sur une route à Millau ? Des Templiers, mon neveu. &laquo;&nbsp;<em>Ils vont passer par ici, ils repasseront par là &#8230;</em>&laquo;&nbsp;. Au vu des paysages qui nous entourent, il y a de quoi concocter des parcours forts sympathiques et se faire bien chauffer les cuisses. Un régal. On abandonne bientôt l&#8217;ami Yoyo. Il nous a rappelé avec raison que nous n&#8217;étions pas censé nous trouver là compte tenu de nos objectifs &#8230;</p>
<p>Nous arrivons au premier ravitaillement à Aguessac. J&#8217;ai décidé de ne pas en louper un seul mais de veiller à ne pas m&#8217;éterniser. Ca m&#8217;évitera les remarques habituelles de l&#8217;ami Biscotte quant à mes temps de pause à rallonge. Remarquez, il n&#8217;a pas tort et ça m&#8217;agace. Je prends deux trois gâteaux, un peu de chocolat sans être spécialement attiré par un des ces aliments en particulier.<br />
Mes deux loustics n&#8217;ont même pas pris le temps de s&#8217;arrêter. Les bougres, on ne peut pas leur tourner le dos une minute &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-03.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3970" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ils sont au calme ceux-là &#8230;</em></p>
<p>Je m&#8217;efforce de rejoindre mes compères sans me mettre dans le rouge. A la sortie du village nous avons rendez vous avec nos suiveurs. Pfft, je dois être un peu à l&#8217;ouest, j&#8217;avais complétement oublié l&#8217;ami Jean Mik ! Bon, il faut me comprendre habituellement je porte plutôt mes affaires sur mon dos, le suiveur c&#8217;est une première. Nos compères sur deux roues nous attendent dans trois zones réparties par numéro de dossard. Les numéros pairs sur le côté droit de la chaussée, les numéros impairs à gauche. Mine de rien, faire se retrouver facilement coureurs et suiveurs nécessite un minimum d&#8217;organisation.</p>
<p>Même sans être totalement le foutoir on ressent comme un moment de flottement, un léger flou en traversant les zones de retrouvailles. La situation semble même créer un peu de stress. &laquo;&nbsp;<em>T&#8217;as vu Paul ? Je ne sais pas où il est, je crois que je l&#8217;ai loupé &#8230;</em>&nbsp;&raquo; Certains sont même au taquet niveau poisse et semblent bien pensif devant un pneu aussi plat qu&#8217;une montagne bretonne. C&#8217;est qu&#8217;il faut être quand même un minimum équipé pour faire 100 bornes en vélo &#8230; Ce n&#8217;est quand même pas du luxe de prévoir une chambre à air de secours et une pompe.</p>
<p>Ah, voilà l&#8217;ami Jean Mik et sa fidèle Rossinante, prêt à affronter tous les moulins de la création. On se fait un petit signe mais je ne m&#8217;arrête pas, il n&#8217;aura pas de mal à revenir à mon niveau ! &laquo;&nbsp;<em>Alors mon Jean Mik, comment vas-tu ?</em>&nbsp;&raquo; On se fait un petit topo sur ce qui s&#8217;est passé depuis le départ (nos suiveurs ont profité de notre absence pour faire chauffer un peu la gomme en se rendant au point de rendez-vous), on s&#8217;enquiert de notre forme respective (bon j&#8217;ai évité d&#8217;affoler les troupes avec mes petites douleurs à la con) et dans la foulée on en profite pour faire un petit point sur mes besoins du moment. Des besoins je n&#8217;en ai pas vraiment à part celle de m&#8217;arrêter à la terrasse ensoleillée d&#8217;un troquet pour boire une bonne mousse et tailler une bavette. Faut se faire une raison, ce sera pour plus tard.</p>
<p>Le silence reprend rapidement ses droits. On en brûle des calories à papoter et il vaut mieux que j&#8217;économise mon souffle. Dès lors, je me concentre sur ma course et Jean Mik me suit, tantôt à mes côtés, tantôt légèrement en retrait derrière moi ou bien encore en prenant un peu d&#8217;avance pour faire un cliché ou dépasser rapidement un groupe de coureurs. Un truc me vient à l&#8217;esprit en le voyant batifoler tranquillement à mes côtés. Me voilà relégué bien malgré moi au rôle de Sancho Panza suant et soufflant tandis qu&#8217;il endosse celui de don Jean Mik, frais comme une rose venant d&#8217;éclore, pédalant nonchalamment le nez au vent. Se retrouver écuyer, un comble pour Arthur ! Cela dit, don Jean Mik est bien plus appliqué à la tâche qui lui est dévolue qu&#8217;il n&#8217;y paraît à la première lecture.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-04.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3971" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Par moment le peloton est très dense. Il faut être vigilant, il y a quelques barges en vélo &#8230;</em></p>
<p>Lors de ma cogitations pré-compétitive, j&#8217;avais pensé porter à la main pendant toute la durée de la course une petite bouteille d&#8217;eau de 33cl (j&#8217;ai dit de l&#8217;eau) pour pouvoir m&#8217;hydrater à ma guise. Une fois vide, Jean-Mik se chargerait d&#8217;en effectuer le remplissage au prochain ravitaillement et me fournirait en échange sa sœur jumelle prête à l&#8217;emploi (non Jean-Mik, je ne parle pas de ta sœur). Il a en fait bien vite réclamé ma bouteille. Ca lui faisait de la peine de me voir la porter à la main. Il a dès lors pris en charge totalement mon hydratation. A intervalle régulier, il se portait à mon niveau pour me tendre ma bouteille sans que j&#8217;aie à la réclamer ni même à y penser. Un intervalle d&#8217;une dizaine de minutes j&#8217;imagine. Je me suis d&#8217;ailleurs aperçu que je ne pensais pas suffisamment à boire car j&#8217;étais souvent surpris lorsqu&#8217;il me tendait la bouteille. Quoi déjà !</p>
<p>Bon, c&#8217;est bien sympa tous ces vélos mais ça prend de la place et c&#8217;est comme en bagnole sur la route : il y a des barges de chez barges. J&#8217;irai pas jusqu&#8217;à dire qu&#8217;on risque sa vie à courir au milieu de cette forêt de roues, de pédales et de guidons mais il faut avoir l&#8217;œil vif et faire gaffe à ses petons. J&#8217;ai frôlé la catastrophe à plusieurs reprises avec mon 46 fillette. Une pensée toute particulière à cette jeune écervelée arrêtée sur le bas côté et qui n&#8217;a rien trouvé de mieux que s&#8217;élancer sur la chaussée au moment même où je passais. Une mention spéciale également à ce cycliste tractant une carriole derrière lui. Non content de déboiter régulièrement devant mon auguste personne sans avoir conscience, de toute évidence, de la longueur de son attelage, lui et ses compères avaient également la fâcheuse idée de rouler de front rendant veine toute tentative de les doubler. Allez, je ne leur en veux pas. Je me suis occupé l&#8217;esprit un moment en cherchant plein de nouveaux noms d&#8217;oiseaux.</p>
<p>Mon dos et mon fascia semblent s&#8217;être faits une raison. La douleur s&#8217;est atténuée, se limitant désormais à une simple sensation de gêne ténue. Je suis chaud, mon corps s&#8217;est habitué à l&#8217;effort et il se fait peu à peu oublier. Les endorphines y sont probablement pour quelque chose. J&#8217;ai très légèrement augmenté ma vitesse moyenne qui doit se situer à un bon 10 km/h.<br />
Je précède mes compères d&#8217;une bonne centaine de mètres et cela me sied bien au teint.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-05.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3972" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Beaucoup s&#8217;évertuent à ne pas marcher, pourtant je vais aussi vite qu&#8217;eux avec une moindre fatigue.</em></p>
<p>Les kilomètres défilent lentement mais sûrement, rythmés par les prises d&#8217;eau à chaque fois que Jean-Mik me tend ma bouteille. Pas besoin de penser, il me suffit de courir et de vérifier de temps en temps ma vitesse de croisière. Cela me laisse tout le loisir de contempler le paysage. Le Tarn s&#8217;écoule paisiblement sur ma droite, des prairies verdoyantes alternent avec les parcelles labourées et les cultures. Au-delà, la forêt de feuillus monte à l&#8217;assaut des collines et prend pied sur les sommets environnant sans parvenir à dissimuler à notre vue les roches claires des falaises du Causse. Vieilles chapelles aux murs de pierres, châteaux en ruine dominant les gorges depuis les hauteurs et habitations à flanc de colline complètent à merveille le paysage. J&#8217;en oublie la noirceur de l&#8217;asphalte.</p>
<p>J&#8217;avais imaginé ne pas m&#8217;arrêter aux ravitaillements. Jean-Mik se chargeait de faire le plein de nourriture qu&#8217;il me donnait ensuite au besoin. Tout cela pour éviter la cohue aux ravitaillements et pour ne pas perdre de temps. Je ne crois pas m&#8217;être arrêté aux ravitaillements de Rivière sur Tarn mais mes bonnes résolutions (peut -être pas si bonnes du reste) ont été oubliées dès le ravitaillement de Boyne. Je ressentais le besoin de m&#8217;arrêter, d&#8217;échanger quelques mots avec les bénévoles affairés, de prendre plaisir à découvrir les aliments que j&#8217;allais manger disposés soigneusement sur les tables. De manière à faciliter l&#8217;accès aux tables, les cyclistes étaient invités à poser leurs montures au préalable.</p>
<p>Finalement on passe son temps à manger à Millau ! Avec un ravitaillement toutes les 30 minutes environ tu n&#8217;as pas le temps de digérer que tu en remets à nouveau une couche. Ce n&#8217;est plus une course c&#8217;est une balade gastronomique.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-06.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3973" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ce n&#8217;est pas pour rien qu&#8217;on a surnommé cette première boucle : la belle.</em></p>
<p>Ma position en tête de course, dans notre groupe de lascars s&#8217;entend, est sur le point d&#8217;être mise à mal. Les bougres, ils ne respectent rien ! Dans le village de Peyreleau, juste après le Rozier, c&#8217;est Oslo qui ouvre la marque en me dépassant rapidement par la droite. Bon, je ne me faisais pas d&#8217;illusions et j&#8217;étais même plutôt surpris de le voir encore dans mon sillage après plus de deux heures de course. Impossible de tenter quoi que ce soit pour le suivre, de toute façon, il aurait été totalement vain et parfaitement suicidaire de le faire.</p>
<p>Peyreleau est un village pittoresque fort sympathique pour qui cherche un lieu de villégiature. De vieilles demeures en pierres s&#8217;abritent les unes contre les autres au pied d&#8217;une énorme tour carrée crénelée, seul vestige du Château de Peyreleau. Un régal pour l&#8217;œil et pour les cuisses car le village abrite une des premières difficultés. Une côte suffisamment pentue pour m&#8217;obliger à marcher. La route forme un lacet en épingle. J&#8217;aperçois Tazounet en contrebas, il a un bon rythme, j&#8217;ai le pressentiment que je ne vais pas tarder à me faire bouffer tout cru. Effectivement, ce sera le cas un peu plus tard à l&#8217;occasion d&#8217;une pause pipi. C&#8217;est bien beau une hydratation aux petits oignons mais ça implique quelques arrêts indispensables pour vidanger l&#8217;organisme.</p>
<p>Le moins que l&#8217;on puisse dire c&#8217;est que ce n&#8217;est pas tout plat dans le coin. Le profil est même plutôt du genre tourmenté entre Peyreleau et Cresse. Bon ce n&#8217;est pas Verbier évidemment mais je plains franchement nos amis marathoniens s&#8217;ils comptent faire un chrono sur ce genre de parcours. J&#8217;ai lu à plusieurs reprises que la première boucle était plate … ben on ne doit pas avoir la même notion du plat. La seconde boucle promet d&#8217;être sympa pour les guiboles.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-07.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3974" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Et à nouveau une petite montée histoire de marcher un peu. La boucle est loin d&#8217;être plate. Ca ne doit pas être facile de faire un chrono sur marathon ici.</em></p>
<p>Me retrouver à la traîne a fait baisser mon curseur peps d&#8217;un cran (le mental si vous préférez). Me voilà passé du niveau « Je suis le roi du monde. » à « Bon, c&#8217;est bien beau tout ça, mais on se la boit quand la mousse ? ». A vrai dire je n&#8217;ai guère envie d&#8217;une bière en ce moment. Un problème prend peu à peu une place de plus en plus grande dans mes pensées bien malgré moi. J&#8217;ai un de ces mal de bide. Pfft, c&#8217;est quoi cette galère ! Il va falloir envisager un arrêt aux stands.</p>
<p>Je laisse filer les kilomètres à la recherche du bosquet qui me garantira le minimum d&#8217;intimité requis. Point de bosquet idéal, il me faudra faire avec un arbre, une haie voir peut-être même me contenter d&#8217;un mini buisson. Non, voilà qui est mieux : un transformateur EDF. « Jean-Mik, mes mouchoirs s&#8217;il te plaît ! » Quel brave suiveur, et fin logisticien de surcroit, le voilà qui me tend un rouleau de papier toilette molletonné, triple épaisseur, du grand luxe !<br />
Au vu des vestiges découvert derrière le mur du transformateur, les lieux ont été très prisés par les coureurs qui m&#8217;ont précédés. Peu disposé à poser mon royal séant sur les reliques de mes prédécesseurs, je tente de descendre le talus qui jouxte le mur arrière du bâtiment.<br />
L&#8217;opération est délicate, le talus est abrupt, plus profond qu&#8217;il n&#8217;y paraît, mes jambes se dérobent dans la pente glissante et me voilà accroché aux branches, les muscles tétanisés par l&#8217;effort. La plaisanterie aura été coûteuse en énergie ! Il faut croire que le trail me manque …</p>
<p>Je rejoins Jean Mik un peu plus tard plutôt satisfait du bilan de l&#8217;opération : j&#8217;ai bien failli me casser la margoulette, mes narines seront très certainement marqué à vie par la force des effluves mais l&#8217;intensité de mon mal de bide a très nettement diminué et celui-ci semble même sur le point de disparaître complètement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-08.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3975" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Pas beaucoup de voitures pour le moment mais ça ne sera pas la même tout à l&#8217;heure pour repartir de Millau.</em></p>
<p>Les kilomètres s&#8217;enchaînent. Je n&#8217;ai plus de douleurs abdominales, les jambes vont bien (dans la mesure du possible), je n&#8217;ai pas à subir les affres de l&#8217;hypoglycémie ni même les conséquences d&#8217;un simple coup de bambou mais force est de constater que je ne suis guère motivé et que la tête n&#8217;est pas vraiment à son affaire. J&#8217;envisagerais presque de jeter l&#8217;éponge à la fin de cette première boucle. Mais bon, j&#8217;ai décidé qu&#8217;il y aurait zéro abandon en 2010 alors je serre les dents, je ferme ma gueule et j&#8217;avance en donnant le change.</p>
<p>Le moral reprend un peu des couleurs en arrivant sur Millau. Heureusement car l&#8217;avenue de Millau plage est à classer dans le genre interminable. Voilà le panneau des 40 bornes. J&#8217;ai hâte d&#8217;en terminer avec cette première boucle. La savoir derrière moi ne fera pas de mal côté mental.</p>
<p>On rejoint le centre ville en traversant le pont de Cureplat que je franchis à la suite d&#8217;une jeune vétérane casaque rose, jupette blanche. Madame est du genre très affutée mais pas suffisamment pour résister à mon envie d&#8217;en finir avec cette première partie. La traversée du cœur de l&#8217;agglomération dans la circulation automobile n&#8217;est pas ce qu&#8217;il y a de plus agréable mais les quelques encouragements viennent compenser ce petit désagrément.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-09.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3976" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est terminé pour les marathoniens &#8230; Ils ne connaitront pas le plaisir de la montée au Viaduc, ni la côte de Tiergues.</em></p>
<p>Tiens mais c&#8217;est l&#8217;ami Oslo. Je suis surpris de le croiser. Je pensais qu&#8217;il avait beaucoup plus d&#8217;avance sur moi. Monsieur est resté (très) sage jusqu&#8217;à présent, je ne voudrais pas être à la place de ses semelles quand il va se décider à  desserrer le frein à main. Ca risque de chauffer !<br />
Un peu plus loin, c&#8217;est au tour de Tazounet de me faire coucou alors que je remonte l&#8217;allée dans le Parc de la Victoire. Hum, il n&#8217;est pas bien loin l&#8217;ami Tazounet. Des neurones paisiblement endormis dans les recoins les plus obscurs de mon cerveau se réveillent brusquement, des branchements trop longtemps oubliés sont réactivés. Ca palpite, ça grésille, des étincelles jaillissent générant de délectables et inavouables pensées. Toi mon gaillard, je m&#8217;en vais te préparer un maravage spécial Arthur. Ce sera du lourd, du saignant, du légendaire, tu vas m&#8217;en dire des nouvelles … Ce sera pour moi une source de motivation toute trouvée pour les prochains kilomètres. Me voilà tout ragaillardi en pénétrant dans la salle du parc de la victoire qui abrite le ravitaillement.</p>
<p>Ca fait bizarre de passer à deux pas de l&#8217;arrivée alors qu&#8217;il reste 58 bornes à parcourir. Un petit coup de poêle à frire. Je viens de boucler le marathon en 4h38. Une bonne heure de plus que mon meilleur chrono sur la distance. Il devrait me rester quelques forces pour la suite. Je fais le plein d&#8217;énergie mais je ne m&#8217;attarde pas trop, la chasse au Tazounet est ouverte.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>La bête &#8230;</h2>
<p>Je rejoins Jean Mik à la sortie du ravitaillement et c&#8217;est reparti pour un tour. Il faut à nouveau retraverser une bonne partie de la ville. La circulation automobile est plutôt dense par endroit et les bénévoles qui veillent sur notre sécurité nous invitent à être vigilants et à rester à l&#8217;abri sur les trottoirs. Nous serons plus tranquilles après avoir traversé le Tarn et quitté Millau car nous emprunterons une voie cyclable séparée de la chaussé par un terre-plein pour nous rendre à Creissels.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-profil-100.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010 Profil 100"><img class="alignnone size-full wp-image-3964" title="100 km de Millau 2010 Profil 100" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-profil-100.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>J&#8217;ai particulièrement aimé le ravitaillement de Creissels. Une petite place, un marabout pour abriter des bénévoles enjoués et des tables bien garnies. J&#8217;ai un petit échauffement au pied droit qu&#8217;il faut vite traiter pour éviter qu&#8217;il ne dégénère. Assis sur un banc, je prolonge un peu ma pause pour me passer une épaisse couche de Nok sous le regard attentif d&#8217;une jeune enfant. Elle semble perplexe devant ce tartinage plantaire consciencieux. « Tu vois, c&#8217;est pour éviter les ampoules &#8230; ». Mon sourire n&#8217;a pas dû être assez avenant ou ma voix fatiguée a dû paraître trop bourrus, je n&#8217;ai pas eu la moindre réponse !</p>
<p>Ca monte encore un peu après le ravitaillement avant de redescendre sur le centre commercial de Raujolles si j&#8217;en crois les indications inscrites sur le profil de la seconde boucle. Rien que du bien gentil pour le moment mais ce que je découvre maintenant me semble nettement plus sympathique !  La première difficulté véritable de la course nous attend avec cette fameuse montée au viaduc. La départementale 992 prend subitement des allures de rampe de lancement et s&#8217;élance droit dans la pente à l&#8217;assaut de la colline et du viaduc. En plus, la circulation est déviée ce qui n&#8217;est pas pour me déplaire.</p>
<p>Sacré ouvrage d&#8217;art que ce viaduc. Quand on pense que la plus haute pile culmine à 245m et  même 343m en considérant l&#8217;ensemble pile-pylone, on ne peut être qu&#8217;admiratif pour le travail réalisé par Norman Foster et le groupe Eiffage. Le viaduc de Millau est impressionnant et en plus il est beau.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-10.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3985" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La montée au viaduc. C&#8217;est à partir de ce moment que je vais commencer à vraiment apprécier la course. Le dénivelé peut-être ?</em></p>
<p>Pas la peine de gaspiller ses forces dans cette grimpette, je marche dès le début des réjouissances. Marcher, voilà qui me convient tout à fait. Avec la pente, les muscles de mes jambes retrouvent des sensations de trailers plus habituelles. Je laisse les quelques fous qui me doublent s&#8217;épuiser prématurément et je me concentre sur le paysage en m&#8217;alimentant.<br />
Elle m&#8217;a vraiment mis la pêche cette grimpette, j&#8217;ai la banane, la frite, la patate … un ravitaillement complet à moi tout seul. Et ça va durer comme ça longtemps. Je commence à l&#8217;apprécier cette balade. Vous n&#8217;avez qu&#8217;à jeter un oeil sur la vidéo qui suit pour en être convaincu. J&#8217;ai sorti le sourire des grands jours, un sourire jusqu&#8217;aux oreilles. Dommage que le son soit inaudible avec le vent.</p>
<p>A droite, sur l&#8217;autre versant, on aperçoit la pile P1 du viaduc que nous avions traversé à l&#8217;occasion de l&#8217;unique édition de la Piste des … (je m&#8217;autocensure, j&#8217;ai promis de ne plus en parler).</p>
<p>Le viaduc et ses gigantesques piles sont derrière moi. Nous avons pris à nouveau le temps de faire quelques poses photos pour la postérité. Arthur dans la côte de Raujolles, Arthur lève les bras, Arthur devant la pile du viaduc, Jean Mik m&#8217;aura refait le portrait en long et en travers tout au long de ces 100 km. Un vrai book et sexy en plus, short échancré sur cuisses de velours.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-11.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3986" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Pas simple à faire tenir dans le cadre ce p&#8230;. de viaduc !</em></p>
<p>J&#8217;enquille dans la longue descente sur Saint-Georges de Luzençon à la poursuite de Nathalie avec qui j&#8217;échangerai quelques mots beaucoup plus tard dans la montée de Tiergues. Elle est impressionnante de régularité comme de nombreuses féminines. Je suis plus rapide qu&#8217;elle notamment dans cette descente mais elle s&#8217;avérera bigrement efficace dans sa gestion des ravitaillements et dans sa propension à me rattraper au moindre fléchissement de ma part. Probablement une cousine de Mamanpat.</p>
<p>Le pourcentage de la pente est modéré. J&#8217;adore laisser dérouler mes grandes guiboles dans cette descente. Après m&#8217;avoir demandé si je ne manquais de rien, Jean Mik m&#8217;a abandonné un moment pour se laisser aller dans la pente. Se traîner à moins de 10 km/h doit être frustrant pour les suiveurs. Bon forcément, j&#8217;ai eu soif dès lors qu&#8217;il n&#8217;a plus été là !</p>
<p>Le ravitaillement de Saint Georges de Luzençon est abrité dans une salle à laquelle on accède après avoir traversé une petite cour. J&#8217;ai la surprise de voir Michaël assis tranquillement dans la salle. Aurais-je rattrapé l&#8217;ami Tazounet ? Hum, non il n&#8217;est pas dans la salle … « Hello Michaël, ça va ? Il est où Taz ? ». Michaël s&#8217;avère être une source parfaite d&#8217;informations. Taz a quitté le ravitaillement il y a peu, quelques minutes seulement. Il est en bonne forme, le moral est bon. Le bougre, le maravage ne semble pas être pour tout de suite. A défaut de le rattraper immédiat, je vais tout de même lui mettre un peu la pression à distance. Ben oui quoi, faut bien s&#8217;occuper un peu, c&#8217;est long un 100 bornes. « Moi aussi Michaël, j&#8217;ai la super forme, les jambes vont bien, le moral est au zénith, dit à Taz que j&#8217;arrive &#8230; ».</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-12.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3987" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement du pont du Dourdou. Grand sourire, la chasse au Tazounet est ouverte.</em></p>
<p>Après avoir avalé un lot de tartines conséquent, je quitte le ravitaillement. Comme à chaque fois, Jean Mik me rattrapera un peu plus tard après avoir fait le plein des bouteilles d&#8217;eau et s&#8217;être restauré. Les 100 km de Millau est sans conteste la course où j&#8217;ai le moins utilisé mon ravitaillement personnel. Une barre en tout et pour tout jusqu&#8217;à présent.</p>
<p>Cette portion entre  Saint-Georges de Luzençon et Saint Rome de Cernon est un faux plat montant difficile à gérer mentalement. La difficulté, du reste, tient plus à mon désir d&#8217;arriver rapidement à cette fameuse côte de Tiergues qu&#8217;à la difficulté de la pente à proprement parlé. Je m&#8217;autorise quelques rares phases de marche. Je n&#8217;ai pas une force mentale suffisante pour m&#8217;en dispenser totalement. J&#8217;ai doublé régulièrement des coureurs jusqu&#8217;à présent. Il me semble que c&#8217;est moins le cas désormais. Je fais le yoyo avec quelques coureurs ce qui est somme toute logique à ce moment de la course mais nous avons la surprise à plusieurs reprises avec Jean Mik de voir un coureur, sorti d&#8217;on ne sait où, nous dépasser rapidement …</p>
<p>Au ravitaillement du pont de Dourdou, je retrouve mon informateur, espion suiveur infiltré en la personne de Michaël. Il semble que Tazounet soit moins en forme. Une ouverture se profile dans l&#8217;optique d&#8217;un fumage en règle. Je me vois déjà dans la côte de Tiergues, Tazounet à ma portée, je gagne du terrain sur lui peu à peu. Il sait que je me rapproche inexorablement et sent bientôt mon souffle sur sa nuque. « Coucou mon poulet &#8230; ».</p>
<p>Je rencontrerai le coureur de tête dans la portion qui suit. C&#8217;est tout d&#8217;abord une voiture avec un afficheur chronométrique sur le toit qui déboule puis quelques instants plus tard une fusée sur deux pattes. Hé bien, pauvre garçon, je n&#8217;aimerais pas être à sa place. Ca doit mettre rudement la pression de voir défiler les secondes juste devant son nez quand on veut faire une performance. Déjà que ce pauvre gars ne peut pas profiter des ravitaillements car à ce niveau de performance, ça m&#8217;étonnerait fort qu&#8217;il en profite beaucoup. Mais en plus de cela, il doit se sentir bigrement seul dans l&#8217;effort, son premier poursuivant ne montrera le bout de son museau que bien plus tard et il arrivera à Millau avec 25 minutes d&#8217;écart sur le premier. Je ne peux m&#8217;empêcher de compatir et l&#8217;applaudis chaudement à son passage. Je ferai de même pour les suivants avant qu&#8217;ils ne soient trop nombreux tout du moins.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-13.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3988" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-13.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Saint-Rome de Cernon. Affuté, tenue légère du mec qui va vite et positionné dans le sens du retour &#8230; Un coureur a pris peur pour son classement. Heu, tu es déjà passé à Saint Affrique ? Ben non, mais ne m&#8217;attends pas, je te rattraperai en route.</em></p>
<p>A Saint Rome de Cernon, je m&#8217;arrête à nouveau au ravitaillement, je n&#8217;en ai pas loupé un seul jusqu&#8217;à présent et je ne vais pas commencer à le faire maintenant. Je me délecte avec gourmandise devant la table quand un coureur inquiet me demande si je suis dans le sens de l&#8217;aller ou du retour. Silhouette élancée, muscles des cuisses saillants et parfaitement dessinés, short minimaliste de marathonien, tout est là pour créer l&#8217;illusion. La sélection naturelle s&#8217;est juste plantée lamentablement sur la cylindrée du moteur mais on ne le devine pas quand je suis à l&#8217;arrêt. « Non, je pense me faire une petite boucle jusqu&#8217;à Sainte-Affrique rapidos mais ne m&#8217;attends surtout pas, je te rattraperai en chemin … ».</p>
<p>J&#8217;ai croisé Karbone au début de la pente dans la côte de Tiergues. De longs cheveux blonds flottants aux vents, un short hawaïen à fleurs, impossible de le louper. Le sieur Karbone descend à vive allure préférant le terrain irrégulier du bas-côté de la route à la monotonie du bitume, une forte dépendance au trail sans doute. Il me faudra plusieurs coucous appuyés pour qu&#8217;il sorte de sa léthargie compétitive et lève la tête pour découvrir celui qui trouble sa quiétude. Courir la tête dans le guidon, je comprends désormais mieux l&#8217;expression.</p>
<p>Elle est bien sympa cette côte de Tiergues, une mention toute particulière pour  les deux virages en épingle à cheveux que j&#8217;ai particulièrement appréciés. Voilà une excuse toute trouvée pour marcher. Cette effort musculaire différent est un vrai soulagement pour mes guiboles. Cela dit, je me fais tout de même un devoir d&#8217;allonger le pas pour monter à bonne allure. Quand on s&#8217;est tapé 7000 m de D+ à Verbier au mois de Juillet on peut quand même faire un petit effort dans une côte d&#8217;à peine 200 m !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-14.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3989" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La longue descente sur Saint Affrique.</em></p>
<p>Le ravitaillement suivant est en contrebas du village de Tiergues dans un virage peu après avoir rejoint la départementale 993. L&#8217;endroit est plutôt venté. J&#8217;ai le dos encore un peu moite avec le surcroît de chaleur engendré par notre récente montée. Me voilà avec des frissons dans le bas du dos. Je me refroidis à vitesse grand V. Il s&#8217;agit de ne pas trainer.</p>
<p>J&#8217;ai apprécié à sa juste valeur l&#8217;interminable descente sur Saint-Affrique. J&#8217;ai passé chaque seconde qu&#8217;elle a duré à me faire violence, à lutter pour ne pas m&#8217;arrêter et passer en mode marche. A chaque seconde passée, mon mental se renforçait, se nourrissant de ces petites victoires successives de ma volonté. Que du bon Arthur, que du bon pour le long retour sur Lyon de ma future LyonSaintéLyon &#8230;</p>
<p>J&#8217;ai enfin rattrapé l&#8217;ami Tazounet. L&#8217;opération m&#8217;aura pris beaucoup plus de temps que prévu. Moi qui espérait un petit maravage des familles en pleine côte de Tiergues, je n&#8217;aurai même pas vu la couleur de ses semelles dans la descente sur Saint-Affrique. En rentrant dans la salle bondée du ravitaillement, j&#8217;ai aperçu tout d&#8217;abord Michaël avec lequel j&#8217;ai échangé quelques mots puis j&#8217;ai rejoint compère Taz assis sur une chaise. L&#8217;ami Tazounet n&#8217;est pas en grande forme, il souffre des releveurs, ce mal classique chez les coureurs de fond. Je sais que la douleur engendrée peut être particulièrement forte. J&#8217;en avais fait les frais à l&#8217;occasion du Trail des 3 Châteaux en 2009 avec un abandon à la clé … Le releveur de mon pied droit avait souffert du long retour en voiture sur Lyon après la Piste des Seigneurs et je n&#8217;avais pas suffisamment récupéré pour la balade suivante au Creusôt.</p>
<p>Un court instant, j&#8217;ai peur qu&#8217;il veuille jeter l&#8217;éponge. Ah non, l&#8217;enfoiré ! Il ne va quand même pas me priver de mon petit plaisir. Quand je pense à l&#8217;effort surhumain consenti pour le rattraper. Un vrai objectif pour me motiver et ne rien lâcher. Bon, je balance mais il faut dire que c&#8217;est un peu la faute à Jean Mik : « Oui, tu vas le manger tout cru, c&#8217;est sûr &#8230; ». Un vrai pousse au crime ce Jean Mik !<br />
Je m&#8217;empresse de remotiver ma futur victime. « Aller, ça va aller, on va le faire tranquillement ensemble … ».  Bon ok, j&#8217;avoue avoir menti comme un arracheur de dents mais c&#8217;était pour la bonne cause, remettre l&#8217;ami Tazounet sur les rails. Une fois qu&#8217;il serait sur pied, je ne serais absolument pas certain de résister à la tentation …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-15.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3990" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-15.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ravitaillement de Saint-Affrique. J&#8217;ai rattrapé l&#8217;ami Tazounet. Elle est pas belle la vie ?</em></p>
<p>Ouf, la douleur semble gérable, je lui laisse le temps pour se refaire une santé et j&#8217;en profite pour faire le plein et pour m&#8217;occuper de mon 46 fillette à grand renfort de Nok. Il reste tout de même une trentaine de bornes, il ne faudrait pas tomber en rade et risquer une hypo au retour.</p>
<p>Il fait nettement plus froid en sortant de la salle. Suffisamment pour que j&#8217;enfile mon t-shirt manche longue. Avec la casquette en complément toujours vissé sur la tête, j&#8217;ai la panoplie complète pour faire la promo de l&#8217;unique ultra trail de plus de 100 km entièrement Suisse. (et hop un p&#8217;tit lien pour le <a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank">trail Verbier St-Bernard</a> l&#8217;air de rien histoire de contribuer à la promo de cette course, qu&#8217;est-ce que t&#8217;en penses Tiphaine ? C&#8217;est pas bien envoyé ça ?).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Saint-Affrique : 8:24:10</h2>
<p>Nous repartons à quatre de Saint-Affrique. La côte de Tiergues est à nouveau au programme avec une ascension par le versant sud ouest récemment emprunté. L&#8217;arrêt prolongé à Saint-Affrique m&#8217;a regonflé à bloc. J&#8217;ai des fourmis dans les jambes et j&#8217;ai bien du mal à me contenir. Je succombe avec délice à une phase sympathique d&#8217;euphorie. Cela ne m&#8217;est pas arrivé depuis bien longtemps. J&#8217;ai une sacrée envie d&#8217;augmenter la cadence, de forcer l&#8217;allure, de jouer quoi. Alors quand ce petit groupe de coureurs nous dépasse à bonne allure dans la pente, la tentation est trop forte, j&#8217;accélère brusquement et je leur emboite le pas. Le Tazounet est resté scotché au bitume … « Le flinguer, comme ça, de sang froid, sans être tout à fait de l’assassinat, y’aurait quand même comme un cousinage. »</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-16.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4000" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Pffft &#8230; Je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher . L&#8217;Tazounet s&#8217;est pris un bon coup de poignard entre les omoplates. Ca l&#8217;a scotché au bitume, l&#8217;effet de surprise, mais pas pour longtemps &#8230; Je vais me prendre un retour de bâton dans les gencives un peu plus loin. Il y a pas mieux qu&#8217;un p&#8217;tit maravage des familles pour réveiller un Tazounet endormi.</em></p>
<p>Un fumage de Tazounet, c&#8217;est tellement bon, j&#8217;en arriverais presque à oublier ce tout petit remords tapi au plus profond de moi. Un reste d&#8217;esprit chevaleresque transmis par mes ancêtres sans doute. Le remords ne m&#8217;aura pas travaillé bien longtemps du reste. C&#8217;est bien beau d&#8217;être joueur mais je suis en train de payer cash mon accélération. Tazounet revient peu à peu à mon niveau malgré ses deux boulets, pardons ses deux releveurs. Je me retourne et ralentis en me tournant vers lui. « Ben alors, tu trainais ma poule ? ». Hum, Tazounet a le visage du gars qui n&#8217;a pas aimé se faire chatouiller entre les omoplates et a une furieuse envie de me rendre la pareille. Ce sera chose faite avant même le ravitaillement de Tiergues. Il faut dire que l&#8217;animal ne s&#8217;est pas arrêté au ravitaillement. Il connait mon point faible pour les tartines de roquefort le bougre !</p>
<p>Sacré point faible du reste que ce temps passé aux ravitaillements car je ne vais rattraper l&#8217;ami Tazounet qu&#8217;au prochain ravitaillement à Saint-Rome de Cernon soit plus de 10 bornes plus loin ! Il m&#8217;aura fait payer cher mon excès de zèle momentané.</p>
<p>Nous décidons d&#8217;être sages désormais et de rester ensemble jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée. Tazounet se change pour la nuit. J&#8217;ai préféré ne pas rentrer dans la salle et l&#8217;attendre sur les marches d&#8217;escalier pour ne pas m&#8217;habituer à la chaleur. Jean Mik, toujours au top dans son rôle de suiveur, m&#8217;a apporté quelques provisions à grignoter et un verre de soupe. Nous avons dépanné un cycliste qui n&#8217;avait pas prévu de chambre à air de secours. Jean Mik en bon samaritain prévoyant lui a donné une des siennes. Une crème ce Jean Mik, tout le monde n&#8217;a pas le privilège d&#8217;avoir un suiveur aux p&#8217;tits oignons comme lui.</p>
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<p>Pour éviter de nous faire tailler un short, nous avons sorti les frontales. Celle de Tazounet dirigée vers l&#8217;avant pour éclairer notre route et la mienne dirigée vers l&#8217;arrière pour éblouir nos éventuels poursuivants … meuh non, pour être visible. J&#8217;ai enfilé le coupe vent sans manche offert en cadeau à la Montagn&#8217;Hard en 2009 pour me protéger du vent.</p>
<p>Pour ménager les releveurs de Tazounet et le propriétaire des releveurs en question (et moi aussi par la même occasion), nous avons opté pour un petit cyrano en 5:1. Rien avoir avec votre home cinéma, nous avons juste alterné des phases de course d&#8217;environ 5 minutes (enfin de petit trot) avec des phases de marche d&#8217;une minute. Je laisse Tazounet gérer l&#8217;alternance des phases, je ne suis plus apte pour assumer le moindre calcul, j&#8217;ai débranché ma conscience et seul mon cerveau reptilien est encore aux commandes pour mener à bien son ultime objectif : me ramener le plus vite possible à la couchette du camping-car et à Millau par la même occasion.</p>
<p>C&#8217;est la bamboula au ravitaillement du pont de Dourdou. Il y a de la musique à fond, l&#8217;ambiance est sympa, j&#8217;en ai des frissons de plaisir dans le dos, le cocktail endorphine / adrénaline est explosif, l&#8217;euphorie gagne à nouveau du terrain. Chauffé à bloc l&#8217;Arthur. A défaut de dance floor, je m&#8217;élance à la poursuite de la meneuse d&#8217;allure des 13h en train de rameuter sa troupe. Bon, les premièrs mètres m&#8217;auront vite refroidi et puis j&#8217;ai promis d&#8217;être sage &#8230;</p>
<p>Il y a encore quelques coureurs dans l&#8217;autre sens même si leur rang est désormais bien plus clairsemé. Quand je pense au chemin qu&#8217;il leur reste à parcourir, je ne suis pas fâché d&#8217;être de ce côté de la route. Qu&#8217;il est long ce faux plat qui nous mène à Saint-Georges de Luzençon même si la pente, légèrement descendante, nous est favorable. Je suis dans ma bulle, perdu dans mes pensées, si proche et pourtant tellement éloigné de mes compères, je regarde sans voir, répond par automatisme. Mon seul lien avec le monde extérieur est cette bouteille d&#8217;eau que me tend Jean-Mik à intervalle régulier. Courir, boire, courir, courir, courir … et marcher de temps en temps mais si peu finalement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-17.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4001" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ravitaillement de Saint Georges de Luzençons. Nous avons rangé la hache de guerre. Nous finirons ensemble. Enfin quand Tazounet aura fini de se faire dorloter !</em></p>
<p>Je me réveille devant la salle du ravitaillement. L&#8217;ami Tazounet est vraiment fâché avec ses releveurs, il va profiter de cette halte pour se faire soigner. Massage, crème anti-inflammatoire et cacheton devraient le remettre sur pied en principe. Monsieur se la coule douce sur la table de massage, et si l&#8217;ostéopathe n&#8217;avait pas entamé le dialogue il serait probablement en train de piquer un roupillon salvateur. Et après cela, on dit que je traine aux ravitaillements, on me taille le costard du coureur plus attiré par la tartine de roquefort que par la performance … En attendant que l&#8217;ostéopathe fasse des miracles, ils sont forts pour cela, je profite du plaisir tout simple d&#8217;être assis sur une chaise à siroter une soupe. Même pas besoin de me bouger, mon fidèle coéquipier est là, toujours aussi prévenant.</p>
<p>Quelle caillante en sortant du ravitaillement ! Je suis frigorifié. T-shirt manche courte, t-shirt manche longue, coupe vent sans manche de la Montagn&#8217;Hard et veste de pluie Quechua enfilée à la hâte suffisent à peine à me réchauffer. Il faut dire que le petit short échancré de marathonien est loin d&#8217;être idéal pour lutter contre la baisse de température. Grosse déperdition de chaleur garantie ! On nous a annoncé un 4° en température ressenti ! Brrrr …</p>
<p>Une dernière grosse difficulté nous attend avec la remontée au pied du viaduc. Elle aura eu le mérite de nous réchauffer malgré les quelques gouttes tombées à ce moment-là. Nous aurons vraiment échappé au pire côté météo, quand je pense aux trombes d&#8217;eaux qui se sont abattues sur nous la veille pendant le trajet ! La montée n&#8217;aura pas durée bien longtemps, j&#8217;étais occupé à papoter avec un coureur qu&#8217;avait rencontré Taz à l&#8217;aller. Et puis quel régal pour les yeux de revoir le viaduc illuminé dans la nuit. La lumière blanche qui éclaire chaque pile et le point rouge au faîte de chaque pylône. C&#8217;est de toute beauté. Arrivé au sommet, l&#8217;ami Tazounet a repris des forces, la douleur s&#8217;est atténuée et c&#8217;est à bonne allure que nous descendons en direction du centre commercial de Raujolles.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-18.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4002" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-18.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le temps d&#8217;arroser les buissons et le Tazounet a disparu &#8230;</em></p>
<p>Impossible de terminer sans faire une petite pause technique, preuve de l&#8217;efficacité redoutable de l&#8217;hydratation façon Jean Mik. Ce bougre de Taz file sans s&#8217;arrêter. Oh, la canaille, il ne va quand même pas jouer à l&#8217;Arthur, le maravage à la sauvage c&#8217;est ma chasse gardée ! Pas le choix, il faut bien que je termine l&#8217;action débutée, et c&#8217;est immobile face à un buisson que je vois disparaître Tazounet au loin. Je profite de la pause pour prendre un gel, j&#8217;ai le sentiment que le final va être musclé … Une petite pause supplémentaire devant le panneau du 95eme km et je me met à nouveau en chasse. Obligé de courir au train après 95 bornes, si c&#8217;est pas malheureux. Bon ça va, j&#8217;ai rattrapé mon lascar assez rapidement, en presque un kilomètre quand même !</p>
<p>On hésite un peu à s&#8217;arrêter au dernier ravitaillement pour passer sous la barre des 13h. Bon c&#8217;est surtout Tazounet qui hésite, moi je suis hautement convaincu de l&#8217;intérêt d&#8217;une halte. Il y a des tartines de Roquefort, probablement les dernières que je pourrai déguster à Millau et l&#8217;ambiance à ce dernier ravitaillement est des plus sympathiques. Je me risque même à fredonner « le port d&#8217;Amsterdam » avec le chanteur présent au ravitaillement. Le ciel peut bien nous tomber sur la tête, nous sommes si proches de l&#8217;arrivée, plus rien ne pourra nous arrêter. On prend la pause pour une photo souvenir, on papote. Après l&#8217;effort le réconfort, ben nous c&#8217;est également pendant tant qu&#8217;à faire.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-19.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4003" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-19.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ambiance bal à neuneu au village mais c&#8217;est bien du coca dans nos verres. Aller encore 4 petits kilomètres.</em></p>
<p>Michaël reste avec nous tandis que Jean Mik part en avant histoire de faire des photos de notre arrivée. Maintenant que nous avons bien trainé, il ne reste plus qu&#8217;à avoiner, ben oui quant à faire les choses autant les faire bien, enfin à fond. On va tenter de la passer cette barre des 13h !<br />
Et voilà mon Tazounet qui part comme une balle, enfin à l&#8217;allure d&#8217;un footing rapide. Et ben  purée, je vais le sentir passer le final, j&#8217;en viendrais presque à regretter d&#8217;avoir trainé au ravitaillement, on aurait pu se faire un finish plus light. Bien qu&#8217;un peu inconfortable, l&#8217;allure est restée raisonnable jusqu&#8217;à présent mais après avoir traversé  le pont Lerouge, Tazounet en remet une couche …</p>
<p>« Ca va mon poulet ? ». Ca va, ça va, il en a de bonne lui … J&#8217;ai l&#8217;impression de faire ma séance au seuil du dimanche matin au parc de Lacroix Laval. C&#8217;est pas que j&#8217;agonise, j&#8217;ai encore de la marge, je dirais même que je suis en train de me faire sacrément plaisir mais purée c&#8217;est dur, sacrément dur, faudrait pas que le gag dure trop longtemps. « Oui, oui, ça va, pas de problème. ». Ben oui, quoi, règle number one : ne jamais montrer le moindre signe de faiblesse à un Taz en forme. Faut pas tenter le diable. Facile celle-là, c&#8217;en est honteux. N&#8217;empêche aucune pitié pour son compère vétéran, à peine avais-je débité cette réponse à la con que notre allure augmentait à nouveau d&#8217;un cran !</p>
<p>Elle est longue cette traversée de Millau … il me semble que nous accélérons encore, je vire au rouge et le temps semble se dilater à l&#8217;infini. Je suis sur le point de rendre grâce sur l&#8217;avenue de la République, j&#8217;ai affreusement mal aux jambes, chaque muscle et tendon de mes jambes se rappelle vigoureusement à mon bon souvenir mais pour rien au monde je ne lâcherai prise. Un virage à droite et nous pénétrons enfin dans le parc de la Victoire.</p>
<p>Au sprint ! Nous avons remonté cette p&#8230;. d&#8217;allée au sprint, en jetant nos dernières forces dans cet ultime effort. Des vrais barges ! Mais arrivée à l&#8217;entrée de la salle, après avoir gravi la rampe métallique, nous nous sommes arrêtés et c&#8217;est bras dessus bras dessous que nous avons franchi la ligne d&#8217;arrivée en frères d&#8217;armes  &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Nous avons vaincu la bête ensemble.</strong></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-20.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4004" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-20.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On a enquillé pour finir ! Tazounet n&#8217;a pas enlevé sa veste pour rien &#8230; J&#8217;ai cru que j&#8217;allais exploser en vol dans ce finish d&#8217;enfer ! Mais j&#8217;ai tenu bon, quel pied.</em></p>
<p>On nous remet à chacun notre diplôme de finisher. Ca ne rigole pas côté organisation, tu passes la ligne et hop on t&#8217;édite illico presto le diplôme avec ton nom, ton classement et ton temps qui va bien. Bon enfin qui va bien, ça c&#8217;est vite dit mais l&#8217;important n&#8217;est pas là. Les flash crépitent, on prend la pause pour la postérité, on le mérite quand même un peu, on est cenbornard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-21.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4005" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-21.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On récupère nos diplômes, aussitôt arrivés, aussitôt édités ! Et la fatigue me tombe dessus, je vais me poser le c.. sur une chaise illico histoire de paresser tranquillement.</em></p>
<p>Il me faudra ensuite un long, très long moment de repos, assis le cul sur une chaise et les pieds en éventails sur une table, avant de me décider à bouger de nouveau. J&#8217;ai rarement eu une telle flemme. Le repas d&#8217;après course m&#8217;aura bien requinqué. Mais purée qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai eu du mal à remonter dans la couchette supérieure du camping-car !</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Quel bilan tirer de cette balade ?</h2>
<p>J&#8217;ai enfin eu le bonheur simple de partager l&#8217;arrivée d&#8217;une épreuve au long cours avec un de mes compères. Des arrivées aux petits oignons, j&#8217;en ai connues quelques-unes. Certaines m&#8217;ont particulièrement marqué. Ce fut le cas de la Piste des Seigneurs que j&#8217;ai terminée avec une sensation de facilité et un sentiment de puissance jamais ressenti de façon si intense depuis. Au panthéon de mes meilleurs souvenirs, le Trail des 3 Châteaux avec un final au sprint d&#8217;anthologie entre Biscotte et moi. Quel pied ! J&#8217;ai d&#8217;excellents souvenirs de fumages et de maravages sauvages dans la joie et la bonne humeur. Dans un autre registre, il y a la CCC 2008 et cette arrivée dans Chamonix avec Line au terme d&#8217;une course commune de 98 km et puis bien sûr la LyonSaintéLyon de nouveau avec Line. Ma femme et ma sœur nous avaient rejoints à Beaunant pour nous accompagner jusqu&#8217;à la ligne d&#8217;arrivée. Que d&#8217;émotions vécues.</p>
<p>Cette arrivée commune avec Tazounet trouvera également place dans mes meilleurs souvenirs. Un grand merci Taz pour avoir partagé ce moment avec moi.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-22.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-4006" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-22.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Toute l&#8217;équipe (Arthurbaldur, Jean-Mik, Tazounet et Michaël). Enfin presque, Oslo n&#8217;a pas participé au banquet final, ce n&#8217;est pas qu&#8217;il chante faux, l&#8217;est juste trop rapide.</em></p>
<p>Autre satisfaction, celle d&#8217;avoir partagé cette expérience avec Jean Mik. Notre équipe coureur/suiveur a vraiment bien fonctionné. Si la course est difficile pour les coureurs, il faut pensé que c&#8217;est également loin d&#8217;être facile pour les suiveurs. La durée de course est importante, l&#8217;allure faible et il a fait plutôt froid dès lors que la nuit est tombée … Jean Mik aura été pendant 13h un suiveur prévenant et efficace, bavardant quand je désirais papoter, sachant s&#8217;effacer et me laisser dans ma bulle quand j&#8217;avais besoin de me concentrer sur mon effort. Un grand merci à toi Jean Mik.</p>
<p>Le weekend passé avec mes compères aura été excellent. Le principal objectif est donc atteint. Et puis j&#8217;aurai eu le plaisir de rencontrer Michaël, Teraflop et Régine. La fête quoi &#8230;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Et d&#8217;un point de vu purement compétitif ?</h2>
<p>J&#8217;ai eu quelques difficultés pour déterminer une prévision de temps de course. En ayant quelques ultra trail à mon actif, je n&#8217;étais pas néophyte sur de telle distance de course mais je n&#8217;avais aucune référence sur laquelle me baser pour un 100 km route.<br />
J&#8217;avais pensé 12h30 au début de l&#8217;année (voir mon programme des réjouissances pour 2010) puis 11h30 en étant un brin optimiste compte tenu du dénivelé conséquent à Millau.<br />
J&#8217;ai couru sur les bases d&#8217;un chrono de 12h jusqu&#8217;à St Affrique. Jean Mik pourra témoigner en ma faveur, jusque-là je n&#8217;ai perdu que peu de temps aux ravitaillements. J&#8217;ai bien peur qu&#8217;ensuite les tartines de Roquefort aient sabordé un peu mes espérances …<br />
Tout cela pour dire que je devais avoir les cannes pour faire 12h mais qu&#8217;il ne fallait vraiment pas espérer faire mieux.</p>
<p>Bon je pourrais balancer l&#8217;ami Tazounet comme étant en partie responsable de cette consommation excessive de tartines. C&#8217;est vrai quoi, je l&#8217;ai attendu patiemment à  Saint-Georges de Luzençon pendant qu&#8217;il se faisait dorloter sur la table de soins. Ce n&#8217;est pas la peine de nier, j&#8217;en ai la preuve en photo … Et je ne parle pas de l&#8217;attente à Saint-Affrique. Là, vous pouvez imaginer un Tazounet tout vert en train d&#8217;enrager devant tant de mauvaise foi. Meuh non mon Tazounet, je plaisante …</p>
<p>Il faut rappeler que Millau était un objectif intermédiaire dans ma préparation pour la LyonSaintéLyon 2010. Une manière comme une autre de travailler le mental au vu des longues portions de bitume qui m&#8217;attendent à nouveau sur la LyonSaintéLyon. Le bilan est très positif sur ce point. J&#8217;ai finalement assez peu marché, ce qui n&#8217;avait pas été le cas, loin s&#8217;en faut, lors de mon retour sur Lyon pour la LyonSaintéLyon 2009.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Temps de passage</h2>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td class="header" align="center"><strong>Kilomètre</strong></td>
<td class="header" align="center"><strong>Durée</strong></td>
<td class="header" align="center"><strong>Durée cumulée</strong></td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">5</td>
<td class="impair" align="right">33:48</td>
<td class="impair" align="right">33:48</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">10</td>
<td class="pair" align="right">31:10</td>
<td class="pair" align="right">1:04:58</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">15</td>
<td class="impair" align="right">30:46</td>
<td class="impair" align="right">1:35:44</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">20</td>
<td class="pair" align="right">30:25</td>
<td class="pair" align="right">2:06:09</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">25</td>
<td class="impair" align="right">33:19</td>
<td class="impair" align="right">2:39:28</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">30</td>
<td class="pair" align="right">32:50</td>
<td class="pair" align="right">3:12:18</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">35</td>
<td class="impair" align="right">35:01</td>
<td class="impair" align="right">3:47:19</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">40</td>
<td class="pair" align="right">33:50</td>
<td class="pair" align="right">4:21:09</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right"><strong>Marathon</strong></td>
<td class="impair" colspan="2" align="right"><strong>4:38:14</strong></td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">55</td>
<td class="pair"></td>
<td class="pair" align="right">6:21:09</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">60</td>
<td class="impair" align="right">35:36</td>
<td class="impair" align="right">6:56:45</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">65</td>
<td class="pair" align="right">46:44</td>
<td class="pair" align="right">7:43:29</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">70</td>
<td class="impair" align="right">34:13</td>
<td class="impair" align="right">8:17:42</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right"><strong>Saint Affrique</strong></td>
<td class="pair" colspan="2" align="right"><strong>8:24:10</strong></td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">80</td>
<td class="impair"></td>
<td class="impair" align="right">9:45:24</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">85</td>
<td class="pair" align="right">40:46</td>
<td class="pair" align="right">10:26:10</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">90</td>
<td class="impair" align="right">1:21:42</td>
<td class="impair" align="right">11:47:52</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair" align="right">95</td>
<td class="pair" align="right">40:10</td>
<td class="pair" align="right">12:28:02</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right"><strong>100</strong></td>
<td class="impair" align="right"><strong>36:50</strong></td>
<td class="impair" align="right"><strong>13:04:52</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3940" title="100 km de Millau 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-00.png" alt="" width="510" height="41" /></p>
<h2>Et la course ?</h2>
<p>Une organisation parfaite, des bénévoles sympathiques, des spectateurs enthousiastes, des ravitaillements alléchants, des paysages charmants, un viaduc stupéfiant, Millau mérite assurément sont titre de Mecque des 100 km. C&#8217;était superbe … mais je n&#8217;y reviendrai probablement jamais, en tout cas pas pour le 40eme anniversaire de la course. Je partirai à la découverte d&#8217;une autre région, le Périgord Noir par exemple ou la Vendée … Mais pour être tout à fait honnête, quant à parcourir 100 km à pied, je préfère de loin le faire sur une petite monotrace à flanc de montagne, dans les paysages magnifiques du Valais par exemple &#8230;</p>
<p>Arthurbaldur.</p>
<p>Les CR des compères :<br />
Oslo : <a href="http://ultrapoesie.over-blog.com/article-pelerinage-a-la-mecque-des-cent-bornards-acte-1-57956524.html" target="_blank">Pélérinage à la Mecque</a><br />
Taz le Diable : <a href="http://taz.le.diable.free.fr/index.php/2010/10/11/jai-releve-le-defi-millavois/" target="_blank">J’ai « relevé » le défi Millavois !!!!</a></p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 13h04&#8217;52&#8243;<br />
Distance : 100 km<br />
D+ : 1180 m</p>
<p>Classement général : 718/1309<br />
Classement VH1 : 321/479</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-cadeau.jpg" rel="lightbox[3882]" target="_blank" title="100 km de Millau 2010 Le cadeau"><img class="alignnone size-full wp-image-4011" title="100 km de Millau 2010 Le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/12/100km-de-millau-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.100kmdemillau.com/" target="_blank">Les 100 km de Millau</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/100KmDeMillau2010?authkey=Gv1sRgCMHNuMnU7dCViQE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/TK41-C9yC8E/AAAAAAAAGiE/fw72W7AHocA/s160-c/100KmDeMillau2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/100KmDeMillau2010?authkey=Gv1sRgCMHNuMnU7dCViQE&amp;feat=embedwebsite">100 km de Millau 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-3882"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F18%2Fles-100-km-de-millau-2010%2F' data-shr_title='Les+100+km+de+Millau%2C+le+25+septembre+2010'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F18%2Fles-100-km-de-millau-2010%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F18%2Fles-100-km-de-millau-2010%2F' data-shr_title='Les+100+km+de+Millau%2C+le+25+septembre+2010'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F12%2F18%2Fles-100-km-de-millau-2010%2F' data-shr_title='Les+100+km+de+Millau%2C+le+25+septembre+2010'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Deuxième Partie</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 21:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier St-Bernard]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de ce récit : Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Le début de ce récit :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/">Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie</a></p>
<p><em>L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus que ça ! Vite, il me reste à protéger mon portable. Je suis penché au-dessus de mon sac pour l&#8217;abriter du déluge, l&#8217;eau ruisselle sur ma veste. Je place mon portable dans un sac de congélation étanche. Heureusement que j&#8217;ai prévu ça dans ma liste car l&#8217;intérieur de mon sac me paraît tout aussi humide que l&#8217;extérieur. Je met en place la housse de protection intégrée au sac &#8230; Bon, OK me voilà paré.</em></p>
<p><em>Un bruit assourdissant éclate à nouveau mais plus proche, plus impressionnant, comme s&#8217;il était situé au-dessus de ma tête. Je reprends ma route, il ne fait pas bon traîner par ici. Je n&#8217;ai pas envie de finir griller comme une merguez dans ce barbuc pour géant !<br />
</em></p>
<p><strong>La suite comme promis &#8230;</strong><br />
<span id="more-3627"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3639" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Les Lacs de Fenêtre.</em></p>
<p><code>Col de Fenêtre<br />
Heure de départ : 18h02, Temps de course : 13:01:57, Temps de pause : 1', Classement : 219</code></p>
<p>La silhouette que l&#8217;on distinguait en haut du col a disparu. Je progresse d&#8217;un bon pas vers ce point haut enneigé en maintenant un bon rythme pour me réchauffer. Je ne souffre plus de la chaleur, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. Les bénévoles en charge du pointage se sont réfugiés au sommet sous une tente. L&#8217;un d&#8217;eux en émerge pour me pointer. Il me souhaite bon courage et je ne peux que lui rendre la pareille. Ils ne doivent pas être à la fête ici !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col de Fenêtre &#8211; Col du Grand St-Bernard</strong><br />
D+ : 140 m, D- : 369 m, Dis. : 3,2 km<br />
D+ cumulé : 4207 m, D- cumulé : 3228 m, Dis. Cumulée : 62,51 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La descente du col sera une longue fuite pour échapper aux éléments déchainés. Le chemin s&#8217;avère très vite peu praticable. Un chemin ? Quel chemin ? Ici, il n&#8217;y a que torrents, ruisseaux et terrains gorgés d&#8217;eau. Les rubans de rue balise attachés sur de petits piquets plantés dans le sol matérialisent une route qui me semble bien erratique. Je ne compte plus les traversées de torrents. Le tonnerre a coupé court à mes hésitations lors de ma recherche d&#8217;un premier passage à gué. Je me suis résigné à traverser  les pieds dans l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles, préoccupé avant tout par le maintien d&#8217;un équilibre précaire sur les rochers rendus glissants par la force du courant plutôt que par la température de l&#8217;eau bien éloignée de celle de mon bain.</p>
<p>J&#8217;ai la surprise de découvrir que des skieurs de rando fuient également vers la vallée. Les plaques de neige sont certes encore nombreuses mais cela ne va pas tarder à s&#8217;apparenter à du ski nautique !Leur tenue semble plus douillette que mon t-shirt et ma couche plastique Quechua mais je ne les envie pas pour autant !</p>
<p>Je rejoins la route du St-Bernard. Il y a une petite maison en contrebas de la route. J&#8217;ai froid. J&#8217;ai repéré une petite avancée du toit qui devrait me permettre de me changer sous cet abri tout relatif. Surprise, il y a déjà quelqu&#8217;un ! Un italien transit par le froid est blotti dans un angle en attendant que l&#8217;orage se termine. Le dialogue s&#8217;avère difficile, je ne suis pas doué pour les langues en dehors de celle transmise par ma chère maman. A grand renfort de gestes, je finis par comprendre qu&#8217;il s&#8217;est abrité ici dès le début de l&#8217;orage et qu&#8217;il attend que ça passe tout en doutant fortement que ce soit le cas rapidement. Je profite de notre discussion sur la pluie et le beau temps pour me changer. Ma polaire est le seul vêtement en ma possession qui ne soit pas gorgé d&#8217;eau. Je délaisse mon t-shirt trempé au profit de cette douce chaleur. J&#8217;essore mes gants, renfile ma veste de pluie et présente mes salutations à l&#8217;hôte de ses lieux. C&#8217;est parti pour une remontée en direction du Col du Grand St-Bernard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3640" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La Pointe de Drône.</em></p>
<p>La différence d&#8217;équipement entre les coureurs rencontrés est stupéfiante. Certains toujours en short ne semblent pas souffrir du froid bien que la couleur rosée de leurs jambes les trahisse. En plus de la traditionnelle veste de pluie obligatoire (et c&#8217;est ô combien justifié), d&#8217;autres ont même revêtu des pantalons de pluie comme on peut en trouver dans les rayons randonnée. Pas simple de trouver le bon compromis entre le poids et le confort. Bah, une fois réchauffée par l&#8217;effort musculaire, l&#8217;eau retenue par les fibres de mon corsaire mouillé se fait finalement assez bien oublier. C&#8217;est le principe de certaines combinaisons de plongée, me semble-t-il. Le tout est de ne pas s&#8217;arrêter.</p>
<p><code>Ravitaillement du Grand Saint-Bernard<br />
Heure d'arrivée : 18h59, Temps de course : 13:59:36, Temps de pause : 46', Classement : 216</code></p>
<p>Je longe le lac qui borde les Hospices sur un chemin qui domine la route, évitant tant bien que mal les innombrables flaques même si mes pieds n&#8217;ont plus rien à craindre de l&#8217;humidité. Ca y est, me voilà au ravitaillement du Grand St-Bernard. Un marabout pour s&#8217;abriter de la pluie, deux tables et quelques chaises, j&#8217;aurais apprécié quelque chose de plus cocooning en arrivant sur les lieux. On m&#8217;annonce que la course est neutralisée pour des raisons de sécurité. Je suis invité à me ravitailler puis à rejoindre une salle chauffée à l&#8217;intérieur des hospices en attendant les instruction des directeurs de course. La salle chauffée me semble aussi appréciable qu&#8217;une place au paradis. Avec l&#8217;arrêt, je me suis refroidi très rapidement et je suis pris de tremblements incoercibles. On me propose de prendre un bouillon bien chaud que je m&#8217;empresse d&#8217;accepter. Je suis obligé de m&#8217;assoir sur une chaise pour ne pas renverser le contenu du bol. Même sur la LyonSaintéLyon je n&#8217;ai pas tremblé autant au ravitaillement de Saint Genoux.</p>
<p>Un peu ragaillardi par la chaleur du breuvage, je pénètre dans les Hospices transformés en camp de réfugiés pour coureurs harassés. Des coureurs, il y en a partout ! Je traverse un couloir et pénètre dans une salle destinée à prendre des repas. La salle est bondée. La majeure partie de la pièce est occupée par des tables autour desquelles se sont regroupés les coureurs. Dans un coin de la salle trône un bar ou plutôt une banque alimentaire derrière laquelle des membres du personnel de l&#8217;Hospice s&#8217;affairent. On me propose de m&#8217;attabler et de boire un bouillon ou un thé. Ce dernier a ma préférence. Je profite de ce répit pour réorganiser un peu mon sac. Le bilan n&#8217;est pas réjouissant. Le contenu oscille entre humide et détrempé. J&#8217;isole ce qui peut être encore sauvé.</p>
<p>On nous annonce qu&#8217;un parcours de repli a été mis en place permettant de rejoindre Bourg St-Pierre sans passer par le Col des Chevaux et qu&#8217;une navette ne devrait pas tarder à arriver pour les coureurs désirant abandonner. Nous sommes invités à quitter la salle pour laisser la place aux clients des lieux qui vont prendre leur repas. Une autre salle est mise à notre disposition. Dehors la pluie continue à tomber de plus belle. Continuer dans ces conditions me semble si improbable que je m&#8217;attends à ce que tous les coureurs ici présents abandonnent. J&#8217;ai la sensation de vivre ces moments comme un spectateur extérieur à la scène, l&#8217;observant sans pouvoir influer sur son déroulement. Pourtant je ne suis pas encore décidé à renoncer.</p>
<p>J&#8217;entre dans cette nouvelle salle. J&#8217;y trouve à nouveau quelques tables, des coureurs dans l&#8217;attente et quelques secouristes. Je reconnais parmi les coureurs mon hôte italien qui a de toute évidence décidé de se risquer sous la pluie en quittant son abri. Je tourne la tête à gauche et découvre avec surprise Stéphane. Je ne m&#8217;attendais pas du tout à le trouver là. L&#8217;ami Stéphane a décidé de rendre les armes comme tous les autres dans cette salle. Plus le goût comme on dit &#8230; J&#8217;aimerais l&#8217;inciter à reprendre la route mais je suis moi-même sur le fil du rasoir, trop usé physiquement et mentalement pour fournir cet effort de persuasion. Par esprit bravache, j&#8217;annonce tout de même ma décision de poursuivre la course sans en être moi-même pleinement convaincu.</p>
<p>La navette pour Bourg St Pierre est arrivée. Nous sortons tous de la salle. Je suis dans le couloir dans la file des coureurs avec cette alternative : poursuivre à pied ou en car. David, un anglais vétéran 3, est assis dans le couloir et range ses affaires. Nous échangeons quelques mots et quelques gestes &#8230; Il a envie de continuer, moi aussi &#8230;  Tout est dit. J&#8217;ai trouvé mon homme et mon cerveau le déclic qu&#8217;il attendait pour se focaliser à nouveau pleinement sur la poursuite de la course. « Go David, Go &#8230; ».<br />
Nous passons le pointage, on nous annonce un temps d&#8217;1h30 pour rejoindre le prochain ravitaillement. Il m&#8217;en faudra 2h.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col du Grand St-Bernard – Bourg St-Pierre</strong><br />
D+ : 365 m, D- : 1202 m, Dis. : 13,9 km<br />
D+ cumulé : 4572 m, D- cumulé : 4430 m, Dis. Cumulée : 76,41 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous sortons ensemble du bâtiment. Le froid me saisit mais je suis à nouveau motivé comme jamais. Le car est stationné là. Nous ne sommes que deux à continuer la course à ce moment-là. Les autres coureurs ont tous choisi de rentrer en car et ce dernier semble déjà bien rempli. Je passe devant en saluant ses passagers puis autant par défi que pour me donner du courage, je prend mon élan et fais un bond pour faire claquer mes talons l&#8217;un contre l&#8217;autre. L&#8217;abandon n&#8217;est pas au programme d&#8217;Arthur cette année &#8230;</p>
<p>Avoir décidé de continuer m&#8217;a mis une pêche incroyable. J&#8217;enquille la descente comme jamais sautant de rocher à rocher, surfant sur les plaques de neige, coupant droit à travers flaques et ruisseaux. Mon compagnon de route a bien du mal à suivre, je ralentis régulièrement pour l&#8217;attendre. Il souffre de crampes mais garde le sourire. Je lui propose de l&#8217;homéopathie (sporténine) mais il a ce qu&#8217;il faut avec lui. Il me fait comprendre qu&#8217;il est préférable que nous allions chacun à notre rythme. Il a sans doute raison. Lors de cette ultime pause pour l&#8217;attendre, un couple de vétéran en t-shirt orange nous a rattrapés. J&#8217;ai demandé si tout allait bien pour eux compte tenu des conditions météo. « Oui, pourquoi voulez vous que cela n&#8217;aille pas ? » sur un ton que l&#8217;on pourrait qualifier d&#8217;un poil bourru. Oui effectivement, pourquoi donc ? On vient juste de se ramasser un bout de ciel sur la gueule, on patauge tous en cœur dans 10 cm de flotte, où est le problème ?</p>
<p>J&#8217;abandonne tout ce petit monde et reprend ma folle cavalcade. Un détail va vite me couper dans mon élan. J&#8217;ai beau aspirer sur la pipette de ma poche à eau, rien ne vient ! Quel con. J&#8217;ai passé plus de quarante minutes au ravito et je n&#8217;ai pas pensé un instant à faire le plein ! Pas terrible cette histoire d&#8217;autant qu&#8217;il fait nettement plus chaud en descendant dans la vallée, j&#8217;ai même dû tomber ma veste un moment plus tôt. Mon sauveur se présentera à moi sous l&#8217;apparence d&#8217;un campeur. Je l&#8217;ai pris au début pour un bénévole chargé d&#8217;un hypothétique pointage surprise. Faut dire que faire du camping avec toute sa petite famille par ce temps &#8230; Bon cela dit je ne vais pas m&#8217;en plaindre, c&#8217;était même une très bonne idée finalement. L&#8217;homme m&#8217;a fourni de l&#8217;eau et un morceau de Toblerone. Qu&#8217;il soit béni lui et sa famille pour ces présents jusqu&#8217;à la énième &#8230; aller, jusqu&#8217;à la génération qui lui conviendra le mieux, je ne vais pas être pingre. J&#8217;en vois qui esquisse un rictus au passage &#8230; Non, je vous arrête tout de suite, ce n&#8217;était pas un ravitaillement hors zone mais un simple déplacement du ravitaillement spectato solidaire qui devait se trouver initialement aux Lacs de Fenêtre. Un petit coucou à madame et aux enfants, encore un grand merci à monsieur et je poursuis mon chemin.</p>
<p>Après avoir rejoint le parcours officiel, la cavalcade effrénée s&#8217;est muée en une allure plus propice à l&#8217;ultrafond voir à encore plus long. Il y a quoi au-delà du delà ? Je me fais rattraper par un premier couple non identifié que je nommerai couple X puis talonné par le couple aux t-shirts oranges que je nommerai couple orange pour la facilité du discours et ne pas citer de nom. Monsieur V3, madame V2 tous deux excellents randonneurs et qui me semblent avoir une expérience longue comme un jour sans pain pour ce genre de balade. Ils ont fait la presque totalité du parcours en marchant d&#8217;un (très) bon pas, gérant au plus juste les ravitaillements et me font penser, avec tout le respect que je leur dois, à la tortue de la célèbre fable tandis que j&#8217;endosse malheureusement le costume du lièvre avec mes ravitaillements à rallonge et mes emballements d&#8217;allures incongrus dans certaines descentes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3641" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Descente sur Bourg St-Pierre depuis le Grand St-Bernard.</em></p>
<p>Je me laisse rattraper une première fois par mes poursuivants tout à fait volontairement. Je suis ce qu&#8217;on peut appeler un citadin avec un grand C mais je suis tout de même aller suffisamment à la campagne pour faire la différence entre une paisible vache et un taureau couillu. Il y a bien un truc qui pendouille là-dessous mais ça ne ressemble pas à des tétines ! Alors quand ce n&#8217;est pas une, mais tout un troupeau de ces charmantes bestioles noires comme un sombre présage, qui me font face sur le chemin, je remets au lendemain tout acte d&#8217;héroïsme. D&#8217;autant, que ces bestiaux trapus ont une paire de cornes que tous les cocus envieraient.<br />
J&#8217;abdique, je range mon amour propre dans mon sac et m&#8217;insère entre les deux coureurs du couple orange sous un prétexte fallacieux pour franchir cette passe difficile. De toute évidence, le taureau suisse est du genre paisible &#8230; mais je préfère qu&#8217;il embroche en premier un V3 expérimenté. Place au jeune que diable.</p>
<p>Après ce haut fait d&#8217;arme, je ne pouvais pas décemment quitter mes sauveurs immédiatement d&#8217;autant que se faire trainer est une pratique somme toute assez confortable. Je reprendrai les commandes plus tard après la retenue d&#8217;eau du Lac des Toules et je quitterai mes tortues oranges pour me laisser aller à un nouvel emballement dans la descente finale vers Bourg St-pierre.<br />
La nuit tombera bien avant que je n&#8217;atteigne le ravitaillement. La nuit, tous les chats sont gris mais il me semble bien avoir rattrapé le couple X, vous savez, le premier couple rencontré &#8230; Yes !</p>
<p><code>Ravitaillement de Bourg St-Pierre<br />
Heure d'arrivée : 22h52, Temps de course : 17:06:13, Temps de pause : 46', Classement : 171<br />
Barrière horaire : 2h00, Marge : 3h08</code></p>
<p>Il fait totalement nuit quand j&#8217;arrive au ravitaillement. Il y a quelques tables installées dehors sous des abris toilés, des personnes attablées se tournent vers moi et m&#8217;encouragent. Merci, cela fait chaud au cœur. Je suis rassuré, le ravitaillement est en fait installé à l&#8217;intérieur dans une salle. C&#8217;est vraiment appréciable de pouvoir se reposer au chaud. Enfin, voilà un ravitaillement suffisamment consistant pour me refaire une santé. Depuis le temps que je l&#8217;attendais mon plat de pâtes ! Dommage, il n&#8217;y avait plus de sauce, il ne fait pas bon être un traîne-savate. Bouillon, pâtes, coca et un thé bien chaud me remettront sur les cannes. Les bénévoles sont  très prévenants, cela compense assurément la sauce. J&#8217;ai étalé mes petites affaires pour tenter de les faire séchés. Mission impossible, il y a des limites même avec des vêtements techniques. Côté pieds, les trempettes forcées dans l&#8217;eau glacée ont eu le mérite de stopper l&#8217;échauffement que je commençais à ressentir sous les coussinets. Une bonne couche de Nok ne sera pas du luxe. Par contre, je vous laisse imaginer l&#8217;apparence de ma peau avec ce séjour prolongé à l&#8217;humidité ! Et puis avec l&#8217;état de mes chaussettes, l&#8217;expression « baigner dans son jus » prend tout son sens. Incommodé par sa propre odeur, tous à vos masques !</p>
<p>Les oranges sont arrivés à leur tour suivi encore plus tard par mon « déclic » anglais. Mon ancien compagnon de route est en piteux état côté physique mais il garde toute sa tête. Pour se refaire un corps tout neuf, il décide de se laisser aller à une sieste réparatrice, un bénévole veillera au grain, il s&#8217;agit de ne pas louper les heures limites des barrières horaires. Une petite tape sur l&#8217;épaule pour l&#8217;encourager et il est temps pour moi de quitter les lieux.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Bourg St-Pierre – Cabane de Mille</strong><br />
D+ : 1038 m, D- : 190 m, Dis. : 11,56 km<br />
D+ cumulé : 5610 m, D- cumulé : 4620 m, Dis. cumulée : 87,97 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut imaginer cette montée au col de Mille comme une succession de trois immenses arcs de cercle inclinés qu&#8217;il nous faut enchainer les uns après les autres. Au creux de chaque arc se niche un torrent qui gronde et résonne crescendo dans l&#8217;obscurité, au fur et à mesure de notre progression. Une fois  franchie la difficulté du mieux possible, c&#8217;est-à-dire en évitant de se ramasser dans l&#8217;eau noire peu avenante qui s&#8217;écoule entre les pierres des gués, on s&#8217;éloigne peu à peu et le son s&#8217;atténue pour devenir bientôt un murmure ouaté.</p>
<p>Je devine plus que je ne vois la masse sombre de la montagne qui me domine sur la droite. A gauche, très loin en contrebas dans la vallée, les lumières d&#8217;un village, peut-être celui de Liddes, me rappellent la présence de mes semblables. La plupart doivent être endormis maintenant tandis que je crapahute seul sur ces sentiers montagneux. Par moment, les lueurs d&#8217;une lampe frontale apparaissent furtivement au loin. Ce n&#8217;est guère réjouissant car elles semblent toujours bien hautes par rapport à ma position actuelle. Il n&#8217;y a pas de secrets, pour atteindre les 6900 m de dénivelé, il faut monter &#8230; et monter longuement.</p>
<p>Les deux loupiotes qui me pourchassent me travaillent beaucoup plus. Je soupçonne qu&#8217;elles appartiennent au couple orange et cela me dérange quelque peu. Amour propre oblige, je me suis affecté comme mission de rester en tête à tout prix. Je dis à tout prix mais dans les limites d&#8217;une saine concurrence sportive bien entendue. Je n&#8217;ai pas de pièges à loups sur moi de toute façon. J&#8217;ai beau y mettre toute ma meilleure volonté et une énergie raisonnable, je ne peux de toute façon pas faire plus, l&#8217;écart se réduit peu à peu comme une peau de chagrin. Bientôt, les frontales sont sur moi, leur halo m&#8217;éblouit avant que mes yeux s&#8217;habituent peu à peu à ce surcroit de lumière. Des visages marqués, rendus blafards par la lumière des LED apparaissent peu à peu. On échange quelques mots pour s&#8217;encourager et s&#8217;enquérir de la forme de chacun, un court intermède entre personnes partageant la même passion et puis chacun poursuit son chemin. Le couple X est à nouveau passé devant moi.</p>
<p>Nous sommes maintenant épargnés par l&#8217;orage mais ce n&#8217;est pas le cas pour tout le monde. Les éclairs jaillissent régulièrement plus à l&#8217;ouest, illuminant par instant les sommets montagneux. C&#8217;est féérique un orage quand on le voit de loin &#8230;</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_46"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_46" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=46" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>C&#8217;est bien la première fois que je souffre du manque de sommeil pendant la nuit. J&#8217;ai des coups de pompe matérialisés par des absences comme si je faisais une partie du chemin en dormant ou tout du moins en progressant alors que ma conscience sommeille. Et puis, mon esprit reprend subitement les commandes, je suis alors plus attentif au chemin et chaque passage marquant s&#8217;inscrit dans ma mémoire d&#8217;une façon indélébile.</p>
<p>Ce manque de vigilance m&#8217;a valu de rebrousser chemin pour vérifier ma route. Les marques de peinture matérialisant le chemin de grande randonnée était bien présents mais je ne voyais plus aucune trace de peinture verte et encore moins les piquets soutenant la rue balise réfléchissante. J&#8217;étais incapable de me rappeler si j&#8217;avais croisé les balises en question quelques instants plus tôt. Dans le doute, il valait mieux vérifier. Il n&#8217;était pas question de perdre de vue cette ligne de vie lumineuse, je n&#8217;avais pas envie de rallonger la sauce comme aux Coursières. Fausse alerte mais qui n&#8217;allait certainement pas arranger mes affaires avec mon challenge orange.</p>
<p>Pour éviter des divagations nuisibles à mon esprit (on ne progresse pas beaucoup en faisant des aller retour), j&#8217;ai essayé de faire des micro-siestes sur le bord du chemin. Je faisais coïncider celles-ci avec mes ravitaillements. Je me choisissais un rocher 3 étoiles, confortable et douillet, et je commençais par déguster lentement une barre de céréale ou un gel, puis la tête blottie entre les bras, je faisais le vide et relâchais au maximum ma musculature. Ce simple relâchement de quelques minutes était incroyablement efficace dès lors que je reprenais la route.</p>
<p>A l&#8217;occasion d&#8217;un mini dodo, je me suis fait rattraper par un coureur solitaire. J&#8217;ai fais le yoyo avec lui et deux autres coureurs que nous avons rattrapés par la suite. Toujours pas d&#8217;orange en vue. On aperçoit très tôt les lumières de la cabane de Mille. On croit pouvoir la toucher mais on s&#8217;en éloigne pour un dernier arc de cercle. C&#8217;est long. Ces lumières approchées sans être jamais atteintes, ça a quelque chose de cauchemardesque. Il ne faut surtout pas se focaliser dessus et vouloir les atteindre avec trop d&#8217;empressement. C&#8217;est le meilleur moyen pour se casser le moral. Mieux vaut prendre son mal en patience et profiter du calme et de la sérénité que l&#8217;on ne manque pas de ressentir lors de ce long cheminement nocturne.</p>
<p>Je mets pieds sur une crête balayée par les vents, quelques drapeaux plantés là à la gloire des sponsors de la course claquent et vrombissent dans la nuit, la rue balise tendue à rompre par les éléments forme un couloir qui guide mes pas vers les lumières toutes proches de la cabane de Mille, seule trace attestant de la présence de l&#8217;homme dans ce paysage désolé.</p>
<p><code>Ravitaillement de la Cabane de Mille<br />
Heure d'arrivée : 02h25, Temps de course : 21:25:35, Temps de pause : 16', Classement : 157</code></p>
<p>Encore une centaine de mètres et j&#8217;arrive au ravitaillement. Il est à l&#8217;extérieur cette fois mais abrité efficacement du vent sous une toile de tente à proximité du refuge. L&#8217;accueil est chaleureux. Il y a là deux bénévoles ainsi que trois personnes dont je n&#8217;ai pas trop compris la présence. Spectateurs, randonneurs noctambules hébergés au refuge ? Je suis assis sur un banc en train de siroter un bouillon à moins que ce ne soit un thé, mes souvenirs s&#8217;effilochent déjà ! Comme à chaque ravitaillement, je ne manque pas de soulager mes pieds avec une bonne dose de Nok.<br />
Mes compagnons yoyo sont arrivés peu à peu puis c&#8217;est le tour du couple orange. Argh, il est temps de partir &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Cabane de Mille – Lourtier</strong><br />
D+ : 78 m, D- : 1484 m, Dis. : 10,88 km<br />
D+ cumulé : 5688 m, D- cumulé : 6104 m, Dis. Cumulée : 98,85 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut repartir en sens inverse, ce qui explique certainement la profusion de rue balise à cet endroit, avant de basculer sur la gauche pour attaquer la longue descente sur Lourtier. Quand même près de 1500 m de dénivelé négatif que les cuisses et les genoux vont devoir encaisser sans broncher. Négatif, tu m&#8217;étonnes qu&#8217;elle va être négative la descente pour mes pauvres guiboles !</p>
<p>Je n&#8217;ai pas énormément de souvenirs de cette descente sur Lourtier. Je me rappelle l&#8217;avoir effectuée en partie avec mes yoyos habituels. La pente atteignait parfois un fort pourcentage notamment dans la forêt de la Perche. En me laissant aller pour prendre un peu de vitesse, j&#8217;ai glissé plusieurs fois, me rattrapant in extremis, la douleur m&#8217;arrachant quelques jurons de circonstances mais avec un minimum de discrétion. Je m&#8217;en serais voulu de choquer quelques oreilles suisses.</p>
<p>Du haut des alpages, le regard embrasse une bonne partie de la vallée. Il y a beaucoup de lumières réparties en paquets plus ou moins lumineux. A chacun de ces groupes correspondent des villages. Lequel est Lourtier ?</p>
<p>J&#8217;ai repéré le ravitaillement grâce à une de ses immenses boules lumineuses qui servent aussi bien à éclairer un large emplacement qu&#8217;à faire de la pub pour telle ou telle marque. Les maisons alentours grossissent peu à peu au fur et à mesure de ma progression. Une lente progression en alternant marche et course, peut-être plus marche que course d&#8217;ailleurs. Le couple orange me talonne à nouveau à quelques encablures. Le jour se lève, j&#8217;arrive à Lourtier à temps pour l&#8217;heure du café.</p>
<p><code>Ravitaillement de Lourtier<br />
Heure de départ : 6h00, Temps de course : 25:00:03, Temps de pause : 23', Classement : 143<br />
Barrière horaire : 9h00, Marge : 3h00</code></p>
<p>La nuit a dû être longue pour les bénévoles, ils me semblent bien fatigués, quelque peu avachis sur leurs chaises derrière la table du ravitaillement. Je me fais servir un café et prends une petite réserve de gâteaux avant d&#8217;aller m&#8217;asseoir sur les bancs disponibles. Une nouvelle journée débute, un bénévole démonte la lampe que j&#8217;ai repérée dans la pénombre quelque temps auparavant. Le couple orange est arrivé et se restaure à proximité. Déjà une bonne demi-heure de retard sur mes prévisions les plus optimistes et je suis loin du compte si j&#8217;en crois les commentaires décrivant la montée à La Chaux, dernière difficulté au menu. Un truc similaire dans l&#8217;esprit à la montée de la Flégère à l&#8217;UTMB. Cela promet quelques moments délicats à passer. Il ne fait pas bon être cuit à Lourtier.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Lourtier – La Chaux</strong><br />
D+ : 1146 m, D- : 20 m, Dis. : 4,88 km<br />
D+ cumulé : 6834 m, D- cumulé : 6124 m, Dis. Cumulée : 103,73 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le couple orange quitte les lieux avant moi. On ne peut décidément pas se la jouer cool et piquer un p&#8217;tit roupillon tranquille. Je suis en train de me faire bouffer tout cru par mon couple de tortues !</p>
<p>Je quitte à mon tour le ravitaillement bien décidé à ne pas finir en salade. La grimpette ne fait pas dans la dentelle, on tire tout droit dans la pente histoire de se rapprocher au plus vite du mur qui va nous occuper ce début de matinée.</p>
<p>Le mur en question est un régal pour un coureur en pleine possession de ses moyens. Imaginer une monotrace étroite formant d&#8217;innombrables petits lacets dans une pente de folie abritée des ardeurs du soleil par les frondaisons. Bertone ! Oui c&#8217;est cela, je me revois dans cette terrible montée au refuge Bertone l&#8217;année dernière. Une orgie de lacets, un cagnard sans pitié, les similitudes sautent aux yeux. A une différence près, il n&#8217;y a pas de refuge à la clé pour clore ce long calvaire musculaire. Ca ne se termine jamais, on espère par moment tirer à gauche, contourner la difficulté par un cheminement en balcon mais non à chaque fois le chemin repart à l&#8217;assaut de la pente et s&#8217;élève à nouveau rapidement.</p>
<p>J&#8217;espérais pouvoir terminer la course avec ma polaire. Aussi fine soit-elle, je ne pourrai de toute évidence pas la supporter encore bien longtemps. La chaleur se fait de plus en plus présente et est grandement  renforcée par l&#8217;intensité de l&#8217;effort dans la pente. Je dois me résoudre à renfiler mon t-shirt toujours aussi trempé depuis l&#8217;orage de la veille. J&#8217;aurais dû le faire sécher pendant la nuit accroché à mon sac mais la place était déjà prise par ma veste de pluie et je m&#8217;imaginais arriver à Verbier aux premières lueurs &#8230; Ouaf ouaf ! L&#8217;effet est on ne peut plus rafraichissant voir réfrigérant !</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Le couple orange a fait une pause pour se ravitailler. C&#8217;est bien la première défaillance que je constate chez eux depuis que nos routes se croisent. La salade reprend les commandes. Je ne peux décemment plus me comparer à un lièvre tant je semble scotché au terrain. Et puis mon genou droit me fait un peu souffrir. Pas énormément c&#8217;est vrai mais j&#8217;appréhende de le solliciter autant que la pente le nécessiterait. Pour l&#8217;économiser, j&#8217;ai tendance à utiliser surtout la jambe gauche.</p>
<p>La dernière partie dans les alpages est un régal, on découvre avant même d&#8217;avoir franchi la lisière de la forêt que les réjouissances sont loin d&#8217;être terminées. Le mur se poursuit encore et encore, plus ou moins velu mais tout aussi impressionnant quand je vois au loin, bien plus haut, les silhouettes minuscules des quelques  coureurs qui me précèdent.</p>
<p>Après avoir avalé une ultime bosse, la pente s&#8217;adoucit et le chemin ménage enfin nos organismes fatigués. La sonnerie du téléphone retentit. L&#8217;ami Biscotte est arrivé. Après avoir repris du poil de la bête, le remords l&#8217;a envahi et il s&#8217;enquiert enfin de l&#8217;état de son compagnon à deux pattes abandonné sur le bord de la route. Ce n&#8217;est pas encore aujourd&#8217;hui que l&#8217;on franchira bras dessus bras dessous la ligne d&#8217;arrivée d&#8217;un ultra. Pfft &#8230;</p>
<p><code>Ravit
