J’ai fait surtout l’effort, un max d’efforts pour venir à bout d’un parcours qu’on pourrait qualifier de rugueux s’il n’avait pas été aussi boueux ! Plutôt rustique le Trail des Forts avec cette météo capricieuse ! Il m’aura fallu une bonne dose d’énergie pour en venir à bout et toute ma science de la glisse. J’ai rarement vu autant de boue sur un trail. La SaintéLyon peut aller gentiment se rhabiller et ce n’est pas faute de mal la connaitre avec 7 participations à mon actif. J’ai beau fouiller dans mes souvenirs, cette 10ème édition des forts se situe très certainement dans le haut du pavé de mes expériences dantesques ou plutôt bouesques.
Avec mes compagnons de jeu, nous avons bien espéré passer au travers des vicissitudes du climat en attendant le départ. Le temps était frais, le ciel couvert mais le site de la Rodia, nouveau lieu de départ et d’arrivée de la course, était encore sec comme un ultime défi aux prévisionnistes qui annonçaient de la pluie en début de matinée. (Lire la suite…)
Certains organisateurs ont le cul bordé de nouilles. On peut se demander ce que les nouilles viennent faire dans cette galère (encore que parler de pâtes est assez commun pour un sportif) mais force est de constater que la chance était du côté des Gônes Raideurs et de Terre de Running pour cette dixième édition du Trail des Cabornis : ciel bleu ou presque, soleil radieux, température idéale voire même franchement élevée par moments pour nos organismes encore habitués aux frimas de l’hiver.
Le short était de sortie et mes cuisses ébahies redécouvraient la lumière du jour après de longues semaines d’exil passées sous l’épaisseur de mon collant. Même les manches de mon t-shirt ont été vite retroussées. Il faut dire que le parcours des Cabornis ne fait pas dans la dentelle : ça monte, ça descend et ça recommence sans cesse. Autant dire que les organismes montent vite en température ! Bref du trail, du vrai avec un parcours assez exigeant pour un début de saison même si la fin était plutôt roulante.
Je me suis contenté des 27 kilomètres du format intermédiaire. Il faut que je garde un maximum de fraicheur, la saison va être longue et puis je sais par expérience ce qui arrive à de pauvres cuisses non préparées dans les dernières montées du grand format. Je n’ai pas regretté mon choix. La fatigue commençait à se faire sentir dans les escaliers de Poleymieux et les jambes étaient bien lourdes.
Cela dit, je n’ai pas trainé en route. Ils ne sont pas nombreux les coureurs capables d’arriver quelques secondes seulement après Thomas Lorblanchet. C’est vrai qu’il était sur le 40 bornes et moi sur le 27 mais on ne va pas s’attarder à ce genre de détail insignifiant. En grand seigneur que je suis, j’ai d’ailleurs renoncé à batailler avec lui (place au jeune). J’ai préféré une arrivée commune avec compère Turtlerunforfun. Quoique, mon côté obscur n’était pas loin de refaire surface.
Encore un grand merci à Terre de Running pour les places offertes aux coureurs de la LyonSaintéLyon. C’était un régal. Même la glaise préparée avec amour par les Gônes Raideurs pour amortir les chocs dans notre descente sur Chasselay était parfaite. La perfection jusque dans les moindres détails.
Y a bon les Cabornis, rendez-vous en 2014 …
Arthurbaldur.
Le t-shirt en cadeau.
Récapitulatif :
Temps : 03h20’51″
Classement : 271/599.
Classement VH1 : 73/163
Distance : 27 km
D+ : 1200 m
Il y a le plaisir simple induit par le mouvement, le plaisir de l’effort, des muscles qui travaillent, du stress qui disparait, autant de petites choses qui me poussent à m’entrainer inlassablement semaine après semaine. Il y a le plaisir de la compétition, du dépassement de soi, l’affrontement amical avec son prochain dans la joie et la bonne humeur. Je marave, tu maraves … quel pied. Il y a le plaisir de la découverte de nouveaux horizons. Que la France est belle, les paysages variés et les courses nombreuses. Mais pour moi, courir c’est avant tout le plaisir de l’autre, de la rencontre.
Une bonne bouffe avec les copains la veille du St-Jacques et ce weekend sportif débutait sous les meilleurs auspices. Nous étions hébergés pour la nuit avec Patricia chez la sœur d’une copine coureuse. Les amis de mes amis coureurs sont mes amis. Ma nuit avec Patricia fut fort agitée. Oh, rien de croustillant là-dedans. Nous avons été brusquement projetés, en plein cœur de la nuit, dans l’ambiance survoltée d’une boite techno. Je n’ai rien contre les rythmes musclés mais je n’aime pas qu’on fasse trembler mon matelas à grand renfort d’infrabasses, ça ne favorise pas mon endormissement. Entre deux eaux, j’ai longuement hésité entre la distribution de baffes et la participation à cette méga teuf improvisée. A défaut de dormir, autant faire la nouba …
Malgré cette courte nuit, nous avons pris la première navette pour le Domaine du Sauvage un peu avant 7h. Compère Taz nous a rejoints de justesse alors que le car commençait à quitter son parking. L’idée m’avait effleuré d’y aller à pied comme pour la LyonSaintéLyon mais pour une première, il était plus raisonnable de se contenter de la course officielle, faut pas abuser des bonnes choses. (Lire la suite…)