La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : le retour

Episode 2 : C’est quand même plus court en navette …
Je reprends mon récit interrompu à la fin de l’épisode 1. Nous en avons terminé, Biscotte et moi, avec la phase aller de la LyonSaintéLyon. Nous avons franchis, il y a quelques instants seulement, l’arche de départ (enfin d’arrivée), nous sommes à mi course à Saint-Etienne après avoir parcouru 70km et 1700m de D+. Le moral est excellent et la forme semble bonne …
Episode 1 : Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour économiser le prix des navettes …
Saint-Etienne – la mi course :
Nous avions convenu de retrouver la Taz force immédiatement sur le parking mais je suis totalement euphorique, dopé aux endorphines jusqu’aux oreilles, j’ai envie de partager avec tous mes semblables cette émotion qui m’étreint. Je passe même un petit coup de fil à Michel pour lui dire que nous sommes arrivés, oubliant l’espace d’un instant qu’il devait être fort occupé actuellement. Quelques coureurs nous dévisagent ou se retournent à notre passage en nous voyant passer dans nos tenues toutes crôtées mais il faut bien avouer que nous passons globalement inaperçus. Malgré ses quelques protestations, j’entraine Biscotte à ma suite dans le Hall d’Exposition à la recherche de quelques têtes connues. Impossible de repérer qui que ce soit. L’euphorie redescend vite de quelques échelons pour retomber à un niveau plus classique. Je me range à l’avis de Biscotte. Allons donc nous remplir l’estomac et nous changer, nous reviendrons ensuite d’autant que nous n’avons même pas à retirer nos dossards, la Taz Force s’en est chargé. C’est vraiment cool d’avoir une assistance aux petits oignons avec nous.

Arthurbaldur, Biscotte et Line. L’a des p’tits yeux fatigués Arthur !
Nous retrouvons la Taz Mobile un peu à l’écart au fin fond du parking. Miaou et Olivier ont rejoint la Taz Force avant notre arrivée. Lamiricoré et DenisB passeront également nous dire bonjour un peu plus tard et auront la gentillesse de nous récupérer nos étiquettes pour la dépose des sacs. Si c’est pas une équipe de choc ça !
Ces quelques moments de convivialité passés dans le camping-car entre personnes de bonne compagnie et les quelques pâtes de maitre Tazounet finissent par me requinquer. Je me suis changé de la tête au pied et c’est un homme presque neuf qui refait surface petit à petit dans le cocon de la Taz mobile.
L’heure tourne, il est grand temps de se diriger vers le hall d’exposition, les sacs coureurs doivent être déposés avant 23h en principe. Et puis j’ai envie de me fondre un moment dans cette foule, coureur parmi les coureurs. J’aime cette ambiance particulière, ce mélange des genres, quiétude pour les uns, effervescence pour les autres, certains sont concentrés sur leur course, peut-être un peu anxieux, à moins qu’ils ne se reposent tout simplement, tandis que d’autres conversent sur l’air du temps, la boue, le chaud, le froid et le dernier exploit d’Arthur. Comment ça, non ? ![]()
Et puis l’atmosphère devient de plus en plus électrique au fur et à mesure que le temps s’écoule. A l’approche du départ, il règne même alors une certaine fébrilité. Mais une fébrilité de coureur de fond toute en retenue comme pour mieux préserver cette énergie qui sera si précieuse dans les quelques heures à venir.
Je descends les quelques marches du camping-car et me retrouve dans la fraîcheur et l’humidité de la nuit stéphanoise. Il bruine encore un peu mais ce n’est pas bien méchant. J’ai une petite poussée d’adrénaline en traversant le parking du hall d’exposition. Je ne ressens pas la fatigue, les jambes vont bien. Pas de douleurs musculaires, ni articulaires, je me vois presque déjà égaler mon chrono de l’année dernière ou tout du moins celui de ma première participation en 2006. A euphorie quant tu nous tiens !
Je me faufile dans le car correspondant à mon numéro de dossard. C’est un empilement indescriptible de sacs entassés sur les sièges de part et d’autre de l’allée centrale jusqu’à former une muraille qui masque la totalité des vitres du car. Cet édifice plus ou moins branlant menace même de s’écrouler par endroit. Je ferai d’ailleurs l’effort de courber mon auguste personne pour ramasser deux sacs mis à mal par de multiples pieds après leur chute malencontreuse au milieu du passage. A la décharge des pieds fautifs, la luminosité ne permettait pas de distinguer pleinement les pièges disposés ça et là encore qu’il suffisait d’allumer sa loupiote pour s’apercevoir du désastre.
Pour plus de sécurité, je décide comme par le passé de placer mon sac à l’arrière du car. Au moins, il évite le plus gros du passage entre la porte avant et celle centrale du car.
Bon. Une bonne chose de faite ! DenisB et Lamiricoré ont déjà déposé leur sac. Reste à attendre le reste de la troupe. Biscotte et Line doivent être coincés quelque part dans leur car respectif. Il semble que ce soit également le cas pour Jeanmik. Je ne l’aurai pas vu longtemps l’ami Jeanmik. Un petit bonjour et il s’est empressé de rejoindre le sas de départ. Il a raison, un départ en queue de peloton est un facteur plutôt limitant pour qui veut titiller le chrono.
Voilà, toute la petite troupe est là. Nous allons enfin pouvoir rentrer dans le hall ! C’est que j’ai du monde à voir et puis il faut que nous allions dire un petit coucou au micro, il paraît qu’Eric Garcia, le speaker de la SaintéLyon, nous a appelé tout à l’heure alors que nous dégustions nos pâtes.
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| Biscotte semble être en forme. | Line et Miaou. Miaou doit regretter un peu son dossard. Aller, il y en aura plein d’autres. |
Histoire de ne pas frustrer définitivement le bon millier de fans encore présents (beaucoup de coureurs ont d’ores et déjà rejoint le sas de départ), nous nous empressons d’aller déverser quelques banalités très à propos dans le micro. Je laisse Biscotte épuiser son stock de salive avant de prendre la parole à mon tour. Je comptais en profiter pour remercier publiquement les organisateurs pour cette belle épreuve mais le speaker est accroché à son micro comme un jeune enfant à sa mère et après un chassé croisé rapide de questions-réponses, je renonce à lui arracher son outil de travail. Je ne suis pas de taille à lutter. Et puis, cela m’arrange, je suis d’un naturel réservé.
Pour la peine je me rattrape maintenant : Merci. Merci à toute l’équipe organisatrice pour cette belle épreuve préparée chaque année avec brio. Je ne m’en lasse pas.
Un petit groupe de kikous est là juste à côté. Je ne reconnais personne … Ah si, Martine Volay est dans le groupe. « Hello Martine. » Badgone est déjà parti se positionner dans le sas de départ. Martine, elle, peut profiter un peu plus de la chaleur du hall. C’est l’avantage d’être rapide et d’avoir accès au sas « vip ». J’en profite pour dire un p’tit bonjour aux autres kikous.
C’est convivial une SaintéLyon, il y a toujours de multiples occasions de serrer des mains, de distribuer et de recevoir quelques bises puis de papoter. J’aurai encore réussi à tomber sur Iade38 par le plus grand des hasards. Etonnant, n’est-ce pas l’ami ? Et puis j’aurai également découvert « chéri », le chéri de Mamanpat, accompagné de madame bien entendu et des Brut de Fleurs. Il semble que ce soit la première et la dernière pour monsieur. Pas étonnant Pat ! Franchement, tu le maraves, tu le fumes grave et tu voudrais que la SaintéLyon lui laisse un souvenir impérissable ? Bon, j’espère qu’il changera d’avis en 2010 et qu’il tentera de prendre sa revanche. Quant à toi, Pat, je ne désespère pas de te faire gouter à l’aller-retour, c’est fou ce que l’on peut vite y prendre goût !
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Je suis né en 1965 … vétéran déjà, marié, 3 filles. Mari et papa comblé ! Voilà ça c’est pour l’état civil. 




