Arthurbaldur

Le songe d’une nuit d’hiver
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Archive for the ‘Raid Nocturne’

La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : le retour

janvier 07, 2010 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Raid Nocturne

La Lyon-SaintéLyon 2009

Episode 2 : C’est quand même plus court en navette …

Je reprends mon récit interrompu à la fin de l’épisode 1. Nous en avons terminé, Biscotte et moi, avec la phase aller de la LyonSaintéLyon. Nous avons franchis, il y a quelques instants seulement, l’arche de départ (enfin d’arrivée), nous sommes à mi course à Saint-Etienne après avoir parcouru 70km et 1700m de D+. Le moral est excellent et la forme semble bonne …

Episode 1 : Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour économiser le prix des navettes …

Saint-Etienne – la mi course :

Nous avions convenu de retrouver la Taz force immédiatement sur le parking mais je suis totalement euphorique, dopé aux endorphines jusqu’aux oreilles, j’ai envie de partager avec tous mes semblables cette émotion qui m’étreint. Je passe même un petit coup de fil à Michel pour lui dire que nous sommes arrivés, oubliant l’espace d’un instant qu’il devait être fort occupé actuellement. Quelques coureurs nous dévisagent ou se retournent à notre passage en nous voyant passer dans nos tenues toutes crôtées mais il faut bien avouer que nous passons globalement inaperçus. Malgré ses quelques protestations, j’entraine Biscotte à ma suite dans le Hall d’Exposition à la recherche de quelques têtes connues. Impossible de repérer qui que ce soit. L’euphorie redescend vite de quelques échelons pour retomber à un niveau plus classique. Je me range à l’avis de Biscotte. Allons donc nous remplir l’estomac et nous changer, nous reviendrons ensuite d’autant que nous n’avons même pas à retirer nos dossards, la Taz Force s’en est chargé. C’est vraiment cool d’avoir une assistance aux petits oignons avec nous.


Arthurbaldur, Biscotte et Line. L’a des p’tits yeux fatigués Arthur !

Nous retrouvons la Taz Mobile un peu à l’écart au fin fond du parking. Miaou et Olivier ont rejoint la Taz Force avant notre arrivée. Lamiricoré et DenisB passeront également nous dire bonjour un peu plus tard et auront la gentillesse de nous récupérer nos étiquettes pour la dépose des sacs. Si c’est pas une équipe de choc ça !

Ces quelques moments de convivialité passés dans le camping-car entre personnes de bonne compagnie et les quelques pâtes de maitre Tazounet finissent par me requinquer. Je me suis changé de la tête au pied et c’est un homme presque neuf qui refait surface petit à petit dans le cocon de la Taz mobile.

L’heure tourne, il est grand temps de se diriger vers le hall d’exposition, les sacs coureurs doivent être déposés avant 23h en principe. Et puis j’ai envie de me fondre un moment dans cette foule, coureur parmi les coureurs. J’aime cette ambiance particulière, ce mélange des genres, quiétude pour les uns, effervescence pour les autres, certains sont concentrés sur leur course, peut-être un peu anxieux, à moins qu’ils ne se reposent tout simplement, tandis que d’autres conversent sur l’air du temps, la boue, le chaud, le froid et le dernier exploit d’Arthur. Comment ça, non ? :shock:
Et puis l’atmosphère devient de plus en plus électrique au fur et à mesure que le temps s’écoule. A l’approche du départ, il règne même alors une certaine fébrilité. Mais une fébrilité de coureur de fond toute en retenue comme pour mieux préserver cette énergie qui sera si précieuse dans les quelques heures à venir.

Je descends les quelques marches du camping-car et me retrouve dans la fraîcheur et l’humidité de la nuit stéphanoise. Il bruine encore un peu mais ce n’est pas bien méchant. J’ai une petite poussée d’adrénaline en traversant le parking du hall d’exposition. Je ne ressens pas la fatigue, les jambes vont bien. Pas de douleurs musculaires, ni articulaires, je me vois presque déjà égaler mon chrono de l’année dernière ou tout du moins celui de ma première participation en 2006. A euphorie quant tu nous tiens !

Je me faufile dans le car correspondant à mon numéro de dossard. C’est un empilement indescriptible de sacs entassés sur les sièges de part et d’autre de l’allée centrale jusqu’à former une muraille qui masque la totalité des vitres du car. Cet édifice plus ou moins branlant menace même de s’écrouler par endroit. Je ferai d’ailleurs l’effort de courber mon auguste personne pour ramasser deux sacs mis à mal par de multiples pieds après leur chute malencontreuse au milieu du passage. A la décharge des pieds fautifs, la luminosité ne permettait pas de distinguer pleinement les pièges disposés ça et là encore qu’il suffisait d’allumer sa loupiote pour s’apercevoir du désastre.
Pour plus de sécurité, je décide comme par le passé de placer mon sac à l’arrière du car. Au moins, il évite le plus gros du passage entre la porte avant et celle centrale du car.

Bon. Une bonne chose de faite ! DenisB et Lamiricoré ont déjà déposé leur sac. Reste à attendre le reste de la troupe. Biscotte et Line doivent être coincés quelque part dans leur car respectif. Il semble que ce soit également le cas pour Jeanmik. Je ne l’aurai pas vu longtemps l’ami Jeanmik. Un petit bonjour et il s’est empressé de rejoindre le sas de départ. Il a raison, un départ en queue de peloton est un facteur plutôt limitant pour qui veut titiller le chrono.

Voilà, toute la petite troupe est là. Nous allons enfin pouvoir rentrer dans le hall ! C’est que j’ai du monde à voir et puis il faut que nous allions dire un petit coucou au micro, il paraît qu’Eric Garcia, le speaker de la SaintéLyon, nous a appelé tout à l’heure alors que nous dégustions nos pâtes.

Biscotte semble être en forme. Line et Miaou. Miaou doit regretter un peu son dossard. Aller, il y en aura plein d’autres.

Histoire de ne pas frustrer définitivement le bon millier de fans encore présents (beaucoup de coureurs ont d’ores et déjà rejoint le sas de départ), nous nous empressons d’aller déverser quelques banalités très à propos dans le micro. Je laisse Biscotte épuiser son stock de salive avant de prendre la parole à mon tour. Je comptais en profiter pour remercier publiquement les organisateurs pour cette belle épreuve mais le speaker est accroché à son micro comme un jeune enfant à sa mère et après un chassé croisé rapide de questions-réponses, je renonce à lui arracher son outil de travail. Je ne suis pas de taille à lutter. Et puis, cela m’arrange, je suis d’un naturel réservé.

Pour la peine je me rattrape maintenant : Merci. Merci à toute l’équipe organisatrice pour cette belle épreuve préparée chaque année avec brio. Je ne m’en lasse pas.

Un petit groupe de kikous est là juste à côté. Je ne reconnais personne … Ah si, Martine Volay est dans le groupe. « Hello Martine. » Badgone est déjà parti se positionner dans le sas de départ. Martine, elle, peut profiter un peu plus de la chaleur du hall. C’est l’avantage d’être rapide et d’avoir accès au sas « vip ». J’en profite pour dire un p’tit bonjour aux autres kikous.

C’est convivial une SaintéLyon, il y a toujours de multiples occasions de serrer des mains, de distribuer et de recevoir quelques bises puis de papoter. J’aurai encore réussi à tomber sur Iade38 par le plus grand des hasards. Etonnant, n’est-ce pas l’ami ? Et puis j’aurai également découvert « chéri », le chéri de Mamanpat, accompagné de madame bien entendu et des Brut de Fleurs. Il semble que ce soit la première et la dernière pour monsieur. Pas étonnant Pat ! Franchement, tu le maraves, tu le fumes grave et tu voudrais que la SaintéLyon lui laisse un souvenir impérissable ? Bon, j’espère qu’il changera d’avis en 2010 et qu’il tentera de prendre sa revanche. Quant à toi, Pat, je ne désespère pas de te faire gouter à l’aller-retour, c’est fou ce que l’on peut vite y prendre goût !
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La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : l’aller

décembre 30, 2009 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Raid Nocturne

La Lyon-SaintéLyon 2009

Episode 1 : Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour économiser le prix des navettes …

Il y a des évènements marquants dans une vie de coureur à pied, comme autant de repères jetés dans le temps. Première compétition, premier marathon, premier ultra, autant d’étapes qui ont jalonné une lente métamorphose. Celle de mon passage de l’état de sédentaire tabagique sclérosé par mon travail de bureau à celui de sportif assidu, au sommet de sa forme. Tout moi quoi. :mrgreen: :lol:

Episode 2 : C’est quand même plus court en navette …

La SaintéLyon conservera toujours une place importante dans mon cœur, la saveur toute particulière d’une première fois. Courir pendant toute une nuit, braver les éléments, le froid, la boue, seul face à soi-même et malgré tout en communion avec des milliers d’autres coureurs. Toute cette énergie commune focalisée sur un seul but, un même objectif : rejoindre cette arrivée si lointaine, là-bas à Lyon. Un long passage de la nuit à la lumière pour entrouvrir la porte de l’ultra et découvrir de nouvelles perspectives, de nouvelles courses. Un monde s’ouvre à vous. La SaintéLyon, c’est un rite initiatique, un mythe.

Mais la SaintéLyon cache en son sein une épreuve d’une toute autre dimension : la LyonSaintéLyon. C’est en attendant le départ dans le Hall d’exposition de Saint-Etienne lors de l’édition 2006 de la SaintéLyon que j’ai entendu parlé pour la première fois de la LyonSaintéLyon. J’étais stupéfait. Des coureurs se rendaient chaque année au départ à pied depuis Lyon, doublant ainsi la distance et le dénivelé d’une épreuve dépassant déjà allégrement le marathon. « Ce sont des UFO ». Des UFO peut-être, des ultra fous furieux, c’est sûr !

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, j’ai usé les semelles de quelques paires de chaussures, épinglé quelques dossards sur mes t-shirts avec des bonheurs divers certes, c’est ce qui est dit dans le roadbook de la SaintéLyon, mais en accumulant peu à peu une expérience qui me permet d’appréhender sans trop de difficultés des trails longs comme les Templiers ou la SaintéLyon.


L’est content Arthur … il va retrouver ses Monts du Lyonnais !

Biscotte m’a annoncé qu’il projetait de rallonger un peu le parcours classique avant même que nous partions à Chamonix pour notre participation commune à l’UTMB. Je me demande encore aujourd’hui pourquoi cette idée ne m’a jamais effleuré l’esprit alors qu’elle aurait dû s’imposer à moi comme une évidence. Peut-être parce que c’est un périple à faire en groupe et que je n’avais jamais imaginé qu’un de mes compères soit aussi addict sinon plus que moi à la doyenne de l’ultra pour avoir une telle envie. « Tiens, je ferais bien l’aller-retour en décembre ». Il va sans dire que cette petite phrase, lâchée l’air de rien au téléphone par un Biscotte faussement innocent, n’allait pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Une fois dans la tête, impossible de lâcher l’affaire. Le poisson était ferré, bien ferré. Quoi qu’il arrive, cette fin d’année 2009 serait consacrée à la LyonSaintéLyon.

La LyonSaintéLyon, une idée toute simple mais géniale consistant à faire le trajet Lyon Saint-Etienne en Off pour ce rendre sur le lieu de départ de la course avant de prendre part à la course officielle pour le retour en se fondant aux milliers de coureurs participants.
138 km et 3000 m de dénivelé positif. Un beau morceau pour finir l’année. L’occasion de repousser un peu plus loin mes limites et de me rassurer pour mes futurs objectifs estivaux. En terminant prématurément la Montagn’Hard et l’UTMB cet été, je me suis découvert des faiblesses mentales et physiques qu’il me faut absolument corriger et dépasser pour progresser. Je manque un peu de bouteille probablement mais ça va venir. La LyonSaintéLyon sera idéale pour faire travailler mes neurones sur une distance intermédiaire entre la CCC et l’UTMB.


L’heure du départ approche. Seigneur Arthur et Sieur Biscotte sont dans un bateau … Doutent de rien les deux pinpins.

Pendant toute ma préparation, j’ai ressenti avec plaisir cette envie teintée d’une légère inquiétude. L’envie de me retrouver sur la ligne de départ avec mon compère, d’être enfin dans le feu de l’action et cette petite inquiétude diffuse face à une distance que je n’avais jamais parcouru. Les conditions peuvent être très difficiles à cette période de l’année et l’alternance des sentiers et du bitume sollicite énormément les jambes, dans quel état allais-je prendre le départ de la course officielle à minuit ?

Les quelques récits des coureurs ayant déjà pratiqué ce périple n’étaient pas forcément des plus rassurants. Je me rappelle cette phrase de Michel (non pas toi Michel, l’autre, celui de Chamonix) : « Bien qu’on soit allé doucement, les 65 km de l’aller sont bien là ! Je me retrouve d’emblée dans les conditions de mes plus longues courses (Fort’iche, UTMB, Nove Colli). ». Hé bien, ça risquait d’être coton cette histoire … J’avais intérêt à faire bosser les guiboles !
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La SaintéLyon, le 7 décembre 2008

décembre 14, 2008 By: Arthurbaldur Category: Compétitions, Course à pied, Raid Nocturne

Heureusement, il y a le bronze !

Enfin ! J’ai fini par l’obtenir cette fameuse SaintéLyon de bronze … J’ai bien cru qu’elle allait encore me filer entre les pattes la miss désirée. Je peux vous garantir que le cerveau du bonhomme a été mobilisé plus qu’il ne faut pour tenter de résoudre ce qui s’apparente aux classiques problèmes de math de nos chers bambins … Combien de temps faut-il au coureur pour rejoindre l’arrivée à une distance de 20km sachant qu’il est en mode larve ? J’ai le droit à une petite pause pipi ? Est-ce que je n’ai pas relancé un peu tard au sommet de cette bosse ? Dites monsieur le cerveau, j’ai le droit de marcher un petit peu ? Rien qu’un instant ! Non ? Bon, ben on continue alors … Le calcul mental, c’est terrible pour les neurones quand on patauge dans la boue.

Et le chrono, qu’est-ce qu’il dit le chrono ?

Je l’ai amélioré de 24 minutes cette année. C’est un peu moins que les 32 minutes de gain de l’année dernière mais tout de même suffisamment significatif pour satisfaire mon égo de compétiteur. J’espère bien d’ailleurs ne pas en rester là. Une progression par « petite touche » chaque année, il n’y a rien de mieux pour la satisfaction du coureur. Un vrai petit Sergeï Bubka du trail running … Ah, quand je pense à ces petits jeunes qui font des performances démentes dès leur première participation … Forcément, c’est tout de suite plus difficile pour la seconde, on hésite, j’y vais, j’y vais pas, on fait la fine bouche pour se justifier, trop de bitume, trop de monde, trop nuit … Non, non la véritable qualité du vétéran, c’est une progression paisible, la force tranquille quoi (argh … déjà utilisé). Allez, pour l’édition 2009, je compte bien raccourcir encore la balade d’une vingtaine de minutes. Il ne faut pas être trop gourmand, l’argent ce sera pour plus tard ; 2010 par exemple. D’ailleurs je travaille dès à présent le renforcement de mes chevilles … Elles gonflent, elles gonflent … Bon j’arrête là le délire : certains pourraient me prendre au sérieux. Et puis il faut malheureusement relativiser ce gain, la course a été raccourcie de deux bons kilomètres (voir trois) par rapport à l’édition 2007 … Bref autant dire que je n’ai pas dû améliorer bien grand chose. :?
J’estime que le gain est de l’ordre de 15 minutes maximum en me basant sur le temps intermédiaire de Soucieu en Jarrez.

Classement ? Vous avez dit classement ?

Il est loin d’être brillant.1334ième au classement général pour 900 annoncé, je suis loin d’avoir atteint l’objectif espéré … Qu’est-ce qu’ils ont tous eu à vouloir me doubler comme ça ! Même mes compères du jour (la majorité en tout cas) se sont fait un malin plaisir à corser l’objectif en finissant allègrement devant moi. Bon à ma décharge, il y a quand même eu 485 finishers de plus que l’année dernière avec un nombre record de 3237 coureurs ayant franchi l’arche d’arrivée et j’ai quand même eu le plaisir de finir dans la première moitié du peloton. Pas si mal, mais j’aurai aimé pouvoir pourrir au sprint l’ami Oslo. Que voulez-vous, on y prend goût. Il m’a privé de mon petit plaisir ce garnement. Yan42 a été plus compréhensible sur ce coup là. T’es un vrai frère Yan … ;-)

Et la course dans tout ça ?

Je l’apprécie toujours autant. J’aime le tracé lumineux des frontales dans la nuit. J’aime quitter progressivement la ville et découvrir peu à peu l’église de Sorbier sur les premières hauteurs du parcours. J’aime cet instant où l’on abandonne pour la première fois le bitume et son éclairage urbain, ce moment magique lorsque toutes les frontales s’allument enfin. J’aime défier la boue omniprésente, les flaques qui apparaissent subitement sous mes pas, les ornières et autres difficultés du terrain. J’aime cette transition entre le silence de la nuit et l’effervescence des relais, ce passage du noir à la lumière qui parvient à mettre en valeur un simple et banal terrain de foot. J’aime apercevoir les lumières de ma ville au loin, la rejoindre au petit matin. J’aime être immergé dans le flot des coureurs, un moment solitaire dans ma bulle, puis partageant un regard, quelques mots, perdant un compère, en retrouvant un autre mais toujours avec ce sentiment de communion dans l’effort. J’aime voir passer les relais, cette course dans la course, je me décale sur la droite, je regarde le dossard au numéro rouge s’éloigner rapidement, je suis au spectacle.
Ce n’est pas un vrai trail, ni une course sur route, le terrain n’est pas technique, le dénivelé bien faible, les paysages n’ont rien de fabuleux et de toute façon on ne les voit pas mais je l’aime et je sais l’apprécier car j’accepte ce qui fait sa spécificité. C’est ma course de village. Celle à laquelle on participe d’année en année. C’est la doyenne de l’ultra, c’est la SaintéLyon. :-P

Mais le meilleur dans tout cela, c’est l’humain !

La SaintéLyon c’est aussi/surtout cela. L’occasion de rencontrer ses semblables. La course s’y prête à merveille. Il y a d’abord cette longue attente d’avant course dans le Hall d’Exposition de Saint-Etienne, lentement rythmée par les différentes phases qui nous mènent progressivement au départ. Retrait des dossards, dernier repas, séance d’habillage, dépose des sacs coureurs, séance photo autant d’occasion de papoter dans la bonne humeur. Et puis, beaucoup plus tard, c’est l’arrivée, chacun d’entre nous en termine avec son périple et on se regroupe peu à peu. C’est le moment d’échanger nos impressions, de refaire sa course. Nous sommes plus ou moins satisfaits de notre résultat mais nous sommes allés au bout du défis, on a relié Saint-Etienne et Lyon dans la nuit en plein mois de décembre, parcouru près de 67km, on est finisher.
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