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	<title>Arthurbaldur &#187; Compétitions</title>
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	<description>Le songe d'une nuit d'hiver</description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Sep 2010 11:30:13 +0000</lastBuildDate>
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		<title>100 km de Millau 2010, Plan d&#8217;entrainement</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/08/22/100-km-de-millau-2010-plan-dentrainement/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/08/22/100-km-de-millau-2010-plan-dentrainement/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 20:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Plan d'entrainement]]></category>
		<category><![CDATA[100 km]]></category>
		<category><![CDATA[100 km de Millau]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est la suite et c&#8217;est pour bientôt &#8230; Voilà, le premier semestre 2010 s&#8217;est achevé avec ma participation au Trail Verbier St Bernard. Une première partie d&#8217;année relativement chargée en compétition. 8 compétitions, 387 km parcourus, 18 246 m de dénivelé positif pour 68 h de plaisir et probablement quelques minutes de galères vite oubliées. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3089" title="Les 100 km de Millau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-100km-de-millau.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3><em>C&#8217;est la suite et c&#8217;est pour bientôt &#8230;</em></h3>
<p>Voilà, le premier semestre 2010 s&#8217;est achevé avec ma participation au <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/">Trail Verbier St Bernard</a>. Une première partie d&#8217;année relativement chargée en compétition. 8 compétitions, 387 km parcourus, 18 246 m de dénivelé positif pour 68 h de plaisir et probablement quelques minutes de galères vite oubliées. Cela m&#8217;aura permis de compléter ma collection de points pour l&#8217;UTMB 2011 en ajoutant 8 nouveaux points à mon escarcelle. Cela m&#8217;aura apporté également un peu de fatigue. Un manque de fraicheur physique que j&#8217;ai particulièrement ressenti pendant <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/06/05/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010/">l&#8217;Ultra des Coursières</a> et dans une moindre mesure à Verbier. J&#8217;étais curieusement en bien meilleure forme l&#8217;année dernière lors de ma tentative avortée à l&#8217;UTMB, Biscotte pourra en témoigner. Il faut croire qu&#8217;avec l&#8217;expérience, je suis devenu beaucoup plus prudent dans ma gestion de course. A défaut d&#8217;être performant, je termine ce que je commence et je me régale ce qui est quand même le principal, non ?</p>
<p>La deuxième partie de l&#8217;année sera nettement plus allégée en compétition même si les morceaux choisis sont assez éloignés de la cuisine nouvelle par leur volume kilométrique.</p>
<p>L&#8217;objectif principal sera <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/12/30/la-lyonsaintelyon-2009-aller/">la LyonSaintéLyon</a> en décembre avec ses 136 bornes et ses 3000 m de D+. Moitié off, moitié compétition. Un condensé de tout ce que j&#8217;aime dans la course à pied. J&#8217;espère faire le retour sur Lyon dans de meilleures conditions cette année. Ce n&#8217;est pas tant le chrono qui m&#8217;intéresse mais le fait d&#8217;acquérir cette capacité de courir (très) longtemps avec un minimum de souffrance et un mental aux petits oignons.</p>
<p>Pour me préparer à cette échéance, j&#8217;ai choisi de participer aux <a href="http://www.100kmdemillau.com/" target="_blank">100 km de Millau</a>. Une façon comme une autre de préparer  mon corps à un effort de longue durée sur bitume et de travailler une allure lente et régulière qui fera merveille entre Saint-Etienne et Sorbier ou après Soucieu en Jarrest par exemple. A condition de bien récupérer mais j&#8217;aurai plus de temps pour le faire qu&#8217;après <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/11/13/la-grande-course-des-templiers-2009/">les Templiers</a>. Pour être tout à fait honnête, je me suis inscrit avant tout pour passer un weekend sympathique avec mes compères <a href="http://taz.le.diable.free.fr/" target="_blank">Tazounet</a>, <a href="http://ultrapoesie.over-blog.com/" target="_blank">Oslo</a> et Jeanmik. L&#8217;occasion fait le larron.<br />
Et puis je serai accompagné dans mon périple par l&#8217;ami Jeanmik qui s&#8217;est gentiment proposé dans le rôle du porteur dévoué. Une expérience intéressante assurément &#8230;<br />
<span id="more-3665"></span><br />
<img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/08/100km-millau-plan-entrainement.jpg" alt="" title="100 km de millau, Plan d&#039;entrainement" width="509" height="329" class="alignnone size-full wp-image-3680" /></p>
<h3>Place au plan spécial Millau &#8230;</h3>
<p>Je me suis inspiré comme base de départ du <a href="http://www.athlete-endurance.com/plan-entrainement-courseapied/entrainement-100km/901-100km-moins-10h-6-seances-7-semaines.html" target="_blank">plan 901</a> proposé sur le site Athlète Endurance. Un plan en 7 semaines et 5 à 6 séances hebdomadaires pour les coureurs ayant l&#8217;objectif de parcourir la distance en moins de 10h.<br />
Bref, je n&#8217;étais pas vraiment dans les clous, j&#8217;envisage un temps quelque peu supérieur (11h30) ! J&#8217;ai donc modifié ce plan avec les conseils des membres du forum pour l&#8217;adapter à mes besoins. Merci à Thierryp, Bourgui, Tazounet, Oslo, Kristof pour leur aide … j&#8217;espère que je n&#8217;en ai pas oublié en route ?</p>
<p>Le plan résultant m&#8217;occupera 9 semaines à raison de 4 à 5 séances hebdomadaires suivant la phase du plan. Un premier cycle de travail de 3 semaines sera suivi d&#8217;une semaine d&#8217;assimilation avant de reprendre un nouveau cycle de 3 semaines. Les deux dernières semaines de moindre volume permettront de faire du jus et d&#8217;arriver avec la fraicheur nécessaire sur la ligne de départ.</p>
<p>Deux séances réalisées sur terrain vallonné seront dédiées au travail de l&#8217;allure spécifique Millau (je devrais dire la fourchette d&#8217;allure vu le profil de la course). Leur durée n&#8217;excédera pas 1h35 pour ne pas accumuler de fatigue. Ces deux séances encadreront une sortie longue dominicale incluant un travail à l&#8217;allure marathon mais avec des temps de soutien assez courts. L&#8217;objectif n&#8217;étant pas d&#8217;intégrer une vitesse de course mais de dynamiser sa foulée en fin de sortie et de supporter les variations d&#8217;allure malgré la fatigue.</p>
<p>Ces trois séances sont réalisées sans intercaler de jour de repos de manière à former un bloc de charge. Ce qui donne par exemple pour moi : samedi en fin d&#8217;après midi allure spécifique, dimanche matin sortie longue et lundi soir allure spécifique.</p>
<p>Pour maintenir ma VMA et travailler ma puissance, j&#8217;ai inclus une séance de fractionné court au stade en alternance avec une séance de travail en côte qui sera suivie le lendemain d&#8217;un footing pépère.</p>
<p>La plus longue sortie du plan (3h) sera effectuée trois semaines avant la course. Une petite particularité : j&#8217;ai profité du faible volume globale de la semaine 4 (semaine d&#8217;assimilation, 4 séances) pour intégrer en douceur au plan une des sorties les plus longues du plan (2h45 dont 15&#8242; à l&#8217;allure marathon).</p>
<p>Voilà, j&#8217;attaque la semaine 5 et le second cycle de travail du plan. Tout se passe pour le mieux pour le moment en espérant que ça dure &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Mes allures d&#8217;entraînement basées sur mes anciens chronos :</strong></p>
<table border="0" width="200">
<tbody>
<tr>
<td class="header" align="center"></td>
<td class="header" align="center"><strong>Vitesse</strong></td>
<td class="header" align="center"><strong>Allure</strong></td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">100% VMA</td>
<td class="impair" align="right">17,0</td>
<td class="impair" align="right">3&#8217;31</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">Allure marathon</td>
<td class="impair" align="right">12,0</td>
<td class="impair" align="right">5&#8242;</td>
</tr>
<tr>
<td class="impair" align="right">Allure 100km</td>
<td class="impair" align="right">9,0</td>
<td class="impair" align="right">6&#8217;40&#8243;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Et le plan qui va bien &#8230;</strong> </p>
<p>J&#8217;ai indiqué entre parenthèses pour chaque semaine la durée horaire cumulée totale (hors vma), la durée de la sortie longue (SL) et la durée de travail à l&#8217;allure spécifique (ASM).</p>
<h2>Semaine 1</h2>
<h3>(5h55, SL:1h45, ASM:2h40)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 1h20 allure spécifique<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing + 2 x 10 x 30&#8243;/30&#8243; (100% VMA), récupération 3 minutes entre les séries + 15 minutes de footing.<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 1h20 allure spécifique<br />
<strong>Séance 5 :</strong> 60 minutes de footing + 15 minutes allure marathon + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 2</h2>
<h3>(6h15, SL:1h55, ASM:2h50)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 1h20 allure spécifique<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing + 2 x 6 x 45&#8243;/30&#8243; (100% VMA), récupération entre les séries de 5 minutes + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 1h30 allure spécifique<br />
<strong>Séance 5 :</strong> 60 minutes de footing + 2&#215;10 minutes allure marathon, récupération 5 minutes footing + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 3</h2>
<h3>(7h10, SL:2h10, ASM:3h30)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 1h30 allure spécifique<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing + 8&#215;50&#8243; en côte, récupération retour au point de départ + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 2h allure spécifique<br />
<strong>Séance 5 :</strong> 1h20 de footing + 20 minutes allure marathon + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 4</h2>
<h3>(5h30, SL:2h45, ASM:1h15)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 30 minutes de footing + 10 x 100m à 100% VMA, récupération 100m footing + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 1h15 allure spécifique<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 2h de footing + 15 minutes allure marathon + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 5</h2>
<h3>(6h50, SL:2h15, ASM:3h05)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 1h30 allure spécifique<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing + 8&#215;60&#8243; en côte, récupération retour au point de départ + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 1h35 allure spécifique<br />
<strong>Séance 5 :</strong> 1h20 de footing + 2&#215;10 minutes allure marathon, récupération 5 minutes footing + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 6</h2>
<h3>(7h45, SL:2h00, ASM:4h15)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 1h15 allure spécifique<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing + 20 x 100m à 100% VMA, récupération 100m footing + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 1h10 de footing + 20 minutes allure marathon + 30 minutes de footing<br />
<strong>Séance 5 :</strong> 3h allure spécifique</p>
<h2>Semaine 7</h2>
<h3>(4h50, SL:1h50, ASM:1h30)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 30 minutes de footing + 10 x 45&#8243;/30&#8243;, récupération entre les séries de 5 minutes + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 1h30 allure spécifique<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 60 minutes de footing + 20 minutes allure marathon + 30 minutes de footing</p>
<h2>Semaine 8</h2>
<h3>(3h20, ASM:1h15)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 20 minutes de footing + 10 minutes à 80% de la VMA + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 20 minutes de footing + 5x100m à 100% VMA + 15 minutes de footing<br />
<strong>Séance 4 :</strong> 1h15 allure spécifique</p>
<h2>Semaine 9</h2>
<h3>(1h15)</h3>
<p><strong>Séance 1 :</strong> 45 minutes de footing<br />
<strong>Séance 2 :</strong> 30 minutes de footing<br />
<strong>Séance 3 :</strong> 100 km de Millau</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Deuxième Partie</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 21:29:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier St-Bernard]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de ce récit : Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Le début de ce récit :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/">Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Première Partie</a></p>
<p><em>L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus que ça ! Vite, il me reste à protéger mon portable. Je suis penché au-dessus de mon sac pour l&#8217;abriter du déluge, l&#8217;eau ruisselle sur ma veste. Je place mon portable dans un sac de congélation étanche. Heureusement que j&#8217;ai prévu ça dans ma liste car l&#8217;intérieur de mon sac me paraît tout aussi humide que l&#8217;extérieur. Je met en place la housse de protection intégrée au sac &#8230; Bon, OK me voilà paré.</em></p>
<p><em>Un bruit assourdissant éclate à nouveau mais plus proche, plus impressionnant, comme s&#8217;il était situé au-dessus de ma tête. Je reprends ma route, il ne fait pas bon traîner par ici. Je n&#8217;ai pas envie de finir griller comme une merguez dans ce barbuc pour géant !<br />
</em></p>
<p><strong>La suite comme promis &#8230;</strong><br />
<span id="more-3627"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3639" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-100.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Les Lacs de Fenêtre.</em></p>
<p><code>Col de Fenêtre<br />
Heure de départ : 18h02, Temps de course : 13:01:57, Temps de pause : 1', Classement : 219</code></p>
<p>La silhouette que l&#8217;on distinguait en haut du col a disparu. Je progresse d&#8217;un bon pas vers ce point haut enneigé en maintenant un bon rythme pour me réchauffer. Je ne souffre plus de la chaleur, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. Les bénévoles en charge du pointage se sont réfugiés au sommet sous une tente. L&#8217;un d&#8217;eux en émerge pour me pointer. Il me souhaite bon courage et je ne peux que lui rendre la pareille. Ils ne doivent pas être à la fête ici !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col de Fenêtre &#8211; Col du Grand St-Bernard</strong><br />
D+ : 140 m, D- : 369 m, Dis. : 3,2 km<br />
D+ cumulé : 4207 m, D- cumulé : 3228 m, Dis. Cumulée : 62,51 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>La descente du col sera une longue fuite pour échapper aux éléments déchainés. Le chemin s&#8217;avère très vite peu praticable. Un chemin ? Quel chemin ? Ici, il n&#8217;y a que torrents, ruisseaux et terrains gorgés d&#8217;eau. Les rubans de rue balise attachés sur de petits piquets plantés dans le sol matérialisent une route qui me semble bien erratique. Je ne compte plus les traversées de torrents. Le tonnerre a coupé court à mes hésitations lors de ma recherche d&#8217;un premier passage à gué. Je me suis résigné à traverser  les pieds dans l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles, préoccupé avant tout par le maintien d&#8217;un équilibre précaire sur les rochers rendus glissants par la force du courant plutôt que par la température de l&#8217;eau bien éloignée de celle de mon bain.</p>
<p>J&#8217;ai la surprise de découvrir que des skieurs de rando fuient également vers la vallée. Les plaques de neige sont certes encore nombreuses mais cela ne va pas tarder à s&#8217;apparenter à du ski nautique !Leur tenue semble plus douillette que mon t-shirt et ma couche plastique Quechua mais je ne les envie pas pour autant !</p>
<p>Je rejoins la route du St-Bernard. Il y a une petite maison en contrebas de la route. J&#8217;ai froid. J&#8217;ai repéré une petite avancée du toit qui devrait me permettre de me changer sous cet abri tout relatif. Surprise, il y a déjà quelqu&#8217;un ! Un italien transit par le froid est blotti dans un angle en attendant que l&#8217;orage se termine. Le dialogue s&#8217;avère difficile, je ne suis pas doué pour les langues en dehors de celle transmise par ma chère maman. A grand renfort de gestes, je finis par comprendre qu&#8217;il s&#8217;est abrité ici dès le début de l&#8217;orage et qu&#8217;il attend que ça passe tout en doutant fortement que ce soit le cas rapidement. Je profite de notre discussion sur la pluie et le beau temps pour me changer. Ma polaire est le seul vêtement en ma possession qui ne soit pas gorgé d&#8217;eau. Je délaisse mon t-shirt trempé au profit de cette douce chaleur. J&#8217;essore mes gants, renfile ma veste de pluie et présente mes salutations à l&#8217;hôte de ses lieux. C&#8217;est parti pour une remontée en direction du Col du Grand St-Bernard.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3640" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-101.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La Pointe de Drône.</em></p>
<p>La différence d&#8217;équipement entre les coureurs rencontrés est stupéfiante. Certains toujours en short ne semblent pas souffrir du froid bien que la couleur rosée de leurs jambes les trahisse. En plus de la traditionnelle veste de pluie obligatoire (et c&#8217;est ô combien justifié), d&#8217;autres ont même revêtu des pantalons de pluie comme on peut en trouver dans les rayons randonnée. Pas simple de trouver le bon compromis entre le poids et le confort. Bah, une fois réchauffée par l&#8217;effort musculaire, l&#8217;eau retenue par les fibres de mon corsaire mouillé se fait finalement assez bien oublier. C&#8217;est le principe de certaines combinaisons de plongée, me semble-t-il. Le tout est de ne pas s&#8217;arrêter.</p>
<p><code>Ravitaillement du Grand Saint-Bernard<br />
Heure d'arrivée : 18h59, Temps de course : 13:59:36, Temps de pause : 46', Classement : 216</code></p>
<p>Je longe le lac qui borde les Hospices sur un chemin qui domine la route, évitant tant bien que mal les innombrables flaques même si mes pieds n&#8217;ont plus rien à craindre de l&#8217;humidité. Ca y est, me voilà au ravitaillement du Grand St-Bernard. Un marabout pour s&#8217;abriter de la pluie, deux tables et quelques chaises, j&#8217;aurais apprécié quelque chose de plus cocooning en arrivant sur les lieux. On m&#8217;annonce que la course est neutralisée pour des raisons de sécurité. Je suis invité à me ravitailler puis à rejoindre une salle chauffée à l&#8217;intérieur des hospices en attendant les instruction des directeurs de course. La salle chauffée me semble aussi appréciable qu&#8217;une place au paradis. Avec l&#8217;arrêt, je me suis refroidi très rapidement et je suis pris de tremblements incoercibles. On me propose de prendre un bouillon bien chaud que je m&#8217;empresse d&#8217;accepter. Je suis obligé de m&#8217;assoir sur une chaise pour ne pas renverser le contenu du bol. Même sur la LyonSaintéLyon je n&#8217;ai pas tremblé autant au ravitaillement de Saint Genoux.</p>
<p>Un peu ragaillardi par la chaleur du breuvage, je pénètre dans les Hospices transformés en camp de réfugiés pour coureurs harassés. Des coureurs, il y en a partout ! Je traverse un couloir et pénètre dans une salle destinée à prendre des repas. La salle est bondée. La majeure partie de la pièce est occupée par des tables autour desquelles se sont regroupés les coureurs. Dans un coin de la salle trône un bar ou plutôt une banque alimentaire derrière laquelle des membres du personnel de l&#8217;Hospice s&#8217;affairent. On me propose de m&#8217;attabler et de boire un bouillon ou un thé. Ce dernier a ma préférence. Je profite de ce répit pour réorganiser un peu mon sac. Le bilan n&#8217;est pas réjouissant. Le contenu oscille entre humide et détrempé. J&#8217;isole ce qui peut être encore sauvé.</p>
<p>On nous annonce qu&#8217;un parcours de repli a été mis en place permettant de rejoindre Bourg St-Pierre sans passer par le Col des Chevaux et qu&#8217;une navette ne devrait pas tarder à arriver pour les coureurs désirant abandonner. Nous sommes invités à quitter la salle pour laisser la place aux clients des lieux qui vont prendre leur repas. Une autre salle est mise à notre disposition. Dehors la pluie continue à tomber de plus belle. Continuer dans ces conditions me semble si improbable que je m&#8217;attends à ce que tous les coureurs ici présents abandonnent. J&#8217;ai la sensation de vivre ces moments comme un spectateur extérieur à la scène, l&#8217;observant sans pouvoir influer sur son déroulement. Pourtant je ne suis pas encore décidé à renoncer.</p>
<p>J&#8217;entre dans cette nouvelle salle. J&#8217;y trouve à nouveau quelques tables, des coureurs dans l&#8217;attente et quelques secouristes. Je reconnais parmi les coureurs mon hôte italien qui a de toute évidence décidé de se risquer sous la pluie en quittant son abri. Je tourne la tête à gauche et découvre avec surprise Stéphane. Je ne m&#8217;attendais pas du tout à le trouver là. L&#8217;ami Stéphane a décidé de rendre les armes comme tous les autres dans cette salle. Plus le goût comme on dit &#8230; J&#8217;aimerais l&#8217;inciter à reprendre la route mais je suis moi-même sur le fil du rasoir, trop usé physiquement et mentalement pour fournir cet effort de persuasion. Par esprit bravache, j&#8217;annonce tout de même ma décision de poursuivre la course sans en être moi-même pleinement convaincu.</p>
<p>La navette pour Bourg St Pierre est arrivée. Nous sortons tous de la salle. Je suis dans le couloir dans la file des coureurs avec cette alternative : poursuivre à pied ou en car. David, un anglais vétéran 3, est assis dans le couloir et range ses affaires. Nous échangeons quelques mots et quelques gestes &#8230; Il a envie de continuer, moi aussi &#8230;  Tout est dit. J&#8217;ai trouvé mon homme et mon cerveau le déclic qu&#8217;il attendait pour se focaliser à nouveau pleinement sur la poursuite de la course. « Go David, Go &#8230; ».<br />
Nous passons le pointage, on nous annonce un temps d&#8217;1h30 pour rejoindre le prochain ravitaillement. Il m&#8217;en faudra 2h.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Col du Grand St-Bernard – Bourg St-Pierre</strong><br />
D+ : 365 m, D- : 1202 m, Dis. : 13,9 km<br />
D+ cumulé : 4572 m, D- cumulé : 4430 m, Dis. Cumulée : 76,41 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous sortons ensemble du bâtiment. Le froid me saisit mais je suis à nouveau motivé comme jamais. Le car est stationné là. Nous ne sommes que deux à continuer la course à ce moment-là. Les autres coureurs ont tous choisi de rentrer en car et ce dernier semble déjà bien rempli. Je passe devant en saluant ses passagers puis autant par défi que pour me donner du courage, je prend mon élan et fais un bond pour faire claquer mes talons l&#8217;un contre l&#8217;autre. L&#8217;abandon n&#8217;est pas au programme d&#8217;Arthur cette année &#8230;</p>
<p>Avoir décidé de continuer m&#8217;a mis une pêche incroyable. J&#8217;enquille la descente comme jamais sautant de rocher à rocher, surfant sur les plaques de neige, coupant droit à travers flaques et ruisseaux. Mon compagnon de route a bien du mal à suivre, je ralentis régulièrement pour l&#8217;attendre. Il souffre de crampes mais garde le sourire. Je lui propose de l&#8217;homéopathie (sporténine) mais il a ce qu&#8217;il faut avec lui. Il me fait comprendre qu&#8217;il est préférable que nous allions chacun à notre rythme. Il a sans doute raison. Lors de cette ultime pause pour l&#8217;attendre, un couple de vétéran en t-shirt orange nous a rattrapés. J&#8217;ai demandé si tout allait bien pour eux compte tenu des conditions météo. « Oui, pourquoi voulez vous que cela n&#8217;aille pas ? » sur un ton que l&#8217;on pourrait qualifier d&#8217;un poil bourru. Oui effectivement, pourquoi donc ? On vient juste de se ramasser un bout de ciel sur la gueule, on patauge tous en cœur dans 10 cm de flotte, où est le problème ?</p>
<p>J&#8217;abandonne tout ce petit monde et reprend ma folle cavalcade. Un détail va vite me couper dans mon élan. J&#8217;ai beau aspirer sur la pipette de ma poche à eau, rien ne vient ! Quel con. J&#8217;ai passé plus de quarante minutes au ravito et je n&#8217;ai pas pensé un instant à faire le plein ! Pas terrible cette histoire d&#8217;autant qu&#8217;il fait nettement plus chaud en descendant dans la vallée, j&#8217;ai même dû tomber ma veste un moment plus tôt. Mon sauveur se présentera à moi sous l&#8217;apparence d&#8217;un campeur. Je l&#8217;ai pris au début pour un bénévole chargé d&#8217;un hypothétique pointage surprise. Faut dire que faire du camping avec toute sa petite famille par ce temps &#8230; Bon cela dit je ne vais pas m&#8217;en plaindre, c&#8217;était même une très bonne idée finalement. L&#8217;homme m&#8217;a fourni de l&#8217;eau et un morceau de Toblerone. Qu&#8217;il soit béni lui et sa famille pour ces présents jusqu&#8217;à la énième &#8230; aller, jusqu&#8217;à la génération qui lui conviendra le mieux, je ne vais pas être pingre. J&#8217;en vois qui esquisse un rictus au passage &#8230; Non, je vous arrête tout de suite, ce n&#8217;était pas un ravitaillement hors zone mais un simple déplacement du ravitaillement spectato solidaire qui devait se trouver initialement aux Lacs de Fenêtre. Un petit coucou à madame et aux enfants, encore un grand merci à monsieur et je poursuis mon chemin.</p>
<p>Après avoir rejoint le parcours officiel, la cavalcade effrénée s&#8217;est muée en une allure plus propice à l&#8217;ultrafond voir à encore plus long. Il y a quoi au-delà du delà ? Je me fais rattraper par un premier couple non identifié que je nommerai couple X puis talonné par le couple aux t-shirts oranges que je nommerai couple orange pour la facilité du discours et ne pas citer de nom. Monsieur V3, madame V2 tous deux excellents randonneurs et qui me semblent avoir une expérience longue comme un jour sans pain pour ce genre de balade. Ils ont fait la presque totalité du parcours en marchant d&#8217;un (très) bon pas, gérant au plus juste les ravitaillements et me font penser, avec tout le respect que je leur dois, à la tortue de la célèbre fable tandis que j&#8217;endosse malheureusement le costume du lièvre avec mes ravitaillements à rallonge et mes emballements d&#8217;allures incongrus dans certaines descentes.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3641" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-102.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Descente sur Bourg St-Pierre depuis le Grand St-Bernard.</em></p>
<p>Je me laisse rattraper une première fois par mes poursuivants tout à fait volontairement. Je suis ce qu&#8217;on peut appeler un citadin avec un grand C mais je suis tout de même aller suffisamment à la campagne pour faire la différence entre une paisible vache et un taureau couillu. Il y a bien un truc qui pendouille là-dessous mais ça ne ressemble pas à des tétines ! Alors quand ce n&#8217;est pas une, mais tout un troupeau de ces charmantes bestioles noires comme un sombre présage, qui me font face sur le chemin, je remets au lendemain tout acte d&#8217;héroïsme. D&#8217;autant, que ces bestiaux trapus ont une paire de cornes que tous les cocus envieraient.<br />
J&#8217;abdique, je range mon amour propre dans mon sac et m&#8217;insère entre les deux coureurs du couple orange sous un prétexte fallacieux pour franchir cette passe difficile. De toute évidence, le taureau suisse est du genre paisible &#8230; mais je préfère qu&#8217;il embroche en premier un V3 expérimenté. Place au jeune que diable.</p>
<p>Après ce haut fait d&#8217;arme, je ne pouvais pas décemment quitter mes sauveurs immédiatement d&#8217;autant que se faire trainer est une pratique somme toute assez confortable. Je reprendrai les commandes plus tard après la retenue d&#8217;eau du Lac des Toules et je quitterai mes tortues oranges pour me laisser aller à un nouvel emballement dans la descente finale vers Bourg St-pierre.<br />
La nuit tombera bien avant que je n&#8217;atteigne le ravitaillement. La nuit, tous les chats sont gris mais il me semble bien avoir rattrapé le couple X, vous savez, le premier couple rencontré &#8230; Yes !</p>
<p><code>Ravitaillement de Bourg St-Pierre<br />
Heure d'arrivée : 22h52, Temps de course : 17:06:13, Temps de pause : 46', Classement : 171<br />
Barrière horaire : 2h00, Marge : 3h08</code></p>
<p>Il fait totalement nuit quand j&#8217;arrive au ravitaillement. Il y a quelques tables installées dehors sous des abris toilés, des personnes attablées se tournent vers moi et m&#8217;encouragent. Merci, cela fait chaud au cœur. Je suis rassuré, le ravitaillement est en fait installé à l&#8217;intérieur dans une salle. C&#8217;est vraiment appréciable de pouvoir se reposer au chaud. Enfin, voilà un ravitaillement suffisamment consistant pour me refaire une santé. Depuis le temps que je l&#8217;attendais mon plat de pâtes ! Dommage, il n&#8217;y avait plus de sauce, il ne fait pas bon être un traîne-savate. Bouillon, pâtes, coca et un thé bien chaud me remettront sur les cannes. Les bénévoles sont  très prévenants, cela compense assurément la sauce. J&#8217;ai étalé mes petites affaires pour tenter de les faire séchés. Mission impossible, il y a des limites même avec des vêtements techniques. Côté pieds, les trempettes forcées dans l&#8217;eau glacée ont eu le mérite de stopper l&#8217;échauffement que je commençais à ressentir sous les coussinets. Une bonne couche de Nok ne sera pas du luxe. Par contre, je vous laisse imaginer l&#8217;apparence de ma peau avec ce séjour prolongé à l&#8217;humidité ! Et puis avec l&#8217;état de mes chaussettes, l&#8217;expression « baigner dans son jus » prend tout son sens. Incommodé par sa propre odeur, tous à vos masques !</p>
<p>Les oranges sont arrivés à leur tour suivi encore plus tard par mon « déclic » anglais. Mon ancien compagnon de route est en piteux état côté physique mais il garde toute sa tête. Pour se refaire un corps tout neuf, il décide de se laisser aller à une sieste réparatrice, un bénévole veillera au grain, il s&#8217;agit de ne pas louper les heures limites des barrières horaires. Une petite tape sur l&#8217;épaule pour l&#8217;encourager et il est temps pour moi de quitter les lieux.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Bourg St-Pierre – Cabane de Mille</strong><br />
D+ : 1038 m, D- : 190 m, Dis. : 11,56 km<br />
D+ cumulé : 5610 m, D- cumulé : 4620 m, Dis. cumulée : 87,97 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut imaginer cette montée au col de Mille comme une succession de trois immenses arcs de cercle inclinés qu&#8217;il nous faut enchainer les uns après les autres. Au creux de chaque arc se niche un torrent qui gronde et résonne crescendo dans l&#8217;obscurité, au fur et à mesure de notre progression. Une fois  franchie la difficulté du mieux possible, c&#8217;est-à-dire en évitant de se ramasser dans l&#8217;eau noire peu avenante qui s&#8217;écoule entre les pierres des gués, on s&#8217;éloigne peu à peu et le son s&#8217;atténue pour devenir bientôt un murmure ouaté.</p>
<p>Je devine plus que je ne vois la masse sombre de la montagne qui me domine sur la droite. A gauche, très loin en contrebas dans la vallée, les lumières d&#8217;un village, peut-être celui de Liddes, me rappellent la présence de mes semblables. La plupart doivent être endormis maintenant tandis que je crapahute seul sur ces sentiers montagneux. Par moment, les lueurs d&#8217;une lampe frontale apparaissent furtivement au loin. Ce n&#8217;est guère réjouissant car elles semblent toujours bien hautes par rapport à ma position actuelle. Il n&#8217;y a pas de secrets, pour atteindre les 6900 m de dénivelé, il faut monter &#8230; et monter longuement.</p>
<p>Les deux loupiotes qui me pourchassent me travaillent beaucoup plus. Je soupçonne qu&#8217;elles appartiennent au couple orange et cela me dérange quelque peu. Amour propre oblige, je me suis affecté comme mission de rester en tête à tout prix. Je dis à tout prix mais dans les limites d&#8217;une saine concurrence sportive bien entendue. Je n&#8217;ai pas de pièges à loups sur moi de toute façon. J&#8217;ai beau y mettre toute ma meilleure volonté et une énergie raisonnable, je ne peux de toute façon pas faire plus, l&#8217;écart se réduit peu à peu comme une peau de chagrin. Bientôt, les frontales sont sur moi, leur halo m&#8217;éblouit avant que mes yeux s&#8217;habituent peu à peu à ce surcroit de lumière. Des visages marqués, rendus blafards par la lumière des LED apparaissent peu à peu. On échange quelques mots pour s&#8217;encourager et s&#8217;enquérir de la forme de chacun, un court intermède entre personnes partageant la même passion et puis chacun poursuit son chemin. Le couple X est à nouveau passé devant moi.</p>
<p>Nous sommes maintenant épargnés par l&#8217;orage mais ce n&#8217;est pas le cas pour tout le monde. Les éclairs jaillissent régulièrement plus à l&#8217;ouest, illuminant par instant les sommets montagneux. C&#8217;est féérique un orage quand on le voit de loin &#8230;</p>
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<p>C&#8217;est bien la première fois que je souffre du manque de sommeil pendant la nuit. J&#8217;ai des coups de pompe matérialisés par des absences comme si je faisais une partie du chemin en dormant ou tout du moins en progressant alors que ma conscience sommeille. Et puis, mon esprit reprend subitement les commandes, je suis alors plus attentif au chemin et chaque passage marquant s&#8217;inscrit dans ma mémoire d&#8217;une façon indélébile.</p>
<p>Ce manque de vigilance m&#8217;a valu de rebrousser chemin pour vérifier ma route. Les marques de peinture matérialisant le chemin de grande randonnée était bien présents mais je ne voyais plus aucune trace de peinture verte et encore moins les piquets soutenant la rue balise réfléchissante. J&#8217;étais incapable de me rappeler si j&#8217;avais croisé les balises en question quelques instants plus tôt. Dans le doute, il valait mieux vérifier. Il n&#8217;était pas question de perdre de vue cette ligne de vie lumineuse, je n&#8217;avais pas envie de rallonger la sauce comme aux Coursières. Fausse alerte mais qui n&#8217;allait certainement pas arranger mes affaires avec mon challenge orange.</p>
<p>Pour éviter des divagations nuisibles à mon esprit (on ne progresse pas beaucoup en faisant des aller retour), j&#8217;ai essayé de faire des micro-siestes sur le bord du chemin. Je faisais coïncider celles-ci avec mes ravitaillements. Je me choisissais un rocher 3 étoiles, confortable et douillet, et je commençais par déguster lentement une barre de céréale ou un gel, puis la tête blottie entre les bras, je faisais le vide et relâchais au maximum ma musculature. Ce simple relâchement de quelques minutes était incroyablement efficace dès lors que je reprenais la route.</p>
<p>A l&#8217;occasion d&#8217;un mini dodo, je me suis fait rattraper par un coureur solitaire. J&#8217;ai fais le yoyo avec lui et deux autres coureurs que nous avons rattrapés par la suite. Toujours pas d&#8217;orange en vue. On aperçoit très tôt les lumières de la cabane de Mille. On croit pouvoir la toucher mais on s&#8217;en éloigne pour un dernier arc de cercle. C&#8217;est long. Ces lumières approchées sans être jamais atteintes, ça a quelque chose de cauchemardesque. Il ne faut surtout pas se focaliser dessus et vouloir les atteindre avec trop d&#8217;empressement. C&#8217;est le meilleur moyen pour se casser le moral. Mieux vaut prendre son mal en patience et profiter du calme et de la sérénité que l&#8217;on ne manque pas de ressentir lors de ce long cheminement nocturne.</p>
<p>Je mets pieds sur une crête balayée par les vents, quelques drapeaux plantés là à la gloire des sponsors de la course claquent et vrombissent dans la nuit, la rue balise tendue à rompre par les éléments forme un couloir qui guide mes pas vers les lumières toutes proches de la cabane de Mille, seule trace attestant de la présence de l&#8217;homme dans ce paysage désolé.</p>
<p><code>Ravitaillement de la Cabane de Mille<br />
Heure d'arrivée : 02h25, Temps de course : 21:25:35, Temps de pause : 16', Classement : 157</code></p>
<p>Encore une centaine de mètres et j&#8217;arrive au ravitaillement. Il est à l&#8217;extérieur cette fois mais abrité efficacement du vent sous une toile de tente à proximité du refuge. L&#8217;accueil est chaleureux. Il y a là deux bénévoles ainsi que trois personnes dont je n&#8217;ai pas trop compris la présence. Spectateurs, randonneurs noctambules hébergés au refuge ? Je suis assis sur un banc en train de siroter un bouillon à moins que ce ne soit un thé, mes souvenirs s&#8217;effilochent déjà ! Comme à chaque ravitaillement, je ne manque pas de soulager mes pieds avec une bonne dose de Nok.<br />
Mes compagnons yoyo sont arrivés peu à peu puis c&#8217;est le tour du couple orange. Argh, il est temps de partir &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Cabane de Mille – Lourtier</strong><br />
D+ : 78 m, D- : 1484 m, Dis. : 10,88 km<br />
D+ cumulé : 5688 m, D- cumulé : 6104 m, Dis. Cumulée : 98,85 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il faut repartir en sens inverse, ce qui explique certainement la profusion de rue balise à cet endroit, avant de basculer sur la gauche pour attaquer la longue descente sur Lourtier. Quand même près de 1500 m de dénivelé négatif que les cuisses et les genoux vont devoir encaisser sans broncher. Négatif, tu m&#8217;étonnes qu&#8217;elle va être négative la descente pour mes pauvres guiboles !</p>
<p>Je n&#8217;ai pas énormément de souvenirs de cette descente sur Lourtier. Je me rappelle l&#8217;avoir effectuée en partie avec mes yoyos habituels. La pente atteignait parfois un fort pourcentage notamment dans la forêt de la Perche. En me laissant aller pour prendre un peu de vitesse, j&#8217;ai glissé plusieurs fois, me rattrapant in extremis, la douleur m&#8217;arrachant quelques jurons de circonstances mais avec un minimum de discrétion. Je m&#8217;en serais voulu de choquer quelques oreilles suisses.</p>
<p>Du haut des alpages, le regard embrasse une bonne partie de la vallée. Il y a beaucoup de lumières réparties en paquets plus ou moins lumineux. A chacun de ces groupes correspondent des villages. Lequel est Lourtier ?</p>
<p>J&#8217;ai repéré le ravitaillement grâce à une de ses immenses boules lumineuses qui servent aussi bien à éclairer un large emplacement qu&#8217;à faire de la pub pour telle ou telle marque. Les maisons alentours grossissent peu à peu au fur et à mesure de ma progression. Une lente progression en alternant marche et course, peut-être plus marche que course d&#8217;ailleurs. Le couple orange me talonne à nouveau à quelques encablures. Le jour se lève, j&#8217;arrive à Lourtier à temps pour l&#8217;heure du café.</p>
<p><code>Ravitaillement de Lourtier<br />
Heure de départ : 6h00, Temps de course : 25:00:03, Temps de pause : 23', Classement : 143<br />
Barrière horaire : 9h00, Marge : 3h00</code></p>
<p>La nuit a dû être longue pour les bénévoles, ils me semblent bien fatigués, quelque peu avachis sur leurs chaises derrière la table du ravitaillement. Je me fais servir un café et prends une petite réserve de gâteaux avant d&#8217;aller m&#8217;asseoir sur les bancs disponibles. Une nouvelle journée débute, un bénévole démonte la lampe que j&#8217;ai repérée dans la pénombre quelque temps auparavant. Le couple orange est arrivé et se restaure à proximité. Déjà une bonne demi-heure de retard sur mes prévisions les plus optimistes et je suis loin du compte si j&#8217;en crois les commentaires décrivant la montée à La Chaux, dernière difficulté au menu. Un truc similaire dans l&#8217;esprit à la montée de la Flégère à l&#8217;UTMB. Cela promet quelques moments délicats à passer. Il ne fait pas bon être cuit à Lourtier.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Lourtier – La Chaux</strong><br />
D+ : 1146 m, D- : 20 m, Dis. : 4,88 km<br />
D+ cumulé : 6834 m, D- cumulé : 6124 m, Dis. Cumulée : 103,73 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le couple orange quitte les lieux avant moi. On ne peut décidément pas se la jouer cool et piquer un p&#8217;tit roupillon tranquille. Je suis en train de me faire bouffer tout cru par mon couple de tortues !</p>
<p>Je quitte à mon tour le ravitaillement bien décidé à ne pas finir en salade. La grimpette ne fait pas dans la dentelle, on tire tout droit dans la pente histoire de se rapprocher au plus vite du mur qui va nous occuper ce début de matinée.</p>
<p>Le mur en question est un régal pour un coureur en pleine possession de ses moyens. Imaginer une monotrace étroite formant d&#8217;innombrables petits lacets dans une pente de folie abritée des ardeurs du soleil par les frondaisons. Bertone ! Oui c&#8217;est cela, je me revois dans cette terrible montée au refuge Bertone l&#8217;année dernière. Une orgie de lacets, un cagnard sans pitié, les similitudes sautent aux yeux. A une différence près, il n&#8217;y a pas de refuge à la clé pour clore ce long calvaire musculaire. Ca ne se termine jamais, on espère par moment tirer à gauche, contourner la difficulté par un cheminement en balcon mais non à chaque fois le chemin repart à l&#8217;assaut de la pente et s&#8217;élève à nouveau rapidement.</p>
<p>J&#8217;espérais pouvoir terminer la course avec ma polaire. Aussi fine soit-elle, je ne pourrai de toute évidence pas la supporter encore bien longtemps. La chaleur se fait de plus en plus présente et est grandement  renforcée par l&#8217;intensité de l&#8217;effort dans la pente. Je dois me résoudre à renfiler mon t-shirt toujours aussi trempé depuis l&#8217;orage de la veille. J&#8217;aurais dû le faire sécher pendant la nuit accroché à mon sac mais la place était déjà prise par ma veste de pluie et je m&#8217;imaginais arriver à Verbier aux premières lueurs &#8230; Ouaf ouaf ! L&#8217;effet est on ne peut plus rafraichissant voir réfrigérant !</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Le couple orange a fait une pause pour se ravitailler. C&#8217;est bien la première défaillance que je constate chez eux depuis que nos routes se croisent. La salade reprend les commandes. Je ne peux décemment plus me comparer à un lièvre tant je semble scotché au terrain. Et puis mon genou droit me fait un peu souffrir. Pas énormément c&#8217;est vrai mais j&#8217;appréhende de le solliciter autant que la pente le nécessiterait. Pour l&#8217;économiser, j&#8217;ai tendance à utiliser surtout la jambe gauche.</p>
<p>La dernière partie dans les alpages est un régal, on découvre avant même d&#8217;avoir franchi la lisière de la forêt que les réjouissances sont loin d&#8217;être terminées. Le mur se poursuit encore et encore, plus ou moins velu mais tout aussi impressionnant quand je vois au loin, bien plus haut, les silhouettes minuscules des quelques  coureurs qui me précèdent.</p>
<p>Après avoir avalé une ultime bosse, la pente s&#8217;adoucit et le chemin ménage enfin nos organismes fatigués. La sonnerie du téléphone retentit. L&#8217;ami Biscotte est arrivé. Après avoir repris du poil de la bête, le remords l&#8217;a envahi et il s&#8217;enquiert enfin de l&#8217;état de son compagnon à deux pattes abandonné sur le bord de la route. Ce n&#8217;est pas encore aujourd&#8217;hui que l&#8217;on franchira bras dessus bras dessous la ligne d&#8217;arrivée d&#8217;un ultra. Pfft &#8230;</p>
<p><code>Ravitaillement de La Chaux.<br />
Heure d'arrivée : 8h26, Temps de course : 27:26:13, Temps de pause : 10', Classement : 141</code></p>
<p>J&#8217;arrive au dernier ravitaillement. Il est installé sur un chemin carrossé à proximité de remontées mécaniques. Quand je pense que cet enfoiré de Biscotte m&#8217;a fait croire qu&#8217;il me faudrait atteindre l&#8217;ultime pylône du télésiège qui disparaît au sommet des pistes avant de basculer sur Verbier ! Je cherche mes mots, comment qualifier pareil coup pendable et quel châtiment lui réserver &#8230; La pendaison ? L&#8217;écartèlement ? L&#8217;empalement ? Trop doux &#8230; Le priver de trail ? Trop dur &#8230; Je trouverai bien, il ne perd rien pour attendre le bougre.<br />
Encore inconscient de cette forfanterie, je reprends des forces assis sur une chaise, devant la table de ravitaillement en buvant du coca et en réveillant mes papilles gustatives à grand renfort de chocolat. Etait-il Suisse au moins ? En tout cas, la halte est plaisante, on domine la vallée depuis ce point de vue et le regard porte loin. Le couple orange repartira à nouveau avant moi du ravitaillement !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La Chaux &#8211; Verbier</strong><br />
D+ : 70 m, D- : 780 m, Dis. : 6,81 km<br />
D+ cumulé : 6904 m, D- cumulé : 6904 m, Dis. Cumulée : 110,54 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte le ravitaillement par le sentier du Bisse. Je profite de cette partie plane pour solliciter des qualités de coureurs bien peu exploitées pendant cette balade. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir beaucoup marché ! Cette relance me permet de me dépatouiller une bonne fois pour toute de mes challengers orangés. Non mais &#8230;</p>
<p>Un petit lacet en montée me fait penser que l&#8217;ultime grimpette le long des pylônes du télésiège décrite par Biscotte a enfin commencé mais la supercherie éclate bientôt à mes yeux ! « Oh, l&#8217;enfoiré &#8230; » J&#8217;avoue avoir été quelque peu soulagé en découvrant que l&#8217;on basculait directement sur Verbier ! Enfin, quand je dis directement &#8230; le final m&#8217;a quand même occupé plus d&#8217;1h30. Une paille ! Il semble encore bien petit le centre sportif de Verbier à ce moment-là.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-104.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3642" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-104.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>YES ! Je suis finisher du Trail Verbier St-Bernard !</em></p>
<p>Toute chose à une fin, j&#8217;arrive enfin à Verbier. La délivrance est pour bientôt. Mais non, que dalle ! Me voilà perdu au milieu d&#8217;un chantier à chercher des traces vertes. Une petite montée d&#8217;adrénaline, je m&#8217;imagine déjà grillé sur la lignes par mes deux tortues. Tient une flèche verte au sol &#8230; Ouais, c&#8217;est vert mais ce ne sont pas les jolis petits ronds habituels. Me voilà perplexe, c&#8217;est peut-être un balisage pour les vététistes en nombre dans la station. Une piste verte pour les débutants ? Il est pas bien frais le père Arthur ! Mes quelques neurones survivants finissent par me remettre sur les rails.</p>
<p>Je me rapproche du centre du village. L&#8217;arrivée du trail ne semble pas avoir déplacé les foules mais il y a quand même quelques spectateurs et des passants qui m&#8217;encouragent et applaudissent lors de mon passage. Je suis sur un petit nuage. Ces moments savoureux à l&#8217;approche de l&#8217;arrivée sont si fugitifs qu&#8217;il faut en savourer chaque précieux instant. Je longe des boutiques, évite les terrasses et me faufile entre les badauds en trottinant gentiment. Je traverse prudemment une rue et je pénètre dans le couloir de l&#8217;arrivée. Un petit virage à gauche et l&#8217;arche se dresse devant moi. Purée ce que c&#8217;est bon d&#8217;arriver.</p>
<p>Histoire de finir en beauté, je renouvelle le petit saut sur le côté pour faire claquer les talons. Bon, il faudra que je le refasse deux fois, le photographe a insisté, il m&#8217;a raté à la première tentative ! Biiiip. Le dernier pointage est effectué, 29 heures après le départ de la course. Ca y est, je l&#8217;ai fait. Je suis finisher du trail Verbier St-Bernard !</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Comatage d&#8217;après course</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette canaille de Biscotte est dans le sas d&#8217;arrivée. Faux frère, tu n&#8217;as pas trop souffert de bourdonnements et autres sifflements dans les oreilles ? Parce que je t&#8217;ai gentiment béni en cherchant les pylônes sur le bord de mon chemin. Bravo mon poulet pour cette belle course comme quoi quand tu veux &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-105.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3643" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-105.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Photo souvenir devant un poster de la course.</em></p>
<p>Le photographe me fait prendre la pose devant un poster de la course puis on me remet mon cadeau : un t-shirt technique manche longue Columbia qui vient compléter à merveille mon matériel. Me voilà équipé pour la mi-saison.</p>
<p>Alors que nous étions en train de déguster le repas d&#8217;après course et de nous réhydrater avec la traditionnelle bière d&#8217;après course, nous avons assisté à l&#8217;arrivée du couple orange. J&#8217;ai vengé le lièvre et réussi à faire la nique à la fable mais c&#8217;était loin d&#8217;être gagné et à défaut d&#8217;avoir eu le temps de féliciter sur place mes deux tortues (ils sont partis immédiatement), je m&#8217;empresse de le faire maintenant par écrit. Toutes mes félicitations à vous deux.</p>
<p>Une fois repu, je suis allé prendre une douche au centre sportif. Avec 3h d&#8217;avance sur moi, Biscotte a eu tout le temps nécessaire pour m&#8217;accueillir frais comme une rose à l&#8217;arrivée. Pas sûr qu&#8217;il me reste de l&#8217;eau chaude d&#8217;ailleurs &#8230; J&#8217;arrive trop tard pour me briquer sous les douches des hockeyeurs fermées entre temps mais celles de la piscine attenante feront l&#8217;affaire. En sortant de la douche, j&#8217;ai la bonne surprise de voir arriver David, l&#8217;anglais rencontré au Grand St-Bernard. Tope là, l&#8217;ami, je suis vraiment heureux que tu ais également terminé ce périple. C&#8217;est un peu grâce à toi que j&#8217;ai eu le courage de repartir sur mes deux jambes après l&#8217;épisode orageux de la Fenêtre du Ferret. Merci à toi.</p>
<p>Un gros regret. J&#8217;ai complétement zappé que Jean-Luc Ridet (coureur d&#8217;ultra en tout genre et accessoirement masseur thérapeute et coach sportif) était également à Verbier pour faire bénéficier  aux coureurs de sa science du massage. Pourtant, j&#8217;en aurais bien eu besoin !</p>
<p>Histoire de reprendre la route dans de bonnes conditions nous sommes allés faire une petite sieste au bord de l&#8217;eau. 3 heures à faire la fête à Morphée allongés sur les sièges de la voiture. Je me serais probablement laissé tenter par une petite heure supplémentaire mais j&#8217;ai eu pitié de la Biscotte qui n&#8217;arrivais pas à dormir. Trop chaud, trop de bruit. Il était dérangé par le doux bruit de l&#8217;eau à moins que ce ne soit par les quelques ronflements d&#8217;un Arthur assoupi. C&#8217;est vrai aussi qu&#8217;il était temps de clore le weekend. Je débutais mes vacances mais l&#8217;ami Biscotte devait se lever aux aurores le lendemain et se rendre au boulot en vélo ! J&#8217;envisageais pour ma part  une toute autre forme de récupération.</p>
<p>Avant de quitter la Suisse, nous avons acheté une barquette d&#8217;abricots du Valais, une petite contribution à l&#8217;économie locale et une manière agréable de dépenser nos derniers francs suisses. Le retour par Chamonix s&#8217;est fait sous la pluie, le weekend s&#8217;est terminé comme il a commencé mais purée entre les deux j&#8217;en aurai vraiment pris plein les mirettes.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Conclusion</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;avais prévu un temps de 26h20 en début d&#8217;année (<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/20/programme-des-rejouissances-pour-2010/">Programme des réjouissances pour 2010 …</a>) puis de 24h après les Coursières &#8230; J&#8217;en suis bien loin, le chrono n&#8217;est pas à la hauteur de mes espérances mais qu&#8217;importe, je suis vraiment très satisfait d&#8217;avoir pu rejoindre la ligne d&#8217;arrivée.</p>
<p>J&#8217;ai bien failli rendre les armes au Col du Grand St Bernard &#8230; Se prendre un orage de grêle à 2700m d&#8217;altitude sur un névé est relativement vivifiant. Je n&#8217;ai même pas eu le temps de sortir ma veste que j&#8217;étais trempé jusqu&#8217;aux os ! Sans compter le risque de se prendre la foudre. Et que dire des traversées multiples de torrents en cru avec de l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles ! Il y a eu beaucoup d&#8217;abandons à ce moment de la course mais j&#8217;ai eu la chance de passer au travers probablement en partie grâce à ce coureur anglais rencontré. La descente du St Bernard en direction de Bourg St-Pierre dans les chemins transformés en torrent et sur les névés transformés en piste de luge a été curieusement un des moments que j&#8217;ai le plus apprécié.</p>
<p>Mais pourquoi donc ce surcroit de temps ? J&#8217;ai ressenti des douleurs dès la première descente dans la jambe droite et notamment au niveau du genou. Dans les montées, la chaleur me clouait littéralement au sol. Je suis très sensible aux températures excessives, avec le manque de lucidité, je vais d&#8217;ailleurs faire l&#8217;erreur d&#8217;oublier mon t-shirt manches courtes à la Fouly, ce qui ne va pas arranger les choses. Bref, je suis bien en-dessous de mon allure dès la seconde montée.</p>
<p>J&#8217;ai perdu énormément de temps au Grand St Bernard &#8230; Il faut s&#8217;imaginer arriver tremper jusqu&#8217;aux os (sac compris) de la tête aux pieds, par une température qui n&#8217;a plus rien de caniculaire, dans un lieu surchauffé où des gens vous servent un bouillon bien chaud &#8230; Très difficile mentalement. J&#8217;ai mis du temps à me refaire une santé, à réorganiser mon matos et à trouver les ressources mentales nécessaires pour m&#8217;extraire de ce piège.</p>
<p>Ne pas atteindre Bourg St-Pierre avant la nuit m&#8217;a fait perdre à nouveau beaucoup de temps. C&#8217;était très difficile de courir la nuit, je trottinais parfois mais l&#8217;allure correspondait plus à une marche rapide. Ce n&#8217;était pas le lendemain pour la fin du parcours que j&#8217;allais refaire mon retard &#8230; J&#8217;étais surtout occupé à gérer la fatigue avec l&#8217;objectif d&#8217;arriver au bout.</p>
<p>J&#8217;ai passé un temps de 3h38 cumulé pour les 10 ravitaillements. J&#8217;estime qu&#8217;un temps de 2h20 aurait dû être suffisant. Difficile de faire moins. Il faut compter 10 minutes par ravitaillement et 30 minutes aux ravitaillements de la Fouly et de Bourg St-Pierre. Déjà 1h18 de gagner pour la prochaine fois &#8230;</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression de manquer de fraîcheur physique et de ne pas être à 100% de mes capacités depuis l&#8217;Ultra des Coursières. Un peu comme si le moteur tournait sur 3 cylindres. J&#8217;ai coupé complétement pendant deux semaines après Verbier, j&#8217;espère que cela suffira pour me remettre sur les rails.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Et pour la course elle-même  ?</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le Trail Verbier St-Bernard est une course monstrueusement géniale. Il ne faut pas sous-estimer la difficulté du parcours. Il y a de quoi faire une overdose de lacets dans la dernière montée après Lourtier.</p>
<p>Les paysages sont somptueux. Je me suis arrêté plusieurs fois pour en profiter, assis sur un rocher, scotché face à la beauté des montagnes qui m&#8217;entouraient. J&#8217;en avais des frissons de plaisir/émotion similaire à l&#8217;effet que que l&#8217;on peut avoir en écoutant un morceau de musique favori. Le truc qui te prend aux tripes &#8230; bon j&#8217;étais aussi scotché par la fatigue !</p>
<p>Le balisage est parfait et très facile à suivre même la nuit. C&#8217;est appréciable quand on chemine longuement tout seul et puis quelle bonne idée d&#8217;avoir dessiné le profil de la course sur le dossard.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas compris l&#8217;intérêt du sac coureur à la Fouly. Je pense qu&#8217;il vient beaucoup trop tôt dans la course. Il serait beaucoup plus utile de bénéficier d&#8217;un change à Bourg St-Pierre avant la nuit. Un ravitaillement chaud à la Fouly équivalent à celui de Bourg St-Pierre serait un plus indéniable à mon sens. J&#8217;ai trouvé cela vraiment léger mais peut-être suis-je passé à un mauvais moment ? C&#8217;est bien là le seul reproche que j&#8217;ai à faire aux organisateurs. Je ne peux que vous recommander chaudement d&#8217;inscrire le Trail Verbier St-Bernard à votre agenda.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 29h02&#8217;55&#8243;<br />
Distance : 110 km<br />
D+ : 6900 m</p>
<p>Ravitaillement de la Croix de Cœur<br />
Heure d&#8217;arrivée : 07h01, Temps de course : 02:01:15, Temps de pause : 8&#8242;, Classement : 252</p>
<p>Ravitaillement de Levron<br />
Heure d&#8217;arrivée : 8h40, Temps de course : 03:40:04, Temps de pause : 17&#8242;, Classement : 238</p>
<p>Ravitaillement de Sembrancher<br />
Heure d&#8217;arrivée : 9h42, Temps de course : 04:42:12, Temps de pause : 10&#8242;, Classement : 261<br />
Barrière horaire : 11h30, Marge : 1h48</p>
<p>Ravitaillement de Champex<br />
Heure de départ : 11h31, Temps de course : 06:31:09, Temps de pause : 9&#8242;, Classement : 253</p>
<p>Ravitaillement de La Fouly<br />
Heure de départ : 14h38, Temps de course : 09:38:36, Temps de pause : 33&#8242;, Classement : 224<br />
Barrière horaire : 17h00, Marge : 2h22</p>
<p>Col de Fenêtre<br />
Heure de départ : 18h02, Temps de course : 13:01:57, Temps de pause : 1&#8242;, Classement : 219</p>
<p>Ravitaillement du Grand Saint-Bernard<br />
Heure d&#8217;arrivée : 18h59, Temps de course : 13:59:36, Temps de pause : 46&#8242;, Classement : 216</p>
<p>Ravitaillement de Bourg St-Pierre<br />
Heure d&#8217;arrivée : 22h52, Temps de course : 17:06:13, Temps de pause : 46&#8242;, Classement : 171<br />
Barrière horaire : 2h00, Marge : 3h08</p>
<p>Ravitaillement de la Cabane de Mille<br />
Heure d&#8217;arrivée : 02h25, Temps de course : 21:25:35, Temps de pause : 16&#8242;, Classement : 157</p>
<p>Ravitaillement de Lourtier<br />
Heure de départ : 6h00, Temps de course : 25:00:03, Temps de pause : 23&#8242;, Classement : 143<br />
Barrière horaire : 9h00, Marge : 3h00</p>
<p>Ravitaillement de La Chaux.<br />
Heure d&#8217;arrivée : 8h26, Temps de course : 27:26:13, Temps de pause : 10&#8242;, Classement : 141</p>
<p>Classement général : 141/159 (356 partants)<br />
Classement VH1 : 67/71</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-cadeau.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3644" title="Le Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt technique manches longues et la casquette en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank">Le Trail Verbier St-Bernard</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailVerbierStBernard?authkey=Gv1sRgCL220-uAwsvNwAE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/TDJJAVHGTLE/AAAAAAAAGVA/Zf4eeVTQRdQ/s160-c/TrailVerbierStBernard.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/TrailVerbierStBernard?authkey=Gv1sRgCL220-uAwsvNwAE&amp;feat=embedwebsite">Trail Verbier St-Bernard</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>22</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/21/le-trail-verbier-st-bernard-2010-1/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 15:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Verbier St-Bernard]]></category>

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		<description><![CDATA[Au programme du weekend : une longue balade en Suisse dans le canton du Valais. Le trail Verbier St-Bernard. Une balade de 110 km et 6900 m de dénivelé positif pour découvrir les Alpes version Suisse et papoter avec compère Biscotte. « Premier ultra trail de plus de 100 km entièrement suisse. Avec plus de 96% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p><strong>Au programme du weekend : </strong>une longue balade en Suisse dans le canton du Valais. Le trail Verbier St-Bernard. Une balade de 110 km et 6900 m de dénivelé positif pour découvrir les Alpes version Suisse et papoter avec compère Biscotte.</p>
<p><em>« Premier ultra trail de plus de 100 km entièrement suisse. Avec plus de 96% sur chemins, le parcours emprunte les grands trekkings de la région et cumule un dénivelé positif de 6900m. Départ et arrivée dans la station de Verbier à 1500m d’altitude. Le tracé, typé montagne avec un fort dénivelé, joint les trois vallées de la Dranse et symbolise ainsi un trait d’union entre ces entités géographiques. Pour les candidats aux premières places, c’est à la Fouly que la course débutera vraiment, à l’amorce des 1300m de dénivelé positif menant au col de Fenêtre (2698m). La dernière montée dans la forêt de l’Arbaray devrait réserver encore de belles surprises. Relativement technique et assez raide, ce sentier totalise un dénivelé positif de près de 1200m. Au sommet, la partie est quasiment gagnée : ultime effort en tentant d’allonger la foulée le long du bisse avant de plonger sur l’arrivée. Si les premiers admireront le massif des Combins, le gros du peloton aura déjà cumulé de nombreuses heures à la seule lueur des lampes frontales et bénéficiera ainsi d’une ambiance magique où étoiles et frontales mêlent leur lumière. »</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3568" title="Trail Verbier St-Bernard 2010 Profil" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-profil.jpg" alt="" width="510" height="261" /></p>
<p><strong>Un objectif : </strong>finir et cela suffira amplement à mon bonheur. Généralement, on dit cela après coup pour se trouver une excuse quand on a fait une performance voisine des racines d&#8217;une pâquerette en fin de vie mais là vous conviendrez qu&#8217;il n&#8217;y a rien dire, j&#8217;avais annoncé cet objectif dès le début de l&#8217;année …</p>
<p><strong>Une estimation de temps : </strong>26h20. Comme quoi les estimations ne sont que des estimations. Quelle tristesse d&#8217;être si lent !</p>
<p><strong>Une mission de la dernière heure : </strong>l&#8217;ami <a href="http://tercan.martinsfamilly.fr/" target="_blank">Tercan</a> que nous devions rejoindre à Verbier a déclaré forfait du fait d&#8217;une inflammation de l&#8217;aponévrose plantaire. J&#8217;ai décidé de lui faire une petite place dans mon sac et de l&#8217;emmener avec moi. Sa présence à mes côtés ne sera bien sûr qu&#8217;une vue de l&#8217;esprit mais cet acte symbolique sera une raison supplémentaire pour rallier l&#8217;arrivée. Je serai ses yeux, ses oreilles et ses jambes, le reste, je le garde pour mon usage personnel. Il sera mon cerveau de secours au cas où … Je l&#8217;appellerai à n&#8217;importe quelle heure du jour et de la nuit (ben oui quoi, t&#8217;étais pas au courant ?) pour qu&#8217;il me botte le cul si des idées d&#8217;ab&#8230; (le mot est innommable) me traversent l&#8217;esprit !</p>
<p>Ce CR t&#8217;es dédié l&#8217;ami. Voilà ce que mes yeux ont vu, mes oreilles entendu &#8230;<br />
<span id="more-3549"></span></p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La veille :</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous avons fait le trajet pour nous rendre à Verbier la veille. Un voyage sans histoire en passant par Chamonix et le col des Montets pour éviter l&#8217;achat de la vignette autoroutière Suisse et parce que le paysage le vaut bien. Ma belle sœur m&#8217;a prêté son GPS. Hum, pas très au point le logiciel. Il ne semble pas distinguer les routes principales et les voies secondaires … Nous avons traversé Verbier « dré dans le pentu » en prenant les raccourcis les plus improbables et en choisissant en priorité des voies de desserte réservées aux bordiers (comprenez riverains.). Biscotte a même dû descendre de la voiture pour un passage rendu particulièrement étroit du fait de travaux sur la chaussée. A la recherche du gite perdu … A mon avis, les courses d&#8217;orientation, c&#8217;est pas pour nous !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3570" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Depuis la Forclaz. Côté gauche, la vallée du Rhône et la ville de Martigny. Au centre, à l&#8217;horizon, on distingue le sommet de Pierre Avoi (2473m). A droite, la vallée de la Dranse et le village de Bovernier. A l&#8217;extrême droite, à mi-hauteur les premiers contreforts de Catogne.</em></p>
<p>Mais je m&#8217;égare, revenons à notre arrivée à Verbier. Il pleut. Le temps de se garer et il pleut même des cordes. Un vrai déluge et puis ça tonne en plus pour rajouter un peu de piment à la chose. Même pour se rendre au retrait des dossards : ça ne va pas être du gâteau et pourtant nous ne sommes pas bien loin. Je n&#8217;ose pas imaginer le côté plaisant de notre balade du lendemain si cette pluie battante s&#8217;éternise.</p>
<p>On profite d&#8217;un semblant de répit pour se décider. Le retrait des dossards a lieu sous un chapiteau qui servira pour le repas d&#8217;après course. Il y a un peu de monde mais rien de bien méchant. Il faut donner une caution pour la puce intégrée au dossard. Nous espérions pouvoir donner cette caution en euros. Ben non. Et c&#8217;est partie pour un footing d&#8217;entrainement impromptu à la recherche d&#8217;un distributeur de billet. Bon, ce n&#8217;est pas ce qui manque dans le coin. Me voilà de retour dans la file avec un billet suisse de 20 CHF flambant neuf, sésame obligatoire pour obtenir nos deux dossards.</p>
<p>Le contrôle du matériel est effectué avec toute la rigueur que l&#8217;on peut attendre de nos proches voisins. OK, nous sommes en règle et autorisés à prendre le départ de la course. Il nous reste à récupérer notre dossard, le ticket repas d&#8217;après course indispensable pour reprendre des forces après l&#8217;effort et un cadeau souvenir : une casquette aux couleurs de la course. Avec celle de la SaintéLyon, me voilà paré pour des années &#8230;</p>
<p>Nous avons loué un gite chez l&#8217;habitant au chalet Tai Pan. Biscotte n&#8217;a pas semblé convaincu par les charmes de « <a href="http://www.tdg.ch/actu/suisse/abri-antiatomique-hotel-remporte-franc-succes-2009-01-02" target="_blank">The Bunker</a> », un hôtel spartiate aménagé dans un ancien abri antiatomique ! Je ne peux pas lui donner totalement tort. Nous ne sommes pas de la même fibre que l&#8217;ami Karbone qui n&#8217;hésite pas à passer la nuit dans une 106 la veille d&#8217;une course comme la Montagn&#8217;Hard.</p>
<p>Le chalet est au cœur d&#8217;un petit lotissement. Il est accessible uniquement à pied par un petit sentier en pente. C&#8217;est une construction à deux étages. Le gite occupe la totalité de la partie basse et le logement de la propriétaire le premier étage (accessible également de plain-pied du fait de la pente).<br />
Le gite est fermé et la propriétaire semble absente. Bien que la télé soit allumée et les fenêtres de l&#8217;appartement ouvertes, personne ne répond à nos sollicitations. Pour ne pas attendre idiot, nous décidons d&#8217;en profiter pour aller manger dans le centre de Verbier.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3571" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Biscotte songe au meilleur moyen de me maraver le lendemain &#8230;</em></p>
<p>Les restaurants ont flairé les amateurs de bière que nous sommes et ont préparé un menu spécial coureurs, des pâtes quoi. Pas mauvais du reste mais j&#8217;ai tout de même trouvé la note un peu trop raccord avec le standing de la station. Cela dit le patron était sympathique et bon commerçant.</p>
<p>De retour au chalet, il n&#8217;y a toujours pas un chat. Il commence à faire nuit et je m&#8217;imagine déjà, ma vieille carcasse de quadra plié en quatre, coincé entre biscotte et les portières de mon break en train de chercher un hypothétique sommeil. Des néo disciples de Karbone en puissance !<br />
Nous nous inquiétons même pour la propriétaire. Peut-être a-t-elle eu un malaise ? La porte de l&#8217;appartement est ouverte, nous entrons lentement … Il y a quelqu&#8217;un ? Oui ! Un chien ! Un repli stratégique des plus rapides s&#8217;impose. Heureusement l&#8217;animal, assez éloigné du teckel point de vue taille, est paisiblement endormi.</p>
<p>Un appel à madame Biscotte nous sortira de ce début de galère. Un mail de la propriétaire est arrivé entre temps, la clé du gite est sous un pot de fleurs … Un classique pourtant !<br />
Ce petit incident est vite oublié. Le gite est spacieux, salon, cuisine, deux chambres, nous n&#8217;aurons même pas à supporter nos ronflements respectifs. Une bonne nuit de sommeil nous attend, réveil prévu à 3h30.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Le jour de la course :</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;ai dormi comme une souche. Le sommeil du juste. Nous avions trouvé à la cuisine quelques denrées qui devraient faire l&#8217;affaire pour notre petit-déjeuner mais nous avons eu la surprise de voir notre propriétaire malgré l&#8217;heure matinale. Elle nous a apporté un petit-déjeuner pantagruélique. Trois gros pains, quatre pots de confitures, du jambon fumé, du fromage, du jus d&#8217;orange et un bon café tout chaud. Un breakfast digne d&#8217;un sujet de Sa très Gracieuse Majesté. Normale, la propriétaire est anglaise.</p>
<p>Il est grand temps de nous rendre sur la ligne de départ. On quitte le gite pour s&#8217;enfoncer dans l&#8217;obscurité et rejoindre la voiture à la lueur des frontales. Trouver une place dans Verbier s&#8217;annonce difficile. Nous dénichons quand même un emplacement qui semble taillé sur mesure pour ma titine. Un véhicule se gare à ma hauteur. Le conducteur nous dévisage. « Bon, il est lourd celui-là. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il veut ? &#8211; Biscotte, dis-lui qu&#8217;on vient de se garer &#8230; » Hum, finalement on va peut-être lui laisser la place. L&#8217;homme en question porte un uniforme et semble avoir l&#8217;amende facile. Mieux vaut  se la jouer « j&#8217;avais pas vu m&#8217;sieur l&#8217;agent » et déguerpir. En bon latins que nous sommes, nous avons obtempéré sous la menace mais à moitié seulement en nous empressant de nous garer sur le parking réservé aux clients de la Migro, la supérette locale. C&#8217;est que nous n&#8217;étions pas vraiment en avance alors se rendre au parking à l&#8217;autre bout du village, plus le temps, désolé.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3574" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>4h53</strong> : En fin de peloton (356 coureurs), quelques minutes avant le départ.</em></p>
<p>Nous arrivons quelques minutes avant le départ. L&#8217;accès au sas se fait après avoir été pointé. Un échange de regard avec un coureur. C&#8217;est Stéphane Abry, que je rencontre pour la première fois en chair et en os. L&#8217;ami Stéphane est coureur par passion, coach de profession mais avec tout autant d&#8217;ardeur et créateur du site <a href="http://www.esprit-course.com/" target="_blank">Esprit Course</a> qu&#8217;il faut consulter de toute urgence, si ce n&#8217;est pas encore fait, notamment pour ces interviews de coureurs. Ben oui quoi, je suis dans la liste …  En tout cas, voilà une personne pour le moins dynamique et qui consacre une grande partie de son énergie à récolter des fonds pour la recherche et l&#8217;aide aux familles touchées par le syndrome de Poland. <a href="http://www.syndrome-de-poland.ch/" target="_blank">Association Suisse du Syndrome de Poland,</a></p>
<p>L&#8217;heure du lâcher des fauves approche. Les organisateurs ont voulu donner une petite touche solennelle au départ. Thème musical de la course en boucle, discours à deux voix pour faire monter la sauce … Hum, difficile de s&#8217;empêcher de penser à un succédané de la grande sœur chamoniarde mais avec un peloton de 356 coureurs seulement et la foule en moins. Ca fait quand même un peu réduit comme grand messe pour donner dans le discours flonflon. Soyez naturels les gars, votre course a un potentiel ENORME, vous n&#8217;avez pas besoin de ça.</p>
<p>Un petit décompte et nous voilà partis &#8230;</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Verbier – Croix de Cœur</strong><br />
D+ : 990 m, D- : 307 m, Dis. : 9,74 km<br />
D+ cumulé : 990 m, D- cumulé : 307 m, Dis. Cumulée : 9,74 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mieux vaut ne pas s&#8217;exciter au départ. Le profil de la course incite à la prudence. Les principales difficultés sont concentrés sur la deuxième partie de la course et il faudra arriver frais, très frais à la Fouly. Nous sommes partis en fin de peloton avec Biscotte, nous serons ainsi contraints à un départ prudents. On traverse le village puis le peloton s&#8217;élève peu à peu dans les alpages en laissant les lumières de Verbier derrière nous.</p>
<p>Après quelques lacets, le sentier pénètre dans la forêt par un chemin en balcon le long duquel a été creusé un petit canal pour recueillir les eaux de ruissellement. Les montagnards du Valais Suisse ont aménagé dans leurs montagnes des canaux amenant l&#8217;eau des hautes vallées vers leurs cultures. On  les appelle des « <a href="http://www.acamino.com/topo_bisses_du_valais.htm" target="_blank">Bisses</a> » et parfois des Biefs. Tient, c&#8217;est justement le nom que l&#8217;on donne aux ruisseaux dans le Haut-Doubs &#8230;  C&#8217;est très agréable de courir sur ce sentier très souple et cette eau qui s&#8217;écoule à nos côtés apporte une petite touche rafraichissante plaisante à l&#8217;œil.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3579" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-04.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3580" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>6h10</strong> et <strong>6h25</strong> : Nous quittons la forêt pour longer une barre rocheuse et poursuivre notre chemin par un sentier en crête toujours en montée bien sûr.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte rapidement ce sentier en balcon pour tirer droit dans le pentu par un sentier beaucoup plus technique. J&#8217;aperçois Stéphane dans le groupe de coureurs qui nous suivent. J&#8217;étais persuadé qu&#8217;il était parti devant. Je constate que nous ne sommes pas les seuls à jouer la carte de l&#8217;économie dans cette première montée.</p>
<p>Nous quittons la forêt pour longer une barre rocheuse et poursuivre notre chemin par un sentier en crête toujours en montée bien sûr. C&#8217;est magnifique, le parcours met tout de suite la barre très haut quant à la beauté des paysages. C&#8217;est un régal d&#8217;autant que notre forme physique encore intacte nous permet de l&#8217;apprécier à sa juste valeur. Le jour s&#8217;est levé. Le haut des sommets est nimbé dans la lumière du soleil tandis que, derrière nous, le bas de la vallée est encore tapi dans l&#8217;obscurité.</p>
<p>La longue file de coureurs a dérangé une harde de chamois. Ils semblent vouloir rejoindre l&#8217;abri offert par la barre rocheuse, ils ne doivent pas se sentir en sécurité à découvert dans l&#8217;alpage. Certains profitent d&#8217;une trouée dans le peloton pour le traverser. D&#8217;autres nous font l&#8217;honneur d&#8217;une démonstration de descente droit dans la pente à une allure qui laisserait songeur le meilleur descendeur. Impressionnant, je me demande quelle est leur vitesse de pointe sur ce genre de terrain.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3581" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>6h34</strong> : L&#8217;amas rocheux de Pierre Avoi. Première difficulté du jour avec un passage à 2400 m.</em></p>
<p>Après avoir franchi les uns derrière les autres un immense paravalanche nous arrivons aux premiers contreforts de la Pierre Avoi. J&#8217;ai adoré traverser cet amas rocheux et en émerger à l&#8217;est face au soleil levant.</p>
<p>Nous traversons le haut d&#8217;une station de ski avant de descendre sur le col de la Croix de Cœur, emplacement de notre premier ravitaillement. Notre dossard est équipé d&#8217;une puce électronique. Un bénévole nous pointe tour à tour avec un lecteur de puce portatif. J&#8217;imagine que l&#8217;appareil doit émettre ensuite immédiatement notre heure de passage au pc central.</p>
<p><code>Ravitaillement de la Croix de Cœur<br />
Heure d'arrivée : 07h01, Temps de course : 02:01:15, Temps de pause : 8', Classement : 252</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3582" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>7h05</strong> : Ravitaillement de la Croix de Cœur.</em></p>
<p>Je bois un verre de coca puis je vais remplir ma poche à eau. A chaque ravitaillement, les coureurs auront la possibilité de faire le plein avec de l&#8217;eau, de la boisson énergétique ou du sirop. Un coureur me demande de le prendre en photo puis c&#8217;est à mon tour de prendre la pose. Il veut enrichir sa collection de souvenirs de vacances avec un portrait d&#8217;Arthur. Un petit griffon peut-être ? Non, c&#8217;est bien sûr ? Biscotte soupire. C&#8217;est vrai que j&#8217;ai été un peu long mais j&#8217;ai dû m&#8217;y reprendre à trois fois pour la photo. Je n&#8217;appuyais pas assez fort sur le déclencheur. Aller, je n&#8217;ai plus qu&#8217;à vider l&#8217;air de ma poche pour éviter les glouglous et je suis à toi.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Croix de Cœur – Le Levron</strong><br />
D+ : 227 m, D- : 1090 m, Dis. : 11,41 km<br />
D+ cumulé : 1217 m, D- cumulé : 1397 m, Dis. Cumulée : 21,15 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte le Val de Bagnes pour basculer sur le bassin de la plaine du Rhône. On emprunte une route en terre assez pentue qui descend dans la forêt. La descente s&#8217;avère désagréable. Je ne peux pas me lâcher dans la pente comme je le souhaiterais. Je sens une gène plus qu&#8217;une véritable douleur sur la face interne du genou droit. Les symptômes sont similaires à ce que j&#8217;ai ressenti après le Off du Nivolet. Tendinite de la patte d&#8217;oie. Bon, on verra bien comment ça évolue. En attendant, je me ménage en me retenant dans la pente avec les bâtons. Les bras sont en forme, autant qu&#8217;il servent à quelque chose.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3587" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3588" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>7h43</strong> : On quitte le Val de Bagnes pour basculer sur le bassin de la plaine du Rhône.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>8h21</strong> : On chemine maintenant le long du Bisse de Saxon. La vue est magnifique sur la plaine de Martigny. En face, les villages de Châtaignier, Saxé et Mazembroz au pied du Grand Chavalard.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On chemine maintenant le long du Bisse de Saxon. La vue est magnifique sur la ville de Saxon, proche voisine de Martigny. C&#8217;est curieux : le fond de cette vallée pourtant encaissée est totalement plat. Il n&#8217;y a pratiquement aucune maison sur les hauteurs. Le moindre espace à flanc de montagne est réservé à la culture de la vigne et des abricotiers. Je me souviens avoir contemplé cette vallée la nuit sur le tracé de la CCC.  Les lumières de l&#8217;éclairage urbain traçaient dans l&#8217;obscurité d&#8217;immenses lignes droites parallèles assez surprenantes. J&#8217;ai appris plus tard que l&#8217;aviation militaire suisse avait effectué de nombreux <a href="http://www.lw.admin.ch/internet/luftwaffe/fr/home/themen/history/kriegkalt/freewa.html" target="_blank">essais d&#8217;atterrissage et de décollage sur autoroute</a>, peut-être était-ce le cas sur la route de Simplon ou sur l&#8217;autoroute du Rhône ?</p>
<p>Emotion, je traverse mon premier torrent &#8230; Le bruit de l&#8217;eau, sa fraicheur, je mouille mon buff au passage en évitant de me retrouver les quatre fers en l&#8217;air dans le bouillon, il y a un petit côté ludique à bien choisir ses rochers pour traverser à gué. Pas trop glissant, suffisamment stable &#8230; je savoure ces moments.</p>
<p>Le sentier débouche sur une route goudronnée. Une des rares portions en bitume du parcours. C&#8217;est à nouveau le compteur de D+ qui égrène notre progression pour absorber cette petite bosse du col du Lein qui signe notre retour sur le Val de Bagnes, une courte anomalie avant la longue descente vers Sembrancher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3589" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h37</strong> : Le village de Levron.</em></p>
<p>L&#8217;occasion de papoter avec d&#8217;autres coureurs. L&#8217;un deux a bouclé la première édition du trail Verbier St-Bernard en 29h en 2009. Cela ne semble pas satisfaire les espérances compétitives de l&#8217;ami Biscotte qui s&#8217;inquiète de sa position dans le peloton. L&#8217;homme en question ferait passer le plus bavard d&#8217;entre nous pour Bernardo. C&#8217;est encore plus motivant qu&#8217;une barrière horaire pour avancer. Bon, je plaisante. J&#8217;aurai appris de ce coureur qu&#8217;il ne faudra surtout pas sous-estimer la dernière montée après Lourtier mais tout cela me paraît encore bien loin &#8230;</p>
<p><code>Ravitaillement de Levron<br />
Heure d'arrivée : 8h40, Temps de course : 03:40:04, Temps de pause : 17', Classement : 238</code></p>
<p>Chemins et sentiers forestiers à nouveau retrouvés nous conduisent bientôt au second ravitaillement dans le village de Levron. Je me prépare à prendre une petite photo du ravitaillement avant de passer au pointage. Une bénévole recule pour me laisse le champ libre. « Mais non, revenez, c&#8217;est vous que je prends en photo &#8230; » Pfft, c&#8217;est lourd un trailer.</p>
<p>On s&#8217;y perd un peu dans les dénominations des ravitaillements. Qu&#8217;ils soient liquides, légers, il y a finalement toujours de quoi manger. Celui-ci est d&#8217;ailleurs particulièrement fourni. C&#8217;est un cas un peu particulier, il est vrai, puisqu&#8217;en marge du ravitaillement à proprement parlé, des denrées sont vendus aux spectateurs mais offertes gracieusement aux coureurs. C&#8217;est une véritable débauche de gâteaux, tartes et autres préparations culinaires en tout genre qui s&#8217;étalent devant mes yeux.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3590" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>8h40</strong> : Ravitaillement de Levron</em></p>
<p>Au lieu de lorgner sur les gâteaux (non, je ne regardais pas les jolies bénévoles, je le jure), j&#8217;aurais mieux fait de regarder un peu mieux les étiquettes sur les jerricanes. A la première gorgée, je m&#8217;aperçois que j&#8217;ai fait le plein avec de la boisson énergétique. Je n&#8217;ai rien contre un petit apport d&#8217;énergie mais je suis plus que méfiant quant à la préparation de cette boisson par des personnes peu au fait des dosages de ce genre de produits. Surtout avec la chaleur qui s&#8217;installe.</p>
<p>Si je bois de ce truc je vais rendre mon quatre heures et ça va me rendre bougon. Je m&#8217;empresse de refaire le plein avec l&#8217;eau fraiche de cette providentielle fontaine. Nous ne sommes qu&#8217;à une vingtaine de mètres du ravitaillement. Biscotte ne proteste pas pour ce temps de pause supplémentaire. Monsieur a besoin de mes services pour un début de momification à grand renfort d&#8217;Elastoplast. Et que je t&#8217;en colle partout dans le dos, en long et en travers.</p>
<p>Je profite de l&#8217;occasion pour enrouler autour de mes pouces un peu de bande autocollante. La sangle de mes bâtons me blesse régulièrement et j&#8217;ai oublié de me protéger avec du sparadrap ce matin.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Le Levron &#8211; Sembrancher</strong><br />
D+ : 20 m, D- : 610 m, Dis. : 5,5 km<br />
D+ cumulé : 1237 m, D- cumulé : 2007 m, Dis. Cumulée : 26,65 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;Elastoplaste enroulé soigneusement autour de mes pouces s&#8217;est fait la malle sur le pont de bois en traversant la Dranse. Il aura tenu 46 minutes en tout et pour tout. Et encore, j&#8217;ai dû le recoller plusieurs fois. Pas très efficace. Je vais devoir faire sans. D&#8217;ailleurs, je suis surpris, depuis que j&#8217;ai resserré un peu mes sangles le frottement semble avoir nettement diminué.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3595" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>9h26</strong> : Traversée de la Dranse.</em></p>
<p>Que dire de cette portion ?  Il nous faut traverser le fond de la vallée pour rejoindre le village de Sembrancher. Il y a une longue ligne droite, sur un chemin tout ce qu&#8217;il y a de plus plat, le tout en plein soleil et sans le moindre petit feuillu pour apporter un peu d&#8217;ombre au tableau. Elle semble bien longue cette portion, si longue qu&#8217;on espère se retrouver bien vite dans les hauteurs à crapahuter sur quelques monotraces ludiques à flanc de montagne.</p>
<p>Un passage sous-voie et un cheminement le long de la route du Saint-Bernard très fréquentée à notre heure de passage nous ramènent brutalement dans des paysages plus citadins. Cet intermède motorisé est heureusement de courte durée et nous bifurquons bien vite au cœur du village de Sembrancher.</p>
<p><code>Ravitaillement de Sembrancher<br />
Heure d'arrivée : 9h42, Temps de course : 04:42:12, Temps de pause : 10', Classement : 261<br />
Barrière horaire : 11h30, Marge : 1h48</code></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3596" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-13.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3597" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>9h36</strong> : Une fontaine dans le village de Sembrancher.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>9h46</strong> : Ravitaillement de Sembrancher.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une première barrière horaire a été mise en place à ce ravitaillement. Elle est fixée à 11h30. Nous bénéficions donc d&#8217;une marge confortable malgré notre progression prudente pour ne pas dire lente. Nous ne trainons pas. Remplissage de la réserve d&#8217;eau, grignotage rapide et varié et c&#8217;est reparti. Dix minutes montre en main, pile poil dans la moyenne nécessaire pour un ravitaillement express.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Sembrancher &#8211; Champex</strong><br />
D+ : 826 m, D- : 73 m, Dis. : 7,38 km<br />
D+ cumulé : 1237 m, D- cumulé : 2007 m, Dis. Cumulée : 26,65 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On quitte les ruelles du vieux village par une montée assez rude. La suite du parcours sera moins raide et nous conduira à flanc de coteau jusqu&#8217;à Champex. J&#8217;ai du mal à suivre Biscotte. Je suis régulièrement à la traîne quelques dizaines de mètres derrière lui. J&#8217;ai chaud, bigrement chaud.<br />
Nous sommes toujours ensemble en traversant le village de la Garde mais nous n&#8217;atteindrons pas ensemble le village de Soulalex. L&#8217;affreux jojo a profité de ma faiblesse pour un maravage en règle non déclaré. Voilà qu&#8217;il se met à jouer les Arthur !</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-15.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3600" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3601" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-16.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em><strong>10h12</strong> : Le village de La Garde. On aperçois la pointe de Pierre Avoi en arrière plan.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em><strong>10h43</strong> : Le massif du Grand Combin au fond à gauche, le Mont Vélan au centre sous les nuages et l&#8217;arrête de Bavon sur la droite. Le village de Reppaz sur le flanc gauche et Orsières dans le fond de la vallée.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;ai apprécié l&#8217;eau fraiche qui coulait dans la fontaine du village. J&#8217;ai trempé mon buff dedans et je l&#8217;ai essoré au-dessus de ma tête pour faire descendre un peu ma température corporelle. Il faut dire que je lorgnais avec envie depuis un bon moment les nombreux arrosages automatiques rencontrés. Ils ne doivent pas manquer d&#8217;eau par ici pour arroser en permanence même de simples prairies.</p>
<p>Je me fais gober par quelques coureurs que je reprends plus tard. Les positions se stabilisent. J&#8217;ai trouvé mon rythme. Après une montée raide de chez raide en forêt on débouche derrière l&#8217;hôtel Splendide, un grand hôtel de Champex que l&#8217;on peut apercevoir de très loin sur son promontoire quand on vient de la Fouly.</p>
<p><code>Ravitaillement de Champex<br />
Heure de départ : 11h31, Temps de course : 06:31:09, Temps de pause : 9', Classement : 253</code></p>
<p>Nous avons décidé de nous séparer avec Biscotte. Notre différence d&#8217;allure nous est préjudiciable (surtout à moi d&#8217;ailleurs) au risque de reproduire l&#8217;épisode UTMB 2009. J&#8217;aurais aimé pouvoir franchir la ligne d&#8217;arrivée bras dessus bras dessous avec l&#8217;ami Biscotte ou à défaut être dans la peau de l&#8217;homme fort de notre binôme comme l&#8217;année dernière mais non, je suis à la ramasse comme pour les Coursières. Absence d&#8217;euphorie, aucune énergie. La fatigue accumulée et la chaleur associée, à laquelle je suis très sensible, ont absorbé toutes mes forces.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3602" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-17.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>11h23</strong> : L&#8217;hôtel Splendide, un grand hôtel de Champex que l&#8217;on peut apercevoir de très loin sur son promontoire quand on vient de la Fouly. Le châtelet en arrière plan.</em></p>
<p>Biscotte quitte le ravitaillement peu après mon arrivée. Je ne baisse pas les bras pour autant, la forme, ça va, ça vient. J&#8217;espère me refaire une santé et pourquoi pas revenir sur l&#8217;ami Biscotte. Une défaillance est si vite arrivée … Notre alliance ayant été rompue à son initiative, je n&#8217;aurai aucun remords si d&#8217;aventure je le trouvais assis sur le bord du chemin. Bon, je ne me fais pas trop d&#8217;illusions, il y a peu de chance que cela se produise.  Je quitte le ravitaillement cinq petites minutes après lui.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>Champex – La Fouly</strong><br />
D+ : 731 m, D- : 604 m, Dis. : 17,7 km<br />
D+ cumulé : 2794 m, D- cumulé : 2284 m, Dis. Cumulée : 48,38 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je me retrouve seul sur les chemins qui mènent à la Fouly. Seul ? Pas tout à fait. Je reçois régulièrement des sms de mes compères et j&#8217;ai un Tercan dans mon sac pour me rappeler combien ma chance est grande de pouvoir gambader gaiement dans la nature ensoleillée. Je l&#8217;ai surnommé « the brain » car il m&#8217;envoie régulièrement des informations sur ma position, mon classement et des conseils qui sont toujours bons à prendre venant de quelqu&#8217;un de frais et dispo.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-18.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3605" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-18.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>12h15</strong> : La vue sur Catogne depuis Issert. L&#8217;Hôtel Splendide est encore visible.</em></p>
<p>La nature ensoleillée n&#8217;est pas tendre avec moi. La chaleur m&#8217;accable. Je connais un cerveau tout disposé à m&#8217;encourager et à me soutenir, c&#8217;est dans son intérêt de toute façon s&#8217;il veut rallier Verbier. Histoire de me faire plaindre, je lui envoie un petit sms. Ce sera bien le seul que j&#8217;ai eu le courage d&#8217;écrire pendant toute la course. « Souffre de la chaleur mais je t&#8217;emmène au bout. Merci mon cerveau. »  La réponse ne tardera pas m&#8217;intimant de mouiller le plus souvent possible ma casquette. Un cerveau et un vrai ange gardien ce Tercan. A défaut de casquette, tu peux être certain que j&#8217;ai souvent trempé mon buff dans l&#8217;eau depuis le départ.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, le buff est un formidable textile pour la course. Je le mouillais puis l&#8217;enfilais à moitié sur la tête et laissais pendre l&#8217;autre partie sur la nuque, une saharienne en quelque sorte. Après un certains temps, la moitié au contact de la tête était sèche tandis que la partie au contact de la nuque restait humide et fraiche. Il me suffisait d&#8217;intervertir alors les deux côtés pour retrouver une fraicheur satisfaisante.</p>
<p>J&#8217;arrive à la Fouly. Enfin, j&#8217;ai cru arriver à la Fouly pendant un court instant. Mes neurones fatigués ont oublié qu&#8217;il fallait traverser au préalable le village d&#8217;Issert puis celui de Praz-de-Fort !<br />
Sympathique cette traversée de Praz-de-Fort en compagnie d&#8217;un autre coureur. Nous avons été pris en photo par un villageois alors que nous prenions la pose, bras et tête levés vers le ciel, tandis que nous nous faisions rafraîchir par le jet tout en douceur d&#8217;un arrosage automatique.</p>
<p>Après les replats du glacier de Saleinaz, nous empruntons un sentier plus étroit sur une ancienne moraine glaciaire avant de reprendre notre route sur la rive gauche du val Ferret.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-19.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3606" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-19.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-20.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3607" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-20.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>12h54</strong> et <strong>13h10</strong> : Après les replats du glacier de Saleinaz, nous empruntons un sentier plus étroit sur une ancienne moraine glaciaire avant de reprendre notre route sur la rive gauche du val Ferret.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il y a des passages qui me rappellent immanquablement des souvenirs de la CCC comme ce passage sécurisé par des câbles dans un couloir raviné par les eaux et peut-être par les avalanches l&#8217;hiver. J&#8217;étais passé là à la tombée de la nuit avec Line il y a deux ans déjà.</p>
<p>Le ciel s&#8217;est couvert. Le temps est en train de virer nettement à l&#8217;orage. On va quitter le fond de la vallée pour se balader en hauteur juste quand ça va craquer. Super la synchro.</p>
<p>Je commence à trouver le temps long, j&#8217;ai vraiment hâte d&#8217;arriver au ravitaillement, pour pouvoir manger, me changer, me refaire une santé quoi. Il me faudra la bagatelle de 2h36 pour faire l&#8217;étape Champex-La Fouly et voir enfin le bar restaurant des Glaciers bien connu des coureurs de l&#8217;UTMB.</p>
<p><code>Ravitaillement de La Fouly<br />
Heure de départ : 14h38, Temps de course : 09:38:36, Temps de pause : 33', Classement : 224<br />
Barrière horaire : 17h00, Marge : 2h22</code></p>
<p>Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Biscotte ! Ma joie est de courte durée. Non, je ne l&#8217;ai pas rattrapé. Il est au ravitaillement depuis un bon moment et s&#8217;apprête à le quitter. Il me fait part de sa déception quant à la qualité du ravitaillement avant de m&#8217;abandonner pour débuter l&#8217;ascension de la fenêtre du Ferret. Je vois, monsieur a bien trop peur de perdre son avance sur moi.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-21.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3608" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-21.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>13h47</strong> : Une cascade un peu avant la Fouly.</em></p>
<p>Le ravitaillement est situé sur la terrasse du bar. Quelques tables ont été réservées à l&#8217;usage exclusif des coureurs. Le reste de la terrasse demeure disponible pour la clientèle, probablement en grande partie des supporters et des accompagnateurs venus pour encourager leur champion. La tentation est forte de traverser la rue balise qui sépare ses « deux mondes » pour déguster une pression bien fraiche à l&#8217;ombre des parasols.</p>
<p>Effectivement, ce ravitaillement qualifié de « grand » sur le roadbook est pour le moins décevant. Je m&#8217;attendais à quelque chose de plus copieux, similaire à celui de Bourg St-Pierre. Qu&#8217;ai-je vu ? Une assiette avec quelques tranches de jambon blanc, un peu de fromage et des quartiers de pomme en phase d&#8217;oxydation terminale &#8230; Je passe de côté les habituelles biscuits sucrés et salés. Bon, c&#8217;est une critique qui se veut positive.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-22.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3609" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-22.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>14h39</strong> : Le ravitaillement de La Fouly.</em></p>
<p>Il y a un autre point pour lequel j&#8217;avoue ne pas être d&#8217;un grand enthousiasme : faire tenir le ravitaillement par des enfants. Il est certain qu&#8217;ils prennent à cœur d&#8217;exécuter du mieux possible cette mission de confiance qui leur est confiée. Ils jouent leur rôle à merveille. Si on se place du côté de l&#8217;intérêt des enfants, pourquoi pas, l&#8217;idée est bonne, formatrice et on peut y trouver un aspect éducatif certain. Pour ce qui est du plus apporté aux coureurs, je trouve cela nettement moins évident. Je ne pense pas qu&#8217;un enfant soit capable de la même empathie avec les coureurs qu&#8217;un bénévole adulte. Bon, ce n&#8217;est que mon ressenti, je m&#8217;en suis remis, j&#8217;ai survécu.</p>
<p>Les sacs coureurs intermédiaires sont disposés sous un marabout à l&#8217;autre extrémité. Je récupère le mien et vais m&#8217;installer sur une chaise à proximité des bénévoles en charge du pointage. Cela permet d&#8217;avoir quelques commentaires en live sur le déroulement de la course. Le ciel s&#8217;est couvert un peu sur les hauteurs. J&#8217;enfile mon t-shirt manches longues des Templiers et j&#8217;applique sur les pieds une épaisse couche de Nok. J&#8217;en profite également pour changer de chaussette. Pas de bobo aux pieds pour le moment, un léger échauffement tout au plus.</p>
<p>Aller, il est grand temps de continuer.</p>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="background-color: #336564;" width="12"></td>
<td><strong>La Fouly – Col de Fenêtre</strong><br />
D+ : 1273 m, D- : 175 m, Dis. : 10,93 km<br />
D+ cumulé : 4067 m, D- cumulé : 2859 m, Dis. Cumulée : 59,31 km</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On emprunte dès la sortie du ravitaillement une route d&#8217;alpage qui monte en lacets à l&#8217;assaut de la pente. Il y avait un léger souffle d&#8217;air sur la terrasse du ravitaillement. Cette fraîcheur toute relative ressentie a malheureusement très vite disparu. La chaleur dans cette montée en plein cagnard me coupe les pattes. Je regrette d&#8217;avoir enfilé mon t-shirt manches longues et j&#8217;envisage bien vite de me changer. Mais voilà, j&#8217;ai fait une grosse erreur. J&#8217;ai oublié de prendre mon t-shirt de rechange dans mon sac. Je ne suis pas forcément très loin de La Fouly mais je ne peux pas me résoudre à faire demi tour pour redescendre, c&#8217;est au-dessus de mes forces. Je poursuis ma route relevant mes manches, ouvrant mon col au maximum et espérant que le ciel encore clément laisse rapidement place à la pluie, la neige ou tout du moins à un ciel un peu plus couvert. A vrai dire, j&#8217;espère surtout que l&#8217;altitude m&#8217;apportera un peu de la fraicheur désirée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-23.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3613" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-23.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>15h29</strong> : Au dessus de Ferret. J&#8217;ai cru mourir de chaud dans cette grimpette avec mon t-shirt manches longues !</em></p>
<p>Après avoir atteint l&#8217;alpage de l&#8217;Arpalle, un sentier redescend progressivement sur Ferret. On ne prête guère attention à cette descente sur le profil de la course et pourtant c&#8217;est environ 150 m de dénivelé qu&#8217;il nous faudra à nouveau grimper. Puis c&#8217;est le Sentier des Bergers à flanc de coteau jusqu&#8217;aux Ars Dessus.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-24.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3614" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-24.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-25.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3615" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-25.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em><strong>16h08</strong> et <strong>16h44</strong> : Le Val Ferret.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je suis obligé de faire des pauses régulières pour récupérer. J&#8217;en profite à chaque fois pour prendre une photo et enregistrer une petite séquence de vidéo. J&#8217;aime regarder en arrière le chemin parcouru, chercher les méandres du sentier aussi loin que porte la vue. En étant suffisamment attentif, je peux découvrir la lente progression de coureurs encore très éloignés de moi. La distance ne représente pas grand chose ici. Dans combien de temps seront-ils ici ? 30 minutes ? Plus peut-être.</p>
<p>Je me fais rattraper et doubler régulièrement par des petits groupes de coureurs. Je ne cherche pas à m&#8217;accrocher préférant progresser à mon rythme.  Et puis, je ne m&#8217;en sent probablement pas la capacité. Certains coureurs ont de terribles défaillances. Je les vois se laisser subitement décrocher, incapable de maintenir l&#8217;effort soutenu qui leur permettait de rester au sein de leur groupe. Leur allure chute considérablement et je les cueille alors tranquillement sans précipitation. Quelques mots de soutien, parfois un simple signe d&#8217;encouragement et une fois passé, je m&#8217;empresse de tracer une croix supplémentaire sur le flanc de mon sac. Il ne fait pas bon avoir une défaillance par ici. La montée sur les Lacs Fenêtres est un sacré morceau.</p>
<p>Le ciel est de plus en plus chargé, les nuages semblent s&#8217;accrocher aux sommets. Les couleurs estivales du paysage s&#8217;estompent, la palette de verts n&#8217;a bientôt plus sa place. Ici règne en maitre le minéral. De nombreuses plaques de neige émaillent le paysage. Je traverse mon premier névé. C&#8217;est impressionnant comme on sent la fraicheur montée de cette masse neigeuse. La température chute immédiatement de quelques degrés.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-26.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3616" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-26.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h10</strong> : Premier névé dans la montée aux Lacs de Fenêtre.</em></p>
<p>J&#8217;accède enfin à la région des lacs. Ils se nichent au fond d&#8217;un cirque montagneux. Sans les traces dans la neige et la rue balise fixée à intervalle régulier, on pourrait se sentir seul au monde. Les lacs sont encore en majeure partie gelés. En fondant, la glace s&#8217;est morcelée et a formé de gros blocs irréguliers donnant une impression de chaos. Je suis en train de traverser un névé en surplomb du premier lac et la pente, bien qu&#8217;assez douce, plonge droit dans ses profondeurs. En bordure, une eau d&#8217;un bleu presque laiteux apparaît. Elle doit être particulièrement froide et cela m&#8217;incite à la plus grande prudence. Je n&#8217;ai aucune envie de prendre un bain même si je succombais encore à la chaleur il y a peu.</p>
<p>Il devait y avoir ici même un ravitaillement tenu par des spectateurs et des supporters solidaires. Une grande première d&#8217;après le roadbook. Je n&#8217;ai pas aperçu la moindre boisson ni le moindre petit biscuit et encore moins une quelconque personne ne serait-ce que pour nous encourager. C&#8217;est un flop me semble-t-il au moins pour la fin du peloton. Il faut croire que nous ne faisons pas partie du spectacle.</p>
<p>De toute beauté cette traversée des Lacs Fenêtre. Cela méritait bien une grosse suée. La sueur, c&#8217;est de l&#8217;histoire ancienne désormais. Le ciel est totalement couvert et le tonnerre résonne sur les sommets tout proches tandis que je me dirige vers le col. Ca vire même carrément à la merdasse.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-27.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3617" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-27.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h18</strong> : Les Lacs de Fenêtre et la Pointe de Drône</em></p>
<p>Les premières gouttes s&#8217;écrasent sur le sol et sur mon visage. De grosses gouttes froides qui s&#8217;infiltrent à travers les mailles de mon t-shirt. Je sens la fraicheur de leur contact sur ma peau. J&#8217;enlève mon sac précipitamment pour enfiler ma veste de pluie mais les choses s&#8217;accélèrent subitement, un épais rideau de pluie m&#8217;enveloppe, les quelques gouttes se transforment instantanément en une averse dense. Ma veste est pliée soigneusement dans sa poche dorsale comme c&#8217;était le cas pour les célèbres kway. Je peine à l&#8217;extraire de son habitacle. Mes gants me gênent et mon désir d&#8217;échapper au plus vite à la morsure de la pluie rend mes gestes fébriles. Je suis trempé. Je peux enfin enfiler ma veste &#8230;</p>
<p>L&#8217;orage redouble de violence, les coups de tonnerre se succèdent, les impacts de la pluie se font plus fort. Au sol, la neige se couvre d&#8217;un fin granulé blanc. Il grêle. Purée, il ne manquait plus que ça ! Vite, il me reste à protéger mon portable. Je suis penché au-dessus de mon sac pour l&#8217;abriter du déluge, l&#8217;eau ruisselle sur ma veste. Je place mon portable dans un sac de congélation étanche. Heureusement que j&#8217;ai prévu ça dans ma liste car l&#8217;intérieur de mon sac me paraît tout aussi humide que l&#8217;extérieur. Je met en place la housse de protection intégrée au sac &#8230; Bon, OK me voilà paré.</p>
<p>Un bruit assourdissant éclate à nouveau mais plus proche, plus impressionnant, comme s&#8217;il était situé au-dessus de ma tête. Je reprends ma route, il ne fait pas bon traîner par ici. Je n&#8217;ai pas envie de finir griller comme une merguez dans ce barbuc pour géant !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-28.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3618" title="Trail Verbier St-Bernard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/verbier-st-bernard-2010-28.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em><strong>17h28</strong> : A l&#8217;assaut de la Fenêtre du Ferret. Je ne vais pas tarder à recevoir !</em></p>
<p>La suite du récit :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/07/25/le-trail-verbier-st-bernard-2010-2/">Le Trail Verbier St-Bernard, les 3 et 4 juillet 2010 &#8211; Deuxième Partie</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais, le 15 mai 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/06/05/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 13:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
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		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra des Coursières]]></category>

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		<description><![CDATA[Températures glaciales et chaleur humaine &#8230; Purée quelle caillante ! Je ne me rappelle pas avoir eu aussi froid depuis la LyonSaintéLyon. La fatigue de ce long retour sur Lyon avait miné la résistance de mon organisme et je me revois encore frissonner dans la grange du ravitaillement de Saint-Genoux. Ce n&#8217;est pas que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3097" title="L'Ultra des Coursieres des Hauts du Lyonnais" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Températures glaciales et chaleur humaine &#8230;</h3>
<p>Purée quelle caillante ! Je ne me rappelle pas avoir eu aussi froid depuis la LyonSaintéLyon. La fatigue de ce long retour sur Lyon avait miné la résistance de mon organisme et je me revois encore frissonner dans la grange du ravitaillement de Saint-Genoux.<br />
Ce n&#8217;est pas que la température ait été forcément très basse ce samedi dans les Hauts du Lyonnais, quelque chose comme 8°C probablement, mais un vent violent nous transperçait le corps jusqu&#8217;à la moelle dès lors que nous nous trouvions dans un espace exposé à son impétuosité. Il faut bien avouer que je n&#8217;étais pas équipé en conséquence. J&#8217;ai surtout regretté de n&#8217;avoir pas pris mes gants. D&#8217;autres ont dû regretter à coup sûr d&#8217;être partis en short !</p>
<p>Ce n&#8217;est pourtant pas le froid que je garderai comme principal souvenir de cette longue journée mais curieusement la chaleur. La chaleur humaine dégagée par cette équipe d&#8217;organisateurs et de bénévoles aux petits oignons pour les coureurs.  Que d&#8217;encouragements et de prévenances à chaque ravitaillement.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3447" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Hummm &#8230; les belles bosses !</em></p>
<h3>C&#8217;est quoi les Coursières ?</h3>
<p>L’Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais est une épreuve de type trail assimilable aux épreuves de courses en montagne organisée par ATOS (Association Trail Organisation Solidarité) avec l’accord de la commission des courses hors stade du Comité d’Athlétisme du Rhône.</p>
<p>Un tracé en boucle de 103 km et 4000 m de dénivelé positif, c&#8217;est de l&#8217;ultra assurément. Le tracé emprunte des chemins et des sentiers plus ou moins larges, du chemin carrossable à la monotrace étroite, longeant des pâtures ou traversant des bois avec régulièrement de beaux points de vue. Normal, c&#8217;est du trail mais il y a également de nombreuses portions de bitume. On aime ou on n&#8217;aime pas, la question n&#8217;est pas là, mais il faut prévoir un chaussant adapté. Gare aux semelles trop rigides …</p>
<p>Côté profil, point de longues montées ni de longues descentes, nous ne sommes pas dans les Alpes, mais une succession de bosses qui finissent par user les jambes tout aussi sûrement à la longue. Une mention spéciale pour la montée sur Sainte Catherine que je ne connaissais pas. J&#8217;ai retrouvé dans cette grimpette des sensations similaires à celles rencontrées dans la montée au refuge de Bertone lors de l&#8217;UTMB l&#8217;année dernière. C&#8217;est dire si j&#8217;étais cuit à point !<br />
<span id="more-3418"></span></p>
<h3>A mon tour de m&#8217;y coller</h3>
<p>J&#8217;ai découvert cet ultra l&#8217;année dernière avec la participation de l&#8217;ami Tazounet à l&#8217;édition 2009. Je me rappelle avoir assisté à son arrivée à Saint Martin en Haut en direct live grâce à ses commentaires au téléphone ! L&#8217;ami avait été pleinement satisfait de la course et de son organisation. Une organisation que j&#8217;avais moi même pu apprécier en participant à l&#8217;Hivernale des Coursières.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3432" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-01.jpg" alt="" height="242" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3433" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-02.jpg" alt="" height="242" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Biscotte en pleine préparation.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Cette année c&#8217;est à mon tour de m&#8217;y coller avec Biscotte. C&#8217;est vrai qu&#8217;un ultra-trail à une demi-heure de la maison, on aurait tort de bouder son plaisir ! A vrai dire, je n&#8217;ai pas vraiment l&#8217;impression de partir pour un cent bornes ce samedi matin mais pour un format beaucoup plus court, un truc comme les Cabornis par exemple. Tout accaparé que j&#8217;étais par le Nivolet Revard je n&#8217;ai pas eu le temps de penser beaucoup à la balade qui nous attend.</p>
<p>Je pars la fleur au fusil de la maison avec l&#8217;insouciance du coureur sûr de son fait. Je vais me faire une bonne sortie dans la campagne Lyonnaise et au terme de cette balade j&#8217;ajouterai 3 pts dans mon escarcelle pour l&#8217;UTMB. A vrai dire, ils ne me serviront pas à grand chose, je suis blindé de ce côté.</p>
<p>Le jour n&#8217;est pas encore levé, ma nuit aura été bien écourtée, 4h tout au plus. Je passe chercher l&#8217;ami Biscotte et c&#8217;est parti direction Saint-Martin en Haut. Une demi-heure de trajet, juste le temps qu&#8217;il faut pour finir de me réveiller. « Qu&#8217;est-ce que tu dis ? Oups, ah oui je suis en plein phare &#8230; ». Mais aussi, qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont tous à se balader au petit matin dans les collines Lyonnaises au lieu de faire la grasse mat ?</p>
<p>Le trail des coursières a pris ses quartiers d&#8217;été dans le gymnase de Saint-Martin en Haut. Tout est calme à l&#8217;intérieur. Des membres de l&#8217;organisation vaquent à leur tâche paisiblement, quelques coureurs sont attablés devant le petit déjeuner offert par l&#8217;organisation. Je pensais que le matériel obligatoire serait contrôlé au retrait des dossards comme annoncé sur le site mais non, rien de tout cela. Je suis prêt en dix minutes. Biscotte se lamente, il aurait pu dormir une demi-heure de plus. Il est très attaché à son édredon ce garçon. Un bénévole intentionné nous propose un peu de repos dans une pièce plongée dans l&#8217;obscurité mise à la disposition des coureurs mais bon il ne faut quand même pas déconner, on vient de se lever. Je préfère me boire un petit café.</p>
<p>La liste des têtes connues est courte. Tidgi, rencontré au Lyon Urban Trail, est de la partie pour son premier ultra ainsi que Eric P., un ami de de Xavier B. que je rencontre pour la première fois.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3434" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le gymnase de Saint Martin en Haut sert de base de vie à la course.</em></p>
<p>Je dépose mon « sac coureur » qui sera acheminé au ravitaillement de Saint-Symphorien sur Coise au kilomètre 66. Pas de sac calibré fourni par l&#8217;organisation, ici on dépose son propre sac sans même y accoler son numéro de dossard. Il faut dire que la course est à dimension humaine. Nous serons 69 coureurs à nous élancer sur les chemins des Hauts du Lyonnais. Un petit briefing de l&#8217;organisateur et nous quittons le gymnase pour nous rendre sur l&#8217;aire de départ, enfin je veux dire sur le parking.</p>
<h3>Saint-Martin-en-haut / Thurins</h3>
<p>6h04. Pas d&#8217;arche de départ, pas de flonflon, un décompte rapide et le peloton s&#8217;ébroue paisiblement. C&#8217;est parti à l&#8217;allure d&#8217;un petit footing. On ne court pas bien longtemps, la première pente de la journée est vite là et nous invite à passer en mode marche. Les coureurs de tête sont encore en vue, c&#8217;est dire si c&#8217;est parti lentement mais ça ne va pas durer bien longtemps, l&#8217;ordre naturel des choses va vite reprendre cours. Biscotte et moi ici et les fortiches bien loin devant.</p>
<p>Les premiers kilomètres défilent lentement. Pas encore chaud Arthur. Un des coureurs doit avoir quelques supporters pour le suivre car nous voyons régulièrement les mêmes personnes le long du parcours. Personnes qui ne manquent d&#8217;ailleurs pas de nous encourager.</p>
<p>Un peu avant Thurins, on se fait rattraper dans cette première portion par une féminine que nous imaginons être la deuxième dans le classement actuel de la course. Elle nous double tranquillement à petite foulée dans une montée alors que avons opté pour une marche rapide. Le différentiel de vitesse n&#8217;est pas énorme mais suffisant pour nous laisser penser que nous avons peu de chance de revoir madame avant l&#8217;arrivée. Nous ne manquons pas de lui faire savoir comme nous trouvons déprimant de voir ses petites gambettes trottiner inlassablement dans la pente. Biscotte me fait remarquer qu&#8217;elle porte la casquette verte de la dernière SaintéLyon et que c&#8217;est probablement une bonne recrue pour l&#8217;aller-retour.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3435" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Village de Thurins</em></p>
<p>Nous arrivons dans le village de Thurins considéré comme la capitale de la framboise. Point de fête du fruit en ses lieux aujourd&#8217;hui, il faudra revenir en septembre, mais un premier ravitaillement situé peu après l&#8217;église du village. Un verre de coca, quelques morceaux de quatre quart, des tucs et nous poursuivons notre chemin. Je n&#8217;ai même pas eu à sortir mon écotasse, des gobelets jetables étaient fournis et déjà remplis. C&#8217;était bien la peine que j&#8217;investisse dans une housse pour porter le précieux récipient à la ceinture ventrale de mon sac. C&#8217;est que cette course est le début pour moi d&#8217;une ère nouvelle dans ma pratique de l&#8217;ultra. L&#8217;ère de l&#8217;autonomie. Biscotte ne sera désormais plus réquisitionné manu militari pour extraire de mon sac la fameuse écotasse. Bon, à défaut de l&#8217;utiliser, je lui aurai fait prendre l&#8217;air. Je parle de la tasse pas de Biscotte. Remarquez, il aura aussi pris l&#8217;air. Nous quittons les lieux à 7h15 au moment où Tidgi arrive au ravitaillement.</p>
<p><code>Ravitaillement de Thurins (11eme km).<br />
Arrivée : 7h11, Temps de course : 1h07, Temps de Pause : 4'<br />
</code></p>
<h3>Thurins / Saint-Clair</h3>
<p>Nous empruntons une succession de chemins agricoles plus ou moins larges bordés de haies au travers desquelles nous découvrons les paysages vallonnés du Lyonnais. Les prairies succèdent aux parcelles cultivées, des bosquets de feuillus posés ça et là agrémentent le tout. Quelques vaches dans les pâtures nous regardent passer, impassibles derrière les barbelés des clôtures. Le chant des oiseaux accompagne notre progression. Un paysage bucolique par excellence et ce ne sont pas les quelques portions effectuées sur de petites routes de campagne qui viendront changer cette impression.</p>
<p>Nous croisons régulièrement des personnes de l&#8217;association qui vérifient probablement le bon déroulement de l&#8217;épreuve. L&#8217;un d&#8217;eux mitraille régulièrement les coureurs lors de leur passage. C&#8217;est même un véritable duel photographique qui s&#8217;engage entre lui et moi dans la grimpette du Bois de Bel-Air après les Bruyères.</p>
<p>Dans la partie en sous-bois, nous avons rencontré l&#8217;homme aux fractions, un adepte du Random Interval Training. L&#8217;homme en question a une gestion de course pour le moins atypique. Il alterne de longue phases marcher avec des phases de course rapide. Jusque là rien de bien extraordinaire, bien au contraire. Seulement les phases courues le sont à une vitesse étonnamment rapide quand on considère notre classement dans le peloton et notre participation à un ultra et surtout elles semblent être déclenchées de manière totalement aléatoire. Plat, montée, descente rien dans la nature du terrain ne semble expliquer leur amorce. L&#8217;homme en question, fort sympathique du reste, n&#8217;est pas pour autant un débutant puisqu&#8217;il a terminé l&#8217;édition précédente des Coursières. Un bénévole me dira bien plus tard qu&#8217;il manque étonnamment de régularité. Bah, ça ne l&#8217;a pas empêché de terminer.</p>
<p>Nous faisons un moment le yoyo avec lui mais notre effort régulier est probablement plus efficace, nous finissons peu à peu par prendre le large. En regardant derrière nous, je m&#8217;aperçois au gré des accidents du terrain que Tidgi est revenu sur nous et c&#8217;est à son tour désormais de faire un bout de chemin avec l&#8217;homme aux fractions. Tidgi finira par le lâcher un peu plus tard pour se joindre à nous.</p>
<p>Notre allure semble convenir à notre nouveau compagnon de route. L&#8217;œil rivé sur le profil de la course, l&#8217;ami Tidgi a une fâcheuse propension à nous révéler dans le moindre détail les dénivelés positifs qui vont nous titiller les mollets. Argh … Faut-il y voir une veine tentative pour fissurer le mental de « winner » de ses petits camarades ? Mais non et puis ce serait mal connaitre notre amour du dénivelé. L&#8217;homme a l&#8217;œil pétillant et le teint rose, il sait marcher bien sûr et même courir et n&#8217;hésite pas à pousser des cris devant la caméra sans qu&#8217;on ait besoin de lui demander. Bref, l&#8217;homme est sympathique et le duo se transforme tout naturellement en trio.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3436" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Avec Tidgi (en jaune), nous formons désormais un trio de choc.</em></p>
<p>Après Vaugneray, la couleur du ciel devient de moins en moins engageante. Ca s&#8217;obscurcit même pas mal à l&#8217;horizon. On va prendre, comme dirait Tazounet. Bon, on ne prend pas pour le moment et c&#8217;est tant mieux car ce serait probablement désagréable avec une température ressentie plus conforme à celle d&#8217;un mois de Novembre qu&#8217;à celle d&#8217;un mois de Mai ! Nous allons bientôt traverser Saint-Bonnet le Froid. C&#8217;est un signe.</p>
<p>Dans la descente sur Courzieu nous avons eu la surprise de rejoindre et de doubler la féminine à la casquette verte. Elle s&#8217;est trouvée quelques compagnons de route en chemin. Nous sommes plus rapides qu&#8217;eux dans les descentes que nous dévalons à un rythme soutenu sans être excessif mais nous sommes ensuite peu à peu rejoints dès lors que la pente s&#8217;inverse. J&#8217;aurai joué beaucoup au yoyo aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Au terme de la descente, nous avons fait un petit coucou aux aigles du Parc animalier de Courzieu, un parc qui, outre des rapaces, accueille toute une meute de loups. Le lieu idéal par une sortie dominicale en famille. La pente s&#8217;adoucit par la suite jusqu&#8217;à Verchères. On laisse les quelques maisons de ce hameau derrière nous. Il s&#8217;agit de remonter maintenant pour rejoindre le second ravitaillement.</p>
<p>Il y a quelques très bons marcheurs sur cette course, certains avec des bâtons. Il faut voir avec quelle rapidité ils reviennent sur nous dans les phases marcher.</p>
<p>Les paysages sont nettement plus sauvages qu&#8217;en début de course. Nous cheminons en forêt sur ce qui semble être par moment une ancienne voie romaine tant les pierres qui le recouvrent semblent avoir été disposées sciemment par endroit.  Biscotte va même jusqu&#8217;à évoquer Notre Dame de la Gorge … Par moment de beaux points de vue sur la vallée s&#8217;offrent à nous. Ca vaut le coup de se cailler un peu.</p>
<p>Nous arrivons au ravitaillement de Saint Clair à 10h36.  Le ravitaillement est installé en pleine nature sur un point haut balayé par les vents. Avec l&#8217;arrêt, la sensation de froid est immédiate. Le coupe vent est le bienvenu mais il est tout juste suffisant pour atténuer la morsure du vent. Je n&#8217;ai pas pris mes gants et je le regrette amèrement, mes mains virent progressivement au rouge vif ! Pas étonnant qu&#8217;il y ait eu des abandons par ici même si nous ne sommes qu&#8217;au 33eme kilomètre. Deux secouristes sont présents emmitouflés jusqu&#8217;au cou dans une épaisse parka. « Ca vous dirait d&#8217;essayer ma fine couche de plastique Quechua ? Non ? »<br />
Heureusement, les bénévoles ont installé un réchaud et la soupe bien chaude est un vrai réconfort. Le froid ne m&#8217;a pas coupé l&#8217;appétit, je me suis fait une razzia de sandwich pain de mie/jambon entre autres ! Je recharge la poche à eau et je suis prêt à partir. Quelques coureurs sont arrivés entre temps parmi lesquels madame SaintéLyon. Quand je pense qu&#8217;elle est en short ! Je suis frigorifié pour elle.</p>
<p><code>Ravitaillement de Saint-Clair (35eme km).<br />
Arrivée : 10h36, Temps de course : 4h32, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<h3>Saint-Clair / Duerne</h3>
<p>C&#8217;est reparti en direction de Duerne. Je suis obligé d&#8217;enlever ma veste très rapidement mais ce sera pour mieux la remettre quelques kilomètres plus loin. En fait, je ne vais pas arrêter d&#8217;enlever puis de remettre mon coupe vent au gré des passages exposés au vent, hésitant en permanence entre la tiédeur humide de mon sauna portatif Quechua et la morsure du vent. Et puis franchement, ça me gonfle profondément d&#8217;avoir à tomber le sac pour ranger cette fichue veste tout en continuant à avancer. Une mention spéciale pour le passage du Col des Brosses, il manquait plus que la mer et on aurait pu s&#8217;initier au kite.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-06.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3437" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-06.jpg" alt="" width="254" /></a>Nous avons un peu moins de fraicheur dans les jambes désormais et l&#8217;uniformité de nos allures s&#8217;en ressent. Nous sommes tour à tour en retrait avec Biscotte. Aller, j&#8217;ose le dire, Biscotte l&#8217;est un peu plus souvent que moi ce qui me fait penser qu&#8217;il est probablement en train de gérer un petit coup de moins bien. De toute façon il ne prendra pas le risque de me l&#8217;avouer au risque de réveiller ma fibre de compétiteur. Il ne faut pas tenter le diable. Tidgi semble avoir un peu plus de marge de manœuvre que nous et caracole toujours au niveau de l&#8217;homme de tête ou en deuxième position. Cela dit, mes cannes répondent bien et  le Nivolet Revard ne semble pas avoir laissé de traces. Côté mental, pas d&#8217;euphorie, ni d&#8217;abattement, c&#8217;est le calme plat, une vraie mer d&#8217;huile, s&#8217;en est presque désespérant.</p>
<p>Après la Grande Goutte, au début de la montée sur Duerne, nous sommes rattrapés par Marat, un kikoureur qui s&#8217;essaie pour la première fois sur cette distance. Pour un essai, ce sera un coup de maitre, il va finir 20eme en 13h38. Moi, je dis bravo. Ca papote dur avec Tidgi et Biscotte. J&#8217;en ferais bien autant si je le pouvais mais un petit coup de mou m&#8217;est tombé sur le coin de la figure sans prévenir et je suis à la peine, légèrement en retrait derrière mes trois acolytes. Je me fais une raison, il me faut économiser ma salive le temps de me refaire une santé alors je me concentre sur le paysage. Bien sympa cette montée dans les bois avec le bruit du ruisseau en contrebas.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3438" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Duerne est dans une grange à l&#8217;abri du vent.</em></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3439" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-08.jpg" alt="" height="238" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3440" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-09.jpg" alt="" height="238" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Purée le masque ! Ca promet, nous ne sommes qu&#8217;au 48eme kilomètre.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Du côté de Biscotte ce n&#8217;est guère mieux &#8230;</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous arrivons au ravitaillement de Duerne à 12h35. 2H d&#8217;avance sur la barrière horaire, c&#8217;est bon, nous avons de la marge. Xavier B. est venu nous encourager avec ses deux enfants et il en profite pour prendre quelques photos. C&#8217;est sympa de le voir là.  Le ravitaillement est installé dans une grange. Dommage, que les tables du ravitaillement n&#8217;aient pas été disposées plus profondément à l&#8217;intérieur, j&#8217;aurais vraiment apprécié pouvoir me protéger du vent. J&#8217;ajuste les niveaux de ma poche à eau et de mon estomac, il commençait à crier famine le bougre puis je vais m&#8217;assoir avec soulagement à même le sol pour finir la dégustation d&#8217;une soupe. Biscotte fait de même. Ca fait du bien de pouvoir relâcher un moment cette tension accumulée dans les muscles des jambes au fil des kilomètres .</p>
<p><code>Ravitaillement de Duerne (48eme km).<br />
Arrivée : 12h35, Temps de course : 6h31, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3441" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Une fois rassasié, nous avons déjà meilleur mine.</em></p>
<h3>Duerne / Saint-Symphorien-sur-Coise</h3>
<p>Marat est parti un peu avant nous. Nous quittons à notre tour le ravitaillement avec Biscotte. Tidgi est un peu à la traine mais il nous rattrape bien vite.</p>
<p>Le parcours se fait maintenant pour l&#8217;essentiel sur des chemins et des petites routes bordés par des champs cultivés et des prairies. Les portions sur bitume me font regretter d&#8217;avoir pris mes Trabucco. Mes Pegasus auraient convenu à merveille sur ce terrain mixte.</p>
<p>Le parcours longe la retenue d&#8217;eau du Barrage de La Gimond. Endroit paisible s&#8217;il en est. Un pêcheur somnole sur la rive tout en gardant mollement un œil sur sa ligne. Ca doit avoir quelques bons côtés la pêche. Les années précédentes le tracé empruntait le passage sur le mur de la retenue mais l&#8217;autorisation n&#8217;a pas été reconduite semble-t-il.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3442" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le barage de La Gimond.</em></p>
<p>Nous arrivons sur Saint-Symphorien-sur-Coise connu pour être la capitale du saucisson sec. La légende veut qu&#8217;un boucher du nom de Martel ait oublié des saucisses au fond d&#8217;un placard. Après les avoir goûtées, il aurait reproduit le procédé pour fabriquer et commercialiser sa découverte sous le nom de saucisson. Béni soit cet homme. On longe l&#8217;enceinte du Château de Plury puis les premières maisons de la commune. Nous sommes pourtant loin d&#8217;être arrivés au ravitaillement. Pour éviter un passage en centre ville, le tracé prend des airs de rocade et tire même franchement au Sud laissant derrière nous toutes nos espérances de salaisons. Bah, avec ce petit crochet, nous aurons eu le plaisir de longer la Coise.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3444" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-13.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Château de Pluvy.</em></p>
<p>On finit par arriver au ravitaillement installé dans les bâtiments du Stade des Pinasses après avoir contourné le terrain de foot. Il est 15h soit plus de 3h30 avant la barrière horaire. La marge de manœuvre a considérablement augmenté. Les tables du ravitaillement sont disposées devant l&#8217;entrée du bâtiment qui doit abriter les vestiaires et les locaux techniques. Des bénévoles, des spectateurs, il y a du monde pour nous encourager. Un d&#8217;eux me tend la main. C&#8217;est Stéphane. Il me connait via mon blog et a fait la connaissance de mon père en parlant « course à pied » avec lui il y a quelques semaines de cela, lors d&#8217;un don du sang. Mon père m&#8217;a raconté tout cela le weekend dernier. C&#8217;est une sacrée coïncidence de le rencontrer ici.</p>
<p>Après m&#8217;être restauré, je récupère mon sac dans le camion qui les a transportés depuis Saint-Martin-en-Haut et je décide de me changer dans le hall du bâtiment. J&#8217;ai repéré qu&#8217;il y avait quelques bancs tout à fait opportuns pour procéder à l&#8217;opération « changement de chaussettes » préconisée dans le carnet d&#8217;entretien d&#8217;Arthur au 62eme kilomètre. Les bancs sont déjà occupés par mes acolytes et me semblent un emplacement moins idéal qu&#8217;il n&#8217;y paraissait car en plein courant d&#8217;air. Je préfère me réfugier un peu plus loin dans le hall et je réquisitionne la civière des secouristes pour nous installer,  moi et mes petites affaires. Je ne suis pas superstitieux pour deux sous. D&#8217;ailleurs, civière ou pas civière, je me verrais bien faire une petite sieste maintenant que je suis repu.</p>
<p>Je procède à une révision complète du bonhomme. Côté pieds, c&#8217;est nickel. Une bonne tartine de Nok, les nouvelles chaussettes préconisées et je remets en place les mini-guêtres. J&#8217;avais envisagé la possibilité de changer de chaussures mais à quoi bon ? Par contre, je m&#8217;empresse de mettre mon t-shirt manches longues des Templiers et je renfile par-dessus le maillot sur lequel j&#8217;ai épinglé mon dossard. Une couche supplémentaire ne sera certainement pas du luxe en fin de journée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3445" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le ravitaillement de Saint-Symphorien sur Coise.</em></p>
<p>Les quelques féminines qui avaient opté pour le short ce matin ont renoncé au bronzage, peu efficace il est vrai, et ont réussi a dénicher une tenue plus adaptée.</p>
<p><code>Ravitaillement de Saint-Symphorien-sur-Coise (66eme km)<br />
Arrivée : 14h54, Temps de course : 8h50, Temps de Pause : 32'<br />
</code></p>
<h3>Saint-Symphorien-sur-Coise / Le Grand Mazel</h3>
<p>J&#8217;avais le sentiment depuis un moment que ça tournait au vinaigre côté physique.  Bingo, ça se confirme. Je suis cuit à point. Ma vitesse chute vertigineusement à la moindre petite montée. C&#8217;est la bérézina. Je n&#8217;ai plus aucune puissance dans les jambes, rien, nada. Je suis systématiquement distancé par mes camarades de jeu et j&#8217;ai toutes les peines possibles pour raccrocher les wagons lorsque la pente redevient négative. Le Nivolet Revard a laissé plus de traces qu&#8217;il n&#8217;y paraissait au premier abord. Une fatigue invisible, plus sournoise que les simples courbatures ressenties les deux ou trois jours qui ont suivi la course. Cela dit, je ne regrette rien. Venir à bout de cet ultra avec un peu de pré fatigue sera une expérience intéressante à gérer mentalement. De ce côté, pas la moindre petite vaguelette, ni creux, ni bosse, j&#8217;attends toujours la phase d&#8217;euphorie habituellement ressentie qui me transformera en machine à avaler les kilomètres au risque de me laisser exsangue sur le bord du chemin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-15.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3446" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-15.jpg" alt="" width="254" /></a>J&#8217;ai confié un peu plus tôt à l&#8217;ami Biscotte que j&#8217;étais cuit. Je ne sais plus si c&#8217;était avant ou après Saint-Symphorien mais vous savez ce que cette canaille m&#8217;a répondu ? « YESSSS !!! ». Le cri du cœur ! Lui annoncer qu&#8217;il avait gagné sa place au paradis ne l&#8217;aurait pas rendu plus joyeux. Ah, on les reconnait les amis. Tu parles. Moi qui rêvais d&#8217;une arrivée commune bras dessus, bras dessous à Saint-Martin-en-Haut au terme d&#8217;une magnifique aventure partagée avec mes compagnons de route. J&#8217;étais près à tous les sacrifices pour cela, réfrénant par avance tout désir de sprint pour le finish. Mais non, en signe d&#8217;amitié, je me retrouve avec un couteau enfoncé profondément entre les omoplates … et n&#8217;allez pas croire les mauvaises langues qui vous diront que j&#8217;ai agi de même il y a peu de temps encore. Les conditions étaient différentes. Sur une petite coursette, on peut maraver en paix, c&#8217;est même vivement conseillé mais pour un ultra … non vraiment pour un ultra, se focaliser sur le chrono, sur le classement et vouloir à tout prix maraver son prochain … pffft ! Toute une éducation à revoir ! Mais évidemment vous n&#8217;êtes pas obligé de me croire (faut que j&#8217;arrête France Info le matin). Cela dit, je suis content que la Biscotte ait retrouvé la forme. Je ne l&#8217;avais par revu comme ça depuis la Montagn&#8217;Hard.</p>
<p>Biscotte s&#8217;est éloigné peu à peu à l&#8217;horizon, suivi à distance par un Tidgi qui a bien failli lui-même être distancé. Il me semble avoir tenu bon jusqu&#8217;à Larajasse (pas sûr) mais je suis certain en tout cas d&#8217;avoir passé en solitaire le point le plus haut du parcours (Les Loises).</p>
<p>Bien que souffrant d&#8217;un manque évident de fraicheur dans les montées, je ne suis pas pour autant totalement à la dérive et je poursuis mon effort en trottinant dès lors que la pente me l&#8217;autorise.<br />
J&#8217;ai encore suffisamment de volonté en tout cas pour éviter au maximum de passer en mode marche ne serait-ce que pour limiter le nombre d&#8217;heures qui me sépare de l&#8217;arrivée.</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement du Grand Mazel vers 17h30 avec plus de 5h30 d&#8217;avance sur la dernière barrière horaire. C&#8217;est agréable de ne pas sentir ce couperet horaire juste derrière son dos. Je n&#8217;avais pas trop apprécié cela à l&#8217;UTMB. Nous sommes à l&#8217;abri du vent dans une cour. On discute un moment de tout et de rien avec le bénévole en charge du ravitaillement et avec Jean-Pierre Molinari. Ca caille un peu, les 82 kilomètres déjà avalés me plombent un peu les pattes mais la soupe et la bonne humeur communicative de l&#8217;organisateur sont là pour me faire oublier ces petits désagréments.<br />
Des coureurs arrivent peu à peu. On évoque les deux féminines (madame SaintéLyon a retrouvé une de ses copines de course) qui papotent de manière continue tout au long du chemin. Un coureur avoue en souriant qu&#8217;il a été contraint d&#8217;accélérer la cadence pour échapper à leurs gazouillis permanents. Tiens quand on parle du loup …</p>
<p><code>Ravitaillement du Grand Mazel (82eme km)<br />
Arrivée : 17h28, Temps de course : 11h24, Temps de Pause : 12'<br />
</code></p>
<h3>Le Grand Mazel / Acole</h3>
<p>Je quitte tout ce petit monde, je ne voudrais quand même pas contribuer à la réussite de l&#8217;objectif de la Biscotte. Il a annoncé vouloir me mettre deux heures dans la vue le bougre !</p>
<p>Je suis de loin deux coureurs qui ont quitté le ravitaillement un peu avant moi. Le chemin grimpe le long d&#8217;un champ. On domine désormais les quelques maisons du Grand Mazel. Mais …. Oh oh ! Les deux coureurs ont quitté brusquement le chemin, ils me font signe de loin et redescendent en coupant à travers champs. Et merde, ça sent le jardinage à plein nez. Je préfère rebrousser chemin et redescendre jusqu&#8217;aux premières maisons pour retrouvé la trace … et les deux féminines qui ont profité de l&#8217;occasion pour me repasser devant. J&#8217;ai vu après coup sur le tracé GPS de Tidgi que mes ex compagnons de route avaient eu droit également à cette petite rallonge. 600 m de bonus, ce n&#8217;est rien par rapport au prochain cadeau.</p>
<p>Je me suis refait une santé au ravitaillement. Ce semblant de forme retrouvée me permet de doubler tout ce petit monde, les deux féminines, les coureurs à l&#8217;origine de l&#8217;option « visite guidée d&#8217;un champ au Grand Mazel » et deux ou trois autres par la même occasion. Après le Barrot, je me retrouve seul à dévaler un sentier boueux qui descend droit sur Sainte-Catherine. Je descends, je descends et un restant de lucidité attire mon attention sur l&#8217;absence inquiétante de rue balise. J&#8217;insiste encore une petite centaine de mètres mais toujours rien. Re-merde ! J&#8217;en connais un qui va finir par le réussir son objectif !</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_43"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_43" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=43" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_43"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.2,FFFFFF,0.2&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|23.8 km|47.5 km|71.3 km|95 km|1:|400 m|500 m|600 m|700 m|800 m|900 m&#038;chd=s:mnqgPCCNNNIQGboZNew1qnzkkz6utklhZQOQado63yx2xfSkv4&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /><br />
<em>La trace GPS de Tidgi malheureusement incomplète &#8230; problème de batterie.</em></p>
<p>Un peu dépité, je commence à remonter lentement le chemin en pestant intérieurement contre mon manque de vigilance lorsque les coureurs doublés il y a peu arrivent à leur tour. Pour eux, nous sommes sur le bon chemin, il faut poursuivre. C&#8217;est que nous faisons mais il bien se rendre à l&#8217;évidence, nous nous sommes tous gaufrés à tour de rôle et en beauté. Les deux féminines font partie du lot. Nous n&#8217;avons plus qu&#8217;à rebrousser chemin ! Deux coureurs ont renoncé à le faire et ont préféré poursuivre jusqu&#8217;à Saint-Catherine. Dommage, ils auront loupé le clou de la course : la descente sur la Jurière depuis le Châtelard et la montée velue sur Sainte-Catherine. Cette fois-ci, le bonus aura atteint les 1500 m !</p>
<p>Je refais le chemin inverse en tête. J&#8217;aperçois bientôt un coureur au loin qui passe sur un chemin un plus haut sur ma gauche. Un autre coureur est dans ses pas. Surprise, c&#8217;est l&#8217;homme au fractionné !<br />
Pfft, c&#8217;est pas vrai ! Il va falloir que je les double tous combien de fois !<br />
J&#8217;arrive à l&#8217;embranchement, un beau panneau « Trail » indique le chemin à prendre. Aucune erreur possible c&#8217;est vrai mais une vigilance de tous les instants s&#8217;impose pour ne pas louper les embranchements. Lors des changements de direction, un peu de rue balise au travers du chemin qu&#8217;il faut quitter serait un petit plus appréciable. Bon, je dis ça, c&#8217;est juste pour faire avancer le schmilblick !</p>
<p>C&#8217;est reparti, en faisant plus attention aux balises désormais ! Hé mais je connais ce chemin ! On l&#8217;emprunte pour la SaintéLyon. Nous sommes tout près du Châtelard. Sainte-Catherine n&#8217;est donc plus très loin. Pas très loin à vol d&#8217;oiseau, c&#8217;est certain, mais j&#8217;ai négligé un petit détail. Il y a une petite boucle à déguster en gourmet avant de rejoindre cette commune rendue célèbre par la doyenne de l&#8217;ultra.</p>
<p>Une boucle d&#8217;anthologie qui commence par une bonne descente histoire de se finir les cuisses. Tiens, il y a de la musique par ici ? Et pas du genre musette ! Je déboule sur  une route. Il y une tente installée sur le bord de la chaussée et deux personnes pour nous accueillir. C&#8217;est le contrôle du matériel obligatoire. L&#8217;affaire est rapidement pliée, j&#8217;ai tout ce qu&#8217;il faut bien entendu.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/06/05/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>La montée sur Sainte-Catherine est courte mais particulièrement raide. Je la fais en compagnie de l&#8217;homme au fractionné qui a fini par me rattraper. Normal ça monte …<br />
Nous devions avoir les yeux au ras des semelles de nos chaussures car nous avons une fois de plus loupé un changement de direction. Il fallait prendre à droite pour éviter la partie la plus raide de la grimpette et on a continué tout droit dré dans le pentu. Quand on aime … Bon ce n&#8217;est pas bien grave, ca m&#8217;aura donné l&#8217;occasion de passer à proximité de l&#8217;endroit où Tazounet avait garé la Tazmobile pour notre ravitaillement de la LyonSaintéLyon. Petite séquence émotion …</p>
<p>La traversée de Sainte-Catherine finit de me replonger complétement dans mes souvenirs du mois de Décembre, la température y est peut-être aussi pour quelque chose !</p>
<p>Ce qui m&#8217;a d&#8217;ailleurs marqué le plus ensuite fut ce vent violent sur le plateau avant d&#8217;arriver au ravitaillement d&#8217;Acole. J&#8217;ai protégé ce qui me restait de cerveau au plus profond de ma capuche, enfoui chaque main dans la manche opposée et je n&#8217;ai pas trainé en route ! J&#8217;ai d&#8217;ailleurs définitivement semé mon condisciple adepte du fractionné dans cette partie.</p>
<p>Le ravitaillement d&#8217;Acole est à l&#8217;abri dans un hangar. Le bénévole est aux petits soins et la soupe un délice comme à chaque fois. J&#8217;en reprendrai deux fois, un prétexte probablement pour rester assis un peu plus longtemps dans la chaleur relative de ce refuge.</p>
<p><code>Ravitaillement d'Acole (95eme km).<br />
Arrivée : 20h25, Temps de course : 14h21, Temps de Pause : 7'<br />
</code></p>
<h3>Acole / Saint-Martin-en-haut</h3>
<p>Ces 8 derniers kilomètres m&#8217;ont paru bien longs. Il me semble avoir reconnu quelques portions empruntées lors de l&#8217;Hivernale des Coursières en 2009 du côté de la Bertrannière. J&#8217;ai le souvenir de ce virage à 45° sur la gauche après une légère montée, Tazounet m&#8217;y avait pris en photo. Il y a un panneau indicateur pour les chemins de randonnée avec une indication de kilométrage : 3,7 km.<br />
Moins de 4 km ? Trop cool ! Seulement, j&#8217;ai un p&#8217;tit coup de fil peu après de l&#8217;ami Biscotte, il est arrivé et tempère ma joie : la fin du tracé est assez éloignée de la ligne droite !</p>
<p>La proximité de l&#8217;arrivée m&#8217;incite à courir de façon permanente malgré la fatigue. Je double deux ou trois coureurs avant d&#8217;être pris en chasse à mon tour. Je résiste un long moment mais l&#8217;écart se réduit peu à peu comme peau de chagrin. Je suis rattrapé, c&#8217;était inexorable, mais je parviens à rester au contact avec le coureur et à lui emboiter le pas.</p>
<p>La nuit tombe, ma perception du chemin devient incertaine, je préfère m&#8217;arrêter un moment pour sortir ma frontale, c&#8217;est plus prudent. Quelques minutes plus tard et c&#8217;est au tour de mon compagnon de route en manque de lumière de s&#8217;arrêter. J&#8217;en profite pour passer devant et prendre les commandes.</p>
<p>La rue balise est peu visible dans la nuit, je suis obligé de m&#8217;arrêter à plusieurs reprise hésitant sur la route à prendre mais les lumières de Saint-Martin-en-haut se rapprochent et je savoure avec délectation ces dernières minutes de course.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-18.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3502" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-18.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right" valign="top"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3501" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-17.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Un peu nase mais j&#8217;ai de quoi recharger les batteries. D&#8217;ailleurs, ça va déjà mieux &#8230; je papote !</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>J&#8217;arrive enfin au gymnase. Merde ! Elle est où l&#8217;entrée ? Je reste planté là, perplexe, suffisamment de temps pour permettre à mon acolyte de me rejoindre. Le travail commun de nos quelques neurones survivants nous permet de dénicher la porte adéquate. Nous avançons ensemble entre les barrières de sécurité du sas d&#8217;arrivée et nous passons la ligne d&#8217;arrivée sous les applaudissements à 21h46 après 15h42 d&#8217;effort.</p>
<p>Nous sommes accueillis par une poignée de main chaleureuse de Jean-Pierre Molinari, chaleureuse comme l&#8217;aura été cette course et tous ceux qui l&#8217;ont animée. Et puis il y a Biscotte bien sûr. Tope-la, l&#8217;ami. Je ne peux que le féliciter pour cette belle performance. Ca fait plaisir de retrouver un Biscotte en grande forme. Il n&#8217;aura pas réussi à me mettre deux heures dans la vue comme il l&#8217;avait annoncé mais c&#8217;est avant tout de ma faute. J&#8217;ai pulvérisé la prévision de temps de 17h30 que m&#8217;avait annoncée madame soleil. Félicitations également à toi Tidgi, on peut dire que c&#8217;est une première pleinement réussie.</p>
<p>On nous remet un plateau de dégustation de produits locaux. Fromage fermier, saucisson sec et une bouteille de vin … Je n&#8217;ai pas de photo pour vous faire saliver, tout a été rapidement dégusté. Ma petite famille a apprécié que je sois finisher !</p>
<p>Après être passé sous la douche fissa (je trouvais la température de l&#8217;eau un peu tiédasse à mon goût), j&#8217;ai enfin pu me réchauffer en enfilant toutes les couches de vêtements de rechange dont je disposais et je me suis restauré en compagnie de Biscotte et de Tidgi. De quoi finir en beauté cette longue et belle journée.</p>
<p>Un énorme merci aux organisateurs et aux bénévoles pour leur prévenance. Sourires, encouragements, toute cette chaleur humaine était un immense réconfort. Merci également pour vos SMS les copains. Il n&#8217;y a pas mieux pour booster un Arthur quand il commence à s&#8217;endormir le long des chemins.</p>
<p>Les Coursières c&#8217;est du tout bon, mangez-en.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 15h42&#8242;<br />
Distance : 102 km<br />
D+ : 4000 m</p>
<p>Classement général : 42/60 (69 partants)<br />
Classement VH1 : 23/27</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3498" title="Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/06/ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.coursieresdeshautsdulyonnais.org/" target="_blank">Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010?authkey=Gv1sRgCO_E8a-C5tXJpQE&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S_RAAkfbdbE/AAAAAAAAGEA/u6G9E679Z_A/s160-c/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/UltraDesCoursieresDesHautsDuLyonnais2010?authkey=Gv1sRgCO_E8a-C5tXJpQE&amp;feat=embedwebsite">Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Nivolet Revard, le 2 mai 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 08:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Nivolet Revard]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah ! La gadoue, la gadoue, la gadoue &#8230; Au programme du weekend, c&#8217;est thalasso. Cette année Voglans prend des allures de station thermale. C&#8217;est boue à tous les étages et les premiers ne seront pas les mieux servis pour une fois. « Ah ! la gadoue, la gadoue, la gadoue … » Pas grave, je préfère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3095" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-nivolet-revard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Ah ! La gadoue, la gadoue, la gadoue &#8230;</h3>
<p>Au programme du weekend, c&#8217;est thalasso. Cette année Voglans prend des allures de station thermale. C&#8217;est boue à tous les étages et les premiers ne seront pas les mieux servis pour une fois. « Ah ! la gadoue, la gadoue, la gadoue … » Pas grave, je préfère abattre ma carte climat humide pendant le Nivolet Revard et garder précieusement dans mon jeu quelques atouts « soleil » pour ma balade estivale à Verbier.</p>
<p>Le Nivolet Revard se déroule chaque année depuis 2003 dans le Parc Naturel des Bauges. C&#8217;est une course d&#8217;environ 49 kilomètres et 2600 m de dénivelé positif avec un profil plutôt montagnard. En gros, une bonne grimpette, du plat sur le plateau de la Feclaz (plat c&#8217;est un bien grand mot) et une descente d&#8217;enfer pour retourner à la case départ. Ce sera ma deuxième participation cette année et ce ne sera certainement pas la dernière. Elle me plait cette course. Mes guiboles apprécient également bien l&#8217;exercice.  Je m&#8217;excuse par avance. Je n&#8217;ai pas fait beaucoup de photos, mon portable n&#8217;aime pas beaucoup l&#8217;eau.</p>
<p>Le récit de ma participation en 2009 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/">Le Nivolet Revard, le 3 mai 2009 </a></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3360" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><em>La boue ? La pluie ? Même pas peur &#8230;</em></p>
<p>L&#8217;ami Tazounet m&#8217;a proposé de m&#8217;héberger dans son camping car samedi soir. Il devait initialement passer un weekend en famille sur place mais vues les conditions météo annoncées sa petite famille a renoncé aux joies du camping. Vous imaginez ce que ça donne deux minis Kilian condamnés à rester enfermés dans l&#8217;espace réduit d&#8217;un camping car pour cause de pluie ? Finalement, elle a du bon la flotte, je vais pouvoir faire une grasse mat toute relative dimanche matin.</p>
<p>Arrivés sur place en fin d&#8217;après midi, nous aurons eu tout le temps nécessaire pour retirer notre dossard et faire du lèche vitrine devant les stands de Raidlight et consorts. Je suis un peu déçu par la chemise coton donnée en cadeau, j&#8217;avais imaginé que ce serait une chemise dans un tissu technique et que j&#8217;allais pouvoir jouer au Pascalou avec ma chemise hawaïenne lors de mes entrainements. Quoique sa chemise est probablement également en coton … Ils devraient plutôt nous offrir cette veste imperméable, respirante et fonctionnelle (c&#8217;est marqué sur l&#8217;étiquette) de chez Raidlight. Hum … 155 euros. On me susurre gentiment à l&#8217;oreille que ce n&#8217;est pas possible. Tant pis. Au fait, elle est étanche la chemise coton Raidlight ? Va peut-être falloir prévoir une induction néoprène pour demain …<br />
<span id="more-3354"></span><br />
Tiens, en parlant de Raidlight, on aura loupé l&#8217;apéro du team. Qu&#8217;à cela ne tienne, on a tout prévu, la bière, les caouettes qui vont bien et les incontournables pâtes qui m&#8217;assureront la victoire demain après une bonne nuit de sommeil. C&#8217;est ce que nous n&#8217;allons pas tarder à faire d&#8217;ailleurs après avoir préparé consciencieusement nos petites affaires.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3361" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-02.jpg" alt="" width="255" /></a>La vie n&#8217;est qu&#8217;une succession de premières fois. Je découvre les joies du couchage en camping car. Bonne surprise, le bonhomme tient en longueur dans la couchette et sans plier les guiboles. C&#8217;est nettement moins standard en largeur par contre. Je suis loin d&#8217;avoir le profil d&#8217;épaule d&#8217;un rugbyman mais j&#8217;ai quelques points communs avec l&#8217;albatros et des bras longs comme un jour sans fin. Va falloir allonger tout cela gentiment le long du corps au risque de jouer du tambourin tout la nuit contre les parois. C&#8217;est que je ne veux pas réveiller le Tazounet sinon il ne voudra pas de moi à Millau. J&#8217;ai pas ronflé au moins ?<br />
Aller, j&#8217;ai passé une excellente nuit même si elle a été entrecoupée de plusieurs réveils. Je peux vous dire qu&#8217;il en est tombé de la flotte à Voglans dans la nuit de samedi à dimanche !</p>
<p>D&#8217;ailleurs, il pleut toujours au petit matin. Les troupes ne sont pas des plus motivées pour sortir le moindre petit orteil hors de la couette. Aller courage, quand faut y aller … Une fois parfaitement réveillé, ça ne met pas beaucoup de temps pour être prêt un Arthur. Bon, il n&#8217;y avait pas grand chose à faire.</p>
<p>Il est 8h15 quand Tazounet se décide enfin à sortir la tête du Camping Car. Il ne faut jamais mettre la pression à un Tazounet en pleine préparation au risque de le détourner de sa tâche et de ralentir sa progression. Ce serait comme demander à un I-pad d&#8217;exécuter deux tâches simultanément, c&#8217;est contre nature. Vous me direz, nous ne sommes pas bien loin de l&#8217;aire de départ mais je suis prêt et quand je suis prêt faut y aller, faut que ça bouge, que ça pulse sinon je piétine, je tourne en rond, je devient nerveux. C&#8217;est que j&#8217;ai les bâtons frétillants avant une course.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3362" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-03.jpg" alt="" width="255" /></a>Nous accédons à l&#8217;aire de départ après un rapide et obligatoire passage à l&#8217;enregistrement des dossards. Au moins, les organisateurs ne risquent pas de chercher inutilement un coureur au fin fond des bois alors qu&#8217;il a tout simplement opté pour un dimanche « comatage sur canapé » rapport à la météo sympathique du moment.<br />
La pluie a quand même eu le bon goût de s&#8217;arrêter, elle a dû sentir qu&#8217;elle n&#8217;était pas dans ma liste d&#8217;amis mais je ne me fais guère d&#8217;illusion pour la suite du programme. La couleur du ciel est bien éloignée des cieux qui nous font baver dans les spots des agences de voyage. Ca va nous tomber droit sur le coin de la gueule et ce sera dru. Voilà comme je le sens.</p>
<p>C&#8217;est ambiance musette en attendant le départ. Les riffs de Metallica doivent manquer à Tazounet mais l&#8217;accordéon donne une petite touche kermesse de village ma foi bien sympathique. Je tente vainement de repérer les tresses de Mamanpat dans un peloton déjà fort compact. Une coureuse qui sautille dans tous les sens sous l&#8217;emprise de son trop plein d&#8217;énergie positive, ca devrait pouvoir se repérer facilement. Mais non, point de fuchsia dans mon champs de vision. J&#8217;ai une flemmite aigüe à la pensée de devoir sortir mon portable enfoui au plus profond de mon sac, humidité oblige.</p>
<p>De toute façon, il est un peu tard pour se décider à le faire, le départ est imminent. Dix, neuf, huit … Nous les trailers, on est fort en math, on sait tous compter jusqu&#8217;à dix et sans les mains. Même qu&#8217;on peut le faire à l&#8217;envers et qu&#8217;on le prouve tous en cœur … trois, deux un … la poudre parle et c&#8217;est parti !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Voglans &#8211; Pragondran (1h50)</strong></p>
<p>Il faut commencer par rejoindre la commune de Fournet au pied du Nivolet. Un peu de route, des chemins larges, ce n&#8217;est pas la partie que je préfère, loin s&#8217;en faut et il faudra emprunter plus ou moins le même chemin au retour. On va dire que ces cinq kilomètres sont un mal nécessaire pour étirer le peloton et s&#8217;échauffer avant la grimpette format XL qui nous attend pour aller aux chalets du Sire. Côté échauffement pas de problèmes, il y a une petite collinette et 130 mètres de dénivelé positif à franchir. De quoi se mettre dans la course en douceur. Mon coupe vent va d&#8217;ailleurs rejoindre mon portable au fond de mon sac avant même d&#8217;avoir quitté la portion de bitume du début de parcours. « Tu me tiens mes bâtons Tazounet ? ».</p>
<p>J&#8217;ai très rarement de bonnes sensations au début des compétitions, le corps renâcle à la tâche et l&#8217;esprit n&#8217;est pas encore très investi dans son affaire. Les choses sont différentes aujourd&#8217;hui, la sensation d&#8217;être en grande forme, ressenti à l&#8217;entrainement cette semaine, se confirme. Je ne crois pas que ce soit spécialement une question de physique mais surtout de disposition d&#8217;esprit. J&#8217;ai envie de faire une bonne course, de moins subir que l&#8217;année dernière.<br />
Je sens également que je suis plus en forme que l&#8217;ami Taz et ce n&#8217;est pas pour déplaire à mon côté obscur. Je prends un peu d&#8217;avance sur lui dès la petite montée avant Fournet sur le Chemin du Mollard mais sans aucune vilaine pensée de pourrissage en règle. Je le jure. Je relance la machine tout simplement un peu plus vite que lui.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3363" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Montée au Sire par le Passage du Croc.</em></p>
<p>Le tracé dans le Bois du Fournet est très agréable. C&#8217;est gentiment vallonné avec un profil globalement orienté à la hausse mais très roulant et je prends plaisir à doubler quelques coureurs. J&#8217;ai un peu lâché le Tazounet qui doit être à une cinquante de mètres derrière moi. Je ne suis pas seul pour autant, entouré que je suis de tout un tas de petits camarades de jeux dont Gilbert fraichement promu responsable en chef du Grand Raid 73 et qui profite que je joue à la locomotive pour m&#8217;emboiter le pas.</p>
<p>Impressionnant, cet homme là, il nous a raconté la veille qu&#8217;il se lançait mi-septembre sur le Tor des Géants. Une petite balade dans la Vallée d&#8217;Aoste de 330 km et 24 000 de dénivelé positif en 150 heures maxi. Hé, moi aussi, je veux la faire quand je serai grand, enfin plus vieux … Il y a pas à dire, ils ont la santé les V3 !</p>
<p>Pour ce qui est de la locomotive, ça ne dure pas longtemps, ma vessie aimerait se délester rapidement du thé avalé au petit déjeuner à moins que ce ne soit ma prostate qui se mette à bouder. Il vaut mieux céder à ses caprices maintenant, il sera plus délicat de faire une pause technique dans les lacets qui vont suivre. Ah, je ne regrette pas, ça fait du bien …<br />
Bien entendu, Tazounet profite que je me sois empêtré avec le cordon de mon corsaire pour me passer devant l&#8217;air de rien et filer à l&#8217;anglaise. Il n&#8217;est pas le seul du reste, les bougres, j&#8217;ai bu tant de thé ce matin ?</p>
<p>Je m&#8217;élance à la poursuite de tous ces coureurs pour le moins irrespectueux avec ma personne. Je compte sur ma forme pour réparer au plus vite cet affront et repasser en tête ou tout du moins devant Tazounet. La chose s&#8217;avère plus difficile que prévu, j&#8217;ai bien doublé un ou deux coureurs mais mon ardeur vengeresse a vite été stoppée. Nous avons entamé la rude montée en lacet en direction de Verel. Il n&#8217;est guère possible de doubler les coureurs qui me précèdent sans les gêner dans ce sentier étroit. Sans compter la folle débauche d&#8217;énergie qu&#8217;il faudrait déployer pour accélérer dans cette pente sévère. J&#8217;essaye de repérer une casquette blanche et un maillot vert et blanc mais aussi loin que le regard porte il n&#8217;y a point de Tazounet en vue. Il faut dire qu&#8217;avec les lacets, le regard ne porte pas bien loin.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3364" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-05.jpg" alt="" width="255" /></a>Le bougre. Il ne serait pas en train de me faire un coup de Trafalgar à la Arthur ? Je l&#8217;imagine voler vers Pragondran, creusant inexorablement l&#8217;écart avec son petit camarade. Définitivement coincé derrière ce coureur bouchon, je ronge mon frein, je bouillonne, j&#8217;enrage, je travail ma férocité. Le bouchon en question est pourtant loin du gastéropode, il avance somme toute d&#8217;un bon pas mais je suis obnubilé par l&#8217;idée de rattraper l&#8217;ami Tazounet au plus vite. Et un p&#8217;tit coup de bâton, vous pensez que ça peut le faire avancer plus vite le bouchon ?</p>
<p>Nous débouchons (c&#8217;est le cas de le dire …) sur une première ligne de crêtes que nous longeons en direction du Nord vers Pragondran. Ca grimpe encore pas mal mais le sentier est désormais plus large m&#8217;offrant toute la latitude nécessaire pour doubler. Je ne m&#8217;en prive pas quitte à faire le forcing sur la pompe à énergie. Boudiou, il a avancé le bougre ! Il se passe un bon moment avant que je ne reconnaisse sa silhouette dans un groupe de coureurs.</p>
<p>Je reviens sur lui discrètement histoire de le passer en criant un « coucou, mon poulet » vengeur, mais arrivé à portée de running, j&#8217;abandonne finalement l&#8217;idée et me contente de me placer à ses côtés. « Tiens, tu es là toi ? ». Pffft … A d&#8217;autres ! Tu ne vas quand même pas me faire croire que tu m&#8217;as passé sans me voir ! Tiens, pour la peine, je reprends les commandes. Place c&#8217;est moi Arthur, j&#8217;ai la forme, la frite, à moi le Nivolet, le Revard et le bisou de la crémière. Je sème à nouveau Tazounet peu à peu.</p>
<p>Il y a quelques portions rendues très glissantes par le passage des autres concurrents. Il faut souvent éviter la partie centrale de la trace pour chercher une meilleure adhérence en bordure de chemin sur les feuilles et les morceaux de branches. La coureuse qui me précède se met subitement à faire du sur place dans la pente. J&#8217;essaye de lui bloquer les pieds tant bien que mal au risque de m&#8217;étaler. Je ne vais quand même pas tâcher mon fond de culotte, ça fait désordre, mon égo n&#8217;aime pas ça.</p>
<p>On poursuit notre chemin en laissant Pragondran sur notre droite. On ne passe pas dans le village cette année mais on continue un peu au nord toujours sur la crête pour passer à proximité d&#8217;une piste d&#8217;envol pour parapentes, ailes delta et autres engins pour fous volants.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3365" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-06.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Tazounet dans ses œuvres.</em></p>
<p>Une petite descente et j&#8217;arrive au premier ravitaillement. 1H50 au compteur. Je picore à droite et à gauche puis je me décide à tomber le sac pour prendre l&#8217;écocup coincée dans les filets de mon sac. Purée, on ne peut pas compter sur Tazounet pour le coup, il faut tout que je me tape moi même. A si seulement ma Biscotte était là.</p>
<p>Un coureur s&#8217;approche vers moi. « Salut, c&#8217;est Arthur ? ». Arthur ? A ben oui c&#8217;est moi ça. Il se tourne alors vers son compagnon de route resté un peu en retrait. « Hé, c&#8217;est bien lui. C&#8217;est Arthur ! ». Une nouvelle poignée de main s&#8217;en suit. Cool, des lecteurs grenoblois. Dire que j&#8217;avais un petit côté ours jadis quand j&#8217;étais sédentaire. Jamais je n&#8217;ai rencontré autant de monde depuis que je suis un coureur blogueur et ce n&#8217;est pas pour me déplaire. On déconne un peu sur « la renommée mondiale » du site Arthurbaldur puis ils me quittent pour reprendre leur chemin.<br />
Si vous lisez ce récit, j&#8217;en profite pour vous passer un petit bonjour. A bientôt sur les sentiers.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Pragondran &#8211; Croix du Nivolet (3h45)</strong></p>
<p>L&#8217;ami Tazounet arrive. Histoire de ne pas rester inoccupé, je refais un petit tour des popotes puis nous repartons ensemble à l&#8217;assaut de la seconde difficulté du jour : le Passage du Croc.<br />
Après le Malpassant, la pente s&#8217;accentue rapidement et nous attaquons une monotrace étroite et pentue dans les bois. Le sentier serpente en lacet à l&#8217;assaut de la pente. J&#8217;adore. Il ne pleut plus et je me décide à sortir le portable du sac pour immortaliser les passages les plus intéressants de la grimpette. C&#8217;est bien parce que j&#8217;ai la forme car mener cette opération tout en continuant à progresser s&#8217;avère très consommateur d&#8217;énergie.</p>
<p>Je filme un moment la progression de Taz puis je repars de plus belle. Comme je suis un vilain garnement bien dans sa tête, bien dans son corps, je décide d&#8217;augmenter un peu l&#8217;allure histoire de mettre la pression à Tazounet. L&#8217;écart se creuse. Quelques mètres, un virage puis c&#8217;est peu à peu tout un lacet qui nous sépare. Quelques minutes plus tard, je l&#8217;ai perdu complétement de vue. De toute évidence, il n&#8217;est pas en mesure de me suivre dans la montée aujourd&#8217;hui. Il y a pas dire, pour être fort en montée faut en bouffer … Bah, il me rattrapera un peu plus loin sur le plateau ou peut-être pas …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3366" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Encore un p&#8217;tit effort et on émergera sur le plateau.</em></p>
<p>J&#8217;en termine avec les Passage du Croc en émergeant sur le plateau à proximité des bâtiments d&#8217;une colonie de vacances. C&#8217;est le retour à la civilisation. Un petit bonjour aux secouristes présents. Les pauvres, ils doivent se cailler, il y en a même une qui se mouche preuve à l&#8217;appuie sur la petite séquence vidéo … J&#8217;entame la traversée du plateau en direction de la croix. Voilà qu&#8217;il se remet à pleuvoir ! Il va falloir rentrer le portable avant qu&#8217;il se noie. C&#8217;est fragile ces petites bêtes.</p>
<p>Je cours, voilà une différence de forme flagrante avec l&#8217;année dernière. Bon, pas bien vite mais c&#8217;est suffisant à mon niveau pour me satisfaire. Je me retourne de temps en temps pour tenter d&#8217;apercevoir le Tazounet. Rien à moins que ma myopie ne me joue des tours.</p>
<p>Voilà l&#8217;embranchement avec le nouveau tracé qui va nous amener à la Croix du Nivolet par le Pas de l&#8217;Echelle. Des coureurs arrivent en sens inverse par le sentier un peu plus haut sur ma gauche. Ils ont déjà fait l&#8217;aller-retour à la croix. Cette petite boucle ne semble pas bien longue sur le papier, quelque chose comme 5 bornes mais elle va m&#8217;occuper un bon bout de temps !</p>
<p>On longe le bas de la falaise dans les bois. Mine de rien on redescend pas mal ! Plus que je ne le pensais en tout cas. Il y a des portions où le sentier est extrêmement gras. Une espèce de glaise qui glisse tout en formant une épaisse gangue de boue sous les chaussures. Les bâtons facilitent énormément la progression et me permettent de doubler tranquillement des coureurs en perdition.</p>
<p>Et puis il faut remonter dré dans le pentu à travers un pré et l&#8217;opération s&#8217;avère délicate car encore une fois des plus glissantes. Bah, j&#8217;ai une technique diaboliquement efficace. Suffit de marcher en canard et de pousser avec les bâtons un peu comme en ski de fond. C&#8217;est pas forcément gracieux, ça fait ventilé mais ça me permet de doubler à nouveau deux coureurs.<br />
La Croix est juste au dessus de nous. C&#8217;est un régal de la découvrir sous cet angle.</p>
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<p><img class="xmlgmele" id="xmlgmele_42"  style="text-align: center; margin: 0px; padding: 0px; max-width: 100%;"  alt="Profil" src="http://chart.apis.google.com/chart?cht=lc&#038;chls=5,0,0&#038;chf=c,ls,90,CCCCCC,0.166666666667,FFFFFF,0.166666666667&#038;chxt=x,y&#038;chxl=0:|0 km|12.3 km|24.5 km|36.8 km|49 km|1:|250 m|500 m|750 m|1000 m|1250 m|1500 m|1750 m&#038;chd=s:ADEBBCDFHOUYaekuzvsy00xsstuuxyywuvtleYRQQPNKFCBEDB&#038;chs=510x200&#038;chco=0000FF&#038;chtt=Profil&#038;chts=555555,12" /><br />
<em>Ce n&#8217;est pas la trace de la course mais d&#8217;une reco de Christophe Boebion. Il y a quelques différences notamment au niveau de Pragondran.</em></p>
<p>Une petite pancarte … « Interdiction de doubler ». J&#8217;arrive à la portion « aérienne » durant laquelle la course est neutralisée. Le moins qu&#8217;on puisse dire c&#8217;est que je ne suis plus tout seul. Purée le bouchon ! Un bouchon qui commence d&#8217;ailleurs bien avant le début du passage délicat. On progresse lentement à la queue leu leu. Je ne suis pas au mieux dans mes runnings. Je souffre du vertige. Pas celui provenant d&#8217;une anomalie de l&#8217;oreille interne. Non, cette simple et banale répulsion/attirance face au vide. La répulsion passe encore mais l&#8217;attirance me paraît nettement moins agréable vu la profondeur et la proximité du trou qu&#8217;il nous faut longer. Heureusement, le passage est sécurisé par un câble semblable aux lignes de vie dans les via ferrata.</p>
<p>Au début, je suis plutôt crispé mais bon faut y aller alors je serre les fesses. Cramponné au câble comme l&#8217;enfant à la jupe de sa mère, j&#8217;avance d&#8217;un pas mal assuré et puis je finis par m&#8217;habituer au vide. Je m&#8217;y habitue d&#8217;autant mieux que j&#8217;ai d&#8217;autres chats à fouetter. J&#8217;ai froid. Je mets le vide entre  parenthèses le temps de sortir ma veste coupe vent de mon sac. Je ne la quitterai plus jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée. La sensation de froid qui me plombait les épaules disparaît. Par contre, ce n&#8217;est pas terrible côté main surtout celle qui retrouve sagement sa place sur le câble. Pas terrible le contact du métal quand il fait froid mais non, non pas de négociation possible,  elle continuera à serrer ce p&#8230; de câble. Le coureur devant moi sort un « Je plains ceux qui ont le vertige. » Et merde, c&#8217;est moi ça …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3406" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le Pas de l&#8217;Echelle. La photo n&#8217;est pas de moi mais de <a href="http://www.panoramio.com/user/2053621?with_photo_id=33611539">jln_sk8</a> et elle n&#8217;a pas été prise le jour de la course mais vous devez vous en douter vu la couleur du ciel ! Ca a de la gueule, non ?</em></p>
<p>Malgré cela, l&#8217;ambiance est bonne et ça déconne gentiment. « Alors, c&#8217;était bien les bâtons dans la boue tout à l&#8217;heure. Maintenant, vous faites moins les mariolles ! » C&#8217;est clair que c&#8217;est loin d&#8217;être pratique. Il y a un passage un peu abrupt à gravir. La main gauche qui serre le câble fermement, la droite qui tente de s&#8217;agripper au rocher tout en maintenant mes bâtons, je me retrouve le buste collé contre la roche les jambes à l&#8217;équerre, mon pied droit cherchant désespérément un point d&#8217;appuis stable sur le rocher mouillé et boueux. « Rangez vos bâtons ! » Je tourne la tête, pour apercevoir en contrebas une coureuse inquiète. Elle n&#8217;a pas tord, c&#8217;est un truc à se recevoir un bâton sur la gueule. Bah, tant que c&#8217;est pas un coureur &#8230;<br />
Un petit coup de rein et je passe enfin l&#8217;obstacle. Bon j&#8217;ai du boulot avant de grimper comme Dan Osman mais au moins je suis toujours du bon côté de la surface du sol à la différence de lui.</p>
<p>Le passage des échelles est finalement le moins impressionnant. On progresse dans un couloir entre la falaise et un piton rocheux en laissant le vide derrière nous. Des barres et des échelons métalliques ont été scellés dans la roche pour faciliter l&#8217;ascension. A la sortie de la cheminée, un bénévole me prend mes bâtons. Je m&#8217;extrait du passage avec plus de facilité. Et hop un Pas de l&#8217;Echelle terminé. Je ne suis pas à l&#8217;aise sur le moment mais je suis le premier à en redemander ! Une sympathique bénévole m&#8217;invite à admirer la vue. Une trouée c&#8217;est formée dans la brume compact et on peut apercevoir la cluse de Chambéry en contrebas. Bon, ça ne dure pas longtemps mais c&#8217;est pas grave.</p>
<p>Encore un petit crapahute et je suis enfin au pied de la croix ! Je suis radieux en arrivant au point de contrôle. Je gratifie les bénévoles qui assurent le pointage de mon plus large sourire en leur disant bonjour. « Plus il fait un temps dégueulasse et plus ils sont contents ! »<br />
3h45 de course. Une heure pour venir ici depuis l&#8217;embranchement aux Chalets du Sire !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Croix du Nivolet &#8211; La Feclaz (4h30)</strong></p>
<p>Le retour aux Chalets du Sire sera nettement plus rapide ! Peut-être une vingtaine de minutes. A l&#8217;embranchement, il n&#8217;y a plus le moindre petit coureur en face. Bon, vu mon niveau, il vaut mieux que tout le monde soit déjà passé. Il y a quand même une barrière horaire à la Feclaz ! Côté météo ça ne s&#8217;arrange pas des masses. Ce n&#8217;est pas vraiment de la neige qui tombe mais ce n&#8217;est plus tout à fait de la pluie. Brrr … Ca me motive pour accélérer la cadence.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/05/14/le-nivolet-revard-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><br />
<em>Direction le Sire via le Passage du Croc. Une courte séquence vidéo. Trop de pluie &#8230; et de flemme pour faire plus long !</em></p>
<p>Le peloton s&#8217;est à nouveau étiré et je me retrouve souvent seul. C&#8217;est le cas quand j&#8217;entame ma descente sur la Feclaz et que je rencontre mes premières plaques de neige. Aller, on y va gaiement, on se croirait presque à Marlhes. Je fais quand même gaffe à mes appuis, je n&#8217;ai pas mes yaktrax et ce n&#8217;est pas le moment de faire le mariole et de finir en vrac avec une entorse. Je ne veux pas louper l&#8217;Ultra des Coursières et abandonner l&#8217;ami Biscotte.</p>
<p>J&#8217;arrive au ravitaillement de la Feclaz après 4h30 de course. Tiens il n&#8217;est plus au même emplacement. Ca me va, d&#8217;autant qu&#8217;il est plus près ! Une fois n&#8217;est pas coutume, je gère mon ravitaillement à la Biscotte. Un vrai stand de F1. Un petit planté de bâton dans l&#8217;herbe pour avoir les mains libres et j&#8217;enchaine rapidement le remplissage du réservoir d&#8217;eau puis le remplissage de l&#8217;estomac sans oublié le traditionnel verre de coca. Il n&#8217;y avait plus des masses de choses au ravitaillement mais une bénévole nous a fabriqué des minis sandwichs au jambon. Des perles ces bénévoles.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>La Feclaz &#8211; Le Revard (5h29)</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la partie que je préfère alors je passe rapidement dessus.  On passe devant l&#8217;ancien emplacement du ravitaillement puis on traverse la prairie en direction du bois. Globalement c&#8217;est plutôt roulant, enfin trottinant. Il y a bien quelques plaques de neige disposées à intervalles réguliers histoire de corser un peu les choses mais ce n&#8217;est pas la mère à boire.</p>
<p>Je vais trouver sur ma route pour la première fois la coureuse en bleue avec qui je vais faire le yoyo pendant un bon bout de chemin. La bougresse … mais je reviendrai sur son cas un peu plus tard. Pour le moment, je rattrape la dame en question et je profite d&#8217;une partie marcher pour la doubler. Je n&#8217;ai pas envie de parler alors je trace la route sans un mot en accélérant un peu. Je sais, je suis un mufle mais seulement pendant les compétitions. De toute façon, c&#8217;est de la faute à Mamanpat. J&#8217;ai subi un grave trauma à la SaintéLyon 2008. Elle m&#8217;a abandonné au ravitaillement de Sainte Catherine alors que je venais de la ravitailler en eau ! Et en plus elle m&#8217;a fumé sur le chrono final. Je m&#8217;en suis jamais remis. Vous comprenez pourquoi j&#8217;ai décidé de faire l&#8217;aller-retour maintenant ?</p>
<p>Ce n&#8217;est pas tout près le Revard. J&#8217;avais trouvé cette portion interminable l&#8217;année dernière et je m&#8217;attends tout naturellement à ce qu&#8217;il en soit de même aujourd&#8217;hui. Dès lors que l&#8217;esprit n&#8217;est pas pressé d&#8217;arriver tout se déroule étrangement plus vite. Et puis c&#8217;est sympa de retrouver des lieux parcourus il y a maintenant un an. J&#8217;ai régulièrement des flashs en me rappelant de tel ou tel paysage comme cet arbre tortueux frappé par la foudre. Autant de souvenirs qui me reviennent à l&#8217;esprit.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="375" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="file=http%3A%2F%2Flabelenergie.com%2Fnivolet_revard_resume.flv&amp;plugins=viral-1d" /><param name="src" value="http://nivolet.revard.free.fr/photos_videos/player-viral.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" src="http://nivolet.revard.free.fr/photos_videos/player-viral.swf" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Flabelenergie.com%2Fnivolet_revard_resume.flv&amp;plugins=viral-1d"></embed></object><br />
<em>Une vidéo de Serge Jaulin pour <a href="http://tvsport-nature.com/">http://tvsport-nature.com/</a>.</em></p>
<p>Une dernière grimpette et j&#8217;arrive au Revard. On traverse la route et je descends vers le point de vue aménagé (on le voit sur la photo d&#8217;entête du site officiel. Pas de gamelle cette année, je peux vous dire que j&#8217;ai regardé à deux fois où je mettais les pieds. Je profite un peu de la vue en longeant les barrières. Il y a de la brume mais on voit tout de même une bonne partie du lac du Bourget. C&#8217;est beau, ça vaut le coup de mouiller un peu sa chemise.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Le Revard – Les Mentens (6h39)</strong></p>
<p>C&#8217;est pas le tout, j&#8217;ai une descente à descendre justement … Il y a un bon petit raidart au départ, du genre glissant mais ca ne dure pas longtemps. Le col du Pertuiset ce n&#8217;est pas encore pour tout de suite. On emprunte d&#8217;abord un sentier juste en contrebas de la route de la Feclaz. Une horreur. Que de boue ! Je glisse plus que je ne cours. Je m&#8217;efforce de trottiner mais mes pieds chassent à droite puis à gauche à qui mieux mieux. Un exercice casse gueule. Le truc à se faire une entorse et pire encore, à se retrouver le cul planté dans la marre au cochon. Très très mauvais pour l&#8217;ego ça !</p>
<p>Je lève le nez sur ma gauche et là consternation ! La coureuse en bleue déroule tranquillement sa foulée sur la route au lieu de patauger dans la glaise avec ses petits camarades. Hé, c&#8217;est pas du jeu ça ! C&#8217;est même complétement déloyal, veux-tu bien redescendre tout de suite dans la boue ! Mais non, la femme en bleue poursuit son chemin. Pas moyen d&#8217;accélérer l&#8217;allure, le handicap boueux est de taille, la femme en bleue disparaît au loin. L&#8217;emportera pas au paradis foi d&#8217;Arthur ! Justice sera faite.</p>
<p>L&#8217;affront m&#8217;a donné une raison d&#8217;accélérer, on se motive comme on peut. Je réussis à rattraper l&#8217;effrontée au début de la descente du Pertuiset. Impossible de doubler dans la descente, d&#8217;abord c&#8217;est interdit. Ce ne sera pas nécessaire … Nous allons faire la descente à un rythme d&#8217;enfer. Nous devons être une petite dizaine de coureurs à nous élancer dans la pente. Ca commence gentiment car le pourcentage de la pente est élevé et les lacets plutôt serrés mais après le passage du col lui-même l&#8217;allure forcit considérablement.</p>
<p>Le peloton initial se disloque peu à peu et je me retrouve dans un groupe de cinq coureurs à envoyer du gros dans la descente, la femme en bleue en tête, moi en avant dernière position. Qu&#8217;importe les douleurs dans les cuisses, pas question de se faire lâcher, l&#8217;effet de groupe est stupéfiant, nous entrainant au plus vite dans les nombreux lacets. C&#8217;est un rouleau compresseur qui descend du Revard, quelle pêche cette femme en bleue ! Je suis presque enclin à lui pardonner sa félonie c&#8217;est dire si cette descente m&#8217;a plu. Bon aller, je lui pardonne.</p>
<p>Le chemin s&#8217;est élargi, on peut jouer au bourrin à loisir désormais alors les positions changent à nouveau. Je double, je double et je suis doublé. Il n&#8217;y a plus de peloton, plus que des coureurs répartis dans la pente. La femme en bleue est à nouveau derrière moi. Faut quand même pas déconner.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/05/14/le-nivolet-revard-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><br />
<em>Une vidéo de titanium38000</em></p>
<p>C&#8217;est plus rapide la descente mais il m&#8217;aura tout de même fallu près d&#8217;1h10 pour atteindre le ravitaillement de Mentens. Je ne m&#8217;éternise pas, juste quelques minutes pour boire un coca et grignoter un peu de solide. La femme en bleue est arrivée entre temps et s&#8217;est emparée d&#8217;une chaise. J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;elle a laissé quelques plumes en chemin dans la descente. Hé hé. Voilà ce que c&#8217;est. On veut maraver Arthur, on profite qu&#8217;il patauge dans le gras pour passer à l&#8217;acte et puis on n&#8217;assume pas et on pousse même le vice jusqu&#8217;à piquer la chaise d&#8217;un malheureux bénévole pour s&#8217;assoir et se refaire une santé.</p>
<p><em>Note de l&#8217;auteur : je précise avant de me faire lyncher par les connaissances de la dame, voir par la dame elle même, que l&#8217;histoire de la femme en bleue, bien que véridique, est relatée avant tout pour égayer et apporter une touche de fraicheur à un récit qui serait bien tristounet avec toute cette pluie.</em></p>
<p>Les coureurs doublés dans la descente arrivent peu à peu. Je n&#8217;ai pas envie de redoubler tout ce petit monde alors je salue les bénévoles présents et je poursuis mon chemin.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Mentens &#8211; Merry (7h20)</strong></p>
<p>Pour ce qui est de la descente, c&#8217;est plié. Reste maintenant à longer le bas des falaises pour revenir sur Merry. C&#8217;est très roulant notamment lorsque les chemins sont larges mais il reste des passages en sous bois sur des sentiers étroits et quelques bons coups de cul qui nécessitent d&#8217;avoir gardé un peu de fraicheur. Cela tombe bien, j&#8217;en ai encore, certes un peu moins dans les grimpettes mais j&#8217;arrive à dérouler tranquillement sur le plat et en descente. La fatigue musculaire modérée malgré une descente du Revard d&#8217;anthologie me permet de courir en continue. La tête doit également y être pour beaucoup.</p>
<p>Il y a un dernier ravitaillement à Merry. C&#8217;est curieux d&#8217;avoir mis un ravitaillement ici. J&#8217;ai suffisamment d&#8217;eau mais je m&#8217;offre le luxe d&#8217;un verre de coca. J&#8217;ai pris le coup de main pour détacher moi même l&#8217;écocup sans enlever le sac mais je ne refuse pas l&#8217;aide que m&#8217;offre une bénévole. Elle m&#8217;aura gentiment agacé par moment cette écocup, à force de se balader dans mon dos mais j&#8217;avais la flemme de tomber le sac pour la ranger. J&#8217;avoue avoir également eu la flemme de répondre aux sms reçus mais ça faisait sacrément plaisir de savoir qu&#8217;il y avait des copains pour les envoyer.</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Merry &#8211; Voglans (8h03)</strong></p>
<p>L&#8217;année dernière, j&#8217;avais souffert de la chaleur sur un large chemin exposé en plein cagnard, chaque pas soulevant derrière moi un nuage de poussière. Cette année, on ne souffre pas côté température mais ce chemin n&#8217;est guère plus folichon. Cela dit, je cours toujours, un excellent travail mental à un moment de la course où je me serais bien laissé aller à marcher. Cela me permet de doubler encore quelques coureurs avec un sourire, un petit geste ou quelques mots à chaque fois surtout quand ils sont seuls.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3367" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-08.jpg" alt="" width="255" /></a>Il y a une dernière difficulté à passer, la petite collinette franchie juste après le départ et qu&#8217;il va bien falloir passer à nouveau pour rentrer au bercail. Une courte grimpette, on traverse la voie rapide et on termine la montée sur le bitume d&#8217;une petite route de campagne.<br />
J&#8217;attaque l&#8217;ultime descente avec plaisir, ça sent bon l&#8217;arrivée à plein nez. Et généralement plus  celle-ci se rapproche et plus j&#8217;ai hâte d&#8217;en finir.</p>
<p>La pancarte 1000 m ! Yes ! Comme l&#8217;année dernière. Il ne reste plus qu&#8217;à mettre la gomme pour se faire plaisir et finir en beauté. C&#8217;est quoi 1000 m ? Je m&#8217;en suis enquillé un paquet cet hiver pour préparer les 10 km des Tassin ! Aller à donf et gare aux mémés si elles traversent quand j&#8217;arrive, j&#8217;ai tout lâché et c&#8217;est pas avec ce qu&#8217;il me reste de cuisses que je pourrais freiner. C&#8217;est bon de sentir que le corps réagit encore.</p>
<p>Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Tazounet sur le bord de la route ! Je ne l&#8217;ai pas vu me filer entre les doigts, il a donc abandonné le bougre. J&#8217;avoue ne pas être surpris outre mesure, je ne l&#8217;ai pas senti super motivé par la boue ce matin. Par contre, il y a MamanPat et ses deux couettes à côté …<br />
Les deux amigos m&#8217;encouragent en cœur alors j&#8217;accélère un petit peu pour ne pas les décevoir. C&#8217;est bien parce que c&#8217;est eux.</p>
<p>Encore une bonne centaine de mètres et je passe la ligne d&#8217;arrivée en 8h03 !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Et après ?</strong></p>
<p>Les deux compères sont venus me rejoindre sur la ligne d&#8217;arrivée. Tazounet me confirme qu&#8217;il a arrêté en chemin mais une question démange fortement la partie de mon cerveau dévolue à la curiosité. « Et toi Pat ? » le tout demandé l&#8217;air de rien. Cette …. de Pat (j&#8217;ai préféré m&#8217;autocensurer pour ne pas choquer la sensibilité des plus jeunes lecteurs) a décidé de me faire tourner en bourrique. En plus c&#8217;était prémédité !  « T&#8217;as trainé en route dis donc, je suis arrivé en 7h20. » Hein, quoi ! Je donne le change, je me contiens, impassible mais les neurones fonctionnent à plein régime, enfin du mieux qu&#8217;ils peuvent avec la fatigue. Pffft, quand j&#8217;y pense. Je me suis arraché, j&#8217;ai donné de ma personne comme rarement, je suis fatigué, on me dit même que j&#8217;ai le visage marqué … et purée, elle a encore trouvé le moyen de me maraver, de me fumer comme en 2008 sur ma course fétiche. Et pour couronner le tout, elle a même eu le temps de se doucher et de se refaire une beauté … J&#8217;aurais quand même dû tilter que t&#8217;avais fait tout cela bien rapidement … Je suis vraiment désolé pour vos deux abandons les copains.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3368" title="Le Nivolet Revard 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Encore une centaine de mètres et s&#8217;en sera terminé.</em></p>
<p>Après une bonne douche dans la Taz mobile, et je vous jure qu&#8217;il y en avait vraiment besoin, nous avons fait honneur au repas d&#8217;après course. Petite soupe, tartiflette, tarte aux pommes, le tout arrosé de bière au génépi. Bon la bière, c&#8217;était en sus mais on ne pouvait quand même pas passer à côté d&#8217;une bière aussi verte que mon maillot de la SaintéLyon !</p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-puce.jpg" alt="" title="Le Nivolet Revard 2010" width="100" height="90" class="alignleft size-full wp-image-3369" /><strong>Et le bilan de cette longue journée ?</strong></p>
<p>Et bien il est plus que positif. Je me suis à nouveau régalé sur les chemins du Nivolet. Quelle course magnifique ! Aucun regret même si la météo n&#8217;était pas des plus agréables. Ca fait partie des impondérables et ça ajoute un peu de piquant à la chose. Et puis les vrais warriors, ça ne craint pas la boue, hein Pat ?<br />
J&#8217;ai beaucoup apprécié le nouveau parcours et ce passage au Pas de l&#8217;Echelle malgré mon appréhension du vide. C&#8217;est vrai que cette partie pour le moins technique a généré de gros ralentissements, pas forcément des plus agréables par ce temps, mais je pense que c&#8217;est un plus indéniable pour l&#8217;image de cette course. Un passage obligé comme la Croix du Nivolet et le Point de vu du Revard ou pour tenter de faire un parallèle, comme la montée au premier étage de la tour Eiffel pour l&#8217;Ecotrail.</p>
<p>Il me plait tellement ce parcours, que je vais me faire grand plaisir à le refaire en off très bientôt avec les copains On va quand même tronquer la partie entre Voglans et Fournet qui est loin d&#8217;être la plus intéressante, il faut bien l&#8217;avouer.</p>
<p>Coté bonhomme, je pense avoir vraiment bien géré mon effort pour une fois. J&#8217;ai réussi à trouver le bon compromis pour ne pas me griller dans la longue montée jusqu&#8217;aux Chalets du Sire.  Cela m&#8217;a sans doute permis de courir ensuite en continue sur toutes les  portions plates. Et puis quel plaisir cette descente de folie du Revard ! Que du bonheur …</p>
<p>J&#8217;ai mis 1h10 de plus que l&#8217;année dernière ce qui semble cohérent compte tenu de la longue attente au Pas de l&#8217;Echelle, du dénivelé supplémentaire et du terrain très glissant par moment mais j&#8217;ai également dégringolé d&#8217;un centaine de place au scratch … Le niveau était si relevé ?</p>
<p>Un grand merci aux organisateurs pour cette belle course et aux bénévoles pour leur bonne humeur. Merci aux copains d&#8217;avoir déclenché des bips bips d&#8217;encouragements dans mon sac et enfin merci à toi Tazounet pour m&#8217;avoir fait découvrir les joies du camping car.</p>
<p>A bientôt sur les chemins. Ce sera dans les Monts du Lyonnais cette fois, pour l&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais.</p>
<p>A bientôt.</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 8h03&#8217;14&#8243;<br />
Distance : 49 km<br />
D+ : 2546 m</p>
<p>Classement général : 459/529 (693 partants)<br />
Classement VH1 : 146/173</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-cadeau.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3397" title="Le Nivolet Revard 2010 - le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/05/nivolet-revard-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>La chemise en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank">Le Nivolet Revard</a></p>
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		<item>
		<title>Le Lyon Urban Trail, le 28 mars 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/04/11/le-lyon-urban-trail-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/04/11/le-lyon-urban-trail-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 19:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon Urban Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[Là où Arthur passe, Biscotte trépasse &#8230; Me voilà de nouveau invité avec grand plaisir par Michel à participer au Lyon Urban Trail. C&#8217;est la troisième édition de cette course atypique. Un mélange détonnant d&#8217;ingrédients qui ne peuvent qu&#8217;attirer le chaland. Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est de la bombe, c’est ludique, touristique et technique, ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3094" title="Le Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-lyon-urban-trail.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>Là où Arthur passe, Biscotte trépasse &#8230;</h3>
<p>Me voilà de nouveau invité avec grand plaisir par Michel à participer au Lyon Urban Trail. C&#8217;est la troisième édition de cette course atypique. Un mélange détonnant d&#8217;ingrédients qui ne peuvent qu&#8217;attirer le chaland. Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est de la bombe, c’est ludique, touristique et technique, ça monte et ça descend en permanence au sein des quartiers les plus pittoresques de Lyon. Une occasion sportive unique pour découvrir ou redécouvrir les plus beaux panoramas de la ville.</p>
<p>Et puis le Lyon Urban Trail, c&#8217;est mon chez moi. Le tracé de la course emprunte la plupart de mes parcours d&#8217;entrainement dans les pentes de Fourvière et sur les hauteurs de St-Foy-lès-Lyon. Je ne me lasse pas de parcourir à la nuit tombée la « colline qui prie » et d&#8217;admirer la ville de Lyon illuminée à la faveur des multiples points de vues qui s&#8217;offrent aux coureurs ou aux promeneurs. C&#8217;est féérique au possible.</p>
<p>Deux semaines après le 10 km des Foulées Tassilunoises et le grand format du Trail des Cabornis, le Lyon Urban Trail vient clôturer un mois de Mars fort chargé en compétitions mais bien maigrichon en kilométrage à l&#8217;entrainement. Je me suis rarement aussi peu entrainé qu&#8217;au cours de ce mois qui s&#8217;achève. Je n&#8217;ai pas eu la grande forme entre ces deux compétitions et je me suis contenté de courir environ deux heures en footing, reparties sur trois séances. C&#8217;est que les Cabornis ont laissé quelques traces sur un organisme qui a perdu l&#8217;habitude du dénivelé et des longues distances depuis la LyonSaintéLyon. Enfin tout est relatif, j&#8217;ai quelques bons restes qui devraient me permettre de faire le doublé Cabornis/Lyon Urban Trail sans trop de problèmes.<br />
<span id="more-3252"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3272" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Hôtel de Ville, place des Terreaux.</em></p>
<h3>Surtout ne pas bousculer mes neurones endormies :</h3>
<p>Pour ne pas changer mes bonnes vieilles habitudes, je vais retirer mon dossard la veille histoire de ne pas bousculer inutilement mes neurones endormis le jour de la course. Me voilà parti en direction de la place des Terreaux qui accueille la course depuis l&#8217;année dernière. Je suis accompagné de ma sœur qui épinglera son premier dossard sur les 20 kilomètres du format intermédiaire de la course. Quoi de mieux qu&#8217;un petit Lyon Urban Trail pour s&#8217;essayer à la compétition dans le joie et la bonne humeur.</p>
<p>Nous devions rejoindre l&#8217;ami Biscotte mais les aléas de la circulation ont quelque peu compromis notre rendez-vous. Pas de chance, le tunnel de la Croix-Rousse était fermé et les quais de Saône avaient des airs de périphérique parisien aux heures de pointe. J&#8217;ai esquivé avec succès le gros des bouchons en passant par les hauteurs de la Croix-Rousse mais je suis tombé sur un os dans la rue Burdeau en tentant de me garer. Je suivais patiemment un camion qui avait toutes les peines du monde à se faufiler dans la rue étroite quand celui-ci s&#8217;est tout bonnement arrêté pour dépanner un véhicule probablement en panne. Jusqu&#8217;ici, rien de bien extraordinaire sauf que le camion en question n&#8217;était absolument pas conçu pour le chargement d&#8217;un véhicule. Pas de plateau basculant, ni de rampe d&#8217;accès. Ils ont chargé la voiture sur le plateau en force avec un simple treuil … Purée les brutes ! Si la voiture n&#8217;était pas une épave, ils ont contribué à ce qu&#8217;elle en prenne le chemin &#8230;</p>
<p>Dans ces conditions, impossible d&#8217;arriver en tant et en heure pour serrer la pince de l&#8217;ami Biscotte qui ne disposait que d&#8217;un court créneau. Le retrait des dossards avait lieu dans l&#8217;atrium de l&#8217;Hôtel de Ville. La classe, ils sont bien vus chez Extra-Sport ! A quand les vestiaires et autres consignes dans les salons de l&#8217;Hôtel de Ville et les soins d&#8217;ostéopathie dans la salle du conseil municipal ?</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3273" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On va se faufiler un peu histoire de se rapprocher de la ligne de départ.</em></p>
<p>Je suis accueilli par Jean-François Loison, un collaborateur d&#8217;Extra-Sport qui veille au bon déroulement du retrait des dossards et avec qui j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de papoter à plusieurs reprises. C&#8217;est des gars biens les Jean-François, moi je vous le dis … D&#8217;ailleurs, vous le connaissez probablement, c&#8217;est le monsieur qui parle bien ici : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SboMu_VzxjY" target="_blank">Lyon Urban Trail</a> (Génération Trail).<br />
Les formalités de retrait sont vites terminées. Me voici en possession d&#8217;un t-shirt technique Asics qui viendra compléter ma collection. Le vert est à l&#8217;honneur cette année mais dans une nuance plus foncée que celui de la SaintéLyon. Après le rouge pimpant et le brun très urban style, on va dire que c&#8217;est le retour à la nature, un petit clin d&#8217;œil au nombreux parcs traversés.</p>
<p>Au vu des inscriptions, je constate que la course a pris un sacré envol cette année. Il y a foule notamment sur le 20 bornes ! Mes compères sont par contre un peu moins nombreux au rendez-vous. La pénurie de Foie gras et de Saint Nectaire se fait cruellement sentir. Grumlie a renoncé à faire une seconde fois le trajet depuis le sud-ouest de la France (il a de plus en plus de mal à s&#8217;éloigner du pays des Citadelles, il faudrait rebaptiser Fourvière en Montségur), Miaou a confondu le mois de mars et le mois d&#8217;avril (les mèches blondes ont encore frappé), Yannick a disparu du monde de la course à pied sans laisser de trace (il doit y avoir des histoires de musique là-dessous), Tazounet a rayé de son vocabulaire les mots « long » et « dénivelé » (répète après moi : dé-ni-ve-lé, ah ça commence à  revenir), Libellule a préféré refaire le petit format des Cabornis (je l&#8217;imagine passant ses weekend en boucle dans les Monts d&#8217;Or)  et Jean-Mik a malheureusement été contraint à ne plus épingler de dossard depuis le début de l&#8217;année (le bougre, il en profite pour nous narguer en vélo pendant les compétitions). A moins que ce ne soit mes pâtes qui les aient rebutés l&#8217;année dernière ?</p>
<p>Ce sera par contre le retour d&#8217;Oslo cette année et la première participation au Lyon Urban Trail pour Biscotte. J&#8217;espère qu&#8217;il n&#8217;aura pas trop été échaudé par sa mésaventure du jour &#8230;</p>
<h3>C&#8217;est pas humain de passer à l&#8217;heure d&#8217;été le jour d&#8217;une course :</h3>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3274" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-03.jpg" alt="" width="255" /></a>Couché à 23h, levé à 5h30 histoire de digérer mon petit déjeuner à temps, ce n&#8217;est déjà pas très optimal comme temps de sommeil mais voilà qu&#8217;en plus une de ces précieuses heures passées en tête en tête avec ma couette s&#8217;est volatilisée au cours de la nuit. Malgré tout je suis vite opérationnel ce dimanche matin. Quand l&#8217;envie est là, tout va.</p>
<p>Comme l&#8217;an passé, les organisateurs ont négocié un forfait avec le gestionnaire du parking Opéra.<br />
J&#8217;arrive suffisamment en avance pour avoir une place. Ce n&#8217;était pas gagné, il y a déjà pas mal de monde ! J&#8217;y vais vraiment mollo dans la rampe d&#8217;accès, je me rappelle que les pare-chocs de la plupart des voitures frottaient allégrement le sol en quittant les plans inclinés pour accéder à chaque niveau.</p>
<p>L&#8217;arche de départ et d&#8217;arrivée a été installée au centre de la place des Terreaux à proximité de la fontaine Bartholdi tandis que le village (vestiaires, sponsors) s&#8217;est installé en pourtour de la place de part et d&#8217;autre du sas de départ.</p>
<p>Un vestiaire/consigne a été mis en place cette année. Une idée qui est la bienvenue. Elle me permettra de quitter plus tardivement ma p&#8217;tite laine. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il fasse bien froid mais j&#8217;apprécie de faire la transition couette / t-shirt en douceur. Et puis cela nous évitera de faire l&#8217;aller-retour au parking pour aller chercher les traditionnelles Leffe d&#8217;après course.</p>
<p>Je retrouve l&#8217;ami Yanshkov sur les marches de l&#8217;Hôtel de Ville. Il est en pleine distribution de tracts subversifs incitants les coureurs à venir dépenser sans compter leur trop plein d&#8217;énergie au <a href="http://www.lespassemontagnes.com/" target="_blank">Trail des Passes Montagnes</a>. L&#8217;homme tente d&#8217;ailleurs de me corrompre et de me rallier à sa cause malgré un planning du mois de mai déjà bien rempli.</p>
<p>Les nattes de Mamanpat sont là, solidement attachées sur une Mamanpat revêtue de la tenue flower power des « Brut de Fleurs » qui sied fort bien à son teint. Madame est en grande forme, prête à en découdre et à faire parler la poudre dans les escaliers de la Sarra. Elle en sautille littéralement d&#8217;excitation, probablement le secret d&#8217;un échauffement réussi.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3275" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Fin de la première partie de la Montée de la Sarra. Biscotte, tu es en train de chopper les tics de Mamanpat !</em></p>
<p>L&#8217;ami Biscotte arrive à son tour. Je suis content qu&#8217;il vienne gambader sur mes terres à l&#8217;occasion d&#8217;une compétition. Oslo est également là. Combien de kilomètres l&#8217;ami Oslo a-t-il bien pu s&#8217;enfiler dans le joie et la bonne humeur cette semaine ?<br />
Il y a également Tidgi, un kikoureur qui fait le doublé Cabornis/Lut et sera également au départ des Coursières (les grands esprits se rencontrent) et Samuel Gully, une connaissance de Facebook … Il m&#8217;impressionne l&#8217;ami Samuel, il est passé en mode stepper sur les marches à côté de moi. Un vrai stakhanoviste de l&#8217;escalier.  Et puis il y aura des petits coucous rapides à Badgone et Martine.</p>
<p>Avec Biscotte, nous allons nous changer à proximité de la tente qui fait office de vestiaire avant de confier nos petites affaires aux bénévoles. Biscotte m&#8217;apprend qu&#8217;il n&#8217;est pas dans son assiette. Il a été malade toute la semaine. Sa femme pense même qu&#8217;il ne finira pas la course. Il n&#8217;a quand même pas l&#8217;air d&#8217;être à l&#8217;article de la mort. Il marche, fait des sourires et est capable de répondre quand on lui parle …</p>
<p>L&#8217;heure du départ approche, je me faufile à travers les coureurs avec Oslo, entrainant à notre suite Mamanpat et Biscotte. « <em>Aller, on a dit qu&#8217;on jouait la gagne …</em> ». On nous recommande de faire attention dans les escaliers rendus glissants par la pluie de la veille et de se méfier des bousculades au moment du départ. Sur ce genre de format relativement court, on est des fous furieux au départ, mais ça ne dure guère longtemps. Tout juste le temps d&#8217;atteindre la première pente.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3276" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-05.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3277" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Montée Nicolas de Lange.</td>
<td align="right" valign="top">Petite pause dans les Jardins du Rosaire pour attendre Mamanpat et Biscotte.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>Les quatre font la paire :</h3>
<p>Go go, c&#8217;est le lâché des fauves. La horde sauvage se rue en avant pour un tour rapide de la place de Terreaux avant de s&#8217;élancer en direction de la première difficulté du jour et pas des moindres : la montée de la rue Terme.</p>
<p>La rue Terme, c&#8217;est du lourd ! Une montée dré dans le pentu pour accéder au plus vite au plateau de la Croix Rousse. C&#8217;est bien simple, c&#8217;était l&#8217;itinéraire d&#8217;un ancien funiculaire, l&#8217;un des premiers au monde. A sa fermeture, la rue fut transformée en tunnel routier. On passe en mode marche pour éviter de se mettre dans le rouge dès le départ. Oh oh, j&#8217;ai l&#8217;impression que nous sommes partis un peu vite pour Mamanpat qui a décroché un peu dans le tunnel. Comme nous sommes galants, nous ralentissons un peu la cadence en arrivant sur le plateau de la Croix-Rousse.</p>
<p>Histoire d&#8217;étirer le peloton avant les premiers rétrécissements nous redescendons immédiatement à mi-pente en direction de la place des Terreaux avant de remonter pratiquement au point de départ en longeant l&#8217;Amphithéâtre des 3 Gaulles et en empruntant la voie piétonnière de la montée de la Grand Côte. La partie supérieure a été aménagée : des jardins et une esplanade offrent un agréable panorama sur la ville.</p>
<p>Je suis en forme. Plus en tout cas que pour les Cabornis. Il faut croire que cette petite remise en jambe dans les Monts d&#8217;Or m&#8217;a fait du bien. J&#8217;ai comme qui dirait l&#8217;envie d&#8217;accélérer, de jouer avec le terrain et de me laisser aller à une dépense énergétique inconsidérée mais les quelques souvenirs de la première édition m&#8217;invitent à être prudent. La route est longue.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3278" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>On vient de quitter le premier ravitaillement. Mamanpat en a profité pour filer ! (Une photo de Jean-Mik)</em></p>
<p>Oslo a de toute évidence décidé de rester sagement à nos côté aujourd&#8217;hui mais il me donne par moment l&#8217;impression de ronger son frein. En tout cas, je ne risque pas de faire un truc du genre « longue échappée en solitaire » aujourd&#8217;hui … J&#8217;en connais un qui ne me lâcherait pas les semelles.</p>
<p>Une petite descente dans les jardins qui suivent la montée de Vauzelles et nous nous dirigeons vers la place Rouville, une place en balcons qui surplombe les quais de Saône et offre une vue magnifique sur Fourvière. Un ravitaillement a été installé sur la place mais il est destiné à l&#8217;épreuve de 12km. Ce serait de toute façon un peu tôt pour nous, cela doit faire une demi-heure à tout casser que nous courons.<br />
Nous entamons maintenant la traversée du jardin des Chartreux perché à flanc de falaise. En face, sur la colline de Fourvière on peut voir le couloir de descente de l&#8217;ancienne piste de ski de la Sarra que nous allons emprunter un peu plus tard. Il me semble que des coureurs dévalent déjà la pente. Oui, c&#8217;est bien cela, les premiers sont déjà en train d&#8217;en finir avec la descente de la Sarra ! On voit maintenant distinctement la monotrace terreuse tracée par le passage des coureurs dans la pente herbeuse.</p>
<p>Il est temps de quitter la colline de la Croix-Rousse pour passer aux choses sérieuses. Nous rejoignons rapidement les quais par une série d&#8217;escaliers pour nous diriger vers la passerelle de l&#8217;Homme de la Roche. C&#8217;est une passerelle métallique provisoire qui a été installée en 1989 après la destruction de l&#8217;ancien pont jugé trop vétuste. La reconstruction du pont n&#8217;a pas été considérée comme urgente et la passerelle provisoire a perduré. La traversée de celle-ci est beaucoup plus calme que l&#8217;année dernière. Avec le martèlement régulier des pas des coureurs, elle était entrée en résonance et s&#8217;était mise à danser la gigue d&#8217;une façon assez impressionnante. Nous ne sommes pas assez nombreux sur le 40km pour que ce soit le cas mais ma sœur m&#8217;a confirmé que le scénario s&#8217;est reproduit avec les coureurs du 20. Je vois que des barrières ont été mises en place à mi parcours pour « casser » la vitesse des coureurs et tenter de limiter cet effet.</p>
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<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3279" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3280" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Les troupes gardent le sourire.</td>
<td align="right" valign="top">La rue des Tourelles dernière grimpette de l&#8217;édition 2009 de la SaintéLyon.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>On remonte un peu les quais. Nous voilà au pied des escaliers de la Sarra. « <em>Vous arrivez chez moi, tout le monde s&#8217;essuie les pieds, svp !</em> ». Sur le Lyon Urban Trail les montées et les descentes ne sont jamais bien longues, guère plus de 140m de dénivelé pour la plus longue, mais le parcours est néanmoins très physique de par leurs successions et cet exercice particulier que sont les montées d&#8217;escaliers.</p>
<p>Tiens, je pensais que les motards en trial étaient là pour ouvrir la course mais de toute évidence celui-ci doit être chargé de faire des allers et retours sur le parcours pour veiller au bon déroulement de la course. En ce moment il est surtout planté sur un palier étroit dans la partie la plus abrupte de la montée de la Sarra. A mon avis, il va attendre là un bon moment. Il ne risque pas de repartir à l&#8217;assaut des escaliers avec tous ces coureurs qui l&#8217;entourent.</p>
<p>Voici la fameuse descente de la Sarra. C&#8217;était anciennement la première piste de ski artificielle installée en milieu urbain. Télésiège biplace, vestiaires, sanitaires, elle était même dotée d&#8217;un éclairage pour une pratique en nocturne. Elle a été ensuite rendue à la nature et est devenue le rendez-vous ponctuel des vététistes à l&#8217;occasion de l&#8217;Avalanche Cup notamment. On peut également y faire de l&#8217;accrobranche dans le parc Fourvière aventure ou se laisser aller dans la pente en courant tout simplement ! Le terrain est un peu boueux, les appuis fuyants, je ne suis pas des plus à l&#8217;aise sur ce genre de terrain. Maitre Biscotte sur une pente herbeuse perché, ne se sent plus de joie, il ouvre un large bec et dévale à tombeau ouvert les 300m qui s&#8217;offrent à lui. On le sent revivre dès lors qu&#8217;il a un peu de vert sous les semelles. En tout cas, j&#8217;ai bien du mal à le suivre &#8230;</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3281" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Second ravitaillement dans le Jardin de la Visitation.</em></p>
<p>Le chemin de Montauban nous emmène au pied de la montée Nicolas de Lange en serpentant à mi-pente de la colline de Fourvière. L&#8217;escalier qui nous emmène au pied de la « Tour Eiffel » locale est un de mes terrains de jeu favoris. Mamanpat et Biscotte babillent à tout va. Ils feraient mieux d&#8217;économiser leur souffle ces deux-là. On prend un peu le large avec Oslo dans la grimpette et on traverse une première fois l&#8217;Esplanade de Fourvière qui jouxte la Basilique. C&#8217;est sans conteste le plus beau panorama de Lyon. C&#8217;est un peu râpé aujourd&#8217;hui pour la vue sur les Alpes mais on ne va pas se plaindre, il ne pleut déjà pas !</p>
<p>On enchaine par la descente en lacet dans les Jardins du Rosaire. Un très léger sentiment de culpabilité nous envahit à mi-pente et nous incite à attendre nos petits camarades ! Pour passer le temps en les attendant, Oslo prend en photo une statue du Christ et moi une photo d&#8217;Oslo. Les deux pipelettes ne tardent pas à arriver et passent devant nous sans un regard pour nous faire sentir leur désapprobation. Ca leur va bien de jouer les vierges effarouchées ! Remarquez, le lieu s&#8217;y prête bien.</p>
<p>Direction la montée du Gourguillon, une belle rue pavée qui permet de rejoindre les hauteurs. De toute évidence, j&#8217;ai mal étudié le parcours, je m&#8217;apprêtais à transpirer en faisant l&#8217;intégralité de la grimpette mais nous quittons rapidement les pavés pour rejoindre les quais et traverser la Saône par la passerelle Saint-Georges.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3282" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le théâtre antique bien connu des festivaliers des Nuits de Fourvière.</em></p>
<p>Le premier ravitaillement est situé sur les quais. Je m&#8217;arrête avec Biscotte et Oslo. Mamanpat en profite pour nous semer. « <em>Je continue, vous me rattraperez …</em> »  Ouais, c&#8217;est cela, à d&#8217;autres ! Mais bon, l&#8217;envie de picorer est la plus forte et nous la laissons filer. Elle aura eu tout le temps de prendre de la marge car nous allons rencontrer l&#8217;ami Jeanmik peu après le ravitaillement. Ca fait plaisir de le revoir même si ce fut un peu court.. Ce n&#8217;était pas gagné pour lui de nous retrouver dans ce défilement de coureurs !</p>
<p>On reverra une dernière fois l&#8217;ami Jean-Mik dans la Montée Saint-Laurent après avoir traversé à nouveau la Saône. Je me suis pris un petit coup de chaud en le rattrapant dans la montée et en le poussant sur quelques mètres ! J&#8217;ai mis un moment pour récupérer de ce petit délire !<br />
Au fait, il n&#8217;est pas peureux cet homme-là ! Oser emprunter la montée de Choulans en vélo !!!</p>
<p>Il nous aura fallu toute la montée Saint-Laurent et le chemin de Fontanières pour rattraper Mamanpat et faire la jonction avec elle au moment même où nous attaquions les escaliers du Chemin des Villas. Et encore on aura mis une bonne accélération histoire de la doubler genre « <em>Coucou mon poulet</em> » mais en se contentant d&#8217;un « <em>coucou Pat</em> ».<br />
Elle nous a fait une petite frayeur la miss en peu plus tard en se vrillant la cheville. C&#8217;est ça de faire du tricot avec ses gambettes dans les marches d&#8217;escalier. Bon ça va, pas de bobo, c&#8217;est du solide une Pat.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3283" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Vue sur Lyon depuis les Jardins du Rosaire.</em></p>
<p>Après avoir longé le parc du Brûlet nous replongeons à nouveau pour rejoindre la chemin de Fontanières puis c&#8217;est la petite grimpette dans les jardins en contrebas de l&#8217;église de Sainte-Foy. Nous avons distancé à nouveau nos acolytes avec Oslo et je marque une pause dans le jardin pour les attendre en filmant leur progression. Hé ben, il n&#8217;a pas la grande forme Biscotte aujourd&#8217;hui. Ce n&#8217;est pas dans ses habitudes d&#8217;être à la traine comme ça. Il m&#8217;a dit qu&#8217;il tenait le coup tout à l&#8217;heure dans la mesure où l&#8217;on gardait ce rythme … J&#8217;ai bien peur que ça ne dure pas. On a vraiment adopté une allure pépère jusqu&#8217;à présent et l&#8217;envie de faire un peu travailler le palpitant commence à sérieusement me démanger. D&#8217;ailleurs, je sens bien qu&#8217;Oslo est dans les mêmes dispositions et qu&#8217;il ne demande qu&#8217;à lâcher les watts !</p>
<h3>Arthur et Oslo sont dans un bateau :</h3>
<p>C&#8217;est sans un mot que nous avons accéléré avec Oslo. Je sais que ça ne va pas suivre derrière. J&#8217;en connais un qui va me pourrir à l&#8217;arrivée. Après les crampes voilà que je profite des soucis gastriques de Biscotte pour lui mettre la pâtée ! Mais bon, j&#8217;écrase tant bien que mal un sentiment de culpabilité, je verse une petite larme de circonstance pour la bienséance et je me concentre bien vite sur le cas de l&#8217;ami Oslo. Mamanpat et Biscotte pourront se tenir compagnie le reste du trajet.<br />
Je refuse d&#8217;ailleurs d&#8217;assumer l&#8217;entière responsabilité de cette infamie. Oslo s&#8217;est bien gardé de manifester une quelconque envie de vous attendre. Et puis je n&#8217;ai fait que le suivre &#8230;</p>
<p>Si j&#8217;avais quelques velléités à arriver sur la place des Terreaux avant Oslo malgré ses exploits aux Cabornis, la réalité du terrain me ramène vite à plus d&#8217;humilité. Mes jambes répondent bien sur le plat et dans les descentes modérées mais je manque cruellement de puissance dans la moindre montée. Ce bougre d&#8217;Oslo a décidément de sacrées cannes et ne manque pas de me le faire savoir dès la traversée du Parc du Brûlet. J&#8217;ai bien cru qu&#8217;il allait filer le bougre … Mais non, il attend patiemment son petit camarade.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-13.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3284" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-13.jpg" alt="" width="254" /></a>Après avoir traversé la Résidence Universitaire André Alix, je m&#8217;attendais à apercevoir Mamanpat et Biscotte à l&#8217;occasion de ce petit aller retour effectué sur la rue du Commandant Charcot pour traverser à la hauteur des passages piétons mais pas de compères à l&#8217;horizon, nous avons pris plus d&#8217;avance que je ne pensais.</p>
<p>Nous descendons maintenant à toute allure la Montée des Génovéfains pour rejoindre Choulans. Mes jambes la connaissent bien pour l&#8217;avoir pratiqué en rentrant chez moi après les quelques bonnes séances de fractionné effectuées sur le quai Jean-Jacques Rousseau pour ma préparation 10km. J&#8217;étais tout calme en rentrant chez moi, je vous le garantis !</p>
<p>Avec toute cette circulation, le passage dans Choulans n&#8217;est clairement pas ce qui se fait de mieux pour courir mais il ne dure pas très longtemps et la Montée de la rue des Tourelles qui suit n&#8217;est pas désagréable d&#8217;autant que j&#8217;ai quand même plus la forme que lors du finish de la LyonSaintéLyon !</p>
<p>L&#8217;ami Oslo semble sage pour le moment. Cela m&#8217;ouvre quelques perspectives intéressantes pour un final en beauté sur le parvis de l&#8217;Hôtel de Ville. Ce serait un monde si je n&#8217;arrivais pas à tirer quelque chose du travail de vitesse effectué en début d&#8217;année. En attendant, on papote tranquillement dans la rude Montée du Télégraphe tout en doublant quelques coureurs du 20km. Il y a un peu plus de monde depuis que nous avons rejoint le parcours du petit format.</p>
<p>Le second ravitaillement est situé dans le Jardin de la Visitation, un petit jardin dessiné selon un tracé très régulier bien dans l&#8217;esprit du jardin à la française. Il est relié aux sites des amphithéâtres par un chemin boisé que nous nous empressons d&#8217;emprunter après avoir grignoté un morceau.</p>
<p>Il y a foule dans l&#8217;enceinte du théâtre antique. Des promeneurs se baladent en famille. Une grande partie doit probablement faire la randonnée organisée dans le cadre du Lyon Urban Trail. De toute évidence, ils ne sont pas très à l&#8217;aise dans la descente boueuse qui permet de rejoindre l&#8217;Odéon antique. Qu&#8217;à cela ne tienne, un petit gymkhana entre les promeneurs et une descente d&#8217;escaliers velue plus tard et nous traversons l&#8217;esplanade du Théâtre Antique qui accueille chaque année le festival des Nuits de Fourvière.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3285" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-14.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Rue d&#8217;Ypres.</em></p>
<p>Nous repassons pour la seconde fois sur l&#8217;esplanade de Fourvière avant de filer en direction de la Passerelle des Quatre Vents dans le Parc des Hauteurs. Un chemin a été aménagé sur l&#8217;ancienne voie de chemin de fer qui emmenait entre autres les macchabées vers leur dernière demeure au cimetière de Loyasse. Séquence émotion, c&#8217;est dans ce parc qui ceinture le plateau de Fourvière que j&#8217;ai débuté mes premiers footings en 2004.</p>
<p>Ce bougre d&#8217;Oslo, qui avait été très sage jusque-là, se réveille dans la montée du Bas de Loyasse. J&#8217;aime à penser qu&#8217;il a accéléré, favorisé par le fort pourcentage de la pente, et que l&#8217;écart qui s&#8217;est creusé inexorablement entre nous deux n&#8217;est pas tout simplement le fait d&#8217;une baisse de régime de ma part. Il devait bien y avoir un peu des deux. Mais encore une fois, l&#8217;ami Oslo, m&#8217;attend patiemment une fois passée la difficulté. Nous croisons à nouveau beaucoup de randonneurs. Les gens semblent très satisfaits de leur balade. Certains semblent même regretter de ne pas avoir choisi plus long.</p>
<p>Je reprends du poil de la bête et je relance la machine en descendant la Montée de l&#8217;Observance. Biscotte sait comme j&#8217;aime laisser dérouler mes grandes guiboles dans ce genre de descentes modérées. Ca ne me déplairait pas qu&#8217;Oslo l&#8217;apprenne à son tour. Tout va pour le mieux et mes velléités enterrées il y a peu dans le cimetière de Loyasse remontent à la surface. Et si j&#8217;accélérais un peu ?</p>
<p>Je pense pouvoir le faire sur le plat dans cette longue portion effectuée sur les bas ports en direction du pont Mazaryk mais là encore Oslo domine la situation. Je me contente donc d&#8217;observer les mouettes, l&#8217;air de rien, pour donner le change, en enviant les coureurs qui descendent déjà les quais sur la rive opposée. Notre tour viendra. Et il vient effectivement. J&#8217;ai beau observer attentivement la rive, je ne vois aucune natte à l&#8217;horizon ni même le moindre morceau de Biscotte en face. C&#8217;est que je ne les ai pas oubliés mes compères. On a beau maraver gaiement son prochain, et là c&#8217;est du maravage de toute première main, on peut quand même le faire avec un peu de compassion et un soupçon de sensibilité !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-15.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3286" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a>Il est vraiment long cet aller retour sur les quais. On y avait échappé en 2008 avec les inondations et je suis soulagé de les quitter même si les marches de la Montée Hoche ne sont guère plus enviables pour mes jambes. C&#8217;est que le seigneur Arthur commence à montrer quelques traces de fatigue ! Je ne me tape pas (encore) 90 km par semaine (sinon plus) comme l&#8217;ami Oslo et je commence à en avoir vraiment plein les gambettes. La tête va bien par contre. J&#8217;ai la super patate, manque juste le super physique ! Et pourtant, s&#8217;il y a un truc que je n&#8217;aime pas, c&#8217;est bien subir l&#8217;allure d&#8217;un compère.</p>
<p>Après un petit singletrack à flanc de colline entre les lacets de la Montée des Esses (chemin de Serin), nous traversons le Parc de la Cerisaie. Oslo en profite bien entendu pour prendre le large ! Un lacet nous sépare déjà dans le raidillon qui nous emmène sur la partie haute du parc. L&#8217;année dernière les rôles étaient inversés avec l&#8217;ami Tazounet et ce n&#8217;était pas pour me déplaire.<br />
L&#8217;ami Oslo en rajoute une couche pour marquer le coup en me donnant rendez-vous à l&#8217;arrivée pour l&#8217;apéro … Pfftt, aucun respect ces petits jeunes ! Je passe devant la petite parcelle de vigne cultivée avec amour par la République des Canuts, un dernier lacet et puis rien, plus le moindre petit Oslo en ligne de mire … L&#8217;affreux a déjà disparu. Si vite ! Il est pas humain cet animal. Vous allez me dire que c&#8217;est normal pour un animal.<br />
Je traverse la partie haute du parc en passant à proximité de la villa Gillet qui abrite une institution dédiée à la diffusion de la pensée et des arts contemporains.<br />
A nouveau, monsieur m&#8217;attend à la sortie du parc. S&#8217;il continue comme cela, il va finir par se faire bouffer tout cru sur la ligne d&#8217;arrivée … C&#8217;est dangereux un Arthur à proximité d&#8217;une ligne d&#8217;arrivée !</p>
<p>Nous quittons l&#8217;impasse Chazière pour rejoindre la rue d&#8217;Ypres par une bonne descente en lacet. C&#8217;est dans cette descente que nous avions croisé Miaou en 2008. Elle est longue cette rue d&#8217;Ypres mais elle nous emmène au troisième et dernier ravitaillement alors on ne lui en veut pas trop.<br />
Oslo partage avec moi sa réserve d&#8217;oléagineux, sans doute pour se racheter de ses multiples infamies passées et à venir. Aller, je le pardonne, cet avant goût d&#8217;apéro était fort agréable. Tiens, je me serais bien mangé quelques Tucs …</p>
<p>Les abandons/retrouvailles avec Oslo se succèdent encore et encore … rue du Bois de la Caille, rue du Capitaine Ferber, Montée de la Rochette … Hum, je l&#8217;ai senti passer la Rochette ! Tiens revoilà notre copain le motard ! On l&#8217;aura croisé régulièrement sur tout le parcours. Il sent pas bon mais il a l&#8217;air sympa, ça compense. Je me tourne vers lui un court instant, souriez vous être filmé. C&#8217;est suffisant pour qu&#8217;Oslo me prenne quelques mètres ! Faut vraiment le surveiller comme le lait sur le feu. J&#8217;ai l&#8217;impression de jouer à 1 2 3 soleil et c&#8217;est toujours moi qui compte.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3287" title="Lyon Urban Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est qui les meilleurs ?</em></p>
<h3>Arthur tombe à l&#8217;eau :</h3>
<p>Et puis plus d&#8217;Oslo … « <em>Vous avez pas vu un gars du sud avec un accent à couper au couteau ?</em> ». L&#8217;a intérêt à avoir décapsulé la mousse quand j&#8217;arrive. Un petit virage en épingle et j&#8217;attaque la Montée de l&#8217;Eglise. Je suis scotché au bitume, mes mollets crient grâce mais l&#8217;humeur du bonhomme est toujours au beau fixe. D&#8217;ailleurs, il vaut mieux être dans de bonnes dispositions pour attaquer la longue ligne droite de la rue Pierre Brunier puis celle de la voie verte bien connue des coureurs du 10km de Caluire.</p>
<p>Mon allure a baissé. Me voilà passé en mode jogging dominical. Biscotte me dit souvent que je ne sais pas courir tout seul, je vais finir par le croire. L&#8217;intérêt purement compétitif inspiré inconsciemment par Oslo a disparu, reste ce bien-être procuré par l&#8217;effort, bien dans sa tête, bien dans son corps et le plaisir de la découverte d&#8217;une fin de parcours tortueuse à souhait.<br />
Une fin de parcours tortueuse et bien dans l&#8217;esprit montagnes russes. Après avoir atteint les quais du Rhône dans la partie la plus nord-est du parcours, le compteur de D+ s&#8217;affole à nouveau avec la Montée de la Boucle pour redescendre à nouveau et emprunter la montée de la rue Josephin Soulary.</p>
<p>Je pensais que nous allions passer directement par la place du Gros Caillou mais une ultime boucle nous fait redescendre sur les quais du Rhône ! On pousse le vice jusqu&#8217;à nous faire emprunter le passage piéton en sous-sol qui passe sous l&#8217;entrée du tunnel de la Croix-Rousse. Purée, je commence à en avoir ma claque. Les crampes sont sagement restées à la maison mais j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir un couteau planté dans le bas de chaque mollet. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y a, ils ne sont pas contents les Achilles ? Encore quelques marches d&#8217;escaliers et je débouche sur la place. « <em>Vous y êtes, il n&#8217;y a plus que de la descente maintenant.</em> »</p>
<p>Ca sent l&#8217;arrivée à plein nez, je m&#8217;imagine déjà en train de déguster tranquillement le mâchon lyonnais, la charcuterie dans une main, la mousse dans l&#8217;autre, affalé dans un transat à papoter avec mes compères de l&#8217;air du temps tandis que les mains de quelques ostéopathes triés sur le volet s&#8217;occupent de mes mollets meurtris.</p>
<p>Je suis tiré subitement de ma rêverie. Oh oh, cette tête me dit quelque chose … Hé mais c&#8217;est l&#8217;ami Biscotte ! « <em>Oh non, mais qu&#8217;est-ce que tu fous ici ?</em> » Il a abandonné le bougre. Il n&#8217;était pas dans son assiette c&#8217;est certain mais je n&#8217;imaginais pas que c&#8217;était au point de plier bagage à mi-parcours. Je n&#8217;aime pas voir un pote sur le bord du chemin. Je ne sais malheureusement que trop comme il est désagréable de voir arriver ses compères quand on a soi-même abandonné. Et puis je culpabilise de l&#8217;avoir abandonné en route. Peut-être aurait-il continué avec nous ?  Il m&#8217;accompagne sur un bout de chemin avant de m&#8217;inciter à accélérer pour le final.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/04/11/le-lyon-urban-trail-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Je m&#8217;empresse de suivre ses bons conseils histoire de finir comme il se doit la balade. J&#8217;ai l&#8217;impression que mes mollets vont éclater. Tant pis, j&#8217;accélère, mais juste un peu, pour la forme, de toute façon je n&#8217;ai pas de Tazounet à rattraper cette année. Je déboule sur la place Louis Pradel, il y a quelques marches à dévaler, attention de ne pas se gaufrer, une route à traverser, je pénètre dans l&#8217;enceinte de l&#8217;Hôtel de Ville et je traverse la cour d&#8217;honneur puis l&#8217;atrium pour émerger en haut de cet ultime escalier qui me sépare de l&#8217;arrivée. La place des Terreaux s&#8217;offre à moi, je descends tranquillement les quelques marches et je franchis l&#8217;arrivée en 4h27. Mon transat … Où est mon transat ?</p>
<h3>Passons au réconfort :</h3>
<p>C&#8217;est bien beau de se taper la bagatelle de 6000 marches, je peux vous dire que ça creuse même si elles sont réparties sur 40 bornes. Et puis j&#8217;ai une de ces pépies ! Mes neurones ont totalement zappé le ravitaillement en eau. Résultat : j&#8217;ai fait la fin du parcours à sec. C&#8217;est malin !</p>
<p>J&#8217;ai juste le temps de réajuster les niveaux en solide et en liquide avant d&#8217;assister à l&#8217;arrivée de Mamanpat sous les acclamations de la foule en délire. J&#8217;en rajoute à peine …</p>
<p>Biscotte n&#8217;aura pas partagé avec nous la traditionnelle mousse, il valait mieux vu l&#8217;état de son système digestif mais il s&#8217;est montré une fois de plus un compère indispensable en ouvrant nos Leffes avec les moyens du bord. Oslo n&#8217;avait pas emmené de décapsuleur … Il nous a fait le même coup que Tazounet en 2007 pour le semi marathon de Lyon. J&#8217;ai la mémoire longue pour ce genre d&#8217;incident …</p>
<p>Biscotte n&#8217;a pas trop tardé. J&#8217;espère que ce n&#8217;était pas par dépit et qu&#8217;il reviendra se frotter aux escaliers du Lyon Urban Trail l&#8217;année prochaine dans de meilleures conditions. Oslo est parti peu après. Sans doute pour revisionner dans son canapé les meilleurs moments du dernier match de rugby. Quant à moi, après avoir assisté à la remise des récompenses sur le podium (j&#8217;en profite pour te féliciter Martine) et avoir serré la pince de quelques illustres kikoureurs, je suis allé me délecter d&#8217;une blonde au Café Leffe. Une blonde offerte par une brune, un comble ! Merci Mamanpat d&#8217;avoir régalé.</p>
<p>Le Lyon Urban Trail, c&#8217;est un régal pour les yeux et les cuisses. Un énorme merci à toi Michel pour ton invitation. Vivement l&#8217;année prochaine &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<p>PS : Bravo ma soeur &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 4h27&#8217;55&#8243;<br />
Distance : 39 km<br />
D+ : 1550 m</p>
<p>Classement général : 240/423<br />
Classement VH1 : 86/135</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3288" title="Lyon Urban Trail 2010 - Le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/lyon-urban-trail-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt en cadeau</em></p>
<p>Le site : <a href="http://www.lyonurbantrail.com/" target="_blank">Le Lyon Urban Trail</a></p>
<p>Le CR de Mamanpat : <a href="http://mamanpat.over-blog.com/article-lyon-urban-trail-la-grande-traversee-47902834.html" target="_blank">Lyon Urban Trail : la grande traversée ! .</a><br />
Le CR d&#8217;Oslo : <a href="http://caposlo.over-blog.com/article-lut-episode-iii-le-retour-a-lugdunum-47925129.html" target="_blank">LUT épisode III &#8211; le retour à Lugdunum.</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2010?authkey=Gv1sRgCLjt3dOZ7urBaQ&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S7ecWsmAFHE/AAAAAAAAFx0/F6hKiWP51-Y/s160-c/LyonUrbanTrail2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/LyonUrbanTrail2010?authkey=Gv1sRgCLjt3dOZ7urBaQ&amp;feat=embedwebsite">Lyon Urban Trail 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Trail des Cabornis, le 14 mars 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 18:37:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Trail des Cabornis]]></category>

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		<description><![CDATA[De la biscotte c&#8217;est bon, mangez-en ! Après avoir titillé le chrono sur 10 km avec succès me voilà mûr à point mentalement pour arpenter les chemins (très) vallonnés des Monts d&#8217;Or. Je précise « mentalement » car côté physique, je suis nettement plus vert … Maman me l&#8217;avait bien dit : un plan d&#8217;entrainement pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3093" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-le-trail-des-cabornis.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3>De la biscotte c&#8217;est bon, mangez-en !</h3>
<p>Après avoir titillé le chrono sur 10 km avec succès me voilà mûr à point mentalement pour arpenter les chemins (très) vallonnés des Monts d&#8217;Or. Je précise « mentalement » car côté physique, je suis nettement plus vert … Maman me l&#8217;avait bien dit : un plan d&#8217;entrainement pour un 10 km est loin d&#8217;être idéal pour préparer un trail de 40 km et 2100 m de D+. Oui, ben maman, on fait comme on peut. D&#8217;ailleurs je ne suis pas le seul dans ce cas. L&#8217;ami Biscotte n&#8217;a guère fait mieux que moi en optant pour un plan semi. Il a même fait pire.</p>
<p>Même pas peur et pourtant je ne suis pas tout à fait inconscient. Je suis en plein remake des conditions que j&#8217;avais vécu en 2008. J&#8217;ai le souvenir de cette ascension du Mont Thou par sa face Ouest, la plus dure assurément. Une monotrace tracée au cordeau dans une pente herbeuse s&#8217;étire jusqu&#8217;au pied du mur terminal. J&#8217;ai deux piquets à la place des guiboles. Le mot le plus simple pour décrire ma situation serait le mot « équilibre ». Immobile, dominé par les hauteurs du Mont Thou, j&#8217;étais en équilibre entre les crampes qui menaçaient simultanément ma chaine musculaire postérieure et antérieure. Un coup devant, un coup derrière, les quadriceps puis les ischios et rebelote … pas forcément douloureux mais handicapant assurément. Il n&#8217;y avait plus qu&#8217;à attendre que ça passe, une simple question de patience.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3207" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>L&#8217;arrivée est à côté d&#8217;un étang au centre du village.</em></p>
<p>La différence avec 2008 ? Deux ans d&#8217;expérience en plus. Je pense que mes guiboles auront quelques souvenirs de la Montagn&#8217;Hard ou de l&#8217;UTMB. On verra si mes gambettes sont du même avis. Même pas peur, je suis juste curieux.</p>
<h3>Mais c&#8217;est quoi au juste les Cabornis ?</h3>
<p>C&#8217;est une épreuve de course à pied de type Trail se déroulant en quasi totalité sur les chemins et les sentiers des Monts d&#8217;Or, un petit massif situé au nord-ouest de Lyon, qui s&#8217;étend du nord au sud sur une dizaine de kilomètres. 4 épreuves sont proposées :</p>
<ul>
<li>le Tout Petit Format &#8211; 10 km et 400 m+</li>
<li>le Petit Format &#8211; 20 km &#8211; 1000 m+</li>
<li>le Grand Format &#8211; 40 km et 2000 m+</li>
<li>le relais 4&#215;10 km et 2000 m+</li>
</ul>
<p>Le choix entre le petit et le grand format est effectué au cours de l&#8217;épreuve à la porte de séparation des circuits aux environs du 15eme kilomètre.</p>
<p>Le nom de l&#8217;épreuve est directement inspiré des cabornes. De petites constructions en pierres sèches qui servaient d&#8217;abri aux ouvriers agricoles et aux bergers des Monts d&#8217;Or. On avait eu l&#8217;occasion l&#8217;année dernière d&#8217;emprunter le circuit des Cabornes à Poleymieux lors d&#8217;un Off avec les compères.</p>
<p>C&#8217;est un vrai trail, technique à souhait et très sollicitant physiquement du fait de son profil, une succession de montées et de descentes courtes mais pentues qui exploitent parfaitement le terrain ludique des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Je vous conseille chaudement de consulter <a href="http://www.montsdor.com" target="_blank">le site du Syndicat Mixte des Monts d&#8217;Or</a> pour en savoir plus sur le massif des Monts d&#8217;Or.<br />
<span id="more-3186"></span></p>
<h3>Revenons à notre petite balade.</h3>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3208" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-02.jpg" alt="" width="255" /></a>Cette année, la course a délaissé Saint Romain aux Monts d&#8217;Or pour prendre ses quartiers à Chasselay. L&#8217;organisateur nous a promis un début de course plus roulant sur des chemins plus larges ce qui devrait éliminer les ralentissements qui ne manquaient pas de se produire les années précédentes dès la première monotrace venue. Personnellement, les bouchons ne me dérangent pas, cela me permet de récupérer et j&#8217;en profite généralement pour prendre quelques photos.</p>
<p>J&#8217;ai retiré mon dossard le samedi histoire de ne pas être bousculé le lendemain matin. L&#8217;occasion de voir un court instant Biscotte senior accompagné de son jeune héritier puis de me promener avec ma fille Audrey sur la fin du parcours. On ne sait jamais, un hypothétique sprint avec les compères est toujours possible. Une petite reconnaissance au préalable, ça peut aider …</p>
<p>Dimanche matin, je récupère l&#8217;ami Biscotte à une station de métro pour faire le trajet jusqu&#8217;à Chasselay en covoiturage. On pourrait se targuer d&#8217;avoir la fibre écologique avec Biscotte (ce qui n&#8217;est pas faux) mais la raison de ce trajet est plus prosaïque : madame Biscotte a décidé de venir encourager sa moitié à l&#8217;arrivée de la course. Bon pas de chance, elle est arrivée après nous &#8230;</p>
<p>Nous renonçons à suivre les indications d&#8217;un bénévole qui nous dirige vers une rue déjà bien embouteillée pour nous garer sur un petit parking à proximité de cours de tennis. L&#8217;ami Oslo aura la même idée quelques minutes plus tard. Nous sommes prêts rapidement, il faut dire que Tazounet n&#8217;est pas des nôtres aujourd&#8217;hui … Encore qu&#8217;il ne faut pas médire, il a fait des progrès, j&#8217;ai pu le constater au 10 km des Foulées Tassilunoises. Maintenant qu&#8217;il s&#8217;est coupé les cheveux, il doit être encore plus rapide … J&#8217;imagine un gros gain de temps sur la mise en place du Buff. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La température est relativement douce surtout si on la compare avec le froid de canard qui nous pétrifiait il y a seulement une semaine. Je suis fagoté comme un panneau publicitaire pour organisateurs de course : mon t-shirt finisher des Templiers 2009 est à nouveau de sortie et pour plus de confort, j&#8217;ai enfilé par dessus le t-shirt finisher noir de la SaintéLyon 2007. A quand le corsaire finisher SaintéLyon ? Rien sur la tête, pas de veste dans le sac, hormis la poche à eau, j&#8217;ai décidé de voyager léger.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3209" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3210" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-04.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Tenue printanière pour Biscotte et hivernale pour Oslo. C&#8217;est frileux ces gars du sud &#8230;</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>Départ derrière l&#8217;église du village de Chasselay.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&#8217;aire de départ est dans le centre de Chasselay sur une petite place derrière l&#8217;église. Quant à l&#8217;arrivée, elle est située à côté d&#8217;un étang de l&#8217;autre côté de la départementale pour éviter de bloquer la circulation à chaque passage de coureurs. Et puis ce n&#8217;est pas génial d&#8217;interrompre un sprint en attendant que l&#8217;on vous fasse signe de traverser. C&#8217;est sympa Chasselay, un peu moins vieille pierre que Saint Romain mais ce doit être agréable de vivre ici au pied des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Histoire de faire un semblant d&#8217;échauffement nous faisons un petit crochet par l&#8217;aire d&#8217;arrivée pour vérifier si les cygnes barbotent toujours dans leur étang avant d&#8217;enchainer rapidement par une traditionnelle vidange d&#8217;avant course. A chacun son bout de mur, très concentré sur sa tâche … Ah, ça fait du bien.</p>
<p>Une fois sur l&#8217;aire de départ, j&#8217;essaye de joindre Libellule qui est censée faire le petit format mais je n&#8217;obtiens pas de réponse. J&#8217;ai bien peur que madame ait préféré la douceur de sa couette ce dimanche matin. Le peloton remplit maintenant totalement la petite place. J&#8217;aperçois Iade38 un peu plus loin dans la foule mais le bougre n&#8217;entend pas mes appels. Pas de chance pour lui aujourd&#8217;hui, je le reverrai bien plus tard, assis sur un talus au bord de la route. Le départ est imminent, nous sommes filmés par TLM, la chaîne de télé locale. Ils ont raison, on est beau, on est fort et on va se régaler …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3211" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le peloton est encore dense. Environ 600 coureurs qui vont se répartir sur les deux parcours à la porte de séparation du 13eme kilomètre.</em></p>
<h3>C&#8217;est parti.</h3>
<p><code><strong>Relais 1<br />
Distance : 9 596 m, D+ : 568 m, D- : 256 m</strong></code></p>
<p>Allez on y va. Un petit bout de bitume histoire de faire chauffer la gomme et nous attaquons notre première grimpette du jour histoire d&#8217;étirer le peloton gentiment. Ben tiens, je ne savais pas qu&#8217;il y avait une catégorie canicross au Cabornis ! Il a bien de la chance de se faire trainer par son brave toutou. Hé moi aussi j&#8217;en veux un. Personne ne veut s&#8217;y coller ? Biscotte ne semble pas motiver pour jouer le rôle du compagnon canin quant à Oslo il aurait certainement la force de nous trainer tout les deux mais je le sens déjà prêt à prendre le large. Le bougre … il profite sans état d&#8217;âme du manque d&#8217;entrainement de ses petits camarades. C&#8217;est la deuxième pâtée qu&#8217;il me met dans les gencives depuis le début de l&#8217;année. Si c&#8217;est pas malheureux. On pourrait se venger en le faisant participer à un p&#8217;tit cross de derrière les fagots ou à un 10km bien plat et bien roulant mais ce garnement refuse d&#8217;y mettre ne serait ce qu&#8217;un orteil.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-3212" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a>Orange m&#8217;a offert un beau portable tout neuf pour remplacer mon vieux Nokia. Un tactile Samsung, le Jet S8000. Je ne sais pas si les photos ou les vidéos seront plus belles qu&#8217;avec mon N70 mais je peux vous dire tout de suite qu&#8217;il n&#8217;est pas des plus adaptés à une pratique tout terrain. Le plastique glossy de la coque à tendance à glisser et il est un peu trop fin pour une bonne prise en main. D&#8217;autant qu&#8217;il faut éviter, en le tenant, d&#8217;appuyer sur l&#8217;écran sous peine de déclencher par inadvertance quelques fonctions inopportunes. Ca va être marrant quand j&#8217;aurai les doigts bien collants avec les gels … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je m&#8217;aperçois après coup que j&#8217;ai eu une fâcheuse tendance à mettre le doigt sur l&#8217;objectif … Pfft , je vous jure  ! Pendant que je suis scotché sur mon écran à découvrir les finesses du constructeur coréen, l&#8217;ami Biscotte poursuit inlassablement sa progression. Je suis obligé de forcer mon allure dans les côtes quand nous passons en mode marche. Ca fait des grandes enjambées une Biscotte, pourtant, j&#8217;ai des gambettes plus grandes que lui !</p>
<p>Ca me donne chaud ces histoires. Le t-shirt SaintéLyon terminera la balade dans mon sac en compagnie de mes gants. Je suis même obligé de remonter mes manches ! Ils doivent être grave frileux les coureurs en micropolaire !</p>
<p>Nous voilà en train d&#8217;emprunter des sentiers parcourus maintes fois en VTT. Un passage éclair à proximité de la Croix Rampau puis nous remontons en direction de la carrière du Mont Py.<br />
Ah, ça fait plaisir de fouler à nouveau les chemins des Monts d&#8217;Or, de gambader dans la nature.</p>
<p>Nous arrivons au premier ravitaillement plus vite que je ne le pensais. Biscotte me demande si je veux m&#8217;arrêter un moment mais ça ne me semble pas nécessaire. J&#8217;ai pris de quoi m&#8217;alimenter et la fatigue ne se fait pas encore sentir, du moins pas suffisamment pour que j&#8217;aie envie de me poser 5 minutes. Autant continuer. Faut jouer la gagne et grappiller quelques places au scratch … Bon, je plaisante parce que vu notre niveau !</p>
<p><code><strong>Relais 2<br />
Distance : 9 754 m, D+ : 432 m, D- : 554 m</strong></code></p>
<p>Après avoir emprunté un champ tout en longueur, nous arrivons en surplomb du château de la Barollière. Qui a dit qu&#8217;il n&#8217;y avait que de minuscules cabornes dans les Monts d&#8217;Or ? Aller, il faut grimper au Mont Verdun maintenant. 85 m à tout casser à rajouter au compteur de D+ du jour.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3213" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-07.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La forme est encore là. Biscotte esquisse un sourire au photographe mais pas trop grand, il faut s&#8217;économiser.</em></p>
<p>Tiens, la sonnerie du portable … serait-ce Tazounet ?  Et non, c&#8217;est Libellule. Elle ne s&#8217;est pas laissée tenter par la couette finalement. Elle est en contrebas de la grosse bouboule du Mont Verdun … ok, nous aussi mais elle n&#8217;a pas encore traversé la route que je m&#8217;apprête à franchir. De toute évidence, elle n&#8217;est pas très loin derrière nous. Pourquoi faire court quand on peut faire plus long pour le même prix ? Je tente de lui faire choisir le grand format mais il faut croire que le cours de ma force de persuasion est en chute libre. A ma décharge, je ne comprends pas grand chose à notre conversation. Cette dernière me fait irrémédiablement penser à celle que pourrait tenir deux asthmatiques en crise en plein pic pollinique du printemps. Ca siffle, ça crachote et entre deux craquements, je perçois difficilement quelques mots. Pffft, la téléphonie mobile &#8230;</p>
<p>Il est temps de raccrocher, la descente en sous-bois que j&#8217;ai entamée demande un minimum d&#8217;attention. Il y a beaucoup de branches coupées en travers du chemin et quelques sympathiques cailloux. C&#8217;est la deuxième fois que mon pied droit bute contre les aléas du terrain et je n&#8217;ai pas envie de faire un câlin forcé avec le sol des Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Nous arrivons à la porte de séparation du petit et du grand format vers 1h25 après une bonne descente. Les bénévoles calment un peu notre ardeur. « <em>Attention, ça glisse. Méfiez-vous !</em> »<br />
Pas le moindre petit soupçon d&#8217;hésitation, je tourne à droite à la suite de Biscotte. Il doit nous rester à peine 26 bornes, ce n&#8217;est même pas le cinquième d&#8217;une LyonSaintéLyon, ma nouvelle distance étalon, autant dire qu&#8217;on est arrivé. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Il y a nettement moins de monde de ce côté. Pour ainsi dire personne. Pourtant, nous avons de la marge sur la barrière horaire, il doit y avoir encore pas mal de monde derrière nous.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/27/le-trail-des-cabornis-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>La fatigue me gagne peu à peu, me rappelant mon manque de volume actuel et je fais moins le fier au pied du Mont Thou (vous savez la fameuse grimpette de la face ouest). Aller, courage, on commence la pente herbeuse en douceur, lentement mais sûrement avant de s&#8217;attaquer au mur terminal. Et m..rde, qu&#8217;est-ce que ça glisse ! Je vais devoir me résoudre à me baisser pour m&#8217;aider de mes p&#8217;tites mimines. Gel et boue, c&#8217;est mon pote samsung qui va être content.  Une corde … elle tombe à pic celle-ci. Avec Biscotte, on aime bien déconner avec l&#8217;air de ne pas y toucher. « <em>Et celle là, tu l&#8217;as faite en vélo ?</em> » « <em>Oui, mais sur le petit braquet, je manque un peu de pratique en ce moment …</em> ». Tu parles, si un mec est capable de grimper ici sans mettre pied à terre, je veux bien me faire moine. Quoi que, je préfère me la mettre en veilleuse, il y a des furieux en ce bas monde.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, je viens à peine d&#8217;émerger sur le plateau au sommet du Mont Thou, qu&#8217;un vttiste déboule en sens inverse, probablement pour admirer les athlètes que nous sommes. « <em>Faites attention, la descente est super rapide et il y a des ronces sur votre droite !</em> ». Il m&#8217;a regardé d&#8217;un drôle d&#8217;air. Non, me dites pas qu&#8217;il m&#8217;a pris au sérieux ? <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
Aller, je prends rapidement une photo et une petite vidéo du panorama avant que Biscotte ne s&#8217;impatiente de trop. « <em>Vas-y, vas-y, je te rattrape … pas de problème.</em> » le tout avec le petit ton du mec super fort, qui va super vite et qui va combler l&#8217;écart en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour prononcer distinctement le mot cacou.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3214" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-08.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3215" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-09.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>Première rencontre avec Yanshkov qui profite d&#8217;une semaine de repos avant le Trail du Ventoux pour donner un coup de main à l&#8217;organisation. Il nous apprend qu&#8217;Oslo a une sacré avance sur nous &#8230;</em></td>
</tr>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3216" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-10.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3217" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-11.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un petit tour du côté de Saint-Fortunat puis on file du côté de Saint-Cyr. Je retrouve à nouveau mes marques sur le sentier des Rapaces on l&#8217;on croise quelques familles en balade et nous arrivons au second ravitaillement. Un ravitaillement en liquide exclusivement. Et encore, quand je dis liquide, il ne faut pas croire que c&#8217;était déjà l&#8217;heure de la mousse. Un petit verre de coca histoire de se nettoyer l&#8217;estomac puis je recharge ma poche à eau qui n&#8217;est pas loin d&#8217;être vide. Zut, il faut que j&#8217;enlève un petit cailloux. Voyager léger qu&#8217;il disait l&#8217;Arthur. Ben la prochaine fois je prendrais quand même les mini-guêtres. Bon, ça va les pieds sont nickels, même pas un p&#8217;tit coup de chaud. Faut dire que j&#8217;ai pas lésiné sur la Nok ce matin. « <em>T&#8217;as fait le plein de la poche Arthur ?</em> » « <em>Ben oui mon poulet, je sais que je suis pas un rapide aux ravitos mais ça c&#8217;est fait !</em> ».<br />
En tout cas, l&#8217;estomac va bien, je me serais bien bouffer une p&#8217;tite tranche de saucisson, histoire de.</p>
<p><code><strong>Relais 3<br />
Distance : 9 598 m, D+ : 516 m, D- : 639 m</strong></code></p>
<p>Les portions qui vont suivre vont être un régal pour la tête mais laisseront des traces dans les jambes. Je me régale. C&#8217;est fou le nombre de petits sentiers et autres chemins qu&#8217;il peut y avoir et cela même sur les hauteurs déjà bien urbanisées de Saint-Cyr.</p>
<p>Nous rejoignons le chemin abrupt qui monte en ligne droite dré dans le pentu depuis Saint-Romain. Vous savez, celui avec la fontaine aux Salamandres. Une bonne descente où je déboule joyeusement en tête avant de m&#8217;arrêter après quelques centaines de mètres … Aie, pas de ruebalises ni la moindre petite trace de peinture orange. Glups … mes jambes me font immédiatement la gueule. Purée, tu pouvais pas faire gaffe ! Bon, ben faut se rendre à l&#8217;évidence, il va falloir remonter …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3218" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-12.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>C&#8217;est un régal de courir sur ces monotraces.</em></p>
<p>Et c&#8217;est reparti dans l&#8217;autre sens mais bien moins vite ! Quelques coureurs déboulent au moment même où nous retrouvons la trace. Un des coureurs, l&#8217;homme en rouge pour ne pas le nommer, s&#8217;approche de moi, enlève son gant et me serre chaleureusement la main. Je mets tout d&#8217;abord cette marque d&#8217;affection sur le compte du petit crochet facultatif qu&#8217;il n&#8217;aura pas à effectuer. Plausible, les remerciements dans ce cas sont directement proportionnels au pourcentage de la pente évitée. Mais non, ce coureur sympathique originaire du beaujolais est tout simplement un lecteur assidu et un fan du site www.arthurbaldur.fr. Bon, j&#8217;en rajoute un peu, il était peut-être surtout physionomiste. Quoi qu&#8217;il en soit, ça fait toujours plaisir et ça motive pour faire des beaux (je l&#8217;espère) CR.</p>
<p>Le petit passage dans les carrières aura été fort sympathique quoique un peu traumatisant pour mon amour propre. Force est de constater que je suis aussi monotâche qu&#8217;un iPad. Faire le kéké en caracolant en tête tout en faisant les réglages de mon Samsung  pour immortaliser la beauté des paysages est au-dessus de mes possibilités. La photo est ratée, c&#8217;est un moindre mal pour mon égo mais j&#8217;ai glissé sur un pierrier et je me suis vautré au sol comme un girafon au moment de sa naissance. Vous n&#8217;avez avez jamais vu naitre un girafon ? Désolé, je ne suis pas chargé de votre éducation !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-13.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3219" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-13.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Nous voilà maintenant au dessus de Couzon au Mont d&#8217;Or. Nous rejoignons la route qui mène au Titan discothèque d&#8217;où nous avions pris le départ de la Tonight l&#8217;année dernière. C&#8217;est une course nocturne comme son nom le laisse supposer. Le bénévole chargé d&#8217;assurer la sécurité de cette traversée de route n&#8217;est autre que Yanshkov ! Depuis le temps que je visite régulièrement son site ! Nous n&#8217;avions jamais eu l&#8217;occasion de nous voir en chair et en os. Il nous annonce qu&#8217;Oslo a une avance considérable sur nous. Ah, ces p&#8217;tits jeunes ! Ils ne savent pas prendre le temps d&#8217;apprécier les choses.</p>
<p>Jeune ou pas, s&#8217;il y a une chose que j&#8217;ai apprécié à sa juste valeur c&#8217;est bien le troisième ravitaillement.  N&#8217;en déplaise à Biscotte, je compte en profiter pleinement. J&#8217;ai faim, bigrement faim. Je ne pense pas que ce soit les premiers signes d&#8217;une  hypoglycémie mais tout simplement que l&#8217;heure du déjeuner doit être déjà bien dépassée. Biscotte est déjà dans les starting-block prêt à repartir. « <em>Ok, je suis prêt, on y va.</em> » Je finirai de grignoter mon dernier morceau de fromage dans la descente sur Curis.</p>
<p><code><strong>Relais 4<br />
Distance : 9 761 m, D+ : 502 m, D- : 560 m</strong></code></p>
<p>On aperçoit bientôt les tours du château de Curis. Ca ne présage rien de bon. On est descendu bien bas, il va falloir remonter maintenant ! Je commence à en avoir vraiment plein les guiboles. L&#8217;ascension du mamelon qui domine le château de Curis me semble bien laborieuse !<br />
Nous passons devant la chapelle d&#8217;inspiration musulmane qui domine le sommet du mamelon avant de filer sur la Croix Vitaise. Purée les cuisses sont vraiment dures dans les montées.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-14.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3220" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-14.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-15.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3221" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-15.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Je pense connaître le chemin qui sera le nôtre pour descendre sur Poleymieux. Nous l&#8217;avions emprunté à l&#8217;occasion d&#8217;un Off  en avril 2009. Je me rappelle que l&#8217;ami Bourgui nous y avait montré ses qualités de descendeur. Gagné. Aller, je me lâche dans celle-ci … Yessssss ! J&#8217;ai mal partout mais je me fais plaisir …</p>
<p>J&#8217;arrive dans Poleymieux en tête bientôt rattrapé par Biscotte et par quelques autres coureurs. Ne vous méprenez pas, je ne cherchais pas à lâcher mon compagnon de route. D&#8217;ailleurs j&#8217;ai ralenti mon allure après avoir traversé la route principale de Poleymieux.<br />
« <em>Vas-y Arthur !</em> » Ben m..rde alors, je tombe sur le cul, encore un fan !!! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /><br />
« <em>Tu le connais ?</em> » me dit Biscotte. « <em>Euh non, me semble pas !</em> »</p>
<p>Bon, il va falloir se farcir l&#8217;escalier de Poleymieux pour rejoindre le pied de l&#8217;église du village. Elle semble bien loin l&#8217;église perchée sur son promontoire à flanc de colline. Il y a un truc qui cloche immédiatement au niveau de mes quadriceps. Un truc qui n&#8217;est pas bon mais alors pas bon du tout pour la suite. A chaque fois que je lève péniblement la jambe pour atteindre la marche supérieure mon quadriceps se met à vibrer comme la lame d&#8217;une vielle guimbarde.  Des crampes ! Bordel. Je suis en train de me chopper des p&#8230; de crampes ! J&#8217;essaye de gérer. Gérer quoi ? Je n&#8217;en sais rien. Je marche sur des oeufs, j&#8217;essaye de ne pas trop forcer, de ne pas trop me relâcher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-16.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3222" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-16.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>J&#8217;arrive au niveau de l&#8217;église avec soulagement. Hé voilà qu&#8217;il faut redescendre ! La descente me soulage. Les muscles sont douloureux mais je ne suis plus à la limite de la contraction. Portant les cuisses sont bien sollicitées. Bizarre. Je suis peut-être plus relâché ? Et c&#8217;est reparti pour une grimpette. Le vibrato est de retour ! J&#8217;en informe Biscotte histoire de me faire plaindre.</p>
<p>« <em>Biscotte, je suis à la limite de la crampe là &#8230;</em> » Le bougre m&#8217;apprend qu&#8217;il en souffre depuis le 23eme kilomètre mais qu&#8217;il s&#8217;est bien gardé de me le dire me connaissant. Il m&#8217;apprend qu&#8217;il ne faut jamais réveiller le compétiteur qui sommeille dans l&#8217;esprit d&#8217;un Arthur. Montrer lui votre point faible et il en profitera, c&#8217;est plus fort que lui. Oh le vilain cachotier ! Et en plus il me colle le rôle du vilain coureur sans état d&#8217;âme. Bon c&#8217;est vrai que ça a pu m&#8217;arriver pas le passé mais c&#8217;était toujours indépendant de ma volonté … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Il y a un petit plat avant une dernière montée. J&#8217;entends un coureur derrière moi lancer un « <em>Allez les gars, faut relancer maintenant &#8230;</em> » Relancer ? Il veut que je relance maintenant avec mes muscles en mode vibrato ? « <em>Non, je ne relance pas, je ne peux pas.</em> » Si je le faisais mon petit père, je serais tout juste bon à planter dans un champ pour faire fuir les moineaux. Il insiste le bougre : « <em>Aller, on relance !</em> » Biscotte, vient à mon secours : « <em>M&#8217;enfin, on te dit qu&#8217;il est crampé !</em> ». Les quelques coureurs de notre petit groupe me passe devant dès lors que la trace s&#8217;élargit un peu.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-17.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3223" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-17.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-18.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3224" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-18.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><em>Une petite chapelle sur le mamelon qui surplombe le château de Curis.</em></td>
<td align="right" valign="top"><em>L&#8217;église de Poleymieux.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>S&#8217;en est terminé des montées. Nous attaquons la descente sur Chasselay. J&#8217;ai bien failli m&#8217;arrêter un moment en haut tellement j&#8217;avais les muscles des cuisses durs et douloureux mais Biscotte m&#8217;a conseillé de continuer et de dérouler tranquillement. Faut gérer quoi … Il n&#8217;a pas tort. D&#8217;ailleurs le vibrato musculaire douloureux s&#8217;arrête miraculeusement dans la descente. Elle est pas belle la vie ? Ca va nettement mieux. Tellement mieux que l&#8217;on commence a envoyer du lourd. Du très lourd même quand on considère l&#8217;état des deux bonshommes !</p>
<p>Je cavale en tête depuis un moment quand un cri guttural à la Johnny Weissmuller éclate subitement à mes oreilles. Le silence se fait dans la jungle. Plus un bruit. Je remonte le sentier sur quelques dizaine de mètres pour découvrir ma Biscotte allongé sur le sol. La bête est terrassée par une bonne crampe aux ischios mais l&#8217;oeil est encore vif et le teint rose. Je suis rassuré, je m&#8217;attendais à une bonne gamelle … A sa demande, je procède à un étirement de sa gambette tandis que deux ou trois coureurs, dépassés quelques instants auparavant dans la descente, me passent tranquillement sous le nez. L&#8217;emporteront pas au paradis &#8230;</p>
<p>Biscotte semble se réconcilier avec sa musculature. Aller, c&#8217;est reparti. Fin de ce petit interlude. Je part en tête. Biscotte est dans mon sillage. Je me sens en forme. Elle me plait cette descente. Une montée d&#8217;adrénaline me pousse à accélérer. J&#8217;ai envie de jouer. Jouer avec le terrain et jouer avec Biscotte … alors j&#8217;accélère un peu, l&#8217;air de rien, histoire de voir. Ca semble répondre mollement alors je maintiens l&#8217;allure sans en remettre une couche. On n&#8217;est pas des sauvages !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-19.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3225" title="Le Trail des Cabornis 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-19.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La fin du parcours. On aperçois le clocher de l&#8217;église de Chasselay</em></p>
<p>Hé! Je viens de reconnaître le sentier parcouru hier après-midi avec ma fille … Pas de doute, je me rappelle de ce virage sur la gauche … M..rde ! On est si près de l&#8217;arrivée ?!<br />
J&#8217;accélère alors franchement. J&#8217;ai encore de l&#8217;énergie à revendre et il n&#8217;est pas question que j&#8217;en ramène de trop à l&#8217;arrivée. J&#8217;ai toujours un petit regret lorsque je ne me suis pas assez donné.<br />
Biscotte n&#8217;a pas l&#8217;air de suivre. J&#8217;ai creusé un écart confortable. D&#8217;ailleurs en regardant derrière moi un peu plus tard, je ne l&#8217;aperçois même plus. Ce n&#8217;est plus un écart, c&#8217;est le gouffre de Padirac !<br />
Je profite de ma vitesse pour gober goulument deux premiers coureurs. Le clocher de l&#8217;église de Chasselay n&#8217;est plus très loin.</p>
<p>Voici les premières maisons. On tourne à droite pour emprunter notre dernier chemin de la journée. Dans un ultime effort je double à nouveau deux coureurs avant de rejoindre la rue des Darbonnières puis la rue de l&#8217;étang. Bon, ils n&#8217;ont pas trop résisté les bougres. Ils auraient pu faire un effort !<br />
L&#8217;arrivée est en vue. J&#8217;aperçois Oslo. J&#8217;ai la banane. Je passe en trombe devant lui en criant un « <em>Je l&#8217;ai niquééééééé !!!</em> ». Enfin, c&#8217;est ce que raconte Oslo … Franchement, vous me croyez capable de sortir des horreurs pareilles ?</p>
<p>Il m&#8217;aura fallu 5h23 pour en venir à bout. L&#8217;objectif était de 5h30. Elle est pas forte madame soleil ?<br />
Une éternité plus tard (bon ok, on a juste 1&#8217;25 d&#8217;écart), Biscotte arrive à son tour tranquillement. « <em>Je croyais que j&#8217;avais un ami &#8230;</em> ». Oh l&#8217;autre, il essaye de me culpabiliser !</p>
<p>Oslo nous a quittés rapidement, il avait un rendez-vous urgent avec sa télé. Des histoires de ballon ovale semble-t-il. Biscotte et moi, nous sommes allés nous remplir la panse et satisfaire au traditionnel partage de mousse d&#8217;après course en compagnie de toute la Biscotte familly.</p>
<p>Voilà c&#8217;est fini. Je garderai un excellent souvenir de cette journée passé en ta compagnie Biscotte.<br />
C&#8217;est cool, dimanche on remet ça pour le <a href="http://www.lyonurbantrail.com/course-trail-lyon/" target="_blank">Lyon Urban Trail</a> mais c&#8217;est une autre histoire …</p>
<p>@rthurbaldur.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 5h23&#8217;57&#8243;<br />
Distance : 39 km<br />
D+ : 2020 m</p>
<p>Classement général : 144/205</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3226" title="Le Trail des Cabornis 2010 Le cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/le-trail-des-cabornis-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Un bandeau Husky en cadeau &#8230;</em></p>
<p>Le site : <a href="http://evenements.zoom-zoom.fr/trail-des-cabornis/" target="_blank">Le Trail des Cabornis</a></p>
<p>Le CR d&#8217;Oslo : <a href="http://caposlo.over-blog.com/article-38-km-de-cabornes-a-use-les-souliers-46760454.html" target="_blank">38 km de cabornes, ça use les souliers.</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="height: 194px; background: url(http://picasaweb.google.fr/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center transparent;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.fr/Arthurbaldur/LeTrailDesCabornis2010?feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S633ejSWnzE/AAAAAAAAFso/YvNKa7SvYZ4/s160-c/LeTrailDesCabornis2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.fr/Arthurbaldur/LeTrailDesCabornis2010?feat=embedwebsite">Le Trail des Cabornis 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Foulées Tassilunoises, le 7 mars 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/17/les-foulees-tassilunoises-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/17/les-foulees-tassilunoises-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 19:14:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 Km]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[AC Tassin]]></category>
		<category><![CDATA[Athlétic Club Tassin]]></category>
		<category><![CDATA[Foulées Tassilunoises]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme quoi, en se forçant un peu &#8230; J&#8217;avais décidé de consacrer ce début d&#8217;année à un travail de vitesse. Une vitesse que je pensais bien malmenée par les longues séances de préparations aux ultra estivaux et autres trails longs qui ont jalonné toute ma saison 2009. Avant même d&#8217;avoir entamé la LyonSaintéLyon, je ressentais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3092" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-les-foulees-tassilunoises.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<h3><em>Comme quoi, en se forçant un peu &#8230;</em></h3>
<p>J&#8217;avais décidé de consacrer ce début d&#8217;année à un travail de vitesse.<br />
Une vitesse que je pensais bien malmenée par les longues séances de préparations aux ultra estivaux et autres trails longs qui ont jalonné toute ma saison 2009.</p>
<p>Avant même d&#8217;avoir entamé la LyonSaintéLyon, je ressentais à nouveau ce besoin de diversifier ma pratique. Besoin que j&#8217;avais déjà ressenti fin 2008 mais auquel je n&#8217;avais pas répondu du fait de ma participation à la Piste des Seigneurs fin février. J&#8217;avais envie de séances plus courtes et plus rythmées. J&#8217;allais enfin pouvoir retravailler des pourcentages de VMA presque totalement absents de mes plans d&#8217;entrainement depuis fort longtemps. J&#8217;en avais un peu soupé de l&#8217;allure marathon … A moi les fractions de 200m, 300m à 100% VMA, les 800m et les 1000m à l&#8217;allure 10 km. J&#8217;allais reprendre le chemin du stade de la Rhodia trois fois par semaine en soirée pour un travail de l&#8217;ombre studieux et solitaire. I am a poor lonesome cowboy &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Une façon comme une autre de se ressourcer pour repartir frais comme un gardon à l&#8217;assaut des gros morceaux inscrits à mon planning. Je suis persuadé que la diversité est la condition sine qua non me permettant de garder une pleine motivation tout au long d&#8217;une saison.</p>
<p>Et puis ce petit travail de vitesse de début de saison m&#8217;aura donné l&#8217;occasion de découvrir le cross plus activement. Je veux dire en tant que participant et plus seulement en tant que supporter de ma fille ainée. Et franchement, je ne regrette pas d&#8217;y avoir gouté !<br />
<span id="more-3131"></span><br />
A tout travail doit être associé un objectif ne serait-ce que pour savoir s&#8217;il a porté ses fruits. J&#8217;en avais un tout trouvé. Ce serait les Foulées Tassilunoises. Un 10km avec le label régional FFA organisé par le club où est licencié Claire (ma fille ainée). M&#8217;inscrire sur ce format de course pour faire un footing pépère et me contenter de regarder le paysage et les mouches voler ? Ce serait mal me connaître. Un défi s&#8217;imposait à moi : retrouver le niveau que j&#8217;avais en 2008 et si possible l&#8217;améliorer. Un défi à relever comme je les aime, difficile mais que l&#8217;on espère pouvoir surmonter.  De quoi me motiver, quand je tournerai en rond sur la piste bitumée du stade de la Rhodia.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>Mine de rien, je me suis quand même entrainé un peu &#8230;</strong></p>
<p>J&#8217;ai commencé ce travail hivernal par un plan foncier de 4 semaines adapté à ma sauce. J&#8217;ai remplacé les sorties avec des fractions à allure marathon par des sorties sur terrain très vallonné (comprenez les pentes de Fourvière) pour me préparer un minimum au Lyon Urban Trail.</p>
<p>Je m&#8217;étais mis dans l&#8217;ambiance une semaine avant en participant à mon premier cross : le cross des Papillotes. De quoi se rendre compte, s&#8217;il en était besoin, de l&#8217;ampleur de la tâche ! J&#8217;ai terminé cette première phase en participant au Pilat Winter Raidlight Trail (un petit accroc à cette phase studieuse mais je n&#8217;allais quand même pas me refuser ce p&#8217;tit plaisir avec les potes) et par le cross de la Feyssine. J&#8217;ai eu la surprise de constater à cette occasion que ma vitesse n&#8217;était finalement pas si catastrophique. Les 4&#8217;03 au kilomètre de moyenne tenus pendant les 5150 m de ce cross était de bon augure. Restait à tenir le choc pendant 10 km, une toute autre affaire !</p>
<p>Le plan spécifique sur 5 semaines que j&#8217;ai entamé par la suite devait y contribuer. Un plan du site Athlète Endurance à 5 séances par semaine (308) histoire de compenser le manque de volume inhérent à ce type de plan. J&#8217;ai bien peur que ça ne suffise pas pour effectuer confortablement les 40 km et les 2000 m de D+ du trail des Cabornis mais c&#8217;est une autre histoire … un probable remake de l&#8217;année 2008.</p>
<p>Ma préparation a été régulièrement perturbée par les chutes de neige à répétition que nous avons subies cette année. Malgré l&#8217;efficacité sans faille des Yaktrax, j&#8217;ai dû me rendre à l&#8217;évidence : les trottoirs lyonnais verglacés n&#8217;offraient pas le terrain idéal pour faire des fractionnés au max de sa VMA !</p>
<p>Autre source de perturbation : la fermeture du stade pendant les vacances scolaires. Enfin, ça m&#8217;a permis de trouver une alternative intéressante au stade. J&#8217;ai effectué une partie de mes séances de VMA longue sur les quais de Saône. Une bonne partie du quai Jean-Jacques Rousseau est fermé à la circulation suite à un éboulement de terrain. Imaginez une longue bande de bitume dominé par les escarpements de la colline de Sainte-Foy d&#8217;un côté et par les eaux sombres de la Saône de l&#8217;autre. Aucune habitation sur cette rive, pas même une péniche, le lieu est désert mais permet de découvrir avec tout le recul nécessaire les nouvelles constructions illuminées du quartier de la Confluence sur l&#8217;autre rive. De ce côté de la Saône l&#8217;éclairage offert par les quelques lampes de rue se fait plus discret mais largement suffisant pour surveiller mon allure sur le cadran ma montre.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-00.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3163" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-00.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Le quai Jean-Jacques Rousseau fermé à la circulation. Il est pas beau mon stade ?</em></p>
<p>Ce n&#8217;était pas désagréable de changer de lieu, en observant ce nouvel environnement les séances me semblaient plus facile. Il fallait juste ne pas trop penser au retour et au 135 m de dénivelé qu&#8217;il me faudrait gravir pour retrouver mon lit douillet. Après avoir effectué des fractions de 1000m, ça calme !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>Parlons un peu de cette course …</strong></p>
<p>Les Foulées Tassilunoises sont organisées par l’Athlétic Club de Tassin, avec le concours de la Mairie de Tassin-la-Demi-Lune. C&#8217;est une compétition de 10 km ouvertes aux catégories cadets à vétérans avec le label régional FFA. Elle est qualificative pour le championnat de France 2010 et classante pour les licenciés FFA.</p>
<p>C&#8217;est la quatrième édition de cette course. Cette année le parcours a été modifié. Il s&#8217;étend désormais jusqu&#8217;au centre ville et a nécessité la fermeture à la circulation de l&#8217;avenue Charles de Gaulle qui est pourtant un axe principal de Tassin ! Je pensais que seul un couloir serait réservé aux coureurs et qu&#8217;il nous faudrait supporter la cohabitation avec les véhicules et leurs rejets nauséabonds, mais non, c&#8217;est bien la totalité de l&#8217;avenue qui nous est réservée. C&#8217;est tout à fait représentatif de la montée en puissance de cette course et de l&#8217;implication de la mairie pour que l&#8217;événement soit une réussite.</p>
<p>Le parcours forme un huit. Après le départ situé à proximité de l&#8217;Hôtel de Ville et de l&#8217;Horloge de Tassin, on enchaine une première petite boucle puis la totalité du huit avant de finir par une seconde petite boucle et un finish sur le stade René Dubot. Un beau stade rénové en 2006 avec une piste d&#8217;athlétisme aux normes. Une belle piste en tartan … ça me changerait de la piste en bitume du stade de la Rhodia.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>La veille c&#8217;était bière avec l&#8217;ami Tazounet …</strong></p>
<p>Nous sommes allés retirer nos dossards la veille avec Tazounet. L&#8217;occasion de nous voir un moment et d&#8217;éviter le petit stress d&#8217;avant course préjudiciable à nos futures performances. Vous savez le genre : « on ne trouve pas trace de votre inscription ». Ne rigolez pas, ça m&#8217;est déjà arrivé une fois !<br />
Pas véritablement stressé le bonhomme mais j&#8217;avais le trac. Oui, j&#8217;imagine que c&#8217;est cela, une forme de trac. L&#8217;envie d&#8217;y être rapidement et en même temps cette petite crainte de ne pas y arriver, de ne pas réussir le challenge fixé. En fait, j&#8217;étais nettement plus inquiet que la veille de la LyonSaintéLyon. Quelle idée de se mettre la pression. Bon, tout est relatif, ça ne m&#8217;a pas empêché de dormir !</p>
<p>Tazounet m&#8217;a emmené faire une reconnaissance rapide du parcours en voiture puis nous avons terminé l&#8217;après-midi dans un troquet pour papoter et peaufiner notre hydratation. Bon je sais, ce n&#8217;est pas le top comme boisson une veille de course mais c&#8217;était comme dans les pubs : avec modération. Hé, on sait se tenir ! On a même hésité un court instant avec un Vittel chose ! C&#8217;est dire avec quel sérieux nous abordions cette course. On finit pas se séparer, moi pour rentrée dans mes pénates et Tazounet pour se mettre en quête du Graal sous les ordres de madame … une histoire délicate de pichet à acheter de toute urgence …</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>Pffft, vivement la LyonSaintéLyon …</strong></p>
<p>Pour me réveiller en douceur sans être bousculé, j&#8217;ai préparé mes petites affaires la veille allant même jusqu&#8217;à épingler mon dossard sur le t-shirt technique offert par les organisateurs. Vue la température au lever, je me suis empressé de le ranger et de sortir le t-shirt avé les manches ! Quelle bonne idée ce maillot Adidas offert aux finishers des Templiers. Avoir les poumons et les guiboles en feu, oui, mais avec un minimum de confort. Bien que mes cuisses soient assorties à la couleur de mon t-shirt, je renonce également au short préférant le corsaire. Des gants, mes fidèles Skylon et je suis prêt physiquement à en découdre.</p>
<p>Prêt physiquement mais la tête est nettement moins prête … Je n&#8217;ai pas envie de me rentrer dedans, de forcer, de souffrir. J&#8217;ai eu du mal sur la dernière séance spécifique et j&#8217;ai de gros doutes sur ma capacité à tenir une allure qui me permette d&#8217;approcher mon précédent record. Je préférerais de loin être au départ de la LyonSaintéLyon avec ma Biscotte.</p>
<p>J&#8217;arrive devant le stade avant que le quartier ne soit fermé à la circulation. Il y a déjà beaucoup de monde mais je trouve tout de même rapidement une petite place pour ma titine. Tazounet arrive peu après accompagné d&#8217;un compère à lui.</p>
<p>Il faut se préparer et se résoudre à quitter vestes et polaires chaudes et douillettes. La température est négative, le froid est vif. J&#8217;ai tout juste chaud avec ma micropolaire pendant l&#8217;échauffement surtout quand ce petit vent glacial se fait sentir lors des passages à découvert.<br />
Un petit inconvénient du nouveau tracé est cet éloignement entre les points de départ et d&#8217;arrivée. Environ 1300 m nous séparent du départ. Rien de bien méchant côté distance mais il va falloir abandonner la micropolaire et affronter la température négative vêtu du seul t-shirt ! Brrrr !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3134" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Un nouveau parcours plus rapide avec moins de relance.</em></p>
<p>Nous sommes 350 sur l&#8217;aire de départ à sautiller sur place pour garder le peu de chaleur emmagasinée lors de l&#8217;échauffement. Je l&#8217;aurai particulièrement soigné cette mise en bouche. Un long footing en endurance suivi de nombreuses longueurs à l&#8217;allure prévue.<br />
Encore quelques minutes à patienter avant le lâcher des fauves. La longue ligne droite de l&#8217;avenue du Général de Gaulle s&#8217;étire sur plus de 1400 m devant nous qu&#8217;il faudra parcourir complètement lors de la seconde boucle.<br />
J&#8217;essaye de repérer Anaïs, une « amie facebook » licencié à l&#8217;ASVEL que je n&#8217;ai jamais vue de visu. C&#8217;est peine perdue. Je suis en troisième ligne ce qui devrait m&#8217;éviter le piétinement tout en m&#8217;assurant un départ correct. Tazounet vient de me quitter pour se positionner plus à l&#8217;avant.</p>
<p>Un des organisateurs nous explique le déroulement de l&#8217;épreuve tandis que deux retardataires se pressent pour rejoindre la ligne de départ. Il me semble comprendre que le départ va être décalé de deux ou trois minutes et puis tout se met à basculer subitement en avant … c&#8217;est parti !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>C&#8217;est parti !</strong></p>
<p>Je laisse partir l&#8217;ami Tazounet, tenter de le suivre ne serait-ce qu&#8217;une borne équivaudrait à un suicide sportif. Le peloton est encore relativement dense mais l&#8217;avenue est assez large pour éviter toute bousculade et ne pas transformer le début de course en gymkhana comme c&#8217;est souvent le cas.</p>
<p>Premier kilomètre. Ah oui, penser à prendre les temps intermédiaires. 4&#8217;05. Impeccable, l&#8217;allure est bonne. Reste plus qu&#8217;à tenir … Cette première boucle de 1722 m est vite avalée. Un tour de chauffe.  Je passe le deuxième kilomètre en 4&#8217;02 alors que l&#8217;on attaque la boucle principale de 4727 m.</p>
<p><code>Le 1er kilomètre en 4'05.<br />
Le 2eme kilomètre en 4'02.<br />
</code><br />
J&#8217;ai doublé pas mal de monde jusque là, des coureurs probablement partis sur une allure trop rapide et qui ont été rappelés à la raison plus ou moins vigoureusement. Mon allure est maintenant plus ou moins en phase avec les coureurs qui m&#8217;entourent. Je double encore quelques coureurs mais il me faut plus de temps pour faire la jonction et j&#8217;essaye de rester à l&#8217;abri un maximum dans les groupes de coureurs qui se forment au gré de la course pour m&#8217;économiser.</p>
<p>Dans la longue ligne droite de l&#8217;avenue du Général de Gaulle, je me retrouve côte à côte avec l&#8217;homme à la cagoule. En fait, c&#8217;est une capuche qui le protégeait du vent mais sur le moment, avec l&#8217;intensité de l&#8217;effort, c&#8217;est le seul mot qui me soit venu à l&#8217;esprit. L&#8217;homme a une foulée particulière par à-coups. Elle donne l&#8217;impression d&#8217;être la résultante d&#8217;un multitude de micro accélération. Un peu comme un moteur de voiture qui ne serait pas alimenté en carburant en continu et qui brouterait. Cela ne l&#8217;empêche pas d&#8217;être efficace, bien au contraire.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, je me ferai peu à peu distancer dans la montée de la rue Depéret. Ce n&#8217;est pas que ça grimpe beaucoup, il y a à peine 30 m de dénivelé positif sur la totalité du parcours, mais à cette vitesse on sent dans les jambes la moindre bosselette.  Les choses ne vont pas s&#8217;améliorer dans la descente. Je n&#8217;ai jamais été bien à l&#8217;aise dans les descentes rapides sur bitume, je trouve que ça tabasse un peu trop. Peut-être un manque de gainage ? J&#8217;ai accéléré mais c&#8217;est insuffisant. L&#8217;homme à la cagoule s&#8217;éloigne inexorablement avec un groupe de quelques coureurs.</p>
<p>J&#8217;ai oublié de prendre mes temps de passage au 3eme et 4eme kilomètre. Je passe au 5eme en 20&#8217;27 (4&#8217;07 de moyenne sur les 3 derniers kilomètres). Pas mal. C&#8217;est fascinant comme l&#8217;on peut se transcender pendant une compétition. Ce qui semble impossible à l&#8217;entrainement ou tout du moins très dur mentalement se réalise. C&#8217;est fou comme la caboche joue un rôle primordial dans la performance. Je découvre au fur et à mesure des compétitions les leviers qui me stimulent et les points négatifs qui se tapissent dans l&#8217;ombre, prêts à me plomber au moindre relâchement.</p>
<p><code>Les 3, 4 et 5eme kilomètres en 4'07 de moyenne.</code></p>
<p>De ce côté, je n&#8217;ai pas à me plaindre. La tête a été sympa jusqu&#8217;à présent. Je n&#8217;ai pas pensé à l&#8217;arrivée, ni au temps qu&#8217;il me restait à serrer les dents pour tenir mon allure. C&#8217;est rarement bon signe quand je me projette dans le temps et que la lassitude pointe son nez. Pour le moment, je me sens fort … et tant que j&#8217;en suis persuadé, j&#8217;avance :  le groupe de la cagoule n&#8217;a qu&#8217;à bien se tenir …</p>
<p>Il y a un ravitaillement sur le parking de la mairie. J&#8217;hésite un court instant à prendre un gobelet d&#8217;eau pour abandonner l&#8217;idée aussitôt. Il va falloir que je ralentisse pour boire histoire de ne pas m&#8217;étouffer (c&#8217;est que ventile quand même pas mal) et il faudra en plus que je relance la machine. Laisse tomber, ce sera sans eau, avec cette température je n&#8217;ai même pas la gorge sèche.</p>
<p><code>Le 6eme kilomètre en 4'12.</code></p>
<p>J&#8217;attaque la dernière boucle de 3475m. C&#8217;est reparti pour la longue ligne droite de l&#8217;avenue principale. Je rattrape le coureur qui me précède pour courir avec lui histoire de se motiver et de se tirer mutuellement. Je me demande s&#8217;il faisait partie du groupe de la cagoule ? Je ferai une bonne partie de l&#8217;avenue au coude à coude avec lui avant de le sentir lâcher prise. Alors j&#8217;ai accéléré un peu … histoire de satisfaire mon côté sombre.  Ben quoi, j&#8217;allais pas fléchir avec lui, c&#8217;est une compétition, je ne suis pas là pour jouer au bon samaritain ! L&#8217;avait qu&#8217;à pas ralentir &#8230;</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/03/17/les-foulees-tassilunoises-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><em>La course des enfants.</em></p>
<p><code>Le 7eme kilomètre en 4'08.</code></p>
<p>J&#8217;essaye de remonter maintenant sur le groupe qui me précède mais c&#8217;est difficile, l&#8217;écart est important.</p>
<p>Je tourne sur ma droite au niveau du 8eme kilomètres quand une moto déboule devant moi … m&#8217;a foutu la trouille le con. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il fout sur mon chemin celui là ! Je l&#8217;aurais bien gratifié de quelques noms d&#8217;oiseaux exotiques mais ce n&#8217;est pas trop dans mon caractère et d&#8217;autres s&#8217;en sont chargés à ma place. J&#8217;avais mieux à faire de toute façon, courir par exemple et économiser mon souffle assurément.</p>
<p><code>Le 8eme kilomètre en 4'06.</code></p>
<p>L&#8217;événement m&#8217;a coupé la chique, j&#8217;ai du mal à relancer dans ce léger (mais alors très léger) faux plat montant. Un petit coup d&#8217;œil à ma montre  pour constater que mon allure a chuté aux alentours de 4&#8217;30 au kilo … Hou là ! Va falloir se réveiller. On quitte l&#8217;avenue Misery pour poursuivre cette ultime boucle autour du cimetière. Je reprends un peu de vitesse, mais ça ne devrait pas durer il faut passer à nouveau le petit coup de cul en haut de la rue Depéret avant de redescendre en direction du stade.</p>
<p><code>Le 9eme kilomètre en 4'20. Il a fait mal le 9eme !</code></p>
<p>Tiens mais c&#8217;est le voisin du compère de l&#8217;ami Tazounet … Ca va ? Vous suivez ? Oui je sais, l&#8217;ami de l&#8217;ami de l&#8217;ami, il faut être réveillé et en pleine possession de ses facultés intellectuelles pour suivre. Le coureur en question a une corpulence de bucheron, surtout en comparaison de la mienne qui s&#8217;apparente plus à un trombone vu de profil. Sa foulée semble puissante et ferait probablement merveille aux Cabornis. Petite technique habituelle et ô combien efficace. Je fais l&#8217;effort pour faire la jonction avec lui et je me cale dans sa foulée le temps de récupérer. L&#8217;homme est plus aux aguets qu&#8217;un Jean-Yves au cross de La Feyssine, il sent ma présence et tourne la tête. Je suis repéré. Dès lors, il faut agir sans attendre et enfoncer le clou : j&#8217;accélère franchement en me retenant de crier un « coucou mon poulet ! » qui pourrait être mal perçu.</p>
<p>La descente … il était temps. Elle passe mieux qu&#8217;au premier tour, malgré la fatigue je suis curieusement plus relâché. Je laisse aller. Je suis en roue libre autour de 3&#8217;50 au kilomètres, j&#8217;hésite à forcer, j&#8217;ai peur que ça ne passe pas …<br />
Voilà la petite portion de plat pour rejoindre l&#8217;entrée du stade. J&#8217;aperçois l&#8217;entraineur de ma fille … Oups, le regard loin en avant, je rentre le ventre, bombe le torse, déploie la voilure (il répète inlassablement qu&#8217;il faut se servir de ses bras) et passe en trombe devant lui.</p>
<p>Je dévale la rampe d&#8217;accès du stade. La descente est un peu raide, il faut se méfier, ce n&#8217;est pas le moment de se faire une cheville. Après une traversée rapide du parking, je pénètre dans l&#8217;enceinte de la piste d&#8217;athlétisme. Vite mais sans plus, je passe un mec dans la première centaine de mètre de la piste quand j&#8217;aperçois Tazounet à l&#8217;opposé du stade un peu avant l&#8217;arche d&#8217;arrivée. Il est déjà arrivé, bien entendu, mais quand je vois un Tazounet, ça me donne automatiquement des envies de sprint. Un réflexe quoi. Je tire sur les bras et j&#8217;accélère comme un barge. 14,9 km/h à l&#8217;entrée du stade et une pointe à 20 km/h au final histoire de se finir en beauté.</p>
<p><code>Le 10eme kilomètre en 3'52.</code></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>Et après &#8230;</strong></p>
<p>Je cherche du regard un afficheur au passage de l&#8217;arche … rien. Je n&#8217;ai même pas regardé ma montre. Diane, une minime de l&#8217;AC Tassin enregistre mon dossard. Je suis vidé, sans force, je m&#8217;allonge pour récupérer. Quel pied. C&#8217;est dur mais on a envie que ça recommence dès la ligne d&#8217;arrivée passée ! Enfin, presque …<br />
Quelqu&#8217;un me félicite pour ma remontée sur le final mais je suis dans le coltard et ma bouche n&#8217;émet qu&#8217;un vague grognement d&#8217;acquiescement. Je suis désolé.<br />
Tazounet m&#8217;aide à me relever un moment plus tard. « J&#8217;ai fait combien ma poule ? » « Je ne sais pas exactement, environ 41&#8217;30. » « Ah, bon, ben j&#8217;ai retrouvé mon niveau de 2008 alors &#8230; ».</p>
<p>Je découvrirai avec étonnement que j&#8217;ai nettement amélioré ma marque en consultant l&#8217;affichage des résultats un peu plus tard. Ouais ! Je ne rêve pas, je ne me suis pas planté de ligne, je ne me découvre pas un coureur homonyme meilleur que moi. J&#8217;ai bien un chrono  de 41&#8217;04&#8243; !<br />
J&#8217;espérais secrètement être descendu de quelques secondes en dessous de mon meilleur chrono qui était de 41&#8217;29&#8243; mais je ne pensais pas que je pourrais l&#8217;améliorer de 25&#8243;.  YES, ça me va …</p>
<p>Tazounet, lui, a réalisé un beau chrono à 38&#8217;31&#8243;, ce n&#8217;est pas tout à fait ce qu&#8217;il espérait mais il aurait vraiment tort de s&#8217;en plaindre d&#8217;autant qu&#8217;il pourra à nouveau tenter sa chance 2 semaines plus tard à Villeurbanne.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3135" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Et un podium, un !</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3156" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-puces.jpg" alt="" width="55" height="53" /><strong>Au tour de mademoiselle maintenant …</strong></p>
<p>On ne papote pas bien longtemps à l&#8217;arrivée, la chaleur produit par l&#8217;effort s&#8217;estompe, le froid commence à se faire sentir. De toute façon, j&#8217;ai juste le temps de me changer avant de me rendre au départ de la course des enfants.  Il n&#8217;y a pas foule, il faut dire qu&#8217;a lieu en début d&#8217;après-midi le dernier triathlon en salle (qualificatif pour la finale régionale). Les 29 participants à la course appartiennent tous au club de Tassin à l&#8217;exception de 3 coureuses de St Fons.</p>
<p>Claire est arrivée première féminine. Elle remonte sur la première marche du podium comme en 2008. Et hop une coupe de plus. Ca lui réussi bien les courses sur route. C&#8217;est vrai que la concurrence n&#8217;était pas des plus rudes mais bon on s&#8217;en fout, les absentes n&#8217;avaient qu&#8217;à venir !</p>
<p>Je ne vous commenterai pas la course de Claire, je n&#8217;en ai vu que le départ et l&#8217;arrivée.</p>
<p>Voilà, un dimanche comme je les aime, une coupe pour la miss et un chrono pour le papou.<br />
Allez, dans un an on remet ça en essayant de faire un peu plus de cross en amont pour améliorer ma résistance. Place au long maintenant. Rendez-vous dès la semaine suivante pour une balade de 40 bornes et 2000 m de D+ dans les Monts d&#8217;Or à l&#8217;occasion du trail des Cabornis. Hum, ça promet d&#8217;être dur mais ce sera dans la joie et la bonne humeur.</p>
<p>Que demande le peuple ?</p>
<p>@rthurbaldur. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 41&#8217;04&#8243;<br />
Distance : 10 km<br />
D+ : 30m</p>
<p>Classement général : 119/351<br />
Classement Catégorie : 33/88</p></blockquote>
<p>Le site du club organisateur : <a href="http://actassin.athle.com/" target="_blank">AC Tassin</a><br />
Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=048101">Les Foulées Tassilunoises</a></p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-le-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3136" title="Les Foulées Tassilunoises 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/les-foulees-tassilunoises-2010-le-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le t-shirt &#8230;</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Programme des réjouissances pour 2010 …</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/20/programme-des-rejouissances-pour-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/20/programme-des-rejouissances-pour-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 13:58:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au programme d'Arthur]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;année 2010 est bien entamée. Deux compétitions de mon programme de réjouissances appartiennent déjà au passé. Il est grand temps de vous présenter en détail ce qui motive, dès à présent, votre humble serviteur à quitter sont petit nid douillet, pour affronter le soir venu, les rigueurs des nuits hivernales … Comme je l&#8217;indiquais dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3088" title="Programme des réjouissances pour 2010 …" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-01.jpg" alt="" width="300" height="188" />L&#8217;année 2010 est bien entamée. Deux compétitions de mon programme de réjouissances appartiennent déjà  au passé. Il est grand temps de vous présenter en détail ce qui motive, dès à présent, votre humble serviteur à quitter sont petit nid douillet, pour affronter le soir venu, les rigueurs des nuits hivernales …</p>
<p>Comme je l&#8217;indiquais dans mon bilan sportif de l&#8217;année 2009, cette nouvelle année sera une année de consolidation. Je stoppe la surenchère, je calme le jeu. Les objectifs de l&#8217;année sont plus raisonnables et le kilométrage en compétition sera identique à celui effectué l&#8217;année dernière compte tenu de mes deux abandons estivaux. Soit un kilométrage avoisinant les 630 km et un dénivelé positif d&#8217;environ 22 300 m. Ma pratique s&#8217;oriente bien sûr toujours autant vers le long avec 4 courses de plus de 100 km dans l&#8217;année.</p>
<p>Le bitume fait sont comeback et occupera une part non négligeable de mon agenda avec quand même près de 220 km à fouler l&#8217;asphalte ce qui représente un peu moins d&#8217;un tiers du volume kilométrique total. Cependant, mon cœur reste toujours aussi attaché aux chemins de préférence montagnards, ce n&#8217;est pas pour rien que j&#8217;ai entrainé ma Biscotte sur le Trail Verbier St-Bernard. On va dire que j&#8217;aime varier les plaisirs et que l&#8217;occasion fait le larron …</p>
<p>Les deux objectifs principaux de l&#8217;année seront le Trail Verbier Saint-Bernard au mois de Juillet et la LyonSaintéLyon en décembre. Les objectifs secondaires seront l&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais en mai et le 100 km de Millau en septembre.</p>
<p>J&#8217;ai indiqué les temps que j&#8217;espérais réaliser pour chacune des courses prévues. Madame soleil n&#8217;est pas tendre avec moi ces derniers temps. Je trouve qu&#8217;elle a tendance à charger un peu les prévisions temps (probablement avec raison malheureusement) mais j&#8217;espère bien lui rabattre son caquet et lui montrer qui est le chef … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /><br />
<span id="more-3086"></span></p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010</h3>
<p><a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3017" title="Pilat Winter Raidlight Trail" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
33km, 1040m D+<br />
Temps réalisé : 4h15<br />
Le site : <a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank">SMAG</a><br />
Objectif : Se mettre en appétit pour la tartiflette et boire une mousse avec les copains.</p>
<p>Le Récit 2010 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/">Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010</a></p>
<p><em>« Affichant complet chaque année avec 1.200 coureurs, le Pilat Winter Trail Raidlight est une épreuve nationale qui entretient la convivialité. Trail sur neige, à 90% sur pistes et single tracks à travers le plateau du Pilat, vue du Mont-Blanc depuis Gimel et vue sur le Sancy depuis le Crêt de Chaussitre. Repas convivial et lots Raidlight de valeur. »</em></p>
<p>Ce fut l&#8217;occasion de se balader à nouveau dans les paysages enneigés du Pilat et de boire une mousse avec les copains. Et puis un p&#8217;tit maravage de Tazounet en bonus ça ne se refuse pas … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Le 5ème Cross de la Feyssine, le 31 janvier 2010</h3>
<p><a href="http://www.i-villeurbanne.com/assos-46.html/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3091" title="Le Cross de la Feyssine" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-le-cross-de-la-feyssine.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
5150m<br />
Temps réalisé : 20&#8217;52&#8243;<br />
Le site : <a href="http://www.i-villeurbanne.com/assos-46.html/" target="_blank">ASVEL Athlétisme</a><br />
Objectif : Travailler ma vitesse de base et jouer avec les pointes..</p>
<p>Le Récit 2010 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/09/le-cross-de-la-feyssine-2010/">Le Cross de la Feyssine, le 31 janvier 2010</a></p>
<p><em>« Le Cross de la Feyssine, manifestation organisée par l&#8217;Asvel athlétisme, réunit tous les niveaux, avec des parcours allant de 5150 mètres pour les adultes à 1050 mètres pour les juniors. Hors compétition, un &laquo;&nbsp;cross populaire&nbsp;&raquo; et une marche nordique étaient également au programme de la journée. »</em></p>
<p>Je travaille un peu ma vitesse de base en ce début d&#8217;année avant de basculer progressivement sur des distances plus longues. Ce fut une excellente occasion pour faire une séance de vitesse et Jean-Yves m&#8217;a offert un sprint d&#8217;anthologie digne de celui effectué avec Biscotte au Trail des 3 Châteaux. C&#8217;est dire si j&#8217;ai adoré …</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Les Foulées Tassilunoises, le 7 mars 2010</h3>
<p><a href="http://actassin.athle.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3092" title="Les Foulees Tassilunoises" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-les-foulees-tassilunoises.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
10km<br />
Temps espéré : 41&#8242;<br />
Le site : <a href="http://actassin.athle.com/" target="_blank">Athlétic Club de Tassin</a><br />
Objectif : Le top serait d&#8217;améliorer mon chrono de 2008</p>
<p>Le Récit 2008 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/03/06/les-foulees-tassilunoises-le-dimanche-2-mars-2008/">Les Foulées Tassilunoises, le dimanche 2 mars 2008</a></p>
<p><em>« Nouveau parcours plus rapide en centre ville. »</em></p>
<p>Cette course est organisée par l&#8217;AC Tassin. Je participe avant tout à cette course parce que ma fille ainée est licenciée dans ce club. Le top serait d&#8217;améliorer mon meilleur chrono sur la distance qui date de février 2008 mais c&#8217;est loin d&#8217;être gagné. C&#8217;est difficile de courir plusieurs lièvres à la fois et j&#8217;ai choisi d&#8217;autres objectifs plus en phase avec mes aspirations du moment. On va dire que ce sera l&#8217;occasion de clôturer le travail de vitesse de ce début d&#8217;année. Et puis il faut bien que je donne l&#8217;occasion à Tazounet de me mettre la pâtée … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Le Trail des Cabornis, le 14 mars 2010</h3>
<p><a href="http://evenements.zoom-zoom.fr/trail-des-cabornis/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3093" title="Le Trail des Cabornis" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-le-trail-des-cabornis.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
40km, 2000m D+<br />
Temps espéré : 5h30<br />
Le site : <a href="http://evenements.zoom-zoom.fr/trail-des-cabornis/" target="_blank">Le Trail des Cabornis</a><br />
Objectif : Balade sans prétention dans les Monts d&#8217;Or.</p>
<p>Le récit 2008 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2008/03/19/le-trail-des-cabornis-le-16-mars-2008/">Le Trail des Cabornis, le 16 mars 2008</a></p>
<p><em>« Le Trail des Cabornis est une épreuve de course à pied de type Trail se déroulant en quasi totalité sur des chemins et des sentiers. Chaque année, un nouveau parcours et un nouveau sens de rotation est proposé afin de découvrir de nouveaux sentiers. Les participants peuvent effectuer leur choix entre le Grand Format et le Petit Format avant la course ou à la porte de séparation au 15ème km environ. »</em></p>
<p>Je pense me refaire un remake à peu de chose près de l&#8217;année 2008 où j&#8217;avais participé au grand format avec un entrainement pour 10km … mes cuisses s&#8217;en rappellent encore ! Bon j&#8217;aurai quand même fait quelques séances dans les pentes de Fourvière en prévision du Lyon Urban Trail.</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Le Lyon Urban Trail, le 28 mars 2010</h3>
<p><a href="http://www.lyonurbantrail.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3094" title="Le Lyon Urban Trail" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-lyon-urban-trail.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
40km, 1500m D+<br />
Temps espéré : 4h45<br />
Le site : <a href="http://www.lyonurbantrail.com/" target="_blank">Lyon Urban Trail</a><br />
Objectif : Se défoncer sur mes terres.</p>
<p>Le récit 2009 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/06/14/lyon-urban-trail-le-7-juin-2009/">Lyon Urban Trail, le 7 juin 2009</a></p>
<p><em>« Le Lyon Urban Trail, c’est ludique, touristique et technique, ça monte et ça descend en permanence au sein des quartiers les plus pittoresques de Lyon. Des parcours « cartes postales », offrant des points de vues à couper le souffle et une arrivée « séquence frisson » enchaînant l’Opéra, la traversée de la cour de l’Hôtel de Ville et l’escalier d’honneur débouchant sur la place des Terreaux. »</em></p>
<p>Je suis à nouveau invité par Michel cette année. Une raison supplémentaire, s&#8217;il en était besoin, pour succomber à l&#8217;attrait du Lyon Urban Trail avec comme objectif de se défoncer sur mes terres dans la joie et la bonne humeur. A moi les escaliers de folies, les pavés, les lieux improbables … un régal pour les yeux et pour les cuisses !</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Le Nivolet-Revard, le 2 mai 2010</h3>
<p><a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3095" title="Le Nivolet Revard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-nivolet-revard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
49km, 2600m D+<br />
Estimation du temps : 7h25<br />
Le site : <a href="http://nivolet.revard.free.fr/" target="_blank">Le Nivolet Revard</a><br />
Objectif : Dernière sortie longue avant l&#8217;ultra des Coursières.</p>
<p>Le récit 2009 : <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/12/le-nivolet-revard-2009/">Le Nivolet Revard, le 3 mai 2009</a></p>
<p><em>« Superbe épreuve de début de saison pour se mettre en jambes, avant d’aborder les Ultras : Gran Trail Valdigne, UTMB….. Elle se déroule en milieu montagnard, dans le Parc naturel du Massif des Bauges ; tout au long du parcours, panorama exceptionnel sur le lac du Bourget et la cluse de Chambéry-Aix les Bains. »</em></p>
<p>C&#8217;est un peu près de l&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais mais ça n&#8217;en est que plus motivant. J&#8217;ai une grosse envie de retourner sur ce parcours pour essayer de mieux le gérer, être plus prudent dans la montée, me préserver sur le plateau pour mieux me lâcher dans la descente.<br />
Tu vas voir Taz, on va se régaler. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>L&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais, le 15 mai 2010</h3>
<p><a href="http://www.coursieresdeshautsdulyonnais.org/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3097" title="L'Ultra des Coursieres des Hauts du Lyonnais" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-ultra-des-coursieres-des-hauts-du-lyonnais.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
102km, 4200m D+<br />
Estimation du temps : 17h30<br />
Le site : <a href="http://www.coursieresdeshautsdulyonnais.org/" target="_blank">L&#8217;Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais</a><br />
Objectif : Poursuivre mon apprentissage de l&#8217;ultra.</p>
<p><em>« L’Ultra des Coursières des Hauts du Lyonnais est une épreuve de type trail assimilable aux épreuves de courses en montagne organisée par ATOS (Association Trail Organisation Solidarité) avec l’accord de la commission des courses hors stade du Comité d’Athlétisme du Rhône. »</em></p>
<p>Le premier gros morceau de l&#8217;année. D&#8217;ailleurs, il ne reste ensuite que des gros morceaux ! Un ultra aux portes de la maison, j&#8217;aurai tort de m&#8217;en priver. Une bonne révision avec Biscotte avant notre objectif principal de l&#8217;été.</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Le Trail Verbier Saint-Bernard, le 3 juillet 2010</h3>
<p><a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3096" title="Le Trail Verbier St-Bernard" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-trail-verbier-st-bernard.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
110km, 6900m D+<br />
Estimation du temps : 26h20<br />
Le site : <a href="http://www.trailvsb.com/" target="_blank">Le Trail Verbier Saint-Bernard</a><br />
Objectif : Finir suffira amplement à mon bonheur.</p>
<p><em>« Premier ultra trail de plus de 100km entièrement suisse. Avec plus de 96% sur chemins, le parcours emprunte les grands trekkings de la région et cumule un dénivelé positif de 6900m. Départ et arrivée dans la station de Verbier à 1500m d’altitude. Le tracé, typé montagne avec un fort dénivelé, joint les trois vallées de la Drance et symbolise ainsi un trait d’union entre ces entités géographiques. Pour les candidats aux premières places, c’est à la Fouly que la course débutera vraiment, à l’amorce des 1300m de dénivelé positif menant au col de Fenêtre (2698m). La dernière montée dans la forêt de l’Arbaray devrait réserver encore de belles surprises. Relativement technique et assez raide, ce sentier totalise un dénivelé positif de près de 1200m. Au sommet, la partie est quasiment gagnée : ultime effort en tentant d’allonger la foulée le long du bisse avant de plonger sur l’arrivée. Si les premiers admireront le massif des Combins, le gros du peloton aura déjà cumulé de nombreuses heures à la seule lueur des lampes frontales et bénéficiera ainsi d’une ambiance magique où étoiles et frontales mêlent leur lumière. »</em></p>
<p>Je ne me serais probablement pas inscrit à cette longue balade montagnarde si le tirage au sort pour l&#8217;inscription à l&#8217;UTMB m&#8217;avait été favorable. Je vous rappelle que j&#8217;ai décidé que 2010 serait une année de consolidation. Cela dit j&#8217;avais repéré depuis un moment cette course et on peut dire qu&#8217;elle m&#8217;a tapé fortement dans le coin de l&#8217;œil. Je suis content que l&#8217;ami Biscotte se soit laissé convaincre. On n&#8217;allait tout de même pas se sevrer de tout ultra montagnard en 2010 !</p>
<p>Ce sera mon objectif principal avec la LyonSaintéLyon cette année.</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>Les 100 km de Millau, le 25 septembre 2010</h3>
<p><a href="http://www.100kmdemillau.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3089" title="Les 100 km de Millau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-100km-de-millau.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
100km, 1200m D+<br />
Estimation du temps : 12h30<br />
Le site : <a href="http://www.100kmdemillau.com/" target="_blank">Les 100 km de Millau</a><br />
Objectif : être centbornard au sens « routier » du terme</p>
<p><em>« Le 100 km de Millau est une épreuve de course à pied sur route goudronnée appartenant à la famille du grand-fond. C&#8217;est le plus vieux 100 kilomètres français ; il se dispute à Millau tous les derniers samedis du mois de septembre depuis 1972. »</em></p>
<p>Quant à faire un 100km autant que ce soit à Millau. L&#8217;occasion fait le larron. Tazounet et Oslo ont inscrit cette course dans leur calendrier respectif. Une belle virée en perspective dans la Taz mobile.</p>
<p>Et puis il faut que je profite de ne pas pouvoir me promener autour du Mont Blanc pour participer à cette course mythique et découvrir un autre pan de la course à pied.<br />
Je n&#8217;aurai pas d&#8217;objectif chronométrique, vu le profil de la course, ce serait illusoire d&#8217;espérer faire un exploit (à mon niveau s&#8217;entend). De plus, je n&#8217;aurai pas de suiveur pour me soutenir dans l&#8217;effort mais ça ne me gène pas, je vois cela comme une révision de la partie bitume de la LyonSaintéLyon &#8230;</p>
<p style="height: 10px;">
<hr />
<h3>La LyonSaintéLyon, le 4 décembre 2010</h3>
<p><a href="http://www.saintelyon.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3090" title="La LyonSaintéLyon" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/p2010-la-lyonsaintelyon.jpg" alt="" width="510" height="81" /></a><br />
138km, 3000m D+, 3000m D-<br />
Le site : <a href="http://www.saintelyon.com/" target="_blank">http://www.saintelyon.com</a><br />
Temps espéré : 22h30</p>
<p>Le récit 2009 :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/12/30/la-lyonsaintelyon-2009-aller/">La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : l’aller</a><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/01/07/la-lyonsaintelyon-2009-retour/">La LyonSaintéLyon, le 5 décembre 2009 : le retour</a></p>
<p><em>Avec ses 55 hivers au compteur la Saintélyon fait partie de l’Histoire de la course à pied en France.<br />
Ancêtre du trail et de l’ultra, la Saintélyon a traversé les phénomènes de mode grâce au caractère unique de sa formule : la nuit, l’hiver, un parcours mixte fait de chemins et de bitume, la proximité de deux grandes agglomérations et les facilités d’accès qu’elle permet.<br />
Y participer un jour fait partie des grandes étapes qui jalonnent le parcours d’un coureur à pied.<br />
Ils sont ainsi chaque année plus nombreux à vouloir goûter au parfum d’aventure qu’elle procure.<br />
Le 7 décembre 2008, ils étaient plus de 9 000, à s’élancer à l’assaut des 68 km qui séparaient Saint-Etienne de l’arrivée au Palais des Sports de Gerland à Lyon.<br />
Ce nouveau record de participation est tout sauf une fuite en avant car le développement de l’épreuve est maitrisé (nombre de dossards limités sur toutes les formules) et s’accompagne d’une vraie démarche environnementale pour faire en sorte que l’empreinte écologique de la course soit la plus faible possible sur les zones naturelles et les villages traversés.</em></p>
<p>Ma course fétiche, ce sera ma cinquième participation à la SaintéLyon et ma seconde participation à la LyonSaintéLyon. Oui, je remets le couvert cette année. J&#8217;ai adoré faire ce long aller-retour l&#8217;année dernière. Un peu trop long quand même ! J&#8217;ai bien l&#8217;intention de diminuer le temps nécessaire notamment pour le retour. Biscotte sera à nouveau de la partie histoire de se venger de ses déboires de l&#8217;année dernière. J&#8217;espère que Line sera tentée par l&#8217;aller-retour cette année. D&#8217;autres seront peut-être intéressés ? Le parcours est magnifique. Il faut le faire au moins une fois de jour.</p>
<hr />
<p style="height: 10px;">
<p>Voilà. 10 courses de programmées. D&#8217;autres viendront peut-être se rajouter à la liste mais ce seront des courses de proximité avec un kilométrage limité. Il y aura également des Offs de préparation au menu mais rien n&#8217;est encore planifié avec certitude. Probablement une balade en Chartreuse avec Taz sur les lieux de mon premier abandon. Il ne perd rien pour attendre le volatile … je n&#8217;ai pas oublier l&#8217;affront qu&#8217;il m&#8217;a fait en 2008. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>En attendant, j&#8217;ai retrouvé avec plaisir le chemin du stade de la Rhodia (enfin débarrassé de toute trace de neige) pour jouer au hamster autour du terrain de foot et me préparer au 10km des Foulées Tassilunoises. C&#8217;est dur mais ça ne fait pas de mal de décrasser le mazout comme dit Tazounet … Que du bonheur … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Cross de la Feyssine, le 31 janvier 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 07:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Cross]]></category>
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		<description><![CDATA[Maravage et fumage sont les deux mamelles du cross … Après ma balade de 33km dans le Pilat à l’occasion du Pilat Winter Raidlight Trail, me voici de retour sur un cross. Ma deuxième participation dans cette discipline après le Cross des Papillotes. C’est qu’on y prend vite goût à ces petites plaisanteries. Ca fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3064" title="5ème Cross de la Feyssine" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<h3><em>Maravage et fumage sont les deux mamelles du cross …</em></h3>
<p>Après ma balade de 33km dans le Pilat à l’occasion du Pilat Winter Raidlight Trail, me voici de retour sur un cross. Ma deuxième participation dans cette discipline après le Cross des Papillotes. C’est qu’on y prend vite goût à ces petites plaisanteries. Ca fait mal aux cannes, les poumons sont en feu mais purée qu’est-ce que c’est bon de se défouler tous en cœur dans la joie et la bonne humeur. J’ai l’impression de retrouver la cours de récré quand j’étais gamin. Il n’y a rien de plus ludique qu’un cross. C’est quand même surprenant qu’il y ait si peu de non licenciés dans les pelotons.</p>
<p>J’ai tendance à me transformer en diesel depuis que j’ai toqué à la porte de l’ultra. J’essaye de travailler un peu ma vitesse ce début d’année pour limiter les dégâts. Participer à quelques cross, c’est du tout bon.</p>
<p>N’étant pas licencié, je n’étais pas sûr de pouvoir participer à une épreuve ce dimanche. J’ai bien envoyé un mail à l’Office des Sports de Villeurbanne pour en savoir plus mais il est resté lettre morte. Pas la moindre petite réponse de l’osvilleurbanne. Allo, il y a quelqu’un ? L’ASVEL a été nettement plus efficace sur le coup. Je remercie Julien Langlet (Coach Athlé Santé à l’ASVEL) pour toutes ses précisions. L’épreuve n°5 est un cross populaire de 2300m non chronométré et sans classement, c’est bien ce que je craignais. Mais je découvre avec soulagement que l’épreuve n°1 est ouverte aux non licenciés. C’est une épreuve d’une longueur de 5150m ouverte aux catégories de junior à vétéran.</p>
<p>Claire, ma fille aînée, sera également de la partie en catégorie minimes pour une épreuve de 2650m. Elle va pouvoir venir supporter son papou pour une fois. Quand je dis supporter, c’est à sa façon. « Papa, on dirait que tu vas vite en te regardant mais quand on voit les résultats, t’es plutôt lent … ». Merci pour ma pomme. Bon, dans le fond, elle n’a pas tort mais pour ce qui est du tact, elle a une belle marge de progression.</p>
<p>J’ai fait des misères à mon cochon rose la veille pour m’offrir les indispensables chaussures de cross. Depuis le temps que j’avais envie de labourer le terrain avec des pointes … Je les ai. Les mêmes que Tazounet. Des Adidas RLH Cross assorties à mon maillot finisher des templiers. Une chaussure blanche qui ne devrait pas le rester longtemps et une noire comme le grand blond sauf que je suis brun. J’inaugure mes pointes de 15mm flambant neuves parce que je le vaux bien et que Tazounet me les a conseillées.<br />
<span id="more-3059"></span><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3067" title="5ème Cross de la Feyssine" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Un p&#8217;tit vin chaud pour se requinquer après l&#8217;effort. Ca le fait ! Merci Jean-Yves.</em></p>
<p>Nous arrivons sur place une petite heure avant avec Claire. Le cross a lieu dans le parc naturel urbain de la Feyssine d’où son nom somme toute logique. Le parc est composé d’une peupleraie dans sa partie ouest et d’une grande prairie à l’est. Une piste cyclable et quelques chemins piétonniers permettent de s’y promener. Le parc semble tout à fait plat de prime abord mais il est en fait parcouru dans sa longueur par deux fossés, des anciens canaux qui servaient de réserve d&#8217;eau pour la nappe phréatique. On ne peut pas employer le mot dénivelé mais il y a de bons coups de cul  à franchir pour descendre et remonter ces fossés.<br />
Les parcours sont constitués d’une petite boucle de 800m et d’une grande boucle de 2050m auxquelles viennent s’ajouter les 150m du départ et les 100m de l’arrivée.</p>
<p>Pour corser la difficulté, dame nature a recouvert le terrain d’une fine couche de neige et les chemins sont légèrement verglacés. Quelle délicate attention.</p>
<p>Après les traditionnelles interrogations des bénévoles face à mon Pass’Running. Oh, mais qu’est-ce que c’est ? Et c’est délivré par la FFA ? Vous habitez chez vos parents ? J’obtiens mon sésame sous la forme d’un classique dossard.</p>
<p>Nous aurions bien squatté la tente de l’AC Tassin pour  poser nos petites affaires mais celle-ci semble avoir été victime de la crise. A défaut, un marabout surmonté d’une pancarte « regroupement marche nordique » fera l’affaire. Il fait beau aujourd’hui mais le soleil a bien du mal à faire remonter les températures. Purée ce que ça caille.</p>
<p>Je délaisse Claire pour partir m’échauffer. J’en profite pour reconnaître le tracer. Il y a de belles lignes droites propice aux performances mais elles ont été régulièrement « cassées » par les organisateurs avec des petits crochets ou en jouant sur les accidents du terrain. Ca va être un régal. A mon retour, je passe un petit bonjour à Manu, un coach de l’AC Tassin et à Catherine Dubois qui doit également participer à l’épreuve.</p>
<p>Il est temps d’essayer de faire quelques longueurs avec les pointes. Hé pas mal. Je suis littéralement scotché au terrain. C’est vraiment le top dans la prairie recouvert de neige mais je m’aperçois vite que c’est nettement moins bien sur le chemin caillouteux qui longe le Rhône au départ. Les pointes ne s’enfoncent pas dans le sol et crissent sur les cailloux à tout va. Tu parles d’un raffut. Je préfère encore courir en Yaktrax sur du bitume.<br />
Jean-Yves et Nathalie sont arrivés entre temps. Monsieur a opté pour des pointes de 9mm. Je suis tenté pendant un moment de piquer celles de Claire (du 12mm) le temps de ma course mais je laisse finalement tombé. Ca ira bien pour les gens que c’est …</p>
<h3>La course des hommes :</h3>
<p>C’est parti pour la course des hommes, des durs, des vrais, des tatoués … Il y a de tout, des grands, des petits, des tondus, des chevelus, des jeunes et des moins jeunes avec une belle fourchette d’âges de 18 à 68 ans ! Tous sur la même ligne. A vrai dire, je suis plutôt en seconde ligne avec d’autres coureurs prudents. Il s’agit de ne pas se faire piétiner au départ par les plus fougueux d’entre nous. Même avec des pointes de 9, ça doit faire mal.</p>
<p>Nous voilà sous les ordres du starter. « Messieurs, une petite boucle puis deux grandes boucles … ». PAN. C’est parti. On quitte l’aire de départ pour emprunter le chemin qui borde le rhône.  Ca va vite. Je regrette de ne pas mettre échauffé un peu plus. C’est dur au début. Il faut trouver son allure, stabiliser un cœur qui n’a pas compris ce qui lui tombait sur le coin de la gueule. Elle me semble bien longue cette « petite boucle ». Je n’ai aucun repère sur ma vitesse, je n’ai pas pris l’accéléromètre de ma polar. J’imagine être entre mon allure semi et mon allure 10km. Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas travaillé ces allures.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3065" title="5ème Cross de la Feyssine" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Un homme, un dur, un vrai &#8230; bon je suis pas tatoué.</em></p>
<p>Un bout de bois s’est coincé entre les pointes sous ma chaussure droite. C’est plutôt moyen comme sensation rapport au différentiel de hauteur entre les deux jambes … J’arrive tout de même à m’en débarrasser rapidement sans m’arrêter.</p>
<p>Fin de la première boucle. Quelques spectateurs nous encouragent chaleureusement à notre passage. Ca met la pêche. Une bonne giclette d’adrénaline. Et c’est parti pour une première grande boucle.</p>
<p>Je lève le nez pour la première fois depuis le départ. Alors voyons, qu’est-ce que ça dit ? Il y a quelques gars derrière moi mais il ne faut pas rêver, le gros du troupeau est devant moi ! Je pense avoir repéré Jean-Yves. Il est loin devant. Ca me semble dans la logique des choses. S’il arrive à tenir tête à Tazounet c’est qu’il est forcément plus rapide que moi. Il est de toutes façons bien trop loin pour que je songe à revenir sur lui.</p>
<p>A défaut de pouvoir fumer Jean-Yves, je jette mon dévolue sur un tassilunois à ma portée qui me semble être une proie plus facile. A force de les prendre comme cible, on va finir par croire que j’ai une dent contre les petits hommes verts … et blancs. Il n’en est rien je vous l’assure, bien au contraire. Simple conséquence de l’affect qui me relie à l’AC Tassin depuis que ma fille est licenciée dans ce club. Qui aime bien, châtie bien. D’ailleurs, je suis un peu déçu, pas de Jean-Pascal ni de Didier au départ de l’épreuve. Voilà, on prend des coureurs comme repère sur un cross et ils vous font faux bon sur le suivant. Si c’est pas malheureux ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Elle me plait bien cette boucle. On commence par une bonne ligne droite sur le chemin de halage qui borde le Rhône. Ce pourrait être monotone à la longue mais on le quitte très vite pour un sentier qui le longe sur sa gauche. A l’extrémité ouest du parcours, un petit crochet en épingle dans un talus ajoute un caractère ludique à la trace. Les pointes de 15mm font merveilles dans la pente. J’ai totalement confiance dans mes appuis et j’en profite pour accélérer et doubler. Ca tape un peu dans les cuisses en descendant mais je me régale en remontant. Le coach de Tassin a dit que j’avais des gros mollets, faut s’en servir !</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/09/le-cross-de-la-feyssine-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Le parcours traverse ensuite le parc dans sa largeur. On coupe le cheminement piétonnier en bois, puis la piste cyclable en stabilisé et c’est la descente en dévers dans le fossé de l’ancien canal. Ca c’est du talus qui déchire … A fond ou presque dans la descente en dévers et droit dans la pente pour remonter en face. Tout le monde passe en force, pas question de marcher, il y a suffisamment de plat ensuite pour récupérer et refaire descendre d’un cran le ventilo.</p>
<p>Le retour se fait en grande partie sur un chemin en stabilisé recouvert de neige puis on oblique sur la droite pour longer du mur de soutènement en contrebas du boulevard. Le coach de Tassin encourage ses ouailles à leur passage. « Allez, faut y aller. Il y a des places à gagner. »<br />
Et moi alors, pourrait m&#8217;encourager un peu quand même &#8230;</p>
<p>Encore quelques minutes et nous repassons devant le gros des spectateurs avant d&#8217;entamer la dernière boucle. Ce passage sur la prairie m&#8217;offre une belle perspective sur le peloton qui s&#8217;étend bien loin devant moi. L&#8217;est pas rapide Arthur !</p>
<p>Encore un passage déplaisant avec mes pointes de 15mm qui ne s&#8217;enfonce pas d&#8217;un iota dans le chemin de halage mais finalement je n&#8217;ai quand même pas eu trop à me plaindre de ce choix  un peu atypique par rapport aux autres coureurs.</p>
<p>J’ai à nouveau un maillot vert et blanc en ligne mire. Jamais deux sans trois. J’ai une bonne surprise en attaquant le petit crochet en épingle à mi parcours. L’homme au bonnet que j’ai pris pour Jean-Yves en début de parcours n’est pas Jean-Yves ni même son frère rapport à la fable. Il est là, juste en face, en train de remonter la pente. Je me verrais bien endosser la peau du loup et me croquer un cuissot de Jean-Yves mais ça va être chaud pour revenir, il est quand même loin.</p>
<p>J&#8217;accélère à nouveau nettement pour franchir le fossé malgré la descente en dévers. La montée rapide de l&#8217;autre côté me cisaille les jambes. Le cœur s&#8217;affole mais je relance quand même rapidement pour venir me placer derrière un concurrent et me donner le temps de récupérer.<br />
Un coureur plus véloce en profite pour nous passer. Vu sa vitesse je me demande bien ce qu&#8217;il fait là ! J&#8217;en profite pour relancer la machine. C&#8217;est le moment ou jamais de mettre un coup de collier.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/09/le-cross-de-la-feyssine-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a><br />
<em>Une vidéo de Adidas Running Partner.</em></p>
<p>L&#8217;effort paye. Je fais la jonction avec Jean-Yves à la fin de la portion qui longe au plus près le boulevard. Je suis juste derrière lui maintenant mais je me garde bien de le faire savoir. S&#8217;il fait son effort maintenant, je ne pourrai pas le suivre, j&#8217;ai laissé trop de forces sur le bord du chemin en revenant sur lui. Il ne faut pas qu&#8217;il me voie. Encore un moment, rien qu&#8217;un instant pour récupérer.</p>
<p>On quitte la bordure du parc pour se diriger vers le centre. L&#8217;arrivée est pour bientôt, encore une bonne centaine de mètres en ligne droite quand nous auront passé l&#8217;ancien puits de captage. Ca va. Il n&#8217;accélère toujours pas. Ca va le faiiiiiire … Ne pas partir trop tôt. Ce sera dans le virage autour du puits. Le moment idéal. Purée Jean-Yves, ne pars pas maintenant, je vais te coiffer en beauté sur le poteau. Encore une trentaine de mètres, dix … On entame le virage. Lui devant, moi calquant ma foulée sur la sienne. Il passe à la corde et je le déborde subitement par la gauche dès la sortie du virage. J&#8217;y mets toute ma hargne, toute ma rage de vaincre … Quelques secondes d&#8217;une folle débauche d&#8217;énergie à labourer le terrain. Je ne sais même pas s&#8217;il me suit. Je suis peut-être tout seul à sprinter. Je m&#8217;en fous. J&#8217;aime ça … Et je m&#8217;écroule sur les barrières de sécurité à l&#8217;entrée du couloir du sas d&#8217;arrivée, vidé, nauséeux …  il me faudra un long moment pour récupérer.</p>
<p>Je n&#8217;ai même pas le courage de remercier tout de suite Jean-Yves pour ce beau cadeau qu&#8217;il m&#8217;a fait. Un sprint d&#8217;anthologie semblable à celui que j&#8217;avais partagé avec Biscotte pour la nocturne du trail des 3 Châteaux. J&#8217;adore ça. C&#8217;est vraiment le panard. La cerise sur le gâteau.</p>
<p>Seigneur Jeanmik est là sur sa monture, un chouette 9.1 XC. Il m&#8217;avait promis de passer nous faire un petit coucou. Il est arrivé à temps pour apprécier notre arrivée. « Alors Arthur, c&#8217;est plus fort que toi. Tu ne peux pas t &#8217;empêcher ? ».<br />
C&#8217;était sympa d&#8217;être venu nous voir. D&#8217;ailleurs tu es parti un poil trop tôt. On aurait pu trinquer. Jean-Yves et Nathalie m&#8217;ont offert un délicieux vin chaud. Ca vous requinque un bonhomme. Merci.</p>
<p>Il n&#8217;y en a pas eu un pour filmer mon sprint. C&#8217;est bien la peine &#8230; Une autre vidéo sur le site <a href="http://www.viva-interactif.com/cross_feyssine_2010.news" target="_blank">www.viva-interactif.com</a>.</p>
<h3>La course des Minimes :</h3>
<p>J&#8217;ai quitté un peu rapidement mes hôtes, mais c&#8217;était pour la bonne cause. Il s&#8217;agissait de ne pas trop trainer. Le départ des Minimes était pour bientôt. Juste le temps de finir le vin chaud pour avoir les mains libres et filmer le départ. Ca part très vite comme d&#8217;habitude. Au programme : 3 petites boucles de 800m ce qui nous donne 2650m avec la portion du départ et de l&#8217;arrivée.</p>
<p>Je pensais me faire un petit footing de récup le long du parcours et en profiter pour filmer le passage des minimes à divers endroits du parcours mais je revois l&#8217;idée à la baisse. Je suis trop nase pour cela. Je me contenterai de les observer à deux points stratégiques basta.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3066" title="5ème Cross de la Feyssine" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/cross-de-la-feyssine-2010-03.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Les minimes sur la ligne de départ.</em></p>
<p>Quant à la course, on donne dans le classique. Vickie Audubert a dominé comme d&#8217;habitude toutes ses concurrentes. M..de, c&#8217;est pas possible ! 8&#8217;59 pour faire 2650 m !!!  Seul 5 minimes masculin arrivent à lui damner le pion ! Je me ferais mangé tout cru, impossible de tenir cette allure.<br />
Il faut noter l&#8217;excellente course de Diane Marie-Hardy de Tassin qui termine à la troisième place. Quand à Claire elle se classe 16ème sur 30 féminines. C&#8217;est bien meilleur que son papou mais je sais qu&#8217;elle peut faire beaucoup mieux. C&#8217;est vrai que l&#8217;entrainement n&#8217;a pas été simple ces dernières semaines pour divers raisons. C&#8217;est dommage, les chronos ne sont donnés que pour les 10 premiers minimes dans les résultats officiels sur le site de la FFA &#8230;</p>
<p>Voilà. Encore une bonne journée de passée à patauger dans la neige et la boue du parc de la Feyssine. Un régal ce cross. Je vous le conseille vivement. Et puis je suis assez content de ma course. Mon classement ramené sur une base de 100 est bien meilleur que pour le cross des Papillotes. Mon allure est bonne malgré les petits accidents de terrain qui émaillent le parcours et me laissent espérer une amélioration de mon chrono sur 10km (41&#8217;29&#8243; en 2008). Je vais tenter cela le 7 mars à l&#8217;occasion des Foulées Tassilunoises, un 10km labellisé.</p>
<p>Courir, ce n&#8217;est que du bonheur &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong></p>
<p><strong>Arthurbaldur :</strong><br />
<em>Classement : </em>80/114<br />
<em>Classement VH : </em>33/50<br />
<em>Distance : </em>5150 m<br />
<em>Temps : </em>20&#8217;52&#8243;<br />
<em>Vitesse &#8211; Allure : </em>14,80 km/h &#8211; 4&#8217;03&#8243;</p>
<p><strong>Claire :</strong><br />
<em>Classement : </em>16/30<br />
<em>Distance : </em>2650 m</p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=041427&amp;frmposition=0" target="_blank">Le Cross de la Feyssine.</a></p></blockquote>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width: 194px;">
<tbody>
<tr>
<td style="background: transparent url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat scroll left center; height: 194px;" align="center"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/CrossDeLaFeyssine2010?authkey=Gv1sRgCJSW5K-CqJqUBA&amp;feat=embedwebsite"><img style="margin: 1px 0 0 4px;" src="http://lh5.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S21dSVQPYTE/AAAAAAAAFa0/V3tBakWylRA/s160-c/CrossDeLaFeyssine2010.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align: center; font-family: arial,sans-serif; font-size: 11px;"><a style="color: #4d4d4d; font-weight: bold; text-decoration: none;" href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/CrossDeLaFeyssine2010?authkey=Gv1sRgCJSW5K-CqJqUBA&amp;feat=embedwebsite">Cross de la Feyssine 2010</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 22:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Trail]]></category>
		<category><![CDATA[Raidlight Trail Trophy]]></category>

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		<description><![CDATA[Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s&#8217;appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent : Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3017" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010.jpg" alt="" width="510" height="81" /></p>
<p>Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s&#8217;appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent :</p>
<p><code>Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier 2010<br />
Bugeat-Corrèze Raidlight Trail – 4 avril 2010<br />
2 Alpes Raidlight Trail – 4 juillet 2010<br />
Pilat Night Raidlight Trail – 18 septembre 2010<br />
</code><br />
L&#8217;année dernière, la course faisait partie du Trail Tour National. La FFA avait demandé que les 33km habituellement proposés pour le grand format soient portés à 42km. Distance qui avait été finalement raccourcie le jour de la course au vu des conditions exceptionnelles d&#8217;enneigement. Cette année, point de FFA pour imposer ses critères, le parcours offre un classique 33km pour 1000 m de dénivelé positif. Je peux vous garantir que c&#8217;est largement suffisant pour rentrer fourbu dès lors que la neige est au rendez-vous &#8230; et de la neige il semble qu&#8217;il y en ait encore cette année même si la quantité est moindre par rapport à l&#8217;année précédente.</p>
<p>Quand je pense que j&#8217;avais crapahuté pendant près de 5h00 dans la poudreuse l&#8217;année dernière (4h46 exactement) avant de franchir la ligne d&#8217;arrivée. Je ne ressens pas vraiment de l&#8217;appréhension en y pensant mais j&#8217;ai parfaitement conscience de ce qui m&#8217;attend à Marlhes. Je sais que je vais le sentir passer compte tenu de mon entraînement et de mon niveau de forme du moment. Elle est bien loin la LyonSaintéLyon &#8230; Depuis mon épopée dans les Monts du Lyonnais, ma plus longue sortie a plafonné à 70 petites minutes, avec des séances d&#8217;une durée moyenne de 45 minutes. Je m&#8217;efforce de reprendre un peu de vitesse en ce début d&#8217;année et j&#8217;ai déserté les pentes de Fourvière pour retrouver la piste du stade de la Rhodia. Enfin théoriquement, car l&#8217;épisode neigeux de ce début d&#8217;année m&#8217;a obligé à tailler à la serpette dans les séances de qualité. J&#8217;ai bien essayé de faire du fractionné sur les trottoirs lyonnais avec mes yaktrax mais ça reste anecdotique. Bref, on a fait mieux comme préparation.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3020" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Il y a bien un peu moins de neige et le soleil est plutôt timide mais nous sommes loin d&#8217;être à plaindre.</em></p>
<p>Le physique du bonhomme est à l&#8217;image de sa préparation &#8230; J&#8217;ai survécu au fractionné sur trottoir verglacé grâce au yaktrax pour mieux succomber en descendant quelques marches d&#8217;escaliers sur le dos en quittant le boulot. Mon dos me fait la gueule, comme si j’étais responsable du climat et j&#8217;ai même réussi à me fâcher avec la clavicule de mon épaule droite. Advienne que pourra &#8230;</p>
<p>J’oublie rapidement ces quelques réflexions précompétitives en arrivant à Saint-Etienne. On ne change par une organisation au top. Je me suis invité à nouveau chez ma belle-sœur la veille de la course histoire de grappiller une petite heure de sommeil supplémentaire. Faut pas déconner et respecter les quotas de couettes hebdomadaires. La récupération fait partie de l&#8217;entraînement. En plus il y avait une soupe de courge aux châtaignes au menu du soir … Faut reconnaître qu’ils savent accueillir les stéphanois ! Bercé par le clignotement hypnotique de la livebox, je m&#8217;endors rapidement pour une longue nuit paisible.</p>
<h3>Adieu la couette :</h3>
<p>Adieu la couette, après un trajet sans histoire (il n&#8217;y avait pas de neige sur la route cette année) j&#8217;arrive au centre de Marlhes au moment même où l&#8217;un des bénévoles condamne la route qui mène au gymnase avec une barrière de sécurité. Un poil plus tôt et une tartine beurrée en moins et j&#8217;aurais pu me garer sur le parking à proximité du gymnase, celui-là même où Tazounet a posé son camping-car et sa petite famille pour passer la nuit. Je me rabats sur le parking de l’église encore désert deux rues plus loin.</p>
<p>Le gymnase est déjà bien rempli mais les couloirs mis en place pour le retrait des dossards sont vides. J’aperçois l’ami Oslo près des barrières de sécurité accompagné de beau papa. Beau papa a un bonnet SaintéLyon sur la tête. Un bonnet en feutrine violet, édition 2005 donc. Argh, je ne l’ai pas à ma collection celui-là. Peut-être bien que s’il tournait un peu la tête …<br />
J’abandonne les deux compères pour retirer mon dossard. C’est marrant, il y a une file spéciale pour les coureurs ayant téléchargé leur certificat médical ou leur licence sportive lors de leur inscription en ligne. Bien pratique cette histoire. Aie, j’ai oublié de chercher mon numéro de dossard sur les listes à l’entrée de la salle ce qui oblige la charmante bénévole à parcourir toute la liste des coureurs inscrits sur le grand format. Pour compenser ce long et intense surcroît de travail, je lui présente mon plus beau sourire de quadra aux tempes grisonnantes. What else ? Je peux me permettre depuis quelque temps, mon orthodontiste a enfin terminé son travail de sape dans les faibles fondations de mon budget.<br />
<span id="more-3008"></span></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3022" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3021" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-02.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Tazounet, Arthurbaldur et Oslo. C&#8217;est pas la grande classe ?</td>
<td align="right" valign="top">Oslo, l&#8217;homme fort du jour et Tazounet le &#8230; euh &#8230; un peu moins fort (aller, juste aujourd&#8217;hui) ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' /> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pas de tirage au sort cette année, chaque coureur reçoit un cadeau identique, un porte bidon en l’occurrence de la marque Raidlight bien entendu. Il faut dire que ce tirage avait provoqué quelques polémiques. Je n’avais pas eu à m’en plaindre, j’avais reçu une polaire sans manches (enfin si avec des manches de secours dissimulées dans le col de la veste) mais d’autres coureurs n’avaient pas eu ma chance en repartant avec de simples gants et de surcroît pas forcément à leur taille. Je ne pense pas me servir du porte bidon, je préfère les poches à eau mais je vais récupérer la petite pochette présente sur la sangle. Tout est bon pour compenser le manque de poche de mon sac Diosaz. Nous avons reçu également une écotasse Raidlight. Elle est jaune cette année (j&#8217;en ai déjà une blanche et une bleue).</p>
<p>Il n’y a pas de vestiaire à proprement parler pour déposer un sac pendant la course mais ceux-ci peuvent être laissés sans problème sur les gradins du gymnase. J’aurais dû le noter dans mon CR précédent, cela m’aurait évité un aller-retour inutile à la voiture. De retour au chaud, me voilà prêt à serrer quelques pognes et à tailler bavette avec mes semblables.</p>
<p>J’échange quelques mots avec Benoit Laval qui semble regretter sa couette ce matin … Vu le classement à l’arrivée, j’imagine qu’il avait quand même un peu la forme. Le volume de mots échangés augmente quelque peu avec les forces vives d’Extra Sport que sont Michel (Mimisoso) et Jean-François (pas moi, l’autre) en plein dilemme sur le nombre de couche nécessaire pour lutter contre le froid somme toute clément. Très seyant le maillot floqué Extra Sport. Bicshow est là également toujours prêt à faire mentir le slogan de son blog malgré qu’il soit encore en pleine rééducation post gamelle. Pour ce qui est des nouvelles têtes, je découvre celle d’Hervé adepte du trail mais pas que. Oslo nous a rejoint, il ne manque plus que Tazounet à l’appel, toujours fidèle à sa réputation … Je l’ai eu au téléphone, il est sur le point d’enfiler sa seconde chaussure. L’affaire suit son cours, on le rejoindra dehors peu avant le départ.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3023" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-04.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Ca calme mine de rien.</em></p>
<h3>Faudrait quand même penser à courir un peu :</h3>
<p>Faudrait quand même penser à courir un peu. Il est grand temps de sortir du gymnase. Nous rejoignons l’ami Taz, Oslo et moi. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait vraiment pas froid, j’ai presque peur d’avoir chaud avec ma micro polaire quoique la donne risque d’être différente plus tard sur les hauteurs.</p>
<p>Mon portable est mis à contribution le temps d’une pose photo, postérité oblige, avant un ultime papotage d’avant course. Taz et Oslo sont là pour un simple footing, l’un n’ayant pas fait de sorties longues et l’autre en ayant trop fait. Tu parles, je les connais mes loustics … je t&#8217;en foutrais du footing moi !</p>
<p>Bon on parle, on parle et voilà que le départ est donné. L&#8217;avantage d&#8217;un départ échelonné entre les différentes épreuves c&#8217;est qu&#8217;il y a du monde pour faire la claque et nous encourager. Il y a suffisamment de coureurs sur le 23km et le 13km pour cela sans compter les accompagnateurs.</p>
<p>Après une rapide traversée de Marlhes idéale pour s&#8217;échauffer en douceur, nous attaquons nos premiers chemins. Nous ne restons pas groupés longtemps. Oslo a des fourmis dans les jambes et semble vouloir faire le forcing. Et le voilà qui double, qui se faufile, pas de répit pour les braves. Je garde le contact mais je trouve l&#8217;allure un peu élevée à mon goût pour être maintenue pendant 33 bornes. Taz a l&#8217;air du même avis. Remarquez, il peut difficilement penser le contraire puisqu&#8217;il a décroché. C&#8217;est le paradoxe, plus il travaille sa vitesse et plus il est lent … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif' alt=':lol:' class='wp-smiley' />  <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /><br />
Je profite de l&#8217;occasion pour le charrier. Il faut que je prenne un peu d&#8217;avance parce que je vais ramasser à Tassin … Pour les 10km des foulées Tassilunoises l&#8217;ami Tazounet veut s&#8217;attaquer aux 38 minutes !  Wow, quand je pense que je n&#8217;ai jamais dépassé les 41&#8217;29 …</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-05.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3024" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-05.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Je ne fanfaronne pas pour autant car je suis moi-même peu à peu décroché par l&#8217;ami Oslo qui disparaît progressivement au loin. On sent que son entraînement de fada commence à payer. Je m&#8217;emploie à faire subir le même sort à Taz mais j&#8217;ai plus de mal, c&#8217;est du genre coriace ces petites choses. Il n&#8217;est encore qu&#8217;à une centaine de mètres derrière moi quand je l&#8217;aperçois pour la dernière fois dans un virage à l&#8217;entrée du village de l&#8217;Allier. Ce sera la dernière fois que je verrai l&#8217;ami Tazounet et pourtant je m&#8217;attendais vraiment à entendre son « coucou c&#8217;est moi » me filer entre les pattes.</p>
<p>Première véritable grimpette de la journée pour rejoindre l&#8217;antenne de Chaussitre. La neige est suffisamment tassée pour que ce soit praticable aisément. Je ne me suis plus entraîné sur un terrain vallonné depuis ma longue balade dans les Monts du Lyonnais en décembre mais je retrouve quand même quelques sensations de bon augure. Ah si seulement j’avais pris mes bâtons … :mrgreen:</p>
<p>… Non, je déconne, pas besoin de bâtons ici. C’était juste un clin d’œil à Tazounet en souvenir des Templiers. Seuls les initiés peuvent comprendre. J’ai quelques bonnes sensations mais ce n’est quand même pas l’euphorie des grands jours. Ces moments magiques où tout semble facile et qui vous mettent une pêche d’enfer. Du prozac puissance 10 sans les effets négatifs. Remarquez, j’ai appris à mes dépends à la Montagn’Hard qu’il valait mieux ne pas trop succomber à ses excès d’enthousiasme et économiser son énergie au risque de le payer au prix fort par la suite.</p>
<p>Après l’antenne, c’est déjà nettement moins roulant et c’est même franchement la merde par endroit. Moi qui n’aime pas des masses les éducatifs, me voilà obligé de faire des montées de genoux pour m’extraire de cette mélasse. Si encore les appuis étaient stables au sol mais il n’en est rien. J’ai beau m’imaginer en train de marcher sur des œufs, ça ne fonctionne pas … Je m’enfonce une fois sur deux à travers la croûte glacée. C’est usant et pas efficace du tout …</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-06.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3025" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-06.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-07.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3026" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-07.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">Petite grimpette sur le Crêt de Chaussitre.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mes souvenirs de séances de PPG me sauvent à nouveau … Les foulées bondissantes font merveilles. En attaquant franchement la neige avec le talon, on s’enfonce certes systématiquement mais de manière beaucoup plus régulière. La progression en est grandement facilitée et les cuisses sont moins sollicitées. La pente aidant, la technique devient même particulièrement ludique. Ca aide d’avoir des grandes cannes comme moi …</p>
<p>Je ne m’arrête qu’un instant au premier ravitaillement. Il s’agit de ne pas se faire manger tout cru par un Tazounet sur le retour. Bigre, pas d’aide de camp pour extraire de mon sac l’écotasse reçu le matin même en cadeau (c’est que je n’ai pas encore pris le temps de me bricoler un système d’attache à la ceinture). Line, Biscotte … où êtes-vous ? Me voilà obligé par la flemme de renoncer à un verre de coca. Je picore quand même quelques trucs par-ci par-là et poursuis mon chemin illico presto.</p>
<p>On aura eu un peu tous les types de neige aujourd’hui. C’est dans la poudreuse que je m’élance à la suite de l’homme aux bâtons (non, non ce n’est pas Tazounet, il ne les a pas pris aujourd’hui). On a dû me greffer quelques gènes de Mamanpat dans la nuit. Je me surprends à être beaucoup plus régulier qu’à l’accoutumer. Ce n’est pas vraiment le cas de ce coureur. Il marche, marche … puis accélère brusquement bien au-delà de mon allure. Je le passe quand même à l’occasion d’un ralentissement.  Un petit passage de ruisseau assez bien négocié, je ne me suis presque pas mouiller les pieds et je quitte ce qui semble être les étangs de Prélager. Ca me donne des frissons toute cette flotte gelée.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-08.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3027" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-08.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Voici la fourche de séparation entre le 23km et le 33km à la croix de Caille. Purée, ce n’est pas vrai, ils vont tous sur le petit format. A croire que je suis dans les derniers sur le long ! Non, j&#8217;aperçois quand même quelques coureurs qui s&#8217;engagent sur ma trace mais toujours pas de Tazounet en vue.</p>
<p>Quand on parle du loup … Je reçois un coup de turlu quelques instants plus tard, voilà que monsieur renonce à faire le grand parcours. Monsieur se plaint. Monsieur trouve que c&#8217;est trop long pour lui, il ne s&#8217;est pas entraîné pour ce genre de plaisanterie depuis les Templiers et il n&#8217;a pas signé pour se taper 14km en plus de 2 heures. Et patati et patata … Voilà, pour une fois que je lui mets une pastille, monsieur refuse d&#8217;avaler sa Valda et préfère renoncer ! Qu&#8217;à cela ne tienne, monsieur aura le droit à son p&#8217;tit pourrissage en règle. Si c&#8217;est pas malheureux de renoncer à cette magnifique boucle vers les Préaux. Comment peut-on en arriver là ? Je vous le demande. Rendez-vous compte. Ecourter le plaisir qu&#8217;il y a à gambader dans la neige au cœur des magnifiques paysages du Pilat. D&#8217;autant que les conditions météo sont particulièrement clémentes. Je mets cela sur le compte d&#8217;un bref instant de folie. Il ne peut en être autrement.</p>
<p>Cool, voilà une longue portion roulante en ligne droite. Ca fait du bien de pouvoir dérouler un peu et de se dégourdir les gambettes.</p>
<p>Après, j’avoue que je suis dans le flou. Les paysages enneigés sont magnifiques, je m’éclate dans la neige mais c’est bien les seuls souvenirs qu’il me reste de cette portion. Difficile de recoller les morceaux. Quand on ne connait pas une région comme sa poche il n’y a rien de plus ressemblant à un paysage enneigé qu’un autre paysage enneigé. On me planterait là sans carte, ni Biscotte au milieu d’un champ et je n’aurais plus qu’à construire un igloo et faire des signaux de fumée pour qu’on vienne me chercher.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-09.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3028" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-09.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>A proximité des étangs de Prélager.</em></p>
<p>Au passage du centre équestre, l’indication Gimel me fait immédiatement penser à l’étoile du même nom, une course nocturne à laquelle avait participé Lamiricoré. Je me rappelle qu’il avait effectué quelques kilomètres en trop à cette occasion. Faut croire que ce n’est pas facile de se repérer dans le coin. En plein mois de juin, il n’avait même pas la possibilité de se rabattre sur l’option igloo. Dur quand même.</p>
<p>Autre passage marquant après la jonction avec le parcours du 23 kilomètres au Tourbière de Gimel : cette longue ligne droite en montée pour rejoindre les hauteurs de Saint-Régis-du-Coin. Petit coup de fatigue, je n&#8217;en vois pas le bout. Une féminine arrive à mon niveau. « Allez allez, courage, c’est dur pour tout le monde … » dit-elle avant de s’éloigner peu à peu sans que je puisse lui emboîter le pas.  Pas sûr que ça m&#8217;ait bien réconforté de la voir me maraver tranquillement, avec l&#8217;air de ne pas y toucher.</p>
<p>Saint-Régis-du-Coin, c’est le dernier ravitaillement avant l’arrivée. Je soupèse mon sac à dos pour estimer ma réserve d’eau. C’est l’inconvénient du système des poches à eau, on ne sait jamais tout à fait on l’on en est. Bon, il doit bien me rester l’équivalent d’un petit bidon, suffisamment en tout cas pour faire l’impasse sur le liquide. Je prend par contre le temps de faire le plein de solide. J’ai un petit faible pour les pâtes de fruits. Je ne traîne quand même pas trop, je n’ai pas envie de me faire pourrir par ma Biscotte. Il va encore dire que j’ai traîné aux ravitos. Même pas vrai.</p>
<p>Je reconnais quelques instants plus tard l&#8217;emplacement où ce même ravitaillement était situé l&#8217;année dernière. C&#8217;est là que les bénévoles nous avaient annoncé la suppression de la dernière boucle. Il y a ce chemin bordé d&#8217;arbres qui descend. De la pouzzolane a été éparpillée sur la petite portion de bitume verglacé qui débute celui-ci. Un coureur malheureux s&#8217;était fracturé la jambe dans cette descente … Autant vous dire que je l’aborde prudemment même si ça n’a pas l’air de trop glisser.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-10.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3029" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-10.jpg" alt="" width="510" /></a></p>
<p>Un petit groupe de coureurs m’a pris en chasse. J’essaye de maintenir l’écart qui doit être d’une bonne centaine de mètres, je n’aime pas trop être dans la peau du lapin. J&#8217;arrive au fond du vallon, voilà la passerelle qui permet de franchir le ruisseau. Je sais qu&#8217;une bonne grimpette en sous bois m&#8217;attend de l&#8217;autre côté. La dernière. Je marche bien entendu mais j&#8217;aurais aimé le faire un peu plus rapidement. Le bonhomme est un peu cuit. Deux coureurs en profitent d&#8217;ailleurs pour me passer. Les bougres. Le reste du groupe semble avoir décroché. Comme je le disais, le bonhomme est un peu cuit mais seulement dans les montées, je relance immédiatement dès lors que la pente fléchit. C’est le cas en tout cas à l’orée du bois.</p>
<p>Je rejoins la route de Saint Régis. A tout casser, je suis à moins de 2 kilomètres de l’arrivée, ce que me confirme les bénévoles qui sécurisent la traversée de la chaussée. J’ai un coureur en point de mire et j’essaye de revenir sur lui, c’est un truc qui me motive toujours. Je ne dois pas être le seul dans ce cas parce que ça sent un peu le roussi derrière moi. J’ai intérêt à augmenter l’allure si je ne veux pas finir en civet.</p>
<p>Voilà le bitume, on va pouvoir envoyer du lourd, le lapin se rebiffe, je vais vous montrer ce que c’est qu’un finish. A fond de ballon pour traverser les quelques maisons de Rozey. Oh oh, va falloir se calmer un peu, je ne suis pas à 100m de l’arrivée ! Ca suit derrière ? Ben oui, j’en ai bien peur. Et devant ? Ben, je me rapproche un peu mais l’écart ne se réduit pas bien vite. J’ai l’impression que je me suis fait repérer. Ca accélère brusquement devant. Moi aussi. La descente aidant, ça va vite. Le gymnase est tout près. Je n’entends plus rien derrière moi mais ce n’est pas pour autant meilleur devant. Le coureur est là juste devant mais impossible de l’accrocher, l’écart est trop grand. Un petit virage à gauche, je passe sous l’arche et je rentre en trombe dans le gymnase 6 petites secondes après lui … une éternité au sprint.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-11.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3030" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-11.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Second ravitaillement. Les Préaux.</em></p>
<h3>Je ne suis pas fâché d’arriver :</h3>
<p>Je ne suis pas fâché d&#8217;arriver. Un bénévole défait une à une les épingles qui retiennent mon dossard. Je me laisse faire, je suis trop nase pour l&#8217;aider, il faut que je récupère un peu. Pas de tête connue à proximité. Ah si ! J&#8217;aperçois Hervé en haut des gradins mais je ne peux pas le rejoindre tout de suite. Les barrières de sécurité invitent les coureurs à suivre le couloir qui contourne le gymnase pour se rendre au ravitaillement dans une petite pièce annexe.<br />
Purée, je l&#8217;ai senti passer l&#8217;accélération, je suis une vraie loque ! Tazounet me rejoins dans le couloir. Le gredin en profite pour faire quelques clichés compromettants. Je dois avoir une sale gueule dessus. C&#8217;est pas aujourd&#8217;hui que je pourrais sortir Excalibur de son rocher !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-12.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-3031" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-12.jpg" alt="" width="250" /></a>Alors ma poule, qu&#8217;est-ce que tu nous as fait ? Je sais que t&#8217;aimes me prendre en photo à l&#8217;arrivée mais au point de couper et de suivre les coureurs du 23 ! Fallait demander, je t&#8217;aurais attendu (oh le vilain mensonge). Aller, ça fait un point pour moi, tu te rattraperas le 7 mars.</p>
<p>Nous rejoignons Oslo et Hervé dans la longue file qui nous guide peu à peu vers la tartiflette tant attendue. J&#8217;ai l&#8217;estomac un peu en vrac mais j&#8217;ai quand même la dalle, ça va un moment les pâtes de fruits. La tartiflette était bonne Jean-Mik, nous aurions tous aimé que tu puisses en profiter également. Je te rassure, il reste des bières pour la prochaine fois. J&#8217;ai l&#8217;impression que Tazounet s&#8217;est constitué une belle réserve dans son camping-car.</p>
<p>Voilà ! Après en avoir bien profité, chacun est rentré tranquillement dans ses pénates. Vivement la prochaine. Ca ne va pas tarder, ce sera à la Feyssine pour un cross …. 5150 mètres en apnée à se vautrer dans la boue ! La thalasso, c&#8217;est bon pour le teint.</p>
<p>Nous avons eu un peu moins de neige et le soleil était beaucoup plus timide mais j&#8217;ai retrouvé avec plaisir les paysages découverts l&#8217;année dernière. Je ne peux que renouveler mes félicitations à toute l&#8217;organisation. La mécanique est bien rodée et tout est fait pour que nous passions une excellente journée. Les deux Benoit font la paire. Benoit Laval peut participer l&#8217;esprit serein à la course, Benoit Garcin veille au grain.</p>
<p>Merci.</p>
<blockquote><p>Récapitulatif :<br />
Temps : 4h14&#8217;59&#8243;<br />
Distance : 33 km<br />
D+ : 1040m</p>
<p>Classement général : 177/246<br />
Classement Catégorie : 61/85</p></blockquote>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-cadeau.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-3032" title="Pilat Winter Raidlight Trail 2010 - Le Cadeau" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/02/pilat-winter-raidlight-trail-2010-cadeau.jpg" alt="" width="300" /></a><br />
<em>Le porte bidon et l&#8217;écotasse &#8230;</em></p>
<p>Le site : <a href="http://smag.over-blog.com/" target="_blank">Le Raidlight Trail Trophy</a></p>
<p><em>Quelques photos :</em></p>
<table style="width:194px;">
<tr>
<td align="center" style="height:194px;background:url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/PilatWinterRaidlightTrail2010?feat=embedwebsite"><img src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S2yMNJ_UmmE/AAAAAAAAFXc/lEJwcsUXf9Y/s160-c/PilatWinterRaidlightTrail2010.jpg" width="160" height="160" style="margin:1px 0 0 4px;"/></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/PilatWinterRaidlightTrail2010?feat=embedwebsite" style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;">Pilat Winter Raidlight Trail 2010</a></td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/02/06/le-pilat-winter-raidlight-trail-2010/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Championnat du Rhône de Cross, le 17 janvier 2010</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/01/20/championnat-du-rhone-de-cross-2010/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 21:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions (les filles)]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Championnats du Rhône de Cross]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Cross]]></category>

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		<description><![CDATA[Hyppodrome de la Tour de Salvagny Annulé le 10 janvier du fait des abondantes chutes de neige qui ont paralysé la région, les Championnats du Rhône de Cross ont été reportés et ont pu avoir lieu finalement ce dimanche 17 janvier à la Tour de Salvagny. Grâce en est rendue à la municipalité pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2981" title="Championnat du Rhône de Cross 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-01.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>Hyppodrome de la Tour de Salvagny</em></p>
<p>Annulé le 10 janvier du fait des abondantes chutes de neige qui ont paralysé la région, les Championnats du Rhône de Cross ont été reportés et ont pu avoir lieu finalement ce dimanche 17 janvier à la Tour de Salvagny. Grâce en est rendue à la municipalité pour la mise à disposition du site et aux organisateurs du comité du Rhône et du club organisateur (<a href="http://actassin.athle.com/" target="_blank">AC Tassin</a>) pour leur volonté de maintenir les championnats départementaux.</p>
<p>J’espérais qu’une épreuve soit ouverte aux non licenciés, histoire de pourrir en toute courtoisie (on n’est pas des sauvages) un Didier ou un Jean-Pascal par-ci par-là, mais après renseignement pris auprès du club organisateur, j’ai la confirmation de ce que je craignais : la seule épreuve accessible au quidam sans licence est une épreuve non chronométrée de découverte de la marche nordique. Jouer avec mes bâtons sur un terrain dont le dénivelé est proche du zéro absolu … j’ai un peu de mal à me faire à l’idée. On oublie tout. Je me contenterai du rôle de spectateur et j’en profiterai pour admirer la foulée grâcieuse de ma fille aînée qui participera pour la première fois dans la catégorie Minime à une épreuve d&#8217;une longueur de 2510m. Ca pousse ces bouts d&#8217;choux !</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-02.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2982" title="Championnat du Rhône de Cross 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-02.jpg" alt="" width="510" /></a><br />
<em>La partie Nord du tracé et le sas d&#8217;arrivée.</em></p>
<p>Nous arrivons avec Claire une bonne heure avant le début des hostilités. Les championnats se déroulent sur les terrains de l’Hippodrome de la Tour de Salvagny ce qui permet de bénéficier des services et structures du site : toilettes, eau potable, gradins, parkings &#8230; Celui du nord est plein à craquer mais je me gare sans problème dans le parking au Sud-Ouest du site. Ca tombe bien il est plus proche des gradins.</p>
<p>Je commence à être au top pour assister mademoiselle sur ce type d’épreuve. Première chose, repérer les coach de l’AC Tassin histoire de récupérer le dossard qui va bien. Je commence par chercher la tente du club. Il y a bien celle de l’ASVEL à droite des gradins mais pas de tente tassilunoise. Ok, le groupe a pris de la hauteur et s’est installé sur la partie haute des gradins. Petit bonjour à Claude, un des entraîneurs de Claire et petite poussée d’adrénaline en cherchant désespérément l’étiquette personnelle à coller sur le dossard. Ca y est, reste à fixer le dossard sur le maillot du club … une épingle, deux, trois … top chrono. Pas mal, je progresse …</p>
<p>Hé ! Mais qui vois-je en train de gravir péniblement les quelques marches qui nous séparent encore ? L’ami Jean-Yves accompagné de madame. Il vient d’en finir à l’instant avec les 8780m de la course des vétérans. Le visage rosi par le froid, le bas du corps crotté, voilà un homme heureux d’en avoir terminé. Ce sera le tour de madame cet après-midi.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-03.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2983" title="Championnat du Rhône de Cross 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-03.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
<td align="right"><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-04.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2980" title="Championnat du Rhône de Cross 2010" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-04.jpg" alt="" width="254" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><em>45 athlètes inscrites pour l&#8217;épreuve des minimes filles dont 7 pour l&#8217;AC Tassin.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’heure tourne, plus que 30 minutes avant le départ. Il est grand temps d’envoyer Claire s’échauffer. J’en profite pour prendre quelques photos des lieux et aller tâter le terrain.<br />
Tout cela me semble bien plat. Vous me direz, c’est toujours plus facile en tant que spectateur. Quand on est sur le parcours à ventiler comme un bœuf, on découvre toujours plus facilement les quelques faux plats qui font mal. Il y a de grands passages à découvert sur les terrains de sport et quelques passages sous les arbres qui bordent le site à l’est. Le parcours s’étend du nord au sud sur plus de 600m. Même en se positionnant sur le point le plus haut des gradins, on devine plus qu&#8217;on ne voit la partie la plus éloignée du tracé.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2010/01/championnat-du-rhone-de-cross-2010-plan.pdf" target="_blank">Les parcours du Championnat du Rhône de Cross 2010.</a><br />
Le tracé de l&#8217;épreuve des minimes filles était composé des portions suivantes :</p>
<ul>
<li>ABCDEA : 800m</li>
<li>ABCDFGEA : 1560m</li>
<li>A à l&#8217;arrivée : 150m</li>
</ul>
<p>Je me contenterai de suivre le déroulement de l&#8217;épreuve sur la portion la plus proche du départ et de l&#8217;arrivée pour filmer au plus près les athlètes. Le départ est imminent. Des concurrentes font encore quelques accélérations sur l&#8217;aire de départ, les autres attendent patiemment sur la ligne de départ tandis que je me concentre, le doigt sur le bouton déclencheur de mon appareil photo.<br />
Le juge s&#8217;assure que les coureuses soient désormais correctement positionnées derrière la ligne. Il y a toujours une tension palpable quelques secondes avant le départ comme un arc tendu sur le point de rompre &#8230; Oups, ça y est, c&#8217;est parti ! J&#8217;ai bien failli louper le départ.</p>
<p>C&#8217;est parti fort comme d&#8217;habitude. Quelques secondes de film et je me dirige en courant vers la partie Est du parcours. Le moins que l&#8217;on puisse dire c&#8217;est que le terrain est humide. En fait, il est même totalement détrempé et donne l&#8217;impression par endroit de courir sur une éponge gorgée d&#8217;eau. J&#8217;ai très rapidement les pieds trempés et mes bas de pantalon virent peu à peu au marron mais c&#8217;est pour la bonne cause.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2010/01/20/championnat-du-rhone-de-cross-2010/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Le peloton est déjà bien étiré 250 m à peine après le départ. Il faut voir comme les premières déboulent dans la partie boisée ! Claire est encore bien positionnée même si elle est légèrement en retrait par rapport aux deux premières filles du club. Les choses vont se gâter dès la fin de la première boucle de 800 m. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’est vraiment pas à la fête. Son visage en dit long. Aie … Après coup, elle me dira avoir beaucoup glissé avec ses pointes de 12. Je n’avais pas plus long. Dommage.</p>
<p>Je vais louper une bonne partie du reste de l’épreuve. En courant d’un point à l’autre du parcours, mon sac à dos s’est ouvert et j’ai semé une bonne partie de son contenu en chemin. De quoi me mettre bien en forme pour la séance de fractionné prévue en soirée … ça défoule de jouer au hamster. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_evil.gif' alt=':evil:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>C’est sans aucune surprise que je vois débouler en tête Vickie, l’extra terrestre de l’ASVEL, à la fin de la deuxième boucle avec une trentaine de secondes d’avance sur ses deux poursuivantes. Très pro. Il n’y a qu’à voir avec quel sérieux elle effectue son échauffement pour se rendre compte de son niveau d’implication.<br />
Noémie et Diane du club arrivent respectivement  à la 10eme et à la 14eme place. Quant à Claire, elle passe un peu plus tard devant moi à la suite d’une athlète de Villefranche qu’elle suivra paisiblement sur les 150 derniers mètres qui la séparent encore de l’arrivée.</p>
<p>La course a été dure et il semble que je n’ai pas réussi à transmettre tout à fait mon amour de la boue à ma descendance mais Claire s’en tire malgré tout honorablement avec une 26eme place pour 45 inscrites. De toute façon, c’est la faute du papou, il n’avait qu’à acheter des pointes de 15 … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&amp;frmmode=1&amp;frmespace=0&amp;frmcompetition=060562" target="_blank">Championnat du Rhône de Cross. La Tour de Salvagny</a></p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong></p>
<p><strong>Claire : </strong><br />
<em>Classement minime : </em>26/45<br />
<em>Distance : </em>2510 m<br />
<em>Temps : </em>13&#8217;52<br />
<em>Vitesse &#8211; Allure : </em>10,9 km/h &#8211; 5&#8217;31&#8243;</p></blockquote>
<p>Quelques photos :</p>
<table style="width:194px;">
<tr>
<td align="center" style="height:194px;background:url(http://picasaweb.google.com/s/c/transparent_album_background.gif) no-repeat left"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/ChampionnatDuRhoneDeCross2010?authkey=Gv1sRgCOvd--LZ74DhpwE&#038;feat=embedwebsite"><img src="http://lh4.ggpht.com/_FNicjV1uqsY/S1a_kaglIHE/AAAAAAAAFS0/dEDOGUUC3Yg/s160-c/ChampionnatDuRhoneDeCross2010.jpg" width="160" height="160" style="margin:1px 0 0 4px;"/></a></td>
</tr>
<tr>
<td style="text-align:center;font-family:arial,sans-serif;font-size:11px"><a href="http://picasaweb.google.com/Arthurbaldur/ChampionnatDuRhoneDeCross2010?authkey=Gv1sRgCOvd--LZ74DhpwE&#038;feat=embedwebsite" style="color:#4D4D4D;font-weight:bold;text-decoration:none;">Championnat du Rhône de Cross 2010</a></td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Cross des Papillotes, le 19 décembre 2009</title>
		<link>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/12/21/le-cross-des-papillotes-2009/</link>
		<comments>http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/12/21/le-cross-des-papillotes-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 22:38:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[Cross]]></category>
		<category><![CDATA[Cross des Papillotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Le départ des benjamines. C&#8217;était jour de cross aujourd&#8217;hui. Pas n&#8217;importe quel cross, mon premier cross. Et oui ça y est, me voilà fraichement promu crosseur ! J&#8217;ai découvert cette discipline de l&#8217;athlétisme en même temps que ma fille ainée lors de sa première participation au cross de la Bachasse en 2007. Pour ma part, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/cross-des-papillotes-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2677" title="Le Cross des Papillotes" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/cross-des-papillotes-01.jpg" alt="Le Cross des Papillotes" width="510" /></a><br />
<em>Le départ des benjamines.</em></p>
<p>C&#8217;était jour de cross aujourd&#8217;hui. Pas n&#8217;importe quel cross, mon premier cross. Et oui ça y est, me voilà fraichement promu crosseur ! J&#8217;ai découvert cette discipline de l&#8217;athlétisme en même temps que ma fille ainée lors de sa première participation au cross de la Bachasse en 2007. Pour ma part, c&#8217;était alors en tant que simple spectateur mais j&#8217;avais eu de sacrées fourmis dans les jambes en les voyant tous gambader le long du tracé.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est enfin mon tour. Je ne compte pas faire des miracles. Depuis que j&#8217;en ai terminé avec les 138 km de la LyonSaintéLyon le 5 décembre dernier, je n&#8217;ai chaussé mes runnings qu&#8217;une seule fois histoire de me rassurer sur mon niveau de récupération. Une petite séance de 45 minutes à allure libre qui m&#8217;a vite rappelé que je n&#8217;avais pas fait une vraie séance de fractionnés depuis le 11 novembre ! Et je ne vous parle même pas des séances à 90% de VMA que je n&#8217;ai plus inscrites à mon carnet d&#8217;entrainement depuis la saint-glinglin ! Courir pendant des dizaines d&#8217;heures (pour ne pas dire marcher), tenir mon allure marathon avec facilité et m&#8217;amuser avec le dénivelé, autant de choses qui sont à ma portée mais aller au delà &#8230; Mon dernier 10 km date de mars 2008 à l&#8217;occasion des Foulées Tassilunoises et je n&#8217;ai jamais participé à une épreuve sur une distance inférieure.<br />
Bref, je m&#8217;attends à souffrir quelque peu et à défaut d&#8217;être préparé physiquement pour cette plaisanterie, je suis prêt au pire psychologiquement parlant !</p>
<p>Le cross des Papillotes se déroule à Saint-Maurice de Beynost dans le parc de la Sathonette.<br />
Il propose entre autres une épreuve destinée aux catégories masculines de cadet à vétéran d&#8217;une distance de 4800 m (4500m initialement). Le parcours est composé d&#8217;une boucle de 1200 m à parcourir 4 fois. Deux grimpettes pour atteindre le point haut du parc, une petite bosse entre deux arbres pour ajouter du piquant et beaucoup de virages pour travailler les relances, bref tout ce qu&#8217;il faut pour ventiler à fond et faire crier grâce à vos cuisses !</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_41"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_41" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?gpxid=41" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_Gpx_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p><em>Une boucle de 1200 m à effectuer 4 fois.</em></p>
<p>La météo vient apporter la dernière touche au tableau : la neige s&#8217;est invitée dans la région !<br />
Petit problème, je n&#8217;ai pas de pointes &#8230; Je pensais pouvoir m&#8217;en passer sur un terrain gelé mais dans la neige ! Une seule alternative possible &#8230; prendre les yaktrax ! Inhabituel sur un cross mais terriblement efficace.</p>
<p>Me voilà donc à l&#8217;entrée du parc de la Sathonette ce samedi après-midi. J&#8217;ai un peu galéré pour me garer, il n&#8217;y a pas beaucoup de place de parking à proximité du parc mais j&#8217;avais prévu un peu de marge dans mon timing pour voir la course des benjamines.</p>
<p>Sympa, dès l&#8217;entrée du parc un père noël distribue des papillotes aux arrivants ce qui donne tout de suite un petit aspect festif à l&#8217;épreuve. Les sapins de noël offerts en guise de lot aux gagnants des épreuves  viennent conforter cette première impression.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/cross-des-papillotes-02.jpg" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2678" title="Le Cross des Papillotes" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/cross-des-papillotes-02.jpg" alt="Le Cross des Papillotes" width="300" /></a>Je me dirige vers la tente installée pour les inscriptions. Opération effectuée en quelques minutes. Si c&#8217;est pas de l&#8217;efficacité ça ! Juste à temps pour regarder la course des benjamines. J&#8217;espérais filmer plus longuement l&#8217;épreuve mais j&#8217;ai eu quelques problèmes de batteries avec cette température franchement négative. Bon tant pis, à défaut d&#8217;avoir le départ, j&#8217;ai réussi à filmer l&#8217;arrivée !</p>
<p>L&#8217;heure tourne, il est temps pour moi de m&#8217;échauffer. Ce n&#8217;est pas le truc à négliger avec la température ambiante. Je vais faire cela sérieusement, une petite demi-heure à trottiner en reconnaissant le parcours. Je crois halluciner en voyant les accélérations de quelques flèches qui enchainent les longueurs comme des 100 m ! Je me sens bien lent en traversant le parc avec mes enjambées de coureur de fond. A chaque passage devant la tente des inscriptions, j&#8217;enlève une couche pour ne garder au final que le t-shirt des Templiers.</p>
<p>Nous voilà sur la ligne de départ. Je me suis résigné à me placer sur la dernière ligne en queue de peloton. Je sais bien que le départ est primordial pour être bien positionné mais je n&#8217;ai aucune idée du niveau des participants et je n&#8217;ai pas trop envie de me faire piétiner par des pointes de 15 mm dès les premiers mètres du parcours. Je suis un des rares coureurs à ne pas porter le maillot d&#8217;un club, il y a la famille Asvel, la famille AS Caluire, quelques membres de l&#8217;AC Tassin et encore bien d&#8217;autres tribus identifiables à leurs couleurs. L&#8217;ambiance est bonne, ça papote, ça déconne et ça fanfaronne comme pour chaque départ de course.</p>
<p>Nous voilà sous les ordres du starter … Il lève son pistolet … PAN ! C&#8217;est parti comme une volée de moineaux. L&#8217;écart se creuse immédiatement avec la tête de course alors que nous entamons à peine la ligne droite du départ.</p>
<p>L&#8217;allure est rapide mais tenable. Je me faufile entre quelques coureurs plus lents et c&#8217;est le virage avant la première côte. J&#8217;ai repéré Jean-Pascal, un coureur de l&#8217;AC Tassin deux têtes devant moi. Je passe les deux têtes en question et coiffe Jean-Pascal au poteau après le petit virage à mi-côte. Purée, ça me plait cette histoire, ça va saigner …</p>
<p>J&#8217;attaque la descente en accélérant, ça tape dans les jambes et j&#8217;ai du mal à augmenter l&#8217;amplitude de mes foulées autant que je le voudrais pour prendre plus de vitesse. Voilà, la bosse entre les deux arbres. J&#8217;essaye de la passer en préservant le maximum de vitesse. Je ne pense pas que le style soit bien orthodoxe mais bon ça passe et je fais ce que je peux. Un petit virage serré sous un bosquet d&#8217;arbre et c&#8217;est reparti pour la deuxième côte.  C&#8217;est pas que ça grimpe beaucoup mais on sent vraiment passer les quelques mètres de dénivelé.</p>
<p>[There is a video that cannot be displayed in this feed. <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/12/21/le-cross-des-papillotes-2009/">Visit the blog entry to see the video.]</a></p>
<p>Il n&#8217;y a vraiment pas de temps mort. A peine arrivés en haut, nous basculons pour redescendre  à mi-pente le long du bâtiment de la cantine (d&#8217;après le croquis du parcours) avant de remonter pour contourner le « bois » et redescendre à nouveau en direction de la partie basse du parc. Le parcours fait alors un long zigzag qui permet de se rendre compte de son positionnement dans la course.  Ca va, je suis loin d&#8217;être le dernier, l&#8217;honneur est sauf.</p>
<p>J&#8217;entame le deuxième tour, la tête a une furieuse envie de rajouter « seulement ». C&#8217;est pas possible, ca ne peut pas faire que 1200 m ! J&#8217;ai ralenti, je sens que j&#8217;ai ralenti. D&#8217;ailleurs un mec en profite pour me passer avant le virage. Je m&#8217;accroche à lui quelques mètres mais il me manque tout un tas de tours de stade pour pouvoir lui coller aux basques. C&#8217;est clair, ça va saigner …</p>
<p>Je n&#8217;ai pas besoin de me retourner pour connaitre la position de mes deux plus proches poursuivants. Ca encourage à tout va le long du parcours, juste après mon passage il y a d&#8217;abord les « allez Didier » très proches de moi puis un peu plus tard mais si peu les « allez Jean-Pascal ».</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2679" title="Le Cross des Papillotes" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/cross-des-papillotes-03.jpg" alt="Le Cross des Papillotes" width="510" height="339" /><br />
<em>Arthurbaldur casaque blanche templiers et gants noirs, suivit de près par Didier &#8230;</em></p>
<p>Je suis chaud de chaud. Je remonte mes manches à l&#8217;amorce du troisième tour et je dégage les oreilles de mon bonnet SaintéLyon en roulant les bords de celui-ci pour passer en mode « refroidissement maximal ».<br />
Il n&#8217;y a plus le moindre écart entre les « allez Didier » et moi. J&#8217;entends le bruit de ses pas qui se calquent sur les miens et j&#8217;ai l&#8217;impression que je pourrais presque sentir son souffle dans mon cou. Nous passons rapidement un concurrent à la dérive au sommet de la deuxième côte. Finalement, même sur les cross, il y a des gens qui marchent !</p>
<p>C&#8217;est le dernier tour. Je veux tenir, ne surtout pas montrer que je suis à la ramasse. Un sursaut d&#8217;énergie et je relance la machine pour quelques mètres dans la première côte. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être scotché au terrain mais je m&#8217;efforce de relancer tout de suite la machine dans la descente. Je passe la bosse tant bien que mal et accélère un peu à la sortie du virage sous le bosquet. Je n&#8217;arrive pas à le lâcher. Purée, j&#8217;ai fait tout le travail et je vais me faire bouffer comme une merde dans le dernier tour.</p>
<p>Dernière descente, je lâche tout ce qui me reste d&#8217;énergie au risque d&#8217;exploser. C&#8217;est long, trop long … Je ne vais pas pouvoir tenir encore longtemps. J&#8217;hésite une fraction de seconde sur le chemin qui mène à  la ligne droite finale. Il revient sur moi mais dans un dernier sursaut d&#8217;orgueil j&#8217;accélère pour le finish et je passe la ligne en tête avant de m&#8217;effondrer sur les barrières de sécurité pour récupérer.</p>
<p>Je me retourne et Didier me gratifie d&#8217;un grand sourire. Voilà un truc qui fait chaud au cœur. Tout ce que j&#8217;aime dans le sport est résumé dans ce simple sourire. Merci l&#8217;ami.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas trainé après la course. Il faisait vraiment froid et j&#8217;étais invité chez des amis pour le diner. Je garderai un excellent souvenir de ce premier cross. Je reviendrai bientôt et je reviendrai plus fort.</p>
<blockquote><p><strong>Récapitulatif :</strong></p>
<p><em>Classement : </em>103/121<br />
<em>Classement VH : </em>37/45<br />
<em>Distance : </em>4800 m<br />
<em>Temps : </em>22&#8217;37&#8243;<br />
<em>Vitesse &#8211; Allure : </em>12,73 km/h &#8211; 4&#8217;42&#8243;</p>
<p>Les résultats complets : <a href="http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&#038;frmmode=1&#038;frmespace=0&#038;frmcompetition=041412&#038;frmposition=0" target="_blank">Le Cross des Papillotes.</a>
</p></blockquote>
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		<item>
		<title>La LyonSaintéLyon 2009 : Suivi Live</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 17:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
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		<description><![CDATA[La SaintéLyon 2009 innove cette année avec un Suivi Live enfin à la hauteur de l’évènement. Un suivi en 7 points de contrôle similaire à ceux que l’on peut trouver pour des courses d’envergures tel que l’UTMB. Bravo. Vous allez pouvoir suivre avec attention notre périple. Suspens intenable &#8230; Vont-ils réussir à atteindre Lyon ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sportcommunication.info/CHRONO/saintelyon/2009/index.php" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2641" title="La LyonSaintéLyon 2009 Suivi Live" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/lyonsaintélyon2009-suivi-live.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009 Suivi Live" width="510" height="354" /></a></p>
<p>La SaintéLyon 2009 innove cette année avec un Suivi Live enfin à la hauteur de l’évènement. Un suivi en 7 points de contrôle similaire à ceux que l’on peut trouver pour des courses d’envergures tel que l’UTMB. Bravo. </p>
<p>Vous allez pouvoir suivre avec attention notre périple. Suspens intenable &#8230; Vont-ils réussir à atteindre Lyon ? De quoi occuper votre soirée, votre nuit et même &#8230; purée ce qu&#8217;on est lent &#8230; toute votre matinée du dimanche ! On dit merci qui ? <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Le Suivi Live de la course est dès à présent accessible sur le site de la <a href="http://www.saintelyon.com/" target="_blank">SaintéLyon</a> où directement en cliquant sur l’image …</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Mon numéro de dossard :</strong></span></p>
<h1 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">8066</span></strong></h1>
<p>Quand au suivi de la partie off de la LyonSaintéLyon, la Taz Force se fera un plaisir d’alimenter en commentaires ce billet et vous aurez également des informations sur <a href="http://www.athlete-endurance.com/forum-course-a-pied/" target="_blank">le forum du site Athlète Endurance</a>.</p>
<p><strong>Athlète Endurance : Qui court ?</strong></p>
<p><a href="http://www.athlete-endurance.com/forum-course-a-pied/qui-court/saintelyon-2009-t8054.html" target="_blank">La SaintéLyon 2009.</a><br />
<a href="http://www.athlete-endurance.com/forum-course-a-pied/qui-court/la-lyonsaintelyon-2009-t8842.html" target="_blank"> La LyonSaintéLyon 2009. </a></p>
<p>Bonne course à toutes et à tous. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>PS : C’est cool, Biscotte est de la partie … YES ! <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La LyonSaintéLyon 2009 : météo, temps de passages et tracé</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 22:14:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthurbaldur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil de l'eau]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitions]]></category>
		<category><![CDATA[Course à pied]]></category>
		<category><![CDATA[LyonSaintéLyon]]></category>
		<category><![CDATA[Raid Nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Christo]]></category>
		<category><![CDATA[Sainte Catherine]]></category>
		<category><![CDATA[SaintéLyon]]></category>
		<category><![CDATA[Soucieu en Jarrest]]></category>
		<category><![CDATA[Ultra-Trail]]></category>

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		<description><![CDATA[La LyonSaintéLyon approche à grand pas. C&#8217;est un long périple dans les Monts du Lyonnais qui nous attend le weekend prochain. L&#8217;aller-retour Lyon &#8211; Saint-Etienne &#8211; Lyon. 136 km et 3000 m de D+. Du bien lourd, bien velu. Si on m&#8217;avait dit, à la veille de ma première SaintéLyon en 2006, que je m&#8217;échaufferais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2067" title="La Lyon-SaintéLyon 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/09/p2009_lalyonsaintelyon.jpg" alt="La Lyon-SaintéLyon 2009" width="510" height="81" /></p>
<p><strong><em>La LyonSaintéLyon approche à grand pas.</em></strong></p>
<p>C&#8217;est un long périple dans les Monts du Lyonnais qui nous attend le weekend prochain. L&#8217;aller-retour Lyon &#8211; Saint-Etienne &#8211; Lyon. 136 km et 3000 m de D+. Du bien lourd, bien velu. Si on m&#8217;avait dit, à la veille de ma première SaintéLyon en 2006, que je m&#8217;échaufferais pendant près de 68 km avant la course elle-même pour l&#8217;édition 2009 … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La LyonSaintéLyon : une course à deux visages. La première partie sera effectuée en petit comité, presque confidentiel, une longue balade entre potes et puis ce sera le retour à Lyon au sein du peloton de quelques milliers de coureurs. En fait, nous allons être rapidement lâchés par le gros du peloton et c&#8217;est une SaintéLyon différente que je vais découvrir cette année.</p>
<p>Le binôme de choc Biscotte-Arthur se reforme pour l&#8217;occasion. J&#8217;espère que nous aurons une bien meilleure réussite que lors de notre dernière balade commune à <a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/09/23/the-north-face-ultra-trail-du-mont-blanc-2009/">l&#8217;UTMB</a>. Nous serons donc deux, comme prévu initialement, à prendre le départ ce samedi 5 décembre devant le Palais des Sports de Gerland mais Line nous accompagnera pour le retour.</p>
<p>L&#8217;entrainement est terminé ou presque. Il me reste bien encore une ultime séance en milieu de semaine mais elle est du genre micro mini : 30 minutes de footing. C&#8217;est vraiment histoire de dire.</p>
<p><a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon2009-01.jpg" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2600" title="La LyonSaintéLyon 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon2009-01.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009" width="510" /></a><br />
<em>Edition 2008 : quelques sourires pour faire oublier notre état semi comateux. De G à D : Arthurbaldur, Oslo, Biscotte, Line, Xavier et Tazounet.</em></p>
<p>Côté logistique, les derniers éléments du puzzle se mettent en place. Taz le Diable et Line se chargeront de nous ravitailler à Sainte-Catherine et Saint-Christo-en-Jarez. Nous assurerons notre propre ravitaillement à Soucieu-en-Jarrest au Petit Casino déclaré unilatéralement fournisseur officiel du Off par Biscotte.</p>
<p>La Taz force se chargera également de convoyer nos sacs coureur à Saint-Etienne et éventuellement de retirer nos dossards en temps et en heure. On ne sait jamais. J&#8217;espère quand même bien ne pas faire mentir les prévisions de course toutes fraiches de madame soleil.</p>
<p>Bref, ils font tout ! Il ne nous reste plus qu&#8217;à courir. C&#8217;est bon de se faire bichonner. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif' alt=':mrgreen:' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="height: 5px;">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2604" title="La LyonSaintéLyon 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon2009-02.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009" width="40" height="40" /><strong>La météo :</strong><br />
Je sais que <a href="http://mamanpat.over-blog.com/" target="_blank">Mamanpat</a> hésite encore entre le deux pièces paréo fushia, la combinaison de plongée néoprène ou la fourrure de <a href="http://grumlietraileur.blogspot.com/" target="_blank">Grumlie</a> (pas sûr qu&#8217;il te la prête si c&#8217;est pour se rouler dans la boue comme l&#8217;année dernière) mais il y a pourtant une excellente solution simple pour balayer ses derniers doutes. Et n&#8217;essayez pas de me faire croire qu&#8217;elle est la seule à se poser des questions.<br />
Je vous invite à consulter les prévisions météo entre Rhône et Loire dispensées par un passionné (M Gagnard) : <a href="http://pagesperso-orange.fr/meteolyonnaise/indexclim.htm" target="_blank">La météo à temps perdu.</a></p>
<p style="height: 5px;">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2605" title="La LyonSaintéLyon 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon2009-03.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009" width="40" height="40" /><strong>Estimation des temps de passage :</strong><br />
Rémi Poisvert alias madame soleil est l&#8217;auteur du site <a href="http://www.softrun.fr" target="_blank">www.softrun.fr</a>. Ce site vous permet d&#8217;une part d&#8217;estimer vos temps de course à partir de courses déjà effectuées et d&#8217;autre part d&#8217;estimer vos temps de passage prévisionnels à partir d&#8217;un temps total désiré, des arrêts prévus et d&#8217;un coefficient de ralentissement. Un must quasi incontournable pour préparer une balade du genre de la LyonSaintéLyon.</p>
<p>Rémi a bien voulu prendre un peu sur son temps libre pour nous créer une entrée spéciale LyonSaintéLyon sur SoftRun. Il faudra la conserver précieusement, mon petit doigt me dit que je ne serai pas le seul à l&#8217;utiliser à l&#8217;avenir. Merci beaucoup et encore chapeau pour le travail que tu réalises pour nous tous.</p>
<p>Le fichier des temps de passages au format pdf :<br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon-2009-temps-de-passage.pdf">La LyonSaintéLyon 2009 &#8211; Les temps de passage</a></p>
<p style="height: 5px;">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2606" title="La LyonSaintéLyon 2009" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/11/lyonsaintélyon2009-04.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009" width="40" height="40" /><strong>Le tracé :</strong><br />
Voici le nouveau tracé de la SaintéLyon 2009 avec les quelques nouveautés mises en place cette année.<br />
<strong>1) </strong>De nouvelles portions hors bitume entre St Genoux et Soucieu en Jarrest au niveau des km 34 et km 45.<br />
<strong>2) </strong>Un passage inédit dans le Vieux Lyon et dans le quartier d’Ainay.</p>
<p>Vos cuisses vont aimer la montée de la Rue des Tourelles (300 m à 15%) après le chemin de Fontanières mais prenez garde aux pavés du Gourguillon avec la fatigue surtout s&#8217;il vous reste encore assez de forces pour courir. J&#8217;ai dit courir pas trottiner !</p>
<div  style="text-align: center;"  class="xmlgmdiv" id="xmlgmdiv_39"><iframe class="xmlgm" id="xmlgm_39" src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_show.php?kmlid=39" style="border: 0px; width: 510px; height: 350px;" name="Google_KML_Maps" frameborder="0"></iframe></div>
<p style="height: 5px;">
<p><strong>Info de dernière minute :</strong><br />
<a href="http://www.arthurbaldur.fr/index.php/2009/05/26/off-athlete-endurance-dans-les-monts-dor/">Bourgui</a> devrait être des nôtres à l&#8217;aller … <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':-P' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="height: 5px;">
<p><strong>Info de toute dernière minute :<br />
</strong> Et merde, frayeur et grosse cata à J-4 &#8230; L&#8217;ami Biscotte s&#8217;est envoyé en l&#8217;air avec son collègue de boulot et a terminé sa valse contre une barrière de sécurité ! Ouf, pas de gros bobos. Il a le cul bordé de nouilles l&#8217;ami ! Enfin pas trop quand même. Il s&#8217;en tire avec une bonne contracture des muscles lombaires. Les conséquences d&#8217;un réflexe du corps qui a tenté de se protéger. Autant dire que c&#8217;est râpé pour l&#8217;aller-retour. Purée, j&#8217;avais peur du virus et c&#8217;est la tâche d&#8217;huile qui frappe &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_cry.gif' alt=':cry:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>L&#8217;ami Biscotte envisage tout de même de m&#8217;accompagner pour l&#8217;aller &#8230; Verdict vendredi soir. <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_confused.gif' alt=':?' class='wp-smiley' /><br />
S&#8217;il vous plait là-haut, c&#8217;est le moment de déballer le stock de miracles. Je ne suis plus super serein pour le coup mais quoiqu&#8217;il arrive je serai au départ &#8230; <img src='http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_neutral.gif' alt=':|' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bonne balade à vous tous. </p>
<p><img src="http://www.arthurbaldur.fr/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/lyonsaintélyon2009-05.jpg" alt="La LyonSaintéLyon 2009" title="La LyonSaintéLyon 2009" width="170" height="170" class="aligncenter size-full wp-image-2627" /></p>
]]></content:encoded>
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