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	<title>Arthurbaldur &#187; Trail</title>
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	<description>Le songe d'une nuit d'hiver</description>
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		<title>Le Nivolet Revard, le 2 mai 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 08:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Nivolet Revard]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah ! La gadoue, la gadoue, la gadoue &#8230; Au programme du weekend, c&#8217;est thalasso. Cette année Voglans prend des allures de station thermale. C&#8217;est boue à tous les étages et les premiers ne seront pas les mieux servis pour une fois. « Ah ! la gadoue, la gadoue, la gadoue … » Pas grave, je préfère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3095" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-nivolet-revard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Ah ! La gadoue, la gadoue, la gadoue &#8230;</h3>
<p>Au programme du weekend, c&#8217;est thalasso. Cette année Voglans prend des allures de station thermale. C&#8217;est boue à tous les étages et les premiers ne seront pas les mieux servis pour une fois. « Ah ! la gadoue, la gadoue, la gadoue … » Pas grave, je préfère abattre ma carte climat humide pendant le Nivolet Revard et garder précieusement dans mon jeu quelques atouts « soleil » pour ma balade estivale à Verbier.</p>
<p>Le Nivolet Revard se déroule chaque année depuis 2003 dans le Parc Naturel des Bauges. C&#8217;est une course d&#8217;environ 49 kilomètres et 2600 m de dénivelé positif avec un profil plutôt montagnard. En gros, une bonne grimpette, du plat sur le plateau de la Feclaz (plat c&#8217;est un bien grand mot) et une descente d&#8217;enfer pour retourner à la case départ. Ce sera ma deuxième participation cette année et ce ne sera certainement pas la dernière. Elle me plait cette course. Mes guiboles apprécient également bien l&#8217;exercice.  Je m&#8217;excuse par avance. Je n&#8217;ai pas fait beaucoup de photos, mon portable n&#8217;aime pas beaucoup l&#8217;eau.</p>
<p>Le récit de ma participation en 2009 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/">Le Nivolet Revard, le 3 mai 2009 </a></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3360" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><em>La boue ? La pluie ? Même pas peur &#8230;</em></p>
<p>L&#8217;ami Tazounet m&#8217;a proposé de m&#8217;héberger dans son camping car samedi soir. Il devait initialement passer un weekend en famille sur place mais vues les conditions météo annoncées sa petite famille a renoncé aux joies du camping. Vous imaginez ce que ça donne deux minis Kilian condamnés à rester enfermés dans l&#8217;espace réduit d&#8217;un camping car pour cause de pluie ? Finalement, elle a du bon la flotte, je vais pouvoir faire une grasse mat toute relative dimanche matin.</p>
<p>Arrivés sur place en fin d&#8217;après midi, nous aurons eu tout le temps nécessaire pour retirer notre dossard et faire du lèche vitrine devant les stands de Raidlight et consorts. Je suis un peu déçu par la chemise coton donnée en cadeau, j&#8217;avais imaginé que ce serait une chemise dans un tissu technique et que j&#8217;allais pouvoir jouer au Pascalou avec ma chemise hawaïenne lors de mes entrainements. Quoique sa chemise est probablement également en coton … Ils devraient plutôt nous offrir cette veste imperméable, respirante et fonctionnelle (c&#8217;est marqué sur l&#8217;étiquette) de chez Raidlight. Hum … 155 euros. On me susurre gentiment à l&#8217;oreille que ce n&#8217;est pas possible. Tant pis. Au fait, elle est étanche la chemise coton Raidlight ? Va peut-être falloir prévoir une induction néoprène pour demain …<br />
<span id="more-3354"></span><br />
Tiens, en parlant de Raidlight, on aura loupé l&#8217;apéro du team. Qu&#8217;à cela ne tienne, on a tout prévu, la bière, les caouettes qui vont bien et les incontournables pâtes qui m&#8217;assureront la victoire demain après une bonne nuit de sommeil. C&#8217;est ce que nous n&#8217;allons pas tarder à faire d&#8217;ailleurs après avoir préparé consciencieusement nos petites affaires.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3361" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-02.jpg" alt="" width="255" /></a>La vie n&#8217;est qu&#8217;une succession de premières fois. Je découvre les joies du couchage en camping car. Bonne surprise, le bonhomme tient en longueur dans la couchette et sans plier les guiboles. C&#8217;est nettement moins standard en largeur par contre. Je suis loin d&#8217;avoir le profil d&#8217;épaule d&#8217;un rugbyman mais j&#8217;ai quelques points communs avec l&#8217;albatros et des bras longs comme un jour sans fin. Va falloir allonger tout cela gentiment le long du corps au risque de jouer du tambourin tout la nuit contre les parois. C&#8217;est que je ne veux pas réveiller le Tazounet sinon il ne voudra pas de moi à Millau. J&#8217;ai pas ronflé au moins ?<br />
Aller, j&#8217;ai passé une excellente nuit même si elle a été entrecoupée de plusieurs réveils. Je peux vous dire qu&#8217;il en est tombé de la flotte à Voglans dans la nuit de samedi à dimanche !</p>
<p>D&#8217;ailleurs, il pleut toujours au petit matin. Les troupes ne sont pas des plus motivées pour sortir le moindre petit orteil hors de la couette. Aller courage, quand faut y aller … Une fois parfaitement réveillé, ça ne met pas beaucoup de temps pour être prêt un Arthur. Bon, il n&#8217;y avait pas grand chose à faire.</p>
<p>Il est 8h15 quand Tazounet se décide enfin à sortir la tête du Camping Car. Il ne faut jamais mettre la pression à un Tazounet en pleine préparation au risque de le détourner de sa tâche et de ralentir sa progression. Ce serait comme demander à un I-pad d&#8217;exécuter deux tâches simultanément, c&#8217;est contre nature. Vous me direz, nous ne sommes pas bien loin de l&#8217;aire de départ mais je suis prêt et quand je suis prêt faut y aller, faut que ça bouge, que ça pulse sinon je piétine, je tourne en rond, je devient nerveux. C&#8217;est que j&#8217;ai les bâtons frétillants avant une course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3362" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-03.jpg" alt="" width="255" /></a>Nous accédons à l&#8217;aire de départ après un rapide et obligatoire passage à l&#8217;enregistrement des dossards. Au moins, les organisateurs ne risquent pas de chercher inutilement un coureur au fin fond des bois alors qu&#8217;il a tout simplement opté pour un dimanche « comatage sur canapé » rapport à la météo sympathique du moment.<br />
La pluie a quand même eu le bon goût de s&#8217;arrêter, elle a dû sentir qu&#8217;elle n&#8217;était pas dans ma liste d&#8217;amis mais je ne me fais guère d&#8217;illusion pour la suite du programme. La couleur du ciel est bien éloignée des cieux qui nous font baver dans les spots des agences de voyage. Ca va nous tomber droit sur le coin de la gueule et ce sera dru. Voilà comme je le sens.</p>
<p>C&#8217;est ambiance musette en attendant le départ. Les riffs de Metallica doivent manquer à Tazounet mais l&#8217;accordéon donne une petite touche kermesse de village ma foi bien sympathique. Je tente vainement de repérer les tresses de Mamanpat dans un peloton déjà fort compact. Une coureuse qui sautille dans tous les sens sous l&#8217;emprise de son trop plein d&#8217;énergie positive, ca devrait pouvoir se repérer facilement. Mais non, point de fuchsia dans mon champs de vision. J&#8217;ai une flemmite aigüe à la pensée de devoir sortir mon portable enfoui au plus profond de mon sac, humidité oblige.</p>
<p>De toute façon, il est un peu tard pour se décider à le faire, le départ est imminent. Dix, neuf, huit … Nous les trailers, on est fort en math, on sait tous compter jusqu&#8217;à dix et sans les mains. Même qu&#8217;on peut le faire à l&#8217;envers et qu&#8217;on le prouve tous en cœur … trois, deux un … la poudre parle et c&#8217;est parti !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Voglans &#8211; Pragondran (1h50)</strong></p>
<p>Il faut commencer par rejoindre la commune de Fournet au pied du Nivolet. Un peu de route, des chemins larges, ce n&#8217;est pas la partie que je préfère, loin s&#8217;en faut et il faudra emprunter plus ou moins le même chemin au retour. On va dire que ces cinq kilomètres sont un mal nécessaire pour étirer le peloton et s&#8217;échauffer avant la grimpette format XL qui nous attend pour aller aux chalets du Sire. Côté échauffement pas de problèmes, il y a une petite collinette et 130 mètres de dénivelé positif à franchir. De quoi se mettre dans la course en douceur. Mon coupe vent va d&#8217;ailleurs rejoindre mon portable au fond de mon sac avant même d&#8217;avoir quitté la portion de bitume du début de parcours. « Tu me tiens mes bâtons Tazounet ? ».</p>
<p>J&#8217;ai très rarement de bonnes sensations au début des compétitions, le corps renâcle à la tâche et l&#8217;esprit n&#8217;est pas encore très investi dans son affaire. Les choses sont différentes aujourd&#8217;hui, la sensation d&#8217;être en grande forme, ressenti à l&#8217;entrainement cette semaine, se confirme. Je ne crois pas que ce soit spécialement une question de physique mais surtout de disposition d&#8217;esprit. J&#8217;ai envie de faire une bonne course, de moins subir que l&#8217;année dernière.<br />
Je sens également que je suis plus en forme que l&#8217;ami Taz et ce n&#8217;est pas pour déplaire à mon côté obscur. Je prends un peu d&#8217;avance sur lui dès la petite montée avant Fournet sur le Chemin du Mollard mais sans aucune vilaine pensée de pourrissage en règle. Je le jure. Je relance la machine tout simplement un peu plus vite que lui.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3363" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Montée au Sire par le Passage du Croc.</em></p>
<p>Le tracé dans le Bois du Fournet est très agréable. C&#8217;est gentiment vallonné avec un profil globalement orienté à la hausse mais très roulant et je prends plaisir à doubler quelques coureurs. J&#8217;ai un peu lâché le Tazounet qui doit être à une cinquante de mètres derrière moi. Je ne suis pas seul pour autant, entouré que je suis de tout un tas de petits camarades de jeux dont Gilbert fraichement promu responsable en chef du Grand Raid 73 et qui profite que je joue à la locomotive pour m&#8217;emboiter le pas.</p>
<p>Impressionnant, cet homme là, il nous a raconté la veille qu&#8217;il se lançait mi-septembre sur le Tor des Géants. Une petite balade dans la Vallée d&#8217;Aoste de 330 km et 24 000 de dénivelé positif en 150 heures maxi. Hé, moi aussi, je veux la faire quand je serai grand, enfin plus vieux … Il y a pas à dire, ils ont la santé les V3 !</p>
<p>Pour ce qui est de la locomotive, ça ne dure pas longtemps, ma vessie aimerait se délester rapidement du thé avalé au petit déjeuner à moins que ce ne soit ma prostate qui se mette à bouder. Il vaut mieux céder à ses caprices maintenant, il sera plus délicat de faire une pause technique dans les lacets qui vont suivre. Ah, je ne regrette pas, ça fait du bien …<br />
Bien entendu, Tazounet profite que je me sois empêtré avec le cordon de mon corsaire pour me passer devant l&#8217;air de rien et filer à l&#8217;anglaise. Il n&#8217;est pas le seul du reste, les bougres, j&#8217;ai bu tant de thé ce matin ?</p>
<p>Je m&#8217;élance à la poursuite de tous ces coureurs pour le moins irrespectueux avec ma personne. Je compte sur ma forme pour réparer au plus vite cet affront et repasser en tête ou tout du moins devant Tazounet. La chose s&#8217;avère plus difficile que prévu, j&#8217;ai bien doublé un ou deux coureurs mais mon ardeur vengeresse a vite été stoppée. Nous avons entamé la rude montée en lacet en direction de Verel. Il n&#8217;est guère possible de doubler les coureurs qui me précèdent sans les gêner dans ce sentier étroit. Sans compter la folle débauche d&#8217;énergie qu&#8217;il faudrait déployer pour accélérer dans cette pente sévère. J&#8217;essaye de repérer une casquette blanche et un maillot vert et blanc mais aussi loin que le regard porte il n&#8217;y a point de Tazounet en vue. Il faut dire qu&#8217;avec les lacets, le regard ne porte pas bien loin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3364" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-05.jpg" alt="" width="255" /></a>Le bougre. Il ne serait pas en train de me faire un coup de Trafalgar à la Arthur ? Je l&#8217;imagine voler vers Pragondran, creusant inexorablement l&#8217;écart avec son petit camarade. Définitivement coincé derrière ce coureur bouchon, je ronge mon frein, je bouillonne, j&#8217;enrage, je travail ma férocité. Le bouchon en question est pourtant loin du gastéropode, il avance somme toute d&#8217;un bon pas mais je suis obnubilé par l&#8217;idée de rattraper l&#8217;ami Tazounet au plus vite. Et un p&#8217;tit coup de bâton, vous pensez que ça peut le faire avancer plus vite le bouchon ?</p>
<p>Nous débouchons (c&#8217;est le cas de le dire …) sur une première ligne de crêtes que nous longeons en direction du Nord vers Pragondran. Ca grimpe encore pas mal mais le sentier est désormais plus large m&#8217;offrant toute la latitude nécessaire pour doubler. Je ne m&#8217;en prive pas quitte à faire le forcing sur la pompe à énergie. Boudiou, il a avancé le bougre ! Il se passe un bon moment avant que je ne reconnaisse sa silhouette dans un groupe de coureurs.</p>
<p>Je reviens sur lui discrètement histoire de le passer en criant un « coucou, mon poulet » vengeur, mais arrivé à portée de running, j&#8217;abandonne finalement l&#8217;idée et me contente de me placer à ses côtés. « Tiens, tu es là toi ? ». Pffft … A d&#8217;autres ! Tu ne vas quand même pas me faire croire que tu m&#8217;as passé sans me voir ! Tiens, pour la peine, je reprends les commandes. Place c&#8217;est moi Arthur, j&#8217;ai la forme, la frite, à moi le Nivolet, le Revard et le bisou de la crémière. Je sème à nouveau Tazounet peu à peu.</p>
<p>Il y a quelques portions rendues très glissantes par le passage des autres concurrents. Il faut souvent éviter la partie centrale de la trace pour chercher une meilleure adhérence en bordure de chemin sur les feuilles et les morceaux de branches. La coureuse qui me précède se met subitement à faire du sur place dans la pente. J&#8217;essaye de lui bloquer les pieds tant bien que mal au risque de m&#8217;étaler. Je ne vais quand même pas tâcher mon fond de culotte, ça fait désordre, mon égo n&#8217;aime pas ça.</p>
<p>On poursuit notre chemin en laissant Pragondran sur notre droite. On ne passe pas dans le village cette année mais on continue un peu au nord toujours sur la crête pour passer à proximité d&#8217;une piste d&#8217;envol pour parapentes, ailes delta et autres engins pour fous volants.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3365" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Tazounet dans ses œuvres.</em></p>
<p>Une petite descente et j&#8217;arrive au premier ravitaillement. 1H50 au compteur. Je picore à droite et à gauche puis je me décide à tomber le sac pour prendre l&#8217;écocup coincée dans les filets de mon sac. Purée, on ne peut pas compter sur Tazounet pour le coup, il faut tout que je me tape moi même. A si seulement ma Biscotte était là.</p>
<p>Un coureur s&#8217;approche vers moi. « Salut, c&#8217;est Arthur ? ». Arthur ? A ben oui c&#8217;est moi ça. Il se tourne alors vers son compagnon de route resté un peu en retrait. « Hé, c&#8217;est bien lui. C&#8217;est Arthur ! ». Une nouvelle poignée de main s&#8217;en suit. Cool, des lecteurs grenoblois. Dire que j&#8217;avais un petit côté ours jadis quand j&#8217;étais sédentaire. Jamais je n&#8217;ai rencontré autant de monde depuis que je suis un coureur blogueur et ce n&#8217;est pas pour me déplaire. On déconne un peu sur « la renommée mondiale » du site Arthurbaldur puis ils me quittent pour reprendre leur chemin.<br />
Si vous lisez ce récit, j&#8217;en profite pour vous passer un petit bonjour. A bientôt sur les sentiers.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Pragondran &#8211; Croix du Nivolet (3h45)</strong></p>
<p>L&#8217;ami Tazounet arrive. Histoire de ne pas rester inoccupé, je refais un petit tour des popotes puis nous repartons ensemble à l&#8217;assaut de la seconde difficulté du jour : le Passage du Croc.<br />
Après le Malpassant, la pente s&#8217;accentue rapidement et nous attaquons une monotrace étroite et pentue dans les bois. Le sentier serpente en lacet à l&#8217;assaut de la pente. J&#8217;adore. Il ne pleut plus et je me décide à sortir le portable du sac pour immortaliser les passages les plus intéressants de la grimpette. C&#8217;est bien parce que j&#8217;ai la forme car mener cette opération tout en continuant à progresser s&#8217;avère très consommateur d&#8217;énergie.</p>
<p>Je filme un moment la progression de Taz puis je repars de plus belle. Comme je suis un vilain garnement bien dans sa tête, bien dans son corps, je décide d&#8217;augmenter un peu l&#8217;allure histoire de mettre la pression à Tazounet. L&#8217;écart se creuse. Quelques mètres, un virage puis c&#8217;est peu à peu tout un lacet qui nous sépare. Quelques minutes plus tard, je l&#8217;ai perdu complétement de vue. De toute évidence, il n&#8217;est pas en mesure de me suivre dans la montée aujourd&#8217;hui. Il y a pas dire, pour être fort en montée faut en bouffer … Bah, il me rattrapera un peu plus loin sur le plateau ou peut-être pas …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3366" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Encore un p&#8217;tit effort et on émergera sur le plateau.</em></p>
<p>J&#8217;en termine avec les Passage du Croc en émergeant sur le plateau à proximité des bâtiments d&#8217;une colonie de vacances. C&#8217;est le retour à la civilisation. Un petit bonjour aux secouristes présents. Les pauvres, ils doivent se cailler, il y en a même une qui se mouche preuve à l&#8217;appuie sur la petite séquence vidéo … J&#8217;entame la traversée du plateau en direction de la croix. Voilà qu&#8217;il se remet à pleuvoir ! Il va falloir rentrer le portable avant qu&#8217;il se noie. C&#8217;est fragile ces petites bêtes.</p>
<p>Je cours, voilà une différence de forme flagrante avec l&#8217;année dernière. Bon, pas bien vite mais c&#8217;est suffisant à mon niveau pour me satisfaire. Je me retourne de temps en temps pour tenter d&#8217;apercevoir le Tazounet. Rien à moins que ma myopie ne me joue des tours.</p>
<p>Voilà l&#8217;embranchement avec le nouveau tracé qui va nous amener à la Croix du Nivolet par le Pas de l&#8217;Echelle. Des coureurs arrivent en sens inverse par le sentier un peu plus haut sur ma gauche. Ils ont déjà fait l&#8217;aller-retour à la croix. Cette petite boucle ne semble pas bien longue sur le papier, quelque chose comme 5 bornes mais elle va m&#8217;occuper un bon bout de temps !</p>
<p>On longe le bas de la falaise dans les bois. Mine de rien on redescend pas mal ! Plus que je ne le pensais en tout cas. Il y a des portions où le sentier est extrêmement gras. Une espèce de glaise qui glisse tout en formant une épaisse gangue de boue sous les chaussures. Les bâtons facilitent énormément la progression et me permettent de doubler tranquillement des coureurs en perdition.</p>
<p>Et puis il faut remonter dré dans le pentu à travers un pré et l&#8217;opération s&#8217;avère délicate car encore une fois des plus glissantes. Bah, j&#8217;ai une technique diaboliquement efficace. Suffit de marcher en canard et de pousser avec les bâtons un peu comme en ski de fond. C&#8217;est pas forcément gracieux, ça fait ventilé mais ça me permet de doubler à nouveau deux coureurs.<br />
La Croix est juste au dessus de nous. C&#8217;est un régal de la découvrir sous cet angle.</p>
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<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_42"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.166666666667,FFFFFF,0.166666666667&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|12.3 km|24.5 km|36.8 km|49 km|1:|250 m|500 m|750 m|1000 m|1250 m|1500 m|1750 m&#038;chd=s:ADEBBCDFHOUYaekuzvsy00xsstuuxyywuvtleYRQQPNKFCBEDB&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /><br />
<em>Ce n&#8217;est pas la trace de la course mais d&#8217;une reco de Christophe Boebion. Il y a quelques différences notamment au niveau de Pragondran.</em></p>
<p>Une petite pancarte … « Interdiction de doubler ». J&#8217;arrive à la portion « aérienne » durant laquelle la course est neutralisée. Le moins qu&#8217;on puisse dire c&#8217;est que je ne suis plus tout seul. Purée le bouchon ! Un bouchon qui commence d&#8217;ailleurs bien avant le début du passage délicat. On progresse lentement à la queue leu leu. Je ne suis pas au mieux dans mes runnings. Je souffre du vertige. Pas celui provenant d&#8217;une anomalie de l&#8217;oreille interne. Non, cette simple et banale répulsion/attirance face au vide. La répulsion passe encore mais l&#8217;attirance me paraît nettement moins agréable vu la profondeur et la proximité du trou qu&#8217;il nous faut longer. Heureusement, le passage est sécurisé par un câble semblable aux lignes de vie dans les via ferrata.</p>
<p>Au début, je suis plutôt crispé mais bon faut y aller alors je serre les fesses. Cramponné au câble comme l&#8217;enfant à la jupe de sa mère, j&#8217;avance d&#8217;un pas mal assuré et puis je finis par m&#8217;habituer au vide. Je m&#8217;y habitue d&#8217;autant mieux que j&#8217;ai d&#8217;autres chats à fouetter. J&#8217;ai froid. Je mets le vide entre  parenthèses le temps de sortir ma veste coupe vent de mon sac. Je ne la quitterai plus jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée. La sensation de froid qui me plombait les épaules disparaît. Par contre, ce n&#8217;est pas terrible côté main surtout celle qui retrouve sagement sa place sur le câble. Pas terrible le contact du métal quand il fait froid mais non, non pas de négociation possible,  elle continuera à serrer ce p&#8230; de câble. Le coureur devant moi sort un « Je plains ceux qui ont le vertige. » Et merde, c&#8217;est moi ça …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3406" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Pas de l&#8217;Echelle. La photo n&#8217;est pas de moi mais de <a href="http://www.panoramio.com/user/2053621?with_photo_id=33611539">jln_sk8</a> et elle n&#8217;a pas été prise le jour de la course mais vous devez vous en douter vu la couleur du ciel ! Ca a de la gueule, non ?</em></p>
<p>Malgré cela, l&#8217;ambiance est bonne et ça déconne gentiment. « Alors, c&#8217;était bien les bâtons dans la boue tout à l&#8217;heure. Maintenant, vous faites moins les mariolles ! » C&#8217;est clair que c&#8217;est loin d&#8217;être pratique. Il y a un passage un peu abrupt à gravir. La main gauche qui serre le câble fermement, la droite qui tente de s&#8217;agripper au rocher tout en maintenant mes bâtons, je me retrouve le buste collé contre la roche les jambes à l&#8217;équerre, mon pied droit cherchant désespérément un point d&#8217;appuis stable sur le rocher mouillé et boueux. « Rangez vos bâtons ! » Je tourne la tête, pour apercevoir en contrebas une coureuse inquiète. Elle n&#8217;a pas tord, c&#8217;est un truc à se recevoir un bâton sur la gueule. Bah, tant que c&#8217;est pas un coureur &#8230;<br />
Un petit coup de rein et je passe enfin l&#8217;obstacle. Bon j&#8217;ai du boulot avant de grimper comme Dan Osman mais au moins je suis toujours du bon côté de la surface du sol à la différence de lui.</p>
<p>Le passage des échelles est finalement le moins impressionnant. On progresse dans un couloir entre la falaise et un piton rocheux en laissant le vide derrière nous. Des barres et des échelons métalliques ont été scellés dans la roche pour faciliter l&#8217;ascension. A la sortie de la cheminée, un bénévole me prend mes bâtons. Je m&#8217;extrait du passage avec plus de facilité. Et hop un Pas de l&#8217;Echelle terminé. Je ne suis pas à l&#8217;aise sur le moment mais je suis le premier à en redemander ! Une sympathique bénévole m&#8217;invite à admirer la vue. Une trouée c&#8217;est formée dans la brume compact et on peut apercevoir la cluse de Chambéry en contrebas. Bon, ça ne dure pas longtemps mais c&#8217;est pas grave.</p>
<p>Encore un petit crapahute et je suis enfin au pied de la croix ! Je suis radieux en arrivant au point de contrôle. Je gratifie les bénévoles qui assurent le pointage de mon plus large sourire en leur disant bonjour. « Plus il fait un temps dégueulasse et plus ils sont contents ! »<br />
3h45 de course. Une heure pour venir ici depuis l&#8217;embranchement aux Chalets du Sire !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Croix du Nivolet &#8211; La Feclaz (4h30)</strong></p>
<p>Le retour aux Chalets du Sire sera nettement plus rapide ! Peut-être une vingtaine de minutes. A l&#8217;embranchement, il n&#8217;y a plus le moindre petit coureur en face. Bon, vu mon niveau, il vaut mieux que tout le monde soit déjà passé. Il y a quand même une barrière horaire à la Feclaz ! Côté météo ça ne s&#8217;arrange pas des masses. Ce n&#8217;est pas vraiment de la neige qui tombe mais ce n&#8217;est plus tout à fait de la pluie. Brrr … Ca me motive pour accélérer la cadence.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/05/14/le-nivolet-revard-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><br />
<em>Direction le Sire via le Passage du Croc. Une courte séquence vidéo. Trop de pluie &#8230; et de flemme pour faire plus long !</em></p>
<p>Le peloton s&#8217;est à nouveau étiré et je me retrouve souvent seul. C&#8217;est le cas quand j&#8217;entame ma descente sur la Feclaz et que je rencontre mes premières plaques de neige. Aller, on y va gaiement, on se croirait presque à Marlhes. Je fais quand même gaffe à mes appuis, je n&#8217;ai pas mes yaktrax et ce n&#8217;est pas le moment de faire le mariole et de finir en vrac avec une entorse. Je ne veux pas louper l&#8217;Ultra des Coursières et abandonner l&#8217;ami Biscotte.</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement de la Feclaz après 4h30 de course. Tiens il n&#8217;est plus au même emplacement. Ca me va, d&#8217;autant qu&#8217;il est plus près ! Une fois n&#8217;est pas coutume, je gère mon ravitaillement à la Biscotte. Un vrai stand de F1. Un petit planté de bâton dans l&#8217;herbe pour avoir les mains libres et j&#8217;enchaine rapidement le remplissage du réservoir d&#8217;eau puis le remplissage de l&#8217;estomac sans oublié le traditionnel verre de coca. Il n&#8217;y avait plus des masses de choses au ravitaillement mais une bénévole nous a fabriqué des minis sandwichs au jambon. Des perles ces bénévoles.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>La Feclaz &#8211; Le Revard (5h29)</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la partie que je préfère alors je passe rapidement dessus.  On passe devant l&#8217;ancien emplacement du ravitaillement puis on traverse la prairie en direction du bois. Globalement c&#8217;est plutôt roulant, enfin trottinant. Il y a bien quelques plaques de neige disposées à intervalles réguliers histoire de corser un peu les choses mais ce n&#8217;est pas la mère à boire.</p>
<p>Je vais trouver sur ma route pour la première fois la coureuse en bleue avec qui je vais faire le yoyo pendant un bon bout de chemin. La bougresse … mais je reviendrai sur son cas un peu plus tard. Pour le moment, je rattrape la dame en question et je profite d&#8217;une partie marcher pour la doubler. Je n&#8217;ai pas envie de parler alors je trace la route sans un mot en accélérant un peu. Je sais, je suis un mufle mais seulement pendant les compétitions. De toute façon, c&#8217;est de la faute à Mamanpat. J&#8217;ai subi un grave trauma à la SaintéLyon 2008. Elle m&#8217;a abandonné au ravitaillement de Sainte Catherine alors que je venais de la ravitailler en eau ! Et en plus elle m&#8217;a fumé sur le chrono final. Je m&#8217;en suis jamais remis. Vous comprenez pourquoi j&#8217;ai décidé de faire l&#8217;aller-retour maintenant ?</p>
<p>Ce n&#8217;est pas tout près le Revard. J&#8217;avais trouvé cette portion interminable l&#8217;année dernière et je m&#8217;attends tout naturellement à ce qu&#8217;il en soit de même aujourd&#8217;hui. Dès lors que l&#8217;esprit n&#8217;est pas pressé d&#8217;arriver tout se déroule étrangement plus vite. Et puis c&#8217;est sympa de retrouver des lieux parcourus il y a maintenant un an. J&#8217;ai régulièrement des flashs en me rappelant de tel ou tel paysage comme cet arbre tortueux frappé par la foudre. Autant de souvenirs qui me reviennent à l&#8217;esprit.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="375" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="file=http%3A%2F%2Flabelenergie.com%2Fnivolet_revard_resume.flv&amp;plugins=viral-1d" /><param name="src" value="http://nivolet.revard.free.fr/photos_videos/player-viral.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" src="http://nivolet.revard.free.fr/photos_videos/player-viral.swf" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Flabelenergie.com%2Fnivolet_revard_resume.flv&amp;plugins=viral-1d"></embed></object><br />
<em>Une vidéo de Serge Jaulin pour <a href="http://tvsport-nature.com/">http://tvsport-nature.com/</a>.</em></p>
<p>Une dernière grimpette et j&#8217;arrive au Revard. On traverse la route et je descends vers le point de vue aménagé (on le voit sur la photo d&#8217;entête du site officiel. Pas de gamelle cette année, je peux vous dire que j&#8217;ai regardé à deux fois où je mettais les pieds. Je profite un peu de la vue en longeant les barrières. Il y a de la brume mais on voit tout de même une bonne partie du lac du Bourget. C&#8217;est beau, ça vaut le coup de mouiller un peu sa chemise.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Le Revard – Les Mentens (6h39)</strong></p>
<p>C&#8217;est pas le tout, j&#8217;ai une descente à descendre justement … Il y a un bon petit raidart au départ, du genre glissant mais ca ne dure pas longtemps. Le col du Pertuiset ce n&#8217;est pas encore pour tout de suite. On emprunte d&#8217;abord un sentier juste en contrebas de la route de la Feclaz. Une horreur. Que de boue ! Je glisse plus que je ne cours. Je m&#8217;efforce de trottiner mais mes pieds chassent à droite puis à gauche à qui mieux mieux. Un exercice casse gueule. Le truc à se faire une entorse et pire encore, à se retrouver le cul planté dans la marre au cochon. Très très mauvais pour l&#8217;ego ça !</p>
<p>Je lève le nez sur ma gauche et là consternation ! La coureuse en bleue déroule tranquillement sa foulée sur la route au lieu de patauger dans la glaise avec ses petits camarades. Hé, c&#8217;est pas du jeu ça ! C&#8217;est même complétement déloyal, veux-tu bien redescendre tout de suite dans la boue ! Mais non, la femme en bleue poursuit son chemin. Pas moyen d&#8217;accélérer l&#8217;allure, le handicap boueux est de taille, la femme en bleue disparaît au loin. L&#8217;emportera pas au paradis foi d&#8217;Arthur ! Justice sera faite.</p>
<p>L&#8217;affront m&#8217;a donné une raison d&#8217;accélérer, on se motive comme on peut. Je réussis à rattraper l&#8217;effrontée au début de la descente du Pertuiset. Impossible de doubler dans la descente, d&#8217;abord c&#8217;est interdit. Ce ne sera pas nécessaire … Nous allons faire la descente à un rythme d&#8217;enfer. Nous devons être une petite dizaine de coureurs à nous élancer dans la pente. Ca commence gentiment car le pourcentage de la pente est élevé et les lacets plutôt serrés mais après le passage du col lui-même l&#8217;allure forcit considérablement.</p>
<p>Le peloton initial se disloque peu à peu et je me retrouve dans un groupe de cinq coureurs à envoyer du gros dans la descente, la femme en bleue en tête, moi en avant dernière position. Qu&#8217;importe les douleurs dans les cuisses, pas question de se faire lâcher, l&#8217;effet de groupe est stupéfiant, nous entrainant au plus vite dans les nombreux lacets. C&#8217;est un rouleau compresseur qui descend du Revard, quelle pêche cette femme en bleue ! Je suis presque enclin à lui pardonner sa félonie c&#8217;est dire si cette descente m&#8217;a plu. Bon aller, je lui pardonne.</p>
<p>Le chemin s&#8217;est élargi, on peut jouer au bourrin à loisir désormais alors les positions changent à nouveau. Je double, je double et je suis doublé. Il n&#8217;y a plus de peloton, plus que des coureurs répartis dans la pente. La femme en bleue est à nouveau derrière moi. Faut quand même pas déconner.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/05/14/le-nivolet-revard-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><br />
<em>Une vidéo de titanium38000</em></p>
<p>C&#8217;est plus rapide la descente mais il m&#8217;aura tout de même fallu près d&#8217;1h10 pour atteindre le ravitaillement de Mentens. Je ne m&#8217;éternise pas, juste quelques minutes pour boire un coca et grignoter un peu de solide. La femme en bleue est arrivée entre temps et s&#8217;est emparée d&#8217;une chaise. J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;elle a laissé quelques plumes en chemin dans la descente. Hé hé. Voilà ce que c&#8217;est. On veut maraver Arthur, on profite qu&#8217;il patauge dans le gras pour passer à l&#8217;acte et puis on n&#8217;assume pas et on pousse même le vice jusqu&#8217;à piquer la chaise d&#8217;un malheureux bénévole pour s&#8217;assoir et se refaire une santé.</p>
<p><em>Note de l&#8217;auteur : je précise avant de me faire lyncher par les connaissances de la dame, voir par la dame elle même, que l&#8217;histoire de la femme en bleue, bien que véridique, est relatée avant tout pour égayer et apporter une touche de fraicheur à un récit qui serait bien tristounet avec toute cette pluie.</em></p>
<p>Les coureurs doublés dans la descente arrivent peu à peu. Je n&#8217;ai pas envie de redoubler tout ce petit monde alors je salue les bénévoles présents et je poursuis mon chemin.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Mentens &#8211; Merry (7h20)</strong></p>
<p>Pour ce qui est de la descente, c&#8217;est plié. Reste maintenant à longer le bas des falaises pour revenir sur Merry. C&#8217;est très roulant notamment lorsque les chemins sont larges mais il reste des passages en sous bois sur des sentiers étroits et quelques bons coups de cul qui nécessitent d&#8217;avoir gardé un peu de fraicheur. Cela tombe bien, j&#8217;en ai encore, certes un peu moins dans les grimpettes mais j&#8217;arrive à dérouler tranquillement sur le plat et en descente. La fatigue musculaire modérée malgré une descente du Revard d&#8217;anthologie me permet de courir en continue. La tête doit également y être pour beaucoup.</p>
<p>Il y a un dernier ravitaillement à Merry. C&#8217;est curieux d&#8217;avoir mis un ravitaillement ici. J&#8217;ai suffisamment d&#8217;eau mais je m&#8217;offre le luxe d&#8217;un verre de coca. J&#8217;ai pris le coup de main pour détacher moi même l&#8217;écocup sans enlever le sac mais je ne refuse pas l&#8217;aide que m&#8217;offre une bénévole. Elle m&#8217;aura gentiment agacé par moment cette écocup, à force de se balader dans mon dos mais j&#8217;avais la flemme de tomber le sac pour la ranger. J&#8217;avoue avoir également eu la flemme de répondre aux sms reçus mais ça faisait sacrément plaisir de savoir qu&#8217;il y avait des copains pour les envoyer.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Merry &#8211; Voglans (8h03)</strong></p>
<p>L&#8217;année dernière, j&#8217;avais souffert de la chaleur sur un large chemin exposé en plein cagnard, chaque pas soulevant derrière moi un nuage de poussière. Cette année, on ne souffre pas côté température mais ce chemin n&#8217;est guère plus folichon. Cela dit, je cours toujours, un excellent travail mental à un moment de la course où je me serais bien laissé aller à marcher. Cela me permet de doubler encore quelques coureurs avec un sourire, un petit geste ou quelques mots à chaque fois surtout quand ils sont seuls.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3367" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-08.jpg" alt="" width="255" /></a>Il y a une dernière difficulté à passer, la petite collinette franchie juste après le départ et qu&#8217;il va bien falloir passer à nouveau pour rentrer au bercail. Une courte grimpette, on traverse la voie rapide et on termine la montée sur le bitume d&#8217;une petite route de campagne.<br />
J&#8217;attaque l&#8217;ultime descente avec plaisir, ça sent bon l&#8217;arrivée à plein nez. Et généralement plus  celle-ci se rapproche et plus j&#8217;ai hâte d&#8217;en finir.</p>
<p>La pancarte 1000 m ! Yes ! Comme l&#8217;année dernière. Il ne reste plus qu&#8217;à mettre la gomme pour se faire plaisir et finir en beauté. C&#8217;est quoi 1000 m ? Je m&#8217;en suis enquillé un paquet cet hiver pour préparer les 10 km des Tassin ! Aller à donf et gare aux mémés si elles traversent quand j&#8217;arrive, j&#8217;ai tout lâché et c&#8217;est pas avec ce qu&#8217;il me reste de cuisses que je pourrais freiner. C&#8217;est bon de sentir que le corps réagit encore.</p>
<p>Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Tazounet sur le bord de la route ! Je ne l&#8217;ai pas vu me filer entre les doigts, il a donc abandonné le bougre. J&#8217;avoue ne pas être surpris outre mesure, je ne l&#8217;ai pas senti super motivé par la boue ce matin. Par contre, il y a MamanPat et ses deux couettes à côté …<br />
Les deux amigos m&#8217;encouragent en cœur alors j&#8217;accélère un petit peu pour ne pas les décevoir. C&#8217;est bien parce que c&#8217;est eux.</p>
<p>Encore une bonne centaine de mètres et je passe la ligne d&#8217;arrivée en 8h03 !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Et après ?</strong></p>
<p>Les deux compères sont venus me rejoindre sur la ligne d&#8217;arrivée. Tazounet me confirme qu&#8217;il a arrêté en chemin mais une question démange fortement la partie de mon cerveau dévolue à la curiosité. « Et toi Pat ? » le tout demandé l&#8217;air de rien. Cette …. de Pat (j&#8217;ai préféré m&#8217;autocensurer pour ne pas choquer la sensibilité des plus jeunes lecteurs) a décidé de me faire tourner en bourrique. En plus c&#8217;était prémédité !  « T&#8217;as trainé en route dis donc, je suis arrivé en 7h20. » Hein, quoi ! Je donne le change, je me contiens, impassible mais les neurones fonctionnent à plein régime, enfin du mieux qu&#8217;ils peuvent avec la fatigue. Pffft, quand j&#8217;y pense. Je me suis arraché, j&#8217;ai donné de ma personne comme rarement, je suis fatigué, on me dit même que j&#8217;ai le visage marqué … et purée, elle a encore trouvé le moyen de me maraver, de me fumer comme en 2008 sur ma course fétiche. Et pour couronner le tout, elle a même eu le temps de se doucher et de se refaire une beauté … J&#8217;aurais quand même dû tilter que t&#8217;avais fait tout cela bien rapidement … Je suis vraiment désolé pour vos deux abandons les copains.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3368" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Encore une centaine de mètres et s&#8217;en sera terminé.</em></p>
<p>Après une bonne douche dans la Taz mobile, et je vous jure qu&#8217;il y en avait vraiment besoin, nous avons fait honneur au repas d&#8217;après course. Petite soupe, tartiflette, tarte aux pommes, le tout arrosé de bière au génépi. Bon la bière, c&#8217;était en sus mais on ne pouvait quand même pas passer à côté d&#8217;une bière aussi verte que mon maillot de la SaintéLyon !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Et le bilan de cette longue journée ?</strong></p>
<p>Et bien il est plus que positif. Je me suis à nouveau régalé sur les chemins du Nivolet. Quelle course magnifique ! Aucun regret même si la météo n&#8217;était pas des plus agréables. Ca fait partie des impondérables et ça ajoute un peu de piquant à la chose. Et puis les vrais warriors, ça ne craint pas la boue, hein Pat ?<br />
J&#8217;ai beaucoup apprécié le nouveau parcours et ce passage au Pas de l&#8217;Echelle malgré mon appréhension du vide. C&#8217;est vrai que cette partie pour le moins technique a généré de gros ralentissements, pas forcément des plus agréables par ce temps, mais je pense que c&#8217;est un plus indéniable pour l&#8217;image de cette course. Un passage obligé comme la Croix du Nivolet et le Point de vu du Revard ou pour tenter de faire un parallèle, comme la montée au premier étage de la tour Eiffel pour l&#8217;Ecotrail.</p>
<p>Il me plait tellement ce parcours, que je vais me faire grand plaisir à le refaire en off très bientôt avec les copains On va quand même tronquer la partie entre Voglans et Fournet qui est loin d&#8217;être la plus intéressante, il faut bien l&#8217;avouer.</p>
<p>Coté bonhomme, je pense avoir vraiment bien géré mon effort pour une fois. J&#8217;ai réussi à trouver le bon compromis pour ne pas me griller dans la longue montée jusqu&#8217;aux Chalets du Sire.  Cela m&#8217;a sans doute permis de courir ensuite en continue sur toutes les  portions plates. Et puis quel plaisir cette descente de folie du Revard ! Que du bonheur …</p>
<p>J&#8217;ai mis 1h10 de plus que l&#8217;année dernière ce qui semble cohérent compte tenu de la longue attente au Pas de l&#8217;Echelle, du dénivelé supplémentaire et du terrain très glissant par moment mais j&#8217;ai également dégringolé d&#8217;un centaine de place au scratch … Le niveau était si relevé ?</p>
<p>Un grand merci aux organisateurs pour cette belle course et aux bénévoles pour leur bonne humeur. Merci aux copains d&#8217;avoir déclenché des bips bips d&#8217;encouragements dans mon sac et enfin merci à toi Tazounet pour m&#8217;avoir fait découvrir les joies du camping car.</p>
<p>A bientôt sur les chemins. Ce sera dans les Monts du Lyonnais cette fois, pour l&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais.</p>
<p>A bientôt.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 8h03&#8217;14&#8243;<br />
Distance : 49 km<br />
D+ : 2546 m</p>
<p>Classement général : 459/529 (693 partants)<br />
Classement VH1 : 146/173</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-cadeau.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3397" title="Le Nivolet Revard 2010 - le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>La chemise en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank">Le Nivolet Revard</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Lyon Urban Trail, le 28 mars 2010</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 19:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon Urban Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[Là où Arthur passe, Biscotte trépasse &#8230; Me voilà de nouveau invité avec grand plaisir par Michel à participer au Lyon Urban Trail. C&#8217;est la troisième édition de cette course atypique. Un mélange détonnant d&#8217;ingrédients qui ne peuvent qu&#8217;attirer le chaland. Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est de la bombe, c’est ludique, touristique et technique, ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3094" title="Le Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-lyon-urban-trail.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Là où Arthur passe, Biscotte trépasse &#8230;</h3>
<p>Me voilà de nouveau invité avec grand plaisir par Michel à participer au Lyon Urban Trail. C&#8217;est la troisième édition de cette course atypique. Un mélange détonnant d&#8217;ingrédients qui ne peuvent qu&#8217;attirer le chaland. Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est de la bombe, c’est ludique, touristique et technique, ça monte et ça descend en permanence au sein des quartiers les plus pittoresques de Lyon. Une occasion sportive unique pour découvrir ou redécouvrir les plus beaux panoramas de la ville.</p>
<p>Et puis le Lyon Urban Trail, c&#8217;est mon chez moi. Le tracé de la course emprunte la plupart de mes parcours d&#8217;entrainement dans les pentes de Fourvière et sur les hauteurs de St-Foy-lès-Lyon. Je ne me lasse pas de parcourir à la nuit tombée la « colline qui prie » et d&#8217;admirer la ville de Lyon illuminée à la faveur des multiples points de vues qui s&#8217;offrent aux coureurs ou aux promeneurs. C&#8217;est féérique au possible.</p>
<p>Deux semaines après le 10 km des Foulées Tassilunoises et le grand format du Trail des Cabornis, le Lyon Urban Trail vient clôturer un mois de Mars fort chargé en compétitions mais bien maigrichon en kilométrage à l&#8217;entrainement. Je me suis rarement aussi peu entrainé qu&#8217;au cours de ce mois qui s&#8217;achève. Je n&#8217;ai pas eu la grande forme entre ces deux compétitions et je me suis contenté de courir environ deux heures en footing, reparties sur trois séances. C&#8217;est que les Cabornis ont laissé quelques traces sur un organisme qui a perdu l&#8217;habitude du dénivelé et des longues distances depuis la LyonSaintéLyon. Enfin tout est relatif, j&#8217;ai quelques bons restes qui devraient me permettre de faire le doublé Cabornis/Lyon Urban Trail sans trop de problèmes.<br />
<span id="more-3252"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3272" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Hôtel de Ville, place des Terreaux.</em></p>
<h3>Surtout ne pas bousculer mes neurones endormies :</h3>
<p>Pour ne pas changer mes bonnes vieilles habitudes, je vais retirer mon dossard la veille histoire de ne pas bousculer inutilement mes neurones endormis le jour de la course. Me voilà parti en direction de la place des Terreaux qui accueille la course depuis l&#8217;année dernière. Je suis accompagné de ma sœur qui épinglera son premier dossard sur les 20 kilomètres du format intermédiaire de la course. Quoi de mieux qu&#8217;un petit Lyon Urban Trail pour s&#8217;essayer à la compétition dans le joie et la bonne humeur.</p>
<p>Nous devions rejoindre l&#8217;ami Biscotte mais les aléas de la circulation ont quelque peu compromis notre rendez-vous. Pas de chance, le tunnel de la Croix-Rousse était fermé et les quais de Saône avaient des airs de périphérique parisien aux heures de pointe. J&#8217;ai esquivé avec succès le gros des bouchons en passant par les hauteurs de la Croix-Rousse mais je suis tombé sur un os dans la rue Burdeau en tentant de me garer. Je suivais patiemment un camion qui avait toutes les peines du monde à se faufiler dans la rue étroite quand celui-ci s&#8217;est tout bonnement arrêté pour dépanner un véhicule probablement en panne. Jusqu&#8217;ici, rien de bien extraordinaire sauf que le camion en question n&#8217;était absolument pas conçu pour le chargement d&#8217;un véhicule. Pas de plateau basculant, ni de rampe d&#8217;accès. Ils ont chargé la voiture sur le plateau en force avec un simple treuil … Purée les brutes ! Si la voiture n&#8217;était pas une épave, ils ont contribué à ce qu&#8217;elle en prenne le chemin &#8230;</p>
<p>Dans ces conditions, impossible d&#8217;arriver en tant et en heure pour serrer la pince de l&#8217;ami Biscotte qui ne disposait que d&#8217;un court créneau. Le retrait des dossards avait lieu dans l&#8217;atrium de l&#8217;Hôtel de Ville. La classe, ils sont bien vus chez Extra-Sport ! A quand les vestiaires et autres consignes dans les salons de l&#8217;Hôtel de Ville et les soins d&#8217;ostéopathie dans la salle du conseil municipal ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3273" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On va se faufiler un peu histoire de se rapprocher de la ligne de départ.</em></p>
<p>Je suis accueilli par Jean-François Loison, un collaborateur d&#8217;Extra-Sport qui veille au bon déroulement du retrait des dossards et avec qui j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de papoter à plusieurs reprises. C&#8217;est des gars biens les Jean-François, moi je vous le dis … D&#8217;ailleurs, vous le connaissez probablement, c&#8217;est le monsieur qui parle bien ici : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SboMu_VzxjY" target="_blank">Lyon Urban Trail</a> (Génération Trail).<br />
Les formalités de retrait sont vites terminées. Me voici en possession d&#8217;un t-shirt technique Asics qui viendra compléter ma collection. Le vert est à l&#8217;honneur cette année mais dans une nuance plus foncée que celui de la SaintéLyon. Après le rouge pimpant et le brun très urban style, on va dire que c&#8217;est le retour à la nature, un petit clin d&#8217;œil au nombreux parcs traversés.</p>
<p>Au vu des inscriptions, je constate que la course a pris un sacré envol cette année. Il y a foule notamment sur le 20 bornes ! Mes compères sont par contre un peu moins nombreux au rendez-vous. La pénurie de Foie gras et de Saint Nectaire se fait cruellement sentir. Grumlie a renoncé à faire une seconde fois le trajet depuis le sud-ouest de la France (il a de plus en plus de mal à s&#8217;éloigner du pays des Citadelles, il faudrait rebaptiser Fourvière en Montségur), Miaou a confondu le mois de mars et le mois d&#8217;avril (les mèches blondes ont encore frappé), Yannick a disparu du monde de la course à pied sans laisser de trace (il doit y avoir des histoires de musique là-dessous), Tazounet a rayé de son vocabulaire les mots « long » et « dénivelé » (répète après moi : dé-ni-ve-lé, ah ça commence à  revenir), Libellule a préféré refaire le petit format des Cabornis (je l&#8217;imagine passant ses weekend en boucle dans les Monts d&#8217;Or)  et Jean-Mik a malheureusement été contraint à ne plus épingler de dossard depuis le début de l&#8217;année (le bougre, il en profite pour nous narguer en vélo pendant les compétitions). A moins que ce ne soit mes pâtes qui les aient rebutés l&#8217;année dernière ?</p>
<p>Ce sera par contre le retour d&#8217;Oslo cette année et la première participation au Lyon Urban Trail pour Biscotte. J&#8217;espère qu&#8217;il n&#8217;aura pas trop été échaudé par sa mésaventure du jour &#8230;</p>
<h3>C&#8217;est pas humain de passer à l&#8217;heure d&#8217;été le jour d&#8217;une course :</h3>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3274" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-03.jpg" alt="" width="255" /></a>Couché à 23h, levé à 5h30 histoire de digérer mon petit déjeuner à temps, ce n&#8217;est déjà pas très optimal comme temps de sommeil mais voilà qu&#8217;en plus une de ces précieuses heures passées en tête en tête avec ma couette s&#8217;est volatilisée au cours de la nuit. Malgré tout je suis vite opérationnel ce dimanche matin. Quand l&#8217;envie est là, tout va.</p>
<p>Comme l&#8217;an passé, les organisateurs ont négocié un forfait avec le gestionnaire du parking Opéra.<br />
J&#8217;arrive suffisamment en avance pour avoir une place. Ce n&#8217;était pas gagné, il y a déjà pas mal de monde ! J&#8217;y vais vraiment mollo dans la rampe d&#8217;accès, je me rappelle que les pare-chocs de la plupart des voitures frottaient allégrement le sol en quittant les plans inclinés pour accéder à chaque niveau.</p>
<p>L&#8217;arche de départ et d&#8217;arrivée a été installée au centre de la place des Terreaux à proximité de la fontaine Bartholdi tandis que le village (vestiaires, sponsors) s&#8217;est installé en pourtour de la place de part et d&#8217;autre du sas de départ.</p>
<p>Un vestiaire/consigne a été mis en place cette année. Une idée qui est la bienvenue. Elle me permettra de quitter plus tardivement ma p&#8217;tite laine. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il fasse bien froid mais j&#8217;apprécie de faire la transition couette / t-shirt en douceur. Et puis cela nous évitera de faire l&#8217;aller-retour au parking pour aller chercher les traditionnelles Leffe d&#8217;après course.</p>
<p>Je retrouve l&#8217;ami Yanshkov sur les marches de l&#8217;Hôtel de Ville. Il est en pleine distribution de tracts subversifs incitants les coureurs à venir dépenser sans compter leur trop plein d&#8217;énergie au <a href="http://www.lespassemontagnes.com/" target="_blank">Trail des Passes Montagnes</a>. L&#8217;homme tente d&#8217;ailleurs de me corrompre et de me rallier à sa cause malgré un planning du mois de mai déjà bien rempli.</p>
<p>Les nattes de Mamanpat sont là, solidement attachées sur une Mamanpat revêtue de la tenue flower power des « Brut de Fleurs » qui sied fort bien à son teint. Madame est en grande forme, prête à en découdre et à faire parler la poudre dans les escaliers de la Sarra. Elle en sautille littéralement d&#8217;excitation, probablement le secret d&#8217;un échauffement réussi.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3275" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Fin de la première partie de la Montée de la Sarra. Biscotte, tu es en train de chopper les tics de Mamanpat !</em></p>
<p>L&#8217;ami Biscotte arrive à son tour. Je suis content qu&#8217;il vienne gambader sur mes terres à l&#8217;occasion d&#8217;une compétition. Oslo est également là. Combien de kilomètres l&#8217;ami Oslo a-t-il bien pu s&#8217;enfiler dans le joie et la bonne humeur cette semaine ?<br />
Il y a également Tidgi, un kikoureur qui fait le doublé Cabornis/Lut et sera également au départ des Coursières (les grands esprits se rencontrent) et Samuel Gully, une connaissance de Facebook … Il m&#8217;impressionne l&#8217;ami Samuel, il est passé en mode stepper sur les marches à côté de moi. Un vrai stakhanoviste de l&#8217;escalier.  Et puis il y aura des petits coucous rapides à Badgone et Martine.</p>
<p>Avec Biscotte, nous allons nous changer à proximité de la tente qui fait office de vestiaire avant de confier nos petites affaires aux bénévoles. Biscotte m&#8217;apprend qu&#8217;il n&#8217;est pas dans son assiette. Il a été malade toute la semaine. Sa femme pense même qu&#8217;il ne finira pas la course. Il n&#8217;a quand même pas l&#8217;air d&#8217;être à l&#8217;article de la mort. Il marche, fait des sourires et est capable de répondre quand on lui parle …</p>
<p>L&#8217;heure du départ approche, je me faufile à travers les coureurs avec Oslo, entrainant à notre suite Mamanpat et Biscotte. « <em>Aller, on a dit qu&#8217;on jouait la gagne …</em> ». On nous recommande de faire attention dans les escaliers rendus glissants par la pluie de la veille et de se méfier des bousculades au moment du départ. Sur ce genre de format relativement court, on est des fous furieux au départ, mais ça ne dure guère longtemps. Tout juste le temps d&#8217;atteindre la première pente.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3276" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3277" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Montée Nicolas de Lange.</td>
<td align="right" valign="top">Petite pause dans les Jardins du Rosaire pour attendre Mamanpat et Biscotte.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Les quatre font la paire :</h3>
<p>Go go, c&#8217;est le lâché des fauves. La horde sauvage se rue en avant pour un tour rapide de la place de Terreaux avant de s&#8217;élancer en direction de la première difficulté du jour et pas des moindres : la montée de la rue Terme.</p>
<p>La rue Terme, c&#8217;est du lourd ! Une montée dré dans le pentu pour accéder au plus vite au plateau de la Croix Rousse. C&#8217;est bien simple, c&#8217;était l&#8217;itinéraire d&#8217;un ancien funiculaire, l&#8217;un des premiers au monde. A sa fermeture, la rue fut transformée en tunnel routier. On passe en mode marche pour éviter de se mettre dans le rouge dès le départ. Oh oh, j&#8217;ai l&#8217;impression que nous sommes partis un peu vite pour Mamanpat qui a décroché un peu dans le tunnel. Comme nous sommes galants, nous ralentissons un peu la cadence en arrivant sur le plateau de la Croix-Rousse.</p>
<p>Histoire d&#8217;étirer le peloton avant les premiers rétrécissements nous redescendons immédiatement à mi-pente en direction de la place des Terreaux avant de remonter pratiquement au point de départ en longeant l&#8217;Amphithéâtre des 3 Gaulles et en empruntant la voie piétonnière de la montée de la Grand Côte. La partie supérieure a été aménagée : des jardins et une esplanade offrent un agréable panorama sur la ville.</p>
<p>Je suis en forme. Plus en tout cas que pour les Cabornis. Il faut croire que cette petite remise en jambe dans les Monts d&#8217;Or m&#8217;a fait du bien. J&#8217;ai comme qui dirait l&#8217;envie d&#8217;accélérer, de jouer avec le terrain et de me laisser aller à une dépense énergétique inconsidérée mais les quelques souvenirs de la première édition m&#8217;invitent à être prudent. La route est longue.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3278" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On vient de quitter le premier ravitaillement. Mamanpat en a profité pour filer ! (Une photo de Jean-Mik)</em></p>
<p>Oslo a de toute évidence décidé de rester sagement à nos côté aujourd&#8217;hui mais il me donne par moment l&#8217;impression de ronger son frein. En tout cas, je ne risque pas de faire un truc du genre « longue échappée en solitaire » aujourd&#8217;hui … J&#8217;en connais un qui ne me lâcherait pas les semelles.</p>
<p>Une petite descente dans les jardins qui suivent la montée de Vauzelles et nous nous dirigeons vers la place Rouville, une place en balcons qui surplombe les quais de Saône et offre une vue magnifique sur Fourvière. Un ravitaillement a été installé sur la place mais il est destiné à l&#8217;épreuve de 12km. Ce serait de toute façon un peu tôt pour nous, cela doit faire une demi-heure à tout casser que nous courons.<br />
Nous entamons maintenant la traversée du jardin des Chartreux perché à flanc de falaise. En face, sur la colline de Fourvière on peut voir le couloir de descente de l&#8217;ancienne piste de ski de la Sarra que nous allons emprunter un peu plus tard. Il me semble que des coureurs dévalent déjà la pente. Oui, c&#8217;est bien cela, les premiers sont déjà en train d&#8217;en finir avec la descente de la Sarra ! On voit maintenant distinctement la monotrace terreuse tracée par le passage des coureurs dans la pente herbeuse.</p>
<p>Il est temps de quitter la colline de la Croix-Rousse pour passer aux choses sérieuses. Nous rejoignons rapidement les quais par une série d&#8217;escaliers pour nous diriger vers la passerelle de l&#8217;Homme de la Roche. C&#8217;est une passerelle métallique provisoire qui a été installée en 1989 après la destruction de l&#8217;ancien pont jugé trop vétuste. La reconstruction du pont n&#8217;a pas été considérée comme urgente et la passerelle provisoire a perduré. La traversée de celle-ci est beaucoup plus calme que l&#8217;année dernière. Avec le martèlement régulier des pas des coureurs, elle était entrée en résonance et s&#8217;était mise à danser la gigue d&#8217;une façon assez impressionnante. Nous ne sommes pas assez nombreux sur le 40km pour que ce soit le cas mais ma sœur m&#8217;a confirmé que le scénario s&#8217;est reproduit avec les coureurs du 20. Je vois que des barrières ont été mises en place à mi parcours pour « casser » la vitesse des coureurs et tenter de limiter cet effet.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3279" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3280" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Les troupes gardent le sourire.</td>
<td align="right" valign="top">La rue des Tourelles dernière grimpette de l&#8217;édition 2009 de la SaintéLyon.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On remonte un peu les quais. Nous voilà au pied des escaliers de la Sarra. « <em>Vous arrivez chez moi, tout le monde s&#8217;essuie les pieds, svp !</em> ». Sur le Lyon Urban Trail les montées et les descentes ne sont jamais bien longues, guère plus de 140m de dénivelé pour la plus longue, mais le parcours est néanmoins très physique de par leurs successions et cet exercice particulier que sont les montées d&#8217;escaliers.</p>
<p>Tiens, je pensais que les motards en trial étaient là pour ouvrir la course mais de toute évidence celui-ci doit être chargé de faire des allers et retours sur le parcours pour veiller au bon déroulement de la course. En ce moment il est surtout planté sur un palier étroit dans la partie la plus abrupte de la montée de la Sarra. A mon avis, il va attendre là un bon moment. Il ne risque pas de repartir à l&#8217;assaut des escaliers avec tous ces coureurs qui l&#8217;entourent.</p>
<p>Voici la fameuse descente de la Sarra. C&#8217;était anciennement la première piste de ski artificielle installée en milieu urbain. Télésiège biplace, vestiaires, sanitaires, elle était même dotée d&#8217;un éclairage pour une pratique en nocturne. Elle a été ensuite rendue à la nature et est devenue le rendez-vous ponctuel des vététistes à l&#8217;occasion de l&#8217;Avalanche Cup notamment. On peut également y faire de l&#8217;accrobranche dans le parc Fourvière aventure ou se laisser aller dans la pente en courant tout simplement ! Le terrain est un peu boueux, les appuis fuyants, je ne suis pas des plus à l&#8217;aise sur ce genre de terrain. Maitre Biscotte sur une pente herbeuse perché, ne se sent plus de joie, il ouvre un large bec et dévale à tombeau ouvert les 300m qui s&#8217;offrent à lui. On le sent revivre dès lors qu&#8217;il a un peu de vert sous les semelles. En tout cas, j&#8217;ai bien du mal à le suivre &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3281" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Second ravitaillement dans le Jardin de la Visitation.</em></p>
<p>Le chemin de Montauban nous emmène au pied de la montée Nicolas de Lange en serpentant à mi-pente de la colline de Fourvière. L&#8217;escalier qui nous emmène au pied de la « Tour Eiffel » locale est un de mes terrains de jeu favoris. Mamanpat et Biscotte babillent à tout va. Ils feraient mieux d&#8217;économiser leur souffle ces deux-là. On prend un peu le large avec Oslo dans la grimpette et on traverse une première fois l&#8217;Esplanade de Fourvière qui jouxte la Basilique. C&#8217;est sans conteste le plus beau panorama de Lyon. C&#8217;est un peu râpé aujourd&#8217;hui pour la vue sur les Alpes mais on ne va pas se plaindre, il ne pleut déjà pas !</p>
<p>On enchaine par la descente en lacet dans les Jardins du Rosaire. Un très léger sentiment de culpabilité nous envahit à mi-pente et nous incite à attendre nos petits camarades ! Pour passer le temps en les attendant, Oslo prend en photo une statue du Christ et moi une photo d&#8217;Oslo. Les deux pipelettes ne tardent pas à arriver et passent devant nous sans un regard pour nous faire sentir leur désapprobation. Ca leur va bien de jouer les vierges effarouchées ! Remarquez, le lieu s&#8217;y prête bien.</p>
<p>Direction la montée du Gourguillon, une belle rue pavée qui permet de rejoindre les hauteurs. De toute évidence, j&#8217;ai mal étudié le parcours, je m&#8217;apprêtais à transpirer en faisant l&#8217;intégralité de la grimpette mais nous quittons rapidement les pavés pour rejoindre les quais et traverser la Saône par la passerelle Saint-Georges.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3282" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le théâtre antique bien connu des festivaliers des Nuits de Fourvière.</em></p>
<p>Le premier ravitaillement est situé sur les quais. Je m&#8217;arrête avec Biscotte et Oslo. Mamanpat en profite pour nous semer. « <em>Je continue, vous me rattraperez …</em> »  Ouais, c&#8217;est cela, à d&#8217;autres ! Mais bon, l&#8217;envie de picorer est la plus forte et nous la laissons filer. Elle aura eu tout le temps de prendre de la marge car nous allons rencontrer l&#8217;ami Jeanmik peu après le ravitaillement. Ca fait plaisir de le revoir même si ce fut un peu court.. Ce n&#8217;était pas gagné pour lui de nous retrouver dans ce défilement de coureurs !</p>
<p>On reverra une dernière fois l&#8217;ami Jean-Mik dans la Montée Saint-Laurent après avoir traversé à nouveau la Saône. Je me suis pris un petit coup de chaud en le rattrapant dans la montée et en le poussant sur quelques mètres ! J&#8217;ai mis un moment pour récupérer de ce petit délire !<br />
Au fait, il n&#8217;est pas peureux cet homme-là ! Oser emprunter la montée de Choulans en vélo !!!</p>
<p>Il nous aura fallu toute la montée Saint-Laurent et le chemin de Fontanières pour rattraper Mamanpat et faire la jonction avec elle au moment même où nous attaquions les escaliers du Chemin des Villas. Et encore on aura mis une bonne accélération histoire de la doubler genre « <em>Coucou mon poulet</em> » mais en se contentant d&#8217;un « <em>coucou Pat</em> ».<br />
Elle nous a fait une petite frayeur la miss en peu plus tard en se vrillant la cheville. C&#8217;est ça de faire du tricot avec ses gambettes dans les marches d&#8217;escalier. Bon ça va, pas de bobo, c&#8217;est du solide une Pat.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3283" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Vue sur Lyon depuis les Jardins du Rosaire.</em></p>
<p>Après avoir longé le parc du Brûlet nous replongeons à nouveau pour rejoindre la chemin de Fontanières puis c&#8217;est la petite grimpette dans les jardins en contrebas de l&#8217;église de Sainte-Foy. Nous avons distancé à nouveau nos acolytes avec Oslo et je marque une pause dans le jardin pour les attendre en filmant leur progression. Hé ben, il n&#8217;a pas la grande forme Biscotte aujourd&#8217;hui. Ce n&#8217;est pas dans ses habitudes d&#8217;être à la traine comme ça. Il m&#8217;a dit qu&#8217;il tenait le coup tout à l&#8217;heure dans la mesure où l&#8217;on gardait ce rythme … J&#8217;ai bien peur que ça ne dure pas. On a vraiment adopté une allure pépère jusqu&#8217;à présent et l&#8217;envie de faire un peu travailler le palpitant commence à sérieusement me démanger. D&#8217;ailleurs, je sens bien qu&#8217;Oslo est dans les mêmes dispositions et qu&#8217;il ne demande qu&#8217;à lâcher les watts !</p>
<h3>Arthur et Oslo sont dans un bateau :</h3>
<p>C&#8217;est sans un mot que nous avons accéléré avec Oslo. Je sais que ça ne va pas suivre derrière. J&#8217;en connais un qui va me pourrir à l&#8217;arrivée. Après les crampes voilà que je profite des soucis gastriques de Biscotte pour lui mettre la pâtée ! Mais bon, j&#8217;écrase tant bien que mal un sentiment de culpabilité, je verse une petite larme de circonstance pour la bienséance et je me concentre bien vite sur le cas de l&#8217;ami Oslo. Mamanpat et Biscotte pourront se tenir compagnie le reste du trajet.<br />
Je refuse d&#8217;ailleurs d&#8217;assumer l&#8217;entière responsabilité de cette infamie. Oslo s&#8217;est bien gardé de manifester une quelconque envie de vous attendre. Et puis je n&#8217;ai fait que le suivre &#8230;</p>
<p>Si j&#8217;avais quelques velléités à arriver sur la place des Terreaux avant Oslo malgré ses exploits aux Cabornis, la réalité du terrain me ramène vite à plus d&#8217;humilité. Mes jambes répondent bien sur le plat et dans les descentes modérées mais je manque cruellement de puissance dans la moindre montée. Ce bougre d&#8217;Oslo a décidément de sacrées cannes et ne manque pas de me le faire savoir dès la traversée du Parc du Brûlet. J&#8217;ai bien cru qu&#8217;il allait filer le bougre … Mais non, il attend patiemment son petit camarade.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-13.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3284" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-13.jpg" alt="" width="254" /></a>Après avoir traversé la Résidence Universitaire André Alix, je m&#8217;attendais à apercevoir Mamanpat et Biscotte à l&#8217;occasion de ce petit aller retour effectué sur la rue du Commandant Charcot pour traverser à la hauteur des passages piétons mais pas de compères à l&#8217;horizon, nous avons pris plus d&#8217;avance que je ne pensais.</p>
<p>Nous descendons maintenant à toute allure la Montée des Génovéfains pour rejoindre Choulans. Mes jambes la connaissent bien pour l&#8217;avoir pratiqué en rentrant chez moi après les quelques bonnes séances de fractionné effectuées sur le quai Jean-Jacques Rousseau pour ma préparation 10km. J&#8217;étais tout calme en rentrant chez moi, je vous le garantis !</p>
<p>Avec toute cette circulation, le passage dans Choulans n&#8217;est clairement pas ce qui se fait de mieux pour courir mais il ne dure pas très longtemps et la Montée de la rue des Tourelles qui suit n&#8217;est pas désagréable d&#8217;autant que j&#8217;ai quand même plus la forme que lors du finish de la LyonSaintéLyon !</p>
<p>L&#8217;ami Oslo semble sage pour le moment. Cela m&#8217;ouvre quelques perspectives intéressantes pour un final en beauté sur le parvis de l&#8217;Hôtel de Ville. Ce serait un monde si je n&#8217;arrivais pas à tirer quelque chose du travail de vitesse effectué en début d&#8217;année. En attendant, on papote tranquillement dans la rude Montée du Télégraphe tout en doublant quelques coureurs du 20km. Il y a un peu plus de monde depuis que nous avons rejoint le parcours du petit format.</p>
<p>Le second ravitaillement est situé dans le Jardin de la Visitation, un petit jardin dessiné selon un tracé très régulier bien dans l&#8217;esprit du jardin à la française. Il est relié aux sites des amphithéâtres par un chemin boisé que nous nous empressons d&#8217;emprunter après avoir grignoté un morceau.</p>
<p>Il y a foule dans l&#8217;enceinte du théâtre antique. Des promeneurs se baladent en famille. Une grande partie doit probablement faire la randonnée organisée dans le cadre du Lyon Urban Trail. De toute évidence, ils ne sont pas très à l&#8217;aise dans la descente boueuse qui permet de rejoindre l&#8217;Odéon antique. Qu&#8217;à cela ne tienne, un petit gymkhana entre les promeneurs et une descente d&#8217;escaliers velue plus tard et nous traversons l&#8217;esplanade du Théâtre Antique qui accueille chaque année le festival des Nuits de Fourvière.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3285" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Rue d&#8217;Ypres.</em></p>
<p>Nous repassons pour la seconde fois sur l&#8217;esplanade de Fourvière avant de filer en direction de la Passerelle des Quatre Vents dans le Parc des Hauteurs. Un chemin a été aménagé sur l&#8217;ancienne voie de chemin de fer qui emmenait entre autres les macchabées vers leur dernière demeure au cimetière de Loyasse. Séquence émotion, c&#8217;est dans ce parc qui ceinture le plateau de Fourvière que j&#8217;ai débuté mes premiers footings en 2004.</p>
<p>Ce bougre d&#8217;Oslo, qui avait été très sage jusque-là, se réveille dans la montée du Bas de Loyasse. J&#8217;aime à penser qu&#8217;il a accéléré, favorisé par le fort pourcentage de la pente, et que l&#8217;écart qui s&#8217;est creusé inexorablement entre nous deux n&#8217;est pas tout simplement le fait d&#8217;une baisse de régime de ma part. Il devait bien y avoir un peu des deux. Mais encore une fois, l&#8217;ami Oslo, m&#8217;attend patiemment une fois passée la difficulté. Nous croisons à nouveau beaucoup de randonneurs. Les gens semblent très satisfaits de leur balade. Certains semblent même regretter de ne pas avoir choisi plus long.</p>
<p>Je reprends du poil de la bête et je relance la machine en descendant la Montée de l&#8217;Observance. Biscotte sait comme j&#8217;aime laisser dérouler mes grandes guiboles dans ce genre de descentes modérées. Ca ne me déplairait pas qu&#8217;Oslo l&#8217;apprenne à son tour. Tout va pour le mieux et mes velléités enterrées il y a peu dans le cimetière de Loyasse remontent à la surface. Et si j&#8217;accélérais un peu ?</p>
<p>Je pense pouvoir le faire sur le plat dans cette longue portion effectuée sur les bas ports en direction du pont Mazaryk mais là encore Oslo domine la situation. Je me contente donc d&#8217;observer les mouettes, l&#8217;air de rien, pour donner le change, en enviant les coureurs qui descendent déjà les quais sur la rive opposée. Notre tour viendra. Et il vient effectivement. J&#8217;ai beau observer attentivement la rive, je ne vois aucune natte à l&#8217;horizon ni même le moindre morceau de Biscotte en face. C&#8217;est que je ne les ai pas oubliés mes compères. On a beau maraver gaiement son prochain, et là c&#8217;est du maravage de toute première main, on peut quand même le faire avec un peu de compassion et un soupçon de sensibilité !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-15.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3286" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a>Il est vraiment long cet aller retour sur les quais. On y avait échappé en 2008 avec les inondations et je suis soulagé de les quitter même si les marches de la Montée Hoche ne sont guère plus enviables pour mes jambes. C&#8217;est que le seigneur Arthur commence à montrer quelques traces de fatigue ! Je ne me tape pas (encore) 90 km par semaine (sinon plus) comme l&#8217;ami Oslo et je commence à en avoir vraiment plein les gambettes. La tête va bien par contre. J&#8217;ai la super patate, manque juste le super physique ! Et pourtant, s&#8217;il y a un truc que je n&#8217;aime pas, c&#8217;est bien subir l&#8217;allure d&#8217;un compère.</p>
<p>Après un petit singletrack à flanc de colline entre les lacets de la Montée des Esses (chemin de Serin), nous traversons le Parc de la Cerisaie. Oslo en profite bien entendu pour prendre le large ! Un lacet nous sépare déjà dans le raidillon qui nous emmène sur la partie haute du parc. L&#8217;année dernière les rôles étaient inversés avec l&#8217;ami Tazounet et ce n&#8217;était pas pour me déplaire.<br />
L&#8217;ami Oslo en rajoute une couche pour marquer le coup en me donnant rendez-vous à l&#8217;arrivée pour l&#8217;apéro … Pfftt, aucun respect ces petits jeunes ! Je passe devant la petite parcelle de vigne cultivée avec amour par la République des Canuts, un dernier lacet et puis rien, plus le moindre petit Oslo en ligne de mire … L&#8217;affreux a déjà disparu. Si vite ! Il est pas humain cet animal. Vous allez me dire que c&#8217;est normal pour un animal.<br />
Je traverse la partie haute du parc en passant à proximité de la villa Gillet qui abrite une institution dédiée à la diffusion de la pensée et des arts contemporains.<br />
A nouveau, monsieur m&#8217;attend à la sortie du parc. S&#8217;il continue comme cela, il va finir par se faire bouffer tout cru sur la ligne d&#8217;arrivée … C&#8217;est dangereux un Arthur à proximité d&#8217;une ligne d&#8217;arrivée !</p>
<p>Nous quittons l&#8217;impasse Chazière pour rejoindre la rue d&#8217;Ypres par une bonne descente en lacet. C&#8217;est dans cette descente que nous avions croisé Miaou en 2008. Elle est longue cette rue d&#8217;Ypres mais elle nous emmène au troisième et dernier ravitaillement alors on ne lui en veut pas trop.<br />
Oslo partage avec moi sa réserve d&#8217;oléagineux, sans doute pour se racheter de ses multiples infamies passées et à venir. Aller, je le pardonne, cet avant goût d&#8217;apéro était fort agréable. Tiens, je me serais bien mangé quelques Tucs …</p>
<p>Les abandons/retrouvailles avec Oslo se succèdent encore et encore … rue du Bois de la Caille, rue du Capitaine Ferber, Montée de la Rochette … Hum, je l&#8217;ai senti passer la Rochette ! Tiens revoilà notre copain le motard ! On l&#8217;aura croisé régulièrement sur tout le parcours. Il sent pas bon mais il a l&#8217;air sympa, ça compense. Je me tourne vers lui un court instant, souriez vous être filmé. C&#8217;est suffisant pour qu&#8217;Oslo me prenne quelques mètres ! Faut vraiment le surveiller comme le lait sur le feu. J&#8217;ai l&#8217;impression de jouer à 1 2 3 soleil et c&#8217;est toujours moi qui compte.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3287" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est qui les meilleurs ?</em></p>
<h3>Arthur tombe à l&#8217;eau :</h3>
<p>Et puis plus d&#8217;Oslo … « <em>Vous avez pas vu un gars du sud avec un accent à couper au couteau ?</em> ». L&#8217;a intérêt à avoir décapsulé la mousse quand j&#8217;arrive. Un petit virage en épingle et j&#8217;attaque la Montée de l&#8217;Eglise. Je suis scotché au bitume, mes mollets crient grâce mais l&#8217;humeur du bonhomme est toujours au beau fixe. D&#8217;ailleurs, il vaut mieux être dans de bonnes dispositions pour attaquer la longue ligne droite de la rue Pierre Brunier puis celle de la voie verte bien connue des coureurs du 10km de Caluire.</p>
<p>Mon allure a baissé. Me voilà passé en mode jogging dominical. Biscotte me dit souvent que je ne sais pas courir tout seul, je vais finir par le croire. L&#8217;intérêt purement compétitif inspiré inconsciemment par Oslo a disparu, reste ce bien-être procuré par l&#8217;effort, bien dans sa tête, bien dans son corps et le plaisir de la découverte d&#8217;une fin de parcours tortueuse à souhait.<br />
Une fin de parcours tortueuse et bien dans l&#8217;esprit montagnes russes. Après avoir atteint les quais du Rhône dans la partie la plus nord-est du parcours, le compteur de D+ s&#8217;affole à nouveau avec la Montée de la Boucle pour redescendre à nouveau et emprunter la montée de la rue Josephin Soulary.</p>
<p>Je pensais que nous allions passer directement par la place du Gros Caillou mais une ultime boucle nous fait redescendre sur les quais du Rhône ! On pousse le vice jusqu&#8217;à nous faire emprunter le passage piéton en sous-sol qui passe sous l&#8217;entrée du tunnel de la Croix-Rousse. Purée, je commence à en avoir ma claque. Les crampes sont sagement restées à la maison mais j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir un couteau planté dans le bas de chaque mollet. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y a, ils ne sont pas contents les Achilles ? Encore quelques marches d&#8217;escaliers et je débouche sur la place. « <em>Vous y êtes, il n&#8217;y a plus que de la descente maintenant.</em> »</p>
<p>Ca sent l&#8217;arrivée à plein nez, je m&#8217;imagine déjà en train de déguster tranquillement le mâchon lyonnais, la charcuterie dans une main, la mousse dans l&#8217;autre, affalé dans un transat à papoter avec mes compères de l&#8217;air du temps tandis que les mains de quelques ostéopathes triés sur le volet s&#8217;occupent de mes mollets meurtris.</p>
<p>Je suis tiré subitement de ma rêverie. Oh oh, cette tête me dit quelque chose … Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Biscotte ! « <em>Oh non, mais qu&#8217;est-ce que tu fous ici ?</em> » Il a abandonné le bougre. Il n&#8217;était pas dans son assiette c&#8217;est certain mais je n&#8217;imaginais pas que c&#8217;était au point de plier bagage à mi-parcours. Je n&#8217;aime pas voir un pote sur le bord du chemin. Je ne sais malheureusement que trop comme il est désagréable de voir arriver ses compères quand on a soi-même abandonné. Et puis je culpabilise de l&#8217;avoir abandonné en route. Peut-être aurait-il continué avec nous ?  Il m&#8217;accompagne sur un bout de chemin avant de m&#8217;inciter à accélérer pour le final.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/04/11/le-lyon-urban-trail-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Je m&#8217;empresse de suivre ses bons conseils histoire de finir comme il se doit la balade. J&#8217;ai l&#8217;impression que mes mollets vont éclater. Tant pis, j&#8217;accélère, mais juste un peu, pour la forme, de toute façon je n&#8217;ai pas de Tazounet à rattraper cette année. Je déboule sur la place Louis Pradel, il y a quelques marches à dévaler, attention de ne pas se gaufrer, une route à traverser, je pénètre dans l&#8217;enceinte de l&#8217;Hôtel de Ville et je traverse la cour d&#8217;honneur puis l&#8217;atrium pour émerger en haut de cet ultime escalier qui me sépare de l&#8217;arrivée. La place des Terreaux s&#8217;offre à moi, je descends tranquillement les quelques marches et je franchis l&#8217;arrivée en 4h27. Mon transat … Où est mon transat ?</p>
<h3>Passons au réconfort :</h3>
<p>C&#8217;est bien beau de se taper la bagatelle de 6000 marches, je peux vous dire que ça creuse même si elles sont réparties sur 40 bornes. Et puis j&#8217;ai une de ces pépies ! Mes neurones ont totalement zappé le ravitaillement en eau. Résultat : j&#8217;ai fait la fin du parcours à sec. C&#8217;est malin !</p>
<p>J&#8217;ai juste le temps de réajuster les niveaux en solide et en liquide avant d&#8217;assister à l&#8217;arrivée de Mamanpat sous les acclamations de la foule en délire. J&#8217;en rajoute à peine …</p>
<p>Biscotte n&#8217;aura pas partagé avec nous la traditionnelle mousse, il valait mieux vu l&#8217;état de son système digestif mais il s&#8217;est montré une fois de plus un compère indispensable en ouvrant nos Leffes avec les moyens du bord. Oslo n&#8217;avait pas emmené de décapsuleur … Il nous a fait le même coup que Tazounet en 2007 pour le semi marathon de Lyon. J&#8217;ai la mémoire longue pour ce genre d&#8217;incident …</p>
<p>Biscotte n&#8217;a pas trop tardé. J&#8217;espère que ce n&#8217;était pas par dépit et qu&#8217;il reviendra se frotter aux escaliers du Lyon Urban Trail l&#8217;année prochaine dans de meilleures conditions. Oslo est parti peu après. Sans doute pour revisionner dans son canapé les meilleurs moments du dernier match de rugby. Quant à moi, après avoir assisté à la remise des récompenses sur le podium (j&#8217;en profite pour te féliciter Martine) et avoir serré la pince de quelques illustres kikoureurs, je suis allé me délecter d&#8217;une blonde au Café Leffe. Une blonde offerte par une brune, un comble ! Merci Mamanpat d&#8217;avoir régalé.</p>
<p>Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est un régal pour les yeux et les cuisses. Un énorme merci à toi Michel pour ton invitation. Vivement l&#8217;année prochaine &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<p>PS : Bravo ma soeur &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 4h27&#8217;55&#8243;<br />
Distance : 39 km<br />
D+ : 1550 m</p>
<p>Classement général : 240/423<br />
Classement VH1 : 86/135</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3288" title="Lyon Urban Trail 2010 - Le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.lyonurbantrail.com/" target="_blank">Le Lyon Urban Trail</a></p>
<p>Le CR de Mamanpat : <a href="http://mamanpat.over-blog.com/article-lyon-urban-trail-la-grande-traversee-47902834.html" target="_blank">Lyon Urban Trail : la grande traversée ! .</a><br />
Le CR d&#8217;Oslo : <a href="http://caposlo.over-blog.com/article-lut-episode-iii-le-retour-a-lugdunum-47925129.html" target="_blank">LUT épisode III &#8211; le retour à Lugdunum.</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2010?authkey=Gv1sRgCLjt3dOZ7urBaQ&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S7ecWsmAFHE/AAAAAAAAFx0/F6hKiWP51-Y/s160-c/LyonUrbanTrail2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2010?authkey=Gv1sRgCLjt3dOZ7urBaQ&amp;feat=embedwebsite">Lyon Urban Trail 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail des Cabornis, le 14 mars 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 18:37:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Trail des Cabornis]]></category>

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		<description><![CDATA[De la biscotte c&#8217;est bon, mangez-en ! Après avoir titillé le chrono sur 10 km avec succès me voilà mûr à point mentalement pour arpenter les chemins (très) vallonnés des Monts d&#8217;Or. Je précise « mentalement » car côté physique, je suis nettement plus vert … Maman me l&#8217;avait bien dit : un plan d&#8217;entrainement pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3093" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-le-trail-des-cabornis.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>De la biscotte c&#8217;est bon, mangez-en !</h3>
<p>Après avoir titillé le chrono sur 10 km avec succès me voilà mûr à point mentalement pour arpenter les chemins (très) vallonnés des Monts d&#8217;Or. Je précise « mentalement » car côté physique, je suis nettement plus vert … Maman me l&#8217;avait bien dit : un plan d&#8217;entrainement pour un 10 km est loin d&#8217;être idéal pour préparer un trail de 40 km et 2100 m de D+. Oui, ben maman, on fait comme on peut. D&#8217;ailleurs je ne suis pas le seul dans ce cas. L&#8217;ami Biscotte n&#8217;a guère fait mieux que moi en optant pour un plan semi. Il a même fait pire.</p>
<p>Même pas peur et pourtant je ne suis pas tout à fait inconscient. Je suis en plein remake des conditions que j&#8217;avais vécu en 2008. J&#8217;ai le souvenir de cette ascension du Mont Thou par sa face Ouest, la plus dure assurément. Une monotrace tracée au cordeau dans une pente herbeuse s&#8217;étire jusqu&#8217;au pied du mur terminal. J&#8217;ai deux piquets à la place des guiboles. Le mot le plus simple pour décrire ma situation serait le mot « équilibre ». Immobile, dominé par les hauteurs du Mont Thou, j&#8217;étais en équilibre entre les crampes qui menaçaient simultanément ma chaine musculaire postérieure et antérieure. Un coup devant, un coup derrière, les quadriceps puis les ischios et rebelote … pas forcément douloureux mais handicapant assurément. Il n&#8217;y avait plus qu&#8217;à attendre que ça passe, une simple question de patience.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3207" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>L&#8217;arrivée est à côté d&#8217;un étang au centre du village.</em></p>
<p>La différence avec 2008 ? Deux ans d&#8217;expérience en plus. Je pense que mes guiboles auront quelques souvenirs de la Montagn&#8217;Hard ou de l&#8217;UTMB. On verra si mes gambettes sont du même avis. Même pas peur, je suis juste curieux.</p>
<h3>Mais c&#8217;est quoi au juste les Cabornis ?</h3>
<p>C&#8217;est une épreuve de course à pied de type Trail se déroulant en quasi totalité sur les chemins et les sentiers des Monts d&#8217;Or, un petit massif situé au nord-ouest de Lyon, qui s&#8217;étend du nord au sud sur une dizaine de kilomètres. 4 épreuves sont proposées :</p>
<ul>
<li>le Tout Petit Format &#8211; 10 km et 400 m+</li>
<li>le Petit Format &#8211; 20 km &#8211; 1000 m+</li>
<li>le Grand Format &#8211; 40 km et 2000 m+</li>
<li>le relais 4&#215;10 km et 2000 m+</li>
</ul>
<p>Le choix entre le petit et le grand format est effectué au cours de l&#8217;épreuve à la porte de séparation des circuits aux environs du 15eme kilomètre.</p>
<p>Le nom de l&#8217;épreuve est directement inspiré des cabornes. De petites constructions en pierres sèches qui servaient d&#8217;abri aux ouvriers agricoles et aux bergers des Monts d&#8217;Or. On avait eu l&#8217;occasion l&#8217;année dernière d&#8217;emprunter le circuit des Cabornes à Poleymieux lors d&#8217;un Off avec les compères.</p>
<p>C&#8217;est un vrai trail, technique à souhait et très sollicitant physiquement du fait de son profil, une succession de montées et de descentes courtes mais pentues qui exploitent parfaitement le terrain ludique des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Je vous conseille chaudement de consulter <a href="http://www.montsdor.com" target="_blank">le site du Syndicat Mixte des Monts d&#8217;Or</a> pour en savoir plus sur le massif des Monts d&#8217;Or.<br />
<span id="more-3186"></span></p>
<h3>Revenons à notre petite balade.</h3>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3208" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-02.jpg" alt="" width="255" /></a>Cette année, la course a délaissé Saint Romain aux Monts d&#8217;Or pour prendre ses quartiers à Chasselay. L&#8217;organisateur nous a promis un début de course plus roulant sur des chemins plus larges ce qui devrait éliminer les ralentissements qui ne manquaient pas de se produire les années précédentes dès la première monotrace venue. Personnellement, les bouchons ne me dérangent pas, cela me permet de récupérer et j&#8217;en profite généralement pour prendre quelques photos.</p>
<p>J&#8217;ai retiré mon dossard le samedi histoire de ne pas être bousculé le lendemain matin. L&#8217;occasion de voir un court instant Biscotte senior accompagné de son jeune héritier puis de me promener avec ma fille Audrey sur la fin du parcours. On ne sait jamais, un hypothétique sprint avec les compères est toujours possible. Une petite reconnaissance au préalable, ça peut aider …</p>
<p>Dimanche matin, je récupère l&#8217;ami Biscotte à une station de métro pour faire le trajet jusqu&#8217;à Chasselay en covoiturage. On pourrait se targuer d&#8217;avoir la fibre écologique avec Biscotte (ce qui n&#8217;est pas faux) mais la raison de ce trajet est plus prosaïque : madame Biscotte a décidé de venir encourager sa moitié à l&#8217;arrivée de la course. Bon pas de chance, elle est arrivée après nous &#8230;</p>
<p>Nous renonçons à suivre les indications d&#8217;un bénévole qui nous dirige vers une rue déjà bien embouteillée pour nous garer sur un petit parking à proximité de cours de tennis. L&#8217;ami Oslo aura la même idée quelques minutes plus tard. Nous sommes prêts rapidement, il faut dire que Tazounet n&#8217;est pas des nôtres aujourd&#8217;hui … Encore qu&#8217;il ne faut pas médire, il a fait des progrès, j&#8217;ai pu le constater au 10 km des Foulées Tassilunoises. Maintenant qu&#8217;il s&#8217;est coupé les cheveux, il doit être encore plus rapide … J&#8217;imagine un gros gain de temps sur la mise en place du Buff. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La température est relativement douce surtout si on la compare avec le froid de canard qui nous pétrifiait il y a seulement une semaine. Je suis fagoté comme un panneau publicitaire pour organisateurs de course : mon t-shirt finisher des Templiers 2009 est à nouveau de sortie et pour plus de confort, j&#8217;ai enfilé par dessus le t-shirt finisher noir de la SaintéLyon 2007. A quand le corsaire finisher SaintéLyon ? Rien sur la tête, pas de veste dans le sac, hormis la poche à eau, j&#8217;ai décidé de voyager léger.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3209" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3210" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-04.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Tenue printanière pour Biscotte et hivernale pour Oslo. C&#8217;est frileux ces gars du sud &#8230;</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Départ derrière l&#8217;église du village de Chasselay.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;aire de départ est dans le centre de Chasselay sur une petite place derrière l&#8217;église. Quant à l&#8217;arrivée, elle est située à côté d&#8217;un étang de l&#8217;autre côté de la départementale pour éviter de bloquer la circulation à chaque passage de coureurs. Et puis ce n&#8217;est pas génial d&#8217;interrompre un sprint en attendant que l&#8217;on vous fasse signe de traverser. C&#8217;est sympa Chasselay, un peu moins vieille pierre que Saint Romain mais ce doit être agréable de vivre ici au pied des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Histoire de faire un semblant d&#8217;échauffement nous faisons un petit crochet par l&#8217;aire d&#8217;arrivée pour vérifier si les cygnes barbotent toujours dans leur étang avant d&#8217;enchainer rapidement par une traditionnelle vidange d&#8217;avant course. A chacun son bout de mur, très concentré sur sa tâche … Ah, ça fait du bien.</p>
<p>Une fois sur l&#8217;aire de départ, j&#8217;essaye de joindre Libellule qui est censée faire le petit format mais je n&#8217;obtiens pas de réponse. J&#8217;ai bien peur que madame ait préféré la douceur de sa couette ce dimanche matin. Le peloton remplit maintenant totalement la petite place. J&#8217;aperçois Iade38 un peu plus loin dans la foule mais le bougre n&#8217;entend pas mes appels. Pas de chance pour lui aujourd&#8217;hui, je le reverrai bien plus tard, assis sur un talus au bord de la route. Le départ est imminent, nous sommes filmés par TLM, la chaîne de télé locale. Ils ont raison, on est beau, on est fort et on va se régaler …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3211" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le peloton est encore dense. Environ 600 coureurs qui vont se répartir sur les deux parcours à la porte de séparation du 13eme kilomètre.</em></p>
<h3>C&#8217;est parti.</h3>
<p><code><strong>Relais 1<br />
Distance : 9 596 m, D+ : 568 m, D- : 256 m</strong></code></p>
<p>Allez on y va. Un petit bout de bitume histoire de faire chauffer la gomme et nous attaquons notre première grimpette du jour histoire d&#8217;étirer le peloton gentiment. Ben tiens, je ne savais pas qu&#8217;il y avait une catégorie canicross au Cabornis ! Il a bien de la chance de se faire trainer par son brave toutou. Hé moi aussi j&#8217;en veux un. Personne ne veut s&#8217;y coller ? Biscotte ne semble pas motiver pour jouer le rôle du compagnon canin quant à Oslo il aurait certainement la force de nous trainer tout les deux mais je le sens déjà prêt à prendre le large. Le bougre … il profite sans état d&#8217;âme du manque d&#8217;entrainement de ses petits camarades. C&#8217;est la deuxième pâtée qu&#8217;il me met dans les gencives depuis le début de l&#8217;année. Si c&#8217;est pas malheureux. On pourrait se venger en le faisant participer à un p&#8217;tit cross de derrière les fagots ou à un 10km bien plat et bien roulant mais ce garnement refuse d&#8217;y mettre ne serait ce qu&#8217;un orteil.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3212" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a>Orange m&#8217;a offert un beau portable tout neuf pour remplacer mon vieux Nokia. Un tactile Samsung, le Jet S8000. Je ne sais pas si les photos ou les vidéos seront plus belles qu&#8217;avec mon N70 mais je peux vous dire tout de suite qu&#8217;il n&#8217;est pas des plus adaptés à une pratique tout terrain. Le plastique glossy de la coque à tendance à glisser et il est un peu trop fin pour une bonne prise en main. D&#8217;autant qu&#8217;il faut éviter, en le tenant, d&#8217;appuyer sur l&#8217;écran sous peine de déclencher par inadvertance quelques fonctions inopportunes. Ca va être marrant quand j&#8217;aurai les doigts bien collants avec les gels … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je m&#8217;aperçois après coup que j&#8217;ai eu une fâcheuse tendance à mettre le doigt sur l&#8217;objectif … Pfft , je vous jure  ! Pendant que je suis scotché sur mon écran à découvrir les finesses du constructeur coréen, l&#8217;ami Biscotte poursuit inlassablement sa progression. Je suis obligé de forcer mon allure dans les côtes quand nous passons en mode marche. Ca fait des grandes enjambées une Biscotte, pourtant, j&#8217;ai des gambettes plus grandes que lui !</p>
<p>Ca me donne chaud ces histoires. Le t-shirt SaintéLyon terminera la balade dans mon sac en compagnie de mes gants. Je suis même obligé de remonter mes manches ! Ils doivent être grave frileux les coureurs en micropolaire !</p>
<p>Nous voilà en train d&#8217;emprunter des sentiers parcourus maintes fois en VTT. Un passage éclair à proximité de la Croix Rampau puis nous remontons en direction de la carrière du Mont Py.<br />
Ah, ça fait plaisir de fouler à nouveau les chemins des Monts d&#8217;Or, de gambader dans la nature.</p>
<p>Nous arrivons au premier ravitaillement plus vite que je ne le pensais. Biscotte me demande si je veux m&#8217;arrêter un moment mais ça ne me semble pas nécessaire. J&#8217;ai pris de quoi m&#8217;alimenter et la fatigue ne se fait pas encore sentir, du moins pas suffisamment pour que j&#8217;aie envie de me poser 5 minutes. Autant continuer. Faut jouer la gagne et grappiller quelques places au scratch … Bon, je plaisante parce que vu notre niveau !</p>
<p><code><strong>Relais 2<br />
Distance : 9 754 m, D+ : 432 m, D- : 554 m</strong></code></p>
<p>Après avoir emprunté un champ tout en longueur, nous arrivons en surplomb du château de la Barollière. Qui a dit qu&#8217;il n&#8217;y avait que de minuscules cabornes dans les Monts d&#8217;Or ? Aller, il faut grimper au Mont Verdun maintenant. 85 m à tout casser à rajouter au compteur de D+ du jour.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3213" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La forme est encore là. Biscotte esquisse un sourire au photographe mais pas trop grand, il faut s&#8217;économiser.</em></p>
<p>Tiens, la sonnerie du portable … serait-ce Tazounet ?  Et non, c&#8217;est Libellule. Elle ne s&#8217;est pas laissée tenter par la couette finalement. Elle est en contrebas de la grosse bouboule du Mont Verdun … ok, nous aussi mais elle n&#8217;a pas encore traversé la route que je m&#8217;apprête à franchir. De toute évidence, elle n&#8217;est pas très loin derrière nous. Pourquoi faire court quand on peut faire plus long pour le même prix ? Je tente de lui faire choisir le grand format mais il faut croire que le cours de ma force de persuasion est en chute libre. A ma décharge, je ne comprends pas grand chose à notre conversation. Cette dernière me fait irrémédiablement penser à celle que pourrait tenir deux asthmatiques en crise en plein pic pollinique du printemps. Ca siffle, ça crachote et entre deux craquements, je perçois difficilement quelques mots. Pffft, la téléphonie mobile &#8230;</p>
<p>Il est temps de raccrocher, la descente en sous-bois que j&#8217;ai entamée demande un minimum d&#8217;attention. Il y a beaucoup de branches coupées en travers du chemin et quelques sympathiques cailloux. C&#8217;est la deuxième fois que mon pied droit bute contre les aléas du terrain et je n&#8217;ai pas envie de faire un câlin forcé avec le sol des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Nous arrivons à la porte de séparation du petit et du grand format vers 1h25 après une bonne descente. Les bénévoles calment un peu notre ardeur. « <em>Attention, ça glisse. Méfiez-vous !</em> »<br />
Pas le moindre petit soupçon d&#8217;hésitation, je tourne à droite à la suite de Biscotte. Il doit nous rester à peine 26 bornes, ce n&#8217;est même pas le cinquième d&#8217;une LyonSaintéLyon, ma nouvelle distance étalon, autant dire qu&#8217;on est arrivé. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Il y a nettement moins de monde de ce côté. Pour ainsi dire personne. Pourtant, nous avons de la marge sur la barrière horaire, il doit y avoir encore pas mal de monde derrière nous.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>La fatigue me gagne peu à peu, me rappelant mon manque de volume actuel et je fais moins le fier au pied du Mont Thou (vous savez la fameuse grimpette de la face ouest). Aller, courage, on commence la pente herbeuse en douceur, lentement mais sûrement avant de s&#8217;attaquer au mur terminal. Et m..rde, qu&#8217;est-ce que ça glisse ! Je vais devoir me résoudre à me baisser pour m&#8217;aider de mes p&#8217;tites mimines. Gel et boue, c&#8217;est mon pote samsung qui va être content.  Une corde … elle tombe à pic celle-ci. Avec Biscotte, on aime bien déconner avec l&#8217;air de ne pas y toucher. « <em>Et celle là, tu l&#8217;as faite en vélo ?</em> » « <em>Oui, mais sur le petit braquet, je manque un peu de pratique en ce moment …</em> ». Tu parles, si un mec est capable de grimper ici sans mettre pied à terre, je veux bien me faire moine. Quoi que, je préfère me la mettre en veilleuse, il y a des furieux en ce bas monde.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, je viens à peine d&#8217;émerger sur le plateau au sommet du Mont Thou, qu&#8217;un vttiste déboule en sens inverse, probablement pour admirer les athlètes que nous sommes. « <em>Faites attention, la descente est super rapide et il y a des ronces sur votre droite !</em> ». Il m&#8217;a regardé d&#8217;un drôle d&#8217;air. Non, me dites pas qu&#8217;il m&#8217;a pris au sérieux ? <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Aller, je prends rapidement une photo et une petite vidéo du panorama avant que Biscotte ne s&#8217;impatiente de trop. « <em>Vas-y, vas-y, je te rattrape … pas de problème.</em> » le tout avec le petit ton du mec super fort, qui va super vite et qui va combler l&#8217;écart en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour prononcer distinctement le mot cacou.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3214" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3215" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Première rencontre avec Yanshkov qui profite d&#8217;une semaine de repos avant le Trail du Ventoux pour donner un coup de main à l&#8217;organisation. Il nous apprend qu&#8217;Oslo a une sacré avance sur nous &#8230;</em></td>
</tr>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3216" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-10.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3217" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-11.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un petit tour du côté de Saint-Fortunat puis on file du côté de Saint-Cyr. Je retrouve à nouveau mes marques sur le sentier des Rapaces on l&#8217;on croise quelques familles en balade et nous arrivons au second ravitaillement. Un ravitaillement en liquide exclusivement. Et encore, quand je dis liquide, il ne faut pas croire que c&#8217;était déjà l&#8217;heure de la mousse. Un petit verre de coca histoire de se nettoyer l&#8217;estomac puis je recharge ma poche à eau qui n&#8217;est pas loin d&#8217;être vide. Zut, il faut que j&#8217;enlève un petit cailloux. Voyager léger qu&#8217;il disait l&#8217;Arthur. Ben la prochaine fois je prendrais quand même les mini-guêtres. Bon, ça va les pieds sont nickels, même pas un p&#8217;tit coup de chaud. Faut dire que j&#8217;ai pas lésiné sur la Nok ce matin. « <em>T&#8217;as fait le plein de la poche Arthur ?</em> » « <em>Ben oui mon poulet, je sais que je suis pas un rapide aux ravitos mais ça c&#8217;est fait !</em> ».<br />
En tout cas, l&#8217;estomac va bien, je me serais bien bouffer une p&#8217;tite tranche de saucisson, histoire de.</p>
<p><code><strong>Relais 3<br />
Distance : 9 598 m, D+ : 516 m, D- : 639 m</strong></code></p>
<p>Les portions qui vont suivre vont être un régal pour la tête mais laisseront des traces dans les jambes. Je me régale. C&#8217;est fou le nombre de petits sentiers et autres chemins qu&#8217;il peut y avoir et cela même sur les hauteurs déjà bien urbanisées de Saint-Cyr.</p>
<p>Nous rejoignons le chemin abrupt qui monte en ligne droite dré dans le pentu depuis Saint-Romain. Vous savez, celui avec la fontaine aux Salamandres. Une bonne descente où je déboule joyeusement en tête avant de m&#8217;arrêter après quelques centaines de mètres … Aie, pas de ruebalises ni la moindre petite trace de peinture orange. Glups … mes jambes me font immédiatement la gueule. Purée, tu pouvais pas faire gaffe ! Bon, ben faut se rendre à l&#8217;évidence, il va falloir remonter …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3218" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est un régal de courir sur ces monotraces.</em></p>
<p>Et c&#8217;est reparti dans l&#8217;autre sens mais bien moins vite ! Quelques coureurs déboulent au moment même où nous retrouvons la trace. Un des coureurs, l&#8217;homme en rouge pour ne pas le nommer, s&#8217;approche de moi, enlève son gant et me serre chaleureusement la main. Je mets tout d&#8217;abord cette marque d&#8217;affection sur le compte du petit crochet facultatif qu&#8217;il n&#8217;aura pas à effectuer. Plausible, les remerciements dans ce cas sont directement proportionnels au pourcentage de la pente évitée. Mais non, ce coureur sympathique originaire du beaujolais est tout simplement un lecteur assidu et un fan du site www.arthurbaldur.fr. Bon, j&#8217;en rajoute un peu, il était peut-être surtout physionomiste. Quoi qu&#8217;il en soit, ça fait toujours plaisir et ça motive pour faire des beaux (je l&#8217;espère) CR.</p>
<p>Le petit passage dans les carrières aura été fort sympathique quoique un peu traumatisant pour mon amour propre. Force est de constater que je suis aussi monotâche qu&#8217;un iPad. Faire le kéké en caracolant en tête tout en faisant les réglages de mon Samsung  pour immortaliser la beauté des paysages est au-dessus de mes possibilités. La photo est ratée, c&#8217;est un moindre mal pour mon égo mais j&#8217;ai glissé sur un pierrier et je me suis vautré au sol comme un girafon au moment de sa naissance. Vous n&#8217;avez avez jamais vu naitre un girafon ? Désolé, je ne suis pas chargé de votre éducation !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3219" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-13.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Nous voilà maintenant au dessus de Couzon au Mont d&#8217;Or. Nous rejoignons la route qui mène au Titan discothèque d&#8217;où nous avions pris le départ de la Tonight l&#8217;année dernière. C&#8217;est une course nocturne comme son nom le laisse supposer. Le bénévole chargé d&#8217;assurer la sécurité de cette traversée de route n&#8217;est autre que Yanshkov ! Depuis le temps que je visite régulièrement son site ! Nous n&#8217;avions jamais eu l&#8217;occasion de nous voir en chair et en os. Il nous annonce qu&#8217;Oslo a une avance considérable sur nous. Ah, ces p&#8217;tits jeunes ! Ils ne savent pas prendre le temps d&#8217;apprécier les choses.</p>
<p>Jeune ou pas, s&#8217;il y a une chose que j&#8217;ai apprécié à sa juste valeur c&#8217;est bien le troisième ravitaillement.  N&#8217;en déplaise à Biscotte, je compte en profiter pleinement. J&#8217;ai faim, bigrement faim. Je ne pense pas que ce soit les premiers signes d&#8217;une  hypoglycémie mais tout simplement que l&#8217;heure du déjeuner doit être déjà bien dépassée. Biscotte est déjà dans les starting-block prêt à repartir. « <em>Ok, je suis prêt, on y va.</em> » Je finirai de grignoter mon dernier morceau de fromage dans la descente sur Curis.</p>
<p><code><strong>Relais 4<br />
Distance : 9 761 m, D+ : 502 m, D- : 560 m</strong></code></p>
<p>On aperçoit bientôt les tours du château de Curis. Ca ne présage rien de bon. On est descendu bien bas, il va falloir remonter maintenant ! Je commence à en avoir vraiment plein les guiboles. L&#8217;ascension du mamelon qui domine le château de Curis me semble bien laborieuse !<br />
Nous passons devant la chapelle d&#8217;inspiration musulmane qui domine le sommet du mamelon avant de filer sur la Croix Vitaise. Purée les cuisses sont vraiment dures dans les montées.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3220" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-15.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3221" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je pense connaître le chemin qui sera le nôtre pour descendre sur Poleymieux. Nous l&#8217;avions emprunté à l&#8217;occasion d&#8217;un Off  en avril 2009. Je me rappelle que l&#8217;ami Bourgui nous y avait montré ses qualités de descendeur. Gagné. Aller, je me lâche dans celle-ci … Yessssss ! J&#8217;ai mal partout mais je me fais plaisir …</p>
<p>J&#8217;arrive dans Poleymieux en tête bientôt rattrapé par Biscotte et par quelques autres coureurs. Ne vous méprenez pas, je ne cherchais pas à lâcher mon compagnon de route. D&#8217;ailleurs j&#8217;ai ralenti mon allure après avoir traversé la route principale de Poleymieux.<br />
« <em>Vas-y Arthur !</em> » Ben m..rde alors, je tombe sur le cul, encore un fan !!! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
« <em>Tu le connais ?</em> » me dit Biscotte. « <em>Euh non, me semble pas !</em> »</p>
<p>Bon, il va falloir se farcir l&#8217;escalier de Poleymieux pour rejoindre le pied de l&#8217;église du village. Elle semble bien loin l&#8217;église perchée sur son promontoire à flanc de colline. Il y a un truc qui cloche immédiatement au niveau de mes quadriceps. Un truc qui n&#8217;est pas bon mais alors pas bon du tout pour la suite. A chaque fois que je lève péniblement la jambe pour atteindre la marche supérieure mon quadriceps se met à vibrer comme la lame d&#8217;une vielle guimbarde.  Des crampes ! Bordel. Je suis en train de me chopper des p&#8230; de crampes ! J&#8217;essaye de gérer. Gérer quoi ? Je n&#8217;en sais rien. Je marche sur des oeufs, j&#8217;essaye de ne pas trop forcer, de ne pas trop me relâcher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3222" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>J&#8217;arrive au niveau de l&#8217;église avec soulagement. Hé voilà qu&#8217;il faut redescendre ! La descente me soulage. Les muscles sont douloureux mais je ne suis plus à la limite de la contraction. Portant les cuisses sont bien sollicitées. Bizarre. Je suis peut-être plus relâché ? Et c&#8217;est reparti pour une grimpette. Le vibrato est de retour ! J&#8217;en informe Biscotte histoire de me faire plaindre.</p>
<p>« <em>Biscotte, je suis à la limite de la crampe là &#8230;</em> » Le bougre m&#8217;apprend qu&#8217;il en souffre depuis le 23eme kilomètre mais qu&#8217;il s&#8217;est bien gardé de me le dire me connaissant. Il m&#8217;apprend qu&#8217;il ne faut jamais réveiller le compétiteur qui sommeille dans l&#8217;esprit d&#8217;un Arthur. Montrer lui votre point faible et il en profitera, c&#8217;est plus fort que lui. Oh le vilain cachotier ! Et en plus il me colle le rôle du vilain coureur sans état d&#8217;âme. Bon c&#8217;est vrai que ça a pu m&#8217;arriver pas le passé mais c&#8217;était toujours indépendant de ma volonté … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Il y a un petit plat avant une dernière montée. J&#8217;entends un coureur derrière moi lancer un « <em>Allez les gars, faut relancer maintenant &#8230;</em> » Relancer ? Il veut que je relance maintenant avec mes muscles en mode vibrato ? « <em>Non, je ne relance pas, je ne peux pas.</em> » Si je le faisais mon petit père, je serais tout juste bon à planter dans un champ pour faire fuir les moineaux. Il insiste le bougre : « <em>Aller, on relance !</em> » Biscotte, vient à mon secours : « <em>M&#8217;enfin, on te dit qu&#8217;il est crampé !</em> ». Les quelques coureurs de notre petit groupe me passe devant dès lors que la trace s&#8217;élargit un peu.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3223" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-17.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-18.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3224" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-18.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Une petite chapelle sur le mamelon qui surplombe le château de Curis.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>L&#8217;église de Poleymieux.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>S&#8217;en est terminé des montées. Nous attaquons la descente sur Chasselay. J&#8217;ai bien failli m&#8217;arrêter un moment en haut tellement j&#8217;avais les muscles des cuisses durs et douloureux mais Biscotte m&#8217;a conseillé de continuer et de dérouler tranquillement. Faut gérer quoi … Il n&#8217;a pas tort. D&#8217;ailleurs le vibrato musculaire douloureux s&#8217;arrête miraculeusement dans la descente. Elle est pas belle la vie ? Ca va nettement mieux. Tellement mieux que l&#8217;on commence a envoyer du lourd. Du très lourd même quand on considère l&#8217;état des deux bonshommes !</p>
<p>Je cavale en tête depuis un moment quand un cri guttural à la Johnny Weissmuller éclate subitement à mes oreilles. Le silence se fait dans la jungle. Plus un bruit. Je remonte le sentier sur quelques dizaine de mètres pour découvrir ma Biscotte allongé sur le sol. La bête est terrassée par une bonne crampe aux ischios mais l&#8217;oeil est encore vif et le teint rose. Je suis rassuré, je m&#8217;attendais à une bonne gamelle … A sa demande, je procède à un étirement de sa gambette tandis que deux ou trois coureurs, dépassés quelques instants auparavant dans la descente, me passent tranquillement sous le nez. L&#8217;emporteront pas au paradis &#8230;</p>
<p>Biscotte semble se réconcilier avec sa musculature. Aller, c&#8217;est reparti. Fin de ce petit interlude. Je part en tête. Biscotte est dans mon sillage. Je me sens en forme. Elle me plait cette descente. Une montée d&#8217;adrénaline me pousse à accélérer. J&#8217;ai envie de jouer. Jouer avec le terrain et jouer avec Biscotte … alors j&#8217;accélère un peu, l&#8217;air de rien, histoire de voir. Ca semble répondre mollement alors je maintiens l&#8217;allure sans en remettre une couche. On n&#8217;est pas des sauvages !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-19.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3225" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-19.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La fin du parcours. On aperçois le clocher de l&#8217;église de Chasselay</em></p>
<p>Hé! Je viens de reconnaître le sentier parcouru hier après-midi avec ma fille … Pas de doute, je me rappelle de ce virage sur la gauche … M..rde ! On est si près de l&#8217;arrivée ?!<br />
J&#8217;accélère alors franchement. J&#8217;ai encore de l&#8217;énergie à revendre et il n&#8217;est pas question que j&#8217;en ramène de trop à l&#8217;arrivée. J&#8217;ai toujours un petit regret lorsque je ne me suis pas assez donné.<br />
Biscotte n&#8217;a pas l&#8217;air de suivre. J&#8217;ai creusé un écart confortable. D&#8217;ailleurs en regardant derrière moi un peu plus tard, je ne l&#8217;aperçois même plus. Ce n&#8217;est plus un écart, c&#8217;est le gouffre de Padirac !<br />
Je profite de ma vitesse pour gober goulument deux premiers coureurs. Le clocher de l&#8217;église de Chasselay n&#8217;est plus très loin.</p>
<p>Voici les premières maisons. On tourne à droite pour emprunter notre dernier chemin de la journée. Dans un ultime effort je double à nouveau deux coureurs avant de rejoindre la rue des Darbonnières puis la rue de l&#8217;étang. Bon, ils n&#8217;ont pas trop résisté les bougres. Ils auraient pu faire un effort !<br />
L&#8217;arrivée est en vue. J&#8217;aperçois Oslo. J&#8217;ai la banane. Je passe en trombe devant lui en criant un « <em>Je l&#8217;ai niquééééééé !!!</em> ». Enfin, c&#8217;est ce que raconte Oslo … Franchement, vous me croyez capable de sortir des horreurs pareilles ?</p>
<p>Il m&#8217;aura fallu 5h23 pour en venir à bout. L&#8217;objectif était de 5h30. Elle est pas forte madame soleil ?<br />
Une éternité plus tard (bon ok, on a juste 1&#8217;25 d&#8217;écart), Biscotte arrive à son tour tranquillement. « <em>Je croyais que j&#8217;avais un ami &#8230;</em> ». Oh l&#8217;autre, il essaye de me culpabiliser !</p>
<p>Oslo nous a quittés rapidement, il avait un rendez-vous urgent avec sa télé. Des histoires de ballon ovale semble-t-il. Biscotte et moi, nous sommes allés nous remplir la panse et satisfaire au traditionnel partage de mousse d&#8217;après course en compagnie de toute la Biscotte familly.</p>
<p>Voilà c&#8217;est fini. Je garderai un excellent souvenir de cette journée passé en ta compagnie Biscotte.<br />
C&#8217;est cool, dimanche on remet ça pour le <a href="http://www.lyonurbantrail.com/course-trail-lyon/" target="_blank">Lyon Urban Trail</a> mais c&#8217;est une autre histoire …</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 5h23&#8217;57&#8243;<br />
Distance : 39 km<br />
D+ : 2020 m</p>
<p>Classement général : 144/205</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3226" title="Le Trail des Cabornis 2010 Le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Un bandeau Husky en cadeau &#8230;</em></p>
<p>Le site : <a href="http://evenements.zoom-zoom.fr/trail-des-cabornis/" target="_blank">Le Trail des Cabornis</a></p>
<p>Le CR d&#8217;Oslo : <a href="http://caposlo.over-blog.com/article-38-km-de-cabornes-a-use-les-souliers-46760454.html" target="_blank">38 km de cabornes, ça use les souliers.</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.fr/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.fr/Arthurbaldur/LeTrailDesCabornis2010?feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S633ejSWnzE/AAAAAAAAFso/YvNKa7SvYZ4/s160-c/LeTrailDesCabornis2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.fr/Arthurbaldur/LeTrailDesCabornis2010?feat=embedwebsite">Le Trail des Cabornis 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>24</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 22:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Raidlight Trail Trophy]]></category>

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		<description><![CDATA[Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s&#8217;appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent : Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3017" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s&#8217;appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent :</p>
<p><code>Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier 2010<br />
Bugeat-Corrèze Raidlight Trail – 4 avril 2010<br />
2 Alpes Raidlight Trail – 4 juillet 2010<br />
Pilat Night Raidlight Trail – 18 septembre 2010<br />
</code><br />
L&#8217;année dernière, la course faisait partie du Trail Tour National. La FFA avait demandé que les 33km habituellement proposés pour le grand format soient portés à 42km. Distance qui avait été finalement raccourcie le jour de la course au vu des conditions exceptionnelles d&#8217;enneigement. Cette année, point de FFA pour imposer ses critères, le parcours offre un classique 33km pour 1000 m de dénivelé positif. Je peux vous garantir que c&#8217;est largement suffisant pour rentrer fourbu dès lors que la neige est au rendez-vous &#8230; et de la neige il semble qu&#8217;il y en ait encore cette année même si la quantité est moindre par rapport à l&#8217;année précédente.</p>
<p>Quand je pense que j&#8217;avais crapahuté pendant près de 5h00 dans la poudreuse l&#8217;année dernière (4h46 exactement) avant de franchir la ligne d&#8217;arrivée. Je ne ressens pas vraiment de l&#8217;appréhension en y pensant mais j&#8217;ai parfaitement conscience de ce qui m&#8217;attend à Marlhes. Je sais que je vais le sentir passer compte tenu de mon entraînement et de mon niveau de forme du moment. Elle est bien loin la LyonSaintéLyon &#8230; Depuis mon épopée dans les Monts du Lyonnais, ma plus longue sortie a plafonné à 70 petites minutes, avec des séances d&#8217;une durée moyenne de 45 minutes. Je m&#8217;efforce de reprendre un peu de vitesse en ce début d&#8217;année et j&#8217;ai déserté les pentes de Fourvière pour retrouver la piste du stade de la Rhodia. Enfin théoriquement, car l&#8217;épisode neigeux de ce début d&#8217;année m&#8217;a obligé à tailler à la serpette dans les séances de qualité. J&#8217;ai bien essayé de faire du fractionné sur les trottoirs lyonnais avec mes yaktrax mais ça reste anecdotique. Bref, on a fait mieux comme préparation.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3020" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Il y a bien un peu moins de neige et le soleil est plutôt timide mais nous sommes loin d&#8217;être à plaindre.</em></p>
<p>Le physique du bonhomme est à l&#8217;image de sa préparation &#8230; J&#8217;ai survécu au fractionné sur trottoir verglacé grâce au yaktrax pour mieux succomber en descendant quelques marches d&#8217;escaliers sur le dos en quittant le boulot. Mon dos me fait la gueule, comme si j’étais responsable du climat et j&#8217;ai même réussi à me fâcher avec la clavicule de mon épaule droite. Advienne que pourra &#8230;</p>
<p>J’oublie rapidement ces quelques réflexions précompétitives en arrivant à Saint-Etienne. On ne change par une organisation au top. Je me suis invité à nouveau chez ma belle-sœur la veille de la course histoire de grappiller une petite heure de sommeil supplémentaire. Faut pas déconner et respecter les quotas de couettes hebdomadaires. La récupération fait partie de l&#8217;entraînement. En plus il y avait une soupe de courge aux châtaignes au menu du soir … Faut reconnaître qu’ils savent accueillir les stéphanois ! Bercé par le clignotement hypnotique de la livebox, je m&#8217;endors rapidement pour une longue nuit paisible.</p>
<h3>Adieu la couette :</h3>
<p>Adieu la couette, après un trajet sans histoire (il n&#8217;y avait pas de neige sur la route cette année) j&#8217;arrive au centre de Marlhes au moment même où l&#8217;un des bénévoles condamne la route qui mène au gymnase avec une barrière de sécurité. Un poil plus tôt et une tartine beurrée en moins et j&#8217;aurais pu me garer sur le parking à proximité du gymnase, celui-là même où Tazounet a posé son camping-car et sa petite famille pour passer la nuit. Je me rabats sur le parking de l’église encore désert deux rues plus loin.</p>
<p>Le gymnase est déjà bien rempli mais les couloirs mis en place pour le retrait des dossards sont vides. J’aperçois l’ami Oslo près des barrières de sécurité accompagné de beau papa. Beau papa a un bonnet SaintéLyon sur la tête. Un bonnet en feutrine violet, édition 2005 donc. Argh, je ne l’ai pas à ma collection celui-là. Peut-être bien que s’il tournait un peu la tête …<br />
J’abandonne les deux compères pour retirer mon dossard. C’est marrant, il y a une file spéciale pour les coureurs ayant téléchargé leur certificat médical ou leur licence sportive lors de leur inscription en ligne. Bien pratique cette histoire. Aie, j’ai oublié de chercher mon numéro de dossard sur les listes à l’entrée de la salle ce qui oblige la charmante bénévole à parcourir toute la liste des coureurs inscrits sur le grand format. Pour compenser ce long et intense surcroît de travail, je lui présente mon plus beau sourire de quadra aux tempes grisonnantes. What else ? Je peux me permettre depuis quelque temps, mon orthodontiste a enfin terminé son travail de sape dans les faibles fondations de mon budget.<br />
<span id="more-3008"></span></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3022" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3021" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-02.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Tazounet, Arthurbaldur et Oslo. C&#8217;est pas la grande classe ?</td>
<td align="right" valign="top">Oslo, l&#8217;homme fort du jour et Tazounet le &#8230; euh &#8230; un peu moins fort (aller, juste aujourd&#8217;hui) ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pas de tirage au sort cette année, chaque coureur reçoit un cadeau identique, un porte bidon en l’occurrence de la marque Raidlight bien entendu. Il faut dire que ce tirage avait provoqué quelques polémiques. Je n’avais pas eu à m’en plaindre, j’avais reçu une polaire sans manches (enfin si avec des manches de secours dissimulées dans le col de la veste) mais d’autres coureurs n’avaient pas eu ma chance en repartant avec de simples gants et de surcroît pas forcément à leur taille. Je ne pense pas me servir du porte bidon, je préfère les poches à eau mais je vais récupérer la petite pochette présente sur la sangle. Tout est bon pour compenser le manque de poche de mon sac Diosaz. Nous avons reçu également une écotasse Raidlight. Elle est jaune cette année (j&#8217;en ai déjà une blanche et une bleue).</p>
<p>Il n’y a pas de vestiaire à proprement parler pour déposer un sac pendant la course mais ceux-ci peuvent être laissés sans problème sur les gradins du gymnase. J’aurais dû le noter dans mon CR précédent, cela m’aurait évité un aller-retour inutile à la voiture. De retour au chaud, me voilà prêt à serrer quelques pognes et à tailler bavette avec mes semblables.</p>
<p>J’échange quelques mots avec Benoit Laval qui semble regretter sa couette ce matin … Vu le classement à l’arrivée, j’imagine qu’il avait quand même un peu la forme. Le volume de mots échangés augmente quelque peu avec les forces vives d’Extra Sport que sont Michel (Mimisoso) et Jean-François (pas moi, l’autre) en plein dilemme sur le nombre de couche nécessaire pour lutter contre le froid somme toute clément. Très seyant le maillot floqué Extra Sport. Bicshow est là également toujours prêt à faire mentir le slogan de son blog malgré qu’il soit encore en pleine rééducation post gamelle. Pour ce qui est des nouvelles têtes, je découvre celle d’Hervé adepte du trail mais pas que. Oslo nous a rejoint, il ne manque plus que Tazounet à l’appel, toujours fidèle à sa réputation … Je l’ai eu au téléphone, il est sur le point d’enfiler sa seconde chaussure. L’affaire suit son cours, on le rejoindra dehors peu avant le départ.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3023" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ca calme mine de rien.</em></p>
<h3>Faudrait quand même penser à courir un peu :</h3>
<p>Faudrait quand même penser à courir un peu. Il est grand temps de sortir du gymnase. Nous rejoignons l’ami Taz, Oslo et moi. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait vraiment pas froid, j’ai presque peur d’avoir chaud avec ma micro polaire quoique la donne risque d’être différente plus tard sur les hauteurs.</p>
<p>Mon portable est mis à contribution le temps d’une pose photo, postérité oblige, avant un ultime papotage d’avant course. Taz et Oslo sont là pour un simple footing, l’un n’ayant pas fait de sorties longues et l’autre en ayant trop fait. Tu parles, je les connais mes loustics … je t&#8217;en foutrais du footing moi !</p>
<p>Bon on parle, on parle et voilà que le départ est donné. L&#8217;avantage d&#8217;un départ échelonné entre les différentes épreuves c&#8217;est qu&#8217;il y a du monde pour faire la claque et nous encourager. Il y a suffisamment de coureurs sur le 23km et le 13km pour cela sans compter les accompagnateurs.</p>
<p>Après une rapide traversée de Marlhes idéale pour s&#8217;échauffer en douceur, nous attaquons nos premiers chemins. Nous ne restons pas groupés longtemps. Oslo a des fourmis dans les jambes et semble vouloir faire le forcing. Et le voilà qui double, qui se faufile, pas de répit pour les braves. Je garde le contact mais je trouve l&#8217;allure un peu élevée à mon goût pour être maintenue pendant 33 bornes. Taz a l&#8217;air du même avis. Remarquez, il peut difficilement penser le contraire puisqu&#8217;il a décroché. C&#8217;est le paradoxe, plus il travaille sa vitesse et plus il est lent … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /><br />
Je profite de l&#8217;occasion pour le charrier. Il faut que je prenne un peu d&#8217;avance parce que je vais ramasser à Tassin … Pour les 10km des foulées Tassilunoises l&#8217;ami Tazounet veut s&#8217;attaquer aux 38 minutes !  Wow, quand je pense que je n&#8217;ai jamais dépassé les 41&#8217;29 …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3024" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Je ne fanfaronne pas pour autant car je suis moi-même peu à peu décroché par l&#8217;ami Oslo qui disparaît progressivement au loin. On sent que son entraînement de fada commence à payer. Je m&#8217;emploie à faire subir le même sort à Taz mais j&#8217;ai plus de mal, c&#8217;est du genre coriace ces petites choses. Il n&#8217;est encore qu&#8217;à une centaine de mètres derrière moi quand je l&#8217;aperçois pour la dernière fois dans un virage à l&#8217;entrée du village de l&#8217;Allier. Ce sera la dernière fois que je verrai l&#8217;ami Tazounet et pourtant je m&#8217;attendais vraiment à entendre son « coucou c&#8217;est moi » me filer entre les pattes.</p>
<p>Première véritable grimpette de la journée pour rejoindre l&#8217;antenne de Chaussitre. La neige est suffisamment tassée pour que ce soit praticable aisément. Je ne me suis plus entraîné sur un terrain vallonné depuis ma longue balade dans les Monts du Lyonnais en décembre mais je retrouve quand même quelques sensations de bon augure. Ah si seulement j’avais pris mes bâtons … :mrgreen:</p>
<p>… Non, je déconne, pas besoin de bâtons ici. C’était juste un clin d’œil à Tazounet en souvenir des Templiers. Seuls les initiés peuvent comprendre. J’ai quelques bonnes sensations mais ce n’est quand même pas l’euphorie des grands jours. Ces moments magiques où tout semble facile et qui vous mettent une pêche d’enfer. Du prozac puissance 10 sans les effets négatifs. Remarquez, j’ai appris à mes dépends à la Montagn’Hard qu’il valait mieux ne pas trop succomber à ses excès d’enthousiasme et économiser son énergie au risque de le payer au prix fort par la suite.</p>
<p>Après l’antenne, c’est déjà nettement moins roulant et c’est même franchement la merde par endroit. Moi qui n’aime pas des masses les éducatifs, me voilà obligé de faire des montées de genoux pour m’extraire de cette mélasse. Si encore les appuis étaient stables au sol mais il n’en est rien. J’ai beau m’imaginer en train de marcher sur des œufs, ça ne fonctionne pas … Je m’enfonce une fois sur deux à travers la croûte glacée. C’est usant et pas efficace du tout …</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3025" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3026" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-07.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">Petite grimpette sur le Crêt de Chaussitre.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mes souvenirs de séances de PPG me sauvent à nouveau … Les foulées bondissantes font merveilles. En attaquant franchement la neige avec le talon, on s’enfonce certes systématiquement mais de manière beaucoup plus régulière. La progression en est grandement facilitée et les cuisses sont moins sollicitées. La pente aidant, la technique devient même particulièrement ludique. Ca aide d’avoir des grandes cannes comme moi …</p>
<p>Je ne m’arrête qu’un instant au premier ravitaillement. Il s’agit de ne pas se faire manger tout cru par un Tazounet sur le retour. Bigre, pas d’aide de camp pour extraire de mon sac l’écotasse reçu le matin même en cadeau (c’est que je n’ai pas encore pris le temps de me bricoler un système d’attache à la ceinture). Line, Biscotte … où êtes-vous ? Me voilà obligé par la flemme de renoncer à un verre de coca. Je picore quand même quelques trucs par-ci par-là et poursuis mon chemin illico presto.</p>
<p>On aura eu un peu tous les types de neige aujourd’hui. C’est dans la poudreuse que je m’élance à la suite de l’homme aux bâtons (non, non ce n’est pas Tazounet, il ne les a pas pris aujourd’hui). On a dû me greffer quelques gènes de Mamanpat dans la nuit. Je me surprends à être beaucoup plus régulier qu’à l’accoutumer. Ce n’est pas vraiment le cas de ce coureur. Il marche, marche … puis accélère brusquement bien au-delà de mon allure. Je le passe quand même à l’occasion d’un ralentissement.  Un petit passage de ruisseau assez bien négocié, je ne me suis presque pas mouiller les pieds et je quitte ce qui semble être les étangs de Prélager. Ca me donne des frissons toute cette flotte gelée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3027" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-08.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Voici la fourche de séparation entre le 23km et le 33km à la croix de Caille. Purée, ce n’est pas vrai, ils vont tous sur le petit format. A croire que je suis dans les derniers sur le long ! Non, j&#8217;aperçois quand même quelques coureurs qui s&#8217;engagent sur ma trace mais toujours pas de Tazounet en vue.</p>
<p>Quand on parle du loup … Je reçois un coup de turlu quelques instants plus tard, voilà que monsieur renonce à faire le grand parcours. Monsieur se plaint. Monsieur trouve que c&#8217;est trop long pour lui, il ne s&#8217;est pas entraîné pour ce genre de plaisanterie depuis les Templiers et il n&#8217;a pas signé pour se taper 14km en plus de 2 heures. Et patati et patata … Voilà, pour une fois que je lui mets une pastille, monsieur refuse d&#8217;avaler sa Valda et préfère renoncer ! Qu&#8217;à cela ne tienne, monsieur aura le droit à son p&#8217;tit pourrissage en règle. Si c&#8217;est pas malheureux de renoncer à cette magnifique boucle vers les Préaux. Comment peut-on en arriver là ? Je vous le demande. Rendez-vous compte. Ecourter le plaisir qu&#8217;il y a à gambader dans la neige au cœur des magnifiques paysages du Pilat. D&#8217;autant que les conditions météo sont particulièrement clémentes. Je mets cela sur le compte d&#8217;un bref instant de folie. Il ne peut en être autrement.</p>
<p>Cool, voilà une longue portion roulante en ligne droite. Ca fait du bien de pouvoir dérouler un peu et de se dégourdir les gambettes.</p>
<p>Après, j’avoue que je suis dans le flou. Les paysages enneigés sont magnifiques, je m’éclate dans la neige mais c’est bien les seuls souvenirs qu’il me reste de cette portion. Difficile de recoller les morceaux. Quand on ne connait pas une région comme sa poche il n’y a rien de plus ressemblant à un paysage enneigé qu’un autre paysage enneigé. On me planterait là sans carte, ni Biscotte au milieu d’un champ et je n’aurais plus qu’à construire un igloo et faire des signaux de fumée pour qu’on vienne me chercher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3028" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>A proximité des étangs de Prélager.</em></p>
<p>Au passage du centre équestre, l’indication Gimel me fait immédiatement penser à l’étoile du même nom, une course nocturne à laquelle avait participé Lamiricoré. Je me rappelle qu’il avait effectué quelques kilomètres en trop à cette occasion. Faut croire que ce n’est pas facile de se repérer dans le coin. En plein mois de juin, il n’avait même pas la possibilité de se rabattre sur l’option igloo. Dur quand même.</p>
<p>Autre passage marquant après la jonction avec le parcours du 23 kilomètres au Tourbière de Gimel : cette longue ligne droite en montée pour rejoindre les hauteurs de Saint-Régis-du-Coin. Petit coup de fatigue, je n&#8217;en vois pas le bout. Une féminine arrive à mon niveau. « Allez allez, courage, c’est dur pour tout le monde … » dit-elle avant de s’éloigner peu à peu sans que je puisse lui emboîter le pas.  Pas sûr que ça m&#8217;ait bien réconforté de la voir me maraver tranquillement, avec l&#8217;air de ne pas y toucher.</p>
<p>Saint-Régis-du-Coin, c’est le dernier ravitaillement avant l’arrivée. Je soupèse mon sac à dos pour estimer ma réserve d’eau. C’est l’inconvénient du système des poches à eau, on ne sait jamais tout à fait on l’on en est. Bon, il doit bien me rester l’équivalent d’un petit bidon, suffisamment en tout cas pour faire l’impasse sur le liquide. Je prend par contre le temps de faire le plein de solide. J’ai un petit faible pour les pâtes de fruits. Je ne traîne quand même pas trop, je n’ai pas envie de me faire pourrir par ma Biscotte. Il va encore dire que j’ai traîné aux ravitos. Même pas vrai.</p>
<p>Je reconnais quelques instants plus tard l&#8217;emplacement où ce même ravitaillement était situé l&#8217;année dernière. C&#8217;est là que les bénévoles nous avaient annoncé la suppression de la dernière boucle. Il y a ce chemin bordé d&#8217;arbres qui descend. De la pouzzolane a été éparpillée sur la petite portion de bitume verglacé qui débute celui-ci. Un coureur malheureux s&#8217;était fracturé la jambe dans cette descente … Autant vous dire que je l’aborde prudemment même si ça n’a pas l’air de trop glisser.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3029" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Un petit groupe de coureurs m’a pris en chasse. J’essaye de maintenir l’écart qui doit être d’une bonne centaine de mètres, je n’aime pas trop être dans la peau du lapin. J&#8217;arrive au fond du vallon, voilà la passerelle qui permet de franchir le ruisseau. Je sais qu&#8217;une bonne grimpette en sous bois m&#8217;attend de l&#8217;autre côté. La dernière. Je marche bien entendu mais j&#8217;aurais aimé le faire un peu plus rapidement. Le bonhomme est un peu cuit. Deux coureurs en profitent d&#8217;ailleurs pour me passer. Les bougres. Le reste du groupe semble avoir décroché. Comme je le disais, le bonhomme est un peu cuit mais seulement dans les montées, je relance immédiatement dès lors que la pente fléchit. C’est le cas en tout cas à l’orée du bois.</p>
<p>Je rejoins la route de Saint Régis. A tout casser, je suis à moins de 2 kilomètres de l’arrivée, ce que me confirme les bénévoles qui sécurisent la traversée de la chaussée. J’ai un coureur en point de mire et j’essaye de revenir sur lui, c’est un truc qui me motive toujours. Je ne dois pas être le seul dans ce cas parce que ça sent un peu le roussi derrière moi. J’ai intérêt à augmenter l’allure si je ne veux pas finir en civet.</p>
<p>Voilà le bitume, on va pouvoir envoyer du lourd, le lapin se rebiffe, je vais vous montrer ce que c’est qu’un finish. A fond de ballon pour traverser les quelques maisons de Rozey. Oh oh, va falloir se calmer un peu, je ne suis pas à 100m de l’arrivée ! Ca suit derrière ? Ben oui, j’en ai bien peur. Et devant ? Ben, je me rapproche un peu mais l’écart ne se réduit pas bien vite. J’ai l’impression que je me suis fait repérer. Ca accélère brusquement devant. Moi aussi. La descente aidant, ça va vite. Le gymnase est tout près. Je n’entends plus rien derrière moi mais ce n’est pas pour autant meilleur devant. Le coureur est là juste devant mais impossible de l’accrocher, l’écart est trop grand. Un petit virage à gauche, je passe sous l’arche et je rentre en trombe dans le gymnase 6 petites secondes après lui … une éternité au sprint.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3030" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Second ravitaillement. Les Préaux.</em></p>
<h3>Je ne suis pas fâché d’arriver :</h3>
<p>Je ne suis pas fâché d&#8217;arriver. Un bénévole défait une à une les épingles qui retiennent mon dossard. Je me laisse faire, je suis trop nase pour l&#8217;aider, il faut que je récupère un peu. Pas de tête connue à proximité. Ah si ! J&#8217;aperçois Hervé en haut des gradins mais je ne peux pas le rejoindre tout de suite. Les barrières de sécurité invitent les coureurs à suivre le couloir qui contourne le gymnase pour se rendre au ravitaillement dans une petite pièce annexe.<br />
Purée, je l&#8217;ai senti passer l&#8217;accélération, je suis une vraie loque ! Tazounet me rejoins dans le couloir. Le gredin en profite pour faire quelques clichés compromettants. Je dois avoir une sale gueule dessus. C&#8217;est pas aujourd&#8217;hui que je pourrais sortir Excalibur de son rocher !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3031" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-12.jpg" alt="" width="250" /></a>Alors ma poule, qu&#8217;est-ce que tu nous as fait ? Je sais que t&#8217;aimes me prendre en photo à l&#8217;arrivée mais au point de couper et de suivre les coureurs du 23 ! Fallait demander, je t&#8217;aurais attendu (oh le vilain mensonge). Aller, ça fait un point pour moi, tu te rattraperas le 7 mars.</p>
<p>Nous rejoignons Oslo et Hervé dans la longue file qui nous guide peu à peu vers la tartiflette tant attendue. J&#8217;ai l&#8217;estomac un peu en vrac mais j&#8217;ai quand même la dalle, ça va un moment les pâtes de fruits. La tartiflette était bonne Jean-Mik, nous aurions tous aimé que tu puisses en profiter également. Je te rassure, il reste des bières pour la prochaine fois. J&#8217;ai l&#8217;impression que Tazounet s&#8217;est constitué une belle réserve dans son camping-car.</p>
<p>Voilà ! Après en avoir bien profité, chacun est rentré tranquillement dans ses pénates. Vivement la prochaine. Ca ne va pas tarder, ce sera à la Feyssine pour un cross …. 5150 mètres en apnée à se vautrer dans la boue ! La thalasso, c&#8217;est bon pour le teint.</p>
<p>Nous avons eu un peu moins de neige et le soleil était beaucoup plus timide mais j&#8217;ai retrouvé avec plaisir les paysages découverts l&#8217;année dernière. Je ne peux que renouveler mes félicitations à toute l&#8217;organisation. La mécanique est bien rodée et tout est fait pour que nous passions une excellente journée. Les deux Benoit font la paire. Benoit Laval peut participer l&#8217;esprit serein à la course, Benoit Garcin veille au grain.</p>
<p>Merci.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 4h14&#8217;59&#8243;<br />
Distance : 33 km<br />
D+ : 1040m</p>
<p>Classement général : 177/246<br />
Classement Catégorie : 61/85</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3032" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010 - Le Cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le porte bidon et l&#8217;écotasse &#8230;</em></p>
<p>Le site : <a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank">Le Raidlight Trail Trophy</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width:194px;">
<tr>
<td align="center" style="height:194px;background:url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/PilatWinterRaidlightTrail2010?feat=embedwebsite"><img src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S2yMNJ_UmmE/AAAAAAAAFXc/lEJwcsUXf9Y/s160-c/PilatWinterRaidlightTrail2010.jpg" width="160" height="160" style="margin:1px 0 0 4px;"/></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/PilatWinterRaidlightTrail2010?feat=embedwebsite" style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;">Pilat Winter Raidlight Trail 2010</a></td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Grande Course des Templiers, le 25 octobre 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/11/13/la-grande-course-des-templiers-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/11/13/la-grande-course-des-templiers-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 21:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Templiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca fume grave chez les templiers &#8230; Comment ça, c&#8217;était long ? Hé, j&#8217;ai quand même une famille à choyer, des potées à manger avec toute la Biscotte familly, des photos à prendre pour immortaliser le premier cross de la saison dans le parc du château de la Bachasse (encore bravo à Jean-Yves et à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-932" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_templiers.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" height="81" /></p>
<h3><em>Ca fume grave chez les templiers &#8230;</em></h3>
<p>Comment ça, c&#8217;était long ? Hé, j&#8217;ai quand même une famille à choyer, des potées à manger avec toute la Biscotte familly, des photos à prendre pour immortaliser le premier cross de la saison dans le parc du château de la Bachasse (encore bravo à Jean-Yves et à Tazounet) et je n&#8217;ai même pas encore eu le temps de remercier les cerveaux d&#8217;Extra-Sport pour leur gentil mot dans <a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/10/STL09-Roadbook.pdf">le Roadbook SaintéLyon 2009</a>. Ah, vous parliez du CR lui-même ?</p>
<p>Après mes deux abandons successifs à la Montagn&#8217;Hard et à l&#8217;Ultra-Trail du Mont-Blanc, la Grande Course des Templiers m&#8217;a permis de conjurer le mauvais sort et de connaître à nouveau ce bonheur simple mais au combien intense de franchir une ligne d&#8217;arrivée. Et quelle ligne d&#8217;arrivée ! Celle des templiers. Une course de légende, une référence dans le trail en France avec un parcours entre Causses et Cévennes de 70 km et 3200 m de dénivelé positif.</p>
<p>Un pur régal pour les yeux et pour les cuisses &#8230;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Le samedi 24 octobre :</strong></p>
<p>Je retrouve mon fidèle compagnon de croisade en la personne de Jeanmik. Après avoir joué ensemble aux seigneurs entre Rodez et Millau en février nous voilà prêts à guerroyer à nouveau en terre Aveyronnaise sous la bannière des templiers.</p>
<p>Nous avons quitté Lyon au petit matin pour nous rendre à Nant, une petite commune d&#8217;un millier d&#8217;âmes qui accueille le festival des templiers chaque mois d&#8217;octobre.<br />
Le voyage s&#8217;est bien passé. Pause café et pique-nique sont venus agrémenter un parcours agréable et paisible le long de la nationale 88.</p>
<div style="width: 220px; height: 55px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2521958&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2521958&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0"></embed></object></div>
<p>Seule la traversée de la Haute-Loire nous aura causé quelques inquiétudes … La météo n&#8217;est guère engageante et nous sommes quelque peu inquiets quant aux conditions que nous risquons de rencontrer le jour de la course. Je ne crois pas avoir déjà vu le Puy en Velay sous les rayons du soleil. Je le regrette beaucoup. J&#8217;aime quand une ville offre au regard des repères visuels très marqués que ce soit par ses monuments ou par son relief. C&#8217;est le cas de Lyon avec la colline de Fourvière et sa basilique éponyme et c&#8217;est le cas également du Puy en Velay avec la chapelle Saint Michel d&#8217;Aiguilhe sur son piton volcanique et la statue de Notre Dame de France sur le rocher Corneille.</p>
<p>Nous passerons une bonne partie de notre samedi après-midi à Nant avec Kristofv que nous avons retrouvé sur place. A défaut d&#8217;avoir pu profiter longtemps de l&#8217;endurance trail qui avait lieu la veille, il est bien décidé à se rattraper sur l&#8217;aspect festif du weekend. Le retrait des dossards n&#8217;aura pas été trop long mais nous avons flâné longuement dans le salon et notamment au stand de la SaintéLyon histoire de papoter un moment. Bref, on aura vu quelques têtes connues voir très connues et beaucoup d&#8217;illustres inconnus.</p>
<p>J&#8217;oubliais. Nous avons pris le temps d&#8217;assister au départ de la Templière. Chaude ambiance également au départ de ce trail de 11 km exclusivement féminin et un départ boulet de canon des premières lignes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2481" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-01.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>Sympa la vue depuis le gite !</em></p>
<p>Nous avons loué un gite à Saint-Rome-de-Tarn avec Taz le Diable. Nous le rejoindrons là-bas. Tazounet a récemment cassé son cochon rose pour acheter un camping car.  Il fait le trajet avec son nouveau joujou et a embarqué toute la famille pour l&#8217;occasion.<br />
Nous rejoindrons également Yan42 qui a loué un gite dans le même camping pour lui et sa famille.<br />
Ce n&#8217;est quand même pas la porte à côté Saint Rome de Tarn mais le camping accroché à flanc de colline offre des points de vues magnifiques sur le Tarn (<a href="http://pagesperso-orange.fr/campingdelacascade/" target="_blank">Camping de la cascade</a>). C&#8217;est le cas en tout cas depuis la terrasse de notre gite. Le gite est agréable. C&#8217;est propret, fonctionnel, rien à redire.</p>
<p>J&#8217;ai mis les bières au frais. On s&#8217;en dégustera une petite en guise d&#8217;apéro tout à l&#8217;heure avant la traditionnelle pasta de veille de course. Ensuite ce sera au dodo pour une courte nuit. Le réveil est programmé pour 3h ! Heureusement que nous gagnons une heure avec le passage à l&#8217;heure d&#8217;hiver.<br />
<span id="more-2384"></span><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Le dimanche 25 octobre :</strong></p>
<p>Mes deux acolytes m&#8217;ont mis en quarantaine dans une des deux chambres tandis qu&#8217;ils se partageaient l&#8217;autre. Tout cela parce que j&#8217;ai soit disant ronflé au Trail des 3 Châteaux en mars dernier. Résultat des courses : ils ont joué de la trompette à tour de rôle et suffisamment fort pour que je les entende à l&#8217;autre bout du gite. Une vraie fanfare. Il manquait plus que les majorettes, la fête à neuneu quoi.</p>
<p>Le réveil fort matinal est un peu difficile mais quand il faut y aller &#8230; Petit déjeuner avalé,  sacs enfournés dans la titine, nous prenons la route pour Nant. J&#8217;ai pris les rênes, mon fidèle Tazounet est à mes côté comme copilote (moniteur d&#8217;auto école, ça ne s&#8217;invente pas) tandis que mon arrière garde (Yan42 et Jeanmik) finit sa nuit sur la banquette arrière en papotant vélo histoire de donner le change.</p>
<p>Après le village de la Cavalerie, nous nous retrouvons peu à peu au sein d&#8217;une incroyable file continue de voitures qui tracent leur route tous feux allumés dans la nuit noire. On en découvrira toute l&#8217;ampleur dans la longue ligne droite qui longe le camp militaire. A croire que tous les trailers de France et de Navarre convergent avec leur famille et leurs amis vers un même point de ralliement.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2490" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-02.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" height="150" /></p>
<p>Nous avons la chance de pouvoir nous garer facilement dans un des parkings les plus proches du point de départ. Ce n&#8217;était pas gagné au vue des arrivées incessantes. Il y a quand même environ 2800 coureurs inscrits !</p>
<p>Kristofv est venu nous faire un petit coucou sur la ligne de départ. Il est courageux cet homme-là. Purée, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est qu&#8217;il y a du monde ! Pourtant, j&#8217;aurai la surprise de découvrir l&#8217;ami Iade38 juste dernière moi. J&#8217;avais fait la quasi totalité du parcours du Nivolet Revard avec lui. Tantôt devant, tantôt derrière et finalement le premier à l&#8217;arrivée. Bon, cette fois il aura toujours été devant le bougre.</p>
<p>Il fait vraiment doux malgré l&#8217;heure matinale. Pas de pluie. Pourvu que ça dure.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_38"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_38" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=38" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>L&#8217;arche du départ n&#8217;est pas très loin mais le peloton semble s&#8217;étirer bien au-delà. Les pointures présentes ont toutes répondues aux questions de l&#8217;animateur, l&#8217;organisation nous a fait les quelques recommandations d&#8217;usage, de bon usage devrais-je dire et la pression monte subitement d&#8217;un cran avec les premières notes de musique d&#8217;Era. C&#8217;est le départ. Les feux de bengales projettent leurs lueurs rougeoyantes sur la scène &#8230; Il nous faudra plusieurs minutes avant de franchir l&#8217;arche, tant et si bien que les feux se seront complétement consumés quand nous passerons à proximité !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Nant &#8211; Dourbies<br />
Etape : 39 km, Cumul : 39 km<br />
Temps de course : 5h43, Class. : 1461 ème</strong></p>
<p>Je range le portable. J’ai peur de le laisser tomber en étant bousculé par cette foule qui se met en mouvement. Les coureurs qui m’entourent commencent à trottiner. Je fais de même bien sûr. C’est parti.</p>
<p>Nous traversons le village au petit trot. Un passage éclair devant les tentes du salon et nous quittons Nant par la départementale. Cette petite portion de bitume, il y en a vraiment peu sur les Templiers, permettra un échauffement tout en douceur de nos chevilles. Elles seront misent à rude épreuve par la suite. Quelle délicate attention de la part des organisateurs.  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-031.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2509" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-031.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2510" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-04.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2511" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-05.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>La montée au Saint-Guiral.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je cherche mes compères du regard. Pas facile de les repérer et de les garder en ligne de mire dans cette masse de coureurs. Yan42 n’est pas loin devant sur ma gauche, il me semble que Tazounet est derrière moi mais où est Jeanmik ? Ah ! le voilà ! légèrement en retrait sur ma droite.</p>
<p>Exit le bitume, nous empruntons les premiers chemins. Pour rogner quelques grammes, j’ai pris une vieille frontale Tikka plutôt que mon habituelle Myo XP. Je me rends compte qu’elle n’éclaire pas grand chose. Bon, ça suffira, cette première phase de course en nocturne ne va pas durer bien longtemps et puis je commence à bien maîtriser cet exercice consistant à courir la nuit avec mes multiples participations à la SaintéLyon.</p>
<p>Les loupiotes tracent un chemin lumineux au loin. Cela me semble suffisamment en pente pour que je m’interroge sur la rapidité de déplacement de ces petites lumières. On dirait un escalator. Oui, c’est cela, un gigantesque escalator pour ultra-fondeurs. A moins que ce ne soit des phares de voitures mais elles seraient vraiment nombreuses.<br />
Je me rapproche peu à peu, l’effet d’optique se dissipe. Ce sont bien les frontales des coureurs que j’observais, d’ailleurs j’en fais partie maintenant.</p>
<p>J’ai perdu le reste de la troupe. Il me semble qu’ils sont derrière moi. Oh, probablement pas bien loin. Il me semble que je vais un peu vite mais c’est difficile à dire. Je n’ai pas de repères. Je n’ai pas pris l’accéléromètre de ma Polar que je trouve trop peu précis pour ce genre de balade, je n’ai pas de gps et garder l’œil rivé sur l’évolution de ma fréquence cardiaque me rebute un peu et puis j’ai déjà suffisamment de truc à trimbaler sans m’encombrer de la ceinture pectorale. Il me reste mon cerveau et les sensations que mon corps ne manque pas de lui faire parvenir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2512" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-06.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a></p>
<p>J’aimerais connaître à nouveau cette euphorie du coureur qui maîtrise sa course. Bien dans sa tête bien dans son corps. J’aimerais poursuivre mon effort, rattraper ce coureur, jouer avec le terrain mais la tête n’y est pas et mon corps se rebelle. Je suis parti trop vite, il faut que je ralentisse.</p>
<p>Cela tombe bien. Un bouchon s’est formé devant moi. On avance lentement et on découvre peu à peu l’objet de ce premier ralentissement : un gros coup de cul pour se hisser sur le plateau du Larzac. Toutes ces lucioles qui matérialisent la grimpette, c’est de toute beauté. Un dernier virage et je suis au pied du mur. Passage en mode Montagn’Hard. Les jambes retrouvent avec plaisir l’effort de la pente. Il y a suffisamment de coureurs pour m’empêcher de me griller en montant en sur-régime. J’évite adroitement quelques coups de bâtons lancés malencontreusement en direction de mes jambiers et j’accède rapidement au sommet du mur. Pas bien méchant finalement, guère plus de 60m de dénivelé.</p>
<p>Je voulais préciser que je suis un adepte des bâtons, mais je trouve qu’il y a franchement trop de monde aux Templiers pour qu’ils puissent être pleinement utilisés sans gêner les autres. Bref, les bâtons c&#8217;est chiant voir dangereux dans un peloton compact et c&#8217;est d&#8217;autant plus chiant qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas sensés être utilisés avant Sauclières.</p>
<p>A Combe-Redonde nous empruntons une ancienne voie de chemin de fer. Difficile de faire plus roulant et difficile, malheureusement, de faire plus monotone. Je suis loin de trouver cette partie exaltante. Je m&#8217;ennuie et les passages sous les deux tunnels censés pimenter le tout ne provoque guère l&#8217;extase attendue. L&#8217;allure baisse. Tazounet avec qui j&#8217;avais fait le yoyo une ou deux fois depuis le départ me lâche à l&#8217;occasion d&#8217;une pause pipi. Il faut croire que j&#8217;ai une vessie plus grosse que lui, la vidange est plus longue.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2513" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-07.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2514" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-08.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le jour se lève. Je n&#8217;ai plus besoin de la frontale mais j&#8217;ai la flemme de m&#8217;arrêter, je vais attendre le ravitaillement pour la ranger dans la sac. J&#8217;arrive à Sauclières. Il y a beaucoup de monde le long de la rue. Toutes ces personnes sont là pour suivre un membre de leur famille, un ami mais elles ne sont pas avares d&#8217;encouragements pour les autres coureurs. Je suis à plusieurs reprises encouragé par mon prénom : « Allez Jean-François ». C&#8217;est très agréable et ça donne du peps.</p>
<p>J&#8217;ai encore pas mal d&#8217;eau dans ma poche mais je prends le temps de compléter le niveau, le prochains arrêt au stand sera dans longtemps. Tiens mais c&#8217;est Jeanmik. Il m&#8217;a rattrapé le bougre. Nous reprenons la route tout en faisant un petit débriefing sur nos sensations et sur les positions de yan42 et de Tazounet. On ne restera pas longtemps ensemble. Je le perds de vue assez rapidement. Je ne sais même pas à ce moment s&#8217;il est devant ou derrière moi.</p>
<p>C&#8217;est parti pour une longue montée en palier sur le Saint-Guiral en passant par le col de la Guérite. Je regrette de ne pas avoir pris mes manchettes. La morsure du vent se fait sentir dès lors que l&#8217;on chemine à découvert et le brouillard que l&#8217;on aperçoit un peu plus haut n&#8217;est guère accueillant. Il y aura même un peu de bruine pendant un court moment mais ce n&#8217;est pas bien grave, le parcours devient nettement plus intéressant et, cerise sur le gâteau, le soleil va faire peu à peu son apparition en chassant les brumes matinales.</p>
<p>Je suis en pleine contemplation de mes chaussures dans une montée, l&#8217;esprit ailleurs, songeant au chemin restant à parcourir quand une branche arrête net mes cogitations. Avec la visière de ma casquette, je ne l&#8217;ai pas vue venir celle-ci mais mon front lui l&#8217;a bien sentie. Le coureur qui me suit me tend mon couvre chef en me conseillant d&#8217;imiter Vincent Delebarre. La branche n&#8217;était pas grosse, mes neurones ont survécu et la visière de ma casquette s&#8217;en est allée protéger ma nuque.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2515" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-09.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a></p>
<p>Je ne me suis même pas aperçu avoir passé la barrière horaire du Saint-Guiral. Il faut dire que j&#8217;ai d&#8217;autres préoccupations. J&#8217;ai mal au bide. Ce n&#8217;est pas une douleur terrible mais c&#8217;est assez désagréable. Il faudrait que je m&#8217;arrête pour une bonne pause technique, cela me ferait du bien, mais j&#8217;en repousse à chaque fois le moment. Ca va passer, ca va passer mais ca ne passe pas !</p>
<p>Je marche. Trop à mon goût mais je me sens sans force, affaibli. Pourtant, je me suis suffisamment alimenté, alternant la prise de gel et les barres de céréales.</p>
<p>Des souvenirs du Grand Duc me reviennent à l&#8217;esprit. J&#8217;avais plié bagage au premier relais après quatre heures de galère, forcé de constater bien malgré moi qu&#8217;une bonne gastro n&#8217;est pas compatible avec un effort soutenu. C&#8217;était mon premier abandon sur une course. Depuis, on pourrait malheureusement me classer dans les multirécidivistes avec le Trail des 3 Châteaux, la Montagn&#8217;Hard et l&#8217;UTMB … Alors il n&#8217;est pas question de rendre les armes aux Templiers. Tant qu&#8217;il y a du papier, il y a de l&#8217;espoir.</p>
<p>A trop attendre, me voici dans une zone peu propice à un arrêt me garantissant un minimum d&#8217;intimité. Tant pis, je continue. Je ne prends guère de plaisir à courir, accaparé que je suis par mes viscères. Pourtant les paysages sont magnifiques, incroyablement variés, flamboyants. Les couleurs de l&#8217;automne embrasent la végétation qui nous entoure à perte de vue. Et quel parcours. Nous empruntons des chemins plus ou moins larges, des monotraces, tantôt roulants, tantôt plus techniques, longeant des bosquets d&#8217;épineux, s&#8217;abritant sous les frondaisons d&#8217;une forêt de feuillus ou se faufilant au milieu des buis.</p>
<p>Oh, dans ma quête de l&#8217;arbre idéal, il me semble apercevoir enfin le trône qui conviendra à mon royal séant. Je pile net dans la descente tout en faisant un pas de côté. Je n&#8217;ai pas envie de faire un câlin avec mon poursuivant le plus proche, il est beaucoup trop poilu à mon goût. Je quitte la course pour m&#8217;enfoncer profondément dans les fourrés qui bordent le chemin, heureux d&#8217;avoir inclus une pochette de mouchoir à papier dans ma liste des indispensables.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2516" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-10.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>Un petit pont au-dessus du Crouzoulous.</em></p>
<p>Au risque de frustrer l&#8217;ami Yan42, je préfère taire l&#8217;épisode scabreux qui s&#8217;est déroulé à l&#8217;abri des fourrés. Sachez seulement que c&#8217;est un homme soulagé qui émerge de la végétation quelques longues minutes plus tard. Soulagé physiquement et mentalement. Je connais l&#8217;origine du problème qui m&#8217;a gâché le plaisir de courir. Point de gastro, ce n&#8217;était que de l&#8217;eau, oui de l&#8217;eau ! J&#8217;ai trop forcé sur la prise de gel, voilà tout et mon manque de pêche est la conséquence de la déshydratation. Je me suis immédiatement rappelé les conseils diététiques distillés par le Dr Laurence Poletti sur le site de l&#8217;Ultra-Trail du Mont-Blanc :</p>
<blockquote><p>Il est important d’éviter les boissons trop riches en sucre. Celles-ci vont ralentir la vidange gastrique, faciliter les diarrhées (l’excès de sucre va provoquer un appel d’eau au niveau du tube digestif, favorisant donc diarrhée et déshydratation) et perturber votre métabolisme énergétique &#8230; Concernant les gels énergétiques : ces gels procurent le même avantage que les boissons énergétiques, à ceci près qu&#8217;ils apportent l&#8217;énergie sous une forme plus compacte. Ceci pose un réel problème si on boit trop peu après avoir dégluti un gel, on se trouve dans le même cas de figure que si on consomme une boisson trop concentrée, ce qui peut se traduire par un risque accru de troubles digestifs.</p></blockquote>
<p>Bingo en plein dedans !</p>
<p>Dès lors le moral remonte en flèche. Le moteur est toujours bridé d&#8217;autant que j&#8217;ai freiné la prise d&#8217;aliments des deux pieds, mais quand la tête va, le reste est bien obligé de suivre. Cela tombe bien car la descente vers le ravitaillement de Dourbies est loin d&#8217;être un long fleuve tranquille. D&#8217;ailleurs ça ne fait pas que descendre, il y a même de sacrés de coup de cul comme cette brusque montée après avoir traversé le ruisseau du Crouzoulous avant la Rouvière.</p>
<p>Il me faudra une bonne demi-heure passée à trottiner lentement avant de traverser la Dourbie et c&#8217;est sous les applaudissements que j&#8217;accède enfin au village par une courte montée et quelques marches d&#8217;escaliers. Je ne suis pas fâché d&#8217;être arrivé. Dire que ce n&#8217;est que le premier des trois ravitaillements solides !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Dourbies &#8211; Trèves<br />
Etape : 10 km, Cumul : 49 km<br />
Temps de course : 7h27, Class. : 1468 ème</strong></p>
<p>J&#8217;ai faim, il faut que je bouffe sinon je ne vais pas arriver au bout. Soupe, tartines de roquefort, morceaux de comté (enfin un truc s&#8217;en rapprochant), pâtes de fruits et coca devraient me remettre sur pied. Le ravitaillement est scindé en deux parties. Je viens de quitter la partie abritée dans ce qui semble être une salle municipale. Il y a foule pour le remplissage des poches à eau. C&#8217;est un joyeux bordel. L&#8217;eau est puisée dans de grand bacs noirs avec un pot à eau. Bon voilà, c&#8217;est fait et sans en mettre de partout pour une fois.</p>
<p>Je m&#8217;apprête à partir quand je tombe nez à nez avec Catherine et Michel Poletti venus encourager des amis. Je ne les connais pas personnellement mais ça ne m&#8217;empêchera pas d&#8217;échanger quelques mots avec Michel et de lui annoncer mon projet de faire l&#8217;aller-retour Lyon-Saint-Etienne-Lyon en décembre avec l&#8217;ami Biscotte, périple qu&#8217;il avait effectué en 2003 avec quelques ufos.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2518" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-12.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2517" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-11.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>L&#8217;arrivée au village de Dourbies (premier ravitaillement solide).</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Sympa la montée dans le cirque de Dourbies. Je me retourne régulièrement pour voir le village s&#8217;éloigner. On entend encore les bruits lointains du ravitaillement. Il n&#8217;y a pas à dire le décorum a vraiment de la gueule et le soleil est de la partie. En plus, côté digestion, il semble y avoir du mieux même si je me sens encore un peu ballonné. Que demande le peuple ? Un long passage en balcon avec vue panoramique sur les Causses ? Y a qu&#8217;à demander, c&#8217;est chose faite.</p>
<p>Une armoire normande sur patte profite d&#8217;une brève phase marchée pour me doubler.<br />
J&#8217;ai rarement vu quelqu&#8217;un d&#8217;aussi large d&#8217;épaule. L&#8217;archétype du triathlète élevé au banania, à moins qu&#8217;il ne soit tombé dans la marmite de protéine quand il était petit. C&#8217;est pas vrai, ils se sont plantés d&#8217;échelle en le faisant ? Non seulement monsieur est taillé en V mais en plus monsieur est rapide. Je ne me sens pas de taille à jouer les David et décide de laisser ce clone de Goliath filer au loin. Pfft, aller, c&#8217;est bon pour cette fois.</p>
<p>Après nous être bien promenés sur les hauteurs, c&#8217;est la descente rapide sur Trèves que l&#8217;on traverse par la grande rue. 300 m de ligne droite sous les encouragements de la foule en délire (bon, j&#8217;en rajoute un peu).  300 m avec une vue imprenable sur la future grimpette qui attend patiemment que les coureurs viennent se mesurer à elle après avoir satisfait leur dalle et calmé leur pépie. C&#8217;est le deuxième ravitaillement.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Trèves &#8211; Cantobre<br />
Etape : 13 km, Cumul : 62 km<br />
Temps de course : 10h24, Class. : 1472 ème</strong></p>
<p>Il faut atteindre le plateau là-haut. Il fait chaud, le soleil cogne, qui aurait pensé que nous aurions un tel ciel bleu ? J&#8217;ai l&#8217;impression de revivre la longue grimpette sous le cagnard vers les ruines de Rochebloine à l&#8217;Ardéchois. Puis, c&#8217;est le long cheminement sur le plateau. Une surprise de taille m&#8217;attend.</p>
<p>Voilà un paragraphe qui devrait casser quelque peu le mythe du chevalier au cœur pur, droit dans ses solerets, pardon dans ses runnings. La légende arthurienne va en prendre un coup. Ben quoi, vous croyez qu’il est tout blanc, tout gentil Arthur … Compassion, sacrifice, loyauté pour ses compagnons d’armes … Que nenni, il a comme tout un chacun son côté sombre et celui-ci prend parfois le dessus. La suite des événements semble le montrer.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2519" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-13.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>L&#8217;église de Dourbies.</em></p>
<p>Oh oh, qui vois-je assis sur le bord du chemin, la tête dans les bras ? Mais c’est l’ami Tazounet. Je me sens subitement tout ragaillardi. Je me voyais finir dernier de notre petit groupe de compères. J’en connais au moins un, non deux, qui n’auraient pas manqué de me charrier pour l’occasion. « Ben alors, tu t’es fais fumer grave ! » ou encore « Mais, tu as traîné en route ? » Le genre de situation désagréable pour le bien-être de mon ego déjà suffisamment mis à mal par l’épisode des fourrés. Hum, la situation pourrait bien évoluer en ma faveur &#8230;</p>
<p>Grand seigneur, je me suis assis à côté de mon vassal pour m’enquérir de son état de santé et lui prodiguer quelques conseils et encouragements. On n’est pas des brutes quand même.<br />
De toute évidence, l’ami Tazounet n’est pas au mieux de sa forme. Je m’en doutais un peu en le retrouvant sur ma route. Il semble plus enclin à se faire câliner par Morphée qu&#8217;à se remettre debout pour poursuivre son chemin. J&#8217;ai quelques scrupules à l&#8217;achever couché, cela manque de panache. Je lui accorde quelques minutes de repos pendant lequel j&#8217;avale une barre de céréale (notez comme chaque instant est parfaitement minuté, optimisé) puis je m&#8217;emploie à le remettre en selle et l&#8217;invite à reprendre la route.</p>
<p>Que l&#8217;on sonne l&#8217;hallali ! L&#8217;expérience m&#8217;a appris qu&#8217;il faut achever la bête sans attendre. Il ne faut pas tergiverser ni perdre de temps dans des considérations humanistes stériles. A l&#8217;approche de l&#8217;arrivée, un Tazounet reprend toujours du poil de la bête et vous passe sous le nez en criant « coucou mon poulet », volant vers la ligne d&#8217;arrivée et la victoire sans que vous puissiez faire quoi que ce soit pour l&#8217;en empêcher.</p>
<p>Je reprends donc la route avec lui, juste devant lui plus précisément. A défaut de lui mettre une mine, c&#8217;est quand même un peu tôt pour commencer un sprint, je m&#8217;applique juste à maintenir une allure soutenue et continue. Une course au train on va dire mais c&#8217;est un grand mot vu notre pauvre vitesse. Le résultat ne tarde pas à se fait sentir mais je poursuis mon effort longtemps, jusqu&#8217;à disparaître loin, loin devant. Très pro, très propre, pas de souffrance inutile. Voyons voir, quand même 42 minutes d&#8217;écart à l&#8217;arrivée, c&#8217;est plus de l&#8217;enfumage, c&#8217;est de la boucherie &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon, il faut bien que j&#8217;en profite un peu, c&#8217;est tellement rare.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2520" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-14.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>La montée dans le cirque de Dourbies</em></p>
<p>La forme arrive. Je la sens prendre progressivement possession de mon corps. Je trottine, pas très vite mais en continue. Exit le mode marche. Avec mes déboires intestinaux, je me suis économisé. Les jambes sont un peu lourdes bien sûr mais je ne ressens aucune douleur. Je suis gavé aux endorphines jusqu&#8217;aux oreilles, euphorique au possible, j&#8217;ouvre grand les mirettes en abordant le passage des gorges.</p>
<p>Quel truc de malade, la gorge est là, à nos pieds, on ne sais pas trop par où l&#8217;on va passer mais on voit d&#8217;autres coureurs en face, de l&#8217;autre côté si proches physiquement et pourtant si éloignés. Combien de temps nous faudra-t-il avant de passer la bas ?<br />
De l&#8217;autre côté, le terrain est un peu casse-gueule avec beaucoup de petites caillasses qui roulent sous nos pieds. Un minimum de prudence s&#8217;impose. Un spectateur (c&#8217;était peut-être un bénévole à vrai dire) qui venait en sens inverse n&#8217;a pu que constater qu&#8217;il était plus aisé de monter que de descendre sur cette portion du parcours. Il en sera quitte pour un fond de culotte élimé et un ego meurtri. Sans être aérien, la présence de la gorge en contrebas n&#8217;invite pas à faire des glissades.</p>
<p>Je jette un coup d&#8217;œil en face pour tenter d&#8217;apercevoir l&#8217;ami Tazounet mais impossible de le distinguer parmi toutes ces silhouettes masquées plus ou moins par les frondaisons. Comprenez bien que je ne me fais aucun souci pour lui, je le connais assez bien pour n&#8217;avoir aucun doute sur sa capacité à terminer ce type de course mais j&#8217;aimerais bien savoir s&#8217;il a déjà repris du poil de la bête et s&#8217;il profite à nouveau pleinement de la course. J&#8217;ai les oreilles qui sifflent par moment. Il doit me maudire de lui avoir conseillé de laisser ses bâtons au vestiaire, je ne voudrais pas que mes oreilles se mettent en plus à bourdonner pour ma petite vacherie.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-15.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2521" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-15.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>Toujours dans la grimpette après Dourbies</em></p>
<p>Bon, ce n&#8217;est pas encore dans ce passage que je risque de me griller. Nous sommes en file indienne et plus enclins à admirer le paysage qu&#8217;à jouer des coudes pour gagner une place.<br />
Je me suis bien rattrapé ensuite sur la portion plane en bordure de falaise qui a suivi. Trottine, trottine, double, double, trottine, trottine, un régal &#8230;</p>
<p>Je suis dans la descente sur Cantobre. Effectivement, elle est technique à souhait comme l&#8217;annonçait le Roadbook. Pour le côté aérien, vous repasserez par contre et pourtant je suis du genre à appréhender les passages présentés comme tel. En tout cas, je suis soulagé d&#8217;avoir des cannes en état pour aborder ce genre de plaisanterie.</p>
<p>La vue sur le village de Cantobre accroché sur les falaises est magnifique. Un petit ruisseau à traverser puis nous longeons une pâture. Des familles sont allongées dans l&#8217;herbe et profitent du spectacle offert par ce défilé presque ininterrompu de coureurs.<br />
J&#8217;arrive au troisième ravitaillement. Plus que huit bornes au menu mais je n&#8217;ose pas me réjouir trop tôt car la montée au Roc Nantais est également au programme. Michel m&#8217;a dit de me méfier de cette dernière bosse et m&#8217;a annoncé deux heures de balade. Bon j&#8217;espère avoir mal compris. Ca me semble quand même beaucoup pour la distance restant à parcourir.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>Cantobre &#8211; Nant<br />
Etape : 8 km, Cumul : 70 km<br />
Temps de course : 11h59, Class. : 1331 ème</strong></p>
<p>Le tracé emprunte ce qui ressemble au lit d&#8217;un ruisseau. C&#8217;est glissant à souhait. On ne progresse pas très vite et puis c&#8217;est très vite l&#8217;arrêt. Un gros bouchon s&#8217;est formé. « Qu&#8217;est ce qui se passe ? » « Un blessé &#8230; ». Le pauvre gars s&#8217;est fracturé la cheville et pas qu&#8217;à moité. Les secouristes ont du mal à progresser dans ce fouillis minéral et végétal. Le brancard finit pas passer devant nous après de longues minutes. Le coureur est conscient, probablement shooté aux antalgiques jusqu&#8217;au gosier pour ne pas trop souffrir. Nous lui disons tous quelques mots pour le réconforter mais j&#8217;ai bien peur que nos paroles aient un relent de « sincères condoléances » pour sa cheville et lui.</p>
<p>Ca calme ces histoires. Ca calme un peu mais pas longtemps car il y a de sacrées marches pour s&#8217;occuper l&#8217;esprit. Une vieille palette a même été mise à contribution pour franchir une des plus hautes. Il va sans dire que j&#8217;ai sorti les mains de mes poches à plusieurs reprises.<br />
J&#8217;entends du bruit un peu plus haut, ça claque des mains, ça encourage. Je lève la tête pour découvrir que nous allons passer sous un pont. Hé, il y a foule dans le coin ! Les spectateurs s&#8217;amassent sur le pont mais également en bas de part et d&#8217;autre du chemin. Il nous faut gravir encore quelques marches de géant. Du prêt à porter pour basketteurs nourris aux hormones de croissance. Un spectateur me tend la main et me soulève comme une plume. Il semble faire cela avec chacun des coureurs, une façon comme une autre de s&#8217;offrir une bonne séance de musculation. Vas-y mon gars, t&#8217;es sur la bonne voie pour ressembler à mon copain l&#8217;armoire à glace entrevue avant le ravitaillement de Trèves.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/11/13/la-grande-course-des-templiers-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>J&#8217;ai rarement été autant encouragé sur une course. Il n&#8217;y a pas à dire, ça fouette le sang. Bon, il faudrait se calmer un peu, il reste encore un bout de chemin mais non,  au diable l&#8217;avarice, je me lâche, je disperse mon énergie à tout va. Ca grimpe, il faudrait marcher, je m&#8217;en fous, je cours. Ce coureur que je suis depuis un bon moment est un peu rapide pour moi, tant pis je fais le forcing et je le double. Bon, ça finit par faire mal aux jambes ces conneries mais la tête commande et le reste est bien forcé d&#8217;obéir.</p>
<p>En plus, je viens de recevoir un petit coup de téou de l&#8217;ami Taz. Je suis tout à fait rassuré. Il est cuit à point et est en train d&#8217;en chier grave, bref il va bien. Il s&#8217;apprête à quitter le ravitaillement de Cantobre. Je me garde bien de lui décrire ce qui l&#8217;attend, il vaut mieux qu&#8217;il le découvre par lui même.</p>
<p>J&#8217;ai trouvé ce qu&#8217;il me fallait pour avaler rapidement les portions en faux plat avant la descente finale. Un lièvre diablement efficace et du sexe féminin de surcroît, c&#8217;est tellement plus plaisant à suivre. C&#8217;est gracieux, c&#8217;est agile, ça se faufile comme une anguille entre les coureurs, et ça donne l&#8217;impression d&#8217;avoir tout juste commencé un footing dominicale autour du pâté de maisons. On dirait presque Mamanpat à la SaintéLyon. Dire que je pensais être frais &#8230;</p>
<p>On a passé les tentes de pompiers posées au point culminant entre Cantobre et Nant. On descend d&#8217;abord paisiblement puis c&#8217;est une brusque cassure et la descente rapide vers l&#8217;arrivée. Ma biscotte en profite pour m&#8217;appeler. Je suis totalement euphorique, excité comme une puce s&#8217;apprêtant à réaliser son premier saut, à des années lumières de l&#8217;état d&#8217;esprit qui était le mien lors de son premier coup de fil. Téléphone d&#8217;une main, m&#8217;accrochant aux cordes de l&#8217;autre, je laisse éclater ma joie toute simple d&#8217;être là. Bon, tu m&#8217;excuseras de n&#8217;avoir pas papoter trop longtemps Biscotte mais mon coccyx se rappelle encore des cailloux du Revard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2522" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-16.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>Saint-Rome-de-Tarn, la cascade.</em></p>
<p>On longe un muret maintenant. On entend de mieux en mieux la sono, l&#8217;arrivée est proche. J&#8217;aimerais pouvoir jouer un peu dans cette descente mais le chemin n&#8217;est pas assez large pour doubler et il y a beaucoup de caillasses assez piégeuses. Je ronge mon frein, c&#8217;est un peu frustrant.</p>
<p>J&#8217;arrive en vue du Pont de la Prade qui enjambe la Dourbie. Il y a un petit talus pour rejoindre la route qui l&#8217;emprunte. Allez, je me lâche, faut tout donner, je n&#8217;en savourerai que mieux le confort de la literie du gite ce soir. Je passe le pont, un petit tournicotas et je double un dernier groupe de coureur dans le petit raidillon de la rue du Moulin quand on annonce les derniers coureurs en moins de 12h … Quoi ? Purée, je ne peux pas louper ça. Je vous pris de croire que je n&#8217;ai pas trainé pour parcourir l&#8217;arc de cercle final menant à l&#8217;arrivée dans le parc.<br />
J&#8217;ai juste ralenti pour la photo, faut pas déconner avec la photo finish.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>11 heures 59 minutes et 42 petites secondes de rien du tout !</strong></p>
<p>Quelques secondes de plus dans les fourrés et c&#8217;était rappé pour les 12 heures. Ca tient à peu de chose un chrono …  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon ok, rien de bien exceptionnel, j&#8217;aurai même tendance à dire que ce n&#8217;était pas terrible terrible comme performance dans le mesure où j&#8217;avais annoncé vouloir le faire en 11h30 au début de l&#8217;année mais bon, tout le monde ne peut pas être rapide et j&#8217;ai des excuses toutes prêtes : je n&#8217;avais pas emmené mon lièvre favori dans mes bagages comme pour la Piste des &#8230; (oups pardon Michel) et puis ce n&#8217;était après tout qu&#8217;une coursette de préparation pour la lyonsaintélyon, mon objectif ultime de fin d&#8217;année.  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Sans déconner, ça ne m&#8217;aurait pas déranger outre mesure de repartir pour une trentaine de bornes et plus si affinité. On y prend goût à ces balades dans les Causses.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-le-cadeau-2.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009, la médaille" title="La Grande Course des Templiers 2009, la médaille" width="300" height="289" class="aligncenter size-full wp-image-2571" /></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2407" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-puces.JPG" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="50" height="50" /><strong>L&#8217;après course :</strong></p>
<p>Pas de têtes connues à l&#8217;arrivée pour acclamer et réconforter le héros fatigué. Où sont donc passés mes zigues ? Je récupère ma médaille en chocolat (ils ont un petit air de famille arthurien les deux potos en armure sur leur rossinante) et mon t-shirt Adidas, technique à souhait, avec la fermeture qui va bien et les manches longues comme il faut pour me protéger des premiers frimas.</p>
<p>Le réseau mobile est complétement saturé mais j&#8217;arrive quand même à passer quelques SMS pour localiser mes deux compères potentiellement déjà arrivés. Ils sont entre les mains des ostéopathes. Le programme me va bien. Avant cela, je vais quand même me délecter de tartines de Roquefort. Assis face à deux charmantes spécialistes du tartinage en masse, je me délecte de cette manne abondante disposée devant mes yeux.</p>
<p>Rassasié, je m&#8217;apprête à quitter la tente du ravitaillement quand Pgaz apparaît devant moi. Un trop court papotage s&#8217;en suivra car son compère semble pressé de passer à la suite du programme.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2523" title="La Grande Course des Templiers 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-17.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le Tarn s&#8217;écoule paisiblement au pied du camping de la Cascade.</em></p>
<p>L&#8217;ostéopathe me remet sur pattes. Classique bascule du bassin. Mes compagnons attendent patiemment que le mécano ait terminé de faire des miracles sur ma personne. Je suis manipulé dans tous les sens et mon corps contrit est amené peu à peu à reprendre le schéma qui est le sien. Mon esprit est détaché des soucis de ce monde, je suis bien, pleinement détendu &#8230;</p>
<p>Et j&#8217;ai faim ! Cela tombe bien. Un repas chaud nous attend. Nous sommes déjà en pleine reconstitution de nos réserves énergétiques avec Yan42 quand Taz nous rejoint accompagné par Jeanmik qui a préféré se changer avant de passer à table. L&#8217;estomac rempli, nous ne tarderons pas à reprendre la route pour Saint-Rome-de-Tarn car Taz n&#8217;est pas au mieux de sa forme. A vrai dire il n&#8217;est pas le seul à comater !</p>
<p>Je suis soulagé de dormir à nouveau dans le gite. Je me voyais mal faire le trajet de retour sur Lyon immédiatement comme en février ! Et cela nous aura donné l&#8217;occasion d&#8217;un repas convivial le lendemain après une longue balade le long du Tarn.</p>
<p>Elle est pas belle la vie ?</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p><strong>Dourbies :</strong><br />
Temps : 5h43&#8217;00&#8243;<br />
Distance : 39 km<br />
Classement général : 1 461</p>
<p><strong>Trèves :</strong><br />
Temps : 7h27&#8217;43&#8243;<br />
Distance : 49 km<br />
Classement général : 1 468</p>
<p><strong>Cantobre :</strong><br />
Temps : 10h24&#8217;57&#8243;<br />
Distance : 62 km<br />
Classement général : 1 472</p>
<p><strong>Nant (arrivée) :</strong><br />
Temps : 11h59&#8217;42&#8243;<br />
Distance : 70 km<br />
D+ : 3 200m<br />
Classement général : 1 331/1 925<br />
Classement masculin : 1 236/1 747<br />
Classement vétéran 1 : 507/735</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-le-cadeau-1.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2565" title="La Grande Course des Templiers 2009, le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/la-grande-course-des-templiers-2009-le-cadeau-1.jpg" alt="La Grande Course des Templiers 2009, le cadeau" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau.</em></p>
<p>Le site de la course : <a href="http://www.vo2.fr/templiers/" target="_blank">Le Festival des Templiers</a>.<br />
Le CR de compère Taz : <a href="http://taz.le.diable.free.fr/index.php/2009/11/07/les-templiers-25-octobre-2009/" target="_blank">Les Templiers, 25 Octobre 2009</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaGrandeCourseDesTempliers2009?authkey=Gv1sRgCImyorz6juT_Ww&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh3.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/Sus4_ye9kdE/AAAAAAAAEPQ/Wg8bl8jiHS4/s160-c/LaGrandeCourseDesTempliers2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaGrandeCourseDesTempliers2009?authkey=Gv1sRgCImyorz6juT_Ww&amp;feat=embedwebsite">La Grande Course des Templiers 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>Tonight Trail By Titan, le 19 juin 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 20:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
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		<description><![CDATA[Amis coureurs, je me dois de vous mettre en garde … Des individus sans scrupules ont infiltré le monde du trail pour y perpétrer leurs forfanteries en toute impunité. A la faveur d’une course nocturne, ils se tapissent dans l’hombre, ils vous guettent et ils vous suivent. A l’abri derrière vous, tandis que vous faites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://evenements.zoom-zoom.fr/tnt/"><img class="alignnone size-full wp-image-1454" title="La Tonight Trail by Titan" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/04/p2009_tonighttrailbytitan.jpg" alt="La Tonight Trail by Titan" width="510" height="81" /></a></p>
<p>Amis coureurs, je me dois de vous mettre en garde … Des individus sans scrupules ont infiltré le monde du trail pour y perpétrer leurs forfanteries en toute impunité. A la faveur d’une course nocturne, ils se tapissent dans l’hombre, ils vous guettent et ils vous suivent. A l’abri derrière vous, tandis que vous faites l’effort vaillamment dans la pente, que vous relancez la machine courageusement sur le plat et que vous allongez la foulée fièrement dans les descentes, ils sont là. Ils attendent patiemment la faute, le faux pas …</p>
<p>Et le faux pas arrive, vous arrivez dans une prairie en contrebas du Mont Thou, une trace nette et parfaite vous invite à la suivre droit devant, légèrement en descente, vous êtes confiant, plusieurs coureurs vous précèdent, vous apercevez quelques frontales au loin  … et soudain les cris !<br />
Horreur, il faut remonter, il fallait longer la lisière du bois sur la gauche !<br />
Faute d’inattention, vous avez loupé le balisage  (qui a dit qu’il manquait un petit quelque chose par ici …) mais les deux êtres qui vous suivaient en retrait ne vont pas vous louper eux ! Ils en profitent pour vous passer devant et vous abandonner lâchement vous et vos problèmes de rue balise. Il est loin l’esprit chevaleresque, le combat loyal entre sportifs … bande d’enfoirés !!! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Et oui, vous l’aurez compris, ces individus peu recommandables ne sont autres que Biscotte et Taz le Diable. Quand je pense que je suis parti comme une flèche avec Tazounet dans la partie bitumée pour te semer ma Biscotte et que j’ai fait plusieurs fois l’effort de relancer la machine dans les montées avec la volonté clairement affichée de te décrocher Tazounet … Que d’effort en vain. Bon, je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir été en retrait derrière vous à ce moment. J’avoue. Je n’aurais pas eu le moindre petit scrupule et j’aurais connu, avec certitude, une intense jubilation … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>J’adore me mettre des pastilles avec les potes. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /><br />
<span id="more-1750"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-01.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-01.jpg" alt="Tonight Trail By Titan" title="Tonight Trail By Titan" width="510" class="alignnone size-full wp-image-1767" /></a><br />
<em>Mamanpat fait sa belle &#8230; Vous remarquerez le souci du détail, même la dimension du dossard est adapté.</em></p>
<h3>Mais revenons au début de cette longue soirée de vendredi :</h3>
<p>Ce soir, nous allons gambader dans les Monts d’Or, un petit massif situé au nord-ouest de Lyon, qui s&#8217;étend du nord au sud sur une dizaine de kilomètres. Au programme de la soirée, 12 km, 700 m de dénivelé positif, un repas en plein air sous un ciel clément (ce qui était loin d’être gagné en fin d’après-midi) et la promesse de pouvoir épuiser ses dernières réserves dans le Titan, anciennement Xyphos Complex, une boîte de nuit bien connue des nightclubber de la région lyonnaise.</p>
<p>J’arrive sur le parking du Titan un peu avant 21h00. Coucou, c’est Mamanpat. Elle est déjà là, fin prête. C’est sûr qu’au niveau de la vitesse de préparation, on est loin du profil de Taz. Madame a sorti sa plus belle tenue. Fuchsia bien entendu, quoique je note une petite faute de goût quand à la couleur des chaussettes. La nuance de rose n’est pas tout à fait identique au t-shirt. Déjà que les chaussettes ne sont pas oranges … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_rolleyes.gif' alt=':roll:' class='wp-smiley' /><br />
Bon, à défaut, le sourire et la pêche sont là.</p>
<p>Le retrait des dossards a lieu dans la boite de nuit. Ambiance club, on n&#8217;y voit rien, je passe en mode taupe … J’arrive à vérifier quand même l’exactitude de mon numéro de dossard. Le 7. Ca porte chance le 7, non ? Moi, je suis superstitieux quand ça m’arrange. Il me plait bien ce dossard. Je récupère mes cadeaux, un t-shirt Adidas, un échantillon d’huile de massage à l’arnica, un bidon cycliste aux couleurs d’Overstim et deux gels du même fabricant que le bidon. C’est toujours ça de pris, je fais une grosse consommation de gels en ce moment et en plus de cette marque.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-02.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-02.jpg" alt="Tonight Trail By Titan" title="Tonight Trail By Titan" width="510" class="alignnone size-full wp-image-1768" /></a><br />
<em>Visage concentré pour Biscotte et dernier préparatif pour Taz.</em></p>
<p>J’abandonne Mamanpat en mode papote avec une autre féminine pour retourner à la voiture et me préparer. Biscotte et Taz viennent d’arriver. Nous passons rapidement en mode coureur prêt à en découdre, enfin rapidement, chacun suivant ses possibilités intrinsèques. Pour une fois Taz a failli donner le change, il avait même déjà enfilé ses chaussures alors que nous terminions notre préparation et puis non, un truc a cafouillé et il s’est retrouvé à la traîne, fidèle à lui-même. Bon, on ne peut pas lui jeter la pierre, c’est difficile d’être bon partout et puis un Tazounet rapide ce ne serait plus notre Tazounet.</p>
<p>Je me serais bien échauffé un peu car le départ est en descente et je connais un lascar qui va partir comme un malade. Je soupçonne Tazounet d’avoir adopté la lenteur de préparation comme une tactique de course. Cela nous empêche tout échauffement sérieux et tout le monde sait comme c’est rédhibitoire pour un moteur de quadra un peu long à la chauffe. Je suis sûr que l’ami Biscotte y gagnerait aussi.</p>
<p>Il est grand temps de nous rendre sur la ligne de départ. Mamanpat s’est inquiétée de notre absence en nous passant un p’tit coup de turlu. « Hé : Vous faites quoi, là ? »<br />
Bon, ben voilà, ça y est, on est tous là sous l’arche. Ca tombe bien d’ailleurs, parce qu’elle se casse la gueule l’arche ! Sabotage ! L’organisateur nous annonce d’ailleurs que des adeptes du « je fais chier le monde donc je suis » ont tenté un débalisage … Il y a des fessées qui se perdent. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-03.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-03.jpg" alt="Tonight Trail By Titan" title="Tonight Trail By Titan" width="510" class="alignnone size-full wp-image-1769" /></a><br />
<em>Quelques instants avant le départ.</em></p>
<h3>Petite photo souvenir et c’est parti …</h3>
<p>On commence par descendre sur la route qui mène au Titan et quand je dis descendre, ce n’est pas en footing. Tazounet m’annonce du 4’ au kilo. Purée, à froid ça décoiffe. Malgré cela, il y a beaucoup de coureurs pour nous passer devant. On part un peu vite à mon goût, le corps proteste pour la forme mais globalement, je tiens le choc. Ca promet d’être dur dans les premières montées ! Je ne vois pas Biscotte. Pas sûr que ce soit forcément bon signe, il risque bien de revenir en force plus tard. Pas de Mamanpat non plus mais c’est normal, elle s’économise pour la SaintéLyon ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />   <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Et hop, fin du bitume, premier chemin pour descendre en direction d&#8217;Albigny, droit dans la pente ou presque. Les pluies ont creusé un sillon au milieu du chemin. Ca ne facilite pas les choses mais j&#8217;arrive à garder quand même une bonne vitesse. Bon ce n&#8217;est quand même plus celle imprimée sur la route quelques instants auparavant mais elle est suffisante pour requérir toute notre attention.</p>
<p>Après une dizaine de minutes nous attaquons le sentier des chèvres, la première grimpette de la soirée. Hou-là ! Je sens dans mes cuisses le départ rapide en descente d&#8217;autant que l&#8217;on ne passe pas en mode marche immédiatement. Les coureurs continuent à trottiner mais je sens que ça ne va pas durer bien longtemps car l&#8217;allure baisse progressivement. Je me force à maintenir un bon rythme histoire de mettre un peu la pression à Taz. Je suis moins en forme que pour le Lyon Urban Trail mais j&#8217;ai quand même l&#8217;esprit au jeu. La course est courte, on peut se permettre de forcer un peu et de se mettre dans le rouge.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_32"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_32" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=32" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_32"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.142857142857,FFFFFF,0.142857142857&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|3 km|6 km|9 km|12 km|1:|250 m|300 m|350 m|400 m|450 m|500 m|550 m|600 m&#038;chd=s:kiifeedVONNKKTUPLKEJPSTWdfaVXcbehcemootzy0862yuqpk&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /></p>
<p>Bien qu’ayant cavalé en tête pendant la majeure partie de la course, je n&#8217;ai pas réussi à semer l&#8217;ami Tazounet. J’ai bien réussi à maintenir un écart pendant un bon moment mais guère plus d&#8217;une soixantaine de mètres avec quelques coureurs entre nous deux. Il me manquait un peu de jambes, c&#8217;est important mine de rien d&#8217;arriver avec de la fraîcheur pour une course.</p>
<p>Le parcours que nous ont concocté les organisateurs est un régal. Nous empruntons une multitude de sentiers plus ou moins larges, pour la plupart en sous-bois, mais également dans les prés. Je connais ces lieux pour la plupart mais certains sont tout neufs pour moi ou du moins très peu parcourus. Après avoir fait une boucle sur les hauteurs de Curis nous revenons sur la Croix Vitaise pour une descente rapide en direction de Poleymieux par le Sentier des Mésanges. C’est dans cette descente courte mais rapide que j’avais filmé Bourgui en pleine démonstration de ses qualités de descendeur lors de notre dernier Off dans les Monts d’Or.</p>
<h3>Et m … !</h3>
<p>Je viens de m&#8217;apercevoir que l&#8217;ami Taz est juste derrière moi. Je continue, l&#8217;air de rien. On termine le bon raidillon qui nous ramène sur la crête du Mont Thou après le chemin des Mésanges. Allez, il faut relancer maintenant. J&#8217;accélère un peu pour refaire l&#8217;écart. Ouais, ben j&#8217;aurais mieux fait de le laisser passer … C&#8217;est lui qui serait dans la prairie en contrebas du Mont Thou en train de rebrousser chemin, pas moi ! Bon, il s&#8217;est planté lui aussi mais il se retrouve largement devant moi maintenant ! Et m… ! Quelle connerie alors qu’il reste un tout petit peu plus de 2 bornes à faire. Ca va être dur de rejoindre le lascar d’autant que le curseur « j’ai la pêche » est descendu d’un bon cran avec cette petite plaisanterie. Je coupe pour rejoindre la trace mais ce n&#8217;est pas évident. Je galère hors sentier en remontant vers la lisière du bois, impossible de courir sans y laisser tout son jus.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/24/tonight-trail-by-titan-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Je l’ai encore en ligne de mire mais je vais le perdre définitivement de vue dans le mur du Mont Thou. Ca bouchonne, le mec devant n’a pas la grande forme, je ronge mon frein mais c’est le jeu ma bonne dame, je vais quand même pas lui marcher dessus. Encore quelques mètres et je débouche sur le toit du monde, enfin au sommet de ce cher Mont Thou. Un petit regard sur les lumières de la ville qui s’étend à mes pieds et j’attaque la descente.</p>
<p>Le sentier descend en pente douce le long de la crête avant de basculer vers l’arrivée. Il y a pas mal de cailloux par endroit mais ça ne me gêne pas. Je suis vraiment à l’aise maintenant sur ce type de terrain. Je laisse mes jambes dérouler, mes pieds ont pris les commandes, je les laisse réagir librement aux aléas du terrain, mes yeux ne sont là que pour éviter les plus gros obstacles. J’adore.</p>
<h3>Et c’est l’arrivée …</h3>
<p>On bascule à droite à travers un champ. On a bien failli louper l’embranchement, j’ai cru comprendre que le bénévole présent sur les lieux était très préoccupé par sa vessie à ce moment-là. Je saute un petit muret à la suite d’un concurrent pour accéder à la route d’accès du parking du Titan. Quelques mètres de bitume très pentus, un virage en épingle et je m’élance au taquet derrière le coureur qui me précède sur la centaine de mètre restant. Je tire sur les bras, je donne tout, l’arche se rapproche, j’entends une personne criée « hé … doucement ! » et je franchis la ligne … Je l’ai pas eu, il a bien résisté le bougre. Il se retourne et on se tape dans les mains, satisfaits tous les deux par ce chouette finish. Voilà, ce que j’appelle savoir vivre.</p>
<p>Tazounet est là bien sûr et … zut, la Biscotte aussi ! Je vois qu’il a également profité de mon tournicota dans la prairie du Mont Thou le bougre. Bande d’enfoirés, la prochaine fois je serai infernal dans les grimpettes, vous ne verrez même pas l’arrière de mon sac ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
On papote un moment et nous voyons débouler à fond de ballon un t-shirt fuchsia … Mamanpat est également une adepte des sprints et pas des trucs de chochottes, un vrai sprint à la GCO (désolé yannick) sous l’acclamation des supporters en folie …<br />
La foule scande son nom, les sacs volent dans les airs pour l’acclamer et elle franchit la ligne victorieuse devant son poursuivant. S’en est fini de la phase course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-04.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-04.jpg" alt="Tonight Trail By Titan" title="Tonight Trail By Titan" width="510" class="alignnone size-full wp-image-1770" /></a><br />
<em>C&#8217;est pas beau ça !</em></p>
<h3>Place à la récupération maintenant …</h3>
<p>Des tables et des bancs ont été installés devant le club de nuit. Après nous être changés et nous être habillés un peu plus chaudement (c’est qu’il fait frais mine de rien) nous nous sommes attablés autour d’une succulente paëlla. La Leffe « spéciale récupération » était bien entendue de la partie et nous nous sommes empressés de vider le paquet de dragibus apporté par Mamanpat en guise de dessert. Nous avons pris plaisir à user et abuser du mode « papote rigole » (une variation inédite du papote papote de Miaou) et nous avons eu le plaisir d’accueillir Carotte à notre table pour la fin du repas. L’occasion de lui dire tout le bien que nous avons pensé du parcours. Du coup, on a fait des efforts pour bien se tenir …</p>
<p>C’est tard dans la nuit que nous nous sommes séparés pour rejoindre sagement nos pénates en zappant le mode « je guinche toute la nuit », c’est qu’on avait tous (ou presque) des trucs de prévus le lendemain … Mamanpat serait quand même bien aller se trémousser de toute évidence. Hyper activité compulsive, ce n’est pas 12km qui vont la calmer !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-05.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/tonight-trail-by-titan-05.jpg" alt="Tonight Trail By Titan" title="Tonight Trail By Titan" width="510" class="alignnone size-full wp-image-1771" /></a><br />
<em>La fameuse prairie prise en photo le lendemain. Il fallait tourner à gauche &#8230; Snif !</em></p>
<p>Le truc à faire pour moi, ce sera une sortie en rando course de 5h00 en mode larve (30km et 1370 m de D+) dans … et oui dans les Monts d’Or ! Je suis retourné sur les lieux du drame … la fameuse prairie. Snif ! Ah quand même, une petite balise en plus … Oups, j’ai rien dit. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_redface.gif' alt=':oops:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<p>PS : J’en profite pour passer un petit bonjour à Ludo MONVENEUR (30ième au classement) que j’ai rencontré en chair et en os pour la première fois ce vendredi. Félicitations.<br />
Vous pouvez lire ses billets sur <a href="http://jogging.jonage.over-blog.com/" target="_blank">le blog de Jogging Jonage</a>. Il faudra que l’on prenne le temps de papoter un peu plus longtemps la prochaine fois. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Temps : 1h23&#8217;51&#8243;<br />
Distance : 12 km<br />
D+ : 640m<br />
Classement général : 72/216<br />
Classement homme : 70/178</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/cadeau-tonight-trail-by-titan.jpg"><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/cadeau-tonight-trail-by-titan.jpg" alt="Cadeau Tonight Trail By Titan" title="Cadeau Tonight Trail By Titan" width="300" class="alignnone size-full wp-image-1766" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau.</em></p>
<p>Les CR de mes compères :<br />
<a href="http://mamanpat.over-blog.com/article-32933824.html" target="_blank">Le TNT, c&#8217;est d&#8217;la dynamite ! (Mamanpat)</a><a href="http://taz.le.diable.free.fr/index.php/2009/06/23/tnt-19-juin-2009/" target="_blank"><br />
T.N.T. : 19 Juin 2009  (Taz le Diable)</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TonightTrailByTitan2009?authkey=Gv1sRgCKn476aElpDeGg&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SkG_q_FdXDE/AAAAAAAACj0/t2y8yDxLwzI/s160-c/TonightTrailByTitan2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TonightTrailByTitan2009?authkey=Gv1sRgCKn476aElpDeGg&amp;feat=embedwebsite">Tonight Trail By Titan 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>20</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lyon Urban Trail, le 7 juin 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/14/lyon-urban-trail-le-7-juin-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/14/lyon-urban-trail-le-7-juin-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 18:57:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon Urban Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Lyon Urban Trail c’est mon chez moi &#8230; J’avais décidé de ne participer à aucune compétition dans les semaines précédant la Montagn’Hard. Je souhaitais préserver mes forces et me concentrer au maximum sur mon plan d’entraînement. C’est pas un p’tit gars sérieux Arthur ? Pas de Lyon Urban Trail cette année, adieu escaliers interminables, descentes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-1453" title="Le Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/04/p2009_lyonurbantrail.jpg" alt="Le Lyon Urban Trail 2009" width="510" height="81" /></p>
<h3><em>Le Lyon Urban Trail c’est mon chez moi &#8230;</em></h3>
<p>J’avais décidé de ne participer à aucune compétition dans les semaines précédant la Montagn’Hard. Je souhaitais préserver mes forces et me concentrer au maximum sur mon plan d’entraînement. C’est pas un p’tit gars sérieux Arthur ?</p>
<p>Pas de Lyon Urban Trail cette année, adieu escaliers interminables, descentes techniques, pavés disjoints et sentiers méconnus comme le décrit si bien l’invite du site web de la course.<br />
Peut-être la peur de ne pas récupérer assez vite de cette longue confrontation avec le bitume à moins que ce ne soit tout simplement le souvenir cuisant de l’édition 2008. C’est qu’il nous avait mené la vie dure le père Oslo à moi et à mes cuisses. Et je ne pense pas que Yan42 ou Tazounet me contrediront !</p>
<p>Mais comment ai-je pu penser, ne serait-ce qu’un instant, ne pas m’aligner sur la ligne de départ du Lyon Urban Trail ? Allo, ici la terre ? Qu’est-ce qui se passe Arthur ? T’as les neurones qui flanchent ? Une petite spongite aigue ? T’as cousiné avec une vache folle ? Va falloir oxygéner tout cela, faut se réveiller mon gars, il est l’heure … Dans le rôle du réveil : Michel Sorine. Il m’a gentiment invité à participer à son épreuve, une façon comme une autre de me remettre dans le droit chemin. C’est le genre d’invitation qui ne se refuse pas et je ne l’ai bien sur pas refusée. Je pense que j’aurais fini par craquer de toute façon, il ne faut pas bouder son plaisir. Le Lyon Urban Trail c’est mon chez moi, les pentes de Fourvière, mon terrain de jeu et les parcs et jardins des hauteurs de Sainte Foy n’ont plus de secret pour les semelles de mes Vomero. Les Lyonnais peuvent être fiers d’une épreuve de ce genre, il faut la soutenir et cela d’autant plus qu’elle offre une alternative aux petits oignons à feu le marathon de Lyon récemment disparu. Quand je pense que certains voulaient boycotter ce bijou !</p>
<p>Et puis, l’épreuve prenait le tournant d’une grosse rencontre entre potes alors il n’était pas question de jouer au photographe de seconde zone sur le bord du tracé comme pour le Semi Marathon de Grigny et de me morfondre en ayant des fourmis dans les guiboles. J’étais remis sur les rails, le Lyon Urban Trail 2009, j’en serai !<br />
<span id="more-1677"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1709" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-01.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le retrait des dossards se termine en terrasse : papote papote comme dit Miaou.</em></p>
<p><strong>Le petit parcours, un bon compromis :</strong></p>
<p>J’en serai mais j’ai décidé d’être raisonnable en optant pour le petit format. Le compromis idéal d’autant que le parcours est plus attractif cette année en parcourant, comme son aînée, la colline de Fourvière. Bon, je n’ai rien contre la colline de la Croix-Rousse, elle offre des passages intéressants, mais ça reste quand même de la collinette et quand on veut goûter à la quintessence de l’escalier Lyonnais, c’est sur la colline qui prie qu’il faut aller trottiner. 21km, 600m de D+, une durée prévisible d’environ deux heures, une séance de travail au seuil toute trouvée dans ma planification.</p>
<p>Je n’ai pas réduit l’entraînement la semaine précédant l’épreuve. Du jus ? C’est quoi du jus ?<br />
C’était même une semaine relativement chargée, pour votre humble serviteur s’entend, la recette parfaite pour arriver carpette dimanche matin et ne pas être tenté de dépasser mes petits camarades :</p>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td class="header" colspan="2">Pour arriver carpette :</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" style="white-space: nowrap">Dimanche 31</td>
<td class="impair">7h12 de rando course sur les chemins du Pilatrail. Un régal.<br />
<a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/RandoCoursePilatrailDes3Dents?feat=directlink" target="_blank">Quelques photos.</a></td>
</tr>
<tr>
<td class="pair">Mardi 2</td>
<td class="pair">1h46 d’escaliers dans les pentes de Fourvière en guise de récupération de la rando course du weekend. Les mollets sont un peu raides, le diesel renâcle un peu à la tâche mais ça passe finalement plutôt bien.</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair">Jeudi 4</td>
<td class="impair">Un bon décrassage au stade avec 30 minutes de footing + 20 x 100m à 100% VMA + 12 minutes de footing. La forme s’installe au fur et à mesure que s’enchaînent les fractions. J’en aurais bien ajouté 5 de plus mais il ne faut pas abuser des bonnes choses.</td>
</tr>
<tr>
<td class="pair">Vendredi 5</td>
<td class="pair">60 minutes de footing et 10 x 80m en côte parce que je le vaux bien. Modéré la côte mais côte quand même. Là, il aurait presque fallu me calmer un peu. Qui qu’en veut du sprint ? Toi ?</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Hum, j’en connais un qui va souffrir dimanche matin …</p>
<p><strong>Après l’entraînement, … un peu de rangement !</strong></p>
<p>Nous hébergeons Miaou et son compagnon de panier chez nous dès le vendredi soir histoire qu’ils profitent un maximum de leur séjour Lyonnais. Ce n’est pas le tout de s’entraîner, il faut préparer un peu l’appartement pour nos invités. J’ai quand même eu le temps de regarder en partie le documentaire « Home » de Yann Arthus Bertrand.</p>
<p>Du temps, on en a eu, il faut dire que nos invités Clermontois doivent avoir un peu la poisse … Ils ont une fâcheuse tendance à attirer la pluie dès lors qu’ils se dirigent vers Lyon. Quand je dis pluie, je ne parle pas d’une petite pluie fine. Bilan : autoroute A7 coupée après Givors et nos invités perdus quelque part sur l’A46 ! Le détour par le Transbordeur de l’année dernière c’était du pipi de chat (pardon Miaou) par rapport au contournement est de Lyon. Ils ont même visité la Mulatière et Sainte Foy car les Quais de Saône pour rejoindre la montée de Choulans sont à nouveaux fermés pour cause d’éboulement.</p>
<p>Qui c’est qui était content d’arriver à la maison ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1710" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-02.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Oui, on a quand même mangé quelque pâtes &#8230;</em></p>
<p><strong>Une journée entière pour faire du jus :</strong></p>
<p>Après une grasse matinée bien méritée (nos invités ont fini par arriver aux alentours de minuit) et être passé progressivement du mode veille, je suis qu’une larve, rien à en tirer au mode sportif actif, débordant d’énergie, et au meilleur de sa forme (il m’a fallu du temps et une bonne dose de café) nous sommes allez chercher l’ami Grumlie à la gare de Part Dieu. Un peu en retard mais c’était pour la bonne cause : une tentative désespérée de sauvegarde du blog de Miaou. Tu vois Michel, elle draine du monde ta course. Il y a même eu un toulousain pour prendre un ticket lutin et dévaler la piste de la Sarra.</p>
<p>Le repas de midi est terminé, les convives se sont jetés sur les gratons à l’apéritif, nous avons avalé une salade de riz et un peu de charcuterie (c’est pas gagné pour le glycogène cette affaire), il est temps pour moi d’enfiler le costume de guide touristique pour faire découvrir quelques sites lyonnais de premier choix à nos invités. L’occasion de faire prendre l’air à toute la Arthur’s family. Visite de la basilique, découverte de la vue depuis l’esplanade ; bon, là c’était un peu raté, vu ce que l’on s’est pris sur le coin de la figure, on ne risquait pas de voir les alpes, à croire que l’on avait invité des bretons (pardon, j’oubliais, il ne pleut jamais en Bretagne, juste un peu de bruine) et pour finir un petit aller retour sur la passerelle des quatre vents qu’empruntait jadis la plus courte voie ferrée de France. Elle permettait d’emmener les macchabées vers leur dernière demeure au cimetière de Loyasse.</p>
<p>Histoire de gaspiller nos dernières réserves de Glycogène, nous décidons de rejoindre la place des Terreaux à pied pour retirer nos dossards. Quand à faire, autant ne pas faire les choses à moitié. C’est par les escaliers de la Montée Nicolas de Lange et les escaliers de la Montée des Carmes Déchaussées que nous rejoindrons la presqu’île. Ils me paraissent plus long que d’habitude ces escaliers, c’est ça de les faire en marchant !</p>
<p>Nous allons retirer les dossards. Sympa le T-Shirt, technique comme il se doit, avec des couleurs originales, très urban style. On visite rapidement la plupart des stands et un peu plus longuement celui de la Compagnie Nationale du Rhône parce qu’il pleuvait à ce moment là et peut-être aussi parce que l’hôtesse d’accueil était sympathique et que nous étions d’humeur à déconner. Histoire de tuer le temps avant la pasta party du soir, nous avons terminé l’après-midi à la terrasse des Arcades, un bar de la place Louis Pradel. Du glycogène en pression, pile poil ce qu’il nous faut pour rejoindre la voiture à Fourvière. Il y avait là, Tazounet &amp; family, Jean-Mik, Yannick, Miaou, Olivier, Grumlie et la majeure partie de ma tribu.</p>
<p>Après avoir traversé le quartier historique de Saint Jean, les plus courageux d’entre nous rentreront par la Montée des Chazeaux et le jardin du Rosaire histoire de terminer le travail de sape entamé en début d’après-midi tandis que le restant du groupe optera pour la visite du funiculaire (pas de chance pour eux, il était en panne).</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1711" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-03.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" height="527" /></p>
<p><strong>Et toute une soirée pour bien s’hydrater :</strong></p>
<p>Il est grand temps de se restaurer. C’est parti pour une pasta party comme je les aime, c’est-à-dire à la bonne franquette. Les pâtes, c’était surtout histoire de respecter la tradition. Ils ont été plusieurs à botter en touche … Pourtant, elles étaient bonnes mes torsades à la bolognaise … Oui, je les fais cuire avec de l’eau mes pâtes bande de naze ! D’ailleurs, j’aurais dû me resservir deux fois comme Tazounet. Ces quelques pâtes, c’est peut-être ce qui m’a manqué pour relancer la machine plus efficacement dans les derniers 500 mètres et lui mettre la pâtée comme l’année dernière.</p>
<p>Bon, le rapport de force était inégal entre mes pauvres glucides tomates et les autres éléments nutritifs disposés sur la table. L’ours polaire toulousain nous avait apporté deux foies gras que n’aurait pas renié le plus difficile des habitants du Sud Ouest de la France, les félidés clermontois n’étaient pas en reste avec le désormais traditionnel Saint Nectaire, Tazounet nous avait déniché deux bouteilles de blanc qui se mariaient avec bonheur et délicatesse au trésor toulousain tandis que Jeanmik offrait à nos papilles quelques bulles champenoises.<br />
Il ne restait plus qu’à compléter le tout avec de la charcuterie et quelques tomates ainsi que du melon pour respecter les 5 fruits et légumes par jour, consigne qui devrait nous permettre de gambader encore comme des cabris la veille de notre premier siècle d’existence (bon, c’est encore loin). Et il y avait des gâteaux et des bougies car c’était les anniversaires de Miaou et de Claire, ma fille aînée. Je ne m’étendrai pas sur le nombre de bougies, il paraît que ce n’est pas des trucs qui se racontent dès lors que la gent féminine est impliquée.</p>
<p>J’ai passé une excellente soirée et je pense que ça été le cas pour le reste des convives. Purée, on s’est bien hydratés et à défaut de glycogène on aura de quoi graisser nos articulations toute la matinée … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Allez rideau, minuit, il se fait tard, la journée du lendemain va être longue, il est grand temps de rejoindre nos literies respectives et de laisser le lave-vaisselle faire son travail de lave-vaisselle.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_31"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_31" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=31" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><em>Le parcours du 21 km.</em></p>
<p><strong>6h15, faut pas regretter, faut juste émerger :</strong></p>
<p>La tête dans cul, le cul dans le brouillard, classieux mais tellement vrai. Heureusement que nous avons préparé nos petites affaires la veille. Nous sommes même allés jusqu&#8217;à remplir nos poches à eaux ! Zéro préparation, il me suffit d’enfiler la tenue d’été du parfait warrior et d’avaler du bout des doigts ce qui veut bien être avalé. Je n’ai pas l’impression d’avoir encore digéré mon précédent repas ! Le reste du temps est consacré à la principale tâche : tenter de retrouver un aspect conforme à l’idée que se fait le quidam du sportif prêt à s’élancer sur une compétition. C’est pas gagné.</p>
<p>Tazounet et Grumlie passent nous prendre, c’est toujours un peu de CO² en moins pour la planète, puis nous partons direction la Place des Terreaux, lieu de départ de la course.<br />
Extra Sports a négocié un prix intéressant pour le parking Opéra de la part de sont partenaire Lyon Parc Auto. J’ai rarement vu un parking aussi mal conçu ! L’ingénieur devait être maqué avec le carrossier du coin. A chaque passage de rampe, le tablier avant ou le bas de caisse ont droits à un alésage à l’œil. Adeptes du tuning et des voitures courtes sur pattes, passez votre chemin.</p>
<p>Il s’agit de se hâter un peu car nous voulons assister au départ de Jeanmik qui se lance sur le 42km (1300m de D+). Courageux cet homme-là. Il s’est préparé sérieusement et a reconnu presque la totalité du parcours pendant ses entraînements. Nous arrivons sur la place. J’ai poussé mes compagnons à courir un peu histoire d’arriver à temps pour le départ et en plus ça contribue à me réveiller. La petite troupe reste en arrière du peloton tandis que je me rends à l’avant pour filmer le lâcher des fauves. Arghh, du coup j’ai loupé la gamelle de Mamanpat sur la goulotte électrique mais j’ai gagné au change en ayant droit au bisou de <a href="http://carottepourtous.over-blog.com/article-32368484.html" target="_blank">Carotte</a> que je rencontrais pour la première fois. C’est pas facile de l’approcher, elle court trop vite ! Elle a d’ailleurs terminé première féminine. Félicitations ! Sinon, je n’ai pas réussi à voir l’ami Jeanmik. Il faut dire qu’ils sont partis plutôt vite …</p>
<p>Et voilà notre serre file toute pimpante prête à sauver la veuve et l’orphelin tout au long du chemin … « Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? Tu t’es vautrée comme … sur une goulotte électrique ? ». Vous pouvez remplacer les … par l’expression qui vous semble être la plus appropriée à la scène.</p>
<p>Il est temps d’aller se préparer, il faut même se dépêcher un peu si l’on veut que l’ami Taz ait suffisamment de marge pour se préparer. J’abuse ? Mais non, ce n’est pas une légende ! D’ailleurs, nous l’avons abandonné avec Miaou, avant qu’il ait terminé de se pouponner, pour nous mettre en quête de wc. Ca tombe bien, l’organisation a fait installé quelques toilettes mobiles le long des murs de l’Hôtel de Ville. Hum, il y a déjà eu du passage … Dommage, je n’ai pas le nez bouché en ce moment.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1712" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-04.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le départ du grand format.</em></p>
<p><strong>9h00, finalement je suis bien réveillé :</strong></p>
<p>Yannick nous a rejoint sur la place ainsi que libellule et deux copains à elle. Je suis allé faire un court échauffement en suivant Yannick. Le corps renâcle un peu à l’effort et la tête n’est guère plus motivée par l’idée de parcourir ne serait-ce qu’une centaine de mètres en plus de la course. Après une courte montée, j’ai laissé tombé et je suis retourné sur la place. Je me contenterai de m’échauffer en sautillant sur place.</p>
<p>Nous sommes sur la ligne de départ, plutôt en fin de peloton, l’accéléromètre clignote à mes pieds, ma montre polar est prête à être enclenchée, la pression monte gentiment, une petite ola et c’est le départ. Ils ont l’air de partir vite devant. Quant à nous, nous serons bien obligés de trottiner gentiment puis de marcher pour passer la première difficulté de la matinée consistant à éviter le gentil bénévole qui s’est placé judicieusement devant un poteau, nous évitant un départ pitoyable et sans doute quelques bleus.</p>
<p>Ca brasse un peu, je garde à l’œil l’ami Taz avec qui je compte faire la balade. Un peu de gymkhana et on arrive bien vite au tunnel de la rue Terme. Une voie pentue, droite comme un i, le truc idéal pour commencer à étirer un peu le peloton. Finalement, je suis bien réveillé, j’ai même l’esprit joueur. Je me le fais en footing jusqu’en haut ? Je me sens des ailes, tout le contraire des sensations ressenties lors de mon micro échauffement. Taz proteste. « Tu veux bien te calmer ! T’es un malade. » Bon ok, d’accord. Il n’a pas tort, on ne va quand même pas se griller dans la première grimpette. Je passe en mode marche mais je vois un des copains de Libellule nous passer devant en trottinant. Hé faut pas déconner là, c’est pas du jeux. Pour ne pas fâcher Taz, je reste en mode marche mais je m’applique à augmenter la foulée et la cadence histoire de faire chauffer un peu les cuisses. Faut les préparer pour la suite.</p>
<p>C’est vrai que je suis bien réveillé, je me sens léger comme une plume avec une furieuse envie d’être coquin. La pente s’infléchit un peu à la sortie du tunnel, j’en profite pour basculer immédiatement en mode course. Allez quoi, c’est un semi, juste un petit semi, faut s’arracher les tripes sur ce genre de truc, faut que ça racle, que ça cuise. De toute façon, il y a toujours quelques portions pour récupérer, une descente modérée par ci, un petit ralentissement par là, juste ce qu’il faut pour faire redescendre le cardio à une limite acceptable. C’est le cas par exemple dans les escaliers qui longe l’amphithéâtre des trois Gaules. Quelques marches, ça bouchonne un peu mais ça ne vaut pas le coup de faire le forcing, il vaut mieux être patient mais relancer immédiatement dès que ça se décante.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1713" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-05.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Va falloir remonter tout ce petit monde.</em></p>
<p>On arrive au sommet de la Montée de la Grand Côte, on traverse une succession de jardin en étage avant de débouler sur la place qui termine cette seconde difficulté. Plus tard ce sera une descente effrénée dans les jardins qui suivent la montée de Vauzelles. Avec encore quelques petites secondes de récupération dans les quelques marches qui terminent cet espace vert. T’as dépoté dans celui-là Taz. Je suis moins casse-cou que toi dans les descentes même si je n’hésite pas à descendre les marches d’escalier deux par deux pour gagner du temps.</p>
<p>Nous voilà Place Rouville, sur laquelle était installé le ravitaillement l’année dernière, on va pouvoir bientôt passer aux choses sérieuses, un petit circuit dans le jardin des Chartreux puis se sera la descente vers la Saône que l’on traversera pour accéder au secteur de Fourvière. Le secteur de Fourvière, mon préféré, celui qui abrite en son sein ce qui se fait de mieux comme escaliers tueurs de mollet, la montée pavée piégeuse du Gourguillon, les descentes de folie dans les jardins du Rosaire et dans la piste de la Sarra. L’essence même de cette course, c’est Fourvière.</p>
<p>En attendant, il faut traverser la Saône et c’est une expérience pour le moins inhabituelle qui nous attend en traversant la passerelle de l’Homme de la Roche. Celle-ci a été mise en vibration par le passage des coureurs. Le rythme de nos pas doit concorder avec la fréquence propre de l&#8217;ouvrage et ce dernier est entré en résonance. C’est dément comme les oscillations sont importantes. Au point que certains coureurs préfèrent se tenir fermement aux mains courantes des rambardes pour traverser. Pas de baisse d’allure pour nous, c’est en courant que nous franchissons l’obstacle avec un petit doute quand même sur sa solidité. Mieux que la vogue cette affaire. J’ai l’impression de courir sur le pont d’un bateau par gros temps. J’ai quand même attendu d’être passé de l’autre côté pour jeter aux passants inquiets qui nous observaient un « Ben au moins, elle est solide celle-là ! ».</p>
<p><strong>Enfin, les pentes de Fourvière :</strong></p>
<p>Une petite longueur le long des quais et on attaque les escaliers de la Sarra. La partie basse est la plus difficile avec des marches hautes et étroites. Impossible de doubler, je gagne tout juste une ou deux places. J’en profite pour récupérer et faire une petite séquence vidéo avec le portable. Il n’aura pas trop servi aujourd’hui. Il n’y a pas eu beaucoup de temps morts. On traverse la rue du Docteur Raffin à mi-pente avant d’attaquer la seconde partie à peine moins pentue. J’ai fait quelques pas dans la rue avant de relancer sur quelques mètres.<br />
Il y a moyen de se faufiler un peu alors je ne m’en prive pas. Tiens, Taz est un peu à la traîne … et si j’en profitais. Hé hé … Allez hop, je relance dès la fin des escaliers. Ce n’est pas agréable, le corps aimerait prendre son temps mais la tête est plus forte que lui aujourd’hui.<br />
Je me suis entraîné ici une bonne partie de l’année et ça paye.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1714" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-06.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Montée de la Sarra. Je renonce à faire le forcing &#8230; trop barraque !</em></p>
<p>Nous sommes sur le plateau de Fourvière. Séquence émotion, j’ai couru mes premiers kilomètres en parcourant le Parc des Hauteurs qui ceinture le plateau. C’était en août 2004 et j’avais bouclé 3 fois ce qui allait devenir un de mes parcours habituels. 6,3 km au compteur mesuré avec mon VTT les jours suivants. J’avais mordu à l’hameçon, on se demande bien pourquoi d’ailleurs parce que la séance avait été plutôt du genre éprouvante avec une FC moyenne de 155 et une pointe à 171 ! Faut vraiment que je m’arrache sur piste pour monter si haut alors pour un footing de débutant vous imaginer le truc.</p>
<p>On contourne « le jardin des loups » qui jouxte la place du 158ième RI, ce n’est pas son vrai nom, mais je ne compte pas les fois où nous avons joué à « s’attraper » avec mes filles dans ce jardin alors que nous habitions encore rue Jaricot. J’attaque la piste de la Sarra tranquillement. Pas de Taz. Qu’est-ce que je fais ? J’ai un peu de remords à le laisser tomber. Bon, j’avoue, il est tout petit ce remords … en fait j’ai surtout envie de me tirer un peu la bourre avec lui. Tout seul, c’est pas drôle. Je sors le portable pour le shooter quand il arrivera. Je suis à l’arrêt sur le bord de la piste après la traversée du bosquet et la petite cassure de terrain qui en a surpris plus d’un. Hop le voilà, et un Tazounet dans la boite ! Enfin, non il n’y sera pas, j’ai merdé, pas de trace de l’ami Taz, à croire que j’avais des moufles.</p>
<p>Bon, il s’agit de le rattraper maintenant, parce qu’un Tazounet ça cavale pas mal dans les descentes ! Nous voilà côte à côte le long du chemin de Montauban. A nous la montée Nicolas de Lange et ses 520 marches. Celle-là je compte bien me la faire en trottinant. J’attaque les marches deux par deux mais c’est quand même au-dessus de mon niveau et je me retrouve rapidement contraint de ralentir et d’enquiller les marches une par une toujours en courant. C’est difficile de garder ce rythme car ce n’est pas évident d’être régulier avec les autres coureurs. Qu’à cela ne tienne, je passe en mode marche avalant les marches deux par deux. C’est tout aussi efficace. Je n’ai pas atteint les dernières marches que je repasse en mode course. Alors, qui c’est qui s’accroche ? Personne ?</p>
<p>Hum, je suis bien monté dans les tours pour le coup mais ce n’est pas grave, j’ai eu largement le temps de récupérer dans la descente des jardins du rosaire, une bonne descente bitumée tout en zigzag dans les jardins arborés en-dessous de la basilique. Quelques escaliers à descendre dans la Montée des Chazeaux puis s’est la longue remontée par le Gouguillon (ils sont là les pavés piégeux), la rue des Farges et la montée du Télégraphe (costaud le début de celle-ci !) où nous rejoignons les coureurs du grand parcours.</p>
<p><code>Temps : 01:04:41 (Jardins de la Visitation)<br />
Classement général : 287<br />
Classement Catégorie : 66<br />
</code></p>
<p>J’arrive au ravitaillement. Je prends un verre d’eau. Ha ben non, c’est de la boisson énergétique. Bon je vais me contenter de la moitié du verre. Je me méfie des boissons que je ne connais pas. Je n’ai pas envie d’avoir un estomac en vrac. Je m’apprête à repartir quand je vois Taz se pointer. Allez ma poule, on y va ? Non. De toute évidence, il préfère prendre son temps. On marche un peu pendant qu’il se réapprovisionne, l’occasion d’une petite photo souvenir (zut, je me suis coupé en deux sur celle-là) et on relance la machine à l’approche du théâtre antique de Fourvière. Merde, il y a tout un tas de gugusses qui me sont repassés devant. Il y a plus de respect, ils ne l’emporteront pas au paradis.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1715" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-07.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Pas top le cadrage, pourtant je n&#8217;étais pas fatigué.</em></p>
<p>Une petite descente à l’arrache en bordure du site et nous retrouvons au niveau de la scène mise en place pour les Nuits de Fourvière. Les romains devaient avoir de sacrés mollets parce que les escaliers sont sacrément bien gaulés dans le coin ! D’ailleurs, on va les prendre pour retourner au point haut du théâtre et rejoindre la rue Radisson. Regarde Taz, je m’en vais te mettre une bonne pastille. Et hop, j’enquille les marches en courant … Elles sont hautes, purée, mais j’y mets toutes mes tripes. J’ai dû y laisser également quelques plumes mais c’est tellement le pied de se sentir fort.</p>
<p>Hé, qui c’est que j’aperçois ? Mais c’est Jeanmik ! Sacré coïncidence ! Comment tu vas mon Jeanmik ? Allez on va t’accompagner un moment avec Taz. Bon pour l’accompagner le Jeanmik, il faut passer un cran au-dessus parce qu’il ne traîne pas le gaillard, probablement pas une vitesse que je pourrais maintenir sur le grand format ou alors un jour de très, très grande forme. Allez je passe devant jusqu’à la grimpette de la rue du Bas de Loyasse où la tête lâche un moment et me fait basculer en mode marche. Jeanmik en profite pour repasser devant en trottinant. « Alors, on marche Arthur ? ».<br />
Crime de lèse-majesté ! Mais c’est qu’il se moque l’ami … La petite piquouse déclenche automatiquement le passage en mode poursuite. On va voir s&#8217;il a du souffle. Je rattrape le personnage et je sors mon testeur de coureur pour une micro interview. Bon, ok il a du souffle, il est à l’aise, ça va faire mal côté chrono à l’arrivée. Je le briffe un peu sur la suite des réjouissances. Ben quoi, il faut bien que je déballe un peu ma science, c’est chez moi ici.</p>
<p>Mine de rien, papy Jeanmik m’a obligé à tenir une bonne allure. J’ai même fini par en remettre une couche et j’ai accéléré pour le lâcher un peu. J’ai une sacrée pêche. Je vois vraiment la différence  avec l’année dernière en remontant le Boulevard Antoine de Saint-Exupéry. Je subissais la plupart du temps le rythme imprimé par Oslo alors que cette année je maîtrise parfaitement ma course. C’est ce qu’il me semble en tout cas. A priori, Taz n’a pas tenu le rythme. Je l’ai semé. Hé hé, c’est pas la classe ça, un Tazounet pour mon goûter.</p>
<p>Je dévale les marches de la Montée du Greillon deux par deux voir plus. « S&#8217;il se loupe sur une marche, il va comprendre sa douleur celui-là ! » C’est vrai que je me loupe un peu à certains moments, je perds le rythme, mon pied tombe sur l’angle de la marche, les cuisses rouspètent un peu, je me rattrape à l’arrache sur les marches suivantes, je ralentis tant bien que mal mais ça passe et je m’éclate.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/14/lyon-urban-trail-le-7-juin-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p><strong>Puis retour sur la colline de la Croix-Rousse :</strong></p>
<p>C’est terminé pour le secteur Fourvière. Snif. Nous allons traverser le Pont du Maréchal Koening tandis que les coureurs du grand parcours poursuivront le long des quais. Je leur souhaite bien du courage. Je suis sur le pont, je viens de repérer Taz dans la boucle qui précède l’accès au pont. Oula, ce n’est pas une grosse marge, il ne va pas falloir s’endormir !<br />
Les quelques virages dans le Parc Chazière viendront me confirmer que m’sieur s’accroche. Il attaque le premier lacet quand j’émerge du dernier. Ce n’est pas vraiment épais d’autant qu’il a le bon rôle, celui du poursuivant, surtout quand il m’a en point de mire. Je ne sais pas d’ailleurs s&#8217;il m’a repéré. Je me garde bien de lui faire coucou, ça va le motiver. Allez concentre toi Arthur.</p>
<p>On attaque une partie beaucoup plus roulante même si le parcours emprunte encore quelques parties propres à marquer les esprits. Chemin vert, descente dans les jardins d&#8217;Ypres autant de moments ludiques pour maintenir l&#8217;envie d&#8217;en découdre. On arrive à un ravitaillement. Tiens, il était prévu celui-là ? Hé, mais c&#8217;est <a href="http://passion-trail.skyrock.com/" target="_blank">Tine</a> en train de se ravitailler. J&#8217;ai vu également Badgone sur le parcours. Monsieur a la casquette de coach aujourd&#8217;hui. Je fais un bout de chemin avec madame le long de la rue Hermann-Sabran avant que nos chemins se séparent. Ils ont encore la montée de la Rochette au programme, elle fait du bien aux cuisses celle-ci surtout à ce niveau de kilométrage !</p>
<p><code>Temps : 01:53:54 (Cimetière Croix-Rousse)<br />
Classement général : 236<br />
Classement Catégorie : 54<br />
</code></p>
<p>Je suis passé en mode déconnecté, je ne fais plus gaffe aux rues, il faut dire que je les connais moins. Je me contente de suivre et de rattraper quand c&#8217;est possible les coureurs qui sont à ma portée. C&#8217;est bien le plat aussi. Ca fait du bien de courir au train. Les jambes sont un peu lourde, il faut dire qu&#8217;entre la semaine d&#8217;entraînement et la pasta de la veille, je peux difficilement être top exigeant. Hum, encore quelques escaliers ! Les fameux de la rue Joséphin Soulary. On se rapproche peu à peu de l&#8217;arrivée. Une dernière petite grimpette pour arriver sur la place de la Croix Rousse au niveau du Gros Caillou et on bascule en direction des Terreaux. On traverse la Place Colbert ombragée et son s&#8217;engouffre dans la traboule de la Cour des Voraces. Magnifique mais je ne traine pas il y a de la bière au frais.</p>
<p>Je suis en train de dérouler tranquillement après une série de marches quand j&#8217;entends une voie « coucou mon copain ». L&#8217;enfoiré, il est passé comme un malade … Tellement vite que sa voix est déformée par l&#8217;effet Dopler … Comment ça, j&#8217;en rajoute ! Je l&#8217;avais un peu zappé le père Taz ! C&#8217;est ça d&#8217;être fort, on oublie son petit Tazounet. Il m&#8217;a pas oublié lui …<br />
Purée, me passer devant à 700m de l&#8217;arrivée ! J&#8217;aime autant vous dire que j&#8217;ai enclenché le turbo aussi sec … 20km/h dans la descente finale pour arriver sur la place Louis Pradel avant d&#8217;exploser en vol. J&#8217;ai traversé quand même la place et la cour de l&#8217;Hôtel de Vile à 16km/h !</p>
<p>J&#8217;arrive en haut des marches qui donne sur la place des terreaux. Hé, il y a du monde ! A défaut de faire le spectacle en sprintant comme des barges (j&#8217;ai un super souvenir de mon arrivée avec Biscotte au Trail des 3 Châteaux), je me décide à me la jouer cowboy. Il y en a qui doutent de rien … Je dégrafe le sac en haut des marches et je termine cette deuxième édition en faisant tourbillonner mon diosaz au dessus de la tête tout en haranguant la foule.<br />
Faut faire le show. Passage en mode cacou. Ben oui quoi, si vous arrivez comme des larves à l&#8217;arrivée en tirant la gueule, ils vont s&#8217;ennuyer les gens, ils reviendront plus, ils trouveront ça chiant les coureurs. Ca donne pas envie un coureur tout molasson.</p>
<p>Taz m’attend derrière l’arche les bras levés. Tope-là mon gaillard. Une bonne claque dans les mains, une tape amicale sur l’épaule, c’est vraiment bon de partager ces moments. Bon, tu as quand même osé me mettre 11 secondes dans la vue sur mes terres … Ca va se payer cher !  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><code>Temps final : 02:21:19<br />
Classement général : 189<br />
Classement Catégorie : 44<br />
</code></p>
<p><strong>Après l’effort, le réconfort :</strong></p>
<p>Je taille la bavette un moment avec le bénévole qui récupère les puces. Oh, j’aperçois madame et monsieur Miaou. Dommage, sur la vidéo de l’arrivée, il y avait un grand chevelu tout frisé qui bouchait la vue. Taz, tu pourrais demander à tes groupies de laisser un peu de place aux autres ! Pas trop de place du côté des ostéopathes encore moins du côté des kinés. Bon, ce n’est pas la peine, on laisse tomber, de toutes façons on est jeunes, beaux, forts … ou fort beaux … enfin comme vous voulez.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1716" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-08.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510" /></a><br />
<em>Taz le Diable et Arthurbaldur</em></p>
<p>Retour sur la ligne d’arrivée pour assister à un sprint mémorable de Yannick suivi un peu plus tard par l’arrivée de Libellule. Oups, Miaou finit également par arrivée mais elle n’a malheureusement pas pu terminer le parcours … A mon avis tu t’es choppée un virus, mes deux dernières filles ont été malades toute cette semaine. Je suis gentil, tu ne seras pas obligée de chercher une excuse … Mais attention, c’est la dernière fois. Ne me refais plus ce coup pendable sinon je te prends pas la peau du cou (c’est la technique pour les miaous non ?) et je t’envoie faire le grand parcours avec comme seul compagnon un baladeur chargé jusqu’à la gueule de la musique d’ambiance du Parking Opéra.</p>
<p>Je n’ai pas vu l’arrivée de Grumlie et de Jeanmik, je suis déjà très concentré sur ma récupération d’après course. Jambon cru, saucisson, morceau de fromage et beaujolais me permettront sans aucun doute de recharger très rapidement les batteries. J’ai quand même pris une petite bouteille de bulles et une banane, faut pas déconner. Le ravitaillement est vraiment Tip Top. Nous y avons fait honneur. Nous restons là longuement, accoudé contre une barrière de sécurité à profiter de ces instants d’après course. Zéro stress, total bien-être, le plaisir d’être avec les copains. L’ambiance est vraiment bon enfant. Je déconne avec quelques bénévoles du marathon du Beaujolais vraiment adorables, j’échange quelques mots avec l’hôtesse d’accueil de la Compagnie Nationale du Rhône rencontrée la veille et je me tape un délire avec un agent de la sécurité bien sympa chargé de faire respecter un sens de circulation dans le ravitaillement. Il a un peu de mal le pauvre et il n’a pas l’air bien briefé. Il s’est senti un peu con après avoir refusé l’accès à Michel S. « Bon alors là je t’explique, quand tu vois un mec avec un logo Extra Sport, ben tu le laisses passer, parce que c’est le mec qui est train de payer le crédit de ton canapé. »</p>
<p>Je profite que Michel soit sur la place pour le remercier pour son invitation et pour cette belle course. Il est bien occupé cet homme-là, à parler à droite et à gauche, normal, mais il prend le temps d’échanger quelques mots avec nous et nous invite à profiter du ravitaillement. Il y avait eu quelques geignements l’année dernière à ce propos. Ils ont bien fait de se plaindre les gugusses parce que cette année c’est l’abondance. Bon, ben on y retourne alors.  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p>On retrouve également Carotte qui vient de terminer première féminine. On la félicite pour cette belle performance. « T’es forte toi ! ». Elle a eu la gentillesse de nous faire remarquer que nous n’avions que 10 minutes d’écart avec elle (bon c’est plutôt 12). Mais alors, on est fort nous aussi !  :lol:</p>
<p>L’ami Tazounet a froid … Ok ma poule, on y va. Tu parles qu’il a froid … Il s’inquiète surtout des Leffe qui sont planquées dans son coffre de voiture. Il ne faudrait pas qu’elles se réchauffent de trop ! Il s’est changé aussi rapidement que nous, peut-être une plus grande motivation qu&#8217;au départ ? Nous avons attaqué la seconde phase de la récupération sur la place Louis Pradel. Saint Nectaire et Leffe blonde au programme. La récupération prend des aspects inattendus pour les non initiés.</p>
<p>Le temps passe, il est temps d’allez accueillir Mamanpat à l’arrivée. Depuis le temps qu’elle la réclame sa part de Saint Nectaire ! On ne peut quand même pas la priver plus longtemps des trésors de l’Auvergne. Ce ne serait pas humain et puis elle l’a bien mérité. Quel sacrifice, quel sens du devoir, elle va jusqu’à partager ses dragibus pour soutenir les coureurs en détresse sur la fin de parcours. La voilà qui arrive avec les deux derniers participants et un panel de ce qui se fait de mieux en matière de traileuse … Maud Giraud, Catherine Dubois, Martine Volay. Je suis obligé d’émettre une réserve sur Maud qui n’a pas voulu faire honneur au Saint Nectaire !  :shocked:</p>
<p>Voilà, il était temps après cette belle journée de rentrer chacun dans ses pénates en attendant la prochaine … Pas bien longtemps puisque ce sera la <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/04/29/toujours-plus-en-2009/">TNT (Tonight Trail by Titan) le 19 juin</a>.</p>
<p>Que du bonheur la course à pied.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1717" title="Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/lyon-urban-trail-2009-09.jpg" alt="Lyon Urban Trail 2009" width="510"/></a><br />
<em>Miaou, Taz le Diable, Arthurbaldur, Jeanmik, Grumlie, Yannick au premier plan et un bout de bras de Libellule ! En pleine récupération &#8230;</em></p>
<p><strong>Petit bilan :</strong></p>
<p>Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de faire un bilan sur les à-côtés de la course … Vous vous doutez de la réponse.</p>
<p>L’entraînement porte ses fruits. Je suis vraiment à l’aise en montée, j’ai une bonne relance, ma vitesse est satisfaisante sur le plat. Reste le problème des descentes. Je suis encore trop lent à mon goût. Peut-être suis-je trop sur la défensive ? Bon, je n’ai pas dit que je me traînais non plus. Il faut que je travaille ce point.<br />
Compte tenu de ma VMA, finir à 11 secondes de Taz sur cette distance de course sans avoir diminué d’un iota mon volume d’entraînement la semaine précédente est en soi suffisant pour me rassurer sur mon état de forme.</p>
<p>Le classement au scratch fait bien plaisir mais il faut le relativiser, le petit format est plus « populaire » que le grand.</p>
<p>Côté course, je pense que Michel a assuré un sans faute. Je le pensais déjà lors de la première édition mais cette année l’équipe d’Extra Sport a placé la barre encore plus haute. Bon, j’anticipe les mauvaises langues. Je ne dis pas cela parce que j’ai été invité.</p>
<p>Quelques points parmi les plus notables :</p>
<p>Chapeau pour le renouvellement et l’amélioration des tracés des parcours. Je pense notamment au petit format qui m’a semblé nettement plus attrayant que celui de la première édition mais il faut aussi souligner la possibilité offerte par le grand format de découvrir les trésors de Sainte Foy. Génial.</p>
<p>Chapeau pour le ravitaillement. Pas besoins de s’étendre, il y avait tout ce qu’un coureur peut désirer d’un ravitaillement dans ses rêves les plus agréables.</p>
<p>Chapeau pour l’arrivée. Les aires d’arrivées tombent souvent comme un cheveu sur la soupe. Purée, après s’être tiré la bourre comme des fous, ça fait plaisir d’avoir une arrivée digne de ce nom avec tout plein de badauds pour faire la claque. Merde, qu’est-ce que je raconte, on va me reprocher de faire le fier et d’aimer me la péter …</p>
<p>J’ai lu dans la presse que cette édition avait « singulièrement marqué le pas » du fait de l’absence de quelques cadors ! Je l’ai déjà dit sur le blog de Carotte mais je vais me répéter ici. Vu le calendrier chargé je trouve que le Lyon Urban Trail s’en tire plutôt bien. Mieux que feu le marathon de Lyon en tout cas. Le plateau manquait de qualité … merci pour le plateau !<br />
Je suis déçu par ce manque de soutien pour une épreuve à fort potentiel qui n’a forcément pas encore atteint sa pleine maturité après seulement deux éditions. Ils veulent quoi ? Quelle soit aussi populaire que la SaintéLyon après deux ans ? Ca me fout les boules de lire ça.</p>
<p>Remarque Michel, si tu peux déplacer un peu la date, ça m’arrange … Je me ferais bien le Pilatrail l’année prochaine mais je ne voudrais pas manqué la prochaine édition du Lyon Urban Trail. En plus, il faut que tu penses aux fleuristes. Biscotte n’a pas pu participer à cause de la fête des mères. C’est dur de lui faire un coup comme ça …</p>
<p>Merci</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Temps : 2h21&#8217;19&#8243;<br />
D+ 835m</p>
<p>Temps : 01:04:41 (Jardins de la Visitation)<br />
Classement général : 287<br />
Classement Catégorie : 66</p>
<p>Temps : 01:53:54 (Cimetière Croix-Rousse)<br />
Classement général : 236 (-51 places)<br />
Classement Catégorie : 54 (-12 places)</p>
<p>Temps : 02:21:19 (arrivée)<br />
Classement général : 189/1012 (-47 places)<br />
Classement Catégorie : 44/247 (-10 places)</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/cadeau-lyon-urban-trail-2009.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1708" title="Cadeau Lyon Urban Trail 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/cadeau-lyon-urban-trail-2009.jpg" alt="Cadeau Lyon Urban Trail 2009" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt floqué Lyon Urban Trail en cadeau.</em></p>
<p>Le CR de ma participation à l&#8217;édition 2008 :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/11/08/lyon-urban-trail-le-2-novembre-2008/">Lyon Urban Trail, le 2 Novembre 2008</a></p>
<p>Les CR de mes compères :<br />
<a href="http://taz.le.diable.free.fr/index.php/2009/06/09/lut2009/" target="_blank">Lyon Urban Trail : 7 Juin 2009 (Taz le Diable)</a><br />
<a href="http://grumlietraileur.blogspot.com/2009/06/lyon-urban-trail-2009.html" target="_blank">Lyon Urban Trail 2009 (Grumlie)</a></p>
<p><a href="http://nebulus.zapto.org/miaou/index.php/2009/06/08/etre-et-avoir-lut-chapitre-1/" target="_blank">Etre et avoir (LUT chapitre 1) (Miaou)</a><br />
<a href="http://nebulus.zapto.org/miaou/index.php/2009/06/10/journee-de-preparation-festive-lut-chapitre-2/" target="_blank">Journée de préparation festive (LUT Chapitre 2) (Miaou)</a><br />
<a href="http://nebulus.zapto.org/miaou/index.php/2009/06/14/mais-elles-sont-ou-mes-jambes-lut-chapitre-3/" target="_blank">Mais elles sont ou mes jambes??? (LUT chapitre 3) (Miaou)</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left 50%; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2009?feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh3.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SjAUomX5iDE/AAAAAAAACfI/SmYOUJD2peo/s160-c/LyonUrbanTrail2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2009?feat=embedwebsite">Lyon Urban Trail 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/14/lyon-urban-trail-le-7-juin-2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>25</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Nivolet Revard, le 3 mai 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 May 2009 19:27:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Nivolet Revard]]></category>
		<category><![CDATA[Trail National Tour]]></category>

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		<description><![CDATA[3h57 … Je suis réveillé depuis un petit moment. J&#8217;ai réglé la sonnerie du réveil à 4h00 hier soir. Un peu tôt pour un dimanche matin. Quand je pense à Biscotte qui se lève tout les week-end à 4h30 pour aller s&#8217;entraîner ! Bon allez, hop quand faut y aller … J&#8217;éteins le réveil avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-930" title="Nivolet Revard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_nivoletrevard.jpg" alt="Nivolet Revard" width="510" height="81" /></a></p>
<p>3h57 … Je suis réveillé depuis un petit moment. J&#8217;ai réglé la sonnerie du réveil à 4h00 hier soir. Un peu tôt pour un dimanche matin. Quand je pense à Biscotte qui se lève tout les week-end à 4h30 pour aller s&#8217;entraîner ! Bon allez, hop quand faut y aller … J&#8217;éteins le réveil avant qu&#8217;il ne joue son rôle de réveil et qu&#8217;il ne tire du sommeil toute la maisonnée, ce qui provoquerait une ire bien compréhensible. Tout le monde n&#8217;a pas prévu de gambader pendant 49km et d&#8217;affronter les 2300m de dénivelé du Nivolet Revard. Et pourtant, la journée s&#8217;annonce magnifique. Un soleil radieux, un zeste de nuages pour ne pas trop souffrir de la chaleur, des paysages de carte postale et des rencontres dans la joie et la bonne humeur. De quoi se gonfler le moral jusqu&#8217;à la prochaine échéance.</p>
<p>Cette course est un objectif secondaire dans la longue préparation aux gros objectifs de l&#8217;été que sont la Montagn&#8217;Hard et l&#8217;UTMB. L&#8217;intérêt de la course saute aux yeux quand on consulte son profil.<br />
Une longue montée et une toute aussi longue descente. L&#8217;occasion de faire un point sur mes forces et mes faiblesses d&#8217;apprenti montagnard et de nourrir mes quadriceps et mes mollets avec des pentes dignes de ce nom.</p>
<p>C&#8217;est parti pour un trajet d&#8217;1h30 en direction de Voglans, une petite commune française de 1700 âmes environ située à proximité de Chambéry et d&#8217;Aix les Bains. J&#8217;arriverai en fait à la salle polyvalente de Voglans, lieu de départ et d&#8217;arrivée en à peine 1h15. Suffisamment tôt pour pouvoir me garer juste devant la salle. Il y quelques avantages à être matinal.<br />
<span id="more-1522"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1530" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-01.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><br />
<em><strong>08H31 : </strong>On commence gentiment histoire de se chauffer un peu. Direction le Fournet.</em></p>
<h3>Les derniers préparatifs :</h3>
<p>Certains sont là depuis plus longtemps. Il y a quelques tentes éparpillées sur la pelouse entre la salle et le parking. Solution économique et somme toute assez pratique mais le confort est peut-être un chouïa trop spartiate la nuit précédent un trail.</p>
<p>Je vais retirer mon dossard et je profite du café offert par l&#8217;organisation. Il n&#8217;y a pas encore grand monde et la majorité des personnes présentes sont des bénévoles. Les coureurs investissent peu à peu la salle. Je salue quelques kikourous présents … Je m&#8217;y perds un peu dans la jungle kikouresque mais je reconnais Martine et son compagnon Badgone (ça c&#8217;est facile) et je fais la connaissance de Jean Michel Touron qui me donne ses impressions sur le marathon des sables auquel il a participé récemment. Je découvre également le sieur Paspeur qui semble avoir pris un abonnement longue durée pour ce trail.</p>
<p>Pas de Mamanpat pour le moment. Ben alors, qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle fait ? C&#8217;est que nous avons un petit challenge sous le coude. J&#8217;ai une petite revanche à prendre sur elle depuis la dernière SaintéLyon.<br />
Tss ! C&#8217;était quand même honteux de m&#8217;avoir lâché à Sainte Catherine comme elle l&#8217;a fait.</p>
<p>Je quitte provisoirement le groupe pour retourner à ma voiture et me préparer tranquillement. La température matinale est encore un petit peu fraiche pour que l&#8217;on soit tout à fait à l&#8217;aise en t-shirt en restant immobile mais on sent que ça ne va pas durer. Il va faire chaud.<br />
J&#8217;ai terminé de revêtir ma tenue de parfait trailer quand Mamanpat arrive avec sa grande copine Cahouette chez qui elle était hébergée. Bon, tout le monde est là ? Allez, il est temps de retourner à la salle pour un dernier papotage avant l&#8217;heure du départ.</p>
<p>L&#8217;organisateur nous invite à nous rendre dans le sas de départ. La procédure est un peu longue car chaque coureur doit être pointé au départ pour des questions de sécurité. Les organisateurs n&#8217;aiment pas perdre des coureurs dans la montagne. Ca fait un peu désordre. J&#8217;en profite pour filmer la scène histoire de conserver quelques souvenirs.</p>
<p>Le sas se remplit peu à peu et nous passons progressivement au mode sardine d&#8217;avant course. Tiens, mais c&#8217;est Franck G. ! Des souvenirs d&#8217;une après-midi à déguster un panel de gâteaux tous aussi délicieux les uns que les autres entre amis me revient à l&#8217;esprit. Après avoir échangé quelques mots nous nous séparons pour nous placer dans le sas selon nos préférences du moment.</p>
<p>Le peloton s&#8217;est bien densifié. J&#8217;en appelle au fabricant de sacs à dos. Par pitié, ayez la sagesse de mettre en œuvre des systèmes d&#8217;attache qui maintiennent les bâtons dans une position parfaitement verticale et non pas en diagonale à l&#8217;arrière du sac ! J&#8217;ai failli me recevoir une pointe de bâton dans le visage. Dans ces conditions, il vaut mieux tenir ses bâtons à la main et pointes vers l&#8217;avant pour éviter d&#8217;embrocher les quadriceps des ses petits camarade. A défaut, il faudrait que ce type de sac soit porté exclusivement par des coureurs paisibles, peu enclins à faire des mouvements subits et compulsifs. Je pense notamment aux mouvements de rotation du buste.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1531" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-02.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><br />
<em><strong>09H30 : </strong>Le ravitaillement de Pragondran. On a déjà une bonne grimpette en lacet dans les pattes mais ce n&#8217;est rien par rapport à ce qui nous attend.</em></p>
<h3>C&#8217;est parti pour une balade de 49km et 2300m de dénivelé :</h3>
<p>Le départ est imminent. Mamanpat est à ma gauche. Il faut que je la garde à l&#8217;œil la cocotte. Le coup du ravitaillement, elle me l&#8217;a fait une fois en décembre et c&#8217;était de trop.</p>
<p>Et c&#8217;est parti. Il me faudra compter dans les 7h00 pour en terminer suivant les prévisions de madame soleil … 7h00,  quand même ! J&#8217;ai beau commencer à être habitué à ce genre de petites fantaisies, ajouter tout plein de s au mot heure calme toujours mes ardeurs de début de course. On passe l&#8217;arche de départ. Badgone est posté à la gauche pour prendre quelques photos. Je ne suis pas la cible principale des rafales photographiques mais je suis présent sur quelques clichés, dommage collatéral oblige.</p>
<p>Quelques photos de l&#8217;album de Martine Volay : <a href="http://picasaweb.google.fr/martinevolay/NivoletRevard200902" target="_blank">Le Nivolet Revard 2009</a></p>
<p>Je perds Mamanpat très rapidement. Je ne sais qu&#8217;une chose. Elle est derrière moi. A défaut de Mamanpat, je m&#8217;accroche au basket de Yayoun, respect de la  tradition du GCO oblige mais ça ne dure pas bien longtemps non plus. Je ne suis jamais très à l&#8217;aise la première heure de course, il faut que je me chauffe, que le corps consente à obéir à un cerveau capricieux et exigeant. Biscotte, mon mentor trailer, n&#8217;est pas là pour me donner le rythme alors je prends comme cible le sieur Paspeur. Certes, il est assez éloigné des critères féminins que prône mon mentor trailer comme étant les qualités essentielles d&#8217;un bon lièvre (d&#8217;une hase si on veut être plus précis), mais il a l&#8217;avantage indéniable de courir à une allure qui me semble appropriée à mes capacités du moment.</p>
<p>Autre qualité, il nous dévoile au fur et à mesure, les réjouissances qui nous attendent. Un léger différé mais dans l&#8217;autre sens (ami lecteur, il faut que tu suives, que tu t&#8217;accroches, à peine 30 minutes de courses avalées). C&#8217;est des « Après, tu vois, on va descendre sur le village. » ou beaucoup plus tard  des « Là, c&#8217;est maintenant que va commencer la véritable grimpée » pour décrire le mur qui se dressera à nous pour atteindre le plateau du Chalet du Sire.</p>
<p>Effectivement, on a à peine avalé une première bosselette d&#8217;une centaine de mètres tout au plus qu&#8217;il faut déjà redescendre sur le village de Fournet. Bon, si c&#8217;est pour mieux monter &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1532" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-03.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><br />
<em><strong>09H34 : </strong>La Croix du Nivolet. Bon, c&#8217;est pas pour les myopes.</em></p>
<h3>A ben ouais, ça monte quand même pas mal :</h3>
<p>A ben ouais, ça monte quand même pas mal pour du roulant. Je crapahute dans un sentier étroit qui grimpe en lacets dans le bois du Fournet. On dirait une réplique du début du Grand Duc (bon en même temps, rien d&#8217;étonnant, ce n&#8217;est pas bien loin). L&#8217;année dernière, pour le volatile en question, j&#8217;étais à l&#8217;agonie, mon bide m&#8217;avait pris en otage, le genre grève dure, zéro dialogue mais cette année les indicateurs sont au beau fixe. J&#8217;ai l&#8217;impression de m&#8217;être greffé des mollets de Chamoniard. Je grimpe facilement. Une vraie Line dans la montée Bovine (décidément, ça m&#8217;aura marqué à vie).<br />
Je veux retrouver les mêmes sensations que dans la montée à la pile P1 de la Piste des Seigneurs. Quand on y a gouté &#8230;</p>
<p>Je commence a avoir repéré quelques têtes autour de moi. Vous savez, le genre de coureurs avec qui vous allez faire le yoyo tout au long de la course. Il y a notamment Iade38. Inconnu au bataillon pour le moment mais facilement identifiable avec son maillot du club CMI Thullin. Vous pourrez constater sur la vidéo qu&#8217;il a été un fidèle compagnon pendant la majeure partie du parcours.</p>
<p>J&#8217;arrive au premier ravitaillement à 9h30. Déjà 761m de D+ au compteur. Il doit rester une bonne grimpette. J&#8217;ai vu que la croix du Nivolet culminait à 1547m alors que Voglans est à une altitude de 270m. C&#8217;est là que ça commence à grimper avait dit Paspeur. Je ne traîne pas au ravitaillement, j&#8217;ai suffisamment d&#8217;eau. Je prends quand même le temps d&#8217;immortaliser les lieux avant de poursuivre ma route .</p>
<h3>Ca monte même vachement :</h3>
<p>Ca commence gentiment, on se contente de longer les falaises et puis on attaque bientôt un morceau fort sympathique et fort pentu qui va nous emmener au Passage du Croc. Je ne veux pas me laisser piéger dans une allure trop lente. Mes neurones font une fixette là-dessus. Alors, je double. Ce n&#8217;est pas évident parce que le chemin n&#8217;est pas spécialement large et que le terrain est glissant par moment du fait de la pente. Il y a toujours un ou deux coureurs pour m&#8217;emboîter le pas. Il y a une coureuse notamment avec un bon rythme qui finit par me doubler. Le genre plutôt rentre dedans, attention, j&#8217;arrive, je passe. Je n&#8217;étais pas sûr d&#8217;arriver vivant en haut alors j&#8217;ai mis un peu le holà à cette débauche d&#8217;énergie inconsidérée. J&#8217;avais peut-être aussi un peu la flemme de faire le forcing.<br />
Il me semble avoir perdu de vue Paspeur par ici. Je ne l&#8217;ai pas revu.</p>
<p>Je grimpe plus relax. J&#8217;en profite pour prendre de temps à autre une petite séquence vidéo. Le temps pour le coureur qui me suit d&#8217;arriver à mon niveau, puis je passe en accéléré pour recoller aux coureurs qui me précède. Du fractionné en côté quoi. Bon, j&#8217;abuse. Ca fait un peu ventiler ces histoires. Il faut tomber les bâtons, sortir le nokia de la poche du sac (tout les possesseurs de sac Diosaz savent comme il faut être souple pour extirper quelque chose des poches latérales), filmer tout en continuant à marcher parfois, puis faire les opérations inverses pour tout remettre en place et repasser en mode coureur.</p>
<p>J&#8217;émerge sur le plateau. Il y a du monde pour encourager et des pros pour les photos. Il faut traverser une prairie et passer à proximité du Chalet du Sire avant de se diriger vers le Nivolet.<br />
Plutôt bof de repasser en mode coureur. J&#8217;ai du laisser un peu trop de force dans la grimpette. Pourtant, je n&#8217;avais pas l&#8217;impression de trop forcer. Je laisse passer l&#8217;orage en marchant un peu avant de me remettre à trottiner.</p>
<p>On rentre dans la forêt de Charvette on l&#8217;on rencontrera les premières neiges. Pas bien gênant. Il y en aura un peu plus après le passage à la Croix avec par endroit une alternance de neige fondue et de boue bien grasse. Décidément, c&#8217;est universel la boue, il y en a partout.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1533" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-04.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><br />
<em><strong>10H22 : </strong>J&#8217;émerge sur le plateau après le passage du Croc. On distingue la Croix du Nivolet au loin.</em></p>
<h3>Croix du Nivolet :</h3>
<p>J’arrive à une intersection, un bénévole m’indique la direction de gauche. Tiens, c’est quoi ce souk Il y a des coureurs qui arrivent en sens inverse ! J’avais pas fait attention qu’il y avait un petit aller retour pour allez dire bonjour à la Croix du Nivolet sur le plan du parcours.</p>
<p>Bon, elle est longue cette boucle ? Ca défile en face. Hé ben, ils sont un paquet à être meilleurs que moi ! Bon, celui-ci passe encore, il a la foulée alerte, l’oeil est vif et il me gratifie même d’un grand sourire au passage. Mais pas celui la ! Faut pas déconner, il se traîne celui-là. Je ne peux pas être derrière lui.</p>
<p>Bon, ça va, le crochet n’est pas trop long, voilà la fameuse Croix du Nivolet. Allez, un dernier petit raidillon pour l’atteindre. Il n’y a pas à dire, elle est plus grosse vue d’ici. Faut dire, vue la grimpette qu’on a dans les pattes, il fallait faire dans la démesure pour la rendre visible depuis Chambéry. Un petit coucou aux bénévoles pointeurs et aux courageux supporters, je me régale un moment de la vue qui s’offre à moi tout en contournant la croix et je rebrousse chemin.</p>
<p>Je ne sais pas si j’ai l’œil très vif et si ma foulée est encore alerte mais c’est à mon tour de faire de grands sourires. Je surveille attentivement les coureurs qui me font face. Pas de Pat. Je suis sûr de ne pas l’avoir loupée. Peut-être pendant que j’ai fait le tour de la croix mais j’en doute. Hé hé, j’ai donc pris un minimum d’avance. C’est du tout bon pour le challenge.<br />
Qu’est-ce qu’on avait parié déjà ? Une crêpe au nutella au retour d’une future balade au Mont Luisandre ? Avec une mousse bien fraîche ? Non, ce n’était pas ça ? Je croyais.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1534" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-05.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><em><strong>10H45 </strong>Jolie les falaises.</em></p>
<h3>Entre les deux, la Feclaz :</h3>
<p>On quitte la forêt de Charvette et ses séances de thalasso épisodiques pour arriver à la Feclaz dans la commune des déserts (tout un programme). C&#8217;est le plus grand site français de ski de fond (plus de 140 km de pistes). Bon côté, ski alpin, c&#8217;est nettement plus pauvre. Pas grave, on n&#8217;est pas là pour ça. Je fais le plein d&#8217;eau, de coca et de tout un tas de bricoles promptes à combler un petit creux. C&#8217;est bien beau les gels mais ça ne remplit pas l&#8217;estomac d&#8217;un grand garçon comme moi.<br />
Après le ravitaillement, il nous faudra encore patauger quelques fois dans la boue. Le parcours est souvent ombragé. C&#8217;est agréable, on ne souffre pas  trop de la chaleur. Il y a des surprises inattendues comme ce joueur d&#8217;harmonica. Que du bonheur le trail.<br />
L&#8217;ascension finale au Revard se fait sur une piste de ski alpin. Bon, ça va, ce n&#8217;est pas une piste noire …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1535" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-06.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><em><strong>11H27 : </strong>Le ravitaillement à la Feclaz.</em></p>
<h3>Le revard :</h3>
<p>On arrive au sommet du Revard. Tiens, on ne passe pas vers le restaurant ? A si, mais avant, on a la bonne idée de faire une petite boucle au plus près de la falaise pour admirer la vue. Une petite descente caillouteuse nous amène à proximité des barrières. Je sors le nokia pour une nouvelle séquence. C’est juste histoire de vous montrer l’agilité d’Arthur sur le terrain. Hop, hop et boom, je me ramasse le cul par terre. En fait, c’est le dos qui a touché terre en premier. Un rocher judicieusement placé là a amorti le choc du mieux qu&#8217;il pouvait … comme un rocher peut le faire, vous voyez ce que je veux dire.<br />
Je n’ai même pas tenté de stopper ma chute avec la main droite pour ne pas bousiller mon portable et je n’ai pas eu le réflexe de me retenir avec la main gauche. Peut-être du fait que je tenais mes bâtons.<br />
« Ca va l’ami ? » m’a demandé Iade38 en passant à mes côtés. « Oui, je voulais prendre une photo du paysage. ». Enfin, ça va, ça va, c’est vite dit. Je me suis vraiment ramassé comme une merde. Ca fait mal. Suffisamment mal pour que je m&#8217;imagine en train de replier les bâtons.<br />
Je marche un peu et j’en profite pour ressortir le nokia et finir le boulot. Faut bien vous faire baver un peu d’envie ! La douleur s’atténue. Je trottine. Pas bien longtemps. Le ravitaillement est juste là. Une petite pause, histoire de compter si toutes mes vertèbres sont encore là et c’est reparti pour de bon.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1536" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-07.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><em><strong>12H02 : </strong>Un arbre mort. La foudre probablement.</em></p>
<h3>La descente :</h3>
<p>C’est comme pour la montée. Elle se fait attendre car il faut d’abord rejoindre le col du Pertuiset et ce n’est pas tout près. On commence doucement et puis tout d’un coup, on ne se rappelle plus trop comment, on se retrouve dans un chemin à flanc de falaise tout ce qu’il y a de plus raide, étroit, pentu et caillouteux à loisir. Ca c’est de la descente rapide tout en courts lacets. J’aimerais me lâcher mais je suis un peu frileux après la gamelle et j’ai les cuisses qui protestent. Un concurrent me conseille de ne pas trop musarder … Je n’ai pas fait gaffe mais je suis en plein dans une coulée. Gare aux cailloux. Effectivement, on ne va pas chercher les emmerdes. Arthur et ses photos … C’est plus une course, c’est de la photo-course !</p>
<p>Plus tard, la pente est nettement moins prononcée. Il y a toujours des lacets mais ils sont plus lâches et le terrain est nettement plus souple. Le chemin est recouvert de feuilles. Il faut se méfier un peu des cailloux planqués en embuscade, les chevilles n’aiment pas beaucoup ce genre de blague, mais la pente plus douce permet de bien s’amuser. J’allonge la foulée par moment ce qui me permet de rattraper un coureur que je reperds plus tard en me relâchant pour récupérer et ainsi de suite par vagues successives de concentration / relâchement dans l’effort.<br />
Nous sommes  quelques coureurs disséminés dans la descente à quelques secondes d’intervalles. Je me laisse bien passer par une ou deux flèches et je double moi-même quelques coureurs moins en forme mais globalement les positions restent stables.</p>
<p>J’arrive au ravitaillement de Mentens. Fin de la descente.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1537" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-08.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><em><strong>12H59 : </strong>Le col du Pertuiset. Un régal pour les cuisses.</em></p>
<h3>Le long retour dans la forêt de Drumettaz :</h3>
<p>Fin de la descente comme je le disais et place maintenant au long retour sur Voglans dans la forêt de Drumettaz. Non seulement on ne descend plus (et pourtant il reste du dénivelé négatif au menu) mais en plus on a souvent l’impression de monter. En fait, le parcours est tout ce qu’il y a de plus vallonné avec encore de bons coups de cul pour s’amuser. Nous sommes un petit groupe de coureurs. On va rester plus ou moins en groupe jusqu&#8217;à l’arrivée. Un groupe mais un groupe élastique. Faut s’accrocher, on marche tous à la moindre montée (au moindre faux plat montant pour être plus précis), mais on relance un peu plus vite que les autres chacun notre tour dès que la pente s’inverse. Bref, on est en groupe mais on ne s’attend pas, ça reste chacun pour sa pomme, que le meilleur gagne.<br />
Iade38 est dans le groupe ainsi que PatCap21. Il m’impressionne dans les montées ce gaillard.<br />
On commence par entendre le bruit des bâtons qui s’approche et hop on se retrouve à pagayer derrière. Bon, il était moins en forme dans les descentes. Faut bien compenser. Je le branche sur la Montagn’Hard et ses 10 000m de montée, et il me rétorque à raison qu’il y a également 10 000m de descente !</p>
<h3>Retour sur Voglans :</h3>
<p>Le retour ne m’a pas fait forte impression. Je n’ai pas trop aimé ce chemin de terre sous le cagnard qui nous a ramené à proximité de l’autoroute. J’ai pas mal souffert de cette chaleur. Il faut courir, ne pas marcher. C’est marrant des vrais moutons, tu suis un coureur, subitement il s’arrête parce que la tête lâche et tu fais pareil … passage en mode marche immédiat. Un moment à marcher puis tu relances péniblement la machine et l’autre suit.</p>
<p>La dernière montée se termine. Il reste à tout casser 2 bornes. J’ai un peu accéléré la cadence mais je compte arriver cool pour une fois. Et puis il y a ce panneau 1 km qui me fait subitement du gringue. Mes neurones s’affolent et le corps prend les commandes. Plus de douleurs, plus de raideurs, pas chaud, pas froid, pas soif, je m’élance, qui m’aime me suive … Zut, il n’y en a pas un pour s’amuser avec moi sur le final ?</p>
<p>Je suis parti un peu vite mais ce ne sera pas très long, je m’accroche, l’arrivée est bientôt là.<br />
Je traverse le village, ça tabasse un peu dans cette descente sur bitume. Une petite bosse mais je la sens un peu avec ce surcroît de vitesse. Ca devient long, je fléchis un peu.<br />
Tient donc, l’homme en bleu, qui m’a grillé en pleine descente dans la forêt. Il est un peu loin mais je m’accroche, ça me motive dans ce dernier effort. L’arrivée est là. Je vais arriver juste derrière. Purée, non, un dernier sursaut, je tire sur les bras et je passe devant juste avant la ligne.</p>
<p>Je voulais taper dans la main de mon challenger et le féliciter mais il n&#8217;a pas dû comprendre et m&#8217;a tout simplement ignoré. J&#8217;espère que je ne l&#8217;ai pas vexé. Ce n&#8217;était pas le but. Je me suis juste fait plaisir avec mon petit sprint de fin de course. C&#8217;est plus fort que moi.<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1538" title="Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/le-nivolet-revard-2009-09.jpg" alt="Le Nivolet Revard 2009" width="510" /></a><em><strong>13H15 : </strong>C&#8217;est beau. Ca vaut le coup de suer un peu.</em></p>
<h3>Qu&#8217;est-ce que tu fais Pat ?</h3>
<p>C&#8217;est vraiment bon de se vautrer dans l&#8217;herbe pour récupérer de son effort. C&#8217;est si agréable cette satisfaction d&#8217;après course. Je l&#8217;ai faite. Je me suis battu avec moi même pour faire du mieux possible et je l&#8217;ai fait. On a tendance à banaliser parfois les distances, le dénivelé. Mais il faut savoir garder intacte cette simple satisfaction. Je suis content de moi.</p>
<p>Pat ne devrait plus tarder maintenant. Je sors du sas et je me dirige à proximité de ma voiture pour guetter son arrivée. Pas de Pat à l&#8217;horizon. Pourtant, j&#8217;ai attendu longtemps, sans même me changer immédiatement, tant j&#8217;étais persuadé qu&#8217;elle allait surgir d&#8217;un moment à l&#8217;autre. Je voulais filmer sont arrivée. Mais toujours rien. J&#8217;ai fini par penser qu&#8217;elle avait eu un problème et qu&#8217;elle avait peut-être abandonné. Une entorse est si vite arrivée. Alors quand iade38 et ses acolytes du CMI Tullin m&#8217;ont invité à se joindre à eux pour aller manger, je n&#8217;ai pas décliné leur invitation.</p>
<p>Sympa, la tartiflette, elle est bien passée. Je me suis régalé. Après le repas, le groupe du CMI a plié bagage. J&#8217;ai décidé de rester pour voir la remise de prix. Surprise, voilà Mamanpat qui débarque toute pimpante. Elle a tenu le choc malgré ses déboires intestinaux ! C&#8217;est que c&#8217;est du costaud ça.<br />
J&#8217;aurais préféré que tu sois plus en forme pour notre challenge. On va être obligés de remettre ça. C&#8217;est que je veux une revanche et une victoire pleine et entière. Ca ne va pas du tout là ! A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Au pire, j&#8217;attendrai fin décembre mais j&#8217;aurai probablement d&#8217;autres occasions avant pour te mettre une pâtée. Si je ne suis pas assez fort pour te vaincre, je pourrai toujours plomber un peu ton enthousiasme avec une bonne part de St Nectaire. J&#8217;en ai ramené du vrai de Clermont et ta part fera plus que les 35g réglementaires … Hé hé. Tu veux bien m&#8217;avoir avec des crêpes au Nutella …</p>
<p>Après les divers podiums et remise de prix (ça a duré longtemps, il y avait un paquet d&#8217;extra-terrestres ou d&#8217;extra-coureurs si vous préférez), je suis rentré tranquillement « à ma maison » pour me refaire une santé. C&#8217;est que ça vous calme un peu ces p&#8217;tites promenades dans la nature.<br />
Même pas grave, j&#8217;ai eu un long weekend chez Miaou pour retaper le bonhomme. Je suis en pleine forme maintenant, ça va chauffer. Ce sera au Lyon Urban Trail la prochaine fois.</p>
<p>Merci pour les encouragements par sms et les p&#8217;tits coups de téou. Ca fait du bien.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<h3>Le bilan :</h3>
<p>A défaut d&#8217;avoir nettement progressé dans les phases de montées depuis la Piste des Seigneurs, je peux au moins dire que j&#8217;ai consolidé mes acquis. C&#8217;est déjà pas mal.</p>
<p>C&#8217;est beaucoup moins brillant dans les descentes notamment dans les parties techniques. Je glisse avec mes @#&amp;%&nbsp;&raquo;# de Trabuco !! Je n&#8217;étais pas en confiance dans les pierriers. Ca vient du bonhomme ou des chaussures ? Il va falloir s&#8217;entrainer à envoyer un peu plus dans les pentes et à tenir la distance quand elle dure longtemps.</p>
<p>Un peu déçu également de ne pas en avoir suffisamment dans la caboche pour relancer sur le plat.<br />
J&#8217;ai les jambes mais je me la joue faignasse ! J&#8217;ai suffisamment d&#8217;énergie sur la fin du parcours pour tenir une allure semi et finir au sprint. J&#8217;aimerais finir à la ramasse en fin de course, être sûr d&#8217;avoir tout donné. C&#8217;est loin d&#8217;être le cas.  Bon, en même temps, ce n&#8217;étais qu&#8217;un objectif secondaire, la montée en puissance se poursuit afin d&#8217;être prêt pour l&#8217;échéance de juillet et ses 10000m de D+.</p>
<p>Côté mathos ? J&#8217;ai retrouvé avec plaisir mes bâtons sur une compétition. Est-ce qu&#8217;ils sont utiles pour le Nivolet Revard ? Oui, sans l&#8217;hombre d&#8217;une hésitation. Pour le reste du matériel rien de particulier, ça fait maintenant longtemps que tout a été validé.</p>
<p>La récupération s&#8217;est bien passée. Je n&#8217;ai pas eu de courbature au niveau des jambes, juste les épaules un peu raides mais sans plus. Probablement l&#8217;association bâtons/sac à dos. La douleur au niveau du dos a disparu presque totalement. Je sens encore un peu le point d&#8217;impact à l&#8217;appui.</p>
<p>Je suis presque tout neuf quoi … Vivement la suite.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>6h53<br />
2300m D+, 49km<br />
Rang Gen. 362/502, Rang VH1 117/172</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/cadeau-le-nivolet-revard-2009.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1539" title="Cadeau Le Nivolet Revard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/05/cadeau-le-nivolet-revard-2009.jpg" alt="Cadeau Le Nivolet Revard 2009" width="300" /></a><br />
<em>Un superbe t-shirt technique Salomon en cadeau.</em></p>
<p>Le site : <a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank">Le Nivolet Revard</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LeNivoletRevard2009?feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SgH1Ov-evgE/AAAAAAAACDs/HlhuHtM-s_Y/s160-c/LeNivoletRevard2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LeNivoletRevard2009?feat=embedwebsite">Le Nivolet Revard 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Trail des 3 Châteaux, les 7 et 8 mars 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/03/16/le-trail-des-3-chateaux-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/03/16/le-trail-des-3-chateaux-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:11:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Trail des 3 Châteaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Les courses passent mais ne se ressemblent pas … Après une Piste des Seigneurs menée d&#8217;une main de maître il y a deux semaines, j’ai vécu, ce week-end, un Trail des 3 Châteaux en demi-teinte avec un abandon sur blessure à la clé. Verdict : une tendinite du releveur du pied droit. Une blessure pas trop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://trail3chateaux.free.fr/"><img class="alignnone size-full wp-image-933" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_traildes3chateaux.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" height="81" /></a></p>
<h3><em>Les courses passent mais ne se ressemblent pas …</em></h3>
<p>Après une Piste des Seigneurs menée d&#8217;une main de maître il y a deux semaines, j’ai vécu, ce week-end, un Trail des 3 Châteaux en demi-teinte avec un abandon sur blessure à la clé. Verdict : une tendinite du releveur du pied droit.</p>
<p>Une blessure pas trop méchante a priori car j’ai su m’arrêter à temps. Enfin, j’ai su … on va dire surtout que la douleur me l&#8217;a très fortement suggéré en m’imposant rapidement un rythme de sénateur. Ce ne fut pas une grosse surprise. Mon tendon me faisait des misères depuis mon retour de Millau.</p>
<p>Je pense que c&#8217;est dû en grande partie au trajet de retour sur Lyon. Une fatigue supplémentaire de trop après les 10h00 d&#8217;effort à crapahuter dans les causses de l&#8217;Aveyron. La douleur s&#8217;était manifestée lors d&#8217;un footing de 30 minutes effectué avec ma fille ainée au début de la semaine précédent le trail Creusotin. La seule séance que j&#8217;ai effectuée dans les deux semaines qui ont suivi La Piste des Seigneur. La veille de l&#8217;épreuve, la douleur avait presque totalement disparu à grand renfort de glace et d&#8217;anti-inflammatoire. J&#8217;ai eu beau croiser les doigts et me vouer à tous les saints de la création, l&#8217;inflammation de mon tendon s&#8217;est rappelée à mon bon souvenir dans la nuit de samedi à dimanche et n&#8217;a fait qu&#8217;empirer au fur et à mesure que les kilomètres passaient lors de l&#8217;épreuve du dimanche matin.</p>
<h3>Et pourtant tout avait bien commencé …</h3>
<p><span id="more-1200"></span></p>
<p>Le Trail des 3 Châteaux proposent plusieurs épreuves. Une épreuve nocturne de 18km et 650m de D+ le samedi soir (19,7km en réalité), une épreuve de 20km et de 34 km et 1000m de D+ le dimanche matin. L&#8217;épreuve retenue par mes compères et moi-même n&#8217;est rien de moins qu&#8217;un combiné de l&#8217;épreuve nocturne du samedi et de l&#8217;épreuve la plus longue du dimanche. Quand on aime, on ne compte pas !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1232" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-01.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><em>Le Château de la Verrerie</em></p>
<p>Je suis invité avec Taz le Diable par mon vassal Biscotte, sur les terres de ses ancêtres. Je ne serais probablement jamais aller courir sur les hauteurs du Creusot. Un a priori sur cette cité industrielle. On ne pense pas forcément à cette ville comme destination pour gambader dans la nature le temps d&#8217;un week-end et pourtant &#8230; Il faut croire que mon compère Biscotte est doué pour mettre en avant les qualités de ce Trail des 3 Châteaux. Une épreuve en deux temps, des châteaux, des conditions météo souvent dantesques ou du moins hivernales, de la boue Bourguignonne de qualité et cette fameuse envolée de 150 marches, tant citée par mon compère, qui vient sanctionner les organismes fatigués avant la délivrance du finish sous le porche d&#8217;entrée du Château de la Verrerie. Comment voulez vous résister à de tels arguments ?<br />
Me voilà donc inscrit bien que l&#8217;épreuve soit un peu trop proche à mon goût de la balade précédente.</p>
<p>Notre hôte, Biscotte, sera également notre chauffeur tout au long de ce week-end sportif.<br />
Le carrosse est bien chargé, disciples, enfants et bagages trouvent chacun leur place à côté de notre mentor trailer. Après un voyage sans histoire, les enfants de Biscotte seront confiés aux mains intentionnées de leur mamie et de leur jeune tante. Tout le monde est content, les enfants voient leur mamie et leur tantine et vice versa, madame Biscotte a les mains libres pour travailler efficacement et notre mentor peut se concentrer en toute sérénité sur la pâtée qu&#8217;il compte nous administrer sur ses terres. Un monde parfait.</p>
<p>Je découvre le Creusot et ses environs, le fameux Marteau Pilon, emblème industriel d&#8217;un passé révolu qui trône à l&#8217;entrée de la ville, le château de la Verrerie qui accueille les structures d&#8217;accueil ainsi que les points de départ et d&#8217;arrivée de la course et le fameux escalier qui permet de rejoindre le Château depuis la partie basse de la ville. C&#8217;est un escalier d&#8217;environ 150 marches avec une dizaine de paliers intermédiaires histoire de bien casser le rythme …  J&#8217;ai hâte d&#8217;en découdre.</p>
<p>Nous retirons les dossards et récupérons une belle polaire grise en guise de cadeau. Le rapport qualité prix est vraiment imbattable. Une course en 2 étapes (18 km nocturne + 34km dimanche) , le lot spécial (la polaire citée), une pasta party le samedi soir, le petit déjeuner, un repas chaud après la course du dimanche et même la possibilité d&#8217;un hébergement gratuit dans une grande salle à 300m  du départ ! Ajouter à cela un parcours attrayant, des bénévoles sympa (bon, c&#8217;est très souvent le cas), une organisation bien rodée et il est alors difficile ne pas tirer son chapeau au club organisateur : l&#8217;Entente Athlétique Le Creusot.</p>
<p>A défaut de château, nous serons hébergés pour la nuit comme des princes dans un Novotel. Il y a quelques avantages indéniables à travailler dans la place et nous avons la chance de bénéficier gracieusement d&#8217;une chambre spacieuse pour la nuit. L&#8217;hôtel n&#8217;est pas situé au Creusot même mais nous avons le temps de prendre possession de notre chambre et de nous préparer tranquillement pour l&#8217;étape nocturne du week-end. Décidément, avec la CCC, la SaintéLyon et la Piste des Seigneurs, je passe plus de temps à courir la nuit que dans la journée !<br />
Les préparatifs avancent, le temps tourne, il est grand temps de se rendre au Château de la Verrerie.</p>
<h3>Samedi soir, course nocturne de 19,7km et 610m D+ :</h3>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_27"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_27" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=27" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Nous arrivons sur la place à proximité du Château un peu avant 19h30. Pas très en avance mais nous avons le temps, le départ est à 19h45. Enfin, c&#8217;est ce que l&#8217;on croyait … Alors que nous nous dirigeons vers le départ, le coup de feu du starter retentit et quelques instants plus tard nous voyons passer sous nos yeux surpris le peloton des coureurs toutes lumières allumées : nous avons raté le lâcher des fauves. On forme vraiment une fine équipe ! Bon tant pis, on se passera des feux de Bengale rouge du départ. Pas grave, j&#8217;en ai suffisamment profité lors du départ de la Piste des Seigneurs. Nous nous joignons au coureurs en queue de peloton en trottinant tranquillement histoire de s&#8217;échauffer. Il n&#8217;y a pas grand monde derrière d&#8217;autant que nous avons fait rapidement une petite pause pour laisser le temps à Biscotte de ramasser les piles de sa frontale. Ce n&#8217;est pas le moment idéale pour les perdre.</p>
<p>Nous quittons rapidement la ville pour emprunter des larges sentier qui nous emmènent dans les collines avoisinantes. Je suis d&#8217;abord plutôt sage, attendant que la machine chauffe. Je me sens bien. Ma tendinite ne me fait pas souffrir. Alors, j&#8217;accélère un peu pour doubler. « ça y est, il est parti » s&#8217;exclame en rigolant Biscotte histoire de me chambrer.  Les compères ne sont pas bien loin, juste un peu en retrait. Ils me rattraperont un peu plus tard avant que je ne réaccélère à nouveau pour tenter de m&#8217;échapper. Je me rappelle de cette traversée d&#8217;un champ légèrement en descente et d&#8217;une franche accélération tous ensemble, Biscotte rigolant et s&#8217;exclamant : « vous allez comprendre votre douleur demain, bande de malades ! »</p>
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<p>Je creuserai encore l&#8217;écart peu après mais plus longtemps cette fois. C&#8217;est assez facile de distancer quelqu&#8217;un si l&#8217;on s&#8217;en donne la peine. Il suffit de doubler les coureurs que l&#8217;on a devant soi. Pas de raison de douter de soi. Si le coureur est juste devant vous alors vous êtes plus rapide que lui.<br />
Après, il suffit d&#8217;accélérer un peu et de creuser l&#8217;écart pendant que vos compères doublent à leur tour.</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement. Je pense tout d&#8217;abord ne pas m&#8217;arrêter pour creuser un peu l&#8217;écart avec les compères mais en me retournant je m&#8217;aperçois qu&#8217;ils sont très proche. Autant, les attendre et en profiter pour récupérer un peu. Le temps d&#8217;une photo pour la prospérité et nous repartons de plus belle.</p>
<p>De toute évidence, Taz a décidé de nous semer. Il a accéléré une première fois mais a dû juger qu&#8217;il était un peu trop tôt et nous l&#8217;avons rattrapé mais cette fois c&#8217;est parti pour de bon. Je me contente de coller au basque de Biscotte. Plus de Taz. Cœur fidèle qu&#8217;ils disent chez eux … mon oeil, il a nous lâché le bougre &#8230;</p>
<p>Je fais le reste du chemin avec Biscotte, tantôt devant, tantôt derrière. Pour le moment, il est juste derrière moi. La pente s&#8217;est bien accentuée. Je n&#8217;ai pas de jus. Rien dans les jambes, du coton. Je m&#8217;efforce de marcher rapidement dans la pente mais mes guiboles protestent.<br />
Mon compère accuse également le coup. Il m&#8217;en fait part et me voilà rassuré. Je ne suis pas le seul à en chier ! Je me retourne. Le temps est clair, la vue pleinement dégagée sur les lumières de la ville en contrebas. C&#8217;est beau.<br />
Le sentier est souvent matérialisé par des lumignons disposés dans des bouteilles rouges. Le rougeoiement de ses petites lumières donne un aspect féérique aux espaces traversés.</p>
<p>Nous aurons même droit à un passage sous une arche illuminée en arrivant probablement au point le plus haut de notre  parcours.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1233" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-02.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><em>Sympa le Creusot la nuit. La photo n&#8217;est pas de moi mais je tenais à vous donner une idée de notre balade nocturne.</em></p>
<p>Il est temps de redescendre sur le Creusot. Biscotte est passé en tête. Il a nettement augmenté l&#8217;allure dans la descente. Le bougre, je le soupçonne de vouloir me semer et de profiter des parties techniques pour tenter de faire l&#8217;écart. Pas question. J&#8217;ai déjà laissé filer Taz bien malgré moi. Il n&#8217;est pas question de se laisser distancer par le second compère. J&#8217;ai une couronne à défendre.<br />
OK, il veut mener au train. Pas de problème, je resterai sagement derrière lui et on réglera ça plus tard. Ah, si seulement j&#8217;avais eu un peu plus de peps, je l&#8217;aurais lâché dans la dernière montée … non mais ! Aller, pour le moment, il faut juste s&#8217;accrocher, se laisser entraîner sans trop subir.<br />
L&#8217;avantage, c&#8217;est qu&#8217;il connaît bien le parcours, je n&#8217;ai pas besoin de faire attention au balisage. Je n&#8217;ai qu&#8217;à regarder où je mets les pieds.</p>
<p>Nous avons rejoint le bitume depuis un moment. Un coureur semble vouloir nous accrocher pendant un moment mais nous réussissons à maintenir l&#8217;écart. Nous arrivons au pied des escaliers juste avant l&#8217;arrivée.<br />
Biscotte s&#8217;attend à ce que je ralentisse pour trottiner et gravir les marches une par une comme lui. Mais non, je tente le forcing et j&#8217;attaque celles-ci deux par deux. Un, deux, trois paliers …  c&#8217;est dur. Trop dur. Je passe en mode marche mais je continue à franchir les marches par deux. Biscotte est à côté et trottine avec un rythme plus lent mais plus régulier. J&#8217;accuse le coup, il passe devant moi au sommet. Il faut longer un trottoir étroit, tourner à 90 degrés pour traverser la route et rejoindre l&#8217;arrivée après une centaine de mètres sur des pavés.</p>
<p>Je ne pense qu&#8217;à un truc, sprinter et laisser sur place un Biscotte ahuri … hum, il va l&#8217;apprécier la surprise du disciple … Je suis aux aguets juste derrière lui, impossible de doubler maintenant, il faut attendre le virage, encore un peu, ça vient. Ca y est, c&#8217;est le moment. Je coupe le virage et part à fond en laissant Biscotte sur ma droite. Une mine d&#8217;enfer, le bitume chauffe, ça sent la gomme brûlée, toute ma niaque y passe … et merde, il suit ! Nous sommes au coude à coude. Je relance, il faut passer dans le bon couloir, c&#8217;est étroit, je tire sur les bras, on se touche presque des épaules, ne pas se faire passer, je donne tout ce qu&#8217;il me reste … ça y est on a passé le porche du Châteaux … c&#8217;est l&#8217;arrivée. Nous terminons ex æquo !</p>
<p>Je m&#8217;affale littéralement sur une barrière de sécurité. J&#8217;entends les organisateurs crier : « leur dossard ? C&#8217;est quoi leur numéro de dossard ? ». Des spectateurs applaudissent, d&#8217;autres rigolent en nous traitant probablement de barjots. On a fait le spectacle, j&#8217;adore. Un beau sprint, il restera dans les anales du GCO celui là. Tu vois bien que c&#8217;était possible de faire un sprint aux 3 Châteaux ma Biscotte … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je disais que nous étions arrivés ex æquo ? Et non pas tout à fait. On s&#8217;apercevra en consultant les résultats officiels que mon compère Biscotte a franchi l&#8217;arrivée une seconde après moi. Hé, oui Biscotte, tu as décidément trouvé ton maître. Après l&#8217;ultra et une victoire indiscutable sur la Piste des Seigneurs, c&#8217;est le tour du sprint … l&#8217;élève dépasse une nouvelle fois le maitre. Bon, en fait, j&#8217;ai toujours eu la couronne dans cette discipline. Il faut rendre grâce aux officiels d&#8217;avoir su nous départager avec discernement. Quand à Taz, il est certes arrivé deux ou trois places avant nous mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment significatif car il bénéficie d&#8217;une fraîcheur physique forcément meilleure que la nôtre. On récupère quand même plus vite d&#8217;un 10km que d&#8217;un ultra. Bref, je pense que l&#8217;on peut considérer que j&#8217;ai emporté haut la main cette première étape.</p>
<p>Moi, de mauvaise foi ?  Si peu &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<h3>Un peu de réconfort :</h3>
<p>Après avoir enfilé des vêtements secs, nous sommes allés faire le plein d&#8217;énergie pour le lendemain à la Pasta Party. Nous sommes à l&#8217;abri du vent sous une tente marabout dans la cour du château en train de déguster une soupe à l&#8217;oignon avec des croutons et les pâtes traditionnelles de rigueur.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1245" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-03.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><br />
<em>On ne va pas se refuser des petits plaisirs sous prétexte qu&#8217;il y a une compétition le lendemain.</em></p>
<p>En guise d&#8217;allégeance à son seigneur Aveyronnais, et parce que celui-ci a réussi l&#8217;exploit de vaincre son mentor sur son format de course préféré, Taz nous a apporté, comme promis, quelques présents Ardéchois : une bouteille de Crozes-Hermitage et un Saint Félicien qui n&#8217;aurait pas eu à rougir en prenant place dans la réserve de Miaou à côté de son plus fameux Saint Nectaire. Il faut dire qu&#8217;on l&#8217;a pas mal promené le Félicien … Euh, non, quand même pas pendant notre balade nocturne.<br />
Imaginez vous un moment le sieur Biscotte débouchant tranquillement un Côte du Rhône en plein cœur du pays Bourguignon … Une véritable provocation, de quoi enflammer toute la Bourgogne.<br />
D&#8217;autant qu&#8217;il faut ajouter à cela le fumet puissant, envahissant, de feu notre ami Félicien qui contribuait à nous faire remarquer et à attirer une envie bien compréhensible.</p>
<p>Merci Taz pour ces instants de douce félicité.</p>
<p>Repus, nous quittons les lieux. Il se fait tard, il est grand temps de prendre une douche (notre odeur n&#8217;a rien a envier à celle de notre ancien compagnon) et il faut penser à dormir pour reprendre quelques forces.</p>
<p>Le binôme Biscotte/Taz se tiendra chaud dans le lit double et votre serviteur occupera le canapé-lit, un privilège dû à mon âge. En l&#8217;absence de Jeanmik, je suis le doyen du GCO du haut de mes 44 printemps. Nous pensions pouvoir dormir longtemps avec Biscotte, la course débutant à 10h30. Une vraie grasse matinée. C&#8217;était sans compter sur Taz. Il s&#8217;est réveillé à 7h00 le bougre ! La peur d&#8217;être à la bourre, vous connaissez la rapidité légendaire de Taz quand il s&#8217;agit de se préparer pour une course … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1250" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-04.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><em>Biscotte, l&#8217;homme fort du dimanche matin &#8230;</em></p>
<p>Biscotte est allé nous chercher quelques viennoiseries pour le petit déjeuner. Il s&#8217;agit de se remplir un peu l&#8217;estomac avant d&#8217;affronter le parcours du jour. C&#8217;est d&#8217;autant plus vrai pour Taz, qui a été malade hier soir. Il a monopolisé les toilettes une bonne partie de la soirée. « oh, taz, tu te magnes ? » Remarquez, je n&#8217;étais guère mieux. Peut-être une nourriture trop riche pour un estomac fatigué par la course … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_confused.gif' alt=':?' class='wp-smiley' />   <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je me tartine le tendon avec du Voltarène. J&#8217;ai eu un peu mal hier soir mais dans l&#8217;euphorie de cette fin de parcours endiablée, la douleur ne m&#8217;a pas trop dérangée. Ce matin, ma cheville est raide, pas forcément douloureuse mais je suis gêné. J&#8217;ai quelques doutes quant au bon déroulement du programme mais je garde ça pour moi. Je ne peux pas me résoudre à rester sur la bas côté, j&#8217;aurais l&#8217;impression d&#8217;être privé de dessert alors je décide de tenter le coup. Peut-être que ça ira mieux après avoir chauffé la machine.</p>
<h3>Dimanche matin, course de 34 km et 1000m D+ :</h3>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_28"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_28" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=28" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Nous ne sommes pas en retard pour le départ cette fois ! Derniers préparatifs, recherche habituelle des satellites pour mes compères et c&#8217;est le départ par les jardins du Château de la Verrerie.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1251" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-05.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><em>Taz le Diable se concentre avant la course.</em></p>
<p>La douleur est immédiate, pas très forte mais bien présente. Bon il faudrait que je me chauffe rapidement parce que ce n&#8217;est pas très agréable. « Pas en forme Arthur, on l&#8217;entend pas ! » lâche Biscotte.</p>
<p>Un petit tour en ville et nous la quittons par un escalier étroit qui forme un goulot d&#8217;étranglement. Je récupère un peu. Allez c&#8217;est reparti. On longe une voie ferrée. Le chemin est large, roulant. La cheville se fait oublier, la douleur s&#8217;estompe, je reprends espoir et puis subitement ça revient. L&#8217;alternance des sensations, du bien et du mal.</p>
<p>Je me fais distancer peu à peu par mes compères, je n&#8217;avance pas, mon esprit est focalisé sur ma cheville, mon tendon. Ils savent que j&#8217;ai mal. Mes compères m&#8217;attendent un peu plus loin. Biscotte me tend les clés de la voiture. « Tu as mal, tu risques d&#8217;en avoir besoin … Tu peux bifurquer également sur le 20 bornes … Tu vois. ». J&#8217;essaie de suivre pendant une centaine de mètres mais le corps ne suit pas. Je les regarde s&#8217;éloigner. Ce n&#8217;est pas mon jour.</p>
<p>Heureusement, le parcours est magnifique, très varié avec un tracé sinueux le long de nombreux sentiers forestiers. On traverse des pâturages, on longe des étangs, on franchit des ruisseaux et on barbote par moment dans une boue épaisse, profonde … Un vrai régal.</p>
<p>Je m&#8217;accroche et arrive à la porte de séparation du 20km et du 34km. J&#8217;ai signé pour le grand, alors je fais le grand. Il n&#8217;y a pas à tergiverser. C&#8217;est tout droit, on descend. Allez on y croit, la douleur va se stabiliser. Je vais finir lentement mais je vais le finir ce doublé.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1252" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-06.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le Château de Brandon.</em></p>
<p>Mais, non ça ne veut pas, la douleur s&#8217;intensifie. Je rends les armes dans la longue ligne droite qui mène au Château de Brandon. Je suis tout seul. Peut-être le dernier. Ah non, je me fais encore passer par un groupe de coureurs et puis plus tard par quelques coureurs isolés. J&#8217;arrive au Château. C&#8217;est sympa chez toi ma Biscotte. Le ravitaillement est dans une petite salle à l&#8217;abri. Il y a un peu de vent sur la hauteur. Je vais rester longtemps sur place. Je n&#8217;arrive pas à me décider à l&#8217;abandon, à lâcher prise. J&#8217;attends, j&#8217;admire le paysage et je retourne goinfrer quelques gâteries. Ce n&#8217;est pas souvent que je prends le temps de profiter d&#8217;un ravitaillement. C&#8217;est l&#8217;occasion ou jamais.</p>
<p>Et puis je me décide à continuer. Je traverse le château, et ressors de celui-ci par un couloir étroit qui mène à une grille. J&#8217;ai adoré le parcours dans le bois qui a suivi. Je suis en mode marche la plupart du temps, parfois je me force à trottiner. Seul au monde. Enfin presque. Un concurrent me rattrape et me demande si on peut faire un bout de chemin ensemble. On papote un peu. Il est V3 et fait des courses pour le plaisir de profiter de la nature sans regarder le chrono … un peu par la force des choses, il faut être honnête, car notre allure s&#8217;apparente plus à la vitesse de la tortue qu&#8217;à celle du lièvre. J&#8217;arrive quand même à alterner le petit trot et la marche avec, il est vrai, une propension assez forte pour cette dernière.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1253" title="Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/le-trail-des-3-chateaux-07.jpg" alt="Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le même un peu plus près &#8230;</em></p>
<h3>Je jette l&#8217;éponge :</h3>
<p>La douleur est assez forte, particulièrement lors du passage de la marche à la course. La marche devient d&#8217;ailleurs peu à peu tout aussi douloureuse. Je laisse filer mon compagnon de route. Nous arrivons à un croisement avec la départementale 43. J&#8217;aperçois des bénévoles qui sécurise la traversée de la route. Je prends mon temps pour les rejoindre en marchant. Je jette l&#8217;éponge. J&#8217;ai fais le deuil de cet espoir insensé de terminer, je suis amer, la tristesse m&#8217;envahit et une forme de soulagement aussi. Le soulagement d&#8217;avoir sû s&#8217;arrêter, le sentiment d&#8217;avoir pris la bonne décision.</p>
<p>Les secours sont prévenus. J&#8217;attends leur arrivée au chaud dans la voiture des signalisateurs. Je ne suis pas fier. J&#8217;aurais préféré ne pas les déranger, rentrer en stop par exemple mais les deux bénévoles ont insisté. Finalement, il y a encore quelques concurrents derrière moi. Ils vont certainement avoir du mal à finir dans les temps. Je suis pris en charge par les secouristes et rapatrié sur Saint-Cernin dans un 4&#215;4. Sur place, on me fait monter dans une ambulance pour m&#8217;examiner. Je ne suis pas trop rassuré, les questions du médecin me font penser qu&#8217;il craint une fracture de fatigue. Mais non, après m&#8217;avoir ausculté, le verdict tombe : une bonne tendinite. Allez, une bonne tartine d&#8217;anti-inflammatoire pour m&#8217;éviter de trop jouer au canard boiteux et 10 jours de repos avec la panoplie habituelle pour calmer l&#8217;inflammation et accélérer la guérison.<br />
Je profite que l&#8217;ambulance rentre sur le Creusot pour faire le trajet avec eux. Encore merci.</p>
<h3>Un super week-end malgré ma tendinite :</h3>
<p>Un des frères de Biscotte est à l&#8217;arrivée. Je papote un moment avec lui avant de filer me changer.<br />
Timing idéal, je reviens vers le Château suffisamment tôt pour filmer l&#8217;arrivée triomphante de Biscotte puis celle de Taz qui n&#8217;a pas démérité et c&#8217;est même offert le luxe de rajouter une petite boucle au parcours en loupant une balise. J&#8217;ai un petit pincement au cœur en les voyant passer mais je retrouve vite le sourire. Rien ne vaut une bonne douche et un repas copieux avec ses compères pour retrouver le moral après un abandon.</p>
<p>Après un crochet pour récupérer la descendance de Biscotte et remercier sa mère nous avons repris le chemin de Lyon pour terminer le week-end. Bilan : un super week-end avec les copains, une course qui mérite d&#8217;être connue et un ticket gagnant pour une dizaine de jours de repos tendinite oblige. Mon premier bloc de charge compétitif se termine. Le second sera plus costaud avec les gros morceaux de l&#8217;été que seront la Montagn&#8217;Hard et l&#8217;UTMB. Que du bonheur le trail. </p>
<p>Merci Biscotte de m&#8217;avoir transmis le virus.</p>
<table>
<tr>
<td width="300">
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/cadeau-le-trail-des-3-chateaux-2009.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1258" title="Cadeau Le Trail des 3 Châteaux 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/cadeau-le-trail-des-3-chateaux-2009.jpg" alt="Cadeau Le Trail des 3 Châteaux 2009" width="300" /></a><br />
<em>Le seigneur aveyronnais revêtu de la polaire creusotine. Promis Biscotte, je vais te la rendre ta couronne ! Remarque, faut voir, j&#8217;ai quand même gagné le sprint &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em>
</td>
</tr>
</table>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Epreuve nocturne du samedi soir 19,7 km et 610 m de D+ : 1h59&#8217;29&#8243;<br />
Epreuve du dimanche matin 17 km environ et 555 m de D+ : 2h40&#8242; (<strong>abandon</strong>)</p></blockquote>
<p>Le site : <a href="http://trail3chateaux.free.fr/" target="_blank">Le Trail des 3 Châteaux</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/f/img/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LeTrailDes3Chateaux2009?authkey=Gv1sRgCPTZ2bzTztKIOg&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SbwJESmrCjE/AAAAAAAABnU/E5mtr3Bkysk/s160-c/LeTrailDes3Chateaux2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LeTrailDes3Chateaux2009?feat=embedwebsite">Le Trail des 3 Châteaux 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/03/16/le-trail-des-3-chateaux-2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>37</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Piste des Seigneurs, le 21 février 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/02/28/la-piste-des-seigneurs-le-21-fevrier-2009/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 21:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[La Piste des Seigneurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou la balade d&#8217;un Seigneur du GCO en Aveyron. Il y a dans le sport des instants de grâce, des moments où toutes les conditions sont réunies pour vous faire vivre des moments très forts. Des instants magiques dans l&#8217;effort qui vous transcendent et vous élèvent mentalement. Vous êtes victorieux, vous avez relevé avec succès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vo2.fr/seigneurs/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-927" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_lapistedesseigneurs.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" height="81" /></a></p>
<h3><em>Ou la balade d&#8217;un Seigneur du GCO en Aveyron.</em></h3>
<p>Il y a dans le sport des instants de grâce, des moments où toutes les conditions sont réunies pour vous faire vivre des moments très forts. Des instants magiques dans l&#8217;effort qui vous transcendent et vous élèvent mentalement. Vous êtes victorieux, vous avez relevé avec succès le défi que vous vous étiez imposé, pas un regret, aucune ombre pour ternir « votre exploit ». Vous avez franchi une nouvelle marche pour aller toujours plus loin, plus haut, plus longtemps. Que du bonheur … et un peu de souffrance quand même.</p>
<div style="width: 220px; height: 55px;"><object width="220" height="55" data="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2521958&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2521958&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0" /></object></div>
<p>Un instant de grâce, j&#8217;en ai connu un sur la deuxième partie de cette course. L&#8217;entraînement est bien sûr pour beaucoup dans cet état de fait, les grosses séances de fractionnés, les sorties longues. Les courses de préparation y ont contribué également. Les 5 heures d&#8217;effort au Raidlight Trail Trophy ont certainement été bénéfiques dans ma préparation. J&#8217;ai bien assimilé cette compétition en tout cas.</p>
<p>Mais avec l&#8217;ultra, c&#8217;est avant tout dans la tête que tout se joue. Si la tête va, le corps va suivre, mais si le mental plonge …  Et il suffit d&#8217;un rien pour passer d&#8217;un état à l&#8217;autre. J&#8217;ai subi le rythme de Biscotte pendant toute la première partie du parcours … J&#8217;avais du mal à le suivre dans les montées car je manque de puissance par rapport à lui. Purée, il fait de ces enjambées le gaillard ! Bref j&#8217;étais au mieux à ses côtés et au pire à quelques mètres derrière à  faire l&#8217;effort pour me maintenir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1146" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-01.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Le Viaduc de Millau (Une photo de Biscotte).</em></p>
<p>Et puis, je me suis senti progressivement en forme, assez subitement en fait. J&#8217;ai accéléré une première fois dans la longue descente qui nous emmenait au Cloître de Comberoumal pour me faire plaisir en déroulant les jambes mais sans aucune arrière pensée. Biscotte m&#8217;a demandé si j&#8217;avais mangé du lion. Il n&#8217;aurait peut-être pas dû me demander à quel moment j&#8217;allais lancer le sprint final en rigolant … Je lui ai répondu : « maintenant ».</p>
<p>En fait, c&#8217;est après le ravitaillement de Saint Beauzély, que ma forme sera à son maximum. Je me suis vite aperçu que Biscotte n&#8217;arrivait pas à suivre et j&#8217;avoue que ça m&#8217;a donné un sacré coup de fouet. Je suis heureux d&#8217;être là. Bien dans mon corps, bien dans ma tête avec une grosse envie de confronter ma niaque aux autres et de profiter au maximum de ces bonnes sensations. J&#8217;aurais bien prévenu Biscotte mais je le connais, il se serait méfié et je n&#8217;aurais jamais pu le lâcher. Il s&#8217;était déjà suffisamment aperçu de ma forme montante.</p>
<p>Faut-il que je culpabilise pour autant ? Non, car je ne suis pas sûr qu&#8217;il soit beaucoup plus tendre de sortir un « bon, c&#8217;est pas le tout mais faut que j&#8217;y aille » à son compère de chemin. Mes oreilles avaient eu le droit à ce refrain en 2006 pour la Foulée des Monts d&#8217;Or avant qu&#8217;il n&#8217;accélère brutalement. Tout cela pour suivre la première féminine ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon, je vais quand même me chercher une excuse pour la forme. Ah oui, tiens un truc de ce genre devrait convenir : « je ne savais pas que j&#8217;allais te lâcher, je ne m&#8217;étais pas aperçu que je courais trop vite pour toi ». <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /><br />
Allez, je te pardonne pour <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2006/01/29/la-foulee-des-monts-dor-2006/">la Foulée des Monts d&#8217;Or</a>, <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/03/19/le-trail-des-cabornis-le-16-mars-2008/">le Trail des Cabornis</a>, <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/07/03/le-grand-duc-le-29-juin-2008/">Le Grand Duc</a> … purée la liste des courses où tu m&#8217;as lâchement abandonné est décidément bien trop longue ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je sens que la vengeance va être terrible au Trail des 3 Châteaux. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_confused.gif' alt=':?' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1153" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-02.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Seigneur Arthur et son vassal Biscotte au cloître de St Beauzély (Une photo de Biscotte).</em><br />
<span id="more-1124"></span></p>
<h3>La préparation :</h3>
<p>J&#8217;avais prévu de commencer l&#8217;année en faisant quelques cross et en préparant un 10 bornes de manière à travailler ma vitesse de base mise à mal par les longues séances de préparation aux trails long de 2008. En guise de cross, mon agenda s&#8217;est rempli avec une course nature : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/01/19/hivernale-des-coursieres/">l&#8217;Hivernale des Coursières</a>, un trail blanc : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/01/29/raidlight-trail-trophy-2009/">le Raidlight Trail Trophy</a> (grand format) et un trail sacrément long en Aveyron !<br />
Le genre de course où il faut avoir engrangé quelques séances longues pour finir dans de bonnes conditions. J&#8217;ai concilié l&#8217;ensemble en m&#8217;inspirant d&#8217;un plan foncier du site Athlète Endurance que j&#8217;ai grandement vitaminé en volume. Un peu bancal, peut-être pas optimal, mais j&#8217;ai pu accumuler les tours de piste tout en rentrant « vivant » de l&#8217;Aveyron. Je n&#8217;en demandais pas plus.</p>
<p>Mon plan de préparation : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/12/23/un-debut-annee-foncierement-long/">Un début d&#8217;année foncièrement long …</a></p>
<h3>Bon, il faut commencer par aller à Millau, puis à Rodez :</h3>
<p>Et ce n&#8217;est pas tout près pour un lyonnais. 316 bornes par la N88. J&#8217;appréhende un peu de faire tant de kilomètres le jour même d&#8217;une course. Ce n&#8217;est pas dans mes habitudes et généralement, mes guiboles n&#8217;aiment pas les longs trajets surtout la jambe droite. C&#8217;est le jour J. Nous avons rendez-vous avec Jeanmik au pied de son immeuble vers 8h00. Cela nous donne le temps de voyager tranquillement. Nous ne risquons pas d&#8217;arriver en retard pour les navettes. Pas de stress inutile. Le voyage se déroule paisiblement sous la grisaille et avec des paysages enneigés pendant une bonne partie du trajet. Je peux vous dire que ça caille en Haute Loire … Nous nous sommes arrêtés vers 10h00 pour une petite pause technique et avaler une tasse de notre thermos de café. Je peux vous assurer que nous n&#8217;avons pas trainé … Monsieur météo a dû faire un blocage sur l&#8217;ère glaciaire dans ce département. Nous avons même rencontré plusieurs chasse-neige qui enlevaient la neige soufflée sur la route par le vent. Du vent il y en a eu et pas qu&#8217;en Haute Loire.<br />
Nous avons pique-niqué sur l&#8217;aire d&#8217;autoroute de la Garrigue sur l&#8217;A75. Ce lieu nous a semblé préférable au parking de la Sernam à Millau (départ des navettes). Encore et toujours du vent ! Bon il faisait quand même un peu moins froid et à défaut d&#8217;une température estivale le ciel était plus avenant. J&#8217;ai quand même bien apprécié le thermos de thé de Jeanmik pour me réchauffer.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1156" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-03.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Point de vue depuis l&#8217;aire du viaduc. La pile P1 n&#8217;a qu&#8217;à bien se tenir !</em></p>
<p>Nous avions suffisamment d&#8217;avance pour faire un petit crochet vers l&#8217;aire du Viaduc. Elle offre un point de vue remarquable sur cet ouvrage d&#8217;art. Impressionnant. Impressionnant également la découverte de la vallée du Tarn … la pile P1, c&#8217;est bien beau, mais Millau semble surtout bien loin et le terrain est du genre tourmenté. Ce n&#8217;est guère rassurant …</p>
<p>Il est temps de reprendre la route. Nous arrivons à Millau vers 13h30. Je gare la voiture sur le Parking de la Sernam comme prévu. Première phase terminée. Il faut maintenant rejoindre Rodez en car. Nous n&#8217;avons pas attendu les navettes très longtemps. Le départ a été avancé et c&#8217;est très bien comme cela. Nous découvrons notre futur lieu de balade pendant le trajet. Le relief n&#8217;est pas prononcé mais ce n&#8217;est jamais plat. Ca me semble bien casse-pattes.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1165" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-04.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1166" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-05.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>L&#8217;amphithéâtre de Rodez.</em></p>
<h3>L&#8217;amphithéâtre de Rodez :</h3>
<p>Nous sommes arrivés à Rodez. Le lieu de départ est situé au pied de la Cathédrale mais l&#8217;amphithéâtre est à notre disposition comme base de vie en attendant le départ. C&#8217;est plus sympa que le hall d&#8217;exposition de Saint-Etienne. Il y a des gradins à loisirs pour les adeptes de la position assise et de la moquette pour se laisser tenter par les bras de Morphée. « Vous pouvez baisser un peu la sono pendant ma sieste ? Non ? » Bon tant pis.<br />
Retrait des dossards, visite des stands des sponsors et des toilettes, petite sieste et dernier repas ponctuent la lente métamorphose de votre serviteur en ultrafondeur. Entre les bouts de sparadrap protège téton, la crème Nok et la tenue de warrior, il faut bien une fin d&#8217;après-midi pour me préparer … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Ce ne sera pas le cas de Biscotte, il est arrivé à l&#8217;amphithéâtre alors que les coureurs avaient tous quittés les lieux pour se diriger vers le sas de départ au pied de la cathédrale. Plutôt rapide comme préparation … je l&#8217;ai filmé pour que tu en prennes de la graine Taz. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /><br />
Bon une préparation rapide peut-être mais c&#8217;était quand même un peu le foutoir … faudra peut-être convaincre madame de prendre un peu plus de marge la prochaine fois. Elle est pas encore à son top niveau pour épingler un dossard. Ca manque d&#8217;entrainement tout cela. Pas très sérieux. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Bien avant de voir mon mentor trailer arriver, j&#8217;ai eu le plaisir de faire la connaissance des cadors bordelais du forum Athlète Endurance. Kristof, Gdb, Petit Jeannot (j&#8217;oserais un demi Jeannot puisqu&#8217;il est inscrit en relais à 2) et d&#8217;autres <a href="http://barjotsdescotos.fr.gd/" target="_blank">fêlés des Cotos</a>.  C&#8217;est bon de se rencontrer. C&#8217;est clair, ils sont aussi barjots que nous les girondins. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Nous avons bien pensé à Oslo absent pour cause de tendinite du fascia latta. J&#8217;ai hésité un moment avant de l&#8217;appeler pour lui passer une petit bonjour. Je sais que cet appel va le frustrer un peu et probablement remuer un peu le couteau dans la plaie mais je veux qu&#8217;il sache qu&#8217;on a pensé à lui dans les minutes qui précèdent le départ. J&#8217;espère que l&#8217;on ne t&#8217;a pas trop foutu les boules. Ce n&#8217;était pas le but, croix de bois, croix de fer …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1167" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-06.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a></p>
<h3>Départ au pied de la cathédrale :</h3>
<p>Nous quittons la chaleur de l&#8217;amphithéâtre pour rejoindre le sas de départ au pied de la cathédrale de Rodez. Il y a un petit moment de flottement, on se perd un instant dans la foule avant de se retrouver tous ensemble au sein du peloton. Biscotte a juste le temps de dégoter les petits satellites nécessaire au démarrage de son Garmin et c&#8217;est le départ. Nous traversons la place d&#8217;armes sous les acclamations des spectateurs, les feux de Bengale rougeoient dans la nuit et la fumée qui s&#8217;en dégage  donne un aspect irréel à la scène renforcé par le classique Ameno d&#8217;Era … Un départ bien flonflon comme je les aime digne des seigneurs Aveyronnais que nous serons dans quelques heures. Il faut marquer le coup. C&#8217;est parti pour 8h30 de balade au cœur de l&#8217;Aveyron. J&#8217;espère même pouvoir me rapprocher des 8h00 annoncés par Kristof … Quelle bonne blague !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1168" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-07.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Le sas de départ au pied de la cathédrale de Rodez</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1138" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-relais-1.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" height="534" /></p>
<h3>Rodez – Pont de Salars</h3>
<h4>Classement : 406ième</h4>
<p>Nous débutons notre périple par une petite portion de bitume qui va nous emmener vers le Monastère. Bon ce n&#8217;est pas la longue mise en jambe qui nous emmène à Sorbiers lors de la SaintéLyon mais cette portion en descente suffit à me réchauffer. Je prends même un petit coup de chaud. Pourtant je ne porte que deux couches de vêtements. On entre maintenant dans le vif du sujet en attaquant de longues portions de chemin entrecoupées de petites portions sur bitume et de traversées de hameau. Je suis tranquillement l&#8217;ami Biscotte. C&#8217;est lui le patron. Je me cale dans une allure qui semble me convenir pour le moment. L&#8217;avantage avec Biscotte, c&#8217;est qu&#8217;il est plutôt du genre constant dans l&#8217;effort. Ce n&#8217;est pas le genre à flâner et musarder, à cueillir des pâquerettes si le terrain ne l&#8217;impose pas. Bref, quand on peut courir, on court et quand il faut marcher parce que le terrain le requiert, on marche. C&#8217;est simple, carré. Nous avons lâché les compères Bordelais du forum depuis un moment. C&#8217;est bon signe pour notre challenge … une bonne pâtée aux girondins. Bon, c&#8217;est encore un peu tôt pour vendre la peau de l&#8217;ours.</p>
<p>En tout cas, ils ont autant de boue que chez nous en Aveyron ! C&#8217;est marrant, dès que ça monte, nous avons droit presque systématiquement à une mini cure de thalasso. Une boue profonde, bien grasse avec de l&#8217;eau qui tente de se frayer un passage au milieu. Je ne suis pas fâché d&#8217;avoir pris mes guêtres. Elles vont être contentes mes chaussettes d&#8217;être épargnées … enfin épargnées, c&#8217;est vite dit. Purée, ça y est j&#8217;ai les pieds trempés ! Biscotte n&#8217;est pas mieux loti.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1169" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-08.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>La salle du ravitaillement de Pont de Salars.</em></p>
<p>Il s&#8217;est fait attendre ce ravitaillement ! On finit par arriver à Pont de Salars en un peu moins de 2h30.  Biscotte ne semble pas satisfait. Il pensait pouvoir faire ce relais plus rapidement. Je me demande si je ne le freine pas un peu. Purée, je le sens venir, il va vouloir rattraper le temps perdu … je ne vais pas être à la fête pour la suite.</p>
<p>Le ravitaillement est à l&#8217;abri dans une salle. Je prends le temps de picorer pendant que Biscotte se tartine à la crème anti-échauffement. Je ne remplis pas la poche. En jaugeant le poids du sac, il me semble que j&#8217;ai suffisamment de marge. Ah oui j&#8217;oubliais, vite une photo pour l&#8217;ami Oslo. Biscotte se marre en prenant l&#8217;air navré.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1139" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-relais-2.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" height="587" /></p>
<h3>Pont de Salars – Curan</h3>
<h4>Classement : 329ième</h4>
<p>Hou là, terrible la différence de température en sortant du ravitaillement. Une chape de froid me tombe sur le dos, les bras. J&#8217;hésite à sortir mon coupe vent. Je préfère attendre un moment en espérant pouvoir me réchauffer rapidement. Je ne veux pas prendre le risque de me faire un petit sauna Quechua. Bonjour, le refroidissement qui s&#8217;en suivrait. Je me suis finalement vite réchauffé. Il faut dire que l&#8217;on a eu le droit à une montée sympathique après Pont de Salars.<br />
Ben m&#8230; alors. C&#8217;est pas vrai, les Bordelais sont là, juste devant nous ! Faut pas déconner, si en plus il faut les doubler plusieurs fois, on ne va pas y arriver ! En plus, ils avancent bien et qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils sont bavards ! Des vraies pipelettes. On fera une bonne partie du relais ensemble avant de les lâcher définitivement. Kristof, semble souffrir de la hanche. Pas cool.</p>
<p>Je suis un peu déçu par le parcours. Je le trouve vraiment trop semblable à celui de la SaintéLyon. Attention, ne vous méprenez pas, je suis et reste un inconditionnel de la doyenne mais je m&#8217;attendais à un tracé beaucoup plus technique, plus sauvage. Je vais être comblé par la suite.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1170" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-09.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>En pleine montée, un peu avant le ravitaillement de Curan (Une photo de Biscotte).</em></p>
<p>L&#8217;estomac de Biscotte lui crée quelques misères. Probablement l&#8217;absorption d&#8217;une eau trop froide mais il y a peut-être aussi un peu de son alimentation de fin de préparation, sa famille ne s&#8217;est pas contenté de lui faire des pâtes … c&#8217;était plutôt une cuisine gastronomique (gastronomique, je n&#8217;ai pas parlé de gastro). Il semble que le système digestif soit soumis à rude épreuve par notre pratique.  J&#8217;étais relativement épargné mais pas assez toutefois pour ne pas l&#8217;accompagner dans un duo en pet majeur et rôt. Mon aura va en prendre un coup, la légende arthurienne va se fissurer et voler en éclat. Ces instants ne sont pas un modèle de délicatesse, je le concède,  mais il faut savoir laisser s&#8217;exprimer la nature. A la guerre comme à la guerre. Bon, il n&#8217;y avait pas de féminine à suivre à proximité sinon je me serais abstenu par galanterie. La dernière que nous ayons vue n&#8217;étant pas la première nous n&#8217;avions aucune raison de lui emboiter le pas. La tradition lyonnaise du GCO consistant à suivre une féminine ne concerne que la première d&#8217;entre elles. Encore, qu&#8217;il peut y avoir des exceptions de temps à autres. Un sourire charmant, c&#8217;est toujours plaisant à suivre.</p>
<p>Ravitaillement de Curan, je fais le plein en liquide cette fois. Je n&#8217;ai pas envie de tomber à sec.<br />
Tiens, il y a du roquefort étalé sur du pain d&#8217;épice. Un peu spécial mais ça passe bien finalement. En fait, je tombe sur tout qui ce se présente. Sucré, salé, indifféremment et en alternance. Il y a l&#8217;embarras du choix. Seul regret, j&#8217;ai loupé la soupe (à la tomate, c&#8217;est bien ça ?). Je m&#8217;en veux. Je me concentre sur la dégustation d&#8217;un TUC quand j&#8217;aperçois l&#8217;ami Jeanmik. J&#8217;étais à cent lieues de penser le revoir ici. Il a failli bâcher (marrant, je ne connaissais pas l&#8217;expression) mais nous a finalement attendu en se refaisant une santé. J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il a dû patienter un bon moment vu son chrono sur marathon !<br />
C&#8217;est le premier effet kisscool pour moi … finalement, ça se passe plutôt bien pour votre serviteur.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1140" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-relais-3.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="651" height="594" /></p>
<h3>Curan – St Beauzely</h3>
<h4>Classement : 231ième</h4>
<p>J&#8217;ai eu un peu de mal à me réchauffer en sortant de Curan. Nous ne sommes pas loin de 1000m d&#8217;altitude et la température est négative. Il me semble avoir vu dans Curan un afficheur indiquant -1°C. Heureusement que le vent est tombé.<br />
Je n&#8217;ai guère de souvenirs de cette partie effectuée en compagnie de Jeanmik. Si quand même, je me rappelle avoir pesté gentiment en pataugeant dans un champ humide. Nous avons perdu notre compère d&#8217;un moment sans même vraiment sans apercevoir. C&#8217;est probablement un peu de notre faute. Nous avons augmenté notre allure avec Biscotte alors même que le doyen du GCO marquait le coup. Autres souvenirs, le terrain complètement gelé sur les hauteurs après Vialettes. Je glissais un peu avec les Trabuco.</p>
<p>Le relais 3 nous offre de traverser le cloître de Comberoumal. C&#8217;est magnifique ces vielles pierres mises en valeur par un éclairage efficace. Le temps d&#8217;immortaliser notre passage en ces lieux et nous repartons. En lisant ces quelques lignes, il ne faut pas vous imaginer, que nous avons traversé ce lieu chargé d&#8217;histoire dans le silence et recueillement. Non, c&#8217;était beaucoup plus potache tout en respectant les bonnes sœurs. Nous ne sommes pas des mufles.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1171" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-10.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>L&#8217;ami Biscotte au ravitaillement de Curan.</em></p>
<p>J&#8217;ai lâché un peu Biscotte dans la descente sur St Beauzely. J&#8217;adore les descentes lorsque la pente est modérée et le terrain peu technique. Je laisse faire mes grandes guiboles et mon allure augmente sans trop puiser dans les réserves. Je me demande si mon compère ne me laisse pas tout simplement m&#8217;amuser un peu avec la certitude de me cueillir mûr à point et bien obligé (par la fatigue) de rentrer dans le rang derrière lui. Mais non. Je tiens le choc et c&#8217;est avec un peu d&#8217;avance que j&#8217;arrive au Château de St Beauzely. Quelques marches à monter tout en filmant, je passe le pointage et je me dirige  dans la salle prêt à en découdre avec la première table du ravitaillement.<br />
Un, deux, trois coureurs … ah, ça y est, c&#8217;est à son tour d&#8217;arriver. Il ne m&#8217;a pas l&#8217;air super guilleret en arrivant. Un coup de mou peut-être. Biscotte fait un point rapide sur les réjouissances à venir. Une vingtaine de kilomètres. Allez encore trois bonnes heures … Purée trois heures ! Quand même … Bon, ben quand faut y aller …</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1141" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-relais-4.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" height="583" /></p>
<h3>St Beauzely – Millau</h3>
<h4>Classement : 160ième</h4>
<p>Nous quittons ensemble le dernier ravitaillement. Il faut à nouveau se réhabituer à la température extérieure. Bon, ça revient vite, on finit par se faire à tout. Cette sensation de forme apparue dans la descente vers St Beauzely se confirme. Je prends beaucoup de plaisir à augmenter la cadence. Pas de douleurs, pas de lassitude, bien sûr je suis loin d&#8217;être frais comme le gardon de l&#8217;expression mais j&#8217;ai cette agréable impression d&#8217;être hors du temps. Je ne me projette pas en avant avec l&#8217;envie d&#8217;en finir au plus vite, encore tant d&#8217;heures, encore tant de kilomètres, ce qui est forcément démoralisant. Mon esprit est entièrement focalisé sur l&#8217;instant, le plaisir de sentir mon corps répondre aux sollicitations, doubler aisément un coureur, en rattraper un autre, jouer avec le terrain … je suis bien. Que du bonheur !</p>
<p>L&#8217;ami Biscotte peine à me suivre … Je finis par ne plus le voir. Quand il m&#8217;arrive d&#8217;être coincé pendant un moment derrière un coureur et de ralentir, je le guette, pense le voir, mais non il ne revient pas sur moi malgré cela. Je culpabilise un peu de l&#8217;avoir abandonné sans un mot, ni un regard en arrière. Le côté sombre d&#8217;Arthur … Inavouable. Il faiblissait, je me sentais fort. Il risquait de revenir sur moi, j&#8217;accélérais à nouveau. Rien de bien sombre en vérité, le simple besoin irrésistible de me mesurer à mon mentor trailer. Le besoin de savoir si je suis capable de maintenir l&#8217;écart, de finir avant lui. Je fais ce qu&#8217;il faut pour en tout cas. J&#8217;ai bien retenu les leçons. Je ne me laisse pas prendre dans un faux rythme, quand je rejoins un groupe de coureurs, je double !</p>
<p>J&#8217;ai bien failli y laisser une cheville d&#8217;ailleurs. Un coureur m&#8217;a bousculé et j&#8217;ai rattrapé mon déséquilibre en prenant brutalement appui sur ma jambe droite. J&#8217;ai poussé un cri avec le choc, plus par la surprise d&#8217;ailleurs que par une véritable douleur mais j&#8217;ai eu beaucoup de chance. Après quelques minutes, j&#8217;ai retrouvé une foulée tout à fait normale.</p>
<p>Au fait, Line, j&#8217;ai eu la surprise de découvrir dans une des montées (j&#8217;avoue ne plus trop savoir laquelle, après Moulibez, après Peyre ?) des marches de géant semblables aux petites gâteries rencontrés dans Bovine. Je pense que ça t&#8217;aurait certainement bien plu. Par contre, tu n&#8217;aurais certainement guère apprécié la descente sur Peyre très technique, abrupte. Je l&#8217;ai moyennement apprécié également. C&#8217;est dans cette portion que je me suis fait distancer par un des rares coureurs qui m&#8217;aie doublé. Faut dire, que je n&#8217;étais pas très à l&#8217;aise.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1172" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/la-piste-des-seigneurs-2009-11.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Ultime photo avant ma transformation en boucher des causses, ça va saigner.</em></p>
<p>La montée vers la Pile P1 a été un moment très fort, un régal physique. Nous avons fait toute la montée au taquet avec un autre coureur. Je donnais le rythme, il s&#8217;accrochait, je ventilais beaucoup mais je ne voulais pas lâcher prise. Impossible de le distancer. Je savais qu&#8217;il allait finir pas me passer. Ah, l&#8217;orgueil &#8230; j&#8217;avais décidé d&#8217;arriver en tête à la pile P1. Je me suis mis la pression pendant toute la montée. On a passé un bon paquet de coureurs à ce jeu là.<br />
Ca y est, nous arrivons à la pile. Je laisse passer mon poursuivant pour filmer les lieux. Ben m&#8230; je me suis fait courser par un relayeur ! Pas étonnant qu&#8217;il ait été à l&#8217;aise !<br />
Le passage de la pile P1 en pleine nuit est magique. On pénètre au centre d&#8217;un puits de lumière. L&#8217;éclairage, situé en hauteur éclaire le centre de la pile et nous éblouit, rendant très difficile la distinction du tablier du viaduc. C&#8217;est impressionnant. La pile P1 ne fait pourtant que 95m de haut, on est loin des 245m de la plus haute pile (P2). Il faut continuer maintenant. Je quitte les lieux un peu à regret.</p>
<p>Mon allure a un peu baissé. Probablement le contre coup de cette petite surchauffe en montant. Je continue malgré tout de trottiner le plus possible. J&#8217;ai l&#8217;impression de passer mon temps à tournicoter. On voit les lumières de Millau mais le tracé donne l&#8217;impression de s&#8217;en éloigner régulièrement. Pas grave, je m&#8217;attendais à ce que cette portion soit difficile mentalement et elle passe finalement assez bien. C&#8217;est probablement grâce à un terrain très ludique qui monopolise toute mon attention.</p>
<p>Et puis, c&#8217;est le bitume, une belle descente jusqu&#8217;à Millau ! Je laisse dérouler tranquillement jusqu&#8217;à ce qu&#8217;un groupe de coureurs m&#8217;apparaisse en ligne de mire. C&#8217;est le moment ou jamais de sprinter. Pas très vite je le concède. Un sprint d&#8217;ultrafondeur on va dire. Je ne sais pas moi, un truc comme 15km/h au plus fort. Pas mieux. Je passe le groupe par la droite le plus vite possible. Un virage. Je sors mon portable. Il me faut une preuve ! On a des idées saugrenues après de longues heures de course ! C&#8217;est en filmant que je remonte l&#8217;allée de la victoire. Un virage à droite, je passe sous l&#8217;arche, un petit raidillon pour rentrer dans la salle, il faut la traverser … ça y est !!! Je suis finisher. Purée une sacré course. Et en plus, c&#8217;est qui l&#8217;homme fort du jour … YES ! YES ! YES !</p>
<h1 style="text-align: center;">9:52:59</h1>
<h3>Et ensuite :</h3>
<p>Je grimpe les quelques marches pour accéder à l’estrade. Sympa la déco chez vous. Une courte pause pour la photo à 9 euros (grand luxe la photo). Je cherche l’hôtesse pour le bisou au vainqueur, la remise du bouquet et ma couronne de laurier. Applaudissements, autographes, les flashs crépitent … C’est vrai quoi, c’est pas tous les jours que l’on arrive en première ligne devant ses compères de forum ! Bon, il y a eu 159 coureurs avant moi alors il faut vite redescendre sur terre. Je m’éclipse pour éviter le bisou du barbu (pas trop sexy et beaucoup trop chargé en testostérone pour jouer le rôle de l’hôtesse) et je récupère mes cadeaux de finisher : un plateau avec le logo de la course (un seigneur pas bien gâté par la nature et souffrant d’une vilaine jaunisse) et un livre sur le sport en Chine. Sympa l’idée du plateau, on peut dire que c’est original … Par contre le rapport entre le sport en Chine et l’Aveyron faut chercher un peu. A vrai dire je m’en fous. Je vais rentrer chez moi en ayant fait le plein de souvenirs. Souvenirs qui vont me « porter » jusqu’à la prochaine aventure. Et là c’est du souvenir de première qualité !</p>
<p>Histoire de me faire pardonner par compère Biscotte je vais m’asseoir à proximité de l’arrivée pour filmer mon mentor dans son ultime effort. 5’ … il ne devrait pas tarder … 10’ … je commence à me refroidir … 15’ … purée mais qu’est ce qu’il fout ! … 20’ (enfin presque) … voilà ma Biscotte qui débarque tranquillement … 20’ … hum … 20’, et oui, ça me semble être une bonne déculottée ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/02/28/la-piste-des-seigneurs-le-21-fevrier-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Je n’ai pas trop le temps de savourer. Mon compère doit prendre le train pour retourner à Rodez. C’est ça de traîner en chemin. Je l’accompagne à la gare, il faut que je récupère ma voiture sur le fameux parking de la Sernam à 500m Purée, ça caille. Non, c&#8217;est pire que cela. Je n’ai toujours que mes deux épaisseurs sur moi et la chaleur apportée par l’effort physique n’est plus qu’un lointain souvenir.</p>
<p>Je retourne au parc de la victoire pour me changer. Jeanmik est arrivé entre temps. J&#8217;avais peur qu&#8217;il est abandonné au troisième relais. Ce n&#8217;est pas le cas. Le GCO a bien tiré son épingle du jeu.<br />
Du côté de nos compères Bordelais, Kristof n&#8217;a pas eu la chance de connaître le parcours du dernier relais. Ses douleurs de hanche l&#8217;ont arrêté au dernier ravitaillement. Je sens qu&#8217;il est déçu, forcément mais je sais qu&#8217;il va rebondir et qu&#8217;il prendra sa revanche une prochaine fois. Gdb, lui, a terminé en un temps tout à fait honorable. C&#8217;est cool pour un premier ultra.</p>
<p>Il n&#8217;est pas envisageable de dormir sur place. Ce n&#8217;est pas génial mais on va devoir faire sans pour le trajet de retour. Nous prenons congé des Bordelais et reprenons la voiture avec Jeanmik pour rentrer sur Lyon. Un trajet sans histoire malgré la fatigue. La bonne dose d&#8217;adrénaline sécrétée dans la nuit et des pauses régulières m&#8217;ont permis de maintenir l&#8217;attention nécessaire à une conduite prudente. Mon coéquipier était là pour veiller au grain. J&#8217;ai hésité pendant un moment à faire une halte chez Miaou à Clermont-Ferrand pour papoter et visiter sa cave de St Nectaire mais j&#8217;ai eu peur que cette halte n&#8217;occasionne plus de fatigue qu&#8217;elle n&#8217;en enlève. On n&#8217;allait quand même pas squatter son canapé toute l&#8217;après-midi pour se refaire une santé ! Nous avons donc poursuivi notre chemin jusqu&#8217;à Lyon. Je n&#8217;étais pas fâché d&#8217;arriver à la maison.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/cadeaux-la-piste-des-seigneurs-2009.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1181" title="La Piste des Seigneurs 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/02/cadeaux-la-piste-des-seigneurs-2009.jpg" alt="La Piste des Seigneurs 2009" width="510" /></a><em>Les cadeaux : Un livre sur le sport en Chine, un bonnet Puma et un plateau au logo de la course.</em></p>
<h3>Pour terminer :</h3>
<p>Une épreuve à faire, assurément, avec des moments forts qui cassent la monotonie et contribue à son originalité. Le départ au pied de la cathédrale de Rodez, la traversée du Cloitre de Comberoumal, le château de St Beauzely, le secteur de la pile P1 sont autant de souvenirs appréciables de ce week-end Aveyronnais.<br />
La première partie du tracé est très semblable à ce qu&#8217;offre la SaintéLyon. La seconde partie est plus physique, moins roulante mais je l&#8217;ai trouvée également plus ludique, sauvage.</p>
<p>Nous avons été encouragés à maintes endroits. C&#8217;est l&#8217;avantage d&#8217;une épreuve offrant une formule en relais. Ce type de course draine automatiquement beaucoup plus de spectateurs pour faire la claque malgré le froid qui devait être terrible pour des personnes immobiles.</p>
<p>Merci aux bénévoles courageux. Il en fallait du courage et de l&#8217;abnégation pour rester planter comme un piquet une bonne partie de la nuit à un carrefour à encourager des lucioles à peine entrevue.</p>
<p>L&#8217;idée du passage sur le podium à l&#8217;arrivée est une idée sympathique. Tu devrais étudier la chose Michel pour la SaintéLyon. Bon c&#8217;est certainement plus difficile, le nombre de coureurs n&#8217;est pas le même. Mais un coureur qui s&#8217;est baladé 10 heures dans l&#8217;obscurité apprécie d&#8217;avoir une arrivée à la hauteur de son périple. C&#8217;est juste ma vision des choses et ce n&#8217;est pas une critique négative.</p>
<p>Merci à mon co-pilote Jeanmik. J&#8217;ai apprécié ta présence et ta gentillesse. Tu mérites de porter les attributs qui font de nous des membres du GCO. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Voilà un excellent weekend Aveyronnais qui prend fin. Un weekend sportif avec les compères du GCO, ce n&#8217;est que du bonheur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>9h52</p>
<p>2100 D+, 2300m D-, 72km</p>
<p>Pont de Salars :<br />
Rang Gen. 406/567</p>
<p>Curan :<br />
Rang Gen. 329/567</p>
<p>St Beauzely :<br />
Rang Gen. 231/567</p>
<p>Millau :<br />
Rang Gen. 160/567</p></blockquote>
<p>Le site : <a href="http://www.vo2.fr/seigneurs/" target="_blank">La Piste des Seigneurs</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
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<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/f/img/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaPisteDesSeigneurs2009?feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SakhtyFhoQE/AAAAAAAABfE/g6sD4jpbw-s/s160-c/LaPisteDesSeigneurs2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
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<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaPisteDesSeigneurs2009?feat=embedwebsite">La Piste des Seigneurs 2009</a></td>
</tr>
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		<title>Le Raidlight Trail Trophy, le 25 janvier 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2009 12:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
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		<description><![CDATA[Une semaine après l’Hivernale des Coursières, je remets le couvert ce dimanche pour une épreuve un cran au-dessus : le Raidlight Trail Trophy. 42km et 1600m de dénivelé positif à parcourir dans la neige du Haut Pilat. La longueur du tracé était de 33 km initialement mais les organisateurs ont modifié la donne pour répondre aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-931" title="Raidlight Trail Trophy" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_raidlighttrailtrophy.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy" width="510" height="81" /></a></p>
<p>Une semaine après <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/01/19/hivernale-des-coursieres/">l’Hivernale des Coursières</a>, je remets le couvert ce dimanche pour une épreuve un cran au-dessus : le Raidlight Trail Trophy. 42km et 1600m de dénivelé positif à parcourir dans la neige du Haut Pilat. La longueur du tracé était de 33 km initialement mais les organisateurs ont modifié la donne pour répondre aux exigences de la FFA. Le RTT est en effet la première épreuve du <a href="http://www.athle.com/asp.net/main.news/news.aspx?newsid=7155" target="_blank">Trail Tour National 2009</a>.</p>
<p>Je n’ai pas hésité une seconde lorsque les organisateurs m’ont contacté pour que je confirme mon inscription suite aux modifications kilométriques. Je reconnais que c’est probablement un peu prétentieux de ma part mais je n’aurais pas pu me résoudre à faire un des plus petits parcours. J’ai de la fierté à affronter la difficulté, à dépasser mes limites ou tout du moins à titiller celles-ci. J’aime quand c’est dur, que tout le monde en bave parce qu’après quelques heures d’efforts les masques tombent, les barrières sociales s’effacent, on a l’agréable sensation de « communier dans l’effort » avec ses semblables, d’être en phase avec le monde. Un peu pompeux certes mais j’apprécie cette impression d’être dans une « bulle » hors du temps pendant la durée de la course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1017" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-01.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p>Je suis hébergé à Saint-Etienne le samedi soir. Le trajet sera nettement plus court dimanche matin (c’est autant de temps de gagné pour profiter de la couette) et c’est une bonne occasion pour me faire dorloter par ma belle sœur et son compagnon. Merci pour ce repas digne d’un coureur d’ultra, pour le canapé 5 étoiles et bien sûr pour votre accueil. Idéal pour la sérénité et le repos du coureur la veille d’une épreuve difficile.<br />
J’ai encore quelques douleurs au pied droit et j’avoue appréhender un  peu le temps de course prévu par madame soleil. 5h50 de course. Je frôle la barrière horaire de 6h00 mis en place. Il était question de la repousser à 7h00 mais je n’ai aucune certitude sur ce point. Et puis la météo est loin d’être folichonne. Il a plu pendant tout le trajet pour venir depuis Lyon et la pluie s’est même transformée peu à peu en flocon en arrivant sur Saint-Etienne. L’alerte orange déclenchée en Haute Loire termine de dresser un tableau guère réjouissant.<br />
<span id="more-1007"></span></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1018" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-02.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>Dimanche matin, adieu la couette, à moi la neige :</strong><br />
Il est 7h00 ce dimanche matin lorsque je quitte Saint-Etienne. En direction de Planfoy et de Saint-Genest-Malifaux tout d’abord puis je m’engage sur la D501 pour rejoindre Marlhes. Dès la sortie de Saint-Etienne un panneau d’informations lumineux annonçait la couleur : Equipement neige vivement conseillé ! Effectivement, la départementale est totalement recouverte de neige. Ce n’est pas les Alpes, la pente de la route est raisonnable. Les roues ont parfois tendance à patiner un peu et à tourner plus vite que la voiture n’avance mais les chaînes ne sont quand même pas nécessaires. Il suffit de rouler gentiment et de garder son énergie pour la future balade.</p>
<p>L’avantage d’arriver dans les premiers c’est que l’on trouve facilement une place pour se garer. Et hop, un emplacement sur la place de l’église rien que pour ma titine. Il y avait bien un parking plus proche mais l’accès a été bloqué très rapidement par les organisateurs.<br />
Le gymnase de Marlhes, à la périphérie du village, sert de centre névralgique pour l’organisation de la course. Retrait des dossards, lieu de départ et d’arrivée, restaurant pour venir à  bout de la tartiflette géante. Je retire mon dossard pour le grand parcours et je vais participer au tirage au sort … Yes, une polaire/coupe vent sans manches. Enfin si, il y a des manches d’appoint enroulées dans le col. En plus, elle est orange ! Idéal pour un membre du GCO ! Certains ont eu plus de chance que moi, d’autres moins … Mais si, mais si, ils étaient bien les gants …  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /><br />
Bon, je n’ai pas eu le droit au gros lot … dommage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1019 aligncenter" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-03.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="415" height="315" /></p>
<p><strong>L&#8217;attente :</strong><br />
Après un aller retour à la voiture pour me changer, je m’installe sur les gradins pour attendre l’heure du départ. Tiens donc, j’ai une voisine de choc en la personne de Catherine D. Un « sujet d’observation » tout trouvé pour tuer le temps. Je suis un incorrigible curieux. Curieux mais plein de respect pour cette championne. Elle terminera première féminine en 4 heures ! Ca me dépasse une telle énergie … Quel talent.<br />
Il s’avère que je ne suis pas la seule personne à observer son proche environnement. Je suis dévisagé plusieurs fois par un coureur … On discutera un moment, beaucoup plus tard, à l’arrivée. C’est Samuel B. un ami Facebook que je découvre en chair et en os pour la première fois. Bon, je ne suis pas physionomiste pour 2 sous …</p>
<p>Le départ a été reculé d’un quart d’heure pour permettre aux retardataires de prendre le départ. J’attends au chaud jusqu’à 9h00 avant de sortir affronter la fraîcheur matinale. Je trottine un peu sur la route histoire de m’échauffer un minimum. Ce serait bête de casser la machine avec un démarrage à froid. Hou là, pas terrible la mise en chauffe … J’ai l’impression d’être tout rouillé et j’appréhende d’avoir mal au pied droit. Je grimpe le long d’une petite route derrière le gymnase. Ca glisse un peu … Je n’ai pas encore mis les Yaktrax. J’hallucine en voyant débouler les coureurs en descente dans le sens inverse … c’est plus de l’échauffement, c’est limite du sprint ! Hé ho, j’espère qu’ils ne sont pas tous comme ça, sinon je ne vais pas être à la fête …  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_confused.gif' alt=':?' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bon aller, je me décide à chausser mes ventouses … il n’y a pas beaucoup de coureurs adeptes des Yaktrax. Je suis vraiment étonné. Ce qui me surprend encore plus, c’est que beaucoup de coureurs n’ont même pas de guêtres pour se protéger un minimum contre l’intrusion de neige dans les chaussures. J’ai des frissons pour eux.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1020" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-04.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>C&#8217;est parti pour 42km :</strong><br />
L’homme à la sucette (c’est le nom qu’a donné m’sieur photogone à l’homme au micro) nous invite à nous placer sur la ligne de départ. Il est grand temps de partir si l’on veut arriver avant l’heure du goûter ! Hop, c’est parti avec un petit tour dans le village histoire de faire le plein d’applaudissements de la foule en délire. J’en rajoute beaucoup mais les spectateurs étaient quand même du genre enthousiastes. Normal, la plupart étaient des coureurs sur le point de prendre le départ des deux autres distances. Il n’y a pas mieux qu’un coureur pour encourager un autre coureur.</p>
<p>C’est parti, on attaque les grimpettes dans la neige. Hé ben c’est pas gagné ! J’ai beau ne pas être un parfait néophyte et avoir effectué quelques séances sur la neige en Franche Comté, je suis loin de trouver la pratique aisée. On est loin de la course sur piste damée qui est finalement assez proche de notre pratique sur bitume. Ici, la neige est la plupart du temps croûtée. On s’enfonce, pas forcément énormément, pas tout le temps mais il est quasiment impossible d’avoir un rythme régulier. La trace laissée par les coureurs précédents ne facilite pas forcément les choses. Les appuis sont souvent en dévers et puis il y a des moments délicats qui sollicitent particulièrement les genoux. C’est le cas lorsque le mouvement du corps est arrêté brusquement parce qu’une de vos jambes s’est enfoncée profondément dans la neige. Enfin profondément, on va dire jusqu’à la base du genou. Malgré cela ou peut-être grâce à cela je commence à bien apprécier cet effort. Je suis chaud bouillant, la neige n’a qu’à bien se tenir.</p>
<p>Et puis on ne peut pas mieux rêver au niveau de la météo. Quand je pense aux conditions de la veille ! Aujourd’hui, c’est grand soleil et ciel bleu. Alors, c’est un peu dur c’est vrai mais c’est le pied intégral.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1021" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-05.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>Préparation du CR :</strong><br />
Histoire de faire un CR un peu plus vivant, je prends le temps de faire quelques clichés. Pour ne pas perdre trop de places (on en perd vite à trop bricoler un portable récalcitrant surtout quand on a des gants. Je n’ai pas dit des moufles !), je commence par forcer un peu l’allure histoire de gagner un peu de temps avant de m’arrêter pour prendre une photo ou passer en mode vidéo suivant l’humeur du moment. Hop, je rentre m’sieur Nokia dans la poche du sac et je m’empresse d’accélérer à nouveau pour retrouver ma place initiale dans la file de coureurs. Je ne sais pas si j’en ai agacé certains mais il y en a au moins un qui hallucinait à me voir faire le yoyo tranquillement … Semblait dégoûté ce brave homme. Bon tranquillement, c’est un grand mot, ça me faisait quand même bien ventiler ces histoires !</p>
<p>J’arrive au premier ravitaillement. Il n’y a que de l’eau au menu du jour. Je laisse tomber, j’ai tout ce qu’il faut à la maison. Le sac me semble encore assez lourd … Je tente le coup d’attendre le prochain ravitaillement. Il m’a fallu pratiquement 2h30 pour atteindre ce point d’eau alors qu’il était indiqué sur le topo comme étant au 16ième kilomètre ! Hou là, je ne suis pas arrivé à ce rythme !!! Pourtant, je n’ai pas l’impression de musarder.</p>
<p>Aller, go, il ne faut pas traîner !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1022" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-06.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>Madame GRR :</strong><br />
A partir de ce moment, je vais m’évertuer à suivre une senior féminine. Elle a été encouragée par un supporter ce qui m’a permis de savoir qu’elle a terminé le Grand Raid de la Réunion en 34 heures. Pas étonnant, elle ne va pas forcément très vite mais elle relance sans arrêt. Il n’y a pas de temps mort avec elle. J’ai tendance à me laisser « enfermer » derrière des coureurs moins rapides que moi. Ce n’est pas son cas. Si ça traîne, elle double. Je la rattrape dans les descentes où je m’éclate dans une débauche d’énergie totalement déraisonnable et me fait distancer inexorablement dans les montées. Nous allons maintenir une bonne cadence avec une dizaine de coureurs, le nez dans le guidon, concentrés sur les pas de la personne qui nous précède et puis subitement, on ne sait pas trop pourquoi, le groupe s’est fractionné. Probablement du fait d’une vitesse excessive. Certains coureurs ventilaient un peu trop pour que cela dure éternellement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1023" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-07.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>C&#8217;est froid et humide :</strong><br />
Je suis seul. Seul désormais à sautiller comme un cabri maladroit dans une neige profonde. J’ai fini par quitter le petit groupe de coureurs. C’était un vrai cocon protecteur, l’allure était confortable, je me laissais tirer en avant sans effort par les deux coureurs de tête. J’étais à l’aise, un peu trop à l’aise. Alors, je les ai finalement doublé et j’ai accéléré franchement, pour ne pas les gêner d’abord et puis pour maintenir l’écart. L’écart je l’ai creusé dans une descente en sous bois. Une vraie descente de bourrin,  aucune finesse dans ma trajectoire, la faiblesse de mes appuis n’était pardonnée que par l’augmentation de ma vitesse et par l’inertie de mon corps qui m’entraînait en avant. J’ai vu un peu plus tard qu’une de mes Yaktrax s’était presque totalement dégagé de mon pied. Les ressorts de l’avant pied étaient passés sur ma chaussure !<br />
Je suis sur une portion plus plate maintenant. Il y a une petite dépression juste devant moi.<br />
Mon pied droit s’enfonce brutalement à travers ce qui s’avère être une faible épaisseur de glace recouvrant un ruisseau ! Je sens presque immédiatement la morsure du froid.<br />
Je suis seul et j’ai le pied trempé …</p>
<p>J’arrive peu à peu à rejoindre le groupe de la féminine que je finis par doubler. Alors que nous entamons une descente qui va nous emmener au ravitaillement une personne nous annonce que le parcours a été raccourci. Cette personne nous indique le pourquoi du comment mais je suis déjà trop loin pour entendre la raison. M… On est si lent que cela ? Qu’est-ce qui se passe ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1024" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-08.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>42 moins une boucle font 32 &#8230; même pas grave :</strong><br />
Le voilà enfin ce ravitaillement du 27ième kilomètre ! La suppression de la dernière boucle nous est bien confirmée … Les conditions sont trop dures. Des coureurs sont arrivés épuisés au premier ravitaillement qui n’était qu’à 16km du départ. Il nous reste donc entre 5 et 6 kilomètres pour rejoindre l’arrivée. Ah, voilà madame GRR qui arrive au ravitaillement, elle ne s’arrête pas et continue son bonhomme de chemin sans hésitation. Bonne tactique de sa part pour gagner quelques places, je ne la reverrai plus. Moi, j’ai décidé de faire une petite pause technique. Je recharge la poche à eau, je grignote quelques gâteaux car j’ai un creux et je fais un peu le fanfaron avec mes Yaktrax pour démontrer leur efficacité aux badauds présents qui sont intéressés par le produit. « C’est bien ? » « Ben oui. » « On ne glisse pas du tout ? » « Ben non. » « Ca tient bien au pied ? » « Ben oui. » Zut, je viens de plier et de ranger mon éco tasse et je m’aperçois qu’il y a de la soupe … C’est ça de papoter … Dommage, mais j’ai vraiment la flemme d’enlever le sac à nouveau.</p>
<p>Il est temps de quitter le ravitaillement. Je repars seul sur une petite route avec une bonne foulée. Il faut dire que ça descend pas mal. Il y a un coureur mal en point assis au milieu du chemin enroulé dans une couverture de survie avec une secouriste à ses côtés. Je marmonne quelques mots qui se veulent sympathique en faisant un écart pour les éviter. Je ne suis pas sûr d’avoir été très clair avec la fatigue. J’apprendrai plus tard qu’il souffre d’une fracture. Ce n’est pas cool de terminer sa journée comme ça mais ça ne m’empêche pas pour autant d’accélérer. Je me sens parfaitement en confiance, avec des appuis aussi sûrs que sur du bitume bien sec. Je tente de rattraper un coureur qui a quitté le ravitaillement un peu avant moi. Ce sera chose faite juste avant de passer une petite passerelle pour enjamber un ruisseau. Michel T. coureur V3, me laissera passer devant lui en m’encourageant avec une pousse amicale dans le dos. « Allez mon gars ! » « Bon, ok, mais je ne suis pas sûr d’être beaucoup plus rapide que toi ! ». Finalement si … J’ai toujours un peu peur de gêner quand quelqu’un me suit … alors j’accélère.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1025" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-09.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p><strong>Le sprint, un grand classique d&#8217;Arthur :</strong><br />
Je suis à nouveau tout seul. Il faut passer une dernière bosse dans un bois avant de redescendre sur Marlhes. Je regarde régulièrement derrière moi pour savoir si quelques coureurs sont en train de me rattraper. Mais non rien. Voilà, je suis à l’orée du bois. Il y a un autre coureur au loin. Il s’est arrêté à la traversée d’une route pour boire et échanger quelques mots avec les bénévoles qui sécurisent la traversée. L’homme en noir sera ma prochaine victime. Il a bien résisté. J’ai mis beaucoup de temps à revenir sur lui et puis à un moment donné il s’est retourné et m’a laissé passer en disant : « bon, on est presque à l’arrivée, on ne va pas se blesser maintenant ! » « C’est sûr » et j’ai aussitôt accéléré … Ben oui quoi, 183ième c’est mieux que 184ième !  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1026" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-10.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1027" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-11.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je suis dans la dernière portion du parcours, sur la route qui nous ramène vers le gymnase. La neige a laissé place au bitume par endroits … Je cherche à éviter au maximum ces portions mises à nu car sur la route la sensation de courir sur des ressorts est assez spéciale et j’ai peur de détériorer les caoutchoucs qui les maintiennent. Je suis au taquet, à une allure très proche de mon allure semi. Je ne sais pas si l’homme en noir me suit. J’ai l’impression d’entendre ses pas alors j’accélère mais sans avoir le courage de me retourner. C’est la dernière descente. Je vois le Gymnase en contrebas. Je ne dois pas être loin des 4’ au kilo, peut-être moins. J’arrive au niveau de l’arche. M… elle est où l’arrivée ? « L’arrivée est au gymnase … ». Bon ok, vite, tourner à droite, passer sous l’arche, encore quelques mètres et j’arrive à la porte du gymnase … c’est fini. Personne dernière, je me suis fais un film, l’homme en noir est loin derrière. J’ai sprinté comme un fou … tout seul ! Je m’en fous, je me suis fais plaisir.  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/01/29/raidlight-trail-trophy-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p><strong>C&#8217;est l&#8217;heure de papoter :</strong><br />
4h46 d’effort pour 32km ! Ce n’est pas extraordinaire, mais bon, pour quelqu’un qui est venu en touriste ce n’est pas si mal surtout quand on considère le temps de Benoît Laval qui a terminé en tête de course en 3h34. Je ne suis pas fâché d’être arrivé en tout cas et en un seul morceau. Il semble qu’il y ait eu pas mal de casse … fractures, entorses. Il y a même un toubib en train de faire quelques points sur le crâne d’une malheureuse concurrente !<br />
Pour ma part, je n’ai pas à me plaindre. J’ai eu quelques douleurs aux releveurs de chaque pied mais la douleur sur le côté externe du pied droit ne m’a pas particulièrement gêné. J’ai bien eu une ou deux piques de douleurs suite à des appuis malheureux mais rien de plus. Moins en tout cas que la semaine précédente lors de l’Hivernale des Coursières.</p>
<p>Je suis accueilli peu après mon arrivée par Michel S. en personne avec qui j’ai le plaisir d’échanger quelques mots. Purée, vous êtes tous plus physionomistes que moi ou alors c’est Alzheimer qui commence à faire son travail de sape. Ca m’a fait plaisir de le rencontrer.<br />
Mon agenda de décembre est bloqué pour 7 ans grâce à la qualité de son travail.<br />
Il m’a donné une petite info alléchante pour le Lyon Urban Trail. Ca va attaquer fort. Très fort. Un classique de la Lyon Free VTT qui manquait à l’édition 2008 de l’Urban Trail.<br />
Je n’en dirai pas plus mais ça va vous plaire. Forcément. Tient au fait, je vous invite à regarder la vidéo de TLM sur le site officiel du <a href="http://www.lyonurbantrail.fr" target="_blank">Lyon Urban Trail</a>. On y découvre les compères Yan42, Taz le Diable et votre humble serviteur en plein effort ainsi que la jeune starlette Mamanpat dans un mini interview pour la chaîne de télévision locale.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1028" title="Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/raidlight-trail-trophy-2009-12.jpg" alt="Raidlight Trail Trophy 2009" width="510" /></a></p>
<p>J’ai eu le plaisir également de discuter avec Martine V. qui était un peu déçue de pas avoir pu gérer sa course au mieux n’ayant pas été informée de la suppression de la dernière boucle. C’est sûr. L’approche est bien différente quand on pense devoir faire encore 10 km de plus.</p>
<p>J’ai pu remercier de vive voix un des organisateurs en la personne de Benoît G. Je connaissais déjà ses parents. Je connais désormais le fils.</p>
<p>J’ai été par contre un peu déçu de ne pas pouvoir papoter avec Yan42 et Jean-Yves du Forum Athlète Endurance. Je n’avais pas leur numéro de portable et puis ils étaient probablement déjà loin lorsque je suis arrivé au gymnase.</p>
<p><strong>Le bilan de cette journée ?</strong><br />
Plus que positif. Les conditions météo ont été idéales. Ciel bleu et températures clémentes. La neige était au rendez-vous, on ne va pas s’en plaindre. On était venu pour un trail blanc, n’est-ce pas ? Et on l’a eu avec 100% du parcours enneigé. De la neige jusqu’à plus soif. De la bien dure, bien tassée pour pouvoir dérouler un peu, de la poudreuse bien légère pour jouer au chasse-neige et une version croûtée bien piégeuse pour se prendre de bonnes pelles juste comme il faut. Que du bonheur ! Je suis désolé pour les quelques coureurs qui ont, malheureusement, un peu trop profité des gamelles. Je leur souhaite un prompt rétablissement.</p>
<p>Je ne peux que féliciter l’organisation pour la beauté du parcours et la qualité de son travail. Des petits couacs, il peut toujours y en avoir … et alors ! Il faut avoir du plaisir à prendre ce que l’on vous donne et arrêter de chercher toujours la petite bête. Tant pis pour les grincheux qui ont trouvé la neige trop froide (elle me plaît bien cette expression alors je me permets de la replacer même si elle n’est pas de mon cru).</p>
<p>Quand à la suppression de la dernière boucle … et bien je serai bien le dernier à critiquer la décision d’un organisateur responsable de la sécurité de tout un peloton. Trop facile la critique quand on ne mouille pas sa chemise. J’avais le physique pour boucler les 42km, j’en suis persuadé mais en combien de temps ? Probablement aux alentours de 6h15 … et il y avait quand même un peu de monde derrière moi. Bref, sage ou trop sage, je n’en sais rien, je laisse seul juge les responsables de l’épreuve. Cette décision a du bon en tout cas pour au moins une chose, j’ai finalement couru à peu de chose près la distance prévue initialement.  ;-)</p>
<p>Merci aux organisateurs pour cette belle journée.  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 4h46&#8217;40&#8243;<br />
Distance : 32 km<br />
D+ : 1060m</p>
<p>Classement général : 183/236<br />
Classement Catégorie : 68/87</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/cadeau-raidlight-trail-trophy-2009.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1041" title="Cadeau Raidlight Trail Trophy 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/cadeau-raidlight-trail-trophy-2009.jpg" alt="Cadeau Raidlight Trail Trophy 2009" width="300" /></a><br />
<em>La polaire/Coupe vent &#8230;</em></p>
<p>Le site : <a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank">Le Raidlight Trail Trophy</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/f/img/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/RaidlightTrailTrophy2009?feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/SX4ZfjqJFJE/AAAAAAAABNw/yTNqiAsRPz4/s160-c/RaidlightTrailTrophy2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/RaidlightTrailTrophy2009?feat=embedwebsite">Raidlight Trail Trophy 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/01/29/raidlight-trail-trophy-2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>25</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lyon Urban Trail, le 2 Novembre 2008</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/11/08/lyon-urban-trail-le-2-novembre-2008/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/11/08/lyon-urban-trail-le-2-novembre-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 20:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon Urban Trail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arthurbaldur.fr/?p=698</guid>
		<description><![CDATA[Ce dimanche, c’était journée escaliers et ruelles escarpées dans notre belle ville de Lyon. Les 1200m de dénivelé positif pour une distance de 40km peuvent sembler dérisoire si on les compare aux données brutes affichées par la plupart des courses de montagne mais le terrain de jeu atypique du Lyon Urban Trail ne démérite pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce dimanche, c’était journée escaliers et ruelles escarpées dans notre belle ville de Lyon.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-703" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_0.jpg" alt="" width="250" height="397" />Les 1200m de dénivelé positif pour une distance de 40km peuvent sembler dérisoire si on les compare aux données brutes affichées par la plupart des courses de montagne mais le terrain de jeu atypique du Lyon Urban Trail ne démérite pas quand il s’agit de faire brûler les quadriceps et durcir les mollets.</p>
<p>L’alternance incessante de courtes montées/descentes y est certainement pour beaucoup. Il faut reconnaître que nos carcasses de coureur sont particulièrement sollicitées par le revêtement citadin. On est loin du confort et de la souplesse d’un agréable sentier monotrace en terre battue mais les trailers puristes allergiques au bitume ont quand même tord de bouder leur plaisir,  le parcours est à la hauteur des espérances des plus fines bouches.</p>
<p>Par contre, il vaut mieux oublier vos chaussures de trail et opter pour l’amorti pantoufle d’une chaussure de route. Ce ne sont pas les quelques passages hors bitume qui vont mettre en péril votre équilibre. Les semelles de mes Nike Vomero n’ont été mises en défaut que dans la descente de la piste de la Sarra. Il faut dire que le terrain était plutôt boueux avec le déluge de la veille !</p>
<p>Les organisateurs ont parfaitement réussi à transposer les atouts de la désormais célèbre <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2007/09/22/lyon-free-vtt-2007/">Lyon Free VTT</a> dans une déclinaison trail. Ludique, insolite, exigeant, technique parfois, le parcours nous a permis de découvrir ou redécouvrir avec plaisir de nombreux lieux remarquables de la ville, le tout détaillé dans un road book aux allures de guide touristique. Encore une bonne idée empruntée à la version vélo.</p>
<div style="width:220px;height:55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4470&#038;colorBackground=0xFFCC66&#038;textColor1=0xFFFFFF&#038;colorVolume=0x990000&#038;autoplay=0"></param><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4470&#038;colorBackground=0xFFCC66&#038;textColor1=0xFFFFFF&#038;colorVolume=0x990000&#038;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"></embed></object></div>
<p>Voilà enfin une épreuve digne de la deuxième ville de France. Elle a ce petit plus qui fait la différence comparée à un marathon de Lyon plus impersonnel, ce qui devrait lui assurer une place de choix dans nos agendas bien remplis. C’est tout le malheur qu’on lui souhaite. En espérant qu’elle ne soit pas victime de son succès. Ce serait dommage que l’on associe les escaliers de Fourvière avec le tunnel du même nom.</p>
<p><span id="more-698"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>LYON URBAN TRAIL &#8211; Le Road Book</strong><br />
<code>42km - 1200m+ -19 ascensions<br />
21km -  600m+ -10 ascensions<br />
</code><br />
26 points remarquables détaillés</p>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_1.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-704" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_1.jpg" alt="" width="200" /></a></td>
<td>« <em>Pionners de cette première édition, vous allez découvrir ou redécouvrir  Lyon sous un angle unique et privilégié. La cité Lumière avec son patrimoine historique inestimable vous propose un circuit trail inédit. Avec son relief tourmenté , son achitecture riche et cosmopolite, ses deux collines imposantes, ses fleuves majestueux et ses innombrables ruelles escarpées, Lyon propose un terrain de jeu ludique et insolite pour tous les coureurs en quête de découverte et de nouvelles sensations. Les parcours exigeants, tracés par des trailers passionnés et expérimentés, proposent un dénivelé conséquent et des passages techniques, pour un plaisir optimal. Vous allez découvrir des points de vue plus sublimes les uns que les autres. Profitez pleinement de ces moments privilégiés et bonne course.</em> »</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Le week-end était également placé sous le signe du Saint Nectaire.</strong></p>
<p>Je ne parle pas de ces pâles copies insipides réservées au commun des mortels. Non, non, je parle du vrai Saint Nectaire. Le divin. Celui dont l’onctuosité de la pâte et le délicat goût de noisette flatte le palais et réveille les sens. Difficile de retranscrire un tel bonheur olfactif  &#8230;  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Le rapport avec le Lyon Urban Trail ?</p>
<p>Aucun, si ce n’est que j’ai hébergé à la maison pour le week-end, Miaou, son compagnon de panier et un délicieux Saint Nectaire en guise de cadeau d’intronisation au G.C.O. Vous ne croyez quand même pas qu’il suffit d’enfiler des chaussettes orange pour faire partie du gang ! Nous avions plus ou moins envisagé d’emmener ce présent sur le lieu de la compétition mais bénéficier d’un tel ravitaillement nous aurait assuré un avantage certain sur nos concurrents ce qui est bien sûr totalement contraire à notre éthique.</p>
<p>Nos deux amis sur coussinet ont donc été invités à se présenter avec bagages et Saint Nectaire samedi en début d&#8217;après midi à la maison. Il semble que les chats n’ont pas bénéficié du même sens de l’orientation que nos amis les pigeons voyageurs à moins que les puissantes effluves de noisette ne soient à l’origine de leurs déboires. « <em>Allo Arthur, on est au Transbordeur, c’est où chez toi ?!</em> » « <em>Ben, faut juste rebrousser chemin et retraverser tout Lyon</em> ». De quoi réviser quelques noms de rues en les guidant avec googlemaps.</p>
<p>Après une petite collation et une pause pipi bien méritée nous sommes allés retirer nos dossards. L&#8217;occasion pour mes hôtes de rencontrer quelques têtes lyonnaises et de découvrir le site d&#8217;arrivée au cœur de la cité internationale. Une fin d&#8217;après-midi paisible interrompue par l&#8217;arrivée de la pluie. Pas fâché qu&#8217;elle soit arrivée en temps et en heure. Vu le déluge, je n&#8217;aurais pas aimé courir 40 bornes dans ces conditions. On peut dire que nous avons une sacrée chance côté météo.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce qu&#8217;on peut bien faire la veille d&#8217;une compétition quand on est membre du G.C.O ?</strong></p>
<p>Et bien on regroupe les familles Biscotte, Miaou et Arthurbaldur et on ripaille gaiement.<br />
C&#8217;est la bonne soupe de légumes accompagnée de comté, la traditionnelle assiette de pâtes et puis on s&#8217;attaque goulûment au cadeau d&#8217;intronisation de Miaou. Peut-être pas l&#8217;idéal pour ce qui est de la diététique sportive mais c&#8217;est diablement bon. Faut dire que dans tout ce petit monde il n&#8217;y a que deux participants à la promenade du lendemain. Alors, les autres, la diététique &#8230;</p>
<p>Allez tout le monde au lit, il est temps de prendre des forces !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_8.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-731" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_8.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Miaou et Yannick sages comme des images avant de se déchainer sur le 20km</em></p>
<p><strong>Dimanche matin, 5h30</strong></p>
<p>J’avais prévu un réveil encore plus matinal pour m’assurer une digestion parfaite mais une crise de flemmite aiguë m’a convaincu de décaler l’heure du lever d’un petite demi-heure. Ouverture du réfrigérateur. Le terroir auvergnat s’est installé confortablement dans les lieux et a pris ses aises. Ca réveille l’appétit ces p’tites choses. Mais on va quand même éviter les fantaisies gustatives ce matin. Il s’agit d’avoir l’estomac léger pour avaler les quelques 6000 marches et les 19 difficultés annoncées au programme.</p>
<p><strong>7h00. Nous partons avec Miaou en direction du Parc de la Tête d’Or, lieu du départ de la course.</strong></p>
<p>Les supporters prendront une autre voiture. Je ne veux pas partir trop tard pour pouvoir me garer facilement à proximité du Parc et monsieur Miaou est fâché avec tout ce qui ressemble de près ou de loin à un réveil.<br />
Nous retrouvons les compères Taz le Diable et Yan42 et un moment plus tard le sieur Oslo. Pendant que chacun vaque à ses petites occupations d’avant course (des petite vessies ces coureurs) j’ai le plaisir d’assister à l’échauffement (vous êtes sûrs que c’était un échauffement ?) de <a href="http://carottepourtous.over-blog.com/" target="_blank">Carottepourtous</a>. Je n’ai pas osé l’interrompre en pleine préparation … Me voilà tout timide, c’est que le palmarès de madame a de quoi impressionner. 3h45, 2ième féminine, vous situez le niveau … Et sans objectif particulier en plus !<br />
Il est temps de se rapprocher de la ligne de départ. A plus tard Miaou.</p>
<p><strong>8h00. C’est parti.</strong></p>
<p>On part tranquillement pour s&#8217;échauffer en douceur. Un footing rapide. Un petit tour du Parc de la Tête d&#8217;Or pour commencer. C&#8217;est beau, c&#8217;est vert mais c&#8217;est plat. On n&#8217;est pas venu pour cela. On veut du gore, du velu, de l&#8217;escalier quoi ! Il faudra attendre de traverser le Rhône pour attaquer la première grimpette de la journée. La montée de la boucle. Plutôt encombrée habituellement par la circulation mais heureusement désertée par les automobilistes ce dimanche matin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_2.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-705" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_2.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Vue de l&#8217;arrière &#8230; comme <a href="http://bicshowsport.blogspot.com/" target="_blank">bicshow</a>. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p>Finalement, il y a de quoi s&#8217;échauffer un peu sur cette première colline. On enchaîne les grimpettes et les descentes. Ce n’est pas bien haut mais il y a quand même quelques escaliers intéressants. Les sensations dans les jambes sont bonnes. Je pense à ce qui nous attend sur le secteur de Fourvière. Il s&#8217;agit de s&#8217;économiser un peu. On va quand même se taper la bagatelle d&#8217;un petit marathon. Nous sommes toujours ensemble. C&#8217;est sympa de faire le chemin avec les compères. Je m&#8217;attendais à ce que le groupe se disloque peu à peu avec les difficultés mais non, il n&#8217;en est rien.</p>
<p>J&#8217;apprécie beaucoup le parcours, tout à fait en phase avec ce que j&#8217;imaginais encore la veille. Il y a régulièrement ces petites touches originales qui rendent le parcours ludique comme le fait d&#8217;emprunter la traboule de la Cour des Voraces par exemple ou le fait, plutôt inhabituel, de traverser l&#8217;Hôtel de Ville en courant. Nous arrivons au premier ravitaillement sur la Place Rouville. Je suis en tête de la troupe mais ce petit coquin de Taz prend un malin plaisir à se faufiler et à me passer devant juste avant le point de contrôle pour le classement intermédiaire. L&#8217;emportera pas au paradis cette canaille.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_3.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-706" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_3.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Au second plan, Taz le Diable (à gauche) et Oslo (à droite)</em></p>
<p><code>Temps : 01:29:09 (place Rouville)<br />
Classement général : 509<br />
Classement Catégorie : 161<br />
</code><br />
Je jette un œil pour voir si <a href="http://mamanpat.over-blog.com/" target="_blank">Pat</a> n’est pas dans les parages. Pas de couettes dans les parages. Je m&#8217;approche des tables du ravitaillement mais rien ne me fais vraiment envie. Je vais me contenter de boire une petite gorgée de Coca. De toute façon, j&#8217;ai tout ce qu&#8217;il faut sur moi. J&#8217;ai prévu de quoi tenir 5 heures.</p>
<p>Je ne suis pas  fâché de quitter la Croix Rousse. Je n&#8217;ai rien contre celle-ci cela dit mais j&#8217;ai hâte d&#8217;en découdre avec mon terrain de jeu favori. On traverse la passerelle de l&#8217;Homme de la Roche, puis s&#8217;en suit une petite remontée des quais de Saône en jetant un coup d&#8217;œil navré aux voitures qui font trempettes sur les bas quais (bonjour les inondations), on traverse la route, on s&#8217;engouffre entre deux immeubles … « Attention Yan, on y est ! » et on attaque Fourvière par <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/06/09/la-montee-de-la-sarra/">la Montée de la Sarra</a>, le must des escaliers Lyonnais. Juste ce qu&#8217;il faut pour se mettre bien dans l&#8217;ambiance des lieux. Les marches de cette première volée d&#8217;escaliers sont hautes et étroites. Du tout bon pour faire travailler les cuissots. La seconde partie est heureusement plus tranquille.</p>
<p>Et hop on enchaîne directement en descente sur l&#8217;ancienne piste de ski de la Sarra (ben oui on a même ça à Lyon) qui est utilisée désormais lors de l&#8217;Avalanche Cup par le top des fadas du VTT de descente. Oh oh, le terrain est méchamment gras. Oslo a failli se casser la margoulette et j&#8217;étais pas loin de l&#8217;imiter. Du coup, je préfère descendre en mode larve plutôt que raboter mon corsaire quechua tout neuf. C&#8217;est pas bon pour l&#8217;égo d&#8217;avoir le c.. tout boueux. On enchaîne par une grimpette de la montée Nicolas de Lange pour redescendre dans le vieux Lyon par les Jardins du Rosaire.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_4.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-707" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_4.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La montée des Chazeaux qui va nous permettre de rejoindre la rue du Boeuf à Saint Jean</em></p>
<p>Au pied du Gourguillon (c&#8217;est une ruelle pavée en montée que j&#8217;emprunte pour revenir chez moi lorsque je vais me balader au parc de Miribel Jonage en VTT), Taz est obligé de faire une petite pause. Un problème d&#8217;échauffement de la voute plantaire peut-être dû à des chaussures un peu trop neuve ? On a pas de Nok sur nous. Tant pis. Faudra faire sans.<br />
Pour compliquer un peu les choses, je découvre que l&#8217;on va faire une petite boucle histoire de récupérer la montée des Epies et revenir pratiquement au même endroit dans le Gouguillon par un petit escalier sympa et velu comme il faut. C&#8217;est vachard, la montées des Epies est a classer dans la catégorie des ruelles casse-pattes. Pour vous dire, le bitume est rainuré pour éviter que les véhicules ne glissent en hiver !</p>
<p>Autre montée bien sympa, la montée du Télégraphe qui permet de rejoindre l&#8217;école Albert Camus à partir de la rue des Farges. Quelques marches pour bien commencer et une bonne pente pour continuer. Ce n&#8217;est pas possible de s&#8217;ennuyer par ici, il y a de quoi faire, traversée du théâtre antique, de nouveau les Jardins du Rosaire, la Passerelle des 4 Vents depuis laquelle on découvre une vue magnifique sur les méandres de la Saône &#8230; Avant de franchir cette dernière nous repassons pour la deuxième fois sur l&#8217;esplanade de Fourvière.</p>
<p><code>Temps : 02:27:09 (esplanade de Fourvière)<br />
Classement général : 368<br />
Classement Catégorie : 125<br />
</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_5.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-708" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_5.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Fourvière à mi-course.</em></p>
<p>C&#8217;est le deuxième ravitaillement, à mi-parcours. Il semble que l&#8217;on soit parti pour galoper 5 heures. Impeccable, au moins on a le temps d&#8217;en profiter. Le plus gros du dénivelé est passé mais le secteur de Fourvière n&#8217;a pas encore révélé tout ses atouts. Il nous faudra encore contourner le cimetière de Loyasse et emprunter la rue du Bas de Loyasse qui n&#8217;a de bas que sa première partie avant d&#8217;effectuer une large boucle qui nous emmène jusqu&#8217;à Vaise (sacré détour) en longeant par l&#8217;arrière les quatre tours qui dominent l&#8217;extrémité nord de la colline de Fourvière. L&#8217;occasion de jeter un œil sur les vestiges des fortifications du fort de Vaise car il nous faut remonter la colline à mi-hauteur pour rejoindre les escaliers de la montée du Greillon et rejoindre enfin les quais de Saône.</p>
<p>On découvre alors que le parcours sur les quais de Saône a été raccourci d&#8217;environ deux kilomètres du fait des inondations. Je ne vais pas m&#8217;en plaindre, cette partie s&#8217;annonçait bien monotone. Retour sur le secteur Croix-Rousse. Je découvre avec surprise que l&#8217;on peut cheminer entre les lacets du Chemin de Serrin pour rejoindre le Parc de Chazière (encore un espace vert en pente).</p>
<p>Il y a quelques passages hors bitume bien sympathique dans le coin. Ca descend juste ce qu&#8217;il faut et je me fais plaisir en laissant aller la machine, voir en accélérant franchement. Ce n&#8217;est pas optimal au niveau de la gestion de course loin s&#8217;en faut et je perds certainement quelques plumes au passage mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est bon de jouer au cabris.</p>
<p>Je pense qu&#8217;il va falloir que j&#8217;emmène l&#8217;ami Biscotte sur le parcours à l&#8217;occasion d&#8217;un off. C&#8217;est quand même vraiment dommage qu&#8217;il ait manqué cela.</p>
<p><code>Temps : 03:38:46 (Caluire)<br />
Classement général : 327<br />
Classement Catégorie : 115<br />
</code><br />
C’est le dernier ravitaillement. Une petite gorgée de Coca et je repars aussi sec. Je n’ai pas envie de relâcher mon effort et je ne suis pas contre l’idée de prendre un peu d’avance. On ne se refait pas. Je prends mon pied à courir avec les potes, l’ambiance est sympa, bonne enfant, on déconne, mais j’aime bien également la compétition. Alors si je peux les pourrir et finir en tête, je ne vais pas m’en priver. Ce doit être mon côté obscur mais j’assume. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /><br />
Mais non, les compères suivent.</p>
<p>Je fais nettement moins le malin dans les deux dernières grosses difficultés. La montée de la Rochette et la montée de l’église. J’ai les quadriceps en feu. Rien à voir avec des crampes. Juste l’impression d’avoir les muscles à vif. C’est dur. J’ai l’impression de me retrouver dans Bovine et de revoir Line me décrocher. Mais non ça passe. Faut dire que la montée de l’église est nettement moins longue.</p>
<p>Quand je vous parlais d’esprit de compétition, on est même des vrais killers … Taz a commencé à fléchir. Normal, voilà un homme qui vient de participer au <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/10/20/le-semi-marathon-de-grigny-le-19-octobre-2008/">semi marathon de Grigny</a> à fond deux semaines auparavant (avec un record perso à l’arrivée qui plus est), qui a suivi pour cela une préparation spécifique semi et qui n&#8217;a  pas effectué de sorties longues depuis le mois de juillet. Autant vous dire que dans ces conditions, un petit coup de moins bien était prévisible et finalement plutôt tardif. C&#8217;est costaud ces trucs-là. Taz commence donc à fléchir et que font ses petits camarades ?  Ils l’attendent ? Ils ralentissent ? Hé non, perdu … Ils accélèrent … mais progressivement, hein, l’air de rien, en toute innocence. Et un peu plus tard, quand un des compères se retourne et dit « je ne vois plus Taz » un autre de s’empresser « oh, c’est normal, ce doit être la fatigue du semi. » et les trois d’accélérer à nouveau histoire d&#8217;en remettre une couche et de bien enfoncer le clou.</p>
<p>On a traversé depuis un bon moment la voie verte de Caluire. Ce n&#8217;est pas que je commence à me lasser du parcours mais plus l&#8217;arrivée approche et plus j&#8217;ai hâte d&#8217;arriver. Vous allez dire que ça tombe bien.  Je ne connais pas du tout ce secteur. On traverse un espace vert à proximité d&#8217;une résidence. On aperçoit le centre ville en contrebas … un peu trop en contrebas à mon goût. Une sacrée descente nous attend. J&#8217;ai le genou droit qui m&#8217;élance. Je me force à garder la guibole bien dans l&#8217;axe. On traverse la rue principale de Saint Clair et on accède enfin aux berges du Rhône.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/11/08/lyon-urban-trail-le-2-novembre-2008/">Visit the blog entry to see the video.]</a><em>Alors, c&#8217;est qui le roi du finish ?</em></p>
<p><strong>C’est qui le roi du finish ?</strong></p>
<p>Un dernier petit raidillon et nous arrivons sur le pont Poincaré. J’ai tenu la cadence imprimée par Oslo pendant toute la course. A mon tour de m’amuser un petit peu. J’adore les finishs musclés. J’accélère un peu, l’air de rien, c’est juste pour dérouiller les jambes. On arrive au milieu du pont. J’en rajoute une couche. A mon avis,  les compères n’ont plus aucun doute sur mes intentions. Je ne me retourne pas mais je sens la présence d’Oslo. J’accélère. Il est toujours là. Merde il va me coiffer au poteau le bougre. J’accélère encore. Ca tient. On contourne le palais des congrès. Ca tourne sec. Casse toi pas la gueule Arthur. Relancer dans la dernière ligne droite, encore un virage et … et … YESSSSSS ! Premier. Je suis premier ! La foule en délire m’acclame. Les groupies s’arrachent mes vêtements. Le champagne coule à flot. Arthur is back … Le pavé d’or est dans ma poche.</p>
<p>Premier,  le premier des compères on s’en doute, parce que le premier il est arrivé depuis un sacré bail ! En 2h47 ! C’est du délire ! Il nous a fallut 4h26 pour en finir …</p>
<p>Je m’en fous, c’est qui le roi du finish ? Hé purée, c’est Arthur !!! ;-)</p>
<p><code>Temps : 04:26:45 (arrivée)<br />
Classement général : 291<br />
Classement Catégorie : 106<br />
</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_6.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-709" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_6.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Dans l&#8217;ordre d&#8217;arrivée. Arthurbaldur, Oslo, Yan42 et &#8230; t&#8217;es ou Taz ? <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p><strong>L’après course :</strong></p>
<p>Bizarre. Pas de ravitaillement à l’arrivée. Dommage, c’est le seul ravitaillement qui me soit utile dans la mesure où je cours toujours en totale autonomie. Heureusement, il y a un sac repas prévu. Bon, il n’est pas à l’image de la gastronomie lyonnaise mais le sandwich passe plutôt bien. Une banane, de l’eau qui bulle et je suis requinqué du côté de l’estomac. Reste à profiter des ostéopathes présents (c’est le pied de se faire bichonner) et le bonhomme est comme neuf. Enfin presque. Les jambes sont quand même bien lourdes.</p>
<p>La fraîcheur finit par nous convaincre de regagner gentiment nos pénates. C’est pas épais un t-shirt technique. On a quand même respecté la tradition. Yan42 a offert les mousses. Elle a une bonne descente de gosier Miaou.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_7.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-710" title="LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/lyonurbantrail_7.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>De gauche à droite. Miaou, Yannick, Taz le Diable, Yan42, Oslo et Arthurbaldur.</em></p>
<p><strong>Bilan :</strong></p>
<p>Pour une première, c’est un sans faute. Je tire mon chapeau à Michel Sorine et son équipe.</p>
<p>C’est un vrai plaisir de pouvoir partager ses lieux d’entraînement favoris dans la joie et la bonne humeur avec des coureurs satisfaits et heureux de participer à cette première. Je ne peux que l’en remercier vivement. En tout et pour tout, je n’ai aperçu qu’un coureur mécontent. Je ne sais pas trop de quoi il se plaignait d&#8217;ailleurs. Probablement un naturel quelque peu grincheux.</p>
<p>Le parcours est somptueux. J’espère qu’il y aura quelques variations chaque année pour ajouter un peu de piment à l’affaire. J’ai l’impression qu’il y a eu quand même un petit cafouillage au niveau de l’aiguillage sur le secteur de la Croix Rousse. C’est pénible de devoir doubler plusieurs fois les mêmes personnes. :?</p>
<p>Les ravitaillements me conviennent. Je ne suis pas difficile. Une gorgée de coca et c’est reparti.</p>
<p>Le site de départ au sein du parc de la tête d’or est un classique pour peu que l’on ait participé au semi marathon de Lyon. Le site d’arrivée devant le palais des congrès est plus original et fort pratique pour recevoir les soins prodigués par les ostéopathes à l’abri des aléas de la météo. Un plus serait de pouvoir arriver en ligne droite par l’allée centrale de la cité internationale. L’arrivée tomberait un peu moins comme un cheveux sur la soupe après ce tournicota pour contourner le palais des congrès. Les escaliers de la cité sont bien tentants également. De quoi palier au manque de difficulté … Non, je déconne !</p>
<p>Quand au prix, il ne me semble pas si prohibitif que cela pour une épreuve de ce type. Il suffit de s’inscrire suffisamment tôt pour bénéficier d’un tarif réduit à 25 euros. D’ailleurs, le prix est identique pour le marathon de Lyon.</p>
<p>Au niveau physique, je suis assez satisfait de ma course. J’ai réussi à suivre mes acolytes sans trop de mal malgré les relances régulières d’Oslo. Il est fort dans les montées le bougre. Cabornis, Ardéchois, Grand Duc (bon avec une gastro, c’était un peu spécial), c’est qu’à la longue je commençais à prendre l’habitude d’être décroché plus ou moins rapidement lors de nos rencontres compétitives. Rien de cela ce dimanche. J’ai bien eu quelques petits coups de moins bien, des petits décrochages mais dans l’ensemble je n’ai  pas eu à puiser trop dans les réserves. Je me suis fait vraiment plaisir dans quelques descentes hors bitume et j’ai pu m’offrir un finish comme je les aime. Je récupère rapidement. Je me suis fait un petit footing de 30’ mercredi soir. Les jambes étaient un peu cotonneuses mais les sensations étaient globalement bonnes.</p>
<p>Et puis une course avec des compères c’est top … et là, il y avait de quoi faire. :-P</p>
<p>Seul regret, l’absence de notre photographe du jour. Pas de Biscotte. Va falloir affûter ton excuse. Il faisait beau dimanche ! (bon, je l&#8217;ai eu au téléphone depuis, il est pardonné).</p>
<p>Allez, vivement la prochaine. Ce sera <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/la-saintelyon/">la SaintéLyon</a>. Ma troisième. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je vous invite vivement à consulter les articles de mes compères du jour :</p>
<p><a href="http://nebulus.zapto.org/miaou/index.php/2008/11/04/lyon-urban-trail/" target="_blank">Lyon Urban Trail</a> de Miaou.<br />
<a href="http://taz.le.diable.free.fr/index.php/2008/11/08/lut2008/" target="_blank">Lyon Urban Trail : Bienvenue chez les lutins &#8230;</a> de Taz le Diable.<br />
<a href="http://caposlo.over-blog.com/article-24389650.html" target="_blank">Lyon Urban Trail : Tournicota Tournicota !</a> d&#8217;Oslo.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Temps : 4h26&#8217;45&#8243;<br />
D+ 1295m</p>
<p>Temps : 01:29:09 (place Rouville)<br />
Classement général : 509<br />
Classement Catégorie : 161</p>
<p>Temps : 02:27:09 (esplanade de Fourvière)<br />
Classement général : 368 (-141 places)<br />
Classement Catégorie : 125 (-36 places)</p>
<p>Temps : 03:38:46 (Caluire)<br />
Classement général : 327 (-41 places)<br />
Classement Catégorie : 115 (-10 places)</p>
<p>Temps : 04:26:45 (arrivée)<br />
Classement général : 291 (-36 places)<br />
Classement Catégorie : 106 (-9 places)</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/cadeau_lyonurbantrail.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-711" title="Cadeau LYON URBAN TRAIL" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/cadeau_lyonurbantrail.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt floqué Lyon Urban Trail en cadeau.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Grand Duc, le 29 juin 2008</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/07/03/le-grand-duc-le-29-juin-2008/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/07/03/le-grand-duc-le-29-juin-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 20:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Grand Duc]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Grand Duc 2008 où la chronique d&#8217;un échec &#8230; Je suis au Pas du Loup. Il y a une pancarte au bout du sentier &#8230; et puis après il n&#8217;y a plus de sentier &#8230; enfin si mais ça ne ressemble plus vraiment à un sentier. C&#8217;est escarpé et &#8230; et il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-386" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc00.jpg" alt="" width="510" /></p>
<h3>Le Grand Duc 2008 où la chronique d&#8217;un échec &#8230;</h3>
<blockquote><p>Je suis au Pas du Loup. Il y a une pancarte au bout du sentier &#8230; et puis après il n&#8217;y a plus de sentier &#8230; enfin si mais ça ne ressemble plus vraiment à un sentier. C&#8217;est escarpé et &#8230; et il y a le vide à droite, je sais qu&#8217;il y a ce putain de vide à droite mais je ne regarde surtout pas &#8230; fichu vertige. Allez je serre les fesses et les bâtons dans la main droite et je m&#8217;accroche comme je peux. Manquerait plus que l&#8217;estomac recommence des siennes maintenant &#8230; Ca ferait un peu désordre.<br />
Il n&#8217;y a personne pour regarder de toute façon, ça fait un bon moment que je suis tout seul.<br />
Bon ça va, c&#8217;était moins long que prévu. J&#8217;ai passé cette première zone de neutralisation annoncée au briefing la veille.</p></blockquote>
<p><span id="more-385"></span></p>
<h4>La veille :</h4>
<p>J’ai la chance de me faire héberger une fois de plus dans la famille de Taz. Un grand merci à ton oncle et ta tante pour leur accueil. Biscotte est des nôtres cette fois, pas de déménagement au programme comme ça avait été le cas pour l’Ardéchois. Nous sommes en train regarder la fin d’un match de rugby, enfin mes compères car je suis en train de piquer du nez … Il est grand temps de se coucher. D’après Biscotte, je m’endormirai comme une souche … La fin d’une journée bien remplie, trajet, briefing des organisateurs, retrait des dossards, installation dans notre petit nid douillet d’un soir et bien sûr l’incontournable pasta.</p>
<h4>Un réveil difficile :</h4>
<p>2h57 : J’émerge difficilement. J’ai bien dormi mais je n’aurais pas été contre une petite rallonge.<br />
Ce n’est pas à l’ordre du jour. Il ne faut pas traîner, nous sommes à une petite demi-heure de Saint Laurent du Pont. Petit déjeuner, un minimum de toilette, de toute façons on va suer comme des gorets toute la journée, et je mets une touche finale aux préparations débutées la veille.<br />
Hou là, ce n’est pas le top au niveau de l’estomac, j’ai la nausée. Vraiment pas le top du tout d’ailleurs, les toilettes sont occupées, il faut que je sorte illico de la maison … Bon ça passe avec l’air frais mais je suis un peu inquiet. J’oublie ce petit incident. Il est grand temps de plier bagage.</p>
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<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_12"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.166666666667,FFFFFF,0.166666666667&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|20.5 km|41 km|61.5 km|82 km|1:|250 m|500 m|750 m|1000 m|1250 m|1500 m|1750 m&#038;chd=s:IMZmvsv2viaRSclmnrmkvuibYWTRVadkmfXbjiu5yqw42qeSMI&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /></p>
<h4>La course :</h4>
<p>5h07 : C&#8217;est parti et bien parti. Le parcours nous met tout de suite dans l&#8217;ambiance. Ils ne connaissent pas le mot « plat » ici, à peine l’expression « faux plat ». Ca monte, ça monte et ça monte et puis il faudra bien finir par redescendre. On ne voit pas grand chose dans les bois au début, c&#8217;est la pénombre, il est encore tôt et il faut faire attention où on pose les pieds. Mes deux compères n&#8217;ont pas mis longtemps à me semer. Rien d&#8217;anormal, c&#8217;était prévu. Pas la peine de se griller quand on part pour 80 bornes … mieux vaut courir à son allure.</p>
<p>J&#8217;ai un peu de mal à prendre le rythme avec les bâtons. Je ressens bien leur potentiel, cette économie d&#8217;énergie pour les cuisses mais je suis loin d&#8217;avoir les heures de vols requis pour en bénéficier pleinement. C&#8217;est vrai que j&#8217;ai dû être un peu casse couille à laisser parfois traîner mes bâtons en arrière comme ce charmant traileur me l&#8217;a fait remarquer à plusieurs reprises. Peut-être, certainement même, mais il faut bien commencer un jour et s’il est vrai que je tricote un peu avec mes bâtons, il est des personnes qui ont des progrès à faire côté tolérance. Purée, je n&#8217;oblige personne à me coller aux basques ! Il ne va pas me faire croire qu&#8217;il en est à 1 minute près ! C&#8217;est dommage que certains cadors du gosier oublient qu&#8217;ils ont été également débutants un jour. En gentil garçon bien élevé, je finis par laisser passer les plus pressés dès que le terrain le permet pour pouvoir tricoter à ma guise.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-387" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>6h02</em></p>
<h4>Pertuis :</h4>
<p>Je m’arrête quelques minutes au premier ravitaillement. Ce n’est pas pour m’alimenter, je suis écoeuré, ballonné, mon pauvre ventre a vraiment décidé de faire des siennes, mais pour me pauser un peu. Ce n’est pas la grande forme. J’ai l’impression de ne pas avoir de jambes. Tout juste un peu de coton. Allez, il faut repartir, je ne suis pas près d’arriver à ce rythme. Il faut encore monter un peu avant d’arriver au Col d’Arpizon.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-388" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc02.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-389" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>7h01</em></td>
<td><em>7h02</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’avantage d’être un peu vrac, c’est que l&#8217;on a tout le temps de contempler les paysages et ils sont fabuleux. Ils peuvent être fiers de leur région les locaux. Je suis en train de traverser des alpages. Je reprends un peu du poil de la bête, peut-être le contact avec nos amies les vaches. Elles n’ont rien à envier à leurs collègues citadines par ici. L’herbe est verte et l’absence de train est largement compensée par le passage des traileurs du Grand Duc.</p>
<h4>Col de la Ruchère :</h4>
<p>J’arrive au ravitaillement du Col de la Ruchère. J’absorbe la moitié d’un verre de coca et j’échange quelques mots avec les bénévoles du poste. C’est reparti pour une bonne grimpette en lacet que je fais en partie avec deux autres coureurs. Je suis obligé de les laisser passer au bout d’un moment. Je ne tiens décidément pas l’allure. Bizarre comme sensation. Je n’ai pas mal aux jambes, le cœur ne bat pas spécialement la chamade mais je suis désespérément mou, pas de peps, pas de vie …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-390" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>7h21</em></p>
<p>Il n’y a plus personne derrière moi. Faut que je me fasse une raison, j’ai bien l’impression que je suis en train d’endosser le rôle du ramasse miette, de la voiture balai quoi. Ah si il y a une silhouette au loin qui finit par me rattraper, c’est un duo, mon premier, il y en aura pleins d’autres. Je me range sur le côté, l’observant béatement dans une imitation assez réussie de la vache locale. Il me dit bonjours et me demande si je suis un solo en essayant de voir mon dossard … il a dû avoir peur de pas être en tête le bougre. Ben oui mec je suis un solo et tu viens de me mettre une heure dans la vue … L’enfoiré, il l’a pas fais exprès mais il m’a cassé grave le moral … et que dire de mon pauvre ego. Je n’ai plus qu’à sortir les lunettes de soleil et à continuer incognito.</p>
<p>A peine la flèche disparue de mon champ de vision qu’une irrésistible envie de m’alléger me cloue sur place, je me penche en avant et rend à dame nature le peu d’aliments que mon estomac tentait d’assimiler.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-391" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-392" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>7h37</em></td>
<td><em>7h37</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>Pas du loup :</h4>
<p>Je suis au Pas du Loup. Il y a une pancarte au bout du sentier &#8230; et puis après il n&#8217;y a plus de sentier &#8230; enfin si mais ça ne ressemble plus vraiment à un sentier. C&#8217;est escarpé et &#8230; et il y a le vide à droite, je sais qu&#8217;il y a ce putain de vide à droite mais je ne regarde surtout pas &#8230; fichu vertige. Allez je serre les fesses et les bâtons dans la main droite et je m&#8217;accroche comme je peux. Manquerait plus que l&#8217;estomac recommence des siennes maintenant &#8230; Ca ferait un peu désordre.<br />
Il n&#8217;y a personne pour regarder de toute façon, ça fait un bon moment que je suis tout seul.<br />
Bon ça va, c&#8217;était moins long que prévu. J&#8217;ai passé cette première zone de neutralisation annoncée au briefing la veille.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-393" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>7h40</em></p>
<h4>Bovinant :</h4>
<p>Bovinant, il y a quelques spectateurs au sommet. Ils me proposent de m&#8217;asseoir avec eux pour admirer le paysage &#8230; je suis à deux doigts de les prendre aux mots. Ca fait du bien de déconner un coup.</p>
<p>J&#8217;attaque la descente vers Saint Pierre d&#8217;Entremont. Je ne vais pas bien vite. Les rochers qui affleurent le sentier sont humides et rendent la descente un peu technique. Et puis j&#8217;ai régulièrement ces fichus spasmes. J&#8217;en ai mal aux muscles abdominaux.<br />
Je m&#8217;arrête a nouveau pour attendre que ça passe. Je suis assis sur une vieille poutre en bois à proximité d&#8217;une grange. J&#8217;en profite pour me tartiner car le soleil commence à taper pas mal.<br />
Quelques coureurs me demandent si je vais bien &#8230; que dire ? Oui, oui tout va bien &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-395" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-394" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>9h10</em></td>
<td><em>9h11</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>St Pierre d&#8217;Entremont :</h4>
<p>Je finis par arriver à St Pierre d&#8217;Entremont. Je passe au pointage et je vais m&#8217;asseoir au pied d&#8217;un monument au mort légèrement en surplomb. Il y a pas mal de monde au ravitaillement car c&#8217;est le lieu de passation du premier relais pour les équipes de cinq. Je fais le bilan de ses premiers 20km.<br />
Ce n&#8217;est pas brillant. J&#8217;ai mal au bide. Si je continue je vais finir de me cramer pour au mieux être stoppé à Saint Pierre en Chartreuse. Dans ces conditions autant s&#8217;économiser, limiter les dégâts et repartir sur de bonnes bases pour la prochaine balade &#8230; Après avoir palabré avec moi-même pendant une bonne demi-heure je jette l&#8217;éponge. C&#8217;est con mais j&#8217;ai presque honte en rendant mon dossard.<br />
Mer&#8230; Fais chier &#8230; c&#8217;est trop con. Une énorme frustration et le doute … Est-ce que j’aurais dû/pu continuer ?</p>
<h4>L&#8217;attente :</h4>
<p>Ce n&#8217;est pas le tout mais il va falloir que j&#8217;occupe ma journée &#8230; Première chose à faire : récupérer les clés de la voiture. Mes compères vont repasser ici dans quelques heures. Je n&#8217;ai plus qu&#8217;à attendre ! Au début le passage de relais m’occupe l’esprit mais après le temps s’allonge. Sieste, sieste et sieste. Trop chaud au soleil, des frissons à l&#8217;ombre &#8230; et un estomac qui me laisse respirer un peu depuis je me suis accordé le repos. Le premier solo arrive enfin vers 11h00. Il s&#8217;agit de rester vigilant maintenant, ce serait dommage de les louper. Il me faudra attendre encore deux bonnes heures pour voir se profiler en bas de la rue l&#8217;ami Biscotte suivi par Taz le Diable. Ce n&#8217;était pas la fraîcheur des grands jours pour ce dernier mais ils repartent côte à côte après un court arrêt.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc10.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-396" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>13h11 Saint-Pierre d&#8217;Entremont. Biscotte suivi de Taz le Diable</em></p>
<p>J&#8217;ai les clés &#8230; Il ne me reste plus qu&#8217;à remettre en pratique mes anciennes pratiques d&#8217;auto-stoppeur pour retourner à Saint Laurent du Pont. Je n&#8217;ai pas eu longtemps à attendre. Les occupants du véhicule qui m’a pris en charge étaient plutôt compatissants avec mes petits soucis de coureur, l&#8217;un d&#8217;eux ayant lui-même abandonné.</p>
<h4>A la rescousse de compère Taz :</h4>
<p>Un passage dans les douches collectives du stade, des vêtements propres &#8230; je suis remis à neuf ou presque. Je m&#8217;apprête à débuter une petite visite paisible du centre ville quand compère Taz m&#8217;appelle à la rescousse. « Viens me chercher, j&#8217;en ai ma claque, je serai à Saint Pierre dans une heure environ. »<br />
Situation identique mais changement de lieu, j&#8217;attends à nouveau &#8230; Biscotte sera le premier au ravitaillement. C&#8217;est la grande forme. Il est tout sourire Biscotte. Confiant. L&#8217;homme fort du jour qui maîtrise parfaitement sa course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc11.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-397" title="Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/07/legrandduc11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>14h58 Saint-Pierre en Chartreuse. L&#8217;homme fort du jour</em></p>
<p>Bon ben on va de nouveau attendre &#8230; un peu, beaucoup, pas trop quand même.<br />
Taz le diable arrive enfin. La forme est nettement moins bonne mais un petit passage dans les bras musclés d&#8217;une charmante kiné va me requinquer le gaillard. Il est d&#8217;attaque pour refaire le grand tour si il le faut &#8230; mais il est malheureusement un peu tard maintenant au niveau horaire pour espérer passer la barrière de Charman Som.<br />
Il finit par abandonner &#8230; Bon on va enfin pouvoir se boire une petite mousse. Il y a une terrasse juste à côté du relais mais j&#8217;ai résisté en attendant mes compères. Ce n&#8217;aurait pas été humain pour eux de me voir attabler en train de siroter en compagnie d’une blonde bien fraîche. C&#8217;est chose possible maintenant avec l&#8217;ami Taz et Seb le Lyonnais un compagnon d’infortune du diablotin.</p>
<p>Le temps vire à l&#8217;orage et c&#8217;est sous des trombes d&#8217;eau que nous nous rendons à Saint Laurent du Pont. Pauvre Biscotte, il ne doit pas être à la fête en ce moment. Un nouveau cycle commence, douche, vêtement propre mais pour mon compère cette fois.</p>
<h4>L’arrivée du héros :</h4>
<p>C’est à nouveau l’attente, une attente plus agréable passée à papoter et à se restaurer avec le repas offert par les organisateurs. Je me suis contenté de l’entrée et d’un peu de riz histoire ne pas tenter le diable (non pas Taz, l’autre, faut suivre un peu !). Une des principales occupations du moment est de prévoir l’heure d’arrivée de Biscotte. Pas simple.<br />
On décide d’aller l’attendre dans un chemin pentu en lacet qui surplombe l’arrivée et les toits de Saint Laurent du Pont. Les arrivées s’échelonnent dans le temps, un coureur, puis un autre, un solo, puis un relais avec à chaque fois une attente de quelques minutes entre chaque. Je guette le héros du jour pour la photo …<br />
Ca y est il arrive, grand sourire … Vas-y profite à fond de ces quelques minutes intenses et savoureuses Biscotte … Tu l’as fait, tu l’as vaincu ce Grand Duc !</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/07/03/le-grand-duc-le-29-juin-2008/">Visit the blog entry to see the video.]</a><em>L&#8217;arrivée de Biscotte.</em></p>
<h4>Epilogue :</h4>
<p>Après s’être tapé un nouveau cycle, douches, vêtements propres, repas pour le troisième larron (la vie est un éternel recommencement) nous avons regagné tranquillement nos pénates Lyonnaises pour un repos bien mérité. Enfin bien mérité, ça reste à voir pour certains.<br />
Pour ce qui est de mes déboires intestinaux, d’origine virale de toute évidence, ils sont en train de passer doucement. Une vraie plaie … J’en ai fait profiter ma fille, qui a dû manquer l’école, et un de mes collègue de travail qui a dû débuter ses congés d’été un peu plus tôt que prévu. Je suis navré.</p>
<p>Le bilan de ce week-end est forcément mitigé, j’ai eu beaucoup de plaisir à partager ces moments avec mes compères lyonnais, à redécouvrir une région magnifique mais quelle frustration de ne pas avoir pû exprimer toute mon envie de faire bien sur ce parcours … Je tourne la page.<br />
On se reverra probablement un jour Grand Duc.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Abandon<br />
Environ 4h<br />
D+ 1450m, D- 1200m<br />
20km</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/08/cadeau_legrandduc.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-439" title="Cadeau Le Grand Duc 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/08/cadeau_legrandduc.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt &#8230; </em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.grandduc.fr" target="_blank">Le Grand Duc</a></p>
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		<title>Le Trail l&#8217;Ardèchois, le 3 mai 2008</title>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2008 14:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Trail l'Ardèchois]]></category>
		<category><![CDATA[Trail National Tour]]></category>

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		<description><![CDATA[Déjà pratiquement 7h00 que je traîne mes trabucos sous ce soleil de plomb &#8230; Dire qu&#8217;il y a des barges pour allez courir dans le désert et plusieurs jours en plus !!! C&#8217;est pas humain de courir dans cette fournaise. Je suis au pied d&#8217;un beau mur. Je l&#8217;attendais celui là, il manquait encore du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-331" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_00.jpg" alt="" /></p>
<blockquote><p>Déjà pratiquement 7h00 que je traîne mes trabucos sous ce soleil de plomb &#8230; Dire qu&#8217;il y a des barges pour allez courir dans le désert et plusieurs jours en plus !!! C&#8217;est pas humain de courir dans cette fournaise.<br />
Je suis au pied d&#8217;un beau mur. Je l&#8217;attendais celui là, il manquait encore du monde au total du D+ &#8230; mais je ne le voyais pas si raide ! Je vois les coureurs qui me précédent au loin passer entre deux pointes rocheuses &#8230; Tout faux, je viens de repérer des silhouettes en mouvement &#8230; c&#8217;est sur le plus haut des pics rocheux qu&#8217;il va falloir passer &#8230; purée ils vont nous faire quoi après ? une descente en rappel ?</p></blockquote>
<p><span id="more-330"></span><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-332" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le centre du village de Désaignes</em></p>
<p>C&#8217;est un week-end prolongé qui s&#8217;annonce. Le 1er mai pour préparer le sac et le bonhomme, le pont du vendredi pour emmagasiner un peu de sommeil et faire le trajet direction l&#8217;Ardèche en début d&#8217;après-midi, le samedi sera le jour J, le dimanche pour le trajet du retour après une bonne nuit de sommeil et le lundi pour écrire ce CR et se la couler douce. Si c&#8217;est pas un beau programme ça !</p>
<p>J&#8217;ai la chance d&#8217;être hébergé par les parents de Taz dans un village à une vingtaine de kilomètres de Désaignes. Merci beaucoup de m&#8217;avoir accueilli ces deux nuits, c&#8217;était vraiment très sympathique.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-333" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_02.jpg" alt="" width="254" /></a><br />
<em>La fameuse porte, début de la balade &#8230;</em></td>
<td width="2"></td>
<td valign="top">Un petit aller retour rapide à Désaignes le vendredi après-midi pour retirer nos dossards et repérer un peu les lieux me permet de confirmer que j&#8217;ai décidément un estomac en béton armé. Taz conduit comme un moniteur d&#8217;auto école, vous situez ? Non bon ben comme un motard alors. C&#8217;est déloyal cette tentative de me faire serrer les fesses, je vois, on veux me faire chopper une contracture des fessiers avant la course &#8230; trop peur de perdre hein ?</p>
<p>Après une courte nuit, c&#8217;est toujours un peu dur de se lever à 5h30, nous referons le trajet de la veille à un rythme plus tranquille. C&#8217;est moi qui suis au volant, je ne suis pas bien réveillé et je n&#8217;ai aucune envie de faire du no bitume avec la titine.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Après s&#8217;être préparé, frileusement, ben oui ça caille encore à cette heure matinale, nous nous dirigeons tranquillement vers la place du village où il règne déjà une belle effervescence. On peut même dire que ça grouille littéralement de coureurs.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-334" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_03.jpg" alt="" height="244" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-335" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_04.jpg" alt="" height="244" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>A gauche, votre humble serviteur tente désespérément d&#8217;enfiler son sac. A droite on peut constater l&#8217;effervescence qui règne sur la place du village.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le départ sera donné après une petite boucle de 400m dans le village histoire d&#8217;étaler un peu le peloton. Le départ réel est sensé être donné lorsque l&#8217;on entendra une corne de brume. Bon j&#8217;ai rien entendu &#8230; Dites donc ils partent bien vite ?! C&#8217;est pas un 10km les gars va falloir se calmer un peu !<br />
On passe sous la porte du village et c&#8217;est parti pour 57km. Cette première portion n&#8217;est pas très folichonne, c&#8217;est un chemin en sous-bois un peu monotone qui va nous éloigner peu à peu de Désaignes.</p>
<p>Le singletrack qui va suivre sera par contre vraiment très agréable. Un vrai plaisir, très difficile de se contenir, je lâche tout dans la descente même si je sais que les jambes s&#8217;en rappelleront plus tard.</p>
<p>Il est temps d&#8217;attaquer la première bonne montée. On entend des percussions au loin. C&#8217;est le groupe qui a mis l&#8217;ambiance au départ. Ils ont vraiment la pêche et de l&#8217;énergie à revendre &#8230; On ne se prive pas de faire le plein au passage, on en a bien besoin.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-336" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-337" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>A gauche, le champ d&#8217;éolienne que nous aurons plusieurs fois en point de mire. A droite, après un p&#8217;tit singletrack bien sympathique il va falloir penser à regrimper un peu.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ca grimpe et c&#8217;est beau, j&#8217;en prends vraiment plein les yeux, vite une photo, une petite contorsion pour extraire le portable du sac &#8230; zut il a encore planté. C&#8217;est pas vrai &#8230; Vite démonter le boîtier, enlever la batterie, remettre tout ça en place, attendre qu&#8217;il s&#8217;allume, ne pas se planter pour le code pin, écouter patiemment le p&#8217;tit jingle nokia, le tout en crapahutant, en évitant de se prendre les pieds dans racines et sans faire chier le coureur qui me suit, grosse ventilation garantie. Bon ben c&#8217;est trop tard pour la photo &#8230; Purée, ça fait transpirer les photos.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-338" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Atelier photo en bord de piste.</em></p>
<p>En parlant de photo, non seulement j&#8217;ai perdu du temps pour prendre les miennes mais c&#8217;était pour la bonne cause, l&#8217;envie de vous faire partager des instants sympa mais j&#8217;en ai perdu également pour jouer le photographe amateur pour un autre coureur. Faut être con pour mettre le bouton marche arrêt juste à coté du déclencheur &#8230; moi après 2 heures de course c&#8217;est comme si j&#8217;avais des moufles.<br />
Et puis je n&#8217;ai jamais vu un appareil photo démarrer aussi lentement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-339" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Elle est pas belle la vie ?</em></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-340" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-341" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_10.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>A gauche, une vue (prise depuis les vestiges) de la descente qui va nous emmener à la cascade. A droite, les vestiges après avoir amorcer la descente.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;arrive bientôt à un des points remarquables du parcours, les vestiges du château de Rochebonne.<br />
C&#8217;est pour cette vue que j&#8217;ai signé, vous savez la photo de la page d&#8217;accueil du site, c&#8217;est beau et ça vaut bien une petite suée &#8230; La descente qui suit est très ludique. Elle doit être particulièrement casse gueule lorsqu&#8217;il pleut ! D&#8217;ailleurs à certains endroits il fallait mieux ne pas glisser &#8230; Pas pour rien que le règlement annonçait : «  Descente km 17 : (Vestiges de Rochebonne) dangereuse en cas de pluie marche conseillée jusqu&#8217;à la traversée de la cascade. ». Bien sympa cette cascade d&#8217;ailleurs pour se rafraîchir &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-342" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_11.jpg" alt="" width="120" /></a></td>
<td width="2"></td>
<td>Je finis par arriver au premier ravitaillement à St Jean Roure au km 22. Surprise, une tête connue sur ma droite, c&#8217;est la fille de Taz. Mélanie est un peu plus loin &#8230; ça mitraille sec, j&#8217;ai encore la force de faire le pitre histoire de mériter quelques mots d&#8217;encouragement &#8230; « c&#8217;est bon Jeff, il te reste plus que 40 km ». Heureusement, il en reste quand même un peu moins &#8230;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pas trop de souvenirs de cette partie et le peu que j&#8217;ai est plutôt vague, c&#8217;est une partie où j&#8217;avais déconnecté la tête, laissant le corps à son effort. Les jambes sont très lourdes, cotonneuses mais je n&#8217;ai pas de douleurs particulières, juste une sensation d&#8217;échauffement du dessous des pieds et une fatigue générale.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-343" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est ou ? Ben je sais plus trop &#8230; </em></p>
<p>Il y a de bonnes descentes pour arriver à la séparation entre les parcours du 34 km et du 57 km. Aucune hésitation comme pour les Cabornis, le 57 km c&#8217;est à gauche alors je tourne à gauche sans me poser de question j&#8217;aurai 28 bornes pour regretter (même pas en fait &#8230;).<br />
C&#8217;est l&#8217;heure de la pause pipi réglementaire, tous les prétextes sont bon pour une petite pause &#8230; ben c&#8217;est pas glorieux côté couleur, je rentre pas dans les détails mais je suis aussi déshydraté que de la soupe en sachet. Pas étonnant avec cette chaleur. Pourtant ce n&#8217;est pas faute de boire régulièrement mais il y a des limites à l&#8217;assimilation, au-delà c&#8217;est l&#8217;estomac qui risque fort de protester.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-344" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-345" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Après la traversée du Doux un petit autoportrait pour la postérité &#8230;</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Côté course à proprement parlé je suis passé depuis longtemps à l&#8217;alternance course/marche forcée &#8230; je veux dire sur le plat. En fait au début c&#8217;est de la marche uniquement en montée, puis se rajoute la marche sur les faux plats montants et puis je finis par marcher même sur le plat &#8230; En fait je me fais violence pour trottiner un peu parce qu&#8217;en marchant je ne suis pas près d&#8217;arriver au bout de mon périple. En même temps avec une moyenne horaire supérieure à 7km/h je suis encore au dessus de mes prévisions.</p>
<p>Entre le ravitaillement de Sautereau au km 34 et celui du Petit Chomel au km 46 je serai accompagné par l&#8217;homme en jaune, un coureur fort sympathique, dans un état physique qui me semblait au départ meilleur que le mien mais qui s&#8217;est avéré être moins en forme finalement. Nous faisons régulièrement le yoyo avec un autre groupe composé de l&#8217;homme en blanc et de l&#8217;homme en bleu.<br />
Ce brave homme en jaune m&#8217;a sans le vouloir booster le moral en m&#8217;annonçant qu&#8217;il me remerciait de lui servir de lièvre. Ben oui, un lièvre c&#8217;est sensé être devant et donner le tempo et ma foi ça m&#8217;a bien occupé l&#8217;esprit &#8230; on trouve sa motivation où on peut.</p>
<p>L&#8217;homme en jaune aura fait l&#8217;erreur d&#8217;opter pour la position assise au ravitaillement suivant. Il souhaitait prendre son temps de toute évidence, pas moi &#8230; Je n&#8217;ai plus qu&#8217;à poursuivre avec le binôme blanc/bleu. Près de 3 km de montée à ingurgiter nous attendent.</p>
<p>Je vois des éoliennes à l&#8217;horizon, j&#8217;en cherche ailleurs dans le paysage mais non, c&#8217;est bien là que nous sommes passé tout à l&#8217;heure, enfin il y a plusieurs heures &#8230; On en fait de la distance mine de rien même en mode larve.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_15.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-346" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_15.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-347" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_16.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>A gauche, le même champ d&#8217;éoliennes, un peu plus loin cette fois ! Non ce n&#8217;est pas le tas de cailloux que j&#8217;ai photographié ! A droite, il manquait un peu de D+ mais ça va vite se combler.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Déjà pratiquement 7h00 que je traîne mes trabucos sous ce soleil de plomb &#8230; Dire qu&#8217;il y a des barges pour allez courir dans le désert et plusieurs jours en plus !!! C&#8217;est pas humain de courir dans cette fournaise.<br />
Je suis au pied d&#8217;un beau mur. Je l&#8217;attendais celui là, il manquait encore du monde au total du D+ &#8230; mais je ne le voyais pas si raide ! Je vois les coureurs qui me précédent au loin passer entre deux pointes rocheuses &#8230; Tout faux, je viens de repérer des silhouettes en mouvement &#8230; c&#8217;est sur le plus haut des pics rocheux qu&#8217;il va falloir passer &#8230; purée ils vont nous faire quoi après ? une descente en rappel ?</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-348" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_17.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_18.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-349" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_18.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>A gauche, il va falloir passer sur la pointe rocheuse de gauche ! A droite, un peu plus tard sur ce fameux bout de rocher qu&#8217;est Rochebloine.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;arrive dans la partie la plus difficile du mur, je sens plus que je n&#8217;entends une présence dans mon dos, je ne fais même pas l&#8217;effort de me retourner, je suis scotché dans la pente, l&#8217;impression d&#8217;être au ralenti, je m&#8217;écarte un peu pour laisser passer mon poursuivant mais de toute évidence celui-ci préfère me laisser la primeur, alors je repars avec cette impression bizarre d&#8217;avoir le temps de penser longuement à chaque geste effectué, poser son pied ici, déplacer le poids du corps sur ce nouvel appuis &#8230; Un petit passage sur le rocher, j&#8217;évite de regarder sur la gauche, il m&#8217;arrive d&#8217;avoir le vertige &#8230; et c&#8217;est le sommet. Belle récompense, on en prend vraiment plein les mirettes.</p>
<p>Les encouragements d&#8217;une spectatrice me redonne un peu de peps. « &#8211; Mais par où ils vous ont fait passés ?! &#8211; Mais par ici ma bonne dame. &#8211; Oh ! Vous êtes vraiment fort &#8230; &#8211; Bah vous savez, c&#8217;est l&#8217;entraînement ma  bonne dame &#8230;  » Beau gosse, intelligent, j&#8217;en rajoute, c&#8217;est bon pour l&#8217;ego &#8230;</p>
<p>Petit coup de fil de Biscotte qui vient prendre des nouvelles de l&#8217;état du bonhomme &#8230; « &#8211; Tu souffres ? &#8211; Ben oui. &#8211; T&#8217;as chaud ? &#8211; Ben oui. &#8211; T&#8217;es content ? &#8211; Ben oui. &#8211; T&#8217;es pas très loin de Taz, il commence la descente &#8230; &#8211; A ben non alors parce que la descente c&#8217;est pas encore tout de suite pour moi &#8230; il y a des coureurs plus loin sur une portion de bitume et ils ne donnent pas vraiment l&#8217;impression de descendre &#8230; »</p>
<p>J&#8217;arrive dans Nozière. C&#8217;est un ravitaillement en eau. Il y a juste une petite table, quelques bouteilles, pas vraiment de quoi remplir le camel et j&#8217;ai un peu la flemme, je bois un verre d&#8217;eau fraîche et je repars pour la dernière partie du parcours.</p>
<p>C&#8217;est un chemin blanc sans ombre. J&#8217;ai en point de mire une féminine, je me rapproche, j&#8217;arrive à son niveau, je comptais échanger quelques mots mais elle a les écouteurs vrillés dans les tympans, je la double, 10m, 20m et je finis par marcher, ça valait bien la peine &#8230; le métronome me repasse devant &#8230; 50m, 100m et je recommence à trottiner &#8230; c&#8217;est pas vrai, elle peut pas s&#8217;arrêter de courir un peu ! Je finis par me faire distancer &#8230; mais je repasserai devant un peu plus tard  &#8230; elle a rejoint une concurrente et ça papote, ça papote &#8230; hé ben elles ne manquent pas de salive au moins &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_19.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-350" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_19.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Petit sprint avec Patrick, 3h05 au marathon le bougre &#8230; Vous remarquerez que je ne me suis pas beaucoup habitué au soleil pendant mon plan d&#8217;entrainement ! Oui le trail l&#8217;ardèchois est une course festive &#8230; non je ne suis pas déguisé en cachet d&#8217;aspirine.</em></p>
<p>Dans la descente vers Désaignes, c&#8217;est tout un groupe de coureurs qui me rejoint à allure soutenue. L&#8217;homme en blanc et l&#8217;homme en bleu sont dans le groupe. Je m&#8217;accroche au wagon. Ca va vite, trop vite. Le groupe va finir par se morceler. C&#8217;est fou comme on peut se retrouver d&#8217;un instant à l&#8217;autre seul ou en groupe &#8230;</p>
<p>Il n&#8217;y a plus qu&#8217;un coureur a proximité devant moi. Je le suis tranquillement dans une partie un peu raide qui va nous permettre de rejoindre le pont en pierre juste en contrebas de Désaignes. J&#8217;avais l&#8217;idée d&#8217;arrivée en même temps que ce coureur mais il y a beaucoup de monde, ça applaudit, ça encourage de toutes parts, Taz est là avec Mélanie, la fatigue est oubliée, c&#8217;est une grosse décharge d&#8217;adrénaline, je me prends au jeu, j&#8217;accélère un peu, et puis encore plus malgré cette petite côte qui nous ramène au centre du village, je traverse la place du village, c&#8217;est l&#8217;arrivée, ça y est c&#8217;est fini avec ces 200m de sprint &#8230; la cerise sur le gâteau &#8230; Je n&#8217;aurais pas fait des 10km pour rien au début de l&#8217;année.</p>
<p>J&#8217;aurai le droit quelques instants plus tard à une poignée de main chaleureuse du coureur que j&#8217;ai doublé. C&#8217;était très sympa de sa part. Une sacré pêche cet homme là, normal pour un vétéran 2. J&#8217;ai vu après coup qu&#8217;il a un beau palmarès à son actif. Bravo Patrick.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_20.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-351" title="Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/ardechois_20.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Pour l&#8217;effort c&#8217;est fait, il ne manque plus que le réconfort. Ca ne va pas tarder.</em></p>
<p>J&#8217;ai eu le droit a une délicieuse mousse bien fraîche offerte par Mélanie. Il faut peu de chose pour satisfaire pleinement un coureur impénitent. 57 bornes à crapahuter sous le cagnard et une bonne bière à l&#8217;arrivée. Que demande le peuple.<br />
Le repas d&#8217;après course m&#8217;a fait beaucoup moins envie, je me voyais mal avaler un morceau de boeuf sanguinolent fut-il cuit à la broche. Je pense que mon estomac aurait rendu l&#8217;âme et puis franchement je commençais à en avoir un peu plein le dos.</p>
<p>Par contre j&#8217;ai fais honneur au délicieux coucous préparé par mes hôtes mais ça c&#8217;était quand même beaucoup plus tard &#8230;</p>
<p>Le bilan de ce week-end sportif est des plus satisfaisants. Le Trail de l&#8217;Ardèchois est vraiment une course à faire. L&#8217;organisation est parfaite (ravitaillement, balisage, &#8230;)  et les bénévoles ont des sourires  gros comme ça et puis on se sent en sécurité, entre de bonnes mains malgré les déboires qu&#8217;ont subis quelques coureurs avec de gros coups de chaleur. J&#8217;espère que ce ne sera qu&#8217;un mauvais souvenir pour eux. Côté parcours, il est suffisamment varié pour que l&#8217;on ne soit pas lassé par l&#8217;accumulation des kilomètres. Les paysages sont magnifiques et les passages aux vestiges de Rochebonne et de Rochebloine méritent à eux seuls le déplacement. Une fois oubliée la fatigue bien naturelle sur ce genre de parcours, il ne reste que du bon &#8230;</p>
<p>Côté alimentation, outre un peu de coca et des quartiers d&#8217;orange avalés aux ravitaillements j&#8217;ai absorbé 3 gels, 2 barres de céréales, 2 barres d&#8217;amandes en alternance avec des comprimés de sporténine. J&#8217;ai eu la surprise de constater que pour une fois les barres d&#8217;amandes ont été les moins bien appréciées &#8230; Une sensation d&#8217;écoeurement peut être due à la chaleur. Sensation que je n&#8217;ai pas du tout ressenti avec les gels. J&#8217;ai particulièrement soigné mon hydratation en buvant très régulièrement par petite gorgée tout en prenant garde de ne pas arriver à saturation ce qui se traduit immanquablement par des douleurs d&#8217;estomac.</p>
<p>Une bonne chose de faite. On va récupérer un peu et puis il sera temps de penser à la prochaine balade. Ce sera le 29 juin en Chartreuse avec le Grand Duc, 80km et 4885m de D+, une nouvelle dimension pour moi avec un temps de course qui devrait dépasser les 14 heures et déjà une grosse envie d&#8217;en découdre.</p>
<p>J&#8217;aime courir &#8230; j&#8217;aime bien marcher aussi. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>8h05&#8217;32<br />
D+ 2450m<br />
57km<br />
Rang Gen. 212/322 Rang Cat. 78/116 VH1</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/cadeau_ardechois.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-352" title="Cadeau Ardèchois 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/05/cadeau_ardechois.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt &#8230; </em></p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=025595" target="_blank">Trail l&#8217;Ardèchois &#8211; Trail Tour National</a><br />
Le site : <a href="http://trailardechois.free.fr" target="_blank">Trail l&#8217;Ardèchois</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail des Cabornis, le 16 mars 2008</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 10:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Trail des Cabornis]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux quilles en bois. Pas de l&#8217;aggloméré, non, du vrai bois, bien massif. Voilà ce qu&#8217;ils m&#8217;ont greffés dans la nuit à la place des jambes. Ils ont juste oublié les genoux en option. Oui ces trucs qui me permettaient de plier les guiboles avant cette petite balade dans les Monts d&#8217;Or. Bon sang, que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2007/12/traildescabornis2008.JPG" alt="Le Trail des Cabornis 2008" align="left" />Deux quilles en bois. Pas de l&#8217;aggloméré, non, du vrai bois, bien massif. Voilà ce qu&#8217;ils m&#8217;ont greffés dans la nuit à la place des jambes. Ils ont juste oublié les genoux en option. Oui ces trucs qui me permettaient de plier les guiboles avant cette petite balade dans les Monts d&#8217;Or. Bon sang, que de muscles douloureux aujourd&#8217;hui. Je redécouvre mes jambes. Le haut du dos est à l&#8217;avenant, probablement le sac à dos et puis tout un tas d&#8217;autres endroits suivant les positions &#8230; Bref je suis fourbu musculairement parlant. Ce n&#8217;est pas la grosse fatigue, insidieuse, celle qui vous assomme et qui disparait lentement comme je l&#8217;ai ressentie après un marathon. Non juste l&#8217;impression d&#8217;être passé à l&#8217;essorage dans une machine à laver.<br />
<span id="more-303"></span><br />
<strong>Petite reconnaissance &#8230;</strong><br />
Un soupçon me vient à l&#8217;esprit. On m&#8217;aurait menti ? On m&#8217;aurait caché la vérité ? Un plan 10km ne serait pas adapté pour se préparer à crapahuter pendant 35km sur les chemins et les sentiers chaotiques des Monts D&#8217;Or en avalant la bagatelle de 2166 m de dénivelé ?</p>
<p>J&#8217;ai quelques doutes ce samedi après-midi. Je suis en train d&#8217;effectuer une petite reconnaissance sur les hauteurs de Saint-Romain après avoir récupéré mon dossard. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;une petite balade en famille. Il faut profiter de l&#8217;éclaircie. La météo risque d&#8217;être moins bonne demain.</p>
<p>Madame soleil m&#8217;a crédité d&#8217;un temps probable de 5h14 &#8230; Merde c&#8217;est vachement long &#8230;<br />
Je sais que je peux le faire mais je sais aussi que je vais le sentir passer ! Une bonne séance d&#8217;entrainement pour le mental. Travailler son mental. Ca jette, ça en impose ! C&#8217;est plus valorisant que de dire que l&#8217;on a subi le parcours, pas trop dans les montées, beaucoup dans les descentes et que même sur le plat tous les prétextes étaient bon pour musarder &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/03/letraildescabornis2008_01.JPG" target="_blank" title="Vue sur le village de Saint-Romain."><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/03/letraildescabornis2008_01.JPG" alt="Le Trail des Cabornis 2008." width="510" /></a><br />
<em>Vue sur le village de Saint-Romain</em></p>
<p><strong>Ce dimanche matin &#8230;</strong><br />
J&#8217;ai mis le réveil à 5h40 ce dimanche matin &#8230; dur le réveil. C&#8217;est tôt. Plus que nécessaire mais je n&#8217;aime pas trop me presser le matin et je veux pouvoir me garer à proximité du départ. La voiture servira de camp de base pour toute la troupe.  Le sac est bouclé. J&#8217;hésite encore un peu pour la tenue. La météo annoncée n&#8217;est pas propice au bronzage &#8230; Je me décide pour un corsaire et ce sera quand même un t-shirt manche courte pour le haut.</p>
<p>J&#8217;ai laissé les Pegasus Trail au placard et j&#8217;ai succombé au charme des Trabuco. Ce n&#8217;est pas trop raisonnable. Elles ont moins de 45 bornes au compteur mais j&#8217;ai fait l&#8217;acquisition de magnifiques chaussettes oranges D4 parfaitement assorties à mes Asics toutes neuves. Il est fou ! Mais non &#8230;</p>
<p>J&#8217;arrive à Saint-Romain très en avance. Je me la joue grand habitué. Première à droite, à gauche et j&#8217;arrive devant l&#8217;église. Une barrière ! Je redescends sur la mairie, une seconde barrière ! Demi-tour et je me retrouve en face d&#8217;un panneau sens interdit tout penaud &#8230; Oups désolé &#8230; Je finis par me garer sur le terrain des sports &#8230; Je suis le second à m&#8217;être garé, comme quoi j&#8217;avais de la marge.</p>
<p>Il est temps de se préparer. J&#8217;ai rendez-vous avec mes compères sur un parking en bas de Saint-Romain à proximité des quais de Saône. Biscotte est déjà là depuis un moment. Oslo qui a eu la même idée que moi pour le parking arrive en compagnie de Taz. Il ne manque que Jean-Yves. Biscotte est vite prêt mais il faudra bien une petite demi-heure à Tazounet pour se pomponner et vérifier son brush &#8230; heureusement qu&#8217;il est plus rapide pour courir que pour se préparer. En plus il chante &#8230; c&#8217;est plus une course, on se croirait sur M6. Du coup, on ne peut pas dire que l&#8217;on se sera beaucoup échauffé &#8230; Juste un bref allez retour le long des quais avec Biscotte et le trajet pour rejoindre le départ.</p>
<p><strong>Le départ &#8230;</strong><br />
Il est proche d&#8217;ailleurs le départ &#8230; nous avons rejoint Jean-Yves. Il va immortaliser cette rencontre au sommet du Team Lyonnais d&#8217;Athlète Endurance. Après un petit topo des organisateurs nous dévoilant quelques plaisirs inscrits au menu de la journée, Badgone nous dit quelques mots à propos de Laurence, une Kikoureuse récemment disparue dans un accident de voiture. La famille n&#8217;a pas souhaité que nous fassions une minute de silence mais plutôt que nous laissions éclater tout notre plaisir de coureurs en son honneur au moment du départ. C&#8217;est donc en poussant des clameurs de tous les diables que nous nous sommes élancés pour la première boucle du parcours.</p>
<p><strong>Une première boucle pour s&#8217;échauffer &#8230;</strong><br />
On court un moment &#8230; ça ne va pas durer longtemps. C&#8217;est parti pour la première grimpette et la course se transforme rapidement en marche. Ce début de parcours n&#8217;est pas spécialement difficile. Il a le mérite en passant par le sentier des rapaces de nous offrir une vue dégagée sur le sommet du Mont Cindre. Je ne cherche pas à suivre mes compagnons. Je ne m&#8217;en cache pas, si j&#8217;en avais la force je me ferais un plaisir de leur mettre la pâtée. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  Mais bon ce n&#8217;est pas vraiment le cas et je me retrouve à la traine. C&#8217;est mon karma. J&#8217;assume. Nous redescendons sur Saint Romain pour terminer ce qui va être un simple échauffement. Nous passons sur l&#8217;aire d&#8217;arrivée. Il y a quelques personnes pour applaudir. C&#8217;est sympa. Ca donne un peu de courage. Il va en falloir car nous n&#8217;avons que 210m de D+ au compteur pour le moment et le 7ième kilomètre est juste entamé.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/03/letraildescabornis2008_02.JPG" alt="Le Trail des Cabornis 2008" /><br />
<em>Le premier véritable mur. L&#8217;usage de cordes est loin d&#8217;être folklorique.</em></p>
<p><strong>Et le début de la seconde &#8230;</strong><br />
Après une petite longueur le long de la voie ferrée où j&#8217;ai lâché quelques chevaux &#8230; normal c&#8217;était plat et c&#8217;était du bitume &#8230; nous repartons en direction des carrières pour attaquer le premier mur du parcours. Il faut que je précise quand même le terme de mur. Je ne parle pas ici d&#8217;une pente difficile obligeant les moins costauds à marcher. Non, il est question ici d&#8217;une pente où l&#8217;usage des mains ne peut pas être renié et où l&#8217;usage de cordes est loin d&#8217;être folklorique. Les cuisses commencent à tirer. Le plan 10km a probablement atteint sa limite.<br />
Je monte encore avec facilité mais les muscles ont souffert et les descentes plus exigeantes me rappellent mon manque d&#8217;entrainement pour ce genre d&#8217;exercice.</p>
<p><strong>La porte de séparation, premier ravitaillement &#8230;</strong><br />
Je suis un peu juste pour la porte de séparation et je me force à courir chaque fois que c&#8217;est possible.<br />
J&#8217;arrive enfin au ravitaillement, les bénévoles pressent les coureurs désirant effectuer le grand tour à se hâter. Je ne m&#8217;arrête pas au ravitaillement, ce n&#8217;est pas le moment de réfléchir, il est 1h42 passé ! La barrière horaire est fixée à 1h45. Au delà pas de grand format !<br />
Les organisateurs annoncent mon dossard &#8230; le 14 &#8230; C&#8217;est parti pour le grand tour avec plus de 5h00 de course en prévision !<br />
J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans les derniers malades à avoir choisi le grand format.</p>
<p><strong>Petite digression alimentaire &#8230;</strong><br />
J’oubliais … en lecteur attentif vous avez dû noter que dans ma hâte de répondre à l’appel irrésistible du grand format j’ai totalement zappé le premier ravitaillement. Qu’à cela ne tienne, après avoir tenté le diable avec mes Trabuco toutes neuves j’ai le plaisir de pouvoir tester ce jour en grandeur nature toute une variété d&#8217;amuse-gueule spécial coureur …</p>
<p>Un mélange détonnant prêt à pourrir le plus solide des estomacs … le mien a bien résisté je suis/dois être une vraie carne.</p>
<p>J’ai donc résisté aux gels parfum citron sans grand mérite il est vrai car déjà testé à plusieurs reprises. J’ai eu beaucoup plus de mal avec le gel gout cacahouète. Non, vraiment trop éloigné de l’idée que j’ai d’un apéritif réussi. Un petit nouveau au parfum menthe m’a agréablement surpris … souvenir lointain où j’ai inhalé la fumée de ma première et peut-être unique cigarette menthol. Une mention spéciale au gel guarana qui à la seule lecture de la liste des ingrédients fait entrevoir une grande richesse dans sa palette de sensation stomacale. Je pense en particulier aux extraits d’huitre riche en taurine à l’arôme fraise … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Non vraiment, ce genre d’alimentation est à réserver à des épreuves plus courtes ou aux situations d’urgence … J’ai quand même eu la sagesse de prendre des barres de pâte d’amande parce que je les avais bien supportées sur la SaintéLyon. Je pense qu’il faudra pouvoir varier les plaisirs sur plus long sous peine d’arriver rapidement à saturation …</p>
<p><strong>Les joies du grand format &#8230;</strong><br />
En attendant je poursuis mon petit bonhomme de chemin dans une bonne descente piégeuse où les pierres sont recouvertes de feuilles humides. Il faut descendre dans le vallon avant de remonter par une alternance sympathique de chemin/escalier sur les hauteurs de Poleymieux.<br />
J&#8217;entends deux coureurs papoter derrière moi. L&#8217;un deux a fini la SaintéLyon en 6h30 &#8230; Nous n&#8217;avons pas le même niveau de toute évidence et ils ne resteront pas longtemps derrière &#8230;</p>
<p>Il n’y a vraiment pas foule. Pendant un bon moment, je ne vois d’ailleurs plus personne devant moi et seulement un petit groupe de coureurs loin derrière. Je suis même obligé de faire attention à l’itinéraire … J’essaye de ne pas trainer. J’ai peur de me faire passer et de me retrouver dernier … merde j’ai envie de gouter aux pâtes à l’arrivée … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_sad.gif' alt=':-(' class='wp-smiley' /><br />
A la Croix Rampau, j’aperçois même plus d’adeptes du VTT que de trailers … J’imagine la réflexion … « Tiens il refait deux fois la boucle celui-là ».</p>
<p>Je finis quand même par me retrouver dans un groupe de coureurs à faire le yoyo … Je suis épaté par une des coureuses. Dans chaque montée, je fais l’effort pour creuser l’écart avec succès, je le maintiens même sur les portions les moins pentues, mais dès que ça descend, je finis par entendre ses pas se rapprocher et elle me dépose tranquillement … merde. Il faut dire que dès que j’allonge la foulée j’ai l’impression que mes quadriceps vont exploser. Ce ne sont pas des crampes, plutôt une grosse sensation de brulure, très semblable à ce que j’ai déjà ressenti lors de grosses séances de VTT, après avoir cumulé trop de grimpettes en force. Je me retiens inconsciemment pour me protéger de cette sensation douloure