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	<title>Arthurbaldur &#187; Ultra-Trail</title>
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	<description>Le songe d'une nuit d'hiver</description>
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		<title>Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Deuxième Partie</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 21:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier St-Bernard]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de ce récit : Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Le début de ce récit :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/">Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie</a></p>
<p><em>L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus que ça ! Vite, il me reste à protéger mon portable. Je suis penché au-dessus de mon sac pour l&#8217;abriter du déluge, l&#8217;eau ruisselle sur ma veste. Je place mon portable dans un sac de congélation étanche. Heureusement que j&#8217;ai prévu ça dans ma liste car l&#8217;intérieur de mon sac me paraît tout aussi humide que l&#8217;extérieur. Je met en place la housse de protection intégrée au sac &#8230; Bon, OK me voilà paré.</em></p>
<p><em>Un bruit assourdissant éclate à nouveau mais plus proche, plus impressionnant, comme s&#8217;il était situé au-dessus de ma tête. Je reprends ma route, il ne fait pas bon traîner par ici. Je n&#8217;ai pas envie de finir griller comme une merguez dans ce barbuc pour géant !<br />
</em></p>
<p><strong>La suite comme promis &#8230;</strong><br />
<span id="more-3627"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3639" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Les Lacs de Fenêtre.</em></p>
<p><code>Col de Fenêtre<br />
Heure de départ : 18h02, Temps de course : 13:01:57, Temps de pause : 1', Classement : 219</code></p>
<p>La silhouette que l&#8217;on distinguait en haut du col a disparu. Je progresse d&#8217;un bon pas vers ce point haut enneigé en maintenant un bon rythme pour me réchauffer. Je ne souffre plus de la chaleur, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. Les bénévoles en charge du pointage se sont réfugiés au sommet sous une tente. L&#8217;un d&#8217;eux en émerge pour me pointer. Il me souhaite bon courage et je ne peux que lui rendre la pareille. Ils ne doivent pas être à la fête ici !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col de Fenêtre &#8211; Col du Grand St-Bernard</strong><br />
D+ : 140 m, D- : 369 m, Dis. : 3,2 km<br />
D+ cumulé : 4207 m, D- cumulé : 3228 m, Dis. Cumulée : 62,51 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La descente du col sera une longue fuite pour échapper aux éléments déchainés. Le chemin s&#8217;avère très vite peu praticable. Un chemin ? Quel chemin ? Ici, il n&#8217;y a que torrents, ruisseaux et terrains gorgés d&#8217;eau. Les rubans de rue balise attachés sur de petits piquets plantés dans le sol matérialisent une route qui me semble bien erratique. Je ne compte plus les traversées de torrents. Le tonnerre a coupé court à mes hésitations lors de ma recherche d&#8217;un premier passage à gué. Je me suis résigné à traverser  les pieds dans l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles, préoccupé avant tout par le maintien d&#8217;un équilibre précaire sur les rochers rendus glissants par la force du courant plutôt que par la température de l&#8217;eau bien éloignée de celle de mon bain.</p>
<p>J&#8217;ai la surprise de découvrir que des skieurs de rando fuient également vers la vallée. Les plaques de neige sont certes encore nombreuses mais cela ne va pas tarder à s&#8217;apparenter à du ski nautique !Leur tenue semble plus douillette que mon t-shirt et ma couche plastique Quechua mais je ne les envie pas pour autant !</p>
<p>Je rejoins la route du St-Bernard. Il y a une petite maison en contrebas de la route. J&#8217;ai froid. J&#8217;ai repéré une petite avancée du toit qui devrait me permettre de me changer sous cet abri tout relatif. Surprise, il y a déjà quelqu&#8217;un ! Un italien transit par le froid est blotti dans un angle en attendant que l&#8217;orage se termine. Le dialogue s&#8217;avère difficile, je ne suis pas doué pour les langues en dehors de celle transmise par ma chère maman. A grand renfort de gestes, je finis par comprendre qu&#8217;il s&#8217;est abrité ici dès le début de l&#8217;orage et qu&#8217;il attend que ça passe tout en doutant fortement que ce soit le cas rapidement. Je profite de notre discussion sur la pluie et le beau temps pour me changer. Ma polaire est le seul vêtement en ma possession qui ne soit pas gorgé d&#8217;eau. Je délaisse mon t-shirt trempé au profit de cette douce chaleur. J&#8217;essore mes gants, renfile ma veste de pluie et présente mes salutations à l&#8217;hôte de ses lieux. C&#8217;est parti pour une remontée en direction du Col du Grand St-Bernard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3640" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La Pointe de Drône.</em></p>
<p>La différence d&#8217;équipement entre les coureurs rencontrés est stupéfiante. Certains toujours en short ne semblent pas souffrir du froid bien que la couleur rosée de leurs jambes les trahisse. En plus de la traditionnelle veste de pluie obligatoire (et c&#8217;est ô combien justifié), d&#8217;autres ont même revêtu des pantalons de pluie comme on peut en trouver dans les rayons randonnée. Pas simple de trouver le bon compromis entre le poids et le confort. Bah, une fois réchauffée par l&#8217;effort musculaire, l&#8217;eau retenue par les fibres de mon corsaire mouillé se fait finalement assez bien oublier. C&#8217;est le principe de certaines combinaisons de plongée, me semble-t-il. Le tout est de ne pas s&#8217;arrêter.</p>
<p><code>Ravitaillement du Grand Saint-Bernard<br />
Heure d'arrivée : 18h59, Temps de course : 13:59:36, Temps de pause : 46', Classement : 216</code></p>
<p>Je longe le lac qui borde les Hospices sur un chemin qui domine la route, évitant tant bien que mal les innombrables flaques même si mes pieds n&#8217;ont plus rien à craindre de l&#8217;humidité. Ca y est, me voilà au ravitaillement du Grand St-Bernard. Un marabout pour s&#8217;abriter de la pluie, deux tables et quelques chaises, j&#8217;aurais apprécié quelque chose de plus cocooning en arrivant sur les lieux. On m&#8217;annonce que la course est neutralisée pour des raisons de sécurité. Je suis invité à me ravitailler puis à rejoindre une salle chauffée à l&#8217;intérieur des hospices en attendant les instruction des directeurs de course. La salle chauffée me semble aussi appréciable qu&#8217;une place au paradis. Avec l&#8217;arrêt, je me suis refroidi très rapidement et je suis pris de tremblements incoercibles. On me propose de prendre un bouillon bien chaud que je m&#8217;empresse d&#8217;accepter. Je suis obligé de m&#8217;assoir sur une chaise pour ne pas renverser le contenu du bol. Même sur la LyonSaintéLyon je n&#8217;ai pas tremblé autant au ravitaillement de Saint Genoux.</p>
<p>Un peu ragaillardi par la chaleur du breuvage, je pénètre dans les Hospices transformés en camp de réfugiés pour coureurs harassés. Des coureurs, il y en a partout ! Je traverse un couloir et pénètre dans une salle destinée à prendre des repas. La salle est bondée. La majeure partie de la pièce est occupée par des tables autour desquelles se sont regroupés les coureurs. Dans un coin de la salle trône un bar ou plutôt une banque alimentaire derrière laquelle des membres du personnel de l&#8217;Hospice s&#8217;affairent. On me propose de m&#8217;attabler et de boire un bouillon ou un thé. Ce dernier a ma préférence. Je profite de ce répit pour réorganiser un peu mon sac. Le bilan n&#8217;est pas réjouissant. Le contenu oscille entre humide et détrempé. J&#8217;isole ce qui peut être encore sauvé.</p>
<p>On nous annonce qu&#8217;un parcours de repli a été mis en place permettant de rejoindre Bourg St-Pierre sans passer par le Col des Chevaux et qu&#8217;une navette ne devrait pas tarder à arriver pour les coureurs désirant abandonner. Nous sommes invités à quitter la salle pour laisser la place aux clients des lieux qui vont prendre leur repas. Une autre salle est mise à notre disposition. Dehors la pluie continue à tomber de plus belle. Continuer dans ces conditions me semble si improbable que je m&#8217;attends à ce que tous les coureurs ici présents abandonnent. J&#8217;ai la sensation de vivre ces moments comme un spectateur extérieur à la scène, l&#8217;observant sans pouvoir influer sur son déroulement. Pourtant je ne suis pas encore décidé à renoncer.</p>
<p>J&#8217;entre dans cette nouvelle salle. J&#8217;y trouve à nouveau quelques tables, des coureurs dans l&#8217;attente et quelques secouristes. Je reconnais parmi les coureurs mon hôte italien qui a de toute évidence décidé de se risquer sous la pluie en quittant son abri. Je tourne la tête à gauche et découvre avec surprise Stéphane. Je ne m&#8217;attendais pas du tout à le trouver là. L&#8217;ami Stéphane a décidé de rendre les armes comme tous les autres dans cette salle. Plus le goût comme on dit &#8230; J&#8217;aimerais l&#8217;inciter à reprendre la route mais je suis moi-même sur le fil du rasoir, trop usé physiquement et mentalement pour fournir cet effort de persuasion. Par esprit bravache, j&#8217;annonce tout de même ma décision de poursuivre la course sans en être moi-même pleinement convaincu.</p>
<p>La navette pour Bourg St Pierre est arrivée. Nous sortons tous de la salle. Je suis dans le couloir dans la file des coureurs avec cette alternative : poursuivre à pied ou en car. David, un anglais vétéran 3, est assis dans le couloir et range ses affaires. Nous échangeons quelques mots et quelques gestes &#8230; Il a envie de continuer, moi aussi &#8230;  Tout est dit. J&#8217;ai trouvé mon homme et mon cerveau le déclic qu&#8217;il attendait pour se focaliser à nouveau pleinement sur la poursuite de la course. « Go David, Go &#8230; ».<br />
Nous passons le pointage, on nous annonce un temps d&#8217;1h30 pour rejoindre le prochain ravitaillement. Il m&#8217;en faudra 2h.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col du Grand St-Bernard – Bourg St-Pierre</strong><br />
D+ : 365 m, D- : 1202 m, Dis. : 13,9 km<br />
D+ cumulé : 4572 m, D- cumulé : 4430 m, Dis. Cumulée : 76,41 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous sortons ensemble du bâtiment. Le froid me saisit mais je suis à nouveau motivé comme jamais. Le car est stationné là. Nous ne sommes que deux à continuer la course à ce moment-là. Les autres coureurs ont tous choisi de rentrer en car et ce dernier semble déjà bien rempli. Je passe devant en saluant ses passagers puis autant par défi que pour me donner du courage, je prend mon élan et fais un bond pour faire claquer mes talons l&#8217;un contre l&#8217;autre. L&#8217;abandon n&#8217;est pas au programme d&#8217;Arthur cette année &#8230;</p>
<p>Avoir décidé de continuer m&#8217;a mis une pêche incroyable. J&#8217;enquille la descente comme jamais sautant de rocher à rocher, surfant sur les plaques de neige, coupant droit à travers flaques et ruisseaux. Mon compagnon de route a bien du mal à suivre, je ralentis régulièrement pour l&#8217;attendre. Il souffre de crampes mais garde le sourire. Je lui propose de l&#8217;homéopathie (sporténine) mais il a ce qu&#8217;il faut avec lui. Il me fait comprendre qu&#8217;il est préférable que nous allions chacun à notre rythme. Il a sans doute raison. Lors de cette ultime pause pour l&#8217;attendre, un couple de vétéran en t-shirt orange nous a rattrapés. J&#8217;ai demandé si tout allait bien pour eux compte tenu des conditions météo. « Oui, pourquoi voulez vous que cela n&#8217;aille pas ? » sur un ton que l&#8217;on pourrait qualifier d&#8217;un poil bourru. Oui effectivement, pourquoi donc ? On vient juste de se ramasser un bout de ciel sur la gueule, on patauge tous en cœur dans 10 cm de flotte, où est le problème ?</p>
<p>J&#8217;abandonne tout ce petit monde et reprend ma folle cavalcade. Un détail va vite me couper dans mon élan. J&#8217;ai beau aspirer sur la pipette de ma poche à eau, rien ne vient ! Quel con. J&#8217;ai passé plus de quarante minutes au ravito et je n&#8217;ai pas pensé un instant à faire le plein ! Pas terrible cette histoire d&#8217;autant qu&#8217;il fait nettement plus chaud en descendant dans la vallée, j&#8217;ai même dû tomber ma veste un moment plus tôt. Mon sauveur se présentera à moi sous l&#8217;apparence d&#8217;un campeur. Je l&#8217;ai pris au début pour un bénévole chargé d&#8217;un hypothétique pointage surprise. Faut dire que faire du camping avec toute sa petite famille par ce temps &#8230; Bon cela dit je ne vais pas m&#8217;en plaindre, c&#8217;était même une très bonne idée finalement. L&#8217;homme m&#8217;a fourni de l&#8217;eau et un morceau de Toblerone. Qu&#8217;il soit béni lui et sa famille pour ces présents jusqu&#8217;à la énième &#8230; aller, jusqu&#8217;à la génération qui lui conviendra le mieux, je ne vais pas être pingre. J&#8217;en vois qui esquisse un rictus au passage &#8230; Non, je vous arrête tout de suite, ce n&#8217;était pas un ravitaillement hors zone mais un simple déplacement du ravitaillement spectato solidaire qui devait se trouver initialement aux Lacs de Fenêtre. Un petit coucou à madame et aux enfants, encore un grand merci à monsieur et je poursuis mon chemin.</p>
<p>Après avoir rejoint le parcours officiel, la cavalcade effrénée s&#8217;est muée en une allure plus propice à l&#8217;ultrafond voir à encore plus long. Il y a quoi au-delà du delà ? Je me fais rattraper par un premier couple non identifié que je nommerai couple X puis talonné par le couple aux t-shirts oranges que je nommerai couple orange pour la facilité du discours et ne pas citer de nom. Monsieur V3, madame V2 tous deux excellents randonneurs et qui me semblent avoir une expérience longue comme un jour sans pain pour ce genre de balade. Ils ont fait la presque totalité du parcours en marchant d&#8217;un (très) bon pas, gérant au plus juste les ravitaillements et me font penser, avec tout le respect que je leur dois, à la tortue de la célèbre fable tandis que j&#8217;endosse malheureusement le costume du lièvre avec mes ravitaillements à rallonge et mes emballements d&#8217;allures incongrus dans certaines descentes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3641" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Descente sur Bourg St-Pierre depuis le Grand St-Bernard.</em></p>
<p>Je me laisse rattraper une première fois par mes poursuivants tout à fait volontairement. Je suis ce qu&#8217;on peut appeler un citadin avec un grand C mais je suis tout de même aller suffisamment à la campagne pour faire la différence entre une paisible vache et un taureau couillu. Il y a bien un truc qui pendouille là-dessous mais ça ne ressemble pas à des tétines ! Alors quand ce n&#8217;est pas une, mais tout un troupeau de ces charmantes bestioles noires comme un sombre présage, qui me font face sur le chemin, je remets au lendemain tout acte d&#8217;héroïsme. D&#8217;autant, que ces bestiaux trapus ont une paire de cornes que tous les cocus envieraient.<br />
J&#8217;abdique, je range mon amour propre dans mon sac et m&#8217;insère entre les deux coureurs du couple orange sous un prétexte fallacieux pour franchir cette passe difficile. De toute évidence, le taureau suisse est du genre paisible &#8230; mais je préfère qu&#8217;il embroche en premier un V3 expérimenté. Place au jeune que diable.</p>
<p>Après ce haut fait d&#8217;arme, je ne pouvais pas décemment quitter mes sauveurs immédiatement d&#8217;autant que se faire trainer est une pratique somme toute assez confortable. Je reprendrai les commandes plus tard après la retenue d&#8217;eau du Lac des Toules et je quitterai mes tortues oranges pour me laisser aller à un nouvel emballement dans la descente finale vers Bourg St-pierre.<br />
La nuit tombera bien avant que je n&#8217;atteigne le ravitaillement. La nuit, tous les chats sont gris mais il me semble bien avoir rattrapé le couple X, vous savez, le premier couple rencontré &#8230; Yes !</p>
<p><code>Ravitaillement de Bourg St-Pierre<br />
Heure d'arrivée : 22h52, Temps de course : 17:06:13, Temps de pause : 46', Classement : 171<br />
Barrière horaire : 2h00, Marge : 3h08</code></p>
<p>Il fait totalement nuit quand j&#8217;arrive au ravitaillement. Il y a quelques tables installées dehors sous des abris toilés, des personnes attablées se tournent vers moi et m&#8217;encouragent. Merci, cela fait chaud au cœur. Je suis rassuré, le ravitaillement est en fait installé à l&#8217;intérieur dans une salle. C&#8217;est vraiment appréciable de pouvoir se reposer au chaud. Enfin, voilà un ravitaillement suffisamment consistant pour me refaire une santé. Depuis le temps que je l&#8217;attendais mon plat de pâtes ! Dommage, il n&#8217;y avait plus de sauce, il ne fait pas bon être un traîne-savate. Bouillon, pâtes, coca et un thé bien chaud me remettront sur les cannes. Les bénévoles sont  très prévenants, cela compense assurément la sauce. J&#8217;ai étalé mes petites affaires pour tenter de les faire séchés. Mission impossible, il y a des limites même avec des vêtements techniques. Côté pieds, les trempettes forcées dans l&#8217;eau glacée ont eu le mérite de stopper l&#8217;échauffement que je commençais à ressentir sous les coussinets. Une bonne couche de Nok ne sera pas du luxe. Par contre, je vous laisse imaginer l&#8217;apparence de ma peau avec ce séjour prolongé à l&#8217;humidité ! Et puis avec l&#8217;état de mes chaussettes, l&#8217;expression « baigner dans son jus » prend tout son sens. Incommodé par sa propre odeur, tous à vos masques !</p>
<p>Les oranges sont arrivés à leur tour suivi encore plus tard par mon « déclic » anglais. Mon ancien compagnon de route est en piteux état côté physique mais il garde toute sa tête. Pour se refaire un corps tout neuf, il décide de se laisser aller à une sieste réparatrice, un bénévole veillera au grain, il s&#8217;agit de ne pas louper les heures limites des barrières horaires. Une petite tape sur l&#8217;épaule pour l&#8217;encourager et il est temps pour moi de quitter les lieux.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Bourg St-Pierre – Cabane de Mille</strong><br />
D+ : 1038 m, D- : 190 m, Dis. : 11,56 km<br />
D+ cumulé : 5610 m, D- cumulé : 4620 m, Dis. cumulée : 87,97 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut imaginer cette montée au col de Mille comme une succession de trois immenses arcs de cercle inclinés qu&#8217;il nous faut enchainer les uns après les autres. Au creux de chaque arc se niche un torrent qui gronde et résonne crescendo dans l&#8217;obscurité, au fur et à mesure de notre progression. Une fois  franchie la difficulté du mieux possible, c&#8217;est-à-dire en évitant de se ramasser dans l&#8217;eau noire peu avenante qui s&#8217;écoule entre les pierres des gués, on s&#8217;éloigne peu à peu et le son s&#8217;atténue pour devenir bientôt un murmure ouaté.</p>
<p>Je devine plus que je ne vois la masse sombre de la montagne qui me domine sur la droite. A gauche, très loin en contrebas dans la vallée, les lumières d&#8217;un village, peut-être celui de Liddes, me rappellent la présence de mes semblables. La plupart doivent être endormis maintenant tandis que je crapahute seul sur ces sentiers montagneux. Par moment, les lueurs d&#8217;une lampe frontale apparaissent furtivement au loin. Ce n&#8217;est guère réjouissant car elles semblent toujours bien hautes par rapport à ma position actuelle. Il n&#8217;y a pas de secrets, pour atteindre les 6900 m de dénivelé, il faut monter &#8230; et monter longuement.</p>
<p>Les deux loupiotes qui me pourchassent me travaillent beaucoup plus. Je soupçonne qu&#8217;elles appartiennent au couple orange et cela me dérange quelque peu. Amour propre oblige, je me suis affecté comme mission de rester en tête à tout prix. Je dis à tout prix mais dans les limites d&#8217;une saine concurrence sportive bien entendue. Je n&#8217;ai pas de pièges à loups sur moi de toute façon. J&#8217;ai beau y mettre toute ma meilleure volonté et une énergie raisonnable, je ne peux de toute façon pas faire plus, l&#8217;écart se réduit peu à peu comme une peau de chagrin. Bientôt, les frontales sont sur moi, leur halo m&#8217;éblouit avant que mes yeux s&#8217;habituent peu à peu à ce surcroit de lumière. Des visages marqués, rendus blafards par la lumière des LED apparaissent peu à peu. On échange quelques mots pour s&#8217;encourager et s&#8217;enquérir de la forme de chacun, un court intermède entre personnes partageant la même passion et puis chacun poursuit son chemin. Le couple X est à nouveau passé devant moi.</p>
<p>Nous sommes maintenant épargnés par l&#8217;orage mais ce n&#8217;est pas le cas pour tout le monde. Les éclairs jaillissent régulièrement plus à l&#8217;ouest, illuminant par instant les sommets montagneux. C&#8217;est féérique un orage quand on le voit de loin &#8230;</p>
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<p>C&#8217;est bien la première fois que je souffre du manque de sommeil pendant la nuit. J&#8217;ai des coups de pompe matérialisés par des absences comme si je faisais une partie du chemin en dormant ou tout du moins en progressant alors que ma conscience sommeille. Et puis, mon esprit reprend subitement les commandes, je suis alors plus attentif au chemin et chaque passage marquant s&#8217;inscrit dans ma mémoire d&#8217;une façon indélébile.</p>
<p>Ce manque de vigilance m&#8217;a valu de rebrousser chemin pour vérifier ma route. Les marques de peinture matérialisant le chemin de grande randonnée était bien présents mais je ne voyais plus aucune trace de peinture verte et encore moins les piquets soutenant la rue balise réfléchissante. J&#8217;étais incapable de me rappeler si j&#8217;avais croisé les balises en question quelques instants plus tôt. Dans le doute, il valait mieux vérifier. Il n&#8217;était pas question de perdre de vue cette ligne de vie lumineuse, je n&#8217;avais pas envie de rallonger la sauce comme aux Coursières. Fausse alerte mais qui n&#8217;allait certainement pas arranger mes affaires avec mon challenge orange.</p>
<p>Pour éviter des divagations nuisibles à mon esprit (on ne progresse pas beaucoup en faisant des aller retour), j&#8217;ai essayé de faire des micro-siestes sur le bord du chemin. Je faisais coïncider celles-ci avec mes ravitaillements. Je me choisissais un rocher 3 étoiles, confortable et douillet, et je commençais par déguster lentement une barre de céréale ou un gel, puis la tête blottie entre les bras, je faisais le vide et relâchais au maximum ma musculature. Ce simple relâchement de quelques minutes était incroyablement efficace dès lors que je reprenais la route.</p>
<p>A l&#8217;occasion d&#8217;un mini dodo, je me suis fait rattraper par un coureur solitaire. J&#8217;ai fais le yoyo avec lui et deux autres coureurs que nous avons rattrapés par la suite. Toujours pas d&#8217;orange en vue. On aperçoit très tôt les lumières de la cabane de Mille. On croit pouvoir la toucher mais on s&#8217;en éloigne pour un dernier arc de cercle. C&#8217;est long. Ces lumières approchées sans être jamais atteintes, ça a quelque chose de cauchemardesque. Il ne faut surtout pas se focaliser dessus et vouloir les atteindre avec trop d&#8217;empressement. C&#8217;est le meilleur moyen pour se casser le moral. Mieux vaut prendre son mal en patience et profiter du calme et de la sérénité que l&#8217;on ne manque pas de ressentir lors de ce long cheminement nocturne.</p>
<p>Je mets pieds sur une crête balayée par les vents, quelques drapeaux plantés là à la gloire des sponsors de la course claquent et vrombissent dans la nuit, la rue balise tendue à rompre par les éléments forme un couloir qui guide mes pas vers les lumières toutes proches de la cabane de Mille, seule trace attestant de la présence de l&#8217;homme dans ce paysage désolé.</p>
<p><code>Ravitaillement de la Cabane de Mille<br />
Heure d'arrivée : 02h25, Temps de course : 21:25:35, Temps de pause : 16', Classement : 157</code></p>
<p>Encore une centaine de mètres et j&#8217;arrive au ravitaillement. Il est à l&#8217;extérieur cette fois mais abrité efficacement du vent sous une toile de tente à proximité du refuge. L&#8217;accueil est chaleureux. Il y a là deux bénévoles ainsi que trois personnes dont je n&#8217;ai pas trop compris la présence. Spectateurs, randonneurs noctambules hébergés au refuge ? Je suis assis sur un banc en train de siroter un bouillon à moins que ce ne soit un thé, mes souvenirs s&#8217;effilochent déjà ! Comme à chaque ravitaillement, je ne manque pas de soulager mes pieds avec une bonne dose de Nok.<br />
Mes compagnons yoyo sont arrivés peu à peu puis c&#8217;est le tour du couple orange. Argh, il est temps de partir &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Cabane de Mille – Lourtier</strong><br />
D+ : 78 m, D- : 1484 m, Dis. : 10,88 km<br />
D+ cumulé : 5688 m, D- cumulé : 6104 m, Dis. Cumulée : 98,85 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut repartir en sens inverse, ce qui explique certainement la profusion de rue balise à cet endroit, avant de basculer sur la gauche pour attaquer la longue descente sur Lourtier. Quand même près de 1500 m de dénivelé négatif que les cuisses et les genoux vont devoir encaisser sans broncher. Négatif, tu m&#8217;étonnes qu&#8217;elle va être négative la descente pour mes pauvres guiboles !</p>
<p>Je n&#8217;ai pas énormément de souvenirs de cette descente sur Lourtier. Je me rappelle l&#8217;avoir effectuée en partie avec mes yoyos habituels. La pente atteignait parfois un fort pourcentage notamment dans la forêt de la Perche. En me laissant aller pour prendre un peu de vitesse, j&#8217;ai glissé plusieurs fois, me rattrapant in extremis, la douleur m&#8217;arrachant quelques jurons de circonstances mais avec un minimum de discrétion. Je m&#8217;en serais voulu de choquer quelques oreilles suisses.</p>
<p>Du haut des alpages, le regard embrasse une bonne partie de la vallée. Il y a beaucoup de lumières réparties en paquets plus ou moins lumineux. A chacun de ces groupes correspondent des villages. Lequel est Lourtier ?</p>
<p>J&#8217;ai repéré le ravitaillement grâce à une de ses immenses boules lumineuses qui servent aussi bien à éclairer un large emplacement qu&#8217;à faire de la pub pour telle ou telle marque. Les maisons alentours grossissent peu à peu au fur et à mesure de ma progression. Une lente progression en alternant marche et course, peut-être plus marche que course d&#8217;ailleurs. Le couple orange me talonne à nouveau à quelques encablures. Le jour se lève, j&#8217;arrive à Lourtier à temps pour l&#8217;heure du café.</p>
<p><code>Ravitaillement de Lourtier<br />
Heure de départ : 6h00, Temps de course : 25:00:03, Temps de pause : 23', Classement : 143<br />
Barrière horaire : 9h00, Marge : 3h00</code></p>
<p>La nuit a dû être longue pour les bénévoles, ils me semblent bien fatigués, quelque peu avachis sur leurs chaises derrière la table du ravitaillement. Je me fais servir un café et prends une petite réserve de gâteaux avant d&#8217;aller m&#8217;asseoir sur les bancs disponibles. Une nouvelle journée débute, un bénévole démonte la lampe que j&#8217;ai repérée dans la pénombre quelque temps auparavant. Le couple orange est arrivé et se restaure à proximité. Déjà une bonne demi-heure de retard sur mes prévisions les plus optimistes et je suis loin du compte si j&#8217;en crois les commentaires décrivant la montée à La Chaux, dernière difficulté au menu. Un truc similaire dans l&#8217;esprit à la montée de la Flégère à l&#8217;UTMB. Cela promet quelques moments délicats à passer. Il ne fait pas bon être cuit à Lourtier.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Lourtier – La Chaux</strong><br />
D+ : 1146 m, D- : 20 m, Dis. : 4,88 km<br />
D+ cumulé : 6834 m, D- cumulé : 6124 m, Dis. Cumulée : 103,73 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le couple orange quitte les lieux avant moi. On ne peut décidément pas se la jouer cool et piquer un p&#8217;tit roupillon tranquille. Je suis en train de me faire bouffer tout cru par mon couple de tortues !</p>
<p>Je quitte à mon tour le ravitaillement bien décidé à ne pas finir en salade. La grimpette ne fait pas dans la dentelle, on tire tout droit dans la pente histoire de se rapprocher au plus vite du mur qui va nous occuper ce début de matinée.</p>
<p>Le mur en question est un régal pour un coureur en pleine possession de ses moyens. Imaginer une monotrace étroite formant d&#8217;innombrables petits lacets dans une pente de folie abritée des ardeurs du soleil par les frondaisons. Bertone ! Oui c&#8217;est cela, je me revois dans cette terrible montée au refuge Bertone l&#8217;année dernière. Une orgie de lacets, un cagnard sans pitié, les similitudes sautent aux yeux. A une différence près, il n&#8217;y a pas de refuge à la clé pour clore ce long calvaire musculaire. Ca ne se termine jamais, on espère par moment tirer à gauche, contourner la difficulté par un cheminement en balcon mais non à chaque fois le chemin repart à l&#8217;assaut de la pente et s&#8217;élève à nouveau rapidement.</p>
<p>J&#8217;espérais pouvoir terminer la course avec ma polaire. Aussi fine soit-elle, je ne pourrai de toute évidence pas la supporter encore bien longtemps. La chaleur se fait de plus en plus présente et est grandement  renforcée par l&#8217;intensité de l&#8217;effort dans la pente. Je dois me résoudre à renfiler mon t-shirt toujours aussi trempé depuis l&#8217;orage de la veille. J&#8217;aurais dû le faire sécher pendant la nuit accroché à mon sac mais la place était déjà prise par ma veste de pluie et je m&#8217;imaginais arriver à Verbier aux premières lueurs &#8230; Ouaf ouaf ! L&#8217;effet est on ne peut plus rafraichissant voir réfrigérant !</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Le couple orange a fait une pause pour se ravitailler. C&#8217;est bien la première défaillance que je constate chez eux depuis que nos routes se croisent. La salade reprend les commandes. Je ne peux décemment plus me comparer à un lièvre tant je semble scotché au terrain. Et puis mon genou droit me fait un peu souffrir. Pas énormément c&#8217;est vrai mais j&#8217;appréhende de le solliciter autant que la pente le nécessiterait. Pour l&#8217;économiser, j&#8217;ai tendance à utiliser surtout la jambe gauche.</p>
<p>La dernière partie dans les alpages est un régal, on découvre avant même d&#8217;avoir franchi la lisière de la forêt que les réjouissances sont loin d&#8217;être terminées. Le mur se poursuit encore et encore, plus ou moins velu mais tout aussi impressionnant quand je vois au loin, bien plus haut, les silhouettes minuscules des quelques  coureurs qui me précèdent.</p>
<p>Après avoir avalé une ultime bosse, la pente s&#8217;adoucit et le chemin ménage enfin nos organismes fatigués. La sonnerie du téléphone retentit. L&#8217;ami Biscotte est arrivé. Après avoir repris du poil de la bête, le remords l&#8217;a envahi et il s&#8217;enquiert enfin de l&#8217;état de son compagnon à deux pattes abandonné sur le bord de la route. Ce n&#8217;est pas encore aujourd&#8217;hui que l&#8217;on franchira bras dessus bras dessous la ligne d&#8217;arrivée d&#8217;un ultra. Pfft &#8230;</p>
<p><code>Ravitaillement de La Chaux.<br />
Heure d'arrivée : 8h26, Temps de course : 27:26:13, Temps de pause : 10', Classement : 141</code></p>
<p>J&#8217;arrive au dernier ravitaillement. Il est installé sur un chemin carrossé à proximité de remontées mécaniques. Quand je pense que cet enfoiré de Biscotte m&#8217;a fait croire qu&#8217;il me faudrait atteindre l&#8217;ultime pylône du télésiège qui disparaît au sommet des pistes avant de basculer sur Verbier ! Je cherche mes mots, comment qualifier pareil coup pendable et quel châtiment lui réserver &#8230; La pendaison ? L&#8217;écartèlement ? L&#8217;empalement ? Trop doux &#8230; Le priver de trail ? Trop dur &#8230; Je trouverai bien, il ne perd rien pour attendre le bougre.<br />
Encore inconscient de cette forfanterie, je reprends des forces assis sur une chaise, devant la table de ravitaillement en buvant du coca et en réveillant mes papilles gustatives à grand renfort de chocolat. Etait-il Suisse au moins ? En tout cas, la halte est plaisante, on domine la vallée depuis ce point de vue et le regard porte loin. Le couple orange repartira à nouveau avant moi du ravitaillement !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La Chaux &#8211; Verbier</strong><br />
D+ : 70 m, D- : 780 m, Dis. : 6,81 km<br />
D+ cumulé : 6904 m, D- cumulé : 6904 m, Dis. Cumulée : 110,54 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte le ravitaillement par le sentier du Bisse. Je profite de cette partie plane pour solliciter des qualités de coureurs bien peu exploitées pendant cette balade. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir beaucoup marché ! Cette relance me permet de me dépatouiller une bonne fois pour toute de mes challengers orangés. Non mais &#8230;</p>
<p>Un petit lacet en montée me fait penser que l&#8217;ultime grimpette le long des pylônes du télésiège décrite par Biscotte a enfin commencé mais la supercherie éclate bientôt à mes yeux ! « Oh, l&#8217;enfoiré &#8230; » J&#8217;avoue avoir été quelque peu soulagé en découvrant que l&#8217;on basculait directement sur Verbier ! Enfin, quand je dis directement &#8230; le final m&#8217;a quand même occupé plus d&#8217;1h30. Une paille ! Il semble encore bien petit le centre sportif de Verbier à ce moment-là.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-104.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3642" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-104.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>YES ! Je suis finisher du Trail Verbier St-Bernard !</em></p>
<p>Toute chose à une fin, j&#8217;arrive enfin à Verbier. La délivrance est pour bientôt. Mais non, que dalle ! Me voilà perdu au milieu d&#8217;un chantier à chercher des traces vertes. Une petite montée d&#8217;adrénaline, je m&#8217;imagine déjà grillé sur la lignes par mes deux tortues. Tient une flèche verte au sol &#8230; Ouais, c&#8217;est vert mais ce ne sont pas les jolis petits ronds habituels. Me voilà perplexe, c&#8217;est peut-être un balisage pour les vététistes en nombre dans la station. Une piste verte pour les débutants ? Il est pas bien frais le père Arthur ! Mes quelques neurones survivants finissent par me remettre sur les rails.</p>
<p>Je me rapproche du centre du village. L&#8217;arrivée du trail ne semble pas avoir déplacé les foules mais il y a quand même quelques spectateurs et des passants qui m&#8217;encouragent et applaudissent lors de mon passage. Je suis sur un petit nuage. Ces moments savoureux à l&#8217;approche de l&#8217;arrivée sont si fugitifs qu&#8217;il faut en savourer chaque précieux instant. Je longe des boutiques, évite les terrasses et me faufile entre les badauds en trottinant gentiment. Je traverse prudemment une rue et je pénètre dans le couloir de l&#8217;arrivée. Un petit virage à gauche et l&#8217;arche se dresse devant moi. Purée ce que c&#8217;est bon d&#8217;arriver.</p>
<p>Histoire de finir en beauté, je renouvelle le petit saut sur le côté pour faire claquer les talons. Bon, il faudra que je le refasse deux fois, le photographe a insisté, il m&#8217;a raté à la première tentative ! Biiiip. Le dernier pointage est effectué, 29 heures après le départ de la course. Ca y est, je l&#8217;ai fait. Je suis finisher du trail Verbier St-Bernard !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Comatage d&#8217;après course</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette canaille de Biscotte est dans le sas d&#8217;arrivée. Faux frère, tu n&#8217;as pas trop souffert de bourdonnements et autres sifflements dans les oreilles ? Parce que je t&#8217;ai gentiment béni en cherchant les pylônes sur le bord de mon chemin. Bravo mon poulet pour cette belle course comme quoi quand tu veux &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-105.jpg" rel="lightbox[3627]" target="_blank" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3643" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-105.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Photo souvenir devant un poster de la course.</em></p>
<p>Le photographe me fait prendre la pose devant un poster de la course puis on me remet mon cadeau : un t-shirt technique manche longue Columbia qui vient compléter à merveille mon matériel. Me voilà équipé pour la mi-saison.</p>
<p>Alors que nous étions en train de déguster le repas d&#8217;après course et de nous réhydrater avec la traditionnelle bière d&#8217;après course, nous avons assisté à l&#8217;arrivée du couple orange. J&#8217;ai vengé le lièvre et réussi à faire la nique à la fable mais c&#8217;était loin d&#8217;être gagné et à défaut d&#8217;avoir eu le temps de féliciter sur place mes deux tortues (ils sont partis immédiatement), je m&#8217;empresse de le faire maintenant par écrit. Toutes mes félicitations à vous deux.</p>
<p>Une fois repu, je suis allé prendre une douche au centre sportif. Avec 3h d&#8217;avance sur moi, Biscotte a eu tout le temps nécessaire pour m&#8217;accueillir frais comme une rose à l&#8217;arrivée. Pas sûr qu&#8217;il me reste de l&#8217;eau chaude d&#8217;ailleurs &#8230; J&#8217;arrive trop tard pour me briquer sous les douches des hockeyeurs fermées entre temps mais celles de la piscine attenante feront l&#8217;affaire. En sortant de la douche, j&#8217;ai la bonne surprise de voir arriver David, l&#8217;anglais rencontré au Grand St-Bernard. Tope là, l&#8217;ami, je suis vraiment heureux que tu ais également terminé ce périple. C&#8217;est un peu grâce à toi que j&#8217;ai eu le courage de repartir sur mes deux jambes après l&#8217;épisode orageux de la Fenêtre du Ferret. Merci à toi.</p>
<p>Un gros regret. J&#8217;ai complétement zappé que Jean-Luc Ridet (coureur d&#8217;ultra en tout genre et accessoirement masseur thérapeute et coach sportif) était également à Verbier pour faire bénéficier  aux coureurs de sa science du massage. Pourtant, j&#8217;en aurais bien eu besoin !</p>
<p>Histoire de reprendre la route dans de bonnes conditions nous sommes allés faire une petite sieste au bord de l&#8217;eau. 3 heures à faire la fête à Morphée allongés sur les sièges de la voiture. Je me serais probablement laissé tenter par une petite heure supplémentaire mais j&#8217;ai eu pitié de la Biscotte qui n&#8217;arrivais pas à dormir. Trop chaud, trop de bruit. Il était dérangé par le doux bruit de l&#8217;eau à moins que ce ne soit par les quelques ronflements d&#8217;un Arthur assoupi. C&#8217;est vrai aussi qu&#8217;il était temps de clore le weekend. Je débutais mes vacances mais l&#8217;ami Biscotte devait se lever aux aurores le lendemain et se rendre au boulot en vélo ! J&#8217;envisageais pour ma part  une toute autre forme de récupération.</p>
<p>Avant de quitter la Suisse, nous avons acheté une barquette d&#8217;abricots du Valais, une petite contribution à l&#8217;économie locale et une manière agréable de dépenser nos derniers francs suisses. Le retour par Chamonix s&#8217;est fait sous la pluie, le weekend s&#8217;est terminé comme il a commencé mais purée entre les deux j&#8217;en aurai vraiment pris plein les mirettes.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Conclusion</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;avais prévu un temps de 26h20 en début d&#8217;année (<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/20/programme-des-rejouissances-pour-2010/">Programme des réjouissances pour 2010 …</a>) puis de 24h après les Coursières &#8230; J&#8217;en suis bien loin, le chrono n&#8217;est pas à la hauteur de mes espérances mais qu&#8217;importe, je suis vraiment très satisfait d&#8217;avoir pu rejoindre la ligne d&#8217;arrivée.</p>
<p>J&#8217;ai bien failli rendre les armes au Col du Grand St Bernard &#8230; Se prendre un orage de grêle à 2700m d&#8217;altitude sur un névé est relativement vivifiant. Je n&#8217;ai même pas eu le temps de sortir ma veste que j&#8217;étais trempé jusqu&#8217;aux os ! Sans compter le risque de se prendre la foudre. Et que dire des traversées multiples de torrents en cru avec de l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles ! Il y a eu beaucoup d&#8217;abandons à ce moment de la course mais j&#8217;ai eu la chance de passer au travers probablement en partie grâce à ce coureur anglais rencontré. La descente du St Bernard en direction de Bourg St-Pierre dans les chemins transformés en torrent et sur les névés transformés en piste de luge a été curieusement un des moments que j&#8217;ai le plus apprécié.</p>
<p>Mais pourquoi donc ce surcroit de temps ? J&#8217;ai ressenti des douleurs dès la première descente dans la jambe droite et notamment au niveau du genou. Dans les montées, la chaleur me clouait littéralement au sol. Je suis très sensible aux températures excessives, avec le manque de lucidité, je vais d&#8217;ailleurs faire l&#8217;erreur d&#8217;oublier mon t-shirt manches courtes à la Fouly, ce qui ne va pas arranger les choses. Bref, je suis bien en-dessous de mon allure dès la seconde montée.</p>
<p>J&#8217;ai perdu énormément de temps au Grand St Bernard &#8230; Il faut s&#8217;imaginer arriver tremper jusqu&#8217;aux os (sac compris) de la tête aux pieds, par une température qui n&#8217;a plus rien de caniculaire, dans un lieu surchauffé où des gens vous servent un bouillon bien chaud &#8230; Très difficile mentalement. J&#8217;ai mis du temps à me refaire une santé, à réorganiser mon matos et à trouver les ressources mentales nécessaires pour m&#8217;extraire de ce piège.</p>
<p>Ne pas atteindre Bourg St-Pierre avant la nuit m&#8217;a fait perdre à nouveau beaucoup de temps. C&#8217;était très difficile de courir la nuit, je trottinais parfois mais l&#8217;allure correspondait plus à une marche rapide. Ce n&#8217;était pas le lendemain pour la fin du parcours que j&#8217;allais refaire mon retard &#8230; J&#8217;étais surtout occupé à gérer la fatigue avec l&#8217;objectif d&#8217;arriver au bout.</p>
<p>J&#8217;ai passé un temps de 3h38 cumulé pour les 10 ravitaillements. J&#8217;estime qu&#8217;un temps de 2h20 aurait dû être suffisant. Difficile de faire moins. Il faut compter 10 minutes par ravitaillement et 30 minutes aux ravitaillements de la Fouly et de Bourg St-Pierre. Déjà 1h18 de gagner pour la prochaine fois &#8230;</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression de manquer de fraîcheur physique et de ne pas être à 100% de mes capacités depuis l&#8217;Ultra des Coursières. Un peu comme si le moteur tournait sur 3 cylindres. J&#8217;ai coupé complétement pendant deux semaines après Verbier, j&#8217;espère que cela suffira pour me remettre sur les rails.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Et pour la course elle-même  ?</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le Trail Verbier St-Bernard est une course monstrueusement géniale. Il ne faut pas sous-estimer la difficulté du parcours. Il y a de quoi faire une overdose de lacets dans la dernière montée après Lourtier.</p>
<p>Les paysages sont somptueux. Je me suis arrêté plusieurs fois pour en profiter, assis sur un rocher, scotché face à la beauté des montagnes qui m&#8217;entouraient. J&#8217;en avais des frissons de plaisir/émotion similaire à l&#8217;effet que que l&#8217;on peut avoir en écoutant un morceau de musique favori. Le truc qui te prend aux tripes &#8230; bon j&#8217;étais aussi scotché par la fatigue !</p>
<p>Le balisage est parfait et très facile à suivre même la nuit. C&#8217;est appréciable quand on chemine longuement tout seul et puis quelle bonne idée d&#8217;avoir dessiné le profil de la course sur le dossard.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas compris l&#8217;intérêt du sac coureur à la Fouly. Je pense qu&#8217;il vient beaucoup trop tôt dans la course. Il serait beaucoup plus utile de bénéficier d&#8217;un change à Bourg St-Pierre avant la nuit. Un ravitaillement chaud à la Fouly équivalent à celui de Bourg St-Pierre serait un plus indéniable à mon sens. J&#8217;ai trouvé cela vraiment léger mais peut-être suis-je passé à un mauvais moment ? C&#8217;est bien là le seul reproche que j&#8217;ai à faire aux organisateurs. Je ne peux que vous recommander chaudement d&#8217;inscrire le Trail Verbier St-Bernard à votre agenda.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 29h02&#8217;55&#8243;<br />
Distance : 110 km<br />
D+ : 6900 m</p>
<p>Ravitaillement de la Croix de Cœur<br />
Heure d&#8217;arrivée : 07h01, Temps de course : 02:01:15, Temps de pause : 8&#8242;, Classement : 252</p>
<p>Ravitaillement de Levron<br />
Heure d&#8217;arrivée : 8h40, Temps de course : 03:40:04, Temps de pause : 17&#8242;, Classement : 238</p>
<p>Ravitaillement de Sembrancher<br />
Heure d&#8217;arrivée : 9h42, Temps de course : 04:42:12, Temps de pause : 10&#8242;, Classement : 261<br />
Barrière horaire : 11h30, Marge : 1h48</p>
<p>Ravitaillement de Champex<br />
Heure de départ : 11h31, Temps de course : 06:31:09, Temps de pause : 9&#8242;, Classement : 253</p>
<p>Ravitaillement de La Fouly<br />
Heure de départ : 14h38, Temps de course : 09:38:36, Temps de pause : 33&#8242;, Classement : 224<br />
Barrière horaire : 17h00, Marge : 2h22</p>
<p>Col de Fenêtre<br />
Heure de départ : 18h02, Temps de course : 13:01:57, Temps de pause : 1&#8242;, Classement : 219</p>
<p>Ravitaillement du Grand Saint-Bernard<br />
Heure d&#8217;arrivée : 18h59, Temps de course : 13:59:36, Temps de pause : 46&#8242;, Classement : 216</p>
<p>Ravitaillement de Bourg St-Pierre<br />
Heure d&#8217;arrivée : 22h52, Temps de course : 17:06:13, Temps de pause : 46&#8242;, Classement : 171<br />
Barrière horaire : 2h00, Marge : 3h08</p>
<p>Ravitaillement de la Cabane de Mille<br />
Heure d&#8217;arrivée : 02h25, Temps de course : 21:25:35, Temps de pause : 16&#8242;, Classement : 157</p>
<p>Ravitaillement de Lourtier<br />
Heure de départ : 6h00, Temps de course : 25:00:03, Temps de pause : 23&#8242;, Classement : 143<br />
Barrière horaire : 9h00, Marge : 3h00</p>
<p>Ravitaillement de La Chaux.<br />
Heure d&#8217;arrivée : 8h26, Temps de course : 27:26:13, Temps de pause : 10&#8242;, Classement : 141</p>
<p>Classement général : 141/159 (356 partants)<br />
Classement VH1 : 67/71</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-cadeau.jpg" rel="lightbox[3627]" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3644" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt technique manches longues et la casquette en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank">Le Trail Verbier St-Bernard</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailVerbierStBernard?authkey=Gv1sRgCL220-uAwsvNwAE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/TDJJAVHGTLE/AAAAAAAAGVA/Zf4eeVTQRdQ/s160-c/TrailVerbierStBernard.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailVerbierStBernard?authkey=Gv1sRgCL220-uAwsvNwAE&amp;feat=embedwebsite">Trail Verbier St-Bernard</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-3627"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F25%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-2%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010+-+Deuxi%C3%A8me+Partie'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F25%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-2%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F25%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-2%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010+-+Deuxi%C3%A8me+Partie'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F25%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-2%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010+-+Deuxi%C3%A8me+Partie'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 15:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier St-Bernard]]></category>

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		<description><![CDATA[Au programme du weekend : une longue balade en Suisse dans le canton du Valais. Le trail Verbier St-Bernard. Une balade de 110 km et 6900 m de dénivelé positif pour découvrir les Alpes version Suisse et papoter avec compère Biscotte. « Premier ultra trail de plus de 100 km entièrement suisse. Avec plus de 96% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p><strong>Au programme du weekend : </strong>une longue balade en Suisse dans le canton du Valais. Le trail Verbier St-Bernard. Une balade de 110 km et 6900 m de dénivelé positif pour découvrir les Alpes version Suisse et papoter avec compère Biscotte.</p>
<p><em>« Premier ultra trail de plus de 100 km entièrement suisse. Avec plus de 96% sur chemins, le parcours emprunte les grands trekkings de la région et cumule un dénivelé positif de 6900m. Départ et arrivée dans la station de Verbier à 1500m d’altitude. Le tracé, typé montagne avec un fort dénivelé, joint les trois vallées de la Dranse et symbolise ainsi un trait d’union entre ces entités géographiques. Pour les candidats aux premières places, c’est à la Fouly que la course débutera vraiment, à l’amorce des 1300m de dénivelé positif menant au col de Fenêtre (2698m). La dernière montée dans la forêt de l’Arbaray devrait réserver encore de belles surprises. Relativement technique et assez raide, ce sentier totalise un dénivelé positif de près de 1200m. Au sommet, la partie est quasiment gagnée : ultime effort en tentant d’allonger la foulée le long du bisse avant de plonger sur l’arrivée. Si les premiers admireront le massif des Combins, le gros du peloton aura déjà cumulé de nombreuses heures à la seule lueur des lampes frontales et bénéficiera ainsi d’une ambiance magique où étoiles et frontales mêlent leur lumière. »</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3568" title="Trail Verbier St-Bernard 2010 Profil" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-profil.jpg" alt="" width="510" height="261" /></p>
<p><strong>Un objectif : </strong>finir et cela suffira amplement à mon bonheur. Généralement, on dit cela après coup pour se trouver une excuse quand on a fait une performance voisine des racines d&#8217;une pâquerette en fin de vie mais là vous conviendrez qu&#8217;il n&#8217;y a rien dire, j&#8217;avais annoncé cet objectif dès le début de l&#8217;année …</p>
<p><strong>Une estimation de temps : </strong>26h20. Comme quoi les estimations ne sont que des estimations. Quelle tristesse d&#8217;être si lent !</p>
<p><strong>Une mission de la dernière heure : </strong>l&#8217;ami <a href="http://tercan.martinsfamilly.fr/" target="_blank">Tercan</a> que nous devions rejoindre à Verbier a déclaré forfait du fait d&#8217;une inflammation de l&#8217;aponévrose plantaire. J&#8217;ai décidé de lui faire une petite place dans mon sac et de l&#8217;emmener avec moi. Sa présence à mes côtés ne sera bien sûr qu&#8217;une vue de l&#8217;esprit mais cet acte symbolique sera une raison supplémentaire pour rallier l&#8217;arrivée. Je serai ses yeux, ses oreilles et ses jambes, le reste, je le garde pour mon usage personnel. Il sera mon cerveau de secours au cas où … Je l&#8217;appellerai à n&#8217;importe quelle heure du jour et de la nuit (ben oui quoi, t&#8217;étais pas au courant ?) pour qu&#8217;il me botte le cul si des idées d&#8217;ab&#8230; (le mot est innommable) me traversent l&#8217;esprit !</p>
<p>Ce CR t&#8217;es dédié l&#8217;ami. Voilà ce que mes yeux ont vu, mes oreilles entendu &#8230;<br />
<span id="more-3549"></span></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La veille :</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous avons fait le trajet pour nous rendre à Verbier la veille. Un voyage sans histoire en passant par Chamonix et le col des Montets pour éviter l&#8217;achat de la vignette autoroutière Suisse et parce que le paysage le vaut bien. Ma belle sœur m&#8217;a prêté son GPS. Hum, pas très au point le logiciel. Il ne semble pas distinguer les routes principales et les voies secondaires … Nous avons traversé Verbier « dré dans le pentu » en prenant les raccourcis les plus improbables et en choisissant en priorité des voies de desserte réservées aux bordiers (comprenez riverains.). Biscotte a même dû descendre de la voiture pour un passage rendu particulièrement étroit du fait de travaux sur la chaussée. A la recherche du gite perdu … A mon avis, les courses d&#8217;orientation, c&#8217;est pas pour nous !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-01.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3570" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Depuis la Forclaz. Côté gauche, la vallée du Rhône et la ville de Martigny. Au centre, à l&#8217;horizon, on distingue le sommet de Pierre Avoi (2473m). A droite, la vallée de la Dranse et le village de Bovernier. A l&#8217;extrême droite, à mi-hauteur les premiers contreforts de Catogne.</em></p>
<p>Mais je m&#8217;égare, revenons à notre arrivée à Verbier. Il pleut. Le temps de se garer et il pleut même des cordes. Un vrai déluge et puis ça tonne en plus pour rajouter un peu de piment à la chose. Même pour se rendre au retrait des dossards : ça ne va pas être du gâteau et pourtant nous ne sommes pas bien loin. Je n&#8217;ose pas imaginer le côté plaisant de notre balade du lendemain si cette pluie battante s&#8217;éternise.</p>
<p>On profite d&#8217;un semblant de répit pour se décider. Le retrait des dossards a lieu sous un chapiteau qui servira pour le repas d&#8217;après course. Il y a un peu de monde mais rien de bien méchant. Il faut donner une caution pour la puce intégrée au dossard. Nous espérions pouvoir donner cette caution en euros. Ben non. Et c&#8217;est partie pour un footing d&#8217;entrainement impromptu à la recherche d&#8217;un distributeur de billet. Bon, ce n&#8217;est pas ce qui manque dans le coin. Me voilà de retour dans la file avec un billet suisse de 20 CHF flambant neuf, sésame obligatoire pour obtenir nos deux dossards.</p>
<p>Le contrôle du matériel est effectué avec toute la rigueur que l&#8217;on peut attendre de nos proches voisins. OK, nous sommes en règle et autorisés à prendre le départ de la course. Il nous reste à récupérer notre dossard, le ticket repas d&#8217;après course indispensable pour reprendre des forces après l&#8217;effort et un cadeau souvenir : une casquette aux couleurs de la course. Avec celle de la SaintéLyon, me voilà paré pour des années &#8230;</p>
<p>Nous avons loué un gite chez l&#8217;habitant au chalet Tai Pan. Biscotte n&#8217;a pas semblé convaincu par les charmes de « <a href="http://www.tdg.ch/actu/suisse/abri-antiatomique-hotel-remporte-franc-succes-2009-01-02" target="_blank">The Bunker</a> », un hôtel spartiate aménagé dans un ancien abri antiatomique ! Je ne peux pas lui donner totalement tort. Nous ne sommes pas de la même fibre que l&#8217;ami Karbone qui n&#8217;hésite pas à passer la nuit dans une 106 la veille d&#8217;une course comme la Montagn&#8217;Hard.</p>
<p>Le chalet est au cœur d&#8217;un petit lotissement. Il est accessible uniquement à pied par un petit sentier en pente. C&#8217;est une construction à deux étages. Le gite occupe la totalité de la partie basse et le logement de la propriétaire le premier étage (accessible également de plain-pied du fait de la pente).<br />
Le gite est fermé et la propriétaire semble absente. Bien que la télé soit allumée et les fenêtres de l&#8217;appartement ouvertes, personne ne répond à nos sollicitations. Pour ne pas attendre idiot, nous décidons d&#8217;en profiter pour aller manger dans le centre de Verbier.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-02.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3571" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Biscotte songe au meilleur moyen de me maraver le lendemain &#8230;</em></p>
<p>Les restaurants ont flairé les amateurs de bière que nous sommes et ont préparé un menu spécial coureurs, des pâtes quoi. Pas mauvais du reste mais j&#8217;ai tout de même trouvé la note un peu trop raccord avec le standing de la station. Cela dit le patron était sympathique et bon commerçant.</p>
<p>De retour au chalet, il n&#8217;y a toujours pas un chat. Il commence à faire nuit et je m&#8217;imagine déjà, ma vieille carcasse de quadra plié en quatre, coincé entre biscotte et les portières de mon break en train de chercher un hypothétique sommeil. Des néo disciples de Karbone en puissance !<br />
Nous nous inquiétons même pour la propriétaire. Peut-être a-t-elle eu un malaise ? La porte de l&#8217;appartement est ouverte, nous entrons lentement … Il y a quelqu&#8217;un ? Oui ! Un chien ! Un repli stratégique des plus rapides s&#8217;impose. Heureusement l&#8217;animal, assez éloigné du teckel point de vue taille, est paisiblement endormi.</p>
<p>Un appel à madame Biscotte nous sortira de ce début de galère. Un mail de la propriétaire est arrivé entre temps, la clé du gite est sous un pot de fleurs … Un classique pourtant !<br />
Ce petit incident est vite oublié. Le gite est spacieux, salon, cuisine, deux chambres, nous n&#8217;aurons même pas à supporter nos ronflements respectifs. Une bonne nuit de sommeil nous attend, réveil prévu à 3h30.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Le jour de la course :</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;ai dormi comme une souche. Le sommeil du juste. Nous avions trouvé à la cuisine quelques denrées qui devraient faire l&#8217;affaire pour notre petit-déjeuner mais nous avons eu la surprise de voir notre propriétaire malgré l&#8217;heure matinale. Elle nous a apporté un petit-déjeuner pantagruélique. Trois gros pains, quatre pots de confitures, du jambon fumé, du fromage, du jus d&#8217;orange et un bon café tout chaud. Un breakfast digne d&#8217;un sujet de Sa très Gracieuse Majesté. Normale, la propriétaire est anglaise.</p>
<p>Il est grand temps de nous rendre sur la ligne de départ. On quitte le gite pour s&#8217;enfoncer dans l&#8217;obscurité et rejoindre la voiture à la lueur des frontales. Trouver une place dans Verbier s&#8217;annonce difficile. Nous dénichons quand même un emplacement qui semble taillé sur mesure pour ma titine. Un véhicule se gare à ma hauteur. Le conducteur nous dévisage. « Bon, il est lourd celui-là. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il veut ? &#8211; Biscotte, dis-lui qu&#8217;on vient de se garer &#8230; » Hum, finalement on va peut-être lui laisser la place. L&#8217;homme en question porte un uniforme et semble avoir l&#8217;amende facile. Mieux vaut  se la jouer « j&#8217;avais pas vu m&#8217;sieur l&#8217;agent » et déguerpir. En bon latins que nous sommes, nous avons obtempéré sous la menace mais à moitié seulement en nous empressant de nous garer sur le parking réservé aux clients de la Migro, la supérette locale. C&#8217;est que nous n&#8217;étions pas vraiment en avance alors se rendre au parking à l&#8217;autre bout du village, plus le temps, désolé.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-03.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3574" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>4h53</strong> : En fin de peloton (356 coureurs), quelques minutes avant le départ.</em></p>
<p>Nous arrivons quelques minutes avant le départ. L&#8217;accès au sas se fait après avoir été pointé. Un échange de regard avec un coureur. C&#8217;est Stéphane Abry, que je rencontre pour la première fois en chair et en os. L&#8217;ami Stéphane est coureur par passion, coach de profession mais avec tout autant d&#8217;ardeur et créateur du site <a href="http://www.esprit-course.com/" target="_blank">Esprit Course</a> qu&#8217;il faut consulter de toute urgence, si ce n&#8217;est pas encore fait, notamment pour ces interviews de coureurs. Ben oui quoi, je suis dans la liste …  En tout cas, voilà une personne pour le moins dynamique et qui consacre une grande partie de son énergie à récolter des fonds pour la recherche et l&#8217;aide aux familles touchées par le syndrome de Poland. <a href="http://www.syndrome-de-poland.ch/" target="_blank">Association Suisse du Syndrome de Poland,</a></p>
<p>L&#8217;heure du lâcher des fauves approche. Les organisateurs ont voulu donner une petite touche solennelle au départ. Thème musical de la course en boucle, discours à deux voix pour faire monter la sauce … Hum, difficile de s&#8217;empêcher de penser à un succédané de la grande sœur chamoniarde mais avec un peloton de 356 coureurs seulement et la foule en moins. Ca fait quand même un peu réduit comme grand messe pour donner dans le discours flonflon. Soyez naturels les gars, votre course a un potentiel ENORME, vous n&#8217;avez pas besoin de ça.</p>
<p>Un petit décompte et nous voilà partis &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Verbier – Croix de Cœur</strong><br />
D+ : 990 m, D- : 307 m, Dis. : 9,74 km<br />
D+ cumulé : 990 m, D- cumulé : 307 m, Dis. Cumulée : 9,74 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mieux vaut ne pas s&#8217;exciter au départ. Le profil de la course incite à la prudence. Les principales difficultés sont concentrés sur la deuxième partie de la course et il faudra arriver frais, très frais à la Fouly. Nous sommes partis en fin de peloton avec Biscotte, nous serons ainsi contraints à un départ prudents. On traverse le village puis le peloton s&#8217;élève peu à peu dans les alpages en laissant les lumières de Verbier derrière nous.</p>
<p>Après quelques lacets, le sentier pénètre dans la forêt par un chemin en balcon le long duquel a été creusé un petit canal pour recueillir les eaux de ruissellement. Les montagnards du Valais Suisse ont aménagé dans leurs montagnes des canaux amenant l&#8217;eau des hautes vallées vers leurs cultures. On  les appelle des « <a href="http://www.acamino.com/topo_bisses_du_valais.htm" target="_blank">Bisses</a> » et parfois des Biefs. Tient, c&#8217;est justement le nom que l&#8217;on donne aux ruisseaux dans le Haut-Doubs &#8230;  C&#8217;est très agréable de courir sur ce sentier très souple et cette eau qui s&#8217;écoule à nos côtés apporte une petite touche rafraichissante plaisante à l&#8217;œil.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-04.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3579" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-04.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-05.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3580" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>6h10</strong> et <strong>6h25</strong> : Nous quittons la forêt pour longer une barre rocheuse et poursuivre notre chemin par un sentier en crête toujours en montée bien sûr.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte rapidement ce sentier en balcon pour tirer droit dans le pentu par un sentier beaucoup plus technique. J&#8217;aperçois Stéphane dans le groupe de coureurs qui nous suivent. J&#8217;étais persuadé qu&#8217;il était parti devant. Je constate que nous ne sommes pas les seuls à jouer la carte de l&#8217;économie dans cette première montée.</p>
<p>Nous quittons la forêt pour longer une barre rocheuse et poursuivre notre chemin par un sentier en crête toujours en montée bien sûr. C&#8217;est magnifique, le parcours met tout de suite la barre très haut quant à la beauté des paysages. C&#8217;est un régal d&#8217;autant que notre forme physique encore intacte nous permet de l&#8217;apprécier à sa juste valeur. Le jour s&#8217;est levé. Le haut des sommets est nimbé dans la lumière du soleil tandis que, derrière nous, le bas de la vallée est encore tapi dans l&#8217;obscurité.</p>
<p>La longue file de coureurs a dérangé une harde de chamois. Ils semblent vouloir rejoindre l&#8217;abri offert par la barre rocheuse, ils ne doivent pas se sentir en sécurité à découvert dans l&#8217;alpage. Certains profitent d&#8217;une trouée dans le peloton pour le traverser. D&#8217;autres nous font l&#8217;honneur d&#8217;une démonstration de descente droit dans la pente à une allure qui laisserait songeur le meilleur descendeur. Impressionnant, je me demande quelle est leur vitesse de pointe sur ce genre de terrain.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-06.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3581" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>6h34</strong> : L&#8217;amas rocheux de Pierre Avoi. Première difficulté du jour avec un passage à 2400 m.</em></p>
<p>Après avoir franchi les uns derrière les autres un immense paravalanche nous arrivons aux premiers contreforts de la Pierre Avoi. J&#8217;ai adoré traverser cet amas rocheux et en émerger à l&#8217;est face au soleil levant.</p>
<p>Nous traversons le haut d&#8217;une station de ski avant de descendre sur le col de la Croix de Cœur, emplacement de notre premier ravitaillement. Notre dossard est équipé d&#8217;une puce électronique. Un bénévole nous pointe tour à tour avec un lecteur de puce portatif. J&#8217;imagine que l&#8217;appareil doit émettre ensuite immédiatement notre heure de passage au pc central.</p>
<p><code>Ravitaillement de la Croix de Cœur<br />
Heure d'arrivée : 07h01, Temps de course : 02:01:15, Temps de pause : 8', Classement : 252</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-07.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3582" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>7h05</strong> : Ravitaillement de la Croix de Cœur.</em></p>
<p>Je bois un verre de coca puis je vais remplir ma poche à eau. A chaque ravitaillement, les coureurs auront la possibilité de faire le plein avec de l&#8217;eau, de la boisson énergétique ou du sirop. Un coureur me demande de le prendre en photo puis c&#8217;est à mon tour de prendre la pose. Il veut enrichir sa collection de souvenirs de vacances avec un portrait d&#8217;Arthur. Un petit griffon peut-être ? Non, c&#8217;est bien sûr ? Biscotte soupire. C&#8217;est vrai que j&#8217;ai été un peu long mais j&#8217;ai dû m&#8217;y reprendre à trois fois pour la photo. Je n&#8217;appuyais pas assez fort sur le déclencheur. Aller, je n&#8217;ai plus qu&#8217;à vider l&#8217;air de ma poche pour éviter les glouglous et je suis à toi.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Croix de Cœur – Le Levron</strong><br />
D+ : 227 m, D- : 1090 m, Dis. : 11,41 km<br />
D+ cumulé : 1217 m, D- cumulé : 1397 m, Dis. Cumulée : 21,15 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte le Val de Bagnes pour basculer sur le bassin de la plaine du Rhône. On emprunte une route en terre assez pentue qui descend dans la forêt. La descente s&#8217;avère désagréable. Je ne peux pas me lâcher dans la pente comme je le souhaiterais. Je sens une gène plus qu&#8217;une véritable douleur sur la face interne du genou droit. Les symptômes sont similaires à ce que j&#8217;ai ressenti après le Off du Nivolet. Tendinite de la patte d&#8217;oie. Bon, on verra bien comment ça évolue. En attendant, je me ménage en me retenant dans la pente avec les bâtons. Les bras sont en forme, autant qu&#8217;il servent à quelque chose.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-08.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3587" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-09.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3588" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>7h43</strong> : On quitte le Val de Bagnes pour basculer sur le bassin de la plaine du Rhône.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>8h21</strong> : On chemine maintenant le long du Bisse de Saxon. La vue est magnifique sur la plaine de Martigny. En face, les villages de Châtaignier, Saxé et Mazembroz au pied du Grand Chavalard.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On chemine maintenant le long du Bisse de Saxon. La vue est magnifique sur la ville de Saxon, proche voisine de Martigny. C&#8217;est curieux : le fond de cette vallée pourtant encaissée est totalement plat. Il n&#8217;y a pratiquement aucune maison sur les hauteurs. Le moindre espace à flanc de montagne est réservé à la culture de la vigne et des abricotiers. Je me souviens avoir contemplé cette vallée la nuit sur le tracé de la CCC.  Les lumières de l&#8217;éclairage urbain traçaient dans l&#8217;obscurité d&#8217;immenses lignes droites parallèles assez surprenantes. J&#8217;ai appris plus tard que l&#8217;aviation militaire suisse avait effectué de nombreux <a href="http://www.lw.admin.ch/internet/luftwaffe/fr/home/themen/history/kriegkalt/freewa.html" target="_blank">essais d&#8217;atterrissage et de décollage sur autoroute</a>, peut-être était-ce le cas sur la route de Simplon ou sur l&#8217;autoroute du Rhône ?</p>
<p>Emotion, je traverse mon premier torrent &#8230; Le bruit de l&#8217;eau, sa fraicheur, je mouille mon buff au passage en évitant de me retrouver les quatre fers en l&#8217;air dans le bouillon, il y a un petit côté ludique à bien choisir ses rochers pour traverser à gué. Pas trop glissant, suffisamment stable &#8230; je savoure ces moments.</p>
<p>Le sentier débouche sur une route goudronnée. Une des rares portions en bitume du parcours. C&#8217;est à nouveau le compteur de D+ qui égrène notre progression pour absorber cette petite bosse du col du Lein qui signe notre retour sur le Val de Bagnes, une courte anomalie avant la longue descente vers Sembrancher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-10.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3589" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h37</strong> : Le village de Levron.</em></p>
<p>L&#8217;occasion de papoter avec d&#8217;autres coureurs. L&#8217;un deux a bouclé la première édition du trail Verbier St-Bernard en 29h en 2009. Cela ne semble pas satisfaire les espérances compétitives de l&#8217;ami Biscotte qui s&#8217;inquiète de sa position dans le peloton. L&#8217;homme en question ferait passer le plus bavard d&#8217;entre nous pour Bernardo. C&#8217;est encore plus motivant qu&#8217;une barrière horaire pour avancer. Bon, je plaisante. J&#8217;aurai appris de ce coureur qu&#8217;il ne faudra surtout pas sous-estimer la dernière montée après Lourtier mais tout cela me paraît encore bien loin &#8230;</p>
<p><code>Ravitaillement de Levron<br />
Heure d'arrivée : 8h40, Temps de course : 03:40:04, Temps de pause : 17', Classement : 238</code></p>
<p>Chemins et sentiers forestiers à nouveau retrouvés nous conduisent bientôt au second ravitaillement dans le village de Levron. Je me prépare à prendre une petite photo du ravitaillement avant de passer au pointage. Une bénévole recule pour me laisse le champ libre. « Mais non, revenez, c&#8217;est vous que je prends en photo &#8230; » Pfft, c&#8217;est lourd un trailer.</p>
<p>On s&#8217;y perd un peu dans les dénominations des ravitaillements. Qu&#8217;ils soient liquides, légers, il y a finalement toujours de quoi manger. Celui-ci est d&#8217;ailleurs particulièrement fourni. C&#8217;est un cas un peu particulier, il est vrai, puisqu&#8217;en marge du ravitaillement à proprement parlé, des denrées sont vendus aux spectateurs mais offertes gracieusement aux coureurs. C&#8217;est une véritable débauche de gâteaux, tartes et autres préparations culinaires en tout genre qui s&#8217;étalent devant mes yeux.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-11.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3590" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h40</strong> : Ravitaillement de Levron</em></p>
<p>Au lieu de lorgner sur les gâteaux (non, je ne regardais pas les jolies bénévoles, je le jure), j&#8217;aurais mieux fait de regarder un peu mieux les étiquettes sur les jerricanes. A la première gorgée, je m&#8217;aperçois que j&#8217;ai fait le plein avec de la boisson énergétique. Je n&#8217;ai rien contre un petit apport d&#8217;énergie mais je suis plus que méfiant quant à la préparation de cette boisson par des personnes peu au fait des dosages de ce genre de produits. Surtout avec la chaleur qui s&#8217;installe.</p>
<p>Si je bois de ce truc je vais rendre mon quatre heures et ça va me rendre bougon. Je m&#8217;empresse de refaire le plein avec l&#8217;eau fraiche de cette providentielle fontaine. Nous ne sommes qu&#8217;à une vingtaine de mètres du ravitaillement. Biscotte ne proteste pas pour ce temps de pause supplémentaire. Monsieur a besoin de mes services pour un début de momification à grand renfort d&#8217;Elastoplast. Et que je t&#8217;en colle partout dans le dos, en long et en travers.</p>
<p>Je profite de l&#8217;occasion pour enrouler autour de mes pouces un peu de bande autocollante. La sangle de mes bâtons me blesse régulièrement et j&#8217;ai oublié de me protéger avec du sparadrap ce matin.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Le Levron &#8211; Sembrancher</strong><br />
D+ : 20 m, D- : 610 m, Dis. : 5,5 km<br />
D+ cumulé : 1237 m, D- cumulé : 2007 m, Dis. Cumulée : 26,65 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;Elastoplaste enroulé soigneusement autour de mes pouces s&#8217;est fait la malle sur le pont de bois en traversant la Dranse. Il aura tenu 46 minutes en tout et pour tout. Et encore, j&#8217;ai dû le recoller plusieurs fois. Pas très efficace. Je vais devoir faire sans. D&#8217;ailleurs, je suis surpris, depuis que j&#8217;ai resserré un peu mes sangles le frottement semble avoir nettement diminué.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-12.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3595" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>9h26</strong> : Traversée de la Dranse.</em></p>
<p>Que dire de cette portion ?  Il nous faut traverser le fond de la vallée pour rejoindre le village de Sembrancher. Il y a une longue ligne droite, sur un chemin tout ce qu&#8217;il y a de plus plat, le tout en plein soleil et sans le moindre petit feuillu pour apporter un peu d&#8217;ombre au tableau. Elle semble bien longue cette portion, si longue qu&#8217;on espère se retrouver bien vite dans les hauteurs à crapahuter sur quelques monotraces ludiques à flanc de montagne.</p>
<p>Un passage sous-voie et un cheminement le long de la route du Saint-Bernard très fréquentée à notre heure de passage nous ramènent brutalement dans des paysages plus citadins. Cet intermède motorisé est heureusement de courte durée et nous bifurquons bien vite au cœur du village de Sembrancher.</p>
<p><code>Ravitaillement de Sembrancher<br />
Heure d'arrivée : 9h42, Temps de course : 04:42:12, Temps de pause : 10', Classement : 261<br />
Barrière horaire : 11h30, Marge : 1h48</code></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-13.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3596" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-14.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3597" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>9h36</strong> : Une fontaine dans le village de Sembrancher.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>9h46</strong> : Ravitaillement de Sembrancher.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une première barrière horaire a été mise en place à ce ravitaillement. Elle est fixée à 11h30. Nous bénéficions donc d&#8217;une marge confortable malgré notre progression prudente pour ne pas dire lente. Nous ne trainons pas. Remplissage de la réserve d&#8217;eau, grignotage rapide et varié et c&#8217;est reparti. Dix minutes montre en main, pile poil dans la moyenne nécessaire pour un ravitaillement express.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Sembrancher &#8211; Champex</strong><br />
D+ : 826 m, D- : 73 m, Dis. : 7,38 km<br />
D+ cumulé : 1237 m, D- cumulé : 2007 m, Dis. Cumulée : 26,65 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte les ruelles du vieux village par une montée assez rude. La suite du parcours sera moins raide et nous conduira à flanc de coteau jusqu&#8217;à Champex. J&#8217;ai du mal à suivre Biscotte. Je suis régulièrement à la traîne quelques dizaines de mètres derrière lui. J&#8217;ai chaud, bigrement chaud.<br />
Nous sommes toujours ensemble en traversant le village de la Garde mais nous n&#8217;atteindrons pas ensemble le village de Soulalex. L&#8217;affreux jojo a profité de ma faiblesse pour un maravage en règle non déclaré. Voilà qu&#8217;il se met à jouer les Arthur !</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-15.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3600" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-16.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3601" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-16.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>10h12</strong> : Le village de La Garde. On aperçois la pointe de Pierre Avoi en arrière plan.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>10h43</strong> : Le massif du Grand Combin au fond à gauche, le Mont Vélan au centre sous les nuages et l&#8217;arrête de Bavon sur la droite. Le village de Reppaz sur le flanc gauche et Orsières dans le fond de la vallée.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;ai apprécié l&#8217;eau fraiche qui coulait dans la fontaine du village. J&#8217;ai trempé mon buff dedans et je l&#8217;ai essoré au-dessus de ma tête pour faire descendre un peu ma température corporelle. Il faut dire que je lorgnais avec envie depuis un bon moment les nombreux arrosages automatiques rencontrés. Ils ne doivent pas manquer d&#8217;eau par ici pour arroser en permanence même de simples prairies.</p>
<p>Je me fais gober par quelques coureurs que je reprends plus tard. Les positions se stabilisent. J&#8217;ai trouvé mon rythme. Après une montée raide de chez raide en forêt on débouche derrière l&#8217;hôtel Splendide, un grand hôtel de Champex que l&#8217;on peut apercevoir de très loin sur son promontoire quand on vient de la Fouly.</p>
<p><code>Ravitaillement de Champex<br />
Heure de départ : 11h31, Temps de course : 06:31:09, Temps de pause : 9', Classement : 253</code></p>
<p>Nous avons décidé de nous séparer avec Biscotte. Notre différence d&#8217;allure nous est préjudiciable (surtout à moi d&#8217;ailleurs) au risque de reproduire l&#8217;épisode UTMB 2009. J&#8217;aurais aimé pouvoir franchir la ligne d&#8217;arrivée bras dessus bras dessous avec l&#8217;ami Biscotte ou à défaut être dans la peau de l&#8217;homme fort de notre binôme comme l&#8217;année dernière mais non, je suis à la ramasse comme pour les Coursières. Absence d&#8217;euphorie, aucune énergie. La fatigue accumulée et la chaleur associée, à laquelle je suis très sensible, ont absorbé toutes mes forces.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-17.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3602" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h23</strong> : L&#8217;hôtel Splendide, un grand hôtel de Champex que l&#8217;on peut apercevoir de très loin sur son promontoire quand on vient de la Fouly. Le châtelet en arrière plan.</em></p>
<p>Biscotte quitte le ravitaillement peu après mon arrivée. Je ne baisse pas les bras pour autant, la forme, ça va, ça vient. J&#8217;espère me refaire une santé et pourquoi pas revenir sur l&#8217;ami Biscotte. Une défaillance est si vite arrivée … Notre alliance ayant été rompue à son initiative, je n&#8217;aurai aucun remords si d&#8217;aventure je le trouvais assis sur le bord du chemin. Bon, je ne me fais pas trop d&#8217;illusions, il y a peu de chance que cela se produise.  Je quitte le ravitaillement cinq petites minutes après lui.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Champex – La Fouly</strong><br />
D+ : 731 m, D- : 604 m, Dis. : 17,7 km<br />
D+ cumulé : 2794 m, D- cumulé : 2284 m, Dis. Cumulée : 48,38 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je me retrouve seul sur les chemins qui mènent à la Fouly. Seul ? Pas tout à fait. Je reçois régulièrement des sms de mes compères et j&#8217;ai un Tercan dans mon sac pour me rappeler combien ma chance est grande de pouvoir gambader gaiement dans la nature ensoleillée. Je l&#8217;ai surnommé « the brain » car il m&#8217;envoie régulièrement des informations sur ma position, mon classement et des conseils qui sont toujours bons à prendre venant de quelqu&#8217;un de frais et dispo.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-18.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3605" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-18.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>12h15</strong> : La vue sur Catogne depuis Issert. L&#8217;Hôtel Splendide est encore visible.</em></p>
<p>La nature ensoleillée n&#8217;est pas tendre avec moi. La chaleur m&#8217;accable. Je connais un cerveau tout disposé à m&#8217;encourager et à me soutenir, c&#8217;est dans son intérêt de toute façon s&#8217;il veut rallier Verbier. Histoire de me faire plaindre, je lui envoie un petit sms. Ce sera bien le seul que j&#8217;ai eu le courage d&#8217;écrire pendant toute la course. « Souffre de la chaleur mais je t&#8217;emmène au bout. Merci mon cerveau. »  La réponse ne tardera pas m&#8217;intimant de mouiller le plus souvent possible ma casquette. Un cerveau et un vrai ange gardien ce Tercan. A défaut de casquette, tu peux être certain que j&#8217;ai souvent trempé mon buff dans l&#8217;eau depuis le départ.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, le buff est un formidable textile pour la course. Je le mouillais puis l&#8217;enfilais à moitié sur la tête et laissais pendre l&#8217;autre partie sur la nuque, une saharienne en quelque sorte. Après un certains temps, la moitié au contact de la tête était sèche tandis que la partie au contact de la nuque restait humide et fraiche. Il me suffisait d&#8217;intervertir alors les deux côtés pour retrouver une fraicheur satisfaisante.</p>
<p>J&#8217;arrive à la Fouly. Enfin, j&#8217;ai cru arriver à la Fouly pendant un court instant. Mes neurones fatigués ont oublié qu&#8217;il fallait traverser au préalable le village d&#8217;Issert puis celui de Praz-de-Fort !<br />
Sympathique cette traversée de Praz-de-Fort en compagnie d&#8217;un autre coureur. Nous avons été pris en photo par un villageois alors que nous prenions la pose, bras et tête levés vers le ciel, tandis que nous nous faisions rafraîchir par le jet tout en douceur d&#8217;un arrosage automatique.</p>
<p>Après les replats du glacier de Saleinaz, nous empruntons un sentier plus étroit sur une ancienne moraine glaciaire avant de reprendre notre route sur la rive gauche du val Ferret.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-19.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3606" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-19.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-20.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3607" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-20.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>12h54</strong> et <strong>13h10</strong> : Après les replats du glacier de Saleinaz, nous empruntons un sentier plus étroit sur une ancienne moraine glaciaire avant de reprendre notre route sur la rive gauche du val Ferret.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il y a des passages qui me rappellent immanquablement des souvenirs de la CCC comme ce passage sécurisé par des câbles dans un couloir raviné par les eaux et peut-être par les avalanches l&#8217;hiver. J&#8217;étais passé là à la tombée de la nuit avec Line il y a deux ans déjà.</p>
<p>Le ciel s&#8217;est couvert. Le temps est en train de virer nettement à l&#8217;orage. On va quitter le fond de la vallée pour se balader en hauteur juste quand ça va craquer. Super la synchro.</p>
<p>Je commence à trouver le temps long, j&#8217;ai vraiment hâte d&#8217;arriver au ravitaillement, pour pouvoir manger, me changer, me refaire une santé quoi. Il me faudra la bagatelle de 2h36 pour faire l&#8217;étape Champex-La Fouly et voir enfin le bar restaurant des Glaciers bien connu des coureurs de l&#8217;UTMB.</p>
<p><code>Ravitaillement de La Fouly<br />
Heure de départ : 14h38, Temps de course : 09:38:36, Temps de pause : 33', Classement : 224<br />
Barrière horaire : 17h00, Marge : 2h22</code></p>
<p>Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Biscotte ! Ma joie est de courte durée. Non, je ne l&#8217;ai pas rattrapé. Il est au ravitaillement depuis un bon moment et s&#8217;apprête à le quitter. Il me fait part de sa déception quant à la qualité du ravitaillement avant de m&#8217;abandonner pour débuter l&#8217;ascension de la fenêtre du Ferret. Je vois, monsieur a bien trop peur de perdre son avance sur moi.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-21.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3608" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-21.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h47</strong> : Une cascade un peu avant la Fouly.</em></p>
<p>Le ravitaillement est situé sur la terrasse du bar. Quelques tables ont été réservées à l&#8217;usage exclusif des coureurs. Le reste de la terrasse demeure disponible pour la clientèle, probablement en grande partie des supporters et des accompagnateurs venus pour encourager leur champion. La tentation est forte de traverser la rue balise qui sépare ses « deux mondes » pour déguster une pression bien fraiche à l&#8217;ombre des parasols.</p>
<p>Effectivement, ce ravitaillement qualifié de « grand » sur le roadbook est pour le moins décevant. Je m&#8217;attendais à quelque chose de plus copieux, similaire à celui de Bourg St-Pierre. Qu&#8217;ai-je vu ? Une assiette avec quelques tranches de jambon blanc, un peu de fromage et des quartiers de pomme en phase d&#8217;oxydation terminale &#8230; Je passe de côté les habituelles biscuits sucrés et salés. Bon, c&#8217;est une critique qui se veut positive.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-22.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3609" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-22.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h39</strong> : Le ravitaillement de La Fouly.</em></p>
<p>Il y a un autre point pour lequel j&#8217;avoue ne pas être d&#8217;un grand enthousiasme : faire tenir le ravitaillement par des enfants. Il est certain qu&#8217;ils prennent à cœur d&#8217;exécuter du mieux possible cette mission de confiance qui leur est confiée. Ils jouent leur rôle à merveille. Si on se place du côté de l&#8217;intérêt des enfants, pourquoi pas, l&#8217;idée est bonne, formatrice et on peut y trouver un aspect éducatif certain. Pour ce qui est du plus apporté aux coureurs, je trouve cela nettement moins évident. Je ne pense pas qu&#8217;un enfant soit capable de la même empathie avec les coureurs qu&#8217;un bénévole adulte. Bon, ce n&#8217;est que mon ressenti, je m&#8217;en suis remis, j&#8217;ai survécu.</p>
<p>Les sacs coureurs intermédiaires sont disposés sous un marabout à l&#8217;autre extrémité. Je récupère le mien et vais m&#8217;installer sur une chaise à proximité des bénévoles en charge du pointage. Cela permet d&#8217;avoir quelques commentaires en live sur le déroulement de la course. Le ciel s&#8217;est couvert un peu sur les hauteurs. J&#8217;enfile mon t-shirt manches longues des Templiers et j&#8217;applique sur les pieds une épaisse couche de Nok. J&#8217;en profite également pour changer de chaussette. Pas de bobo aux pieds pour le moment, un léger échauffement tout au plus.</p>
<p>Aller, il est grand temps de continuer.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La Fouly – Col de Fenêtre</strong><br />
D+ : 1273 m, D- : 175 m, Dis. : 10,93 km<br />
D+ cumulé : 4067 m, D- cumulé : 2859 m, Dis. Cumulée : 59,31 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On emprunte dès la sortie du ravitaillement une route d&#8217;alpage qui monte en lacets à l&#8217;assaut de la pente. Il y avait un léger souffle d&#8217;air sur la terrasse du ravitaillement. Cette fraîcheur toute relative ressentie a malheureusement très vite disparu. La chaleur dans cette montée en plein cagnard me coupe les pattes. Je regrette d&#8217;avoir enfilé mon t-shirt manches longues et j&#8217;envisage bien vite de me changer. Mais voilà, j&#8217;ai fait une grosse erreur. J&#8217;ai oublié de prendre mon t-shirt de rechange dans mon sac. Je ne suis pas forcément très loin de La Fouly mais je ne peux pas me résoudre à faire demi tour pour redescendre, c&#8217;est au-dessus de mes forces. Je poursuis ma route relevant mes manches, ouvrant mon col au maximum et espérant que le ciel encore clément laisse rapidement place à la pluie, la neige ou tout du moins à un ciel un peu plus couvert. A vrai dire, j&#8217;espère surtout que l&#8217;altitude m&#8217;apportera un peu de la fraicheur désirée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-23.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3613" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-23.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h29</strong> : Au dessus de Ferret. J&#8217;ai cru mourir de chaud dans cette grimpette avec mon t-shirt manches longues !</em></p>
<p>Après avoir atteint l&#8217;alpage de l&#8217;Arpalle, un sentier redescend progressivement sur Ferret. On ne prête guère attention à cette descente sur le profil de la course et pourtant c&#8217;est environ 150 m de dénivelé qu&#8217;il nous faudra à nouveau grimper. Puis c&#8217;est le Sentier des Bergers à flanc de coteau jusqu&#8217;aux Ars Dessus.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-24.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3614" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-24.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-25.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3615" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-25.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>16h08</strong> et <strong>16h44</strong> : Le Val Ferret.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je suis obligé de faire des pauses régulières pour récupérer. J&#8217;en profite à chaque fois pour prendre une photo et enregistrer une petite séquence de vidéo. J&#8217;aime regarder en arrière le chemin parcouru, chercher les méandres du sentier aussi loin que porte la vue. En étant suffisamment attentif, je peux découvrir la lente progression de coureurs encore très éloignés de moi. La distance ne représente pas grand chose ici. Dans combien de temps seront-ils ici ? 30 minutes ? Plus peut-être.</p>
<p>Je me fais rattraper et doubler régulièrement par des petits groupes de coureurs. Je ne cherche pas à m&#8217;accrocher préférant progresser à mon rythme.  Et puis, je ne m&#8217;en sent probablement pas la capacité. Certains coureurs ont de terribles défaillances. Je les vois se laisser subitement décrocher, incapable de maintenir l&#8217;effort soutenu qui leur permettait de rester au sein de leur groupe. Leur allure chute considérablement et je les cueille alors tranquillement sans précipitation. Quelques mots de soutien, parfois un simple signe d&#8217;encouragement et une fois passé, je m&#8217;empresse de tracer une croix supplémentaire sur le flanc de mon sac. Il ne fait pas bon avoir une défaillance par ici. La montée sur les Lacs Fenêtres est un sacré morceau.</p>
<p>Le ciel est de plus en plus chargé, les nuages semblent s&#8217;accrocher aux sommets. Les couleurs estivales du paysage s&#8217;estompent, la palette de verts n&#8217;a bientôt plus sa place. Ici règne en maitre le minéral. De nombreuses plaques de neige émaillent le paysage. Je traverse mon premier névé. C&#8217;est impressionnant comme on sent la fraicheur montée de cette masse neigeuse. La température chute immédiatement de quelques degrés.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-26.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3616" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-26.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h10</strong> : Premier névé dans la montée aux Lacs de Fenêtre.</em></p>
<p>J&#8217;accède enfin à la région des lacs. Ils se nichent au fond d&#8217;un cirque montagneux. Sans les traces dans la neige et la rue balise fixée à intervalle régulier, on pourrait se sentir seul au monde. Les lacs sont encore en majeure partie gelés. En fondant, la glace s&#8217;est morcelée et a formé de gros blocs irréguliers donnant une impression de chaos. Je suis en train de traverser un névé en surplomb du premier lac et la pente, bien qu&#8217;assez douce, plonge droit dans ses profondeurs. En bordure, une eau d&#8217;un bleu presque laiteux apparaît. Elle doit être particulièrement froide et cela m&#8217;incite à la plus grande prudence. Je n&#8217;ai aucune envie de prendre un bain même si je succombais encore à la chaleur il y a peu.</p>
<p>Il devait y avoir ici même un ravitaillement tenu par des spectateurs et des supporters solidaires. Une grande première d&#8217;après le roadbook. Je n&#8217;ai pas aperçu la moindre boisson ni le moindre petit biscuit et encore moins une quelconque personne ne serait-ce que pour nous encourager. C&#8217;est un flop me semble-t-il au moins pour la fin du peloton. Il faut croire que nous ne faisons pas partie du spectacle.</p>
<p>De toute beauté cette traversée des Lacs Fenêtre. Cela méritait bien une grosse suée. La sueur, c&#8217;est de l&#8217;histoire ancienne désormais. Le ciel est totalement couvert et le tonnerre résonne sur les sommets tout proches tandis que je me dirige vers le col. Ca vire même carrément à la merdasse.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-27.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3617" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-27.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h18</strong> : Les Lacs de Fenêtre et la Pointe de Drône</em></p>
<p>Les premières gouttes s&#8217;écrasent sur le sol et sur mon visage. De grosses gouttes froides qui s&#8217;infiltrent à travers les mailles de mon t-shirt. Je sens la fraicheur de leur contact sur ma peau. J&#8217;enlève mon sac précipitamment pour enfiler ma veste de pluie mais les choses s&#8217;accélèrent subitement, un épais rideau de pluie m&#8217;enveloppe, les quelques gouttes se transforment instantanément en une averse dense. Ma veste est pliée soigneusement dans sa poche dorsale comme c&#8217;était le cas pour les célèbres kway. Je peine à l&#8217;extraire de son habitacle. Mes gants me gênent et mon désir d&#8217;échapper au plus vite à la morsure de la pluie rend mes gestes fébriles. Je suis trempé. Je peux enfin enfiler ma veste &#8230;</p>
<p>L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus que ça ! Vite, il me reste à protéger mon portable. Je suis penché au-dessus de mon sac pour l&#8217;abriter du déluge, l&#8217;eau ruisselle sur ma veste. Je place mon portable dans un sac de congélation étanche. Heureusement que j&#8217;ai prévu ça dans ma liste car l&#8217;intérieur de mon sac me paraît tout aussi humide que l&#8217;extérieur. Je met en place la housse de protection intégrée au sac &#8230; Bon, OK me voilà paré.</p>
<p>Un bruit assourdissant éclate à nouveau mais plus proche, plus impressionnant, comme s&#8217;il était situé au-dessus de ma tête. Je reprends ma route, il ne fait pas bon traîner par ici. Je n&#8217;ai pas envie de finir griller comme une merguez dans ce barbuc pour géant !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-28.jpg" rel="lightbox[3549]" target="_blank" title="Trail Verbier St-Bernard 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3618" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-28.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h28</strong> : A l&#8217;assaut de la Fenêtre du Ferret. Je ne vais pas tarder à recevoir !</em></p>
<p>La suite du récit :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/">Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Deuxième Partie</a></p>
<div class="shr-publisher-3549"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F21%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-1%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F21%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-1%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F21%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-1%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F07%2F21%2Fle-trail-verbier-st-bernard-2010-1%2F' data-shr_title='Le+Trail+Verbier+St-Bernard%2C+les+3+et+4+juillet+2010'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais, le 15 mai 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/06/05/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 13:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra des Coursières]]></category>

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		<description><![CDATA[Températures glaciales et chaleur humaine &#8230; Purée quelle caillante ! Je ne me rappelle pas avoir eu aussi froid depuis la LyonSaintéLyon. La fatigue de ce long retour sur Lyon avait miné la résistance de mon organisme et je me revois encore frissonner dans la grange du ravitaillement de Saint-Genoux. Ce n&#8217;est pas que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignnone size-full wp-image-3097" title="L'Ultra des Coursieres des Hauts du Lyonnais" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Températures glaciales et chaleur humaine &#8230;</h3>
<p>Purée quelle caillante ! Je ne me rappelle pas avoir eu aussi froid depuis la LyonSaintéLyon. La fatigue de ce long retour sur Lyon avait miné la résistance de mon organisme et je me revois encore frissonner dans la grange du ravitaillement de Saint-Genoux.<br />
Ce n&#8217;est pas que la température ait été forcément très basse ce samedi dans les Hauts du Lyonnais, quelque chose comme 8°C probablement, mais un vent violent nous transperçait le corps jusqu&#8217;à la moelle dès lors que nous nous trouvions dans un espace exposé à son impétuosité. Il faut bien avouer que je n&#8217;étais pas équipé en conséquence. J&#8217;ai surtout regretté de n&#8217;avoir pas pris mes gants. D&#8217;autres ont dû regretter à coup sûr d&#8217;être partis en short !</p>
<p>Ce n&#8217;est pourtant pas le froid que je garderai comme principal souvenir de cette longue journée mais curieusement la chaleur. La chaleur humaine dégagée par cette équipe d&#8217;organisateurs et de bénévoles aux petits oignons pour les coureurs.  Que d&#8217;encouragements et de prévenances à chaque ravitaillement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-16.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3447" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Hummm &#8230; les belles bosses !</em></p>
<h3>C&#8217;est quoi les Coursières ?</h3>
<p>L’Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais est une épreuve de type trail assimilable aux épreuves de courses en montagne organisée par ATOS (Association Trail Organisation Solidarité) avec l’accord de la commission des courses hors stade du Comité d’Athlétisme du Rhône.</p>
<p>Un tracé en boucle de 103 km et 4000 m de dénivelé positif, c&#8217;est de l&#8217;ultra assurément. Le tracé emprunte des chemins et des sentiers plus ou moins larges, du chemin carrossable à la monotrace étroite, longeant des pâtures ou traversant des bois avec régulièrement de beaux points de vue. Normal, c&#8217;est du trail mais il y a également de nombreuses portions de bitume. On aime ou on n&#8217;aime pas, la question n&#8217;est pas là, mais il faut prévoir un chaussant adapté. Gare aux semelles trop rigides …</p>
<p>Côté profil, point de longues montées ni de longues descentes, nous ne sommes pas dans les Alpes, mais une succession de bosses qui finissent par user les jambes tout aussi sûrement à la longue. Une mention spéciale pour la montée sur Sainte Catherine que je ne connaissais pas. J&#8217;ai retrouvé dans cette grimpette des sensations similaires à celles rencontrées dans la montée au refuge de Bertone lors de l&#8217;UTMB l&#8217;année dernière. C&#8217;est dire si j&#8217;étais cuit à point !<br />
<span id="more-3418"></span></p>
<h3>A mon tour de m&#8217;y coller</h3>
<p>J&#8217;ai découvert cet ultra l&#8217;année dernière avec la participation de l&#8217;ami Tazounet à l&#8217;édition 2009. Je me rappelle avoir assisté à son arrivée à Saint Martin en Haut en direct live grâce à ses commentaires au téléphone ! L&#8217;ami avait été pleinement satisfait de la course et de son organisation. Une organisation que j&#8217;avais moi même pu apprécier en participant à l&#8217;Hivernale des Coursières.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-01.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3432" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-01.jpg" alt="" height="242" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-02.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3433" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-02.jpg" alt="" height="242" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Biscotte en pleine préparation.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette année c&#8217;est à mon tour de m&#8217;y coller avec Biscotte. C&#8217;est vrai qu&#8217;un ultra-trail à une demi-heure de la maison, on aurait tort de bouder son plaisir ! A vrai dire, je n&#8217;ai pas vraiment l&#8217;impression de partir pour un cent bornes ce samedi matin mais pour un format beaucoup plus court, un truc comme les Cabornis par exemple. Tout accaparé que j&#8217;étais par le Nivolet Revard je n&#8217;ai pas eu le temps de penser beaucoup à la balade qui nous attend.</p>
<p>Je pars la fleur au fusil de la maison avec l&#8217;insouciance du coureur sûr de son fait. Je vais me faire une bonne sortie dans la campagne Lyonnaise et au terme de cette balade j&#8217;ajouterai 3 pts dans mon escarcelle pour l&#8217;UTMB. A vrai dire, ils ne me serviront pas à grand chose, je suis blindé de ce côté.</p>
<p>Le jour n&#8217;est pas encore levé, ma nuit aura été bien écourtée, 4h tout au plus. Je passe chercher l&#8217;ami Biscotte et c&#8217;est parti direction Saint-Martin en Haut. Une demi-heure de trajet, juste le temps qu&#8217;il faut pour finir de me réveiller. « Qu&#8217;est-ce que tu dis ? Oups, ah oui je suis en plein phare &#8230; ». Mais aussi, qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont tous à se balader au petit matin dans les collines Lyonnaises au lieu de faire la grasse mat ?</p>
<p>Le trail des coursières a pris ses quartiers d&#8217;été dans le gymnase de Saint-Martin en Haut. Tout est calme à l&#8217;intérieur. Des membres de l&#8217;organisation vaquent à leur tâche paisiblement, quelques coureurs sont attablés devant le petit déjeuner offert par l&#8217;organisation. Je pensais que le matériel obligatoire serait contrôlé au retrait des dossards comme annoncé sur le site mais non, rien de tout cela. Je suis prêt en dix minutes. Biscotte se lamente, il aurait pu dormir une demi-heure de plus. Il est très attaché à son édredon ce garçon. Un bénévole intentionné nous propose un peu de repos dans une pièce plongée dans l&#8217;obscurité mise à la disposition des coureurs mais bon il ne faut quand même pas déconner, on vient de se lever. Je préfère me boire un petit café.</p>
<p>La liste des têtes connues est courte. Tidgi, rencontré au Lyon Urban Trail, est de la partie pour son premier ultra ainsi que Eric P., un ami de de Xavier B. que je rencontre pour la première fois.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-03.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3434" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le gymnase de Saint Martin en Haut sert de base de vie à la course.</em></p>
<p>Je dépose mon « sac coureur » qui sera acheminé au ravitaillement de Saint-Symphorien sur Coise au kilomètre 66. Pas de sac calibré fourni par l&#8217;organisation, ici on dépose son propre sac sans même y accoler son numéro de dossard. Il faut dire que la course est à dimension humaine. Nous serons 69 coureurs à nous élancer sur les chemins des Hauts du Lyonnais. Un petit briefing de l&#8217;organisateur et nous quittons le gymnase pour nous rendre sur l&#8217;aire de départ, enfin je veux dire sur le parking.</p>
<h3>Saint-Martin-en-haut / Thurins</h3>
<p>6h04. Pas d&#8217;arche de départ, pas de flonflon, un décompte rapide et le peloton s&#8217;ébroue paisiblement. C&#8217;est parti à l&#8217;allure d&#8217;un petit footing. On ne court pas bien longtemps, la première pente de la journée est vite là et nous invite à passer en mode marche. Les coureurs de tête sont encore en vue, c&#8217;est dire si c&#8217;est parti lentement mais ça ne va pas durer bien longtemps, l&#8217;ordre naturel des choses va vite reprendre cours. Biscotte et moi ici et les fortiches bien loin devant.</p>
<p>Les premiers kilomètres défilent lentement. Pas encore chaud Arthur. Un des coureurs doit avoir quelques supporters pour le suivre car nous voyons régulièrement les mêmes personnes le long du parcours. Personnes qui ne manquent d&#8217;ailleurs pas de nous encourager.</p>
<p>Un peu avant Thurins, on se fait rattraper dans cette première portion par une féminine que nous imaginons être la deuxième dans le classement actuel de la course. Elle nous double tranquillement à petite foulée dans une montée alors que avons opté pour une marche rapide. Le différentiel de vitesse n&#8217;est pas énorme mais suffisant pour nous laisser penser que nous avons peu de chance de revoir madame avant l&#8217;arrivée. Nous ne manquons pas de lui faire savoir comme nous trouvons déprimant de voir ses petites gambettes trottiner inlassablement dans la pente. Biscotte me fait remarquer qu&#8217;elle porte la casquette verte de la dernière SaintéLyon et que c&#8217;est probablement une bonne recrue pour l&#8217;aller-retour.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-04.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3435" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Village de Thurins</em></p>
<p>Nous arrivons dans le village de Thurins considéré comme la capitale de la framboise. Point de fête du fruit en ses lieux aujourd&#8217;hui, il faudra revenir en septembre, mais un premier ravitaillement situé peu après l&#8217;église du village. Un verre de coca, quelques morceaux de quatre quart, des tucs et nous poursuivons notre chemin. Je n&#8217;ai même pas eu à sortir mon écotasse, des gobelets jetables étaient fournis et déjà remplis. C&#8217;était bien la peine que j&#8217;investisse dans une housse pour porter le précieux récipient à la ceinture ventrale de mon sac. C&#8217;est que cette course est le début pour moi d&#8217;une ère nouvelle dans ma pratique de l&#8217;ultra. L&#8217;ère de l&#8217;autonomie. Biscotte ne sera désormais plus réquisitionné manu militari pour extraire de mon sac la fameuse écotasse. Bon, à défaut de l&#8217;utiliser, je lui aurai fait prendre l&#8217;air. Je parle de la tasse pas de Biscotte. Remarquez, il aura aussi pris l&#8217;air. Nous quittons les lieux à 7h15 au moment où Tidgi arrive au ravitaillement.</p>
<p><code>Ravitaillement de Thurins (11eme km).<br />
Arrivée : 7h11, Temps de course : 1h07, Temps de Pause : 4'<br />
</code></p>
<h3>Thurins / Saint-Clair</h3>
<p>Nous empruntons une succession de chemins agricoles plus ou moins larges bordés de haies au travers desquelles nous découvrons les paysages vallonnés du Lyonnais. Les prairies succèdent aux parcelles cultivées, des bosquets de feuillus posés ça et là agrémentent le tout. Quelques vaches dans les pâtures nous regardent passer, impassibles derrière les barbelés des clôtures. Le chant des oiseaux accompagne notre progression. Un paysage bucolique par excellence et ce ne sont pas les quelques portions effectuées sur de petites routes de campagne qui viendront changer cette impression.</p>
<p>Nous croisons régulièrement des personnes de l&#8217;association qui vérifient probablement le bon déroulement de l&#8217;épreuve. L&#8217;un d&#8217;eux mitraille régulièrement les coureurs lors de leur passage. C&#8217;est même un véritable duel photographique qui s&#8217;engage entre lui et moi dans la grimpette du Bois de Bel-Air après les Bruyères.</p>
<p>Dans la partie en sous-bois, nous avons rencontré l&#8217;homme aux fractions, un adepte du Random Interval Training. L&#8217;homme en question a une gestion de course pour le moins atypique. Il alterne de longue phases marcher avec des phases de course rapide. Jusque là rien de bien extraordinaire, bien au contraire. Seulement les phases courues le sont à une vitesse étonnamment rapide quand on considère notre classement dans le peloton et notre participation à un ultra et surtout elles semblent être déclenchées de manière totalement aléatoire. Plat, montée, descente rien dans la nature du terrain ne semble expliquer leur amorce. L&#8217;homme en question, fort sympathique du reste, n&#8217;est pas pour autant un débutant puisqu&#8217;il a terminé l&#8217;édition précédente des Coursières. Un bénévole me dira bien plus tard qu&#8217;il manque étonnamment de régularité. Bah, ça ne l&#8217;a pas empêché de terminer.</p>
<p>Nous faisons un moment le yoyo avec lui mais notre effort régulier est probablement plus efficace, nous finissons peu à peu par prendre le large. En regardant derrière nous, je m&#8217;aperçois au gré des accidents du terrain que Tidgi est revenu sur nous et c&#8217;est à son tour désormais de faire un bout de chemin avec l&#8217;homme aux fractions. Tidgi finira par le lâcher un peu plus tard pour se joindre à nous.</p>
<p>Notre allure semble convenir à notre nouveau compagnon de route. L&#8217;œil rivé sur le profil de la course, l&#8217;ami Tidgi a une fâcheuse propension à nous révéler dans le moindre détail les dénivelés positifs qui vont nous titiller les mollets. Argh … Faut-il y voir une veine tentative pour fissurer le mental de « winner » de ses petits camarades ? Mais non et puis ce serait mal connaitre notre amour du dénivelé. L&#8217;homme a l&#8217;œil pétillant et le teint rose, il sait marcher bien sûr et même courir et n&#8217;hésite pas à pousser des cris devant la caméra sans qu&#8217;on ait besoin de lui demander. Bref, l&#8217;homme est sympathique et le duo se transforme tout naturellement en trio.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-05.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3436" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Avec Tidgi (en jaune), nous formons désormais un trio de choc.</em></p>
<p>Après Vaugneray, la couleur du ciel devient de moins en moins engageante. Ca s&#8217;obscurcit même pas mal à l&#8217;horizon. On va prendre, comme dirait Tazounet. Bon, on ne prend pas pour le moment et c&#8217;est tant mieux car ce serait probablement désagréable avec une température ressentie plus conforme à celle d&#8217;un mois de Novembre qu&#8217;à celle d&#8217;un mois de Mai ! Nous allons bientôt traverser Saint-Bonnet le Froid. C&#8217;est un signe.</p>
<p>Dans la descente sur Courzieu nous avons eu la surprise de rejoindre et de doubler la féminine à la casquette verte. Elle s&#8217;est trouvée quelques compagnons de route en chemin. Nous sommes plus rapides qu&#8217;eux dans les descentes que nous dévalons à un rythme soutenu sans être excessif mais nous sommes ensuite peu à peu rejoints dès lors que la pente s&#8217;inverse. J&#8217;aurai joué beaucoup au yoyo aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Au terme de la descente, nous avons fait un petit coucou aux aigles du Parc animalier de Courzieu, un parc qui, outre des rapaces, accueille toute une meute de loups. Le lieu idéal par une sortie dominicale en famille. La pente s&#8217;adoucit par la suite jusqu&#8217;à Verchères. On laisse les quelques maisons de ce hameau derrière nous. Il s&#8217;agit de remonter maintenant pour rejoindre le second ravitaillement.</p>
<p>Il y a quelques très bons marcheurs sur cette course, certains avec des bâtons. Il faut voir avec quelle rapidité ils reviennent sur nous dans les phases marcher.</p>
<p>Les paysages sont nettement plus sauvages qu&#8217;en début de course. Nous cheminons en forêt sur ce qui semble être par moment une ancienne voie romaine tant les pierres qui le recouvrent semblent avoir été disposées sciemment par endroit.  Biscotte va même jusqu&#8217;à évoquer Notre Dame de la Gorge … Par moment de beaux points de vue sur la vallée s&#8217;offrent à nous. Ca vaut le coup de se cailler un peu.</p>
<p>Nous arrivons au ravitaillement de Saint Clair à 10h36.  Le ravitaillement est installé en pleine nature sur un point haut balayé par les vents. Avec l&#8217;arrêt, la sensation de froid est immédiate. Le coupe vent est le bienvenu mais il est tout juste suffisant pour atténuer la morsure du vent. Je n&#8217;ai pas pris mes gants et je le regrette amèrement, mes mains virent progressivement au rouge vif ! Pas étonnant qu&#8217;il y ait eu des abandons par ici même si nous ne sommes qu&#8217;au 33eme kilomètre. Deux secouristes sont présents emmitouflés jusqu&#8217;au cou dans une épaisse parka. « Ca vous dirait d&#8217;essayer ma fine couche de plastique Quechua ? Non ? »<br />
Heureusement, les bénévoles ont installé un réchaud et la soupe bien chaude est un vrai réconfort. Le froid ne m&#8217;a pas coupé l&#8217;appétit, je me suis fait une razzia de sandwich pain de mie/jambon entre autres ! Je recharge la poche à eau et je suis prêt à partir. Quelques coureurs sont arrivés entre temps parmi lesquels madame SaintéLyon. Quand je pense qu&#8217;elle est en short ! Je suis frigorifié pour elle.</p>
<p><code>Ravitaillement de Saint-Clair (35eme km).<br />
Arrivée : 10h36, Temps de course : 4h32, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<h3>Saint-Clair / Duerne</h3>
<p>C&#8217;est reparti en direction de Duerne. Je suis obligé d&#8217;enlever ma veste très rapidement mais ce sera pour mieux la remettre quelques kilomètres plus loin. En fait, je ne vais pas arrêter d&#8217;enlever puis de remettre mon coupe vent au gré des passages exposés au vent, hésitant en permanence entre la tiédeur humide de mon sauna portatif Quechua et la morsure du vent. Et puis franchement, ça me gonfle profondément d&#8217;avoir à tomber le sac pour ranger cette fichue veste tout en continuant à avancer. Une mention spéciale pour le passage du Col des Brosses, il manquait plus que la mer et on aurait pu s&#8217;initier au kite.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-06.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignleft size-full wp-image-3437" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-06.jpg" alt="" width="254" /></a>Nous avons un peu moins de fraicheur dans les jambes désormais et l&#8217;uniformité de nos allures s&#8217;en ressent. Nous sommes tour à tour en retrait avec Biscotte. Aller, j&#8217;ose le dire, Biscotte l&#8217;est un peu plus souvent que moi ce qui me fait penser qu&#8217;il est probablement en train de gérer un petit coup de moins bien. De toute façon il ne prendra pas le risque de me l&#8217;avouer au risque de réveiller ma fibre de compétiteur. Il ne faut pas tenter le diable. Tidgi semble avoir un peu plus de marge de manœuvre que nous et caracole toujours au niveau de l&#8217;homme de tête ou en deuxième position. Cela dit, mes cannes répondent bien et  le Nivolet Revard ne semble pas avoir laissé de traces. Côté mental, pas d&#8217;euphorie, ni d&#8217;abattement, c&#8217;est le calme plat, une vraie mer d&#8217;huile, s&#8217;en est presque désespérant.</p>
<p>Après la Grande Goutte, au début de la montée sur Duerne, nous sommes rattrapés par Marat, un kikoureur qui s&#8217;essaie pour la première fois sur cette distance. Pour un essai, ce sera un coup de maitre, il va finir 20eme en 13h38. Moi, je dis bravo. Ca papote dur avec Tidgi et Biscotte. J&#8217;en ferais bien autant si je le pouvais mais un petit coup de mou m&#8217;est tombé sur le coin de la figure sans prévenir et je suis à la peine, légèrement en retrait derrière mes trois acolytes. Je me fais une raison, il me faut économiser ma salive le temps de me refaire une santé alors je me concentre sur le paysage. Bien sympa cette montée dans les bois avec le bruit du ruisseau en contrebas.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-07.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3438" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Duerne est dans une grange à l&#8217;abri du vent.</em></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-08.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3439" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-08.jpg" alt="" height="238" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-09.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3440" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-09.jpg" alt="" height="238" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Purée le masque ! Ca promet, nous ne sommes qu&#8217;au 48eme kilomètre.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Du côté de Biscotte ce n&#8217;est guère mieux &#8230;</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous arrivons au ravitaillement de Duerne à 12h35. 2H d&#8217;avance sur la barrière horaire, c&#8217;est bon, nous avons de la marge. Xavier B. est venu nous encourager avec ses deux enfants et il en profite pour prendre quelques photos. C&#8217;est sympa de le voir là.  Le ravitaillement est installé dans une grange. Dommage, que les tables du ravitaillement n&#8217;aient pas été disposées plus profondément à l&#8217;intérieur, j&#8217;aurais vraiment apprécié pouvoir me protéger du vent. J&#8217;ajuste les niveaux de ma poche à eau et de mon estomac, il commençait à crier famine le bougre puis je vais m&#8217;assoir avec soulagement à même le sol pour finir la dégustation d&#8217;une soupe. Biscotte fait de même. Ca fait du bien de pouvoir relâcher un moment cette tension accumulée dans les muscles des jambes au fil des kilomètres .</p>
<p><code>Ravitaillement de Duerne (48eme km).<br />
Arrivée : 12h35, Temps de course : 6h31, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-10.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3441" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Une fois rassasié, nous avons déjà meilleur mine.</em></p>
<h3>Duerne / Saint-Symphorien-sur-Coise</h3>
<p>Marat est parti un peu avant nous. Nous quittons à notre tour le ravitaillement avec Biscotte. Tidgi est un peu à la traine mais il nous rattrape bien vite.</p>
<p>Le parcours se fait maintenant pour l&#8217;essentiel sur des chemins et des petites routes bordés par des champs cultivés et des prairies. Les portions sur bitume me font regretter d&#8217;avoir pris mes Trabucco. Mes Pegasus auraient convenu à merveille sur ce terrain mixte.</p>
<p>Le parcours longe la retenue d&#8217;eau du Barrage de La Gimond. Endroit paisible s&#8217;il en est. Un pêcheur somnole sur la rive tout en gardant mollement un œil sur sa ligne. Ca doit avoir quelques bons côtés la pêche. Les années précédentes le tracé empruntait le passage sur le mur de la retenue mais l&#8217;autorisation n&#8217;a pas été reconduite semble-t-il.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-11.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3442" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le barage de La Gimond.</em></p>
<p>Nous arrivons sur Saint-Symphorien-sur-Coise connu pour être la capitale du saucisson sec. La légende veut qu&#8217;un boucher du nom de Martel ait oublié des saucisses au fond d&#8217;un placard. Après les avoir goûtées, il aurait reproduit le procédé pour fabriquer et commercialiser sa découverte sous le nom de saucisson. Béni soit cet homme. On longe l&#8217;enceinte du Château de Plury puis les premières maisons de la commune. Nous sommes pourtant loin d&#8217;être arrivés au ravitaillement. Pour éviter un passage en centre ville, le tracé prend des airs de rocade et tire même franchement au Sud laissant derrière nous toutes nos espérances de salaisons. Bah, avec ce petit crochet, nous aurons eu le plaisir de longer la Coise.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-13.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3444" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-13.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Château de Pluvy.</em></p>
<p>On finit par arriver au ravitaillement installé dans les bâtiments du Stade des Pinasses après avoir contourné le terrain de foot. Il est 15h soit plus de 3h30 avant la barrière horaire. La marge de manœuvre a considérablement augmenté. Les tables du ravitaillement sont disposées devant l&#8217;entrée du bâtiment qui doit abriter les vestiaires et les locaux techniques. Des bénévoles, des spectateurs, il y a du monde pour nous encourager. Un d&#8217;eux me tend la main. C&#8217;est Stéphane. Il me connait via mon blog et a fait la connaissance de mon père en parlant « course à pied » avec lui il y a quelques semaines de cela, lors d&#8217;un don du sang. Mon père m&#8217;a raconté tout cela le weekend dernier. C&#8217;est une sacrée coïncidence de le rencontrer ici.</p>
<p>Après m&#8217;être restauré, je récupère mon sac dans le camion qui les a transportés depuis Saint-Martin-en-Haut et je décide de me changer dans le hall du bâtiment. J&#8217;ai repéré qu&#8217;il y avait quelques bancs tout à fait opportuns pour procéder à l&#8217;opération « changement de chaussettes » préconisée dans le carnet d&#8217;entretien d&#8217;Arthur au 62eme kilomètre. Les bancs sont déjà occupés par mes acolytes et me semblent un emplacement moins idéal qu&#8217;il n&#8217;y paraissait car en plein courant d&#8217;air. Je préfère me réfugier un peu plus loin dans le hall et je réquisitionne la civière des secouristes pour nous installer,  moi et mes petites affaires. Je ne suis pas superstitieux pour deux sous. D&#8217;ailleurs, civière ou pas civière, je me verrais bien faire une petite sieste maintenant que je suis repu.</p>
<p>Je procède à une révision complète du bonhomme. Côté pieds, c&#8217;est nickel. Une bonne tartine de Nok, les nouvelles chaussettes préconisées et je remets en place les mini-guêtres. J&#8217;avais envisagé la possibilité de changer de chaussures mais à quoi bon ? Par contre, je m&#8217;empresse de mettre mon t-shirt manches longues des Templiers et je renfile par-dessus le maillot sur lequel j&#8217;ai épinglé mon dossard. Une couche supplémentaire ne sera certainement pas du luxe en fin de journée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-14.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3445" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Saint-Symphorien sur Coise.</em></p>
<p>Les quelques féminines qui avaient opté pour le short ce matin ont renoncé au bronzage, peu efficace il est vrai, et ont réussi a dénicher une tenue plus adaptée.</p>
<p><code>Ravitaillement de Saint-Symphorien-sur-Coise (66eme km)<br />
Arrivée : 14h54, Temps de course : 8h50, Temps de Pause : 32'<br />
</code></p>
<h3>Saint-Symphorien-sur-Coise / Le Grand Mazel</h3>
<p>J&#8217;avais le sentiment depuis un moment que ça tournait au vinaigre côté physique.  Bingo, ça se confirme. Je suis cuit à point. Ma vitesse chute vertigineusement à la moindre petite montée. C&#8217;est la bérézina. Je n&#8217;ai plus aucune puissance dans les jambes, rien, nada. Je suis systématiquement distancé par mes camarades de jeu et j&#8217;ai toutes les peines possibles pour raccrocher les wagons lorsque la pente redevient négative. Le Nivolet Revard a laissé plus de traces qu&#8217;il n&#8217;y paraissait au premier abord. Une fatigue invisible, plus sournoise que les simples courbatures ressenties les deux ou trois jours qui ont suivi la course. Cela dit, je ne regrette rien. Venir à bout de cet ultra avec un peu de pré fatigue sera une expérience intéressante à gérer mentalement. De ce côté, pas la moindre petite vaguelette, ni creux, ni bosse, j&#8217;attends toujours la phase d&#8217;euphorie habituellement ressentie qui me transformera en machine à avaler les kilomètres au risque de me laisser exsangue sur le bord du chemin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-15.jpg" rel="lightbox[3418]" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignleft size-full wp-image-3446" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-15.jpg" alt="" width="254" /></a>J&#8217;ai confié un peu plus tôt à l&#8217;ami Biscotte que j&#8217;étais cuit. Je ne sais plus si c&#8217;était avant ou après Saint-Symphorien mais vous savez ce que cette canaille m&#8217;a répondu ? « YESSSS !!! ». Le cri du cœur ! Lui annoncer qu&#8217;il avait gagné sa place au paradis ne l&#8217;aurait pas rendu plus joyeux. Ah, on les reconnait les amis. Tu parles. Moi qui rêvais d&#8217;une arrivée commune bras dessus, bras dessous à Saint-Martin-en-Haut au terme d&#8217;une magnifique aventure partagée avec mes compagnons de route. J&#8217;étais près à tous les sacrifices pour cela, réfrénant par avance tout désir de sprint pour le finish. Mais non, en signe d&#8217;amitié, je me retrouve avec un couteau enfoncé profondément entre les omoplates … et n&#8217;allez pas croire les mauvaises langues qui vous diront que j&#8217;ai agi de même il y a peu de temps encore. Les conditions étaient différentes. Sur une petite coursette, on peut maraver en paix, c&#8217;est même vivement conseillé mais pour un ultra … non vraiment pour un ultra, se focaliser sur le chrono, sur le classement et vouloir à tout prix maraver son prochain … pffft ! Toute une éducation à revoir ! Mais évidemment vous n&#8217;êtes pas obligé de me croire (faut que j&#8217;arrête France Info le matin). Cela dit, je suis content que la Biscotte ait retrouvé la forme. Je ne l&#8217;avais par revu comme ça depuis la Montagn&#8217;Hard.</p>
<p>Biscotte s&#8217;est éloigné peu à peu à l&#8217;horizon, suivi à distance par un Tidgi qui a bien failli lui-même être distancé. Il me semble avoir tenu bon jusqu&#8217;à Larajasse (pas sûr) mais je suis certain en tout cas d&#8217;avoir passé en solitaire le point le plus haut du parcours (Les Loises).</p>
<p>Bien que souffrant d&#8217;un manque évident de fraicheur dans les montées, je ne suis pas pour autant totalement à la dérive et je poursuis mon effort en trottinant dès lors que la pente me l&#8217;autorise.<br />
J&#8217;ai encore suffisamment de volonté en tout cas pour éviter au maximum de passer en mode marche ne serait-ce que pour limiter le nombre d&#8217;heures qui me sépare de l&#8217;arrivée.</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement du Grand Mazel vers 17h30 avec plus de 5h30 d&#8217;avance sur la dernière barrière horaire. C&#8217;est agréable de ne pas sentir ce couperet horaire juste derrière son dos. Je n&#8217;avais pas trop apprécié cela à l&#8217;UTMB. Nous sommes à l&#8217;abri du vent dans une cour. On discute un moment de tout et de rien avec le bénévole en charge du ravitaillement et avec Jean-Pierre Molinari. Ca caille un peu, les 82 kilomètres déjà avalés me plombent un peu les pattes mais la soupe et la bonne humeur communicative de l&#8217;organisateur sont là pour me faire oublier ces petits désagréments.<br />
Des coureurs arrivent peu à peu. On évoque les deux féminines (madame SaintéLyon a retrouvé une de ses copines de course) qui papotent de manière continue tout au long du chemin. Un coureur avoue en souriant qu&#8217;il a été contraint d&#8217;accélérer la cadence pour échapper à leurs gazouillis permanents. Tiens quand on parle du loup …</p>
<p><code>Ravitaillement du Grand Mazel (82eme km)<br />
Arrivée : 17h28, Temps de course : 11h24, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<h3>Le Grand Mazel / Acole</h3>
<p>Je quitte tout ce petit monde, je ne voudrais quand même pas contribuer à la réussite de l&#8217;objectif de la Biscotte. Il a annoncé vouloir me mettre deux heures dans la vue le bougre !</p>
<p>Je suis de loin deux coureurs qui ont quitté le ravitaillement un peu avant moi. Le chemin grimpe le long d&#8217;un champ. On domine désormais les quelques maisons du Grand Mazel. Mais …. Oh oh ! Les deux coureurs ont quitté brusquement le chemin, ils me font signe de loin et redescendent en coupant à travers champs. Et merde, ça sent le jardinage à plein nez. Je préfère rebrousser chemin et redescendre jusqu&#8217;aux premières maisons pour retrouvé la trace … et les deux féminines qui ont profité de l&#8217;occasion pour me repasser devant. J&#8217;ai vu après coup sur le tracé GPS de Tidgi que mes ex compagnons de route avaient eu droit également à cette petite rallonge. 600 m de bonus, ce n&#8217;est rien par rapport au prochain cadeau.</p>
<p>Je me suis refait une santé au ravitaillement. Ce semblant de forme retrouvée me permet de doubler tout ce petit monde, les deux féminines, les coureurs à l&#8217;origine de l&#8217;option « visite guidée d&#8217;un champ au Grand Mazel » et deux ou trois autres par la même occasion. Après le Barrot, je me retrouve seul à dévaler un sentier boueux qui descend droit sur Sainte-Catherine. Je descends, je descends et un restant de lucidité attire mon attention sur l&#8217;absence inquiétante de rue balise. J&#8217;insiste encore une petite centaine de mètres mais toujours rien. Re-merde ! J&#8217;en connais un qui va finir par le réussir son objectif !</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_43"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_43" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=43" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_43"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.2,FFFFFF,0.2&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|23.8 km|47.5 km|71.3 km|95 km|1:|400 m|500 m|600 m|700 m|800 m|900 m&#038;chd=s:mnqgPBCNNNIPGboYNew0qnzkkz6utklhZQNQado63yx2xeSkv4&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /><br />
<em>La trace GPS de Tidgi malheureusement incomplète &#8230; problème de batterie.</em></p>
<p>Un peu dépité, je commence à remonter lentement le chemin en pestant intérieurement contre mon manque de vigilance lorsque les coureurs doublés il y a peu arrivent à leur tour. Pour eux, nous sommes sur le bon chemin, il faut poursuivre. C&#8217;est que nous faisons mais il bien se rendre à l&#8217;évidence, nous nous sommes tous gaufrés à tour de rôle et en beauté. Les deux féminines font partie du lot. Nous n&#8217;avons plus qu&#8217;à rebrousser chemin ! Deux coureurs ont renoncé à le faire et ont préféré poursuivre jusqu&#8217;à Saint-Catherine. Dommage, ils auront loupé le clou de la course : la descente sur la Jurière depuis le Châtelard et la montée velue sur Sainte-Catherine. Cette fois-ci, le bonus aura atteint les 1500 m !</p>
<p>Je refais le chemin inverse en tête. J&#8217;aperçois bientôt un coureur au loin qui passe sur un chemin un plus haut sur ma gauche. Un autre coureur est dans ses pas. Surprise, c&#8217;est l&#8217;homme au fractionné !<br />
Pfft, c&#8217;est pas vrai ! Il va falloir que je les double tous combien de fois !<br />
J&#8217;arrive à l&#8217;embranchement, un beau panneau « Trail » indique le chemin à prendre. Aucune erreur possible c&#8217;est vrai mais une vigilance de tous les instants s&#8217;impose pour ne pas louper les embranchements. Lors des changements de direction, un peu de rue balise au travers du chemin qu&#8217;il faut quitter serait un petit plus appréciable. Bon, je dis ça, c&#8217;est juste pour faire avancer le schmilblick !</p>
<p>C&#8217;est reparti, en faisant plus attention aux balises désormais ! Hé mais je connais ce chemin ! On l&#8217;emprunte pour la SaintéLyon. Nous sommes tout près du Châtelard. Sainte-Catherine n&#8217;est donc plus très loin. Pas très loin à vol d&#8217;oiseau, c&#8217;est certain, mais j&#8217;ai négligé un petit détail. Il y a une petite boucle à déguster en gourmet avant de rejoindre cette commune rendue célèbre par la doyenne de l&#8217;ultra.</p>
<p>Une boucle d&#8217;anthologie qui commence par une bonne descente histoire de se finir les cuisses. Tiens, il y a de la musique par ici ? Et pas du genre musette ! Je déboule sur  une route. Il y une tente installée sur le bord de la chaussée et deux personnes pour nous accueillir. C&#8217;est le contrôle du matériel obligatoire. L&#8217;affaire est rapidement pliée, j&#8217;ai tout ce qu&#8217;il faut bien entendu.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/06/05/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>La montée sur Sainte-Catherine est courte mais particulièrement raide. Je la fais en compagnie de l&#8217;homme au fractionné qui a fini par me rattraper. Normal ça monte …<br />
Nous devions avoir les yeux au ras des semelles de nos chaussures car nous avons une fois de plus loupé un changement de direction. Il fallait prendre à droite pour éviter la partie la plus raide de la grimpette et on a continué tout droit dré dans le pentu. Quand on aime … Bon ce n&#8217;est pas bien grave, ca m&#8217;aura donné l&#8217;occasion de passer à proximité de l&#8217;endroit où Tazounet avait garé la Tazmobile pour notre ravitaillement de la LyonSaintéLyon. Petite séquence émotion …</p>
<p>La traversée de Sainte-Catherine finit de me replonger complétement dans mes souvenirs du mois de Décembre, la température y est peut-être aussi pour quelque chose !</p>
<p>Ce qui m&#8217;a d&#8217;ailleurs marqué le plus ensuite fut ce vent violent sur le plateau avant d&#8217;arriver au ravitaillement d&#8217;Acole. J&#8217;ai protégé ce qui me restait de cerveau au plus profond de ma capuche, enfoui chaque main dans la manche opposée et je n&#8217;ai pas trainé en route ! J&#8217;ai d&#8217;ailleurs définitivement semé mon condisciple adepte du fractionné dans cette partie.</p>
<p>Le ravitaillement d&#8217;Acole est à l&#8217;abri dans un hangar. Le bénévole est aux petits soins et la soupe un délice comme à chaque fois. J&#8217;en reprendrai deux fois, un prétexte probablement pour rester assis un peu plus longtemps dans la chaleur relative de ce refuge.</p>
<p><code>Ravitaillement d'Acole (95eme km).<br />
Arrivée : 20h25, Temps de course : 14h21, Temps de Pause : 7'<br />
</code></p>
<h3>Acole / Saint-Martin-en-haut</h3>
<p>Ces 8 derniers kilomètres m&#8217;ont paru bien longs. Il me semble avoir reconnu quelques portions empruntées lors de l&#8217;Hivernale des Coursières en 2009 du côté de la Bertrannière. J&#8217;ai le souvenir de ce virage à 45° sur la gauche après une légère montée, Tazounet m&#8217;y avait pris en photo. Il y a un panneau indicateur pour les chemins de randonnée avec une indication de kilométrage : 3,7 km.<br />
Moins de 4 km ? Trop cool ! Seulement, j&#8217;ai un p&#8217;tit coup de fil peu après de l&#8217;ami Biscotte, il est arrivé et tempère ma joie : la fin du tracé est assez éloignée de la ligne droite !</p>
<p>La proximité de l&#8217;arrivée m&#8217;incite à courir de façon permanente malgré la fatigue. Je double deux ou trois coureurs avant d&#8217;être pris en chasse à mon tour. Je résiste un long moment mais l&#8217;écart se réduit peu à peu comme peau de chagrin. Je suis rattrapé, c&#8217;était inexorable, mais je parviens à rester au contact avec le coureur et à lui emboiter le pas.</p>
<p>La nuit tombe, ma perception du chemin devient incertaine, je préfère m&#8217;arrêter un moment pour sortir ma frontale, c&#8217;est plus prudent. Quelques minutes plus tard et c&#8217;est au tour de mon compagnon de route en manque de lumière de s&#8217;arrêter. J&#8217;en profite pour passer devant et prendre les commandes.</p>
<p>La rue balise est peu visible dans la nuit, je suis obligé de m&#8217;arrêter à plusieurs reprise hésitant sur la route à prendre mais les lumières de Saint-Martin-en-haut se rapprochent et je savoure avec délectation ces dernières minutes de course.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-18.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3502" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-18.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-17.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3501" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-17.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Un peu nase mais j&#8217;ai de quoi recharger les batteries. D&#8217;ailleurs, ça va déjà mieux &#8230; je papote !</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;arrive enfin au gymnase. Merde ! Elle est où l&#8217;entrée ? Je reste planté là, perplexe, suffisamment de temps pour permettre à mon acolyte de me rejoindre. Le travail commun de nos quelques neurones survivants nous permet de dénicher la porte adéquate. Nous avançons ensemble entre les barrières de sécurité du sas d&#8217;arrivée et nous passons la ligne d&#8217;arrivée sous les applaudissements à 21h46 après 15h42 d&#8217;effort.</p>
<p>Nous sommes accueillis par une poignée de main chaleureuse de Jean-Pierre Molinari, chaleureuse comme l&#8217;aura été cette course et tous ceux qui l&#8217;ont animée. Et puis il y a Biscotte bien sûr. Tope-la, l&#8217;ami. Je ne peux que le féliciter pour cette belle performance. Ca fait plaisir de retrouver un Biscotte en grande forme. Il n&#8217;aura pas réussi à me mettre deux heures dans la vue comme il l&#8217;avait annoncé mais c&#8217;est avant tout de ma faute. J&#8217;ai pulvérisé la prévision de temps de 17h30 que m&#8217;avait annoncée madame soleil. Félicitations également à toi Tidgi, on peut dire que c&#8217;est une première pleinement réussie.</p>
<p>On nous remet un plateau de dégustation de produits locaux. Fromage fermier, saucisson sec et une bouteille de vin … Je n&#8217;ai pas de photo pour vous faire saliver, tout a été rapidement dégusté. Ma petite famille a apprécié que je sois finisher !</p>
<p>Après être passé sous la douche fissa (je trouvais la température de l&#8217;eau un peu tiédasse à mon goût), j&#8217;ai enfin pu me réchauffer en enfilant toutes les couches de vêtements de rechange dont je disposais et je me suis restauré en compagnie de Biscotte et de Tidgi. De quoi finir en beauté cette longue et belle journée.</p>
<p>Un énorme merci aux organisateurs et aux bénévoles pour leur prévenance. Sourires, encouragements, toute cette chaleur humaine était un immense réconfort. Merci également pour vos SMS les copains. Il n&#8217;y a pas mieux pour booster un Arthur quand il commence à s&#8217;endormir le long des chemins.</p>
<p>Les Coursières c&#8217;est du tout bon, mangez-en.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 15h42&#8242;<br />
Distance : 102 km<br />
D+ : 4000 m</p>
<p>Classement général : 42/60 (69 partants)<br />
Classement VH1 : 23/27</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010-cadeau.jpg" rel="lightbox[3418]" target="_blank" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010"><img class="alignnone size-full wp-image-3498" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.coursieresdeshautsdulyonnais.org/" target="_blank">Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010?authkey=Gv1sRgCO_E8a-C5tXJpQE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S_RAAkfbdbE/AAAAAAAAGEA/u6G9E679Z_A/s160-c/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010?authkey=Gv1sRgCO_E8a-C5tXJpQE&amp;feat=embedwebsite">Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-3418"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F06%2F05%2Fultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010%2F' data-shr_title='L%27Ultra+des+Coursi%C3%A8res+des+Hauts+du+Lyonnais%2C+le+15+mai+2010'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F06%2F05%2Fultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F06%2F05%2Fultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010%2F' data-shr_title='L%27Ultra+des+Coursi%C3%A8res+des+Hauts+du+Lyonnais%2C+le+15+mai+2010'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2010%2F06%2F05%2Fultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010%2F' data-shr_title='L%27Ultra+des+Coursi%C3%A8res+des+Hauts+du+Lyonnais%2C+le+15+mai+2010'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<title>The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc, le 28 août 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/09/23/the-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 21:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[The North Face Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[UTMB]]></category>

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		<description><![CDATA[De toute façon, il n&#8217;y avait pas de manches à la polaire cette année &#8230; Comme l&#8217;année dernière à l&#8217;occasion de la CCC, nous sommes accueillis par mon oncle et ma tante qui habitent un chalet dans le quartier des Moussoux à Chamonix. Nous sommes logés dans deux mazots situés dans le jardin qui jouxte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><a href="http://www.ultratrailmb.com/"><img class="alignleft size-full wp-image-934" title="The North Face Ultra-Trail du Mont Blanc" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_utmb.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont Blanc" width="510" height="81" /></a></p>
<h3><em>De toute façon, il n&#8217;y avait pas de manches à la polaire cette année &#8230;</em></h3>
<p>Comme l&#8217;année dernière à l&#8217;occasion de la CCC, nous sommes accueillis par mon oncle et ma tante qui habitent un chalet dans le quartier des Moussoux à Chamonix. Nous sommes logés dans deux mazots situés dans le jardin qui jouxte l&#8217;habitation principale.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-01.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignright size-full wp-image-2158" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-01.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="275" /></a>Un lieu calme et paisible éloigné juste ce qu&#8217;il faut de l&#8217;agitation du centre ville et quelle vue ! Nous sommes situés côté Brévent et c&#8217;est un régal de pouvoir contempler les Drus, les aiguilles de Chamonix dont la fameuse Aiguille du Midi, le Mont Blanc du Tacul, le Mont Maudit, le Dôme du Gouter et bien sûr le Mont Blanc. Un avant goût du paradis comme on dit.</p>
<p>Notre journée de mercredi bien entamée par le trajet Lyon Chamonix sera consacrée au retrait des dossards. Je m&#8217;attendais à y passer une bonne partie de mon après-midi comme ça avait été le cas l&#8217;année dernière mais l&#8217;absence de vérification du matériel cette année (remplacée par la signature d&#8217;une simple déclaration sur l&#8217;honneur) à grandement réduit les temps d&#8217;attente.</p>
<p>Du coup, j&#8217;ai eu un peu plus de temps pour flâner le long des stands du salon de l&#8217;Ultra-Trail ce qui m&#8217;a permis de papoter et de rencontrer plusieurs personnes. Des kikoureurs et des justes coureurs, des personnalités et des moins connus, le top de la matière grise d&#8217;<a href="http://www.extra-sports.com/" target="_blank">Extra Sports</a> sans qui mes balades hivernales de fin de saison n&#8217;auraient pas la même saveur et Line qui est arrivée sur Chamonix en fin d&#8217;après-midi.</p>
<p>Histoire de ne pas mourir idiot et d&#8217;en prendre plein les mirettes, nous avons profité de la matinée ensoleillée du jeudi matin pour monter à l&#8217;Aiguille du Midi avec toute ma petite famille, ma soeur et Line. On peut dire que l&#8217;on est vernis côté météo. C&#8217;est loin d&#8217;être le cas pour les coureurs de la Petite Trotte à Léon qui ont passé une deuxième soirée sous des trombes d&#8217;eau.<br />
<span id="more-2234"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-02.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2159" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-02.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>La nuit est déjà tombée au fond de la vallée. La lumière s&#8217;accroche encore pour quelques instants sur les sommets. Demain ce sera le grand jour.</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Le jour J</strong></p>
<p>L&#8217;avantage d&#8217;un départ en fin d&#8217;après-midi, c&#8217;est que l&#8217;on est quand même beaucoup moins bousculé au réveil. Ce n&#8217;est pas que je sois réellement fâché avec mon radio réveil mais je préfère être réveillé en douceur par mon horloge biologique. Ce n&#8217;était pas humain de se lever à 2h50 du matin pour affronter les 10000 m de D+ de <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/07/28/la-montagnhard-2009/">la Montagn&#8217;Hard</a>.</p>
<p>Pas de balade touristique sur les hauteurs de Chamonix aujourd&#8217;hui, il faut économiser ses forces.<br />
Ma seule tâche de la journée consistera à récupérer l&#8217;ami Biscotte qui est parti de Lyon en début de matinée. Bon, il a fallu quand même l&#8217;arracher des griffes de son compagnon de route qui papillonnait sur les stands du salon de l&#8217;Ultra-Trail afin de récupérer au plus vite son sac, de retirer son dossard et son maillot. Il nous restait encore à  rejoindre à pied les mazots tout en prenant au passage Line sur la place de l&#8217;église.</p>
<p>Pas vraiment de tout repos ce piétinement dans Chamonix et en plus je commence avoir faim. Cela tombe plutôt bien, nous sommes arrivés aux mazots alors que l&#8217;horloge annonçait qu&#8217;il était grand temps de manger des pâtes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-03.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2160" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-03.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Dernier repas, des pâtes bien sûr. Ensuite, il y aura une petite sieste dans le jardin à l&#8217;ombre des arbres fruitiers.</em></p>
<p>Nous attendons tranquillement le départ, allongés dans le jardin. Difficile de se relâcher suffisamment pour s&#8217;endormir profondément dans ce long moment d&#8217;attente qui précède notre départ. Cette sieste sous les arbres à écouter le gazouillis des oiseaux aura eu le mérite de détendre quelques muscles trop impatients d&#8217;en découdre. Ils vont être pour le moins sollicités ce soir.</p>
<p>Il est l&#8217;heure. Nous avons enfilé notre tenue de warrior, nos pieds ont reçus leur dose de crème réglementaire et les indispensables sparadraps protèges tétons ont trouvé les emplacements qui leur étaient attribués. Notre équipement sur le dos, nous quittons le quartier de la Croix des Moussoux pour aller déposer notre sac coureur au centre sportif. Ce sac d&#8217;allègement sera acheminé à Courmayeur par l&#8217;organisation. Nous nous dirigeons ensuite vers le centre ville accompagnés par le rythme lancinant des percussions d&#8217;un groupe tribal.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-04.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2161" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-04.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Je ne citerai pas de nom, mais il en faut toujours un pour se distinguer des autres. Comment ça, t&#8217;étais pas au courant pour la couleur du maillot ?</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Chamonix, quelques minutes avant le départ</strong></p>
<p>La place devant l&#8217;église est noire de monde. Nous nous faufilons entre les coureurs pour nous diriger vers un petit espace miraculeusement laissé libre. Celui-ci va se réduire de plus en plus. Des vraies sardines dans leur boite, l&#8217;huile en moins. Cette promiscuité vaudra à mes tibias une rencontre pour le moins douloureuse avec les pointes de bâton de la sardine qui me précède. Cette expérience pénible me décidera à porter mes bâtons à la main plutôt que sur mon sac. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu&#8217;on te fasse, quoique, je lui aurai bien planté un baton formateur dans le mollet. Je dit mollet parce que je suis d&#8217;un naturel gentil et que mes géniteurs m&#8217;ont élevé dans le respect de mon prochain.</p>
<div style="width: 220px; height: 55px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=726810&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=726810&amp;colorBackground=0xFFCC66&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x990000&amp;autoplay=0"></embed></object></div>
<p>J&#8217;aperçois dans la foule la famille venue nous encourager. Ma femme et ma sœur sont aux commandes de leurs numériques respectifs pour immortaliser cet instant. Le temps file rapidement. C&#8217;est le moment du briefing et des quelques recommandations d&#8217;usage. Côté météo, nous devrions échapper à la pluie mais la nuit s&#8217;annonce fraiche avec une température frôlant l&#8217;axe des abscisses.</p>
<p>L&#8217;animateur harangue la foule pour faire monter la pression tel un prédicateur. C&#8217;est la grand messe, la grand messe de l&#8217;ultra-trail. Bien sûr, je ne peux pas m&#8217;empêcher de penser qu&#8217;il y a vraiment beaucoup de flonflon dans tout ça. Il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;avoir beaucoup de recul pour s&#8217;en apercevoir. Mais une des spécificités de l&#8217;UTMB est d&#8217;être un show magnifiquement orchestré et les Polletis vous vendent un ticket pour une fabuleuse machine à rêver.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-05.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2162" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-05.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Ainsi font, font, font. Les petites marionnettes &#8230;</em></p>
<p>Les premières notes de Conquest of Paradise de Vangelis résonnent à nouveau. C&#8217;est le début du décompte avant le départ, un décompte scandé en cœur par les coureurs et la foule de spectateurs. <em>Dix &#8230; neuf &#8230;</em> Un mouvement de foule s&#8217;amorce vers l&#8217;avant. <em>Huit &#8230; sept &#8230;</em> J&#8217;ai préféré ranger le portable, il y a quelques marches à franchir et le risque de bousculade est bien réel. Je n&#8217;ose imaginer les conséquences fâcheuses d&#8217;une chute à ce moment. <em>Six &#8230; cinq &#8230; quatre &#8230;</em> L&#8217;ambiance est électrique, toute cette énergie accumulée depuis des semaines, des mois d&#8217;entrainement, que l&#8217;on sent prête à être libérée. <em>Trois &#8230; deux &#8230; un !</em> Des frissons courent le long de mes bras et de mon dos. Ca y est, c&#8217;est le moment tant attendu.</p>
<p>La tête de course s&#8217;est élancée entrainant à sa suite le flot des coureurs. Le passage des premiers coureurs sous l&#8217;arche de départ ressemble à la fuite en avant de l&#8217;Arve le long des arches d&#8217;un pont.<br />
Notre passage, à nous, coureurs de fin de peloton, sera plus calme. C&#8217;est en marchant que nous franchissons la ligne de départ et traversons une bonne partie de Chamonix. Nous défilons entre les barrières de sécurités sous les applaudissements des spectateurs venus se repaitre du spectacle de ces quelques milliers de fous qui s&#8217;apprêtent à faire le tour du Mont Blanc. Merde, les fous, c&#8217;est nous !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Chamonix &#8211; Saint-Gervais<br />
Etape : 21 km, 937 m D+, 1165 m D-<br />
Cumul : 21 km, 937 m D+, 1165 m D-<br />
Vendredi : 22h05, Temps de course : 3h35, Class. : 2137 ème</strong></p>
<p>Nous quittons le centre de Chamonix et sa foule. Le peloton est désormais moins compact et nous pouvons allonger notre foulée pour la première fois sur le bitume de la route des Gaillands.<br />
C&#8217;est peu après l&#8217;avoir quittée pour emprunter le premier chemin de notre périple que nous aurons la surprise de voir Jean-Yves, un membre du forum Athlète Endurance. Je savais qu&#8217;il était dans les parages car il m&#8217;avait appelé la veille pour m&#8217;encourager chaudement mais je n&#8217;ai pas pensé un instant que nous aurions le plaisir de le voir dans ces premiers kilomètres de course. C&#8217;était vraiment un coup de pot de nous voir parmi ce nombre de coureurs. C&#8217;était bizarre de se retrouver là et de faire un bout de chemin ensemble.</p>
<p>Nous arrivons rapidement aux Houches. Il y a du monde, pas mal de monde même si on est bien loin de l&#8217;affluence de Chamonix. C&#8217;est le premier ravitaillement d&#8217;une longue série. Un simple ravitaillement en boissons. Je vide un verre de coca, avale un bouillon et nous quittons les lieux rapidement dans les temps prévus. Moins de 10 minutes chrono pour ne pas subir les foudres de Biscotte. Après, c&#8217;était le coup de bâton &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-06.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2163" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-06.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Direction la Charme. Encore tout fringants.</em></p>
<p>On commence à grimper un peu en direction du col de Voza. Tiens donc. Qui vois-je sur le bord du chemin ? Mais, c&#8217;est Annie ! Je buvais hier soir encore une bière bien fraiche en compagnie de Vincent, son mari, à la terrasse du Choucas. Un coureur vraiment très endurant malgré le peu de temps qu&#8217;il consacre à son entrainement avec une expérience de la montagne bien plus importante que la mienne. Le vrai montagnard quoi. Je laisse à Annie juste le temps de me prendre en photo avant de filer pour ne pas me faire lâcher par mes petits camarades. Zut, j&#8217;ai oublié de lui demander si Vincent était déjà passé …</p>
<p>Ca grimpe gentiment avec un profil qui s&#8217;apparente à de la montagne à vache. Je tiens à préciser que je n&#8217;ai aucun grief à formuler envers nos amies les bêtes à cornes d&#8217;autant que j&#8217;adore les produits laitiers. Je m&#8217;en voudrais également de critiquer les montagnes qu&#8217;elles foulent de leurs sabots mais j&#8217;ai hâte de passer à un truc plus velu, plus sauvage, de la montagne avec un grand M avec des marches suffisamment hautes pour faire lever les genoux de tous les clônes de Tony Parker et une pente que ne renierait pas un Olivier Tribondeau. A vrai dire, il vaut peut-être mieux commencer doucement. Je suis en forme mais je ne ressens pas encore cette légère euphorie qui me porte après quelques heures de course. Allez les endorphines, il est grand temps de vous mettre au boulot !</p>
<p>La nuit tombe. Nous arrivons à proximité d&#8217;un groupe de spectateurs regroupés au pied d&#8217;une boule lumineuse familière car semblable à celles rencontrées lors de mes balades nocturnes de fin d&#8217;année à la <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/la-saintelyon/">SaintéLyon</a>. Je filme les spectateurs et reste sans réaction lorsque qu&#8217;un d&#8217;eux m&#8217;arrache le portable des mains pensant que je désire être photographié. « <em>Je peux la prendre ?</em> » « <em>C&#8217;est une vidéo. Coucou !</em> » « <em>On appuie où ?</em> » « <em>C&#8217;est une vidéo, fais coucou !!!</em> » Dialogue de sourd. Il ne capte rien. Faut dire que je ne suis pas clair. Ses voisins finissent par rigoler en comprenant qu&#8217;il est en train de se filmer !</p>
<p>Il commence à faire un peu frais. Quelques mètres plus loin, nous passons en mode nuit. J&#8217;ai retenu la leçon de la Montagn&#8217;Hard et je me contente d&#8217;enfiler mes manchons de cycliste, mes gants de soie et mon bonnet en feutrine, un souvenir fétiche de ma première SaintéLyon. Je laisse sagement la polaire au fond du sac. Bien m&#8217;en à pris. Il me faudra plusieurs fois descendre les manchons et rouler mon bonnet sur les tempes (non, pas sous les aisselles) pour trouver la sensation thermique idéale.</p>
<p>Je trouve que notre petite troupe n&#8217;a pas une très grande cohésion. Nous courons plus souvent deux par deux qu&#8217;en formant un véritable groupe de quatre coureurs. J&#8217;ai la quasi certitude que le groupe se disloquera bien avant l&#8217;arrivée.  J&#8217;imagine que je ferai la totalité du chemin avec Line, c&#8217;était convenu depuis l&#8217;année dernière à l&#8217;issue de la CCC et que nous laisserons filer devant Biscotte s&#8217;il lui pousse des ailes comme à la Montagn&#8217;Hard. Quand à Nicolas, il a juste exprimé son envie de faire un bout de chemin avec nous. Il fait donc figure d&#8217;électron libre à mes yeux. Il ne cherchera pas à aligner forcément son allure sur la nôtre, ni à nous attendre et vice versa.</p>
<p>Nous ne l&#8217;avons d&#8217;ailleurs pas spécialement attendu quand il s&#8217;est arrêté dans la descente sur Motivon. J&#8217;apprendrai, plus tard, qu&#8217;il souffrait d&#8217;un problème gastrique. Encore une victime des boissons énergétiques. Faut vraiment se méfier de ne pas avoir la main trop lourde quand on dose sa potion magique.</p>
<p>Hé, mais ce sont les rails du Tramway du Mont Blanc ! Après les pancartes Prarion, voilà encore quelques images d&#8217;une balade bien hard qui me reviennent à l&#8217;esprit. D&#8217;ailleurs, il me semble bien avoir suivi ce chemin dans le sens de la grimpette en juillet. Je me trompe peut-être mais il a quand même un goût de « déjà vu mais je suis content d&#8217;y revenir » ce sentier.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/09/23/the-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Nous arrivons à Saint Gervais. C&#8217;est à nouveau de la folie. On se croirait à la foire du trône. Bon, c&#8217;est une vue de l&#8217;esprit, je n&#8217;y ai jamais mis les pieds. Il y a plus de personnes au mètre carré que dans le métro aux heures de pointes. Les gens se pressent le long des barrières de sécurité pour nous encourager. Il y a de la joie, de la bonne humeur, des copains de coureurs, des femmes de coureurs, des familles des coureurs et d&#8217;autres qui n&#8217;ont rien avoir avec un quelconque coureurs mais qui sont là pour se distraire avec l&#8217;attraction du moment. Il y a des d&#8217;jeunes et même des très d&#8217;jeunes qui tendent la main vers nous à notre passage. Ils ont probablement été surpris de me voir débouler en leur tapant dans la main tout en hurlant : « <em>grippe A, grippe A …</em> ». Je prie les parents de m&#8217;excuser pour tout les traumas que j&#8217;ai pu causer aux chérubins malchanceux qui ont tendu la main à mon passage.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Saint-Gervais &#8211; Les Contamines<br />
Etape : 9,9 km, 516 m D+, 163 m D-<br />
Cumul : 30,9 km, 1453 m D+, 1328 m D-<br />
Samedi : 00h03, Temps de course : 5h33, Class. : 2040 ème</strong></p>
<p>Je n&#8217;ai guère de souvenirs de notre cheminement entre Saint-Gervais et les Contamines. Si ce n&#8217;est que Biscotte m&#8217;a fait remarqué que nous passions à proximité de ce qui avait été le point de départ de la montée chronométrée au Mont Joly. Quelle lucidité. C&#8217;est  beau !</p>
<p>Quelques faits m&#8217;ont par contre plus marqué au ravitaillement des Contamines. Il y a beaucoup moins de monde mais c&#8217;est somme toute normal. Il est minuit et comme le dit ma femme lorsque je lui parle de course nocturne : « <em>La nuit, c&#8217;est fait pour dormir !</em> ».<br />
Un système de distribution d&#8217;eau avec plusieurs robinets a été mis en place pour faciliter le remplissage des poches à eau. Au moment de refermer le bouchon du réservoir, je fais l&#8217;erreur de tenir la poche à eau sans maintenir le sac ce qui n&#8217;a pas manqué de la faire jaillir subitement de son emplacement. J&#8217;ai arrosé ainsi gaiement qui voulait l&#8217;être. Je craint d&#8217;avoir mouillé bien peu de réels  volontaires. Biscotte a subi quelques légers dommages collatéraux dans l&#8217;histoire.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2164" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-07.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="201" height="300" />J&#8217;ai une sensation de chaleur sous la plante des pieds. Et qu&#8217;est-ce qu&#8217;on fait dans ce cas ? Ben on se rappelle ce qu&#8217;on a écrit dans un de ses récents billets et on s&#8217;empresse de passer une couche généreuse de nok pour limiter les risques. A la guerre comme à la guerre, j&#8217;installe mes petites affaires sur le bitume et pose mon postérieur à même le sol pour effectuer l&#8217;opération. Quand à faire je me suis installé à proximité des barrières, ça a le mérite d&#8217;occuper les quelques badauds et je me dis que c&#8217;est préférable pour ma sécurité. On se sait jamais, un coureur fou qui vous tombe dessus, emporté dans son élan, c&#8217;est si vite arrivé.</p>
<p>A défaut d&#8217;avoir amélioré de manière spectaculaire mes qualités physiques de coureur au long cours cette année,  j&#8217;ai au moins la satisfaction de découvrir que mon estomac est désormais capable d&#8217;avaler à peu près n&#8217;importe quoi sans rechigner à la tâche. Je ne suis pas encore sur la liste noire des coureurs assimilés à des ventres sur patte mais je peux picorer allègrement dans les divers aliments proposés sur les tables des ravitaillements sans peur des représailles de la part de mon système digestif. Salé, sucré, liquide, solide, rien ne m&#8217;arrête mais dans des quantités raisonnables. Il ne faut quand même pas jouer avec le feu.</p>
<p>Je suis repu. Où sont mes acolytes ? Je ne vois pas Line ni Boucolas mais voilà au moins l&#8217;ami Biscotte. Je m&#8217;apprête à lui lancer un « <em>on y va mon poulet ?</em> » mais je m&#8217;aperçois que j&#8217;ai oublié mes bâtons tout au début du ravitaillement. Je perds un peu de temps à me frayer un chemin en sens inverse. Mes bâtons sont toujours là. Ouf. Par contre plus de Biscotte ! Bon, il a dû avancer un peu pour ne pas trop perdre de temps, je vais vite le rattraper.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Les Contamines &#8211; La Balme<br />
Etape : 8 km, 556 m D+, 10 m D-<br />
Cumul : 38,9 km, 2009 m D+, 1338 m D-<br />
Samedi : 00h03, Temps de course : 7h40, Class. : 2040 ème</strong></p>
<p>Je quitte précipitamment le ravitaillement. Je trottine rapidement pour rattraper le reste de la troupe.  Personne. Ce n&#8217;est pas faute de doubler du monde mais point de Biscotte et encore moins de Line ou de Boucolas. Un doute me vient … Je rallume le portable que j&#8217;avais éteint pour la nuit car je crains d&#8217;être un peu juste en batterie pour pouvoir prendre des photos jusqu&#8217;aux ultimes instants de la course. Argh, erreur de code Pin ! Je suis un vrai manchot avec mes gants. La p&#8217;tit musique nokia retentit suivie par une salve de sms … J&#8217;appelle l&#8217;ami Biscotte. « <em>Ben, t&#8217;es où ? T&#8217;as passé le jardin d&#8217;enfants ? Les tennis ?</em> ». Oups. Mon doute se confirme, j&#8217;ai quitté le ravitaillement en y abandonnant l&#8217;ami Biscotte et il est loin derrière moi. Il me dit de continuer. Nous nous attendrons au ravitaillement de la Balme.</p>
<p>Ce départ précipité de Saint Gervais a le mérite de m&#8217;avoir chauffé à bloc. Une bonne giclée d&#8217;adrénaline se promène dans mes veines. J&#8217;ai dépassé Notre Dame de la Gorge et j&#8217;attaque la montée de l&#8217;ancienne voie romaine. A nous la montagne. C&#8217;est par ici que je suis redescendu en 4&#215;4 après mon abandon à la Balme à la Montagn&#8217;Hard. Je me rappelle que nous avions été particulièrement secoués.  Pas étonnant, le sentier est composé de grosses dalles disjointes ! Je suis bien. J&#8217;ai une allure nettement plus soutenue que les coureurs que je double. Je ne suis pas assez inconscient pour courir mais je marche d&#8217;un bon pas, en forçant légèrement mon allure, entrainant à ma suite deux ou trois coureurs. Je ne pense à rien, mon esprit est entièrement tourné vers l&#8217;effort que je suis en train de fournir. Mes bâtons deviennent des prolongements harmonieux de mon corps, parfaitement synchronisés avec les mouvements de mes jambes. Je ressens une intense jubilation à me sentir en forme. J&#8217;adore ces moments.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-08.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2165" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-08.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le feu de camp du ravitaillement de la Balme.</em></p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement de la Balme. Il y a un immense feux autour duquel ont été installés des bancs. Piège à coureur évident, j&#8217;évite de m&#8217;installer à proximité de la chaleur bien tentante des flammes. C&#8217;est trop dur de replonger dans le froid ensuite. Il y a pas mal de coureurs autour du feu. Certains ne semble pas au mieux de leur forme pourtant nous ne sommes qu&#8217;au tout début de la course. J&#8217;ai rejoint Nicolas. Il m&#8217;apprend que Line est déjà repartie et qu&#8217;elle n&#8217;est pas très en forme. Hum, oui, elle n&#8217;est pas en forme et c&#8217;est pour ça qu&#8217;elle est devant nous … La logique bisontine de Nicolas m&#8217;échappe. Boucolas décide de prendre un peu d&#8217;avance tandis que j&#8217;attendrai Biscotte.<br />
Je profite de l&#8217;attente pour ajouter une épaisseur sur le dos. C&#8217;est qu&#8217;on supporte bien une p&#8217;tite laine ma bonne dame (enfin, une micro polaire).</p>
<p>Quelques minutes plus tard, voilà ma Biscotte. Je m&#8217;attendais à le voir arriver plus tard. « <em>Ben alors ma Biscotte, t&#8217;as pas trainé dans la montée !</em> »</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>La Balme &#8211; Refuge de la Croix du Bonhomme<br />
Etape : 5,5 km, 773 m D+, 46 m D-<br />
Cumul : 44,4 km, 2782 m D+, 1384 m D-<br />
Samedi : 02h10, Temps de course : 9h32, Class. : 2022 ème</strong></p>
<p>Nous quittons ensemble le ravitaillement pour attaquer un des gros morceaux du programme des réjouissances : le Col de la Croix du Bonhomme. J&#8217;espère que je n&#8217;ai pas trop entamé mes réserves dans la montée de la Balme. Non de toute évidence la forme est encore bien là.</p>
<p>Je monte facilement. Enfin facilement, c&#8217;est un grand mot, tout est relatif. Je monte donc, en restant au contact des coureurs qui me précèdent. Lorsqu&#8217;un coureur fléchit je le double, j&#8217;accélère la cadence pour recoller au coureur précédent et ainsi de suite. Biscotte est en retrait derrière moi, au mieux à quelques mètres, au pire quelques coureurs plus loin. Je suis inquiet. Je me demande si je ne suis pas en train de me cramer en gambadant devant comme je l&#8217;avais fait en montant au Prarion en juillet. Il doit être en train de gérer et moi je vais me prendre un retour de manivelle genre montée du Mont Joly. Pourtant, je n&#8217;ai pas l&#8217;impression de forcer outre mesure. Finalement, il n&#8217;a peut-être tout simplement pas la forme des grands jours.</p>
<p>Purée, heureusement que le balisage est serré, on y voit pas à 1 mètre avec ce foutu brouillard. Je ne comprends pas, il me semble entendre plusieurs fois des voix au loin en contrebas sur ma droite. Mais le sentier ne passe pas par là. Il n&#8217;y a rien là-bas, enfin rien qu&#8217;on puisse voir. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que ce bordel ? Je n&#8217;entends plus rien, c&#8217;était probablement un écho. Quelqu&#8217;un en difficulté aurait utilisé son sifflet pour attirer l&#8217;attention. Allez, il faut avancer. Il ne fait pas bon trainer par ici. Il fait vraiment froid et je sens peu à peu l&#8217;humidité transpercer ma polaire. Brrr !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Refuge de la Croix du Bonhomme &#8211; Les Chapieux<br />
Etape : 5,4 km, 0 m D+, 884 m D-<br />
Cumul : 49,8 km, 2782 m D+, 2268 m D-<br />
Samedi : 05h09/05h50, Temps de course : 10h39, Class. : 1877 ème</strong></p>
<p>Le vent est glacial. Arrivé au refuge de la Croix du Bonhomme, je n&#8217;y tiens plus. Je passe le point de contrôle et m&#8217;empresse d&#8217;enfiler mon coupe vent pour me protéger. C&#8217;est un véritable sacerdoce d&#8217;être bénévole ici. Il fait nuit, il y a du brouillard, bref la visibilité est au ras des chaussettes. Ce n&#8217;est déjà pas se qui se fait de mieux mais en plus il fait froid et que dire de ce putain de vent !<br />
Cette petite pause donne le temps nécessaire à Biscotte pour me rejoindre.<br />
C&#8217;est parti pour une longue descente dont je n&#8217;ai pas beaucoup de souvenirs. A si, nous avons rattrapé Nicolas dans le début de la descente mais toujours pas de Line. Et puis j&#8217;ai enlevé le coupe-vent peu de temps après l&#8217;avoir enfilé histoire de me faire pourrir par Biscotte. Je n&#8217;y peux rien, il n&#8217;y avait plus de vent en descendant.</p>
<p>Nous arrivons aux Chapieux, un des trois gros ravitaillements. Un repas chaud nous y attend. Je m&#8217;attendais à un truc plus important qu&#8217;une simple tente. Elle ne me semble pas bien grande en tout cas. Il y a dû y avoir quelques joyeuses bousculades aux heures de pointes dans le coin.<br />
Je me jette sur une soupe épaisse à souhait et me dirige vers un banc pour me restaurer et accomplir l&#8217;incontournable rituel du nokage des pieds. Oui, j&#8217;ai bien dis nokage. Du verbe du premier groupe noker. Je noke, tu nokes, il noke, nous nokons tous en cœur. Vocabulaire de coureurs compris par des coureurs mais qui ne favorise pas votre compréhension quand vous vous surprenez à l&#8217;utiliser avec des non initiés.</p>
<p>Tous les membres de la troupe sont à nouveau réunis autour de la table. Pas pour longtemps. Je tombe sur le cul. Line veut tout lâcher ! Je sentais bien qu&#8217;il y avait un truc qui clochait. Elle était partie seule en tête sans nous attendre aux Contamines. Je pensais que notre allure ne lui convenait pas et qu&#8217;elle préférait mener sa barque à sa manière. Je l&#8217;aurais juste un peu pourrie gentiment pour m&#8217;avoir abandonné lâchement mais penser qu&#8217;elle puisse abandonner maintenant ! Non, je n&#8217;avais vraiment pas imaginé que la mécanique bien rôdée de ma coéquipière se grippe et encore moins si tôt. Ce n&#8217;est pas la grande forme. Elle n&#8217;a plus de jus et des douleurs récurrentes aux talons sont trop présentes pour qu&#8217;elle n&#8217;ait la force et l&#8217;envie de les ignorer pendant plus d&#8217;un trentaine d&#8217;heures. Il n&#8217;y aura plus de possibilités d&#8217;arrêt avant Courmayeur maintenant et elle ne se voit pas tenter le coup. Sa décision est prise. Je n&#8217;ose pas trop insister au risque d&#8217;être lourd. Peut-être que nous aurions dû ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-09.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2166" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-09.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>La montée au Col de la Seigne. Le Refuge des Mottets plus bas dans la vallée.</em></p>
<p>Boucolas, lui, n&#8217;abandonne pas et pourtant il ne donne pas l&#8217;impression d&#8217;être en grande forme. Il est tellement livide que nous ne pouvons que lui en faire la remarque avec Biscotte. J&#8217;insisterai même plusieurs fois pour qu&#8217;il mange tant il donne l&#8217;impression d&#8217;être à la limite de l&#8217;hypoglycémie.<br />
Bon, c&#8217;est bien beau toutes ces émotions mais ça me donne faim. Et hop, une seconde tournée de soupe pour votre humble serviteur. Boucolas comme à son habitude quittera le ravitaillement quelques minutes avant nous.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Les Chapieux &#8211; Col de la Seigne<br />
Etape : 10,3 km, 1001 m D+, 34 m D-<br />
Cumul : 60,1 km, 3783 m D+, 2302 m D-<br />
Samedi : 08h05, Temps de course : 13h35, Class. : 1813 ème</strong></p>
<p>Du bitume. T&#8217;en veux du bitume ? Non ? Ben, t&#8217;en auras quand même et t&#8217;en auras longtemps. D&#8217;après les quelques commentaires attrapés au vol, 6 bornes d&#8217;une montée tranquille nous attendent. Une montée tranquille mais suffisamment pentue pour que nous adoptions le mode marche. Comme dans toutes les montées vous allez me dire. Personnellement, ça ne me pose pas de problème. Un peu de bitume n&#8217;a jamais mangé personne. Nous entamons la conversation avec un coureur solitaire mais néanmoins bavard. Une discussion de coureurs fort sympathique mais qui n&#8217;a pas duré car nous sommes légèrement trop lents pour monsieur et je le vois peu à peu s&#8217;éloigner.</p>
<p>Je me traine. Je me traine depuis la sortie du ravitaillement et puis en l&#8217;espace de quelques minutes la donne change. Je me mets à accélérer. Allez comprendre. Me voilà reparti comme en 40 dans la montée de la Balme. Le corps va, la tête est dans la même disposition. Les coureurs qui me précèdent sont dans ma ligne de mire, mes bâtons claquent joyeusement sur le goudron. Place, place, j&#8217;arrive, à moi le Col de la Seigne ! Cette débauche subite d&#8217;énergie me permettra de reprendre et de doubler dans la foulée notre coureur solitaire. Il était moins enclin au bavardage cette fois d&#8217;ailleurs.</p>
<p>J&#8217;ai quand même tempéré mes ardeurs à l&#8217;approche du refuge des Mottets et puis j&#8217;avais besoin de faire une petite pause technique preuve s&#8217;il en est que tout se passait pour le mieux côté hydratation.<br />
J&#8217;ai attendu Biscotte et nous avons rattrapé l&#8217;ami Boucolas pour l&#8217;abandonner aussitôt. Monsieur a décidé de succomber à l&#8217;attrait d&#8217;une petite sieste à l&#8217;abri d&#8217;une petite maison. L&#8217;idée n&#8217;est pas mauvaise. Le soleil n&#8217;est pas vraiment de la partie mais l&#8217;atmosphère s&#8217;est un peu réchauffée. Bon, je supporte encore bien la polaire. « <em>Ne traine quand même pas trop !</em> » lui dit Biscotte en pensant aux barrières horaires.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-10.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2167" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-10.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le Col de la Seigne.</em></p>
<p>Nous avons passé le refuge des Mottets. Exit le bitume, nous avons retrouvé le terrain plus souple des sentiers. L&#8217;ami Biscotte semble avoir repris un peu du poil de la bête. C&#8217;est le cas en tout cas au début de la montée du col de la Seigne. Je reprendrai les commandes un peu plus tard à l&#8217;approche du sommet histoire de passer en tête pour la postérité. Parlons-en de ce col. Il se fait désirer, il joue avec nos nerfs. On pense l&#8217;atteindre, enfin, mais non, une nouvelle pente se découvre et s&#8217;offre peu à peu à nos yeux. Un coureur nous annonce la dernière bosse. Effectivement, j&#8217;atteins ce troisième col  2h15 après avoir quitté le ravitaillement des Chapieux suivi de près par l&#8217;ami Biscotte. Les tentes North Face jaunes installées me font immanquablement penser au grand Col Ferret qu&#8217;il nous faudra atteindre dans … longtemps. Bien trop longtemps pour qu&#8217;il soit raisonnable d&#8217;y penser.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Col de la Seigne &#8211; Lac Combal<br />
Etape : 4,5 km, 0 m D+, 546 m D-<br />
Cumul : 64,6 km, 3783 m D+, 2848 m D-<br />
Samedi : 08h48, Temps de course : 14h18, Class. : 1797 ème</strong></p>
<p>Voilà un passage où je me suis régalé. J&#8217;en suis le premier surpris car en dehors des quelques parties descendantes assez ludiques, cette étape était composée de longues portions planes où l&#8217;on est sensé pouvoir relancer la machine et qui sont généralement dures mentalement lorsque la fatigue a déjà effectué son travail de sape. Hé bien, ce n&#8217;était que du plaisir cette fois.<br />
Peut-être est-ce dû à ce brusque changement de temps en passant le Col de la Seigne. Terminée la brume, exit le plafond nuageux qui nous gâchait la vue. Il fait beau, la température est proche de l&#8217;idéal.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-11.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2168" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-11.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-12.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2169" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-12.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>Descente depuis le refuge Elisabetta.</em></td>
<td><em>Le Mont Percé ?</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une dernière descente m&#8217;attend. J&#8217;aperçois le ravitaillement du Lac Combal en contrebas. J&#8217;ai en tête les images du DVD de l&#8217;édition 2008 de l&#8217;UTMB. Les images de ces ultimes coureurs arrivant dans la limite de la barrière horaire sous les encouragements de la bénévole chargée du pointage. Cette longue ligne droite pour arriver et quitter ce ravitaillement perdu dans l&#8217;immensité de cette vallée. Ca me fait vraiment bizarre d&#8217;être là, de vivre moi-même ces moments. J&#8217;arrive à mon tour au ravitaillement sans aucune exhortation de la part du bénévole mais c&#8217;est normal, j&#8217;ai quand même un peu de marge !</p>
<p>Mon classique nokage des pieds sera effectué cette fois sous l&#8217;œil attentif d&#8217;une bénévole podologue. Et oui, il y avait des podologues cachés un peu partout sur l&#8217;UTMB ! Celle-ci, sûr de son fait, voyait en moi un client potentiel au soin de confort. Elle allait pouvoir au péril de son odorat venir au secours de son premier coureur et de surcroît beau gosse, charmant et dans la force de l&#8217;age.<br />
« <em>Que nenni ma belle, prévention, prévention, tout est dans la prévention !</em> ». Après avoir laissé pantoise cette dévouée de la cause du pied de coureur, je m&#8217;empressais de faire le plein d&#8217;énergie alors que ma Biscotte préférée daignait enfin se présenter.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-13.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2170" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-13.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-14.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2171" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-14.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>Alpe inférieure de la Lée Blanche. Un peu de plat avant de descendre sur le Lac du Combal. Au fond, l&#8217;Aiguille Noire de Peuterey</em></td>
<td><em>Le glacier de la Lée Blanche.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous aurons le plaisir de voir arriver l&#8217;ami Boucolas alors que nous nous apprêtions à partir. Bonne nouvelle, il a donc réussi à émerger de sa sieste à temps. Une fois, n&#8217;est pas coutume, c&#8217;est à notre tour de prendre de l&#8217;avance et de quitter en premier le ravitaillement. Enfin devrais-je dire. Ca fait quand même plus d&#8217;une vingtaine de minutes que je picore des Tucs et autres friandises !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Lac Combal &#8211; Arête du Mont-Favre<br />
Etape : 4 km, 465 m D+, 0 m D-<br />
Cumul : 68,6 km, 4248 m D+, 2848 m D-<br />
Samedi : 10h20, Temps de course : 15h50, Class. : 1808 ème</strong></p>
<p>Nous quittons le ravitaillement du lac Combal en direction de la moraine du glacier de Miage qui nous barre le passage au loin. Nous traversons cette grande étendue plate en alternant petit footing et marche. Il doit souffler pas mal dans le coin ! Le vent a déformé les arbres et les arbustes. C&#8217;est stupéfiant de voir toutes ces branches orientées dans un même sens.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-15.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2172" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-15.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-16.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2173" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-16.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>Grimpette à l&#8217;Arp Vieille. On ne doit pas être très loin des ruines du chalet inférieur.</em></td>
<td><em>Depuis l&#8217;Alpe supérieure de l&#8217;Arp Vieille, la vue sur le Mont Blanc de Courmayeur, Glacier du Brouillard, l&#8217;Aiguille noire de Peuterey.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous avons débuté l&#8217;ascension de l&#8217;Arp Vieille. Il est déjà 9h30 et il commence à faire chaud. Nous décidons de changer de tenue. Je suis content de ne plus avoir que mon t-shirt sur le dos, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir passé une étape significative en laissant derrière moi cette première nuit.</p>
<p>J&#8217;ai à nouveau laissé en arrière Biscotte. Je préfère allez au rythme qui me convient le mieux et l&#8217;attendre un peu plus tard, au prochain point de contrôle. Je me retourne de temps en temps pour l&#8217;apercevoir et j&#8217;en profite pour admirer le paysage et prendre quelques photos. Le Lac Combal sur la droite, le glacier du Miage et le petit lac éponyme au pied du glacier, c&#8217;est grandiose.</p>
<p>Je passe devant l&#8217;abri de l&#8217;Arp Vieille Supérieur. Encore une dizaine de minutes et j&#8217;arrive au pointage de l&#8217;Arête du Mont Favre. Biscotte me rejoint deux minutes plus tard et nous décidons de faire une pause pour reprendre des forces et se repaitre de la vue sur le Mont Blanc, le Glacier du Brouillard et les aiguilles de Peuterey. C&#8217;est un tel régal pour les yeux. Je suis bien, un peu fatigué mais bien. Nicolas profitera de cette pause pour nous dépasser après un petit coucou de rigueur.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-17.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2174" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-17.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-18.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2175" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-18.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="250" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td><em>Le glacier du Miage et le Lac du Miage. La moraine du glacier est impressionnante depuis le Lac du Combal. Un vrai mur !</em></td>
<td><em>Le Val Veni depuis le pointage de l&#8217;Arête du Mont Favre.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je suis peut-être bien mais Biscotte me fait prendre conscience qu&#8217;il ne faut pas trop trainer. Nous n&#8217;avons pas beaucoup de marge pour la barrière horaire de Courmayeur. Il y a peu de chance que nous soyons arrêtés par la barrière elle-même mais j&#8217;ai peur que nous n&#8217;ayons guère de temps pour manger, se changer et se reposer un peu à ce ravitaillement clé de notre parcours.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Arête du Mont-Favre &#8211; Col Chécrouit-Maison Vieille<br />
Etape : 4,4 km, 25 m D+, 507 m D-<br />
Cumul : 73 km, 4273 m D+, 3355 m D-<br />
Samedi : 11h08, Temps de course : 16h38, Class. : 1799 ème</strong></p>
<p>J&#8217;abandonne à nouveau peu à peu ma Biscotte. J&#8217;ai décidé de faire le forcing jusqu&#8217;à Courmayeur. J&#8217;entends pas là que je n&#8217;ai pas marché (ou presque pas) dans cette partie. Je veux avoir le maximum de temps pour me refaire une santé avant la seconde partie de notre périple. Je rattrape en chemin l&#8217;ami Nicolas qui s&#8217;accroche à mes pas.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-2176" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-19.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="202" height="300" />J&#8217;arrive au ravitaillement du Col Chécrouit où l&#8217;on nous annonce que nous sommes à une heure de la base de vie de Courmayeur. Je commence à ressentir une certaine lassitude. J&#8217;ai envie de me poser devant un plat de pâte et je ressens le besoins de souffler un peu. Il y a quelques verres posés sur la table du ravitaillement. J&#8217;en prends un pour me servir un coca et me fait rabroué un peu sèchement par une bénévole qui me demande où est mon gobelet. Je lui ai répondu qu&#8217;il était dans mon sac. La franchise, ça agace. Je sais, ce n&#8217;était pas bien de ma part mais j&#8217;avais une telle flemme à ce moment que la simple idée d&#8217;enlever mon sac pour chercher ce foutu gobelet était au dessus de mes forces.</p>
<p>Il faut vraiment que je me bricole un système pour avoir ce gobelet toujours à portée de main. Biscotte ne pourra qu&#8217;approuver. Il ne sera plus obligé de le sortir de mon sac ou pire obligé de me prêter le sien en cédant à mes supplications. Qui a dit que j&#8217;étais chiant.<br />
Biscotte n&#8217;est toujours pas arrivé. Ca m&#8217;embête un peu de le laisser derrière. Je suis partagé entre l&#8217;envie d&#8217;arriver au plus vite à Courmayeur et celle de l&#8217;attendre. Cette course ne se déroule pas vraiment comme je l&#8217;avais rêvée.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Col Chécrouit-Maison Vieille &#8211; Courmayeur<br />
Etape : 4,5 km, 0 m D+, 763 m D-<br />
Cumul : 77,5 km, 4273 m D+, 4118 m D-<br />
Samedi : 12h01/13h05, Temps de course : 17h31, Class. : 1820 ème</strong></p>
<p>J&#8217;ai vraiment aimé cette descente en lacet dans les bois au dessus de Courmayeur. Elle n&#8217;était pas facile. La pente était plutôt raide par endroit et il y avait quelques marches suffisamment hautes pour bien casser le rythme et faire souffrir les cuisses. Et quelle poussière ! J&#8217;ai vraiment plaint les coureurs qui n&#8217;avaient pas de mini guêtres ! J&#8217;ai plaint également les quelques promeneurs qui progressaient lentement en sens inverse et se rangeaient sur le côté à notre passage en voyant arriver sur eux un nuage de poussière. Le genre de singletrack que j&#8217;aimerais vraiment pouvoir refaire avec des jambes fraiches en dehors du cadre de l&#8217;UTMB.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2177" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-20.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="201" height="300" />Un petit bout de route et j&#8217;arrive enfin à la base de vie au centre sportif de Dolonne suivi de près par Nicolas. Purée. Je ne suis pas fâché d&#8217;arriver. Un bénévole m&#8217;indique l&#8217;endroit où est entreposé mon sac coureur. Nicolas est dirigé vers un autre emplacement. Après avoir récupéré nos sacs respectifs nous rentrons dans ce qui doit être un gymnase. Des tables ont été installées au centre pour que les coureurs puissent prendre un repas chaud. Sur les côtés, des lits de camp sont disposés derrière un rideau qui les isole du reste de la salle. Nous nous installons à même le sol à proximité de l&#8217;entrée contre un des murs de la salle. Top chrono, il s&#8217;agit de remettre à neuf un organisme bien entamé.</p>
<p>C&#8217;est dans ces moments-là qu&#8217;on ressent toute l&#8217;importance d&#8217;une bonne organisation. Je pense qu&#8217;il serait presque souhaitable de se faire une liste des choses à faire et de la suivre bêtement. On réfléchit mal ou tout du moins plus lentement avec la fatigue. Hé, me faites pas croire que je suis le seul dans ce cas !</p>
<p>J&#8217;ai prévu de me changer de la tête au pied, chaussures comprises. J&#8217;ai emmené des lingettes du genre de celles qu&#8217;on utilise pour laver la peau douce de bébé. C&#8217;est un bonheur de se sentir propre et frais. Je transvase quelques sucreries dans mon sac pour refaire les niveaux et je replace quelques morceaux de sparadraps à chacun de mes pouces sujets aux ampoules. Je suis fatigué, a priori cela semble normal, mais je ne souffre pas de bobos particuliers. Aucune douleur tendineuse ou articulaire ne se fait sentir.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-21.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2178" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-21.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Centre sportif de Dolonne (Courmayeur). T&#8217;as pas l&#8217;air si fatigué que ça ! L&#8217;effet magique des lingettes peut-être !</em></p>
<p>Par contre, je suis très gêné par mes lentilles de contact. Un dépôt blanchâtre s&#8217;est formé à leur surface et j&#8217;ai l&#8217;impression de voir le monde derrière une vitre sale. J&#8217;ai des lentilles en hydrogel de sylicone conçues pour un port permanent jusqu&#8217;à 30 jours et 30 nuits, il y a donc de la marge.<br />
Le problème vient en fait d&#8217;une détérioration de mon film lacrymal qui intervient à la fin de chaque activité sportive dès lors qu&#8217;elle est longue. Je connais le problème et je ne m&#8217;inquiète pas d&#8217;une quelconque conséquence ophtalmique mais je redoute un peu de faire le reste du trajet avec l&#8217;acuité d&#8217;une taupe. J&#8217;ai bien prévu de prendre un collyre pour rincer tout cela mais ce n&#8217;est généralement pas efficace longtemps. J&#8217;aurais la bonne surprise de découvrir que mes lentilles se sont comme auto-nettoyées quelques dizaines de minutes après avoir quitté Courmayeur.</p>
<p>Biscotte est arrivé entre-temps. Le bougre, il n&#8217;est pas sûr de vouloir continuer. Je sais bien qu&#8217;il n&#8217;est pas dans un bon jour mais ce n&#8217;est quand même pas si catastrophique que ça. Remarquez, on ne peut pas dire que ce soit bien génial non plus, je lui ai quand même mis 16 minutes dans la vue rien que pour descendre sur Courmayeur. Pour arriver à lui mettre ça dans les gencives, il faut qu&#8217;il ait les genoux déjà bien près du sol. Pourtant, il ne revient pas d&#8217;un séjour gastronomique chez son frère à Rodez cette fois ! J&#8217;avais pris des pincettes avec Line aux Chapieux, je me voyais mal lui dire : « <em>Tu me casses les couilles, pas question que t&#8217;arrêtes maintenant</em> » bien que je me demande finalement si je n&#8217;aurais pas dû ! Mais avec Biscotte, je ne me gêne pas pour lui rentrer un peu dans le lard. Bref, après quelques « <em>tu fais pas chier</em> », et une utilisation de mes lingettes magiques, il semble être  remis sur de bons rails.</p>
<p>Il est grand temps d&#8217;aller manger. J&#8217;ai juste le temps de vider un bol de soupe et d&#8217;attaquer quelques pâtes qu&#8217;un bénévole annonce la fermeture prochaine de la barrière. Merde, je n&#8217;aurais même pas eu le temps de boire mon café et de me taper une petite sieste en écoutant les cigales italiennes.<br />
Pas le choix, il nous faut quitter le centre sportif prématurément. C&#8217;est bien la première fois que des barrières horaires me taquinent autant le postérieur. Si on se met à avoir chaud aux fesses à chaque ravitaillement, ça ne va pas être triste !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-22.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2179" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-22.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Courmayeur. On quitte le centre sportif de Dolonne en direction du Mont de Saxe.</em></p>
<p>Nous ne sommes pas allez bien loin. Biscotte n&#8217;est pas prêt. Il faut qu&#8217;il bichonne ses pieds. Je suis inquiet pour la suite du parcours. Quelques rares coureurs sont encore passés à côté de nous mais il n&#8217;y a plus personne maintenant. Nous sommes les derniers. Ce n&#8217;est pas bon signe pour la suite d&#8217;autant que je sais que la montée au refuge de Bertone n&#8217;est pas l&#8217;endroit idéal pour se reposer.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Courmayeur &#8211; Refuge Bertone<br />
Etape : 4,9 km, 814 m D+, 15 m D-<br />
Cumul : 82,4 km, 5087 m D+, 4133 m D-<br />
Samedi : 15h09, Temps de course : 20h39, Class. : 1748 ème</strong></p>
<p>Une petite route nous permet de quitter Courmayeur puis de traverser le village de Villair. J&#8217;ai trempé ma casquette dans une fontaine du village. Il fait chaud et ce qui nous attend ne va pas contribuer à faire descendre la température. Nous avons doublé quelques coureurs solitaires qui m&#8217;ont semblé particulièrement lents ce qui ne manque pas de me faire cogiter. Qu&#8217;est-ce qui a cloché pour que nous nous retrouvions tant à la traîne ?</p>
<p>Les choses sérieuses commencent après avoir traversé le torrent du Val Sapin. Je grimpe sans force à la suite de Biscotte. Peut-être un début d&#8217;hypoglycémie ? Je ne me suis pas beaucoup alimenté avant Courmayeur et je suis loin d&#8217;avoir assimilé les quelques pâtes avalées à la hâte. Allez, on va s&#8217;avaler une petite sucrerie de chez Overstim pour relancer la machine. Ce sera toujours ça de moins à porter.</p>
<p>Je suis surpris quand Biscotte m&#8217;annonce qu&#8217;il doit absolument s&#8217;arrêter. Il a de nouveau de bonnes ampoules aux talons comme à la Montagn&#8217;Hard. Les protections qu&#8217;il a mises en place n&#8217;ont pas suffi.<br />
Il va falloir percer l&#8217;ampoule. Seringue, ampoule d&#8217;éosine, la trousse à pharmacie est conforme à celle de mon récent billet. A non, l&#8217;ami Biscotte a oublié les pansements hydrocolloïdes. Bon, ça va, j&#8217;ai ce qu&#8217;il faut. Les quelques coureurs doublés dans la montée passe les uns après les autres devant nous. Certains ont un petit mot d&#8217;encouragement, d&#8217;autres peut-être trop fatigués ou trop profondément enfouis dans leur bulle passent sans même un regard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-23.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2180" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-23.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Vue sur Courmayeur depuis le refuge de Bertone.</em></p>
<p>L&#8217;opération ampoule ne se déroule pas au mieux, l&#8217;embout de la seringue a pris un malin plaisir à se dissimuler au regard d&#8217;un Biscotte pour le moins contrarié. Je crois n&#8217;avoir jamais vu l&#8217;ami Biscotte si agacé ! Je le sens prêt à tout envoyer chier, seringue, pansements, chaussures et peut-être même son compagnon d&#8217;infortune. Je me garde bien de moufter. Assis sur mon rocher, j&#8217;attends que l&#8217;orage passe.</p>
<p>L&#8217;orage est parti comme il était venu. Nous nous remettons en route. Cette pause prolongée m&#8217;a permis de me refaire une santé. Je me retrouve en tête mais j&#8217;essaye de ne pas trop forcer mon allure pour ne pas lâcher Biscotte. Ce ne serait certainement pas très bon pour son mental, j&#8217;imagine qu&#8217;il ne doit pas être au top en ce moment. Je lève la tête pour tenter de deviner où passe le sentier qui serpente au dessus de nos têtes. Toujours pas de refuge en vue mais ça ne devrait plus tarder beaucoup maintenant.</p>
<p>Effectivement nous arrivons enfin au refuge. Encore quelques lacets et je me présente devant les bénévoles du pointage. C&#8217;est stupide mais je suis presque gêné d&#8217;arriver si tardivement. Comme si je n&#8217;avais pas vraiment ma place ici. Idée noire bien vite écartée car l&#8217;accueil est bon enfant et chaleureux comme à chaque ravitaillement (allez j&#8217;oublie l&#8217;épisode du col Chécrouit)</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Refuge Bertone &#8211; Refuge Bonatti<br />
Etape : 7,5 km, 385 m D+, 354 m D-<br />
Cumul : 89,9 km, 5472 m D+, 4487 m D-<br />
Samedi : 16h40, Temps de course : 22h10, Class. : 1690 ème</strong></p>
<p>Je suis presque ému de revoir ce paysage découvert l&#8217;année dernière mais j&#8217;avoue ne pas être fâché de ne pas avoir à gravir le sentier escarpé qui mène à la tête de la Tronche.<br />
A la place, nous empruntons le sentier en balcon qui part sur notre gauche. Ce sera certainement plus facile encore qu&#8217;il va falloir courir un peu plus.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-2181" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-24.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="300" height="202" />Biscotte m&#8217;a proposé plusieurs fois de partir, idée que j&#8217;ai toujours déclinée n&#8217;arrivant pas à m&#8217;y résoudre. Mais, le bougre a fini par me rendre inquiet. J&#8217;ai l&#8217;impression de sentir la marque du couperet de la barrière d&#8217;Arnuva sur ma nuque. Impression pour le moins désagréable. Nous décidons donc de nous séparer et de courir chacun à notre rythme. Je passerai ainsi plus confortablement la barrière horaire et nous continuerons de toute façon ensemble si Biscotte arrive à temps pour la franchir.</p>
<p>Cela tombe bien, je me sens relativement bien, suffisamment en tout cas pour trottiner à bonne allure. Une petite pause pour me soulager me permettra de voir une dernière fois l&#8217;ami Biscotte à une bonne centaine de mètres puis je me retrouverai seul, sans compagnon de route attitré tout du moins. J&#8217;ai décidé de jouer à passe coureur avec mes semblables. Il n&#8217;y a rien de tel pour me motiver et m&#8217;occuper l&#8217;esprit que de me mettre en chasse pour rattraper et dépasser les coureurs qui me précèdent.</p>
<p>Avec certains, ce n&#8217;est pas très marrant, ils marchent et cela rend les choses un peu trop facile. D&#8217;autres ont encore suffisamment de force pour courir. Cela devient bien plus motivant, tout le suspens se résumant à cette simple question : quand vais-je le doubler ? Le plus ludique étant de passer les groupes de coureurs. Le groupe est en vue. Il faut rattraper le coureur de fin de file et se fondre dans son ombre. Après un laps de temps plus ou moins court, suffisant en tout cas pour reprendre son souffle, le coureur qui vous précède vous demande généralement si vous désirez passer devant, ce qui est tout à son honneur. D&#8217;autres peut-être désabusés ou tout du moins plus fatigués s&#8217;écartent sans avoir le courage ni l&#8217;envie de dire un mot. D&#8217;autres encore ne bougent pas d&#8217;un yota de leur sentier. Il faut alors profiter de la moindre occasion offerte par le terrain pour doubler et passer au coureur suivant.</p>
<p>La récompense finale étant de pouvoir mener le groupe à son rythme pendant quelque temps. Ca ne dure généralement pas très longtemps. Les changements d&#8217;allures imposés finissent par disloquer le groupe plus ou moins rapidement. De toute façon, je ne cherche pas à courir en groupe mais à arriver le plus vite possible à Bonatti en trouvant le meilleur compromis entre cet aspect ludique qui me booste les neurones et l&#8217;économie de mes forces. J&#8217;avoue que j&#8217;ai certainement un peu trop privilégié l&#8217;aspect ludique …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-25.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2182" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-25.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Le Mont Blanc depuis le Mont de la Saxe quelque part entre Bertone et Bonatti.</em></p>
<p>Plus que quelques lacets  faits en marchant (il ne faut pas abuser) et j&#8217;arrive au refuge de Bonatti.<br />
Les coureurs présents n&#8217;ont pas l&#8217;air particulièrement pressés. Je dois avoir désormais un peu plus de marge pour la barrière d&#8217;Arnuva. Je pense avoir rattrapé un peu de mon retard. En tout cas, j&#8217;ai doublé pas mal de coureurs ce qui me rassure sur mon état de forme qui doit être encore bon.</p>
<p>Je me contente de remplir la poche à eau comme à chaque ravitaillement et je bois un coca pour le plaisir. J&#8217;ai la pêche. A nous deux Ferret. A moi Bovines, Trient et autres réjouissances.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Refuge Bonatti &#8211; Arnuva<br />
Etape : 4,3 km, 96 m D+, 347 m D-<br />
Cumul : 94,2 km, 5568 m D+, 4834 m D-<br />
Samedi : 17h51, Temps de course : 23h21, Class. : 1646 ème</strong></p>
<p>Je quitte le ravitaillement à la suite d&#8217;un petit groupe de coureurs toujours dans cette volonté de faire le forcing. Au départ, le terrain ne permet pas de dépassements aisés et je n&#8217;ai plus autant la pêche  qu&#8217;entre Bertone et Bonatti mais je vais remonter progressivement les coureurs qui me précèdent jusqu&#8217;au coureur de tête. Il est costaud, très régulier dans son allure. Je suis resté un bon moment derrière lui à me laisser trainer en me calant dans ses pas. J&#8217;aurais peut-être dû en profiter plus longtemps mais je suis resté sur cette impression de force ressenti lors de l&#8217;étape précédente.<br />
Je me force à accélérer pour le doubler. J&#8217;ai augmenté nettement mon allure car je veux mettre suffisamment d&#8217;écart pour ne pas le gêner. Ca ne se fait pas de doubler quelqu&#8217;un pour rester planté juste devant.</p>
<p>Pour ce qui est de faire l&#8217;écart, il n&#8217;y a pas de problème, je l&#8217;ai fait, plusieurs centaines de mètres même, mais purée, j&#8217;ai subitement un de ses coups de bambou ! Ma vitesse s&#8217;est réduite comme une peau de chagrin. Plus de jambes. Merde, il y 5 minutes, je gambadais comme un cabri ! J&#8217;ai la tête qui tourne. Je suis obligé de m&#8217;arrêter. Je suis appuyé sur mes deux bâtons un peu à l&#8217;écart du chemin mais ça ne passe pas. Je me pose par terre pour avaler un gel. Il doit me manquer du carburant pour être subitement dans cet état pourtant j&#8217;ai bu du coca à Bonatti. Je n&#8217;arrive plus à me rappeler quand je me suis alimenté en solide pour la dernière fois.</p>
<p>Argh, toute la petite troupe de coureurs est repassée tranquillement devant moi, puis d&#8217;autres …<br />
Je me force à repartir en ayant toujours à l&#8217;esprit cette barrière horaire. J&#8217;ai à nouveau les yeux en face des trous mais je dois me contenter de trottiner lentement et même de marcher de temps en temps. Pourtant, ce sentier en balcon devrait me permettre de gambader allègrement.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2183" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-26.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="201" height="300" />J&#8217;atteint les hauteurs d&#8217;Arnuva. Je traverse une combe balayée par un vent froid qui me fait frissonner régulièrement. Je n&#8217;ai pas le courage de m&#8217;arrêter pour passer mes manchettes même si je suis maintenant à peine mieux physiquement. Je n&#8217;ai qu&#8217;une idée en tête : arriver au plus vite au ravitaillement pour me poser un moment et plus si affinité car une pensée terrible m&#8217;est venue à l&#8217;esprit. A quoi bon continuer et se taper l&#8217;ascension du Col Ferret si c&#8217;est pour être arrêté à la Fouly. J&#8217;ai en tête les longues portions de cette descente modérée qu&#8217;il va falloir obligatoirement faire en courant pour atteindre la Fouly dans les temps impartis. Et c&#8217;est le « en courant » qui me semble insurmontable. J&#8217;ai le sentiment d&#8217;avoir foiré cette course sans pourvoir mettre vraiment le doigt sur ce qui a cloché.</p>
<p>J&#8217;arrive enfin à Arnuva. Le ravitaillement en lui-même est dans une tente à l&#8217;abri du vent mais ce n&#8217;est pas le cas des bancs installés dehors sous un auvent. Je vais prendre une soupe pour me réchauffer un peu avant de me trouver tant bien que mal une place sur un banc. Je reste prostré, assis à attendre, le regard dans le vide, espérant retrouver d&#8217;hypothétiques forces en buvant par petites gorgés ma tasse de soupe.<br />
Qu&#8217;est-ce que je fais bordel. J&#8217;arrête ? J&#8217;essaie de m&#8217;imaginer dans cette longue montée du Ferret . Des frissons me viennent à la seule pensée du passage du col. Je me vois, trainant les pattes dans la descente sur la Fouly, cette descente que j&#8217;avais trouvée interminable l&#8217;année dernière. Je vais être arrêté par les barrières à la Fouly, c&#8217;est sûr … Et si ce n&#8217;est pas le cas, il reste tant de chemin à parcourir. Je suis fatigué. J&#8217;ai froid. J&#8217;aimerais tout effacé et recommencer du départ.<br />
Aller, il faut se préparer, chasser ses idées noires, la forme va revenir, ce n&#8217;est qu&#8217;un passage à vide. J&#8217;essaie de me persuader que c&#8217;est normal. Je me force à me rappeler mes regrets au lendemain de mon abandon à la Montagn&#8217;Hard. Je vais continuer, il le faut, je le veux. Non, j&#8217;arrête. Je ne sais pas. Qu&#8217;est-ce que je fais, bon sang, qu&#8217;est-ce que je fais ?</p>
<p>Biscotte vient d&#8217;arriver. On se regarde. Je sais qu&#8217;il sait que je sais … Vous voyez ce que je veux dire. Il m&#8217;annonce qu&#8217;il s&#8217;arrête là. Il n&#8217;ira pas plus loin. Je n&#8217;irai pas plus loin non plus. Je n&#8217;ai plus la volonté nécessaire pour lutter. Je n&#8217;aurais pas la force de repartir seul maintenant. J&#8217;aurais peut-être pu le faire avec Boucolas que nous avons eu la surprise de voir émerger d&#8217;une des tentes mises à la disposition des coureurs pour qu&#8217;ils se reposent mais je n&#8217;ai pas eu l&#8217;idée de lui demander de m&#8217;attendre un moment.</p>
<p>J&#8217;ai revêtu la tenue grand froid, tout ce qu&#8217;il y avait de chaud dans mon sac y est passé. Nous avons décidé d&#8217;arrêter et nous profitons du ravitaillement pour reprendre un peu de force. La limite de la barrière horaire est presque là. Au moment d&#8217;annoncer officiellement notre abandon, j&#8217;ai un dernier sursaut d&#8217;énergie. J&#8217;exhorte Biscotte à repartir avec moi. « <em>Et, tu crois que j&#8217;abandonnais ? Tu plaisantes j&#8217;espère. Allez, on y va. Magne-toi !</em> ». Biscotte m&#8217;a regardé interloqué ne sachant probablement pas si c&#8217;était du lard ou du cochon. Assurément, je serais reparti s&#8217;il s&#8217;était pris au jeu à ce moment-là. Une fraction de seconde pour changer le cours de choses. J&#8217;abandonne.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Retour à Chamonix</strong></p>
<p>Une longue attente s&#8217;impose à nous. Nous avons quitté le ravitaillement pour nous rendre sur le lieu de départ des navettes. Nous sommes plusieurs à attendre l&#8217;arrivée d&#8217;un car qui se fait désirer. Il fait terriblement froid. Je n&#8217;arrive pas à contrôler les tremblements qui m&#8217;agitent régulièrement. Le vent  qui balaye Arnuva transperce la maigre protection qu&#8217;offrent ma fine polaire et mon coupe-vent. Chacune des personnes présentes tente de s&#8217;abriter du mieux qu&#8217;elle peut à l&#8217;abri d&#8217;un rocher ou de la végétation. Combien de temps avons-nous attendu ? Cela m&#8217;a semblé être une éternité tant les minutes s&#8217;écoulaient lentement. Plus de 30 minutes en tout cas.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-27.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2184" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-27.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>Yes ! Une tasse &laquo;&nbsp;Arthur&nbsp;&raquo; pour moi et &laquo;&nbsp;Chamonix&nbsp;&raquo; pour mes deux acolytes.</em></p>
<p>J&#8217;ai prévenu Marie-Hélène que nous serions de retour à Chamonix plutôt que prévu. Elle est rassurée de constater que le moral reste bon malgré cet abandon.</p>
<p>Nous retournons finalement au ravitaillement, la navette nous attend là-bas finalement. Nous allons enfin être pris en charge et reconduits à Courmayeur. Quel soulagement de se retrouver au chaud dans le mini bus de l&#8217;organisation.<br />
Arrivés à Courmayeur, nous prenons une navette pour Chamonix. Le retour me semble des plus rapides, normal, j&#8217;ai somnolé tout le long du trajet.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-28.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2185" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-28.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>On attaque immédiatement la récupération. Faut pas se laisser abattre !</em></p>
<p>Nous sommes de retour à Chamonix. Après avoir récupéré notre sac coureur, nous serons dispensés d&#8217;un retour à pied au mazot. Mon oncle viens nous chercher en voiture.<br />
Nous serons accueillis chaleureusement à notre arrivée. Line est là. Marie-Hélène etmes filles ont fait un petit cadeau à chacun des compères. Une tasse avec l&#8217;inscription « Chamonix » pour Line et Biscotte (il n&#8217;y avait plus de tasse avec leur prénom) et une tasse spéciale « Arthur » pour moi. A défaut d&#8217;une polaire, sans manche en plus cette année, j&#8217;aurai un récipient personnalisé pour boire mon café. Choyé, revigoré, c&#8217;est autour d&#8217;un bon repas en famille (préparé par mon père et mes oncles) que nous terminerons ce périple.<br />
Vite au dodo.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Les lendemains de fête sont un peu difficiles</strong></p>
<p>Les lendemains de fête sont un peu difficiles. Un abandon laisse un goût amer dans la bouche. C&#8217;est d&#8217;autant plus le cas à Chamonix car il est presque impossible d&#8217;échapper au bouillonnement généré par la course. Elle est omniprésente. Nous sommes allés à l&#8217;arrivée pour récupérer notre caution et manger une bonne glace. J&#8217;ai un petit pincement de cœur en voyant les coureurs arriver même si je suis content de voir leur bonheur éclater en arrivant au bout d&#8217;une si belle aventure.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-29.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-2186" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-29.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est quand même dur le lendemain de voir arriver les autres.</em></p>
<p>Allez, il n&#8217;y a pas de regrets à  avoir. J&#8217;ai passé une merveilleuse semaine à Chamonix, une semaine très riche sur le plan humain et c&#8217;est un des aspects que j&#8217;affectionne le plus dans ma pratique sportive. Il est temps de prendre congé de mes compères et de Chamonix mais je reviendrai.</p>
<p>Je reviendrai dans un an et je serai plus fort.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Pourquoi ?</strong></p>
<p>Pourquoi quoi ? Pourquoi je ne suis pas passé sous l&#8217;arche d&#8217;arrivée bien sûr. Je n&#8217;en sais franchement rien. Un ensemble de choses, la faute à pas de chance, à ma tête, à l&#8217;air du temps.</p>
<p>Des pistes m&#8217;ont bien été suggérées récemment :</p>
<p><strong><em>A un entrainement plus progressif d&#8217;année en année, tu t&#8217;astreindras,<br />
A moins de compétitions, tu participeras,<br />
A ne pas banaliser les distances, tu t&#8217;appliqueras,<br />
A une récupération plus longue, tu te consacreras,<br />
A ne pas te disperser mentalement, tu veilleras.<br />
Et mon bon plaisir dans tout cela ? tu oublieras ?</em></strong></p>
<p>De toute façon, je suis une tête de mule. Je n&#8217;en fais qu&#8217;à ma tête. Et la tête, elle finira bien par passer le cap. C&#8217;est une question de temps, d&#8217;expérience. Je ne lâcherai pas l&#8217;affaire.</p>
<p>Je note dans mes tablettes ces quelques points qu&#8217;il me faudra prendre en compte la prochaine fois :</p>
<ol>
<li><strong>Courir en groupe mais pas en équipe</strong><br />
Je pense que j&#8217;étais plus dans le trip d&#8217;une PTL (je veux dire une course en équipe) que dans le trip d’une performance individuelle. C&#8217;est une erreur. Courir en équipe, c&#8217;est courir à l&#8217;allure du maillon le plus faible (du jour). Ca n’a rien de péjoratif pour le maillon faible. C’est juste une constatation, un état de fait. Et c’est d’autant plus rédhibitoire lorsque la marge avec les barrières horaires est faible. En même temps, je ne regrette pas cette aventure avec l’ami Biscotte. J’en garderai d’excellents souvenirs.</li>
<li><strong>Basculer en mode off son cerveau</strong><br />
Entre Bertone et Bonatti, j&#8217;ai mis un gros coup d&#8217;accélérateur. Trop. Après Bonatti, j&#8217;ai pris un retour de bâton et le vent glacial m&#8217;a sapé le moral. La tête n&#8217;a pas été assez forte à ce moment. En fait ce n’est même pas ça. Ce n’était pas une question de force. Il fallait juste ne pas réfléchir, ne pas intellectualiser sa course. On réfléchit très mal après 23h de course ! J’ai arrêté en me disant que ça ne valait pas le coup de me taper le col Ferret pour être arrêté par la barrière horaire de la Fouly. C’est débile. On ne peut pas présager de la forme que l’on aura ne serait-ce que 10 minutes plus tard …</li>
<li><strong>Diminuer le poids de mon sac</strong><br />
Mon sac pesait 4,5 kg avec 2 litres d&#8217;eau. C&#8217;est trop. Je me suis aperçu que j&#8217;avais pris beaucoup trop d&#8217;alimentation avec moi. Un gain de poids et ce sera d&#8217;autant plus d&#8217;énergie économisée pour aller plus loin et dans de meilleures conditions.</li>
<li><strong>Optimiser son sac</strong><br />
J&#8217;avais déjà pas mal travaillé sur la question. Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place. L&#8217;objectif : trouver facilement ses affaires. Il me reste à bricoler un système pour attacher ma tasse Raidlight à l&#8217;extérieur de mon sac sous peine de me faire envoyer paitre par Biscotte. Il ne sera pas toujours là pour extraire la tasse de mon sac.</li>
<li><strong>Faire des randos course plus longues mais avec plus de portions marchées</strong> (1 par quinzaine). Le poids du sac devra être équivalent au poids prévu le jour de la course.</li>
</ol>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2114" title="UTMB 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-puces.JPG" alt="UTMB 2009" width="50" height="50" /><strong>Remerciements</strong></p>
<p>Merci à mon oncle et à ma tante qui, cette année encore, m&#8217;ont accueilli avec toute ma famille dans leur petit paradis chamoniard. Heu … Je peux poser une option pour l&#8217;année prochaine ? <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Merci à tous ceux qui nous ont suivis et encouragés par un p&#8217;tit coup de fil, un sms, via le forum Athlète Endurance et le suivi en live de la course. Je ne vais pas citer tout le monde, vous vous reconnaitrez. C&#8217;est réconfortant de savoir que des personnes pensent à vous pendant que l&#8217;on se balade autour du Mont Blanc. On mesure d&#8217;autant plus la chance que l&#8217;on a en étant là, en étant partie intégrante de cette grande fête du trail.</p>
<p>Merci à Line, Biscotte et Boucolas d&#8217;avoir partagé ces moments avec moi.</p>
<p>Merci à ma douce, à mes trois nanas et à ma soeur pour leur soutien et leur présence.</p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong></p>
<p><strong>23h21</strong></p>
<p><strong>94,2 km, 5568 m D+, 4834 m D-</strong></p>
<p><strong>Chamonix &#8211; Saint-Gervais</strong><br />
Etape : 21 km, 937 m D+, 1165 m D-<br />
Cumul : 21 km, 937 m D+, 1165 m D-<br />
Vendredi : 22h05, Temps de course : 3h35, Class. : 2137 ème</p>
<p><strong>Saint-Gervais &#8211; Les Contamines</strong><br />
Etape : 9,9 km, 516 m D+, 163 m D-<br />
Cumul : 30,9 km, 1453 m D+, 1328 m D-<br />
Samedi : 00h03, Temps de course : 5h33, Class. : 2040 ème</p>
<p><strong>Les Contamines &#8211; La Balme</strong><br />
Etape : 8 km, 556 m D+, 10 m D-<br />
Cumul : 38,9 km, 2009 m D+, 1338 m D-<br />
Samedi : 00h03, Temps de course : 7h40, Class. : 2040 ème</p>
<p><strong>La Balme &#8211; Refuge de la Croix du Bonhomme</strong><br />
Etape : 5,5 km, 773 m D+, 46 m D-<br />
Cumul : 44,4 km, 2782 m D+, 1384 m D-<br />
Samedi : 02h10, Temps de course : 9h32, Class. : 2022 ème</p>
<p><strong>Refuge de la Croix du Bonhomme &#8211; Les Chapieux</strong><br />
Etape : 5,4 km, 0 m D+, 884 m D-<br />
Cumul : 49,8 km, 2782 m D+, 2268 m D-<br />
Samedi : 05h09/05h50, Temps de course : 10h39, Class. : 1877 ème</p>
<p><strong>Les Chapieux &#8211; Col de la Seigne</strong><br />
Etape : 10,3 km, 1001 m D+, 34 m D-<br />
Cumul : 60,1 km, 3783 m D+, 2302 m D-<br />
Samedi : 08h05, Temps de course : 13h35, Class. : 1813 ème</p>
<p><strong>Col de la Seigne &#8211; Lac Combal</strong><br />
Etape : 4,5 km, 0 m D+, 546 m D-<br />
Cumul : 64,6 km, 3783 m D+, 2848 m D-<br />
Samedi : 08h48, Temps de course : 14h18, Class. : 1797 ème</p>
<p><strong>Lac Combal &#8211; Arête du Mont-Favre</strong><br />
Etape : 4 km, 465 m D+, 0 m D-<br />
Cumul : 68,6 km, 4248 m D+, 2848 m D-<br />
Samedi : 10h20, Temps de course : 15h50, Class. : 1808 ème</p>
<p><strong>Arête du Mont-Favre &#8211; Col Chécrouit-Maison Vieille</strong><br />
Etape : 4,4 km, 25 m D+, 507 m D-<br />
Cumul : 73 km, 4273 m D+, 3355 m D-<br />
Samedi : 11h08, Temps de course : 16h38, Class. : 1799 ème</p>
<p><strong>Col Chécrouit-Maison Vieille &#8211; Courmayeur</strong><br />
Etape : 4,5 km, 0 m D+, 763 m D-<br />
Cumul : 77,5 km, 4273 m D+, 4118 m D-<br />
Samedi : 12h01/13h05, Temps de course : 17h31, Class. : 1820 ème</p>
<p><strong>Courmayeur &#8211; Refuge Bertone</strong><br />
Etape : 4,9 km, 814 m D+, 15 m D-<br />
Cumul : 82,4 km, 5087 m D+, 4133 m D-<br />
Samedi : 15h09, Temps de course : 20h39, Class. : 1748 ème</p>
<p><strong>Refuge Bertone &#8211; Refuge Bonatti</strong><br />
Etape : 7,5 km, 385 m D+, 354 m D-<br />
Cumul : 89,9 km, 5472 m D+, 4487 m D-<br />
Samedi : 16h40, Temps de course : 22h10, Class. : 1690 ème</p>
<p><strong>Refuge Bonatti &#8211; Arnuva</strong><br />
Etape : 4,3 km, 96 m D+, 347 m D-<br />
Cumul : 94,2 km, 5568 m D+, 4834 m D-<br />
Samedi : 17h51, Temps de course : 23h21, Class. : 1646 ème</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-cadeau.jpg" rel="lightbox[2234]" target="_blank" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009 - Cadeau"><img class="alignnone size-full wp-image-2246" title="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009 - Cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/utmb2009-cadeau.jpg" alt="The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc 2009 - Cadeau" width="300" /></a><br />
<em>Le T-Shirt UTMB 2009 et la tasse Arthur demi-finisher !</em><br />
Le site : <a href="http://www.ultratrailmb.com/" target="_blank">The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc</a></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UTMB2009?authkey=Gv1sRgCPfsqqKAneXgQQ&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin:1px 0 0 4px;" src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/Sq1ag9iAgME/AAAAAAAADzo/147KAz8yIcY/s160-c/UTMB2009.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UTMB2009?authkey=Gv1sRgCPfsqqKAneXgQQ&amp;feat=embedwebsite">UTMB 2009</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-2234"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F09%2F23%2Fthe-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+du+Mont-Blanc%2C+le+28+ao%C3%BBt+2009'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F09%2F23%2Fthe-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F09%2F23%2Fthe-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+du+Mont-Blanc%2C+le+28+ao%C3%BBt+2009'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F09%2F23%2Fthe-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+du+Mont-Blanc%2C+le+28+ao%C3%BBt+2009'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La Montagn&#8217;Hard, les 4 et 5 juillet 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/07/28/la-montagnhard-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/07/28/la-montagnhard-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 21:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[La Montagn'Hard]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avais prévu de participer au trail du Mercantour en guise de préparation à l’UTMB mais je me suis laissé convaincre (facilement) par Biscotte d’opter plutôt pour cette balade. Participer à la première édition d’une telle course était vraiment alléchant. Rendez-vous compte ! Un truc monstrueux, qui vous procure d’agréables frissons le long de l’échine, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><a href="http://montagnhard.free.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-929" title="La Montagn`Hard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/01/p2009_montagnhard.jpg" alt="La Montagn'Hard" width="510" height="81" /></a></p>
<p>J’avais prévu de participer au trail du Mercantour en guise de préparation à l’UTMB mais je me suis laissé convaincre (facilement) par Biscotte d’opter plutôt pour cette balade. Participer à la première édition d’une telle course était vraiment alléchant. Rendez-vous compte ! Un truc monstrueux, qui vous procure d’agréables frissons le long de l’échine, de plaisirs anticipés. 115 km et 10 000 m de dénivelé positif sur les chemins d’entraînement d’Olivier Tribondeau, l’organisateur de la course. Il doit avoir de sacrés mollets cet homme-là !</p>
<p>Il est vrai que l’on peut se demander le pourquoi de cette surenchère dans les caractéristiques de ces courses au long cours. Toujours plus haut, toujours plus loin. Il y a probablement autant de réponses qu’il y a de coureurs. Pour ma part, j’essaie peut-être de ressentir à nouveau cette envie mêlée d’inquiétude que j’avais ressentie lors de ma première inscription à la Saintélyon.</p>
<p>En tout cas, ce défi me plaît bien alors advienne que voudra, je signe pour cet Ultra Tour du Mont Joly avec l&#8217;ami Biscotte.</p>
<p><span id="more-1789"></span></p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1839" title="La Montagnhard 2009. La veille." src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-01.JPG" alt="La Montagnhard 2009. La veille." width="510" height="56" /></p>
<p>Je suis passé prendre Biscotte sur son lieu de travail. Nous somme partis en début d’après-midi pour Saint-Nicolas de Véroce. Demain, ce sera le départ de la course, le premier objectif de cette année 2009.</p>
<p>J’ai la chance d’avoir trouvé un hébergement dans Saint-Nicolas malgré une recherche tardive. J’ai déniché une chambre à l’Hôtel Mont Joly à une centaine de mètres de la ligne de départ. Un grand lit double pour ma pomme, histoire de pouvoir étendre ma grande carcasse dans le plus grand confort et des lits jumeaux pour Biscotte qui aura judicieusement choisi le lit du bas pour éviter de gravir les quelques barreaux de l’échelle. On ne sait jamais, le dénivelé de trop avant la course ! La gérante de l’hôtel est bien sympa et les tarifs sont raisonnables surtout que j’aurai profité de la chambre un peu plus longtemps que prévu &#8230;</p>
<p>Autre avantage des lieux : la terrasse. Confortablement installés à l’abri du soleil sous des parasols avec une vue imprenable sur le Mont Blanc à déguster une pression bien fraîche. Un régal.</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_33"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_33" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=33" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p>Nous y avons également pris le repas du soir après avoir retiré notre dossard et nous être soumis au contrôle du matériel obligatoire. Glups, j&#8217;avais laissé ma poche à eau dans la voiture et j&#8217;ai eu le droit à une vilaine croix rouge sur ma checklist. Bouhh, promis, je le referai pas. Pas de chance également, il aura fallu que l’on passe en même temps que l’abruti de service déjà en train de rouspéter sur le balisage avant même d’avoir commencé la course ! Purée, il y a des gens vraiment doués pour ce qui est de la connerie ! Bon, ça ne m’a pas empêché de dormir comme un loir. Biscotte n’a même pas ronflé. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>J&#8217;ai également eu le plaisir de rencontrer Karbone qui venait faire à la Montagn&#8217;Hard son footing de récup post Mercantour. Tu t&#8217;es pas crashé à Roswell Karbone ?</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1840" title="La Montagnhard 2009. Jour J, quand faut y aller ..." src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-02.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Jour J, quand faut y aller ..." width="510" height="56" /></p>
<p>Dur le réveil, je serais bien resté au lit un peu plus longtemps. Biscotte aussi d’ailleurs. Je l’ai privé de 15 minutes de sommeil &#8230; C’est que j’aime bien prendre mon temps le matin. Petite douche rapide et on descend profiter du petit déjeuner. La gérante de l’hôtel ne s’est pas couchée faute de temps. Un petit déjeuner servi à 3h00 du matin, il faut reconnaitre qu’elle s’est dévouée pour sa clientèle, essentiellement des coureurs il est vrai.</p>
<p>Il est temps de se préparer. Avec l’expérience accumulée, la chose est rondement menée. Je n’ai pas oublié la Nok cette fois. Bon, je ne risquais pas après mes déboires sur la CCC l’année dernière !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-profil.png" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagnhard 2009. Le profil"><img class="alignnone size-full wp-image-1838" title="La Montagnhard 2009. Le profil" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-profil.png" alt="La Montagnhard 2009. Le profil" width="510" /></a><br />
<em>Le profil.</em></p>
<p>Nous sommes 250 environs sur la ligne de départ à écouter les consignes d’Olivier. Il fait plutôt doux malgré l’heure matinale. La météo est clémente, on voit même avec bonheur quelques étoiles dans le ciel. Nous faisons une minute de silence à la mémoire des coureurs décédés lors du trail du Mercantour. Difficile d&#8217;imaginer que l&#8217;on puisse être au départ d&#8217;un trail et ne jamais en revenir et pourtant … Encore quelques recommandations et c&#8217;est le moment tant attendu du départ.</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1841" title="La Montagnhard 2009. St Nicolas - Les Toilles" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-03.JPG" alt="La Montagnhard 2009. St Nicolas - Les Toilles" width="510" height="56" /></p>
<p>Go. C’est parti et pour une fois plutôt tranquillement. Il faut dire que nous attaquons droit dans la pente après un échauffement d’une vingtaine de mètres ! Nous trottinons lentement avant de passer rapidement en mode marche. Un mode que nous pratiquerons beaucoup dans les heures à venir.</p>
<p>Tiens, mais c&#8217;est l&#8217;ami Tercan. Nous avons échangé quelques mots par blogs interposés quelques jours avant la course. Il est juste devant nous et papote avec son coéquipier du moment. Il est tellement occupé à partager une bavette copieuse avec son petit camarade que je m&#8217;en voudrais de l&#8217;interrompre. Je l&#8217;interpellerai pour le saluer un peu plus tard après le lever du jour. Nous aurons maintes fois l&#8217;occasion de le croiser. Tercan semble avoir de bien meilleures dispositions pour les montées que pour les descentes. Bon, ça ne l&#8217;a pas empêché de terminer brillamment cette balade tribondesque.</p>
<p>Il y a un point de contrôle surprise. Il fait encore nuit. Je présente ma puce au bénévole pour qu&#8217;il la badge. Bien pratique ce système. Ca se présente sous la forme d&#8217;un petit porte clé que j&#8217;ai fixé à la fermeture éclair de la poche latérale droite de mon sac.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-00.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1899" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-00.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Montée au Prarion. Bon, c&#8217;est quand qu&#8217;on descend ?</em></p>
<p>Les bâtons ne sont pas autorisés sur cette première partie du parcours. En fait, je ne pense pas qu&#8217;il aurait été bien dangereux de s&#8217;en servir hormis peut-être dans le tout premier kilomètre mais bon le règlement c&#8217;est le règlement. C&#8217;est la première fois que je fixe les bâtons sur mon sac. Forcément, ce n&#8217;est pas une réussite, comme toute tentative effectuée sans essai préalable ! Les bâtons glissent dans les attaches élastiques du sac dès lors que le terrain nous permet de courir. Je suis obligé régulièrement de remonter mes bâtons et même de les maintenir. Il va sans dire que je me suis empressé de demander à Biscotte de les détacher. Je préfère nettement les porter à bout de bras pliés et pointes vers l&#8217;avant. Ils ne me gênent alors pas du tout et ils sont certainement moins dangereux dans cette configuration que lorsqu&#8217;ils se balancent en hauteur sur mon sac.</p>
<p>Bon, voilà qui est mieux, je vais pouvoir un peu allonger la foulée dans cette première descente qui nous mène vers Bionnay sans être gêné par mes anicles 700 raid team machin chose … Certains vont peut-être se demander ce que sont des « anicles » ? Il faut avoir trainer ses guêtres dans le Haut-Doubs pour utiliser ce terme issu du patois local. Il désigne un objet inutile, qui pose un problème ou que l&#8217;on n&#8217;apprécie guère. Bref, c&#8217;était le cas de mes bâtons lorsqu&#8217;ils étaient sur mon dos. Fin de la petit leçon de patois doubiste.</p>
<p>Nous avons passé Bionnay et attaquons une grimpette genre bon gros raidillon des familles. Les anicles ont été dépliés. Ils se sont transformés en auxiliaires précieux prêts à seconder efficacement mes guiboles et à soulager mon dos sollicité par le port du sac.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-01.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1870" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-01.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Un sacré coup de cul pour arriver au sommet du Prarion. Ils ont même mis des câbles pour les frileux comme moi.</em></p>
<p>J&#8217;ai la grande forme, je me sens à l&#8217;aise dans cette montée. Je progresse avec un bon rythme, peut-être un peu trop d&#8217;ailleurs car j&#8217;ai creusé un petit écart avec l&#8217;ami Biscotte probablement plus prudent. Il me rattrape à l&#8217;occasion d&#8217;une pause que je fais pour ranger ma frontale et nous continuons ensemble jusqu&#8217;à la descente qui va nous mener au premier ravitaillement.</p>
<p>J&#8217;ai accéléré un peu sur la fin de la descente histoire de passer en premier au contrôle. Je suis toujours aussi joueur, on ne me changera pas  &#8230; D&#8217;ailleurs, j&#8217;attends l&#8217;ami Biscotte à une centaine de mètres du ravitaillement les jambes fléchies, le corps penché légèrement en avant : « on se le fait au sprint ? » Mais non, Biscotte est un mentor raisonnable et son rythme est imperturbable. Je dois donner l&#8217;impression du chien fou à côté. Bon je laisse tomber le sprint mais je passe néanmoins en premier au contrôle avant de me diriger vers les tables.</p>
<p>Je m&#8217;en donne à cœur joie, picorant à droite et à gauche pendant que Biscotte se tartine les pieds de Nok. Il se plaint d&#8217;avoir quelques échauffements. Qu&#8217;à ne cela ne tienne, il n&#8217;y a pas le feu au lac juste à ses plantes de pieds.</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1842" title="La Montagnhard 2009. Les Toilles - Bionnassay" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-04.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Les Toilles - Bionnassay" width="510" height="56" /></p>
<p>853 m de grimpette au programme, un passage au col de la Forclaz avant de filer vers le sommet du Prarion. Enfin, filer, c&#8217;est vite dit.</p>
<p>Ah ! cette montée au Prarion … J&#8217;avais encore la forme ma bonne dame. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_rolleyes.gif' alt=':roll:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Nous sommes quatre à grimper d&#8217;un bon pas. Biscotte bien sûr, Gilbert serre-file au Grand Raid 73 et … euh un illustre inconnu en ce qui me concerne. Votre humble serviteur a pris la direction des opérations pendant la majeure partie de l&#8217;ascension imprimant un bon rythme à notre petit groupe. A vrai dire, j&#8217;essayais surtout d&#8217;être assez rapide pour ne pas me faire marcher dessus par Gilbert …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-02.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1871" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-02.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Franchement, c&#8217;est qui le plus frais des deux ? Regardez bien Biscotte, il est tout rouge, il a chaud, il grimace, il souffre, un rictus traverse son visage &#8230; et Arthur, frais comme une rose, grand sourire. Bon, je t&#8217;avais dit de mettre ta casquette !</em></p>
<p>J&#8217;ai même accéléré pour quitter au plus vite les quelques passages délicats dans lesquels des câbles ont été installés pour sécuriser la progression des personnes qui empruntent le sentier. Certains ne les auront probablement même pas remarqués mais moi, j&#8217;ai la pétoche dès lors qu&#8217;il y a un peu de vide. Je fais avec et je trouve finalement cela assez ludique ou tout du moins divertissant.</p>
<p>Je regarde régulièrement derrière moi pour constater notre progression en altitude par rapport au sommet de Tête Noir. Nous sommes sensés avoir une belle vue sur les Aiguilles de Chamonix. En fait, nous avons une vue magnifique sur tout un tas de pics, sommets et autres aiguilles. J&#8217;avoue ma totale ignorance quand aux noms de toutes ces charmantes montagnes mais ça ne m&#8217;empêche pas de les apprécier à leur juste mesure. C&#8217;est magnifique. Ca l&#8217;est d&#8217;autant plus qu&#8217;il fait encore très beau à ce moment de la course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-03.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1872" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-03.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a></p>
<p>Nous arrivons au sommet du Prarion. Et hop nous nous empressons de nous prendre en photo pour immortaliser ce premier sommet. Et de un ! A la Montagn&#8217;Hard, tout ce qui monte bien haut finit par descendre … Comme c&#8217;est curieux, ailleurs aussi ? Et bien descendons alors, en direction de Bionnassay que nous atteindrons après avoir franchi à nouveau les rails du Tramway du Mont Blanc.</p>
<p>Nous arrivons au ravitaillement. Je fais moins le mariole après 9h20 de balade. Je m&#8217;abstiens donc de proposer un sprint à Biscotte et lui propose de passer en premier au point de contrôle. Ben alors Arthur, t&#8217;es malade ?</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1843" title="La Montagnhard 2009. Bionnassay - Chalets de Miage" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-05.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Bionnassay - Chalets de Miage" width="510" height="56" /></p>
<p>Nous quittons Bionnassay mais Biscotte s&#8217;aperçoit rapidement qu&#8217;il a oublié ses bâtons. Je l&#8217;attends sur place n&#8217;ayant pas spécialement envie de redescendre jusqu&#8217;au ravitaillement. Ca me donne l&#8217;occasion de le filmer et de le charrier un peu lorsqu&#8217;il revient : « Alors, tu traînes ma Biscotte. Heureusement que je t&#8217;attends ! »</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-04.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1873" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-04.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Je laisse passer Biscotte histoire qu&#8217;il teste la solidité de l&#8217;ouvrage.</em></p>
<p>Dans cette orgie de sentiers, de monotraces, de pistes et autres réjouissances tout aussi magnifiques les unes que les autres, quelques passages remarquables ponctuent régulièrement notre progression. Le passage de la passerelle suspendue au-dessus du torrent de Bionassay dévalant son lit depuis le glacier en est un. C’est beau, cela mérite bien un petit effort.</p>
<p>Nous arrivons au sommet du col de Tricot. Notre premier passage à plus de 2000 m (2120 m exactement). La grimpette a bien sollicité nos organismes. Le mien c&#8217;est sûr en tout cas. Il a fallu que je m&#8217;abrite derrière Biscotte et que je calque mes pas sur sa foulée pendant la montée. C&#8217;est un signe, le vent tourne. Nous nous arrêtons un moment sur l’arrête pour récupérer quelques forces avant la descente. On aperçoit au loin, tout en bas, le ravitaillement des chalets de Miage. Entre nous deux, une descente de folie. On peut suivre le tracé sinueux du sentier caillouteux tout au long de la descente et observer la progression des coureurs qui descendent celui-ci plus ou moins rapidement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-05.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1874" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-05.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>La grimpette au Col de Tricot. La Biscotte commence à prendre la direction des opérations dans les montées.</em></p>
<p>Ce sera ma descente &#8230; A mon tour d’arriver en tête au point de contrôle. Je me laisse aller dans la pente, je joue avec le terrain, les cailloux, les marches, essayant de rester souple, de ne pas trop solliciter mes cuisses. Je sais que je vais trop vite, je vais y laisser des plumes mais je me prends au jeu de cette descente « plaisir ». Je me retourne de temps en temps. Biscotte est un peu plus haut. La pente s&#8217;adoucit, je ne ralentis pas bien au contraire profitant d’un terrain un peu plus souple pour laisser dérouler et détendre mes muscles. J’arriverai au ravitaillement des Chalets de Miage avec une minute d’avance sur Biscotte. Belle descente l’ami Arthur mais tu as dû y laisser quelques plumes parce que le reste du parcours a été plus difficile.</p>
<p>J’arrive au ravitaillement. Quelques tables sont disposées à l’extérieur devant un chalet. Il fait bon, je me suis régalé dans cette descente du col. J’ai la pêche. Que du bonheur et un peu de fatigue quand même !</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1844" title="La Montagnhard 2009. Chalets de Miage - Les Contamines" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-06.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Chalets de Miage - Les Contamines" width="510" height="56" /></p>
<p>Nous croisons quelques randonneurs ainsi que des promeneurs qui nous encouragent et s’écartent à notre passage. Il y a des petits épisodes marrant. Un homme nous donne du « vous êtes des champions ! » alors que nous grimpons en direction du refuge du Truc. Quelques moments plus tard sa femme nous encourage avec les mêmes mots &#8230; L’occasion de plaisanter et de lui demander lequel des deux a brifé l’autre ?</p>
<p>La météo s&#8217;est quelque peu dégradée. Les premières gouttes de pluie se manifestent sur la portion plate qui précède notre passage à proximité des Chalets du Truc. Il y a un point d&#8217;eau. Biscotte en profite pour changer l&#8217;eau de sa poche à eau. Il ne s&#8217;est pas méfié au ravitaillement et à fait le plein, par erreur, avec une boisson énergétique qu&#8217;il n&#8217;a pas l&#8217;air de beaucoup apprécier. C&#8217;est une bonne pluie fine qui nous accompagne maintenant. Heureusement, elle ne dure pas.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-06.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1875" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-06.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Depuis le sommet du Col de Tricot. Les Chalets de Miage en bas. J&#8217;ai fais fumer les shoes dans cette descente. Le truc le plus déraisonnable qui puisse être fait à ce moment de la course. Un régal.</em></p>
<p>Nous attaquons à nouveau une descente en direction des Contamines. Elles me plaisent bien les descentes pour le moment et celle-ci particulièrement. La côte du Plane. C&#8217;est une descente en sous-bois avec une pente suffisamment modérée pour me permettre de bien laisser dérouler les jambes. Je lâche à nouveau les chevaux, je me laisse aller et je vous assure que cela fait du bien d&#8217;allonger la foulée. Je suis en train de m&#8217;étirer, voilà l&#8217;impression que cela me donne. J&#8217;ai de nouveau lâché l&#8217;ami Biscotte. J&#8217;arrive sur la petite route de la Frasse, une des rares portions sur bitume. Je ralentis pour récupérer. Ca tourne à gauche et ça grimpe &#8230;</p>
<p>Le groupe de coureurs que j&#8217;ai doublé un peu plus tôt me rattrape dans la montée. Une des rares portions sur bitume. Biscotte est dans le groupe. Nous nous dirigeons vers la combe d&#8217;Armancette, un truc encore bien sympathique d&#8217;après un des coureurs du groupe.<br />
Effectivement, c&#8217;est beau. On grimpe, on grimpe et on se demande bien où tout cela va nous mener, d&#8217;autant que nous venons de quitter les Contamines et que le prochain ravitaillement est justement dans les Contamines ! Elle va nous occuper un bon moment cette petite boucle !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-07.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1876" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-07.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>Les Chalets de Miage. Le Col de Tricot en face.</em></p>
<p>Nous avons rejoint maintenant la route principale des Contamines. Nous nous efforçons de trottiner. Biscotte ne veut pas passer en mode marche. Il a peur qu&#8217;on ait du mal à relancer la machine après. Je ne peux pas lui donner tort. Le temps a viré à l&#8217;orage. Ca tabasse pas mal sur les sommets.</p>
<p>Nous arrivons au ravitaillement juste au moment où il commence à pleuvoir. Gentiment au début puis ça se transforme rapidement en une averse d’enfer. On se sert le long des tentes du ravitaillement en évitant, avec plus ou moins de bonheur, l’eau qui ruisselle subitement du toit à divers endroits. Après avoir fait le plein de nourriture nous allons nous occuper de nos petits petons. Il faut les bichonner si on veut qu’ils tiennent le choc. Nous sommes à l’abri sur une petite estrade protégée des intempéries. Il y a de la musique, plutôt « dance », pour nous mettre la pêche. On déconne un peu avec Biscotte. Mais bon, ce n’est pas le tout, on n&#8217;est pas d’ici ma bonne dame, faut qu’on y aille. C’est reparti, sous la pluie, mais on s’en fout, on a nos coupe-vents, même pas peur !</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1845" title="La Montagnhard 2009. Les Contamines - L'Etape" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-07.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Les Contamines - L'Etape" width="510" height="56" /></p>
<p>Un gros morceau nous attend. Il va falloir se taper 1400m de grimpette pour rejoindre le sommet du Mont Joly. Une montée chronométrée de surcroît. A vrai dire j’ai bien peur que ça ne change pas grand chose pour moi. Elle m’aura fait souffrir cette grimpette. J’ai du mal à suivre le rythme imposé par Biscotte. Je traîne la patte derrière lui à une cinquantaine de mètres. Un écart qui a tendance à augmenter progressivement dans le temps. Ben alors, qu’est-ce que tu as fait de tes jambes Arthur ?<br />
Une vraie gazelle cette Biscotte mais une gazelle intentionnée, il ne manquait pas de me faire un petit « coucou » de loin au détour d’un lacet.</p>
<p>J’arrive enfin sur la crête à proximité d’un chalet où est installé un poste de secours. Il y a quelques personnes qui se reposent dans l’herbe. Il y a un point d’eau. Biscotte a rempli sa tasse et je lui emprunte avant qu’il n’ait pu commencer à boire. « Hé, elle est où la tienne ? » « Ben, dans mon sac ! ». J’aurais été tenté de prendre mon temps, je fatigue mais monsieur est pressé. Argh, je quitte les lieux alors que la propriétaire sort du chalet une longue planche sur laquelle sont disposés tout un lot de fromages maison qui me semblent tous plus appétissants les uns que les autres. Je laisse derrière moi avec regret cette manne inespérée pour suivre mon compagnon.</p>
<p>J’imaginais qu’il ne restait pas grand chose pour atteindre le sommet. J’étais loin du compte. Il faut déjà arriver au sommet du Mont Géroux, une petite croupe du Mont Joly avant d’arriver au sommet à proprement parlé. Un sacré mur se dresse devant nous. Un méandre de chemins serpente entre les rochers en direction du point culminant. Ce n’est pas évident de trouver la meilleure trace dans ce dédale. Il faut régulièrement stopper notre lente progression pour chercher au-dessus de nos têtes la rue balise qui va nous indiquer la direction idéale à suivre.<br />
Un allemand fait régulièrement le yoyo avec nous. Il nous double rapidement après que l’on se soit écarté pour le laisser passer puis il s’arrête un peu plus loin en rouspétant sur la lenteur de ses compagnons de route à la traîne loin derrière lui.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-08.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1877" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-08.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est bien beau cette crête, mais on est loin d&#8217;être au sommet du Mont Joly.</em></p>
<p>Biscotte a repris à nouveau un peu de marge. Je poursuis mon chemin lentement, concentré sur le choix du meilleur chemin à prendre, celui qui me fera lever le moins haut possible les jambes. Purée, il y a de sacrées marches ! La fatigue m’oblige à avancer à l’économie.</p>
<p>Quelques mètres encore et j’arrive au sommet. Un bénévole note mon heure d’arrivée. S’en est fini du challenge du meilleur grimpeur. On passe le sommet dans les 100 premiers. Pas mal.</p>
<p>Ils sont plusieurs bénévoles à patienter au sommet stoïquement. Ils en ont du courage et de l’abnégation pour attendre immobile le passage des concurrents sur cette pointe rocheuse balayée par le vent. Ils ont essuyé une belle averse de grêle un peu plus tôt. Suffisamment pour blanchir temporairement le terrain. Il ne devait pas faire bon être dans les parages.</p>
<p>Je sors quelques gels du sac pour les placer à portée de main dans la poche latérale de mon sac. Je me suis assis un moment sur la table d’orientation pour soulager mes jambes mais il vaut mieux ne pas trop traîner par ici malgré l’accueil chaleureux. D’ailleurs une des personnes des secours en montagne nous encourage à repartir. « Allez messieurs, vous allez vous refroidir. » Effectivement, mon t-shirt est trempé de sueur après cette longue montée et je sens le froid en profiter pour investir tranquillement la place. Il est grand temps de quitter les lieux. « Regardez, le prochain ravitaillement est dans ce bâtiment blanc tout en bas. »</p>
<p>On longe la crête un moment avant de descendre sur la gauche dans un sentier en travers des alpages. La descente aurait pu être très agréable, l’occasion de détendre les muscles des jambes dans une portion roulante mais la pluie a rendu le terrain très glissant. Le sentier s’est transformé en une bande de glaise détrempée qui serpente dans la pente.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-09.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1878" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-09.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="510" /></a><br />
<em>La, c&#8217;est un sacré bordel, un vrai dédale de chemin et t&#8217;as le droit au stepper pour basketteur chaque fois que tu choisis pas le bon !</em></p>
<p>Difficile d’allonger la foulée dans ces conditions. Le moindre faux pas, une hésitation dans la pose du pied, une mauvaise analyse du terrain et c’est la chute.<br />
Oups. Ma jambe gauche me fait subitement faux bon. La cheville lâche, le pied se vrille vers l’intérieur, une pique de douleur me fait lâcher un juron. « P…, fait chier ! » Biscotte a entendu ma plainte et m’invite à prendre quelques granules d’Arnica. Un vrai père pour moi. 5 granules, l’effet est immédiat, c’est comme pour les enfants. Le temps de compter les granules et la douleur a disparu. C’est magique. J’aurais bien préféré quelques dragibus donné par Mamanpat mais bon c&#8217;est le résultat qui compte.</p>
<p>C’est reparti, tantôt dans cette sente boueuse, tantôt dans l’herbe qui la longe, aucune de ces deux solutions ne valant mieux que l’autre. Je laisse filer mon sauveur devant et choisis d’opter pour une allure un peu plus lente certes mais certainement plus sécurisante. Ca ne m’empêchera pas de me vautrer en beauté quelques minutes plus tard, sans douleur cette fois si ce n’est du côté de l’amour propre qui n’apprécie guère ce contact fortuit avec le sol boueux. A priori, ni vu, ni connu cette fois. Je me relève rapidement, j’ai ma fierté, et je poursuis ma descente l’air de rien.</p>
<p>Finalement, je ne suis pas si lent que ça, j’ai même dépassé deux coureurs ! On peut dire qu’ils ont le fond de culotte crotté ! Surtout le deuxième d’ailleurs. Cuisses, sacs à dos, c’est tout un côté du bonhomme qui s’est laissé aller à la joie de cette thalasso en pleine nature. Pour ma dernière chute, mon corps a eu la bonne idée d’opter pour un tapis d’herbe certes mouillé mais dénué de boue. Pas de trace, pas de chute, c’est donc en « maître des pentes » que je les double, le pas leste et la tête haute en priant les quelques saints du coin de bien vouloir me maintenir à la verticale pour le restant de cette descente.</p>
<p>Je reviens peu à peu sur Biscotte, j’ai forci un peu l’allure. Cela tombe bien, la pente s’est adoucie et le sentier est un peu moins glissant. Nous arrivons au point de contrôle qui marque la fin de la descente chronométrée du Mont Joly. Voyou comme je suis, je profite des derniers mètres pour passer mon compagnon et arriver au contrôle avant lui. Je suis incorrigible !</p>
<p>Holà, ce qui nous semblait être une longue descente en ligne droite vers le ravitaillement s’avère bien différent maintenant. Il va falloir faire un petit détour pour arriver au ravitaillement ! Descendre encore, traverser un torrent au niveau d’un barrage avant d’emprunter un sentier tout ce qu’il y a de pentu. On l’aura bien mérité ce ravitaillement de l’Etape !</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1846" title="La Montagnhard 2009. L'Etape - La Balme" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-08.JPG" alt="La Montagnhard 2009. L'Etape - La Balme" width="510" height="56" /></p>
<p>Nous avons pris notre temps à ce ravitaillement. La nourriture et l’eau sont disposées dehors mais une salle attenante permet de s&#8217;abriter. Il ne fait pas très chaud. Je me suis assis sur une chaise à l’intérieure, prostré. Je suis vidé. J’attends que ça passe. Biscotte est allé me chercher un bol de pâtes. La chaleur me redonne un regain d’énergie.  J’en profite pour me changer. Les enfants d’un bénévole se font un devoir d’apporter leur sac de change à chaque coureur. C’est à ce ravitaillement que nous avons récupéré les sacs coureurs déposés au départ ce matin.</p>
<p>Je change de chaussettes après avoir crémé avec générosité mes pieds. Les autres sont trempées. Mes guêtres et mes chaussures sont à l’image de ce qu’elles étaient lors de la dernière SaintéLyon. Le tout est enrobé d’une épaisse couche de boue. On distingue difficilement la limite entre le tissu des guêtres et celui des chaussures. J’en profite également pour passer en mode nuit. J’échange avec bonheur mon t-shirt mouillé contre la douceur d’une fine polaire. J’enfile mes gants de soie. J’aurais dû le faire plus tôt pour soulager le frottement des bâtons sur les ampoules que j’ai au niveau de chaque pouce. Je mets la frontale sur la tête. Le lit de camp sur lequel je suis assis me tend les bras mais Biscotte veille au grain : « t’es prêt ? » dit-il en me tirant de ma rêverie. « Presque, il faut que je fasse le plein de la poche à eau … ». Je suis un vrai Tazounet aujourd’hui. C’est pas moi qui l’ai dit … c’est Biscotte !</p>
<p>C’est dur de se remettre en route. J’ai les muscles des cuisses plutôt durs. Je dois être bien entamé car je vais me gaufrer deux fois de suite dans une descente en sous-bois. Je me suis fais peur à tomber comme une merde la seconde fois. J’ai même dû inquiéter un peu l’ami Biscotte. J’ai eu de la chance en chutant sur un matelas épais d’aiguilles de pin. C’est quand même pas bon signe ce manque de vigilance !</p>
<p>Bon, ces conneries, ça donne chaud … La douce chaleur de la Polaire s’est transformée en mini-sauna portatif. Je supporte stoïquement ce désagrément supplémentaire jusqu’à la route de Notre-Dame de la Gorge où je me résigne à renfiler mon t-shirt trempé sous les gentils quolibets de mon mentor traileur. Pffft … Monsieur est pressé d’atteindre le bifurcation entre le 115km et le 95km à la Chenelattaz.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-10.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009"><img class="alignnone size-full wp-image-1879" title="La Montagn`Hard 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-10.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009" width="511" /></a><br />
<em>Félicitations à ces deux grands trailers que sont Biscotte et Karbone. Oh, purée ! Ce passage de pommade. Ca glisse tout seul. Mieux que la Nok entre les orteils. En plus ils sont plus petits que moi !</em></p>
<p>C’est chose faite avec une bonne heure d’avance sur la limite imposée par la barrière horaire. C’est sans la moindre hésitation que nous nous engageons sur le grand parcours.</p>
<p>La nuit est tombée. Nous sommes accompagnés par un incorrigible bavard. Ce coureur est probablement quelqu’un de sympathique, je ne lui jette pas la pierre, mais dans les conditions actuelles son babillage incessant n’est pas des plus agréables, voire même des plus casses couilles. En plus, il faut éclairer le chemin de monsieur car il a la flemme de sortir sa frontale de son sac. Quand il a dit l’air de rien : « tiens il faudrait que je trouve un groupe pour courir cette nuit » j&#8217;avoue que je me suis bien gardé de l’ouvrir &#8230; il y a eu comme un blanc. Question de survie, on ne va pas corser la difficulté de la course pour le plaisir ! Bon je plaisante, ce n&#8217;est pas méchant !</p>
<p>Je ralentis et laisse filer Biscotte et le babilleur. Ce n’est pas la grande forme. J’ai les muscles des cuisses douloureux et je me sens vidé, sans force. Je trouve le moyen de prendre ma cinquième gamelle sur une des rares portions parfaitement plate au-dessus du ravitaillement de la Balme. Je suppose que la fatigue y est pour beaucoup. Mon pied droit glisse sur un caillou mais j’arrive à me rattraper pour éviter la chute dans un espèce de grand écart grotesque. La douleur est immédiate et court sur l’extérieur de la jambe, du genou jusqu’à la hanche. Purée, connerie, ça fait mal.</p>
<p>J’attends que la douleur s’estompe, je marche un peu mais non, j’ai toujours mal. Et puis j’ai froid. Je commence à grelotter. Je prends le temps de me changer. J’enlève mon t-shirt mouillé et j’enfile à nouveau ma polaire. J’ai tellement froid que je rajoute également mon coupe-vent. Il faut repartir. Les muscles des jambes se sont refroidis. Je me traîne, ce n&#8217;est même plus de l&#8217;ordre de la marche à ce niveau ! Il y a un guignol qui joue à faire clignoter sa frontale un peu plus loin sur le chemin. Qu’est-ce qu’il veut ce guss ? Qu’on se fasse un p’tit tchat en morse ? Oh, ben alors mais c’est ma Biscotte ! Je le croyais loin, d&#8217;autant qu&#8217;un coureur m&#8217;ayant doublé il y a quelques temps pouvait aisément être confondu avec moi dans la nuit. Je lui fais rapidement un petit blabla sur la situation &#8230; Allez file ma Biscotte, je le sens pas bien, perds pas ton temps.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/07/28/la-montagnhard-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>J’ai trouvé le temps long pour rejoindre le ravitaillement ! Elle était interminable cette descente pourtant elle ne faisait guère que 230 m de dénivelé négatif. J’ai mis quand même 30 minutes de plus que l’ami Biscotte. Pas étonnant, quand on rampe ! J’arrive enfin au ravitaillement. Le toubib s’approche de moi : « c’est vous, qui avez chuté ? » « Ouais, c’est moi et je rends mes bâtons, mes groles et mon dossard parce que là j’en ai vraiment ma claque de jouer au gastéropode. » On me dorlote, on me prend en charge. Ca n’a pas l’air trop méchant côté genoux. Probablement un étirement un peu brusque sur un organisme fatigué. Je savoure avec délice la soupe chaude que m’a apportée une bénévole. Le doute m’envahit. Est-ce que je n’ai pas plié bagage un peu vite ? J’essaie de me raisonner. J’arrivais tout juste à marcher dans la descente. Allez pas de regret. Ca ne sert à rien. J’en aurai quand même bien profité. 68.9 km, 6579 m de Dénivelé positif pour 19h23 de course. Une bonne balade.</p>
<p>Après une longue attente au ravitaillement, c’est fou ce que le temps passe lentement quand on se caille sur une chaise, j’ai été rapatrié en 4&#215;4 jusqu’à la route de Notre-Dame de la Gorge puis à Saint Nicolas de Veroce avec la navette coureur. Je suis arrivé juste à temps pour voir débouler tranquillement le deuxième de la course ! Un autre monde. J’ai rendu ma puce et j’ai félicité Olivier pour cette magnifique course. Vous me croirez si je vous dis que je ne me suis pas éternisé, il était 1h11, j’avais hâte de succomber à l’attrait de la literie de l’Hôtel Mont Joly.</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1847" title="La Montagnhard 2009. Farniente dominicale" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-09.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Farniente dominicale" width="510" height="56" /></p>
<p>Il faut bien se consoler comme on peut et trouver quelques compensations lorsque l’on a échoué. Je commence mon deuil de la course par une courte mais bonne nuit réparatrice. Je suis réveillé au matin par le bruit des bâtons qui cognent sur l’asphalte. Difficile de rester au lit dans ces conditions, je veux aller voir les arrivants. Dur le lever ! Bonjour les courbatures !<br />
Je prends le temps d’un bon petit déjeuner sur le terrasse de l’Hôtel. Le paradis s’est invité sur terre. Le soleil réchauffe mes muscles meurtris. Je me régale de la vue du Mont Blanc face à moi.</p>
<p>Commence une longue attente ponctuée par les arrivées échelonnées des coureurs. J’ai passé un coup de fil à Biscotte. Il va bien. Le mieux qu’on puisse aller après tant d’heures de course. Il pense arriver à l’altiport dans un quart d’heure. J’ai le temps, j’en profite pour déguster une Leffe à la terrasse de l’hôtel. D’autres coureurs sont présents. Au moins un d’entre eux a également abandonné. Ils sont là à refaire la course, se remémorant pour l&#8217;un cette montée particulièrement éprouvante, pour l&#8217;autre cette descente dans laquelle il s’est fait plaisir. Tous soulignent la beauté de cette course et sa difficulté. Ils disent retrouver l’esprit qui habitait l’UTMB lors des toutes premières éditions. Je ne risque pas de l’ouvrir, je n’étais pas là pour faire les comparaisons.</p>
<p>Les arrivées se succèdent. Il fait plutôt chaud maintenant. Le soleil cogne. Je suis en train de cramer en attendant la Biscotte. J’alterne, côté face, côté pile, cuit à point ! Biscotte me rappelle. Il s’est gaufré sur le temps restant à parcourir ! Il est avec Karbone qu’il a rejoint le long du chemin. Il est midi, j’ai largement le temps d’aller manger.<br />
Au menu : crudités, tartiflette et salade de fruits. De quoi reprendre des forces. C’est que ça demande de la vigilance d’attendre ses petits camarades à l’arrivée. Je m’en voudrais de les louper. Encore un long moment à patienter et voilà mes totos qui déboulent main dans la main. Il est 13h28. Rideau.</p>
<p>Bravo, toutes mes félicitations à vous deux ainsi qu&#8217;à tous les autres finishers. Des félicitations avec une grosse majuscule.</p>
<p>Merci à vous tous pour vos messages et vos coups de fil. C&#8217;était agréable ces petites pensées amicales de votre part pendant notre périple. Promis, j&#8217;essaierai de mériter davantage vos encouragements fin août &#8230;</p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1848" title="La Montagnhard 2009. Analyse post course." src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-title-10.JPG" alt="La Montagnhard 2009. Analyse post course." width="510" height="56" /></p>
<p>A défaut d’avoir réussi à terminer cette course, le bilan n’est quand même pas totalement négatif.</p>
<p><strong>Deux points sont même particulièrement satisfaisants :</strong></p>
<p><strong>1)</strong> Mes petits petons ont été parfaitement préparés. Je n’ai pas eu le moindre petit bobo. Pas d’ampoule, pas de talure ni même d’échauffement. L’association Tano et Nok a fait des merveilles. Pendant la course j’ai profité de chaque ravitaillement à partir des chalets de Miage pour me tartiner avec de la crème anti-échauffement. Il n’y a pas à dire, c’est d’une redoutable efficacité.</p>
<p><strong>2)</strong> Deuxième point satisfaisant : l’alimentation. Je me suis moins alimenté que pour la CCC et je m’aperçois que mon système digestif a mieux apprécié. J’avais de l’appétit aux ravitaillements et je n’ai pas du tout ressenti de saturation au sucré. J’avais peut-être tendance à trop forcer sur les gels auparavant ? Ce n&#8217;est pas évident. La différence de sensations est peut-être due à une température moins élevée à la Montagn&#8217;Hard.</p>
<p><strong>Pas de gros points négatifs, j&#8217;ai noté quand même deux choses :</strong></p>
<p><strong>1)</strong> Il faut soigner la préparation du sac coureur que l&#8217;on récupère à l&#8217;Etape. Je n&#8217;y avais pas spécialement réfléchi dans la mesure où ce service n&#8217;était pas offert initialement. Je n&#8217;avais pas prévu de t-shirt de rechange notamment et pourtant dieu sait que j&#8217;aurais apprécié d&#8217;en enfiler un sec ! Je me demande également si ne vais pas opter pour un t-shirt manches longues en remplacement de l&#8217;association t-shirt manches courtes / manchettes.</p>
<p><strong>2)</strong> Malgré mes mitaines de cycliste, je me suis choppé deux belles ampoules à chaque pouce au niveau de l&#8217;avant dernière phalange. Ce n&#8217;était pas réellement une surprise ayant déjà connu semblable mésaventure. J&#8217;avais mis du sparadrap autour du pouce pour me protéger mais cette protection n&#8217;a pas tenu la distance &#8230;</p>
<p><strong>Les causes probables de mon abandon mais c&#8217;est loin d&#8217;être facile à analyser et je ne suis pas sûr d&#8217;être dans le vrai malgré ces quelques semaines de recul :<br />
</strong><br />
<strong>1)</strong> Un début de course trop rapide. C&#8217;est bien beau de creuser l&#8217;écart plusieurs fois avec Biscotte mais ce n&#8217;est certainement pas ce qu&#8217;il y a de plus économique au point de vue énergétique.</p>
<p><strong>2)</strong> Je me suis trop lâché dans les premières descentes, notamment dans la descente du col de Tricot. Bon, en même temps, si on ne peut pas se faire plaisir !</p>
<p><strong>3)</strong> J’ai laissé beaucoup de forces dans la montée au Mont Joly en essayant de m’accrocher à Biscotte. Beaucoup de forces physiques et beaucoup de forces mentales … Les deux premières chutes ont suivi dans la descente boueuse du Joly.</p>
<p><strong>4)</strong> Je suis tombé encore deux fois comme une merde dans les sous-bois après l’Etape. Des chutes sans conséquence mais qui ne laissaient pas de doute sur mon manque de physique à ce moment-là.</p>
<p><strong>5)</strong> J’ai pris ma dernière gamelle sur le plat au-dessus du ravitaillement de la Balme. J’ai glissé et me suis mal rattrapé sur la jambe. Grosse douleur, marche, refroidissement ont eu raison d’un mental déjà bien affaibli. Cette dernière chute est arrivée à un moment où la tête n&#8217;était pas au mieux.</p>
<p>Bon allez, on tourne la page, aucune raison de ressasser cette décision d&#8217;abandonner, d&#8217;abord parce ce que ce n&#8217;est pas le genre de la maison mais également parce que j&#8217;ai lu l&#8217;excellent dossier d&#8217;<a href="http://www.ultrafondus.fr/" target="_blank">Ultrafondus</a> : « <em>Stop ou encore ?  L&#8217;abandon un mal pour un bien.</em> » et en particulier cette phrase :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« Abandonner, c&#8217;est faire un choix. C&#8217;est faire le bon choix. »</strong></p>
<p style="height: 10px;">&nbsp;</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Abandon à la Balme (fatigue/chute/mental)<br />
Temps : 19h23&#8217;43&#8243;<br />
Distance : 68,9 km<br />
D+ 6 579 m</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-cadeau.jpg" rel="lightbox[1789]" target="_blank" title="La Montagn`Hard 2009. Le cadeau."><img class="alignnone size-full wp-image-1894" title="La Montagn`Hard 2009. Le cadeau." src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/la-montagnhard-2009-cadeau.jpg" alt="La Montagn'Hard 2009. Le cadeau." width="300" /></a><br />
<em>Le coupe vent en cadeau.</em></p>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaMontagnHard?authkey=Gv1sRgCKGt0fz76IPSLw&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh6.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/Sm6OdyxlpqE/AAAAAAAADg8/OCADLneqFns/s160-c/LaMontagnHard.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LaMontagnHard?authkey=Gv1sRgCKGt0fz76IPSLw&amp;feat=embedwebsite">La Montagn&#8217;Hard</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="shr-publisher-1789"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F07%2F28%2Fla-montagnhard-2009%2F' data-shr_title='La+Montagn%27Hard%2C+les+4+et+5+juillet+2009'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F07%2F28%2Fla-montagnhard-2009%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F07%2F28%2Fla-montagnhard-2009%2F' data-shr_title='La+Montagn%27Hard%2C+les+4+et+5+juillet+2009'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2009%2F07%2F28%2Fla-montagnhard-2009%2F' data-shr_title='La+Montagn%27Hard%2C+les+4+et+5+juillet+2009'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>The North Face Ultra-Trail CCC, le 29 août 2008</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 19:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[CCC]]></category>
		<category><![CDATA[The North Face Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[UTMB]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette course a été l&#8217;occasion d&#8217;un long week-end passé en famille. Nous avons été invités Marie-Hélène, les filles et moi à Chamonix chez mon oncle et ma tante. Ma soeur a été également de la partie. J&#8217;en profite pour les remercier encore une fois pour leur accueil. Mon oncle a construit deux mazots dans son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- Start Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><!-- End Shareaholic LikeButtonSetTop Automatic --><p><img class="alignleft size-full wp-image-441" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_00.jpg" alt="" width="250" height="379" />Cette course a été l&#8217;occasion d&#8217;un long week-end passé en famille. Nous avons été invités Marie-Hélène, les filles et moi à Chamonix chez mon oncle et ma tante. Ma soeur a été également de la partie. J&#8217;en profite pour les remercier encore une fois pour leur accueil.</p>
<p>Mon oncle a construit deux mazots dans son jardin. Deux petites maisons de poupées bourrées de charme et malgré tout hyper fonctionnelles. Un paradis pour amateur de montagne.</p>
<p>Depuis le jardin, la vue est magnifique, à couper le souffle, on croirait presque toucher l&#8217;aiguille du midi. Le Mont-Blanc se détache sur un ciel limpide. Nous sommes sur le versant opposé au pied du Brévent. On se sent tout petit. En tout cas, on ne pouvait pas avoir de meilleures conditions météo. Ciel bleu immaculé, température idéale.</p>
<p>Pendant que j&#8217;ai crapahuté avec les autres frappés du galure autour du Massif, le reste de la famille en a profité pour visiter les quelques sites incontournables à grand renfort de téléphérique, télécabine, tramway et autre petits trains.<br />
<span id="more-440"></span></p>
<h3>Jeudi 28 août 2008, J-1 :</h3>
<p>Nous sommes arrivés en fin de matinée à Chamonix. Je découvre la vallée. Je n’en avais que de vagues souvenirs d’enfance. Après s’être installé et restauré, l’après-midi a été en grande partie consacrée au retrait des dossards. Nous sommes suffisamment près de Champ du Savoy pour nous rendre à pied à la remise des dossards. C’était le bon choix. La police municipale n’a pas été très cool. Aligner des files entières de voitures comme ce fut le cas n’était pas très fair-play. Certains véhicules ont même cumulés plusieurs amendes. Tout cela pour des interdictions de stationner qui n’ont de sens que l’hivers pour faciliter le déneigement. 0 tolérance, 0 pointé.</p>
<p>Il y a foule au salon. On commence par une longue file d’attente avant de se présenter aux différents points de la remise des dossards. « Vous faites le petit ? ». Le petit ! Ils me font marrer avec leur petit. Un peu de paperasse, le contrôle du matériel obligatoire, la pose de la puce électronique au poignet et je finis par obtenir le fameux sésame : un beau dossard CCC 2008 à mon nom.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_01.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-442" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16h08.</strong> Champ du Savoy &#8211; Ultra-Trail Show &#8211; Remise des dossards</em></p>
<h3>Vendredi 29 août 2008, jour J :</h3>
<p><strong>6h30.</strong> Je me suis réveillé bien avant que l&#8217;alarme de mon portable sonne l&#8217;heure du lever. Un peu stressé le bonhomme, j&#8217;ai rêvé plusieurs fois que le réveil était sur le point de sonner cette nuit. Bref, j&#8217;ai eu un sommeil un peu agité. Après un petit déjeuner tout ce qu&#8217;il y a de classique (j&#8217;aurai largement le temps de le digérer d&#8217;ici le départ) je me prépare pour ce qui sera ma plus longue course de l&#8217;année, ma plus longue course tout court d&#8217;ailleurs.</p>
<p><strong>7h20.</strong> Mon oncle a la gentillesse de me descendre dans le centre ville pour m&#8217;éviter des pas inutiles. J&#8217;en aurai bien assez au programme dans les heures qui suivent ! Première étape. Il s&#8217;agit de rallier en car notre point de départ à Courmayeur. L&#8217;organisation est vraiment au top. Ils sont allés jusqu&#8217;à organiser des départs échelonnés pour les navettes. Mon départ est prévu pour 8h15 avec un rendez-vous à 8h00. J&#8217;ai horreur d&#8217;être à la bourre mais là j&#8217;ai quand même vu un peu large &#8230; je n&#8217;ai plus qu&#8217;à patienter pendant une bonne demi-heure ! En fait, j&#8217;attendrai beaucoup moins longtemps. Je vois notre file d&#8217;attente s&#8217;ouvrir et laisser passer les gens au compte goutte &#8230; « une, deux, trois &#8230; encore une personne &#8230; une personne seule s&#8217;il vous plaît. » « Ben moi ! » Voilà, plus qu&#8217;à rejoindre le car.</p>
<h3>Ou le hasard fait bien les choses :</h3>
<p>C&#8217;est à ce moment que je vais rencontrer Line, une charmante féminine, vétéran 1 comme votre humble serviteur. Même profil néophyte en ultra, seule comme moi face aux 98 km à parcourir, aux 5549 mètres de D+ à gravir et à ces incertitudes de coureur au pied du mur. Un objectif identique : finir. De quoi alimenter la conversation jusqu&#8217;à Courmayeur.</p>
<p>Nous attendons le départ dans un café. Line m&#8217;a invité, je n&#8217;ai pas pris de monnaie avec moi. Pas très sérieux cette homme-là. Elle n&#8217;aura pas eu à sortir 1 euro, personne n&#8217;est venu nous demander de prendre commande. Le café s&#8217;est transformé en salle hors-sac pour nous. Ils ont pas trop la bosse du commerce en Italie. L&#8217;heure du départ approche, c&#8217;est le moment des derniers préparatifs, la crème solaire, les gants, la casquette, le superflu dans le sac coureur qui sera rapatrié à Chamonix et nous nous dirigeons vers le point de départ.</p>
<h3>Le Départ :</h3>
<p>Nous sommes assis sur des escaliers juste devant le sas de départ. Le nombre de traileurs au mètre carré augmente peu à peu. Le commentateur italien chauffe le public, il parle aussi vite qu&#8217;il bouge les mains. On sent qu&#8217;ils sont fiers de leur champion &#8230; Olmo par ci, Olmo par là, Olmo à toutes les sauces, un vrai cours de cuisine italienne. Bon ils ont bien raison, c&#8217;est un sacré bonhomme.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_02.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-443" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_02.jpg" alt="" width="254" /></a><em>Line</em></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_03.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-444" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_03.jpg" alt="" width="254" /></a><em>Arthurbaldur</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous avons le droit aux trois hymnes nationaux pour renforcer l&#8217;esprit international de la course puis c&#8217;est le moment du départ. On a bien dû avoir un petit briefing mais entre l&#8217;italien, l&#8217;anglais et le français harangué dans le haut-parleur nazillard j&#8217;en ai perdu un peu mon latin. J&#8217;aurais dû être un peu ému mais j&#8217;étais juste un peu inquiet pour la suite.</p>
<p><strong>11h00.</strong> Nous partons en musique, du Vangelis a priori, d&#8217;abord en procession devant une Catherine Poletti rouge pivoine, aux anges dans son rôle de grande prêtresse organisatrice de l&#8217;Ultra Trail du Mont Blanc, puis sous l&#8217;arche de départ.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_04.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-445" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>10h52.</strong> 8 minutes avant le lâché des fauves.</em></p>
<h3>Courmayeur &#8211; Bertone</h3>
<p><strong>12.3 km &#8211; 830 D+ &#8211; 61 D-</strong><br />
<strong>2h31 &#8211; 1700ème</strong></p>
<p>Bye Courmayeur, à l&#8217;année prochaine ! On trottine plus qu&#8217;on ne court. Il vaut mieux ne pas trop monter dans les tours, c&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que nous sommes partis en queue de peloton. Le chemin est assez large pour que l&#8217;on aille chacun à son rythme. Nous longeons la route qui mène au tunnel du Mont Blanc puis nous nous dirigeons vers Planpincieux en direction du haut de la Vallée. Petite pause pipi de début de course. Ben oui, nous sommes encore bien hydraté à ce moment, même s&#8217;il commence à faire un peu chaud.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_05.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-446" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>12h40.</strong> En direction du refuge de Bertone.</em></p>
<p>La première partie du trajet n&#8217;a pas été suffisante pour étirer le peloton. On se croirait sur l&#8217;A6 un week-end de retour de vacances. Le chemin s&#8217;est nettement rétréci et ça grimpe. Ca bouchonne ou plutôt ca s&#8217;apparente à la conduite en accordéon. On double un peu avec Line. On double mais pas comme des sauvages, avec du respect pour les autres coureurs, quand c&#8217;est possible sans les pousser quoi ! Il est vrai que certains sont assez facile à doubler &#8230; si tôt, c&#8217;est inquiétant pour eux.</p>
<p>Ah oui je suis toujours avec Line. Ce n&#8217;était pas spécialement prévu, juste un prolongement de notre rencontre, la conséquence logique d&#8217;une allure semblable. Et c&#8217;est bien tant mieux. Je commence à me dire que l&#8217;on va faire un bon bout de chemin ensemble.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_06.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-447" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h28.</strong> Le refuge de Bertone.</em></p>
<p>Nous croisons une file de coureur qui s&#8217;éloigne en sens inverse derrière une rue balise. Ils partent du refuge de Bertone vers lequel nous nous dirigeons après une courte descente. C&#8217;est noir de monde. Nous rechargeons les poches à eau et c&#8217;est reparti. Pas la peine de s&#8217;attarder. Nous avons une Tête de la Tronche à gravir. C&#8217;est le point culminant du parcours, une forte tête qui nous nargue du haut de ses 2584m.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_07.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-448" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h35.</strong> Après le refuge on grimpe de plus belle.</em></p>
<h3>Bertone &#8211; Bonatti</h3>
<p><strong>21.8 km &#8211; 1573 D+ &#8211; 773 D-</strong><br />
<strong>4h49 &#8211; 1561ème</strong></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_08.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-449" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_08.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h33.</strong> La Tête de la Tronche.</em></p>
<p>C&#8217;est une longue procession vers le sommet, un sommet qui paraît bien loin. Et puis Courmayeur ne semble pas s&#8217;être beaucoup éloigné &#8230; on tourne en rond. Ca ne me gêne pas, le moral est au beau fixe. On progresse quand même peu à peu, en grappillant toujours quelques places au passage. Il fait chaud, je me demande comment Line supporte ce soleil sans casquette. Ne pas oublier de s&#8217;hydrater, surtout pas. Bien penser à s&#8217;alimenter. J&#8217;extrais toutes les demi-heures de ma cuvée personnelle une barre de céréale, une pâte de fruit ou encore un gel et j&#8217;alterne la demi-heure suivante avec un cachet de sporténine. Pas de soucis d&#8217;alimentation. Je suis bien. Je me retiens pour ne pas trop forcer l&#8217;allure.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_09.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-450" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16h22.</strong> Descente vers le refuge de Bonatti.</em></p>
<p>Nous attaquons la longue descente vers le refuge de Bonatti. Voilà un petit crochet que ne connaîtront pas les concurrents du grand format. Grand bien leur fasse. Une bonne descente suivie quand même d&#8217;une petite grimpette d&#8217;un kilomètre pour rejoindre le refuge 100 m plus haut. Il y a toujours autant de monde. Une bénévole nous invite à la suivre un peu plus loin pour nous aider à remplir nos poches à eau. A moins de perdre un temps précieux, il vaut mieux ne compter que sur son ravitaillement personnel.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_10.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-451" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>16h52.</strong> Le refuge de Bonatti.</em></p>
<h3>Bonatti &#8211; Arnuva</h3>
<p><strong>26.2 km &#8211; 1669 D+ &#8211; 347 D-</strong><br />
<strong>5h52 &#8211; 1421ème</strong></p>
<p>Bien sympathique cette descente sur Arnuva surtout les quelques lacets vers la fin. Toujours la pêche Arthur. Au ravitaillement, je refais le plein des poches latérales de mon sac à partir de ma réserve principale. C&#8217;est que ça en fait des cochonneries sucrées à transporter pour ne pas tomber en rade côté énergie.</p>
<h3>Arnuva &#8211; Grand Col Ferret</h3>
<p><strong>30.7 km &#8211; 2437 D+ &#8211; 1120 D-</strong><br />
<strong>7h25 &#8211; 1359ème</strong></p>
<p>Le Grand Col Ferret, il a marqué les esprits de pas mal de traileurs enfin c&#8217;est ce qui ressort souvent des récits de course que j&#8217;ai lus. En tout cas, la couleur est annoncée dès le départ, c&#8217;est long et c&#8217;est haut, on devine la tâche jaune de la tente North Face installée au sommet du col. J&#8217;ai bien dit on devine parce que c&#8217;est vraiment loin ! Il nous aura fallu quand même une bonne heure et demie pour en venir à bout. C&#8217;est pas les grosses chaleurs en haut du col. Plutôt venté. Pas un coin où il faut traîner.</p>
<p>Il me viendra des idées saugrenues pendant cette grimpette. J&#8217;ai le malheur de penser au nombre d&#8217;heures qui me séparent de mon lit. Voyons, encore une SaintéLyon et demie ou trois rando course à la dent de Vaulion ou argh !!! Stop faut que j&#8217;arrête ! Penser uniquement au prochain ravitaillement. C&#8217;est terrible mentalement de se dire qu&#8217;il reste une nuit complète devant soi quand on a déjà crapahuté plus de 8 heures !<br />
Et puis j&#8217;ai eu un peu peur. J&#8217;ai senti mon quadriceps se durcir un moment comme si la crampe n&#8217;était pas loin puis plus rien.</p>
<h3>Grand Col Ferret &#8211; La Fouly</h3>
<p><strong>40.1 km &#8211; 2467 D+ &#8211; 2094 D-</strong><br />
<strong>8h57 &#8211; 1273ème</strong></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_11.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-452" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>19h55.</strong> L&#8217;alpage de la Peule.</em></p>
<p>Elle est longue cette descente. C&#8217;est interminable. Avec Line on alterne des périodes de course, enfin de petit footing et de marche. Méthode Cyrano à la mode Arthur, pas de répartition course/marche élaborée, tout au feeling. Qui commande ? La tête, je cours. Les jambes, je marche. L&#8217;inverse fonctionne aussi, tout est une question de moral et de forme des guiboles.<br />
J&#8217;ai envie d&#8217;un verre de coca. J&#8217;arrive au ravitaillement de la Peule &#8230; qui n&#8217;est pas un ravitaillement &#8230; juste un poste de secours, le chemin fait un crochet devant. Purée, j&#8217;aurais bien pris un moment pour m&#8217;arrêter. Tant pis. Descendre, encore descendre pour enfin rejoindre la route de Ferret et rentrer dans la Fouly. Une petite portion de bitume où Line me pousse un peu à augmenter la cadence. Mes jambes étaient plus enclines à flemmarder.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_12.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-453" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>20h12.</strong> Descente en direction de la Fouly.</em></p>
<p>La Fouly : Un bon gros ravitaillement et un chouette lieu de perdition pour coureur fatigué. Après l&#8217;espace de ravitaillement à proprement parler, il y a une petite terrasse avec quelques tables. Celles-ci sont déjà bien chargées des déchets des coureurs qui nous ont précédés. Il y avait des pâtes avec du fromage mais j’ai eu peur que mon estomac ne s’en remette pas. J’ai donc opté pour le bouillon aux vermicelles. Une révélation ! Je n’aurai qu’une hâte désormais, atteindre le prochain point délivrant cette manne tant désirée. Facile à avaler, un savoureux goût salé, j’ai bien dit savoureux, pas un truc salé infâme comme les gels apéritif cacahuète, l&#8217;aliment idéal pour l’ultra fondeur.<br />
Il y a quelques coureurs hagards à terre adossés contre la balustrade. Le plus proche de nous a des soucis d’alimentation. Je l’encourage avec Line à attendre que ça passe pour reprendre sa route, à ne pas baisser les bras mais on sent bien au fond de lui que sa décision d’abandonner est déjà prise. Il commence à faire froid, j’ai profité de ce petit moment de coaching pour coureur en dérive pour enfiler mes manchons de cycliste. Malgré le fait que je sois resté debout pendant toute la durée au ravitaillement (tu t&#8217;assois, t&#8217;es mort &#8230;) j&#8217;ai les jambes qui se raidissent un peu.<br />
Il est grand temps de continuer. Perpétuelle fuite en avant qui nous rapproche de l&#8217;heure de la douche.</p>
<h3>La Fouly &#8211; Champex Lac</h3>
<p><strong>54.7 km &#8211; 3000 D+ &#8211; 2743 D-</strong><br />
<strong>11h29 &#8211; 1074ème</strong></p>
<p>Je m&#8217;imaginais dérouler tranquillement en descente jusqu&#8217;à Champex. Mes souvenirs du profil de la course sont plus qu&#8217;imprécis. Heureusement qu&#8217;il y a Line pour me rafraîchir un peu la mémoire. En fait la descente se poursuit jusqu&#8217;au village d&#8217;Issert puis c&#8217;est la montée vers Champex. J&#8217;ai des petits cailloux plein les chaussures. J&#8217;attendrais Champex. J&#8217;ai vraiment la flemme de m&#8217;arrêter maintenant. Il faudrait que je me décide à valider l’utilisation des mini-guêtres à l’entraînement.<br />
On commence à ne plus voir grand chose. Il y a bien quelques étoiles pour éclairer d&#8217;un lueur blafarde notre chemin mais c&#8217;est une nuit sans lune. Line trébuche sur une racine. Il est grand temps de sortir les frontales. Le pied. Je retrouve les sensations appréciées sur la SaintéLyon. Le ballet des frontales, c&#8217;est magique. Enfin, là il n&#8217;y a guère que quelques lucioles. Depuis le ravitaillement de la Fouly, il y a beaucoup moins de monde. Finies les longues files ininterrompues de centaines de coureurs. On se retrouve par petits groupes espacés voire même parfois seul comme lorsque nous avons sorti nos frontales du sac.</p>
<p>Nous arrivons enfin au plus gros ravitaillement, la base de vie de Champex sous les applaudissements. Ces quelques marques d&#8217;attention rencontrés tout au long du parcours sont un immense réconfort. On se sent porter par ces visages anonymes qui vous encourage en vous appelant par votre prénom. Quelle bonne idée d&#8217;indiquer le prénom sur les dossards.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_13.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-454" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_13.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>23h38.</strong> La base de vie de Champex.</em></p>
<p>Nous entrons dans une tente immense, une vraie fourmilière. Il y a le ravitaillement classique en eau, boissons énergétiques et puis la banque de distribution pour un vrais repas chaud. Difficile de trouver une place. Nous trouvons quand même notre bonheur au fond de la tente. J&#8217;ai une petite appréhension en m&#8217;asseyant à la table. J&#8217;ai peur que ce ne soit pas idéal pour mes pauvres muscles.<br />
Tant pis, je veux absolument profiter de ce bout de paradis, un banc.</p>
<p>Le bouillon de vermicelles est bien sûr au menu mais le yaourt aux fruits et la compote de pommes ont été également bien accueillis. Pas de pâtes par contre, trop dur pour l&#8217;estomac. J&#8217;ai dit, il me semble, que je n&#8217;avais pas eu de soucis d&#8217;alimentation pendant cette course. C&#8217;est vrai, je n&#8217;ai pas vomi, pas eu de douleurs ni de crampes. Ce n&#8217;est pas pour autant tout rose. L&#8217;écoeurement au sucré est bien présent et je serais incapable d&#8217;avaler un repas normal sans que mon estomac proteste énergiquement. Pour vous dire, nous avons mangé un yaourt à trois avec Line et un autre coureur qui hésitait face à son envie de laitage. On ne peut pas dire que l&#8217;appétit soit en rapport avec les efforts consentis depuis le départ.</p>
<p>Après le repas, nous profitons d&#8217;un espace de repos protégé du tumulte ambiant pour nous changer et passer en mode nocturne. Je passe une micro polaire. Pas de problème de dossard à changer de place, j&#8217;ai décidé d&#8217;enfiler le t-shirt par dessus. T&#8217;as le look coco &#8230; J&#8217;enfile le bonnet en feutrine de la SaintéLyon 2006, je change de gants. Voilà pour le haut. Je vide enfin les petits cailloux récoltés tout au long du chemin. Ils commençaient vraiment à me gêner. J&#8217;en profite également pour changer de chaussettes. C&#8217;est pas du luxe, bonjour le fumet ! Elles ont pris une bonne claque mes belles chaussettes orange. Dur dur d&#8217;être membre du GCO. On en profite également pour faire une pause pipi. Il y a tout une rangée de wc de chantier dehors et même des douches. Bon pour les douches on attendra, je fais pas spécialement attention aux barrières horaires mais elles existent bien et doivent être douloureuses à vivre pour les retardataires.</p>
<h3>Champex Lac &#8211; Bovine</h3>
<p><strong>64 km &#8211; 3704 D+ &#8211; 2937 D-</strong><br />
<strong>14h19 &#8211; 982ème</strong></p>
<p>J&#8217;attaque Bovine comme les montées précédentes, en confiance, Line dans mes pas. La montée n&#8217;est pas si terrible. Certes le terrain est un peu plus technique mais il a l&#8217;avantage d&#8217;être ludique.<br />
Le seul problème c&#8217;est que je n&#8217;avance pas. Je me traîne et je prends conscience peu à peu que je suis en train de subir un gros coup de mou. Line choisit de relancer à ce moment. Elle passe devant et prend les choses en main. Elle me dira plus tard qu&#8217;elle a particulièrement aimé cette montée qui lui rappellent ses terrains d&#8217;entraînement. J&#8217;essaie de m&#8217;accrocher. Elle passe un coureur. Je le passe aussi. Un autre. Je n&#8217;y arrive pas. Bon sang mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle grimpe vite ! Encore un autre. J&#8217;explose en plein vol, le moral au ras des chaussettes. Vite un gel. J&#8217;ai oublié pendant un moment de m&#8217;alimenter. Ca ne pardonne pas. Je ne suis pas à sec mais c&#8217;est limite. Je m&#8217;accroche quand même et on continue à grappiller quelques places malgré tout.<br />
Je reprends du poil de la bête peu à peu mais un autre problème commence à prendre le dessus. J&#8217;ai mal au pied droit. Ce ne peut pas être un simple échauffement ni même les conséquences des petits cailloux. Les chaussettes que j&#8217;ai enfilé au ravitaillement me font l&#8217;effet d&#8217;une râpe à fromage. Ca sent l&#8217;ampoule à plein nez.</p>
<p>On s&#8217;arrête au ravitaillement. Je constate les dégâts. Gagné, une ampoule de taille plus que respectable qui prend ses aises de la base des orteils jusqu&#8217;à recouvrir une partie de l&#8217;appui de l&#8217;avant pied. Je tente de mettre un pansement double peau pour limiter l&#8217;échauffement mais il faudrait percer l&#8217;ampoule avant et je n&#8217;ai rien sous la main. Ca caille par ici et le bénévole est un peu nerveux avec des histoires de bouteille en plastique qu&#8217;il ne faut pas prendre, ne pas utiliser ici ou rendre  là, je ne sais plus. J&#8217;avoue que ça me passe un peu au-dessus. Je pense très fort à mon pied, alors ses bouteilles en plastique je m&#8217;en cogne &#8230; Il faut repartir.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/09/06/the-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2/">Visit the blog entry to see the video.]</a><em>Il y a une petite séquence vidéo dédicacée à WildInTheWoods. J&#8217;ai constaté après coup que la Tête de la Tronche n&#8217;était pas au programme du grand format. Je pensais envoyé la séquence en MMS à David mais j&#8217;ai abandonné, difficile de tout faire en même temps ! J&#8217;étais quand même là pour courir.</em></p>
<h3>Bovine &#8211; Trient</h3>
<p><strong>70.1 km &#8211; 3778 D+ &#8211; 3698 D-</strong><br />
<strong>15h54 &#8211; 951ème</strong></p>
<p>Pas terrible le pansement. Il aurait vraiment fallu percer l&#8217;ampoule. L&#8217;épaisseur supplémentaire  augmente la pression sur la cloque ce qui ne manque pas d&#8217;augmenter la douleur. Quel con. Pourquoi je n&#8217;ai pas mis de Nok au pied vendredi matin, je suis sur que j&#8217;aurais pu éviter cette galère.</p>
<p>Nous sommes enfin dans Trient. Un peu avant le ravitaillement j&#8217;aperçois de la lumière dans une salle au passage sur ma gauche. Hé, une salle de soin ! Je me renseigne. Il y a des podologues, des masseurs. Je suis pris en charge, ils sont tous au petit soin. C&#8217;est bon de se laisser faire. Je resterai allongé pendant près de 20 minutes à me faire bichonner. Soin de la plaie, bombe de froid pour refroidir les petons et un bon tartinage de nok. Bon faut pas se leurrer, malgré les soins, j&#8217;ai eu mal jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée, plus ou moins suivant les moments mais mal quand même. Mais j&#8217;ai pu continuer et c&#8217;est bien le plus important. Je te remercie du fond du coeur pour ta patience Line. Ah ces bonshommes, c&#8217;est pas bien solide tout ça.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/09/06/the-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2/">Visit the blog entry to see the video.]</a><em>Notre arrivée à Chamonix filmée par The Master : WildInTheWoods.</em></p>
<h3>Trient &#8211; Catogne</h3>
<p><strong>75 km &#8211; 4556 D+ &#8211; 3765 D-</strong></p>
<p><strong>17h56 &#8211; 940ème</strong></p>
<p>Catogne ? Heu, Catogne ! Bon, ben je ne sais plus vraiment ce qui s’est passé par là-bas. Pas évident de se rappeler en détail la totalité d’une course de 98 bornes surtout quand on découvre le terrain ! J’ai des bouts de souvenir qui me reviennent par flash mais pour recoller les morceaux c’est une autre paire de manche ! J’espère que vous serez indulgent. Il doit bien y avoir quelques erreurs de localisation ou même de classement dans la suite des évènements.</p>
<h3>Catogne &#8211; Vallorcine</h3>
<p><strong>80.5 km &#8211; 4566 D+ &#8211; 4526 D-</strong><br />
<strong>19h16 &#8211; 931ème</strong></p>
<p>Le coureur que je suivais s&#8217;est un peu gaufré en choisissant entre deux traces. Le temps d&#8217;une hésitation et c&#8217;est tout un groupe de coureur qui me passe devant. Line est dans le groupe. J&#8217;essaye de l&#8217;apercevoir dans la pénombre mais je n&#8217;y vois rien malgré la frontale. Merde, elle est où ? J&#8217;ai perdu de vue Line. J&#8217;essaye de la distinguer parmi les coureurs, de reconnaître sa silhouette, son sac &#8230; J&#8217;accélère mon allure pour tenter de la rejoindre. J&#8217;essaye de doubler un peu mais le terrain est  casse gueule, technique, glissant &#8230; C&#8217;est plusieurs fois limite pour mon arrière train. Bon elle a dû en avoir marre de se traîner, elle veut aller à son rythme, c&#8217;est normal, je ne peux pas lui en vouloir.<br />
Je me retourne un moment et Line est là, juste derrière moi &#8230; Quel âne, dire que je me forçais à accélérer. Je suis rassuré. On ne parle pas beaucoup avec Line mais on se serre les coudes. Ca fait du bien de savoir que l&#8217;on peut compter sur quelqu&#8217;un qui va vous attendre et vous encourager en cas de moins bien. Je n&#8217;aurais pas aimé perdre cela.</p>
<h3>Vallorcine &#8211; La tête aux vents</h3>
<p><strong>87.9 km &#8211; 5441 D+ &#8211; 4531 D-</strong><br />
<strong>21h47 &#8211; 891ème</strong></p>
<p>Je suis absolument certain désormais d&#8217;arriver à Chamonix. Ce n&#8217;est qu&#8217;une formalité cette dernière montée. J&#8217;attaque le col des Montets d&#8217;un pas rapide. J&#8217;ai la pêche. Un petit bout de bitume et c&#8217;est la grimpée à la Tête au Vent. J&#8217;ai un peu sous-estimé la difficulté, enfin beaucoup. Enfoncé Bovine, peanuts, que dalle, le nouvel eldorado pour traileur en mal d&#8217;effort velu c&#8217;est ici, à la Tête au Vent. Tout en single étroit, du lacet tortueux à souhait, des marches naturelles pour basketteur, des escaliers gonflés à la testostérone et le soleil qui s&#8217;invite à la fête. Il est grand temps de s&#8217;alléger et de repasser en mode diurne côté tenue avant de prendre un coup de chaud.</p>
<h3>La tête aux vents &#8211; La Flégères</h3>
<p><strong>91.4 km &#8211; 5549 D+ &#8211; 4892 D-</strong><br />
<strong>22h38 &#8211; 889ème</strong></p>
<p>Dernier ravitaillement en eau. Un bénévole nous annonce qu&#8217;il faut compter une heure 30 pour la descente. Et il a bien raison cet homme-là même si j&#8217;ai quelques doutes à ce moment. On nous a annoncé la même chose un peu plus tôt.</p>
<h3>La Flégères &#8211; Chamonix</h3>
<p><strong>98.3 km &#8211; 5549 D+ &#8211; 5734 D-<br />
</strong><strong>24h08 &#8211; 903ème</strong></p>
<p>La descente est interminable. On voit Chamonix de haut et on a l&#8217;impression d&#8217;être toujours à la même hauteur. Je trottinerais bien un peu, les jambes vont bien mais j&#8217;ai vraiment mal au pied gauche et puis c&#8217;est pas la grande forme pour Line. J&#8217;ai vraiment envie d&#8217;arriver maintenant.</p>
<p>On se fait un peu doubler mais pas trop malgré le fait que l&#8217;on soit passés en mode marche. Les autres coureurs doivent être dans un état semblable pour la plupart.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_14.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-455" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h10.</strong> Ca y est. Je suis Finisher CCC 2008.</em></p>
<p>On arrive dans Chamonix. Nos pieds foulent désormais le bitume. On se remet à courir côte à côte avec Line. On veut arriver la tête haute, en coureur. On double quelques concurrents le long de la promenade de la Fory. On entend la sono de l&#8217;arrivée. Les spectateurs applaudissent à notre passage.<br />
Hé, mais c&#8217;est WildInTheWoods, il court devant en nous filmant. « Alors c&#8217;était comment ? » « C&#8217;était dur. » « Et puis ? » « C&#8217;était long » « c&#8217;est tout ? » « Non, c&#8217;était bon ! ».<br />
Je suis rejoint par mes trois filles, elles courent à mes côtés. On remonte la rue en direction de la Place de l&#8217;église. Tout en courant, je fais un bond en hauteur en levant mes bâtons pour faire le spectacle. Ca c&#8217;est de l&#8217;arrivée qui décoiffe. Grosse émotion. Je l&#8217;ai fait.</p>
<p><strong>Je suis finisher.</strong></p>
<p>J&#8217;en ai presque les larmes aux yeux et je ne suis pas le seul &#8230; On l&#8217;a bien mérité notre polaire North Face !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_15.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-456" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_15.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h32.</strong> WildInTheWoods, Line et Arthurbaldur.</em></p>
<h3>L&#8217;après :</h3>
<p>Nous sommes rentrés au chalet de mon oncle pour nous restaurer. WildInTheWoods est avec nous. Je suis content de pouvoir partager ce moment avec lui. Ce sera un peu court par ma faute. Je suis incapable de lutter contre le sommeil. J&#8217;ai beau essayer, mes paupière se ferment toutes seules !<br />
Je vais m&#8217;effondrer et dormir comme une souche toute l&#8217;après-midi. Je n&#8217;ai même pas pris de douche ! La douche ce sera au réveil avant de partir chez ma cousine pour faire trempette dans son Jacuzzi.<br />
Jamais je n&#8217;ai été autant vidé de mes forces qu&#8217;en sortant de celui-ci. Plus aucune force mais plus de courbature non plus. Une merveille. Ce petit intermède redynamisant m&#8217;aura permis de reprendre du poil de la bête et de profiter d&#8217;un apéritif sympathique en famille. On ne va quand même pas se laisser abattre par quelques heures de crapahute !!!</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_16.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-457" title="CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/ccc2008_16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h30.</strong> Physiquement je suis littéralement cloué au banc mais côté tête je nage dans le bonheur &#8230;</em></p>
<p>Déjà une semaine de passée. Je suis agréablement surpris. Je récupère vraiment bien de ce long périple. Pas de courbatures. Pas d&#8217;impression de fatique. Juste cette ampoule qui se guérit peu à peu.<br />
Quand c&#8217;est qu&#8217;on repart ?</p>
<p>Merci, ma Douce pour ta patience. J&#8217;ai bien conscience de ne pas être toujours aussi disponible qu&#8217;il le faudrait. Il faut du temps pour préparer un ultra ! Entraînements qui s&#8217;allongent, compétitions sans fin et puis il y a ce blog, le forum Athlète Endurance &#8230; Passion dévorante, dire que c&#8217;est toi qui m&#8217;a envoyé courir ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Merci, Line de m&#8217;avoir tenu compagnie tout le long de ce périple. Le hasard fait vraiment bien les choses ! Je compte sur toi pour une balade nocturne dans les monts du Lyonnais cette fin d&#8217;année &#8230; A bientôt.</p>
<p>Merci à tous mes proches, copains, copines pour vos coups de fils, vos sms, vos messages d&#8217;encouragements et de félicitations, ca fait vraiment chaud au coeur &#8230;</p>
<p>Merci à tous les bénévoles pour leurs sourires et leur gentillesse.</p>
<p>Bon allez, j&#8217;arrête le patos, manquerait plus que je verse ma p&#8217;tite larme comme à l&#8217;arrivée &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Quelques photos de notre <a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/CCC2008#" target="_blank">séjour à Chamonix à l&#8217;occasion de la CCC 2008</a>.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :</p>
<p>Temps : 24h08<br />
D+ 5549m, D- 5734m<br />
Distance : 98.3km<br />
Classement scratch : 902 / 1315 arrivants / 2032 partants<br />
Classement V1H : 324 / 445</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/cadeau_ccc2008.jpg" rel="lightbox[440]" target="_blank" title="Cadeau CCC 2008"><img class="alignnone size-full wp-image-458" title="Cadeau CCC 2008" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2008/09/cadeau_ccc2008.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>La polaire finisher et le t-shirt offert à l&#8217;ensemble des participants.</em></p>
<div class="shr-publisher-440"></div><!-- Start Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic --><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><div class='shareaholic-like-buttonset' style='float:none;height:30px;'><a class='shareaholic-fblike' data-shr_layout='button_count' data-shr_showfaces='false' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2008%2F09%2F06%2Fthe-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+CCC%2C+le+29+ao%C3%BBt+2008'></a><a class='shareaholic-fbsend' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2008%2F09%2F06%2Fthe-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2%2F'></a><a class='shareaholic-googleplusone' data-shr_size='medium' data-shr_count='true' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2008%2F09%2F06%2Fthe-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+CCC%2C+le+29+ao%C3%BBt+2008'></a><a class='shareaholic-tweetbutton' data-shr_count='horizontal' data-shr_href='http%3A%2F%2Fwww.arthurbaldur.fr%2Findex.php%2F2008%2F09%2F06%2Fthe-north-face-ultra-trail-ccc-le-29-aout-2008-2%2F' data-shr_title='The+North+Face+Ultra-Trail+CCC%2C+le+29+ao%C3%BBt+2008'></a></div><div style="clear: both; min-height: 1px; height: 3px; width: 100%;"></div><!-- End Shareaholic LikeButtonSetBottom Automatic -->]]></content:encoded>
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