Le Pilat Winter Raidlight Trail, le 24 janvier 2010

Une année est passée et me voilà de nouveau à Marlhes pour le Raidlight Trail Trophy. La course a été renommée cette année et s’appelle désormais le Pilat Winter Raidlight Trail. Le Raidlight Trail Trophy désignant quant à lui un challenge comportant les quatre courses qui suivent :
Pilat Winter Raidlight Trail – 24 janvier 2010
Bugeat-Corrèze Raidlight Trail – 4 avril 2010
2 Alpes Raidlight Trail – 4 juillet 2010
Pilat Night Raidlight Trail – 18 septembre 2010
L’année dernière, la course faisait partie du Trail Tour National. La FFA avait demandé que les 33km habituellement proposés pour le grand format soient portés à 42km. Distance qui avait été finalement raccourcie le jour de la course au vu des conditions exceptionnelles d’enneigement. Cette année, point de FFA pour imposer ses critères, le parcours offre un classique 33km pour 1000 m de dénivelé positif. Je peux vous garantir que c’est largement suffisant pour rentrer fourbu dès lors que la neige est au rendez-vous … et de la neige il semble qu’il y en ait encore cette année même si la quantité est moindre par rapport à l’année précédente.
Quand je pense que j’avais crapahuté pendant près de 5h00 dans la poudreuse l’année dernière (4h46 exactement) avant de franchir la ligne d’arrivée. Je ne ressens pas vraiment de l’appréhension en y pensant mais j’ai parfaitement conscience de ce qui m’attend à Marlhes. Je sais que je vais le sentir passer compte tenu de mon entraînement et de mon niveau de forme du moment. Elle est bien loin la LyonSaintéLyon … Depuis mon épopée dans les Monts du Lyonnais, ma plus longue sortie a plafonné à 70 petites minutes, avec des séances d’une durée moyenne de 45 minutes. Je m’efforce de reprendre un peu de vitesse en ce début d’année et j’ai déserté les pentes de Fourvière pour retrouver la piste du stade de la Rhodia. Enfin théoriquement, car l’épisode neigeux de ce début d’année m’a obligé à tailler à la serpette dans les séances de qualité. J’ai bien essayé de faire du fractionné sur les trottoirs lyonnais avec mes yaktrax mais ça reste anecdotique. Bref, on a fait mieux comme préparation.

Il y a bien un peu moins de neige et le soleil est plutôt timide mais nous sommes loin d’être à plaindre.
Le physique du bonhomme est à l’image de sa préparation … J’ai survécu au fractionné sur trottoir verglacé grâce au yaktrax pour mieux succomber en descendant quelques marches d’escaliers sur le dos en quittant le boulot. Mon dos me fait la gueule, comme si j’étais responsable du climat et j’ai même réussi à me fâcher avec la clavicule de mon épaule droite. Advienne que pourra …
J’oublie rapidement ces quelques réflexions précompétitives en arrivant à Saint-Etienne. On ne change par une organisation au top. Je me suis invité à nouveau chez ma belle-sœur la veille de la course histoire de grappiller une petite heure de sommeil supplémentaire. Faut pas déconner et respecter les quotas de couettes hebdomadaires. La récupération fait partie de l’entraînement. En plus il y avait une soupe de courge aux châtaignes au menu du soir … Faut reconnaître qu’ils savent accueillir les stéphanois ! Bercé par le clignotement hypnotique de la livebox, je m’endors rapidement pour une longue nuit paisible.
Adieu la couette :
Adieu la couette, après un trajet sans histoire (il n’y avait pas de neige sur la route cette année) j’arrive au centre de Marlhes au moment même où l’un des bénévoles condamne la route qui mène au gymnase avec une barrière de sécurité. Un poil plus tôt et une tartine beurrée en moins et j’aurais pu me garer sur le parking à proximité du gymnase, celui-là même où Tazounet a posé son camping-car et sa petite famille pour passer la nuit. Je me rabats sur le parking de l’église encore désert deux rues plus loin.
Le gymnase est déjà bien rempli mais les couloirs mis en place pour le retrait des dossards sont vides. J’aperçois l’ami Oslo près des barrières de sécurité accompagné de beau papa. Beau papa a un bonnet SaintéLyon sur la tête. Un bonnet en feutrine violet, édition 2005 donc. Argh, je ne l’ai pas à ma collection celui-là. Peut-être bien que s’il tournait un peu la tête …
J’abandonne les deux compères pour retirer mon dossard. C’est marrant, il y a une file spéciale pour les coureurs ayant téléchargé leur certificat médical ou leur licence sportive lors de leur inscription en ligne. Bien pratique cette histoire. Aie, j’ai oublié de chercher mon numéro de dossard sur les listes à l’entrée de la salle ce qui oblige la charmante bénévole à parcourir toute la liste des coureurs inscrits sur le grand format. Pour compenser ce long et intense surcroît de travail, je lui présente mon plus beau sourire de quadra aux tempes grisonnantes. What else ? Je peux me permettre depuis quelque temps, mon orthodontiste a enfin terminé son travail de sape dans les faibles fondations de mon budget.
(Lire la suite…)



Je suis né en 1965 … vétéran déjà, marié, 3 filles. Mari et papa comblé ! Voilà ça c’est pour l’état civil. 




